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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Rennes : La bataille du centre-ville</title>
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		<dc:creator>Yves Souben</dc:creator>


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&lt;p&gt;Drapeaux, slogans, banderoles et distribution de s&#233;rum phy. Les manifs rennaises ressemblent aux autres. &#192; une diff&#233;rence pr&#232;s : le centre-ville, interdit d'acc&#232;s par la mairie et la pr&#233;fecture, est devenu un enjeu du mouvement social. &#171; Manifester est une libert&#233; fondamentale qui doit &#234;tre garantie. &#187; Quand une &#233;lue socialiste dit cela, &#231;a sent le coup fourr&#233;. Et il aura suffi de deux semaines de manifestations pour que Nathalie App&#233;r&#233;, d&#233;put&#233;e-maire de Rennes, corrige sa copie : &#171; Je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Drapeaux, slogans, banderoles et distribution de s&#233;rum phy. Les manifs rennaises ressemblent aux autres. &#192; une diff&#233;rence pr&#232;s : le centre-ville, interdit d'acc&#232;s par la mairie et la pr&#233;fecture, est devenu un enjeu du mouvement social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Manifester est une libert&#233; fondamentale qui doit &#234;tre garantie.&lt;/i&gt; &#187; Quand une &#233;lue socialiste dit cela, &#231;a sent le coup fourr&#233;. Et il aura suffi de deux semaines de manifestations pour que Nathalie App&#233;r&#233;, d&#233;put&#233;e-maire de Rennes, corrige sa copie : &#171; &lt;i&gt;Je ne tol&#233;rerai pas que notre centre-ville soit le th&#233;&#226;tre r&#233;gulier d'affrontements et de d&#233;gradations.&lt;/i&gt; &#187; En accord avec le pr&#233;fet, le 25 mars, elle d&#233;cide d'interdire &#171; &lt;i&gt;l'hypercentre&lt;/i&gt; &#187; aux manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet hypercentre, c'est le lieu de d&#233;part traditionnel de toutes les manifestations, place du Parlement. Ses rues pi&#233;tonnes largement fr&#233;quent&#233;es, ses vieilles baraques, ses bars. Un espace que tous s'approprient largement, en semant sur les murs et goutti&#232;res autocollants, tags, affiches... Bref, c'est sous les balcons les plus cossus que les &#233;tudiants animent les nuits rennaises. Et c'est sous les fen&#234;tres de la mairie socialiste que l'on crie le rejet des politiques lib&#233;rales : &#171; &lt;i&gt; P comme pourris, et S comme salauds ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas vraiment de surprise, donc, &#224; ce que la d&#233;put&#233;e-maire s'attaque aussi violemment &#224; la col&#232;re de la rue. Le 24 mars avait d&#233;j&#224; vu une r&#233;pression polici&#232;re exceptionnelle. Et comme toujours, la violence des forces de l'ordre se justifie &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt;. Si la manifestation est r&#233;prim&#233;e, c'est qu'il devait y avoir de bonnes raisons ; si la police a &#233;t&#233; aussi agressive, alors il faut interdire le centre-ville. D&#232;s le 31 mars, et pour toutes les manifestations qui suivront, chaque rue qui y m&#232;ne sera bloqu&#233;e par un imposant dispositif de CRS, de policiers de la brigade anticriminalit&#233; et de gendarmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cela, les manifestants s'organisent. Pour tous, il est &#233;vident qu'il faut reprendre le centre-ville. Le 31 mars, les &#233;tudiants prennent la t&#234;te du cort&#232;ge, devant les syndicats professionnels. Les plus audacieux marchent vers la police, abrit&#233;s derri&#232;re des banderoles matelass&#233;es, bien d&#233;cid&#233;s &#224; les faire reculer. &#224; mi-parcours, ils y arrivent, au moins sur une trentaine de m&#232;tres. Le long