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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>D&#233;cadrer la psychiatrie</title>
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		<dc:date>2018-04-16T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aristide Bostan</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Wilfreed Obame &#8211; D&#233;kadrage</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis 2012, ils se retrouvent une fois par semaine pour un atelier photo &#224; Marseille et pour publier Un autre journal. Sans clich&#233;s, CQFD est all&#233; &#224; la rencontre de ces photographes autodidactes, qui ont en commun d'avoir connu un suivi psychiatrique en h&#244;pital. C'est tout juste l'heure de la digestion quand j'entre dans l'atelier o&#249; travaille Stephanos Mangriotis, du collectif D&#233;kadrages. Apr&#232;s m'avoir salu&#233;, le coll&#232;gue photographe m'invite &#224; le suivre dans la salle de r&#233;union, o&#249; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no143-mai-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;143 (mai 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2012, ils se retrouvent une fois par semaine pour un atelier photo &#224; Marseille et pour publier &lt;i&gt;Un autre journal&lt;/i&gt;. Sans clich&#233;s, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est all&#233; &#224; la rencontre de ces photographes autodidactes, qui ont en commun d'avoir connu un suivi psychiatrique en h&#244;pital.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est tout juste l'heure de la digestion quand j'entre dans l'atelier o&#249; travaille Stephanos Mangriotis, du collectif D&#233;kadrages. Apr&#232;s m'avoir salu&#233;, le coll&#232;gue photographe m'invite &#224; le suivre dans la salle de r&#233;union, o&#249; flotte une odeur famili&#232;re de cigarette et de caf&#233;. Nous y retrouvons Abdel, Wilfreed &#8211; Will &#8211; et S&#233;verine, participant-e-s de longue date de l'atelier, ainsi qu'Andrea, po&#232;te et &#233;crivain embarqu&#233; lui aussi dans l'aventure. L'ambiance est d&#233;tendue, et je les invite sans tarder &#224; me raconter la gen&#232;se des ateliers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2320 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-592-1b05f.jpg?1768653033' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Wilfreed Obame &#8211; D&#233;kadrage
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est au cours des discussions entre Stephanos et Carole, infirmi&#232;re dans les quartiers sud de la ville, que l'id&#233;e a germ&#233;. Carole &#233;tait, en effet, r&#233;guli&#232;rement amen&#233