du cort&#232;ge, il pleut des lacrymog&#232;nes, par salves, jusqu'&#224; une douzaine simultan&#233;ment. &#192; peine le temps de jeter une grenade &#224; l'eau que d'autres retombent d&#233;j&#224;. En pleine manifestation, la police doit se r&#233;approvisionner, pendant que FlashBalls et LBD sont d&#233;gain&#233;s. Bilan : une centaine de bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir m&#234;me, Nuit Debout se demande s'il faut s'installer en centre-ville. Mais accepte finalement de se faire rel&#233;guer sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, immense place aux airs de &lt;i&gt;no man's land&lt;/i&gt;, cern&#233;e par ses institutions consum&#233;ristes : centres commerciaux, complexe de cin&#233;mas et salle de concert industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les manifestants qui battent le pav&#233; &#8211; ou le jettent &#224; l'occasion &#8211;, hors de question de c&#233;der &#224; ce pis-aller. Les strat&#233;gies se d&#233;veloppent alors progressivement face au verrouillage policier. Si les forces de l'ordre s'installent sur une partie de la ville, cela transformera les autres quartiers en un immense terrain de jeu, propice &#224; l'improvisation. Le 5 avril, alors que les robocops bloquent leurs rues pr&#233;f&#233;r&#233;es, le cort&#232;ge s'amuse &#224; repeindre rapidement le local du PS, avant de s'aventurer plus loin sur les rails, bloquant la gare SNCF &#8211; pour la troisi&#232;me fois en trois semaines. La r&#233;action polici&#232;re est f&#233;roce, et le cort&#232;ge est pourchass&#233; dans les quartiers r&#233;sidentiels pendant plusieurs heures. Dix jours plus tard, rebelote pour visiter le si&#232;ge local du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 avril, alors que syndicats professionnels et &#233;tudiants d&#233;filent ensemble, le cort&#232;ge n'a pas m&#234;me le temps de croiser le regard des bleus. Les lacrymos volent, les matraques aussi, la police charge indistinctement. La manifestation se lance alors dans une deuxi&#232;me boucle, d&#233;passe les policiers sur leur flanc et investit pendant quelques instants le centre, pour y allumer un feu de joie. Au-dessus du cort&#232;ge, des slogans triomphants : &#171; &lt;i&gt;Le centre-ville est &#224; nous !&lt;/i&gt; &#187; L'atmosph&#232;re reste tendue, et au son de l'alerte &#171; &lt;i&gt;Y a la Bac ! &lt;/i&gt; &#187;, c'est la panique &#8211; certains escaladent m&#234;me les capots des voitures pour s'enfuir. 47 personnes sont bless&#233;es par les CRS ce jour-l&#224;, dont 7 gri&#232;vement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 avril, c'est la strat&#233;gie du sous-sol qui est finalement adopt&#233;e : petit tour habituel sur les grands boulevards, pour la forme. Puis, la manifestation s'engouffre dans le m&#233;tro. Pour en ressortir deux stations plus loin, en plein centre. &#171; &lt;i&gt;On s'est fait avoir !&lt;/i&gt; &#187;, &#233;ructe un CRS dans son talkie. D&#233;bord&#233;es, les forces de l'ordre sont impuissantes, les banques doivent baisser leurs rideaux. Face &#224; la tentative de voler le c&#339;ur de la ville aux Rennais, la malice du mouvement l'a emport&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout bascule le 28 avril. Cette fois-ci, le centre ressemble &#224; une forteresse imprenable. Grilles anti-&#233;meutes &#224; tous les coins de rue. Canon &#224; eau. H&#233;licopt&#232;re. Stations ferm&#233;es. Deux villes semblent coup&#233;es par cette balafre. D'un c&#244;t&#233;, des commer&#231;ants &#171; satisfaits &#187;, prot&#233;g&#233;s par la flicaille. De l'autre, 13 000 manifestants. Apr&#232;s un premier tour, la t&#234;te de cort&#232;ge prend d'assaut les positions polici&#232;res. Une bombe artisanale explose. Certains lancent un grappin pour mettre &#224; bas les grilles, en vain. Et la police charge. Frappe indistinctement, sur la t&#234;te, les manifestants qui sont d&#233;j&#224; en train de fuir. L'un d'entre eux franchit en courant le pont qui enjambe la Vilaine. Tir de LBD40. Il s'effondre. Quelques &#233;tudiants s'approchent pour prendre soin de lui, pensent qu'il est touch&#233; &#224; la jambe. Non. C'est son &#339;il qui est en sang. L'&#233;quipe m&#233;dicale tente d'arr&#234;ter l'h&#233;morragie, il est finalement &#233;vacu&#233; par les pompiers. Op&#233;r&#233; en urgence, il perdra son &#339;il. Le lendemain, en Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, un m&#233;dic t&#233;moigne : &#171; &lt;i&gt;Les affrontements n'ont jamais &#233;t&#233; aussi intenses, avec 49 bless&#233;s, dont 10 graves. La police s'est d&#233;cha&#238;n&#233;e avec sauvagerie.&lt;/i&gt; &#187; Sa prise de parole termin&#233;e, il craque, s'effondre, recroquevill&#233; sur les marches de l'amphi occup&#233;. La r&#233;solution, elle, reste intacte. On le reprendra, ce centre-ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Marignane : chemin de croix proven&#231;al</title>
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		<dc:date>2017-08-14T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Ruoyi Jin</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
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		<dc:subject>maire &#201;ric</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme un micro-climat : l'extr&#234;me droite s'est toujours tr&#232;s bien port&#233;e autour de l'&#233;tang de Berre. Et particuli&#232;rement &#224; Marignane, ville de 34 000 habitants o&#249; Marine Le Pen s'est taill&#233; la part du lion au premier tour des pr&#233;sidentielles, raflant 42,5% des suffrages. Dans cette agglom&#233;ration sans &#226;me et en mal d'identit&#233;, les valeurs ultradroiti&#232;res, la peur de l'autre et l'angoisse du d&#233;clin font des ravages. Reportage. Un petit parc de rien du tout. Juste un carr&#233; de pelouse et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Disses" rel="tag"&gt;Diss&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/maire-Eric" rel="tag"&gt;maire &#201;ric&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme un micro-climat : l'extr&#234;me droite s'est toujours tr&#232;s bien port&#233;e autour de l'&#233;tang de Berre. Et particuli&#232;rement &#224; Marignane, ville de 34 000 habitants o&#249; Marine Le Pen s'est taill&#233; la part du lion au premier tour des pr&#233;sidentielles, raflant 42,5% des suffrages. Dans cette agglom&#233;ration sans &#226;me et en mal d'identit&#233;, les valeurs ultradroiti&#232;res, la peur de l'autre et l'angoisse du d&#233;clin font des ravages. Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un petit parc de rien du tout. Juste un carr&#233; de pelouse et quelques arbres dans un recoin du centre-ville. Sur le gazon, un premier panneau : &#171; &lt;i&gt;Jardin public Salvador Dali, inaugur&#233; par le maire de Marignane, &#201;ric Le Diss&#232;s, le 23 septembre 2011&lt;/i&gt; &#187;. Et puis un deuxi&#232;me, trois m&#232;tres plus loin, qui claironne devant un arbre maigrichon : &#171; &lt;i&gt;Arbre de la libert&#233;, inaugur&#233; par le maire de Marignane, &#201;ric Le Diss&#232;s, le 9 d&#233;cembre 2012&lt;/i&gt; &#187;. Il est comme &#231;a, l'&#233;dile de la ville : il aime laisser sa marque partout. Un peu comme un chien multipliant les arr&#234;ts pipi. Local associatif, rond-point, mus&#233;e ou fresque, ses panneaux tr&#244;nent dans tous les coins de la ville. Gloire &#224; &#201;ric Le Diss&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rodomontades s&#233;curitaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gloire est chose martiale, elle s'accommode fort bien d'accents guerriers. Le maire en a justement &#224; revendre, multipliant les envol&#233;es sanguinaires et les prises de parole lyriques. En ligne de mire, l'hydre terroriste et le laxisme soci&#233;tal. Lors de la&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1888 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH537/-184-83322.jpg?1779603504' width='400' height='537' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;c&#233;r&#233;monie des v&#339;ux de la commune en janvier 2015, il s'enflamme : &#171; &lt;i&gt;Voil&#224; pourquoi &#224; coup de lois hyper-laxistes, vous, les d&#233;cideurs, avez fait un nid douillet &#224; ces barbares aveugl&#233;s par leur fanatisme sans fondement.&lt;/i&gt; &#187; Pour celle de 2016, il en remet une couche : &#171; &lt;i&gt;Monsieur le Pr&#233;sident, prot&#233;gez nos fronti&#232;res et lib&#233;rez certaines de nos cit&#233;s des pr&#233;tendants au Jihad.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Car je le dis haut et fort, le danger est autant chez nous qu'en Syrie ou au Mali.&lt;/i&gt; &#187; Et &#224; l'occasion du mill&#233;sime 2017, il se dresse bravement sur ses ergots : &#171; &lt;i&gt;Il faut que chacun sache que je suis intransigeant quand il s'agit de s&#233;curit&#233; et je le dis haut et fort, ici chez nous, aucun &#233;tranger ne peut et ne doit pouvoir faire sa loi &#224; notre place.&lt;/i&gt; &#187; C'est pourquoi Monsieur le Maire se targue d'avoir fait enlever tous les drapeaux &#233;trangers du rond-point du 8 mai 1945. Il s'agit de &#171; &lt;i&gt;n'en laisser qu'un seul, mais pas n'importe lequel : notre drapeau national&lt;/i&gt; &#187;. Et de monter dans les tours : &#171; &lt;i&gt; &#192; chaque fois que vous verrez ce drapeau, redressez-vous et soyez fiers !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va des coups de menton patriotiques comme des panneaux d'inauguration : toute occasion est bonne &#224; prendre. Ce mardi 25 avril, c'est l'assassinat du policier Xavier Jugel&#233; sur les Champs-&#201;lys&#233;es qui fournit mati&#232;re &#224; hommage local, devant l'h&#244;tel de ville. En face d'une centaine de personnes et de six policiers municipaux bombant le torse, &#201;ric Le Diss&#232;s prend virilement la parole. Fustige &#171; &lt;i&gt; un pays tellement laxiste qu'il permet &#224; des d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s mentaux de commettre plusieurs tentatives d'assassinat sur des policiers&lt;/i&gt; &#187;. Trompette que &#171; &lt;i&gt;trop de libert&#233; tue la libert&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Et en appelle au r&#233;tablissement de la peine de mort. Minute de silence, Marseillaise &#8211; rompez les rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ivresse frontiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1889 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH573/-185-37d9b.jpg?1779603421' width='400' height='573' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le maire se fait ici parfait porte-voix des folles inqui&#233;tudes de ses administr&#233;s. Cela fait un bail que Marignane tremble. Et que cette ville de 34 000 habitants vote &#224; droite. Tr&#232;s &#224; droite. En 1995, elle se donne au FN, choisissant pour maire un proche de Jean-Marie Le Pen, Daniel Simonpieri. Elle le r&#233;&#233;lit en 2001, cette fois sous la banni&#232;re du MNR, le mouvement de Bruno M&#233;gret. Puis &#201;ric Le Diss&#232;s prend la suite en 2008, avant d'&#234;tre r&#233;&#233;lu en 2014. L'actuel maire s'affiche divers droite, camouflage qui ne trompe pas tant l'homme arbore tous les codes de l'extr&#234;me-droite &#224; d&#233;faut d'en porter l'&#233;tiquette. Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vrai, Marignane se saoule litt&#233;ralement &#224; l'extr&#234;me droite. Au deuxi&#232;me tour des r&#233;gionales de 2015, la ville accorde ainsi 60% de ses voix &#224; Marion Mar&#233;chal - Le Pen, laquelle ne laisse que des miettes &#224; son adversaire, le tr&#232;s droitier Christian Estrosi. Et au premier tour des pr&#233;sidentielles, il y a quelques jours, c'est la tante qui d&#233;croche la timbale : la candidate du FN r&#233;cup&#232;re 42,5% des voix, loin devant Jean-Luc M&#233;lenchon (17,5%) et Fran&#231;ois Fillon (15,8%). Soit le plus haut score frontiste des Bouches-du-Rh&#244;ne, d&#233;partement qui ne s'en laisse pourtant pas conter quand il s'agit de voter pour l'ordre et la r&#233;action. M&#234;me les imm&#233;diates voisines de Marignane, Martigues (30,5% pour la candidate frontiste au premier tour), Istres (33,3%) et la tr&#232;s r&#233;ac Vitrolles (33,8%), font en regard p&#226;le figure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fant&#244;mes de l'OAS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces villes des abords de l'&#233;tang de Berre ont pourtant bien des points communs. Outre l'absence de charme, elles partagent un fort ancrage pied-noir &#8211; &#224; Marignane, les familles rapatri&#233;es d'Alg&#233;rie repr&#233;senteraient un peu moins de 20% de la population. Un poids &#233;lectoral si massif qu'il se donne m&#234;me &#224; lire sur le plan de la ville. Pour s'en &#233;chapper par le sud, il faut ainsi emprunter l'avenue Salan, du nom de ce g&#233;n&#233;ral fran&#231;ais qui participa au putsch des g&#233;n&#233;raux de 1961 et qui fut chef de l'OAS &#8211; seules quatre autres villes fran&#231;aises ont accord&#233; un semblable honneur au militaire factieux. &#192; l'exact oppos&#233;, tout au nord, voici le cimeti&#232;re Saint-Laurent, lequel accueille une pompeuse st&#232;le figurant un supplici&#233; fusill&#233;, mains attach&#233;es dans le dos. Au c&#244;t&#233;, cette inscription : &#171; &lt;i&gt; &#192; la m&#233;moire de nos compatriotes et des combattants civils et militaires qui ont perdu la vie pour que l'Alg&#233;rie demeure fran&#231;aise.&lt;/i&gt; &#187; L'OAS n'est pas morte, ses fant&#244;mes bougent encore. Et ils votent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Bien s&#251;r, il y a ce poids de l'&#233;lectorat pied-noir, tr&#232;s raciste et revanchard. Mais il n'explique pas &#224; lui seul le succ&#232;s de l'extr&#234;me droite&lt;/i&gt;, temp&#232;re Julien, employ&#233; de 42 ans. &lt;i&gt;Si les Marignanais votent massivement FN, c'est d'abord par crainte. Ils n'ont pas support&#233; de voir leur ville changer. Pour eux, les choses devraient durer &#233;ternellement.&lt;/i&gt; &#187; Les Trente Glorieuses en ont d&#233;cid&#233; autrement : de 5 300 habitants en 1954, le petit village proven&#231;al, situ&#233; &#224; 20 kilom&#232;tres de route de Marseille, est pass&#233; &#224; 31 000 en 1982. Rapatri&#233;s d'Alg&#233;rie, immigr&#233;s du Maghreb, Marseillais fuyant la grande ville et employ&#233;s de l'a&#233;roport de Marignane (devenu Marseille-Provence en 1961 et d&#233;sormais cinqui&#232;me a&#233;roport fran&#231;ais) ont pris logement dans un vaste entrelacs de lotissements sans &#226;me, de r&#233;sidences plus ou moins ferm&#233;es, de petites cit&#233;s et de zones d'activit&#233; s'&#233;tendant autour du centre-ville. Autant de b&#226;timents au cr&#233;pi d&#233;fra&#238;chi, de rues qui se ressemblent et se confondent, d'anonymes lotissements. En trente ans, Marignane est devenue ville-dortoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mort du petit commerce&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de lui forger une nouvelle identit&#233;, riche de toutes ses communaut&#233;s, la plupart des habitants ont alors choisi de mythifier un &#226;ge d'or proven&#231;al. Celui d'avant, quand la ville n'&#233;tait qu'un bourg. Et que rien ne venait troubler l'entre-soi. &#171; &lt;i&gt;Je suis arriv&#233; en 1961, &#231;a n'avait rien &#224; voir. Il y avait encore des Marignanais, des vrais Proven&#231;aux. On parlait des m&#234;mes choses, on causait la m&#234;me langue, on se comprenait, on partageait des traditions&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;sole, derri&#232;re le comptoir de son bar, Herv&#233;, ancien communiste votant d&#233;sormais FN. Une nostalgie largement entretenue par la municipalit&#233;, qui n'a de cesse de ressusciter le spectre des traditions pr&#233;tendument perdues. Dans les rues du centre-ville, des photos en noir et blanc du bourg des ann&#233;es 1950 s'affichent sur de larges panneaux. Non loin, une b&#226;tisse bourgeoise accueille depuis 2015 le mus&#233;e Raimu &#8211; l'acteur pour parfait parangon d'une antique identit&#233; proven&#231;ale fantasm&#233;e. &#192; quelques m&#232;tres, voil&#224; le square Fr&#233;d&#233;ric Mistral. Le &#171; &lt;i&gt;po&#232;te de la Provence&lt;/i&gt; &#187; a droit &#224; une st&#232;le, avec cette citation angoiss&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Et la langue de notre m&#232;re, devrons-nous l'oublier ?&lt;/i&gt; &#187; Aucun risque : le Mus&#233;e des arts et traditions populaires de Marignane, avec ses mannequins en costumes d'&#233;poque et sa cuisine traditionnelle reconstitu&#233;e, se charge de marteler le message. Ici, on entretient le r&#234;ve du pass&#233; &#8211; c'est plus commode que d'affronter le pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent &#224; Marignane, ce sont ces devantures de commerces ferm&#233;es, pour certaines depuis des ann&#233;es. Au centre-ville, pr&#232;s d'un tiers des &#233;choppes ont d&#233;finitivement tir&#233; le rideau, sans que rien ne vienne prendre leur place, sinon un panneau &#171; &#224; vendre &#187; ou &#171; &#224; louer &#187;. Les d&#233;funts s'appellent Smart informatique, Leonidas, C Kitch, L&#230;titia Lingerie, Snack Hasan Baba ou encore Poissonnerie 27. Les derni&#232;res victimes d'un &#233;croulement qui a d&#233;but&#233; dans les ann&#233;es 1980, quand d'immenses centres commerciaux b&#226;tis aux alentours ont commenc&#233; &#224; faire main basse sur la client&#232;le qui faisait ses courses en ville. Peu &#224; peu, ils ont tout ratibois&#233;. Impossible de lutter &#8211; Plan de Campagne, autoproclam&#233;e plus grande zone commerciale d'Europe, n'est qu'&#224; quelques kilom&#232;tres&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un panorama de ce triste endroit, se reporter &#224; &#171; Plan de campagne &#8211; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Un peu plus loin, &#224; Miramas, c'est le Village des marques qui vient d'ouvrir ses portes, histoire d'enfoncer le clou. 120 boutiques s'y &#233;chelonnent sur 25 000 m&#232;tres carr&#233;s, dans un b&#226;ti &#171; &lt;i&gt;s'inspirant des villages proven&#231;aux&lt;/i&gt; &#187;, avec &#171; &lt;i&gt;des all&#233;es pi&#233;tonnes, des ruelles ombrag&#233;es, une fontaine anim&#233;e et un am&#233;nagement paysager agr&#233;able&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon le dossier de presse du Village des marques.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Au triste jeu de l'artifice, la grande distribution sort gagnante. &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Les gens d'ici aiment les centres commerciaux, ils voient &#231;a comme la sortie du week-end. Ils adorent prendre la voiture pour y passer la journ&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;sole Fabrice, quadrag&#233;naire vendant des costumes dans un magasin vieillot du centre de Marignane. Lui et sa m&#232;re guettent le client, lequel se fait salement attendre. &#171; &lt;i&gt;Mais on n'est pas les seuls &#224; tirer la langue. &#192; Manosque, Sisteron ou Istres, c'est la m&#234;me chose. Toutes les villes de 30 000 habitants du sud de la France se meurent doucement.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sus aux ind&#233;sirables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Histoire d'en partie maquiller le d&#233;sastre, la municipalit&#233; rach&#232;te &#224; tour de bras les commerces en d&#233;sh&#233;rence &#8211; l'immobilier s'est tellement effondr&#233; que &#231;a ne co&#251;te pas grand-chose. Une partie d'entre eux gardent le rideau baiss&#233;, puisqu'il s'agit d'abord d'emp&#234;cher qu'ils ne deviennent des kebabs ou des petites &#233;piceries. Le reste se pare des couleurs du blason bleu et jaune de Marignane, &#233;choppes transform&#233;es en innombrables permanences municipales. Au centre-ville, elles sont partout : Maison de la jeunesse, du c&#339;ur de ville, des amis de Marignane et de la Provence, des anciens, du combattant&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En attendant une glorieuse Maison de la France et du combattant, cens&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, de la d&#233;mocratie, du projet urbain, de l'emploi, des associations, de la solidarit&#233;&#8230; Une v&#233;ritable arm&#233;e mexicaine, qui n'a pas seulement pour fonction de camoufler le d&#233;sastreux d&#233;sert qui fait aujourd'hui office de centre-ville ; il s'agit aussi de montrer aux habitants que la municipalit&#233; agit face au naufrage. Non, elle ne reste pas bras ballants : elle ouvre des antennes. Rien n'est perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne se contente pas d'ouvrir, d'ailleurs. Elle ferme, aussi. Et m&#234;me, elle vide, mure, cadenasse. Oh, pas n'importe o&#249; : ce sont les maisons branlantes du petit c&#339;ur historique qui sont concern&#233;es. Un espace qui tient sur un mouchoir de poche, tout juste une quinzaine d'&#233;troites rues et ruelles, de petites placettes et de sombres impasses. Longtemps, ce quartier en r&#233;duction a &#233;t&#233; le point de chute privil&#233;gi&#233; des populations immigr&#233;es. Aujourd'hui, elles sont pratiquement les seules &#224; encore y loger. De moins en moins nombreuses au fil des ans, puisque la municipalit&#233; rach&#232;te les maisons disponibles pour mieux les condamner &#8211; portes et fen&#234;tres bouch&#233;es. Quelques avis de permis de construire accol&#233;s sur les fa&#231;ades l&#233;zard&#233;es laissent &#224; croire que des travaux de r&#233;novation sont sur le point d'&#234;tre lanc&#233;s. Attrape-nigaud : le plus ancien de ces avis, qui annonce &#171; &lt;i&gt; la r&#233;habilitation de douze logements collectifs &lt;/i&gt; &#187;, date du 11 octobre 2005&#8230; Une strat&#233;gie de pourrissement d&#233;lib&#233;r&#233;e : il s'agit de faire partir les habitants ind&#233;sirables avant de r&#233;nover. Le maire &#201;ric Le Diss&#232;s n'en fait d'ailleurs nullement myst&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Si je pouvais raser la zone dans son int&#233;gralit&#233;, je le ferais, sans aucun &#233;tat d'&#226;me&lt;/i&gt;, d&#233;clare-t-il en janvier 2017. &lt;i&gt;Malheureusement, c'est impossible sans l'accord des services de l'&#201;tat&lt;/i&gt; [&#8230;].&lt;i&gt; Nous allons devoir garder des &#238;lots entiers en les r&#233;habilitant.&lt;/i&gt; &#187; Un jour, c'est s&#251;r, le quartier retrouvera une nouvelle jeunesse. Blanche, bien s&#251;r. Pile-poil dans le ton du r&#234;ve pastoral proven&#231;al de la municipalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beur sur la ville&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, les habitants du c&#339;ur historique serrent les dents. Comment protester quand toute une ville vous montre du doigt ? Ils savent que le maire, qui se dit soucieux &#171; &lt;i&gt;d'&#233;viter que ce lieu ne demeure un souk, car un souk n'a pas sa place en Provence&lt;/i&gt; &#187;, a dans le collimateur les quelques commerces encore pr&#233;sents &#8211; deux ou trois bars, autant d'&#233;piceries et de snacks. Ils n'ont eu d'autre choix, aussi, que d'acter la fermeture de la mosqu&#233;e par &#201;ric Le Diss&#232;s, au pr&#233;texte d'une bagarre entre immigr&#233;s turcs et kurdes &#224; la sortie de celle-ci. Et ils n'ignorent pas que la police municipale va prochainement d&#233;m&#233;nager, pour prendre ses quartiers place Desmoulins, petit carrefour un brin anim&#233; que tout Marignane voit comme une cour des Miracles sauce Bronx maghr&#233;bin. La pression va croissante, l'&#233;tau se resserre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Oui, ce n'est pas une ville rigolote. Pas du tout, m&#234;me. Et pourtant, tu sais quoi ? Je l'aime.&lt;/i&gt; &#187; Mario, la cinquantaine vivace, habite et travaille dans l'un des commerces de ce c&#339;ur historique. Attabl&#233; devant une chicha, le petit-fils d'immigr&#233; arabe ne se montre gu&#232;re v&#233;h&#233;ment &#224; l'&#233;gard du maire. &#171; &lt;i&gt;Il est coh&#233;rent. Il veut un centre proven&#231;al, il va l'obtenir peu &#224; peu. Mais &#231;a sera sans nous et c'est dommage &#8211; j'aurais bien aim&#233; un peu plus de m&#233;lange, de diversit&#233; dans le quartier.&lt;/i&gt; &#187; Sur la chaise d'&#224; c&#244;t&#233;, Razmik, chauffeur barbu tout en maigreur, embraye : &#171; &lt;i&gt;Tu vois cette place ? Pour les racistes, c'est l'endroit le plus chaud de Marignane. Mais en vrai, elle est toute paisible. Tu te sens en ins&#233;curit&#233;, ici ? Pas moi, en tout cas.&lt;/i&gt; &#187; Et Mohammed, troisi&#232;me chaise, de se gondoler : &#171; &lt;i&gt;Tu m'&#233;tonnes&#8230; T'es arabe, t'es pas cens&#233; &#234;tre concern&#233;. Au contraire, c'est de toi qu'ils ont peur...&lt;/i&gt; &#187; Mario encore : &#171; &lt;i&gt;On c&#244;toie au quotidien des gens qui votent FN. Des gens avec qui on discute depuis longtemps. Et quand on leur fait remarquer qu'ils votent d'abord contre nous, ils r&#233;pondent toujours : &#8216;'Non, mais toi, c'est pas pareil...'' &lt;/i&gt; &#187; Razmik approuve, avant de faire le lien : &#171; &lt;i&gt;Au fond, il y a un truc qu'on partage avec les &#233;lecteurs frontistes : la souffrance. Ce que tu vois dans cette ville, c'est la souffrance de la France, de A &#224; Z.&lt;/i&gt; &#187; &#192; Marignane, m&#234;me l'alphabet est un chemin de croix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour un panorama de ce triste endroit, se reporter &#224; &#171; &lt;a href=&#034;http://www.article11.info/?Plan-de-Campagne-Marchandise-terre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Plan de campagne &#8211; marchandise, terre promise&lt;/a&gt; &#187;, article mis en ligne sur le site d'Article11 le 16/12/2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon le dossier de presse du Village des marques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En attendant une glorieuse Maison de la France et du combattant, cens&#233;e rassembler toutes les associations patriotiques de la ville et dont l'ouverture est pr&#233;vue cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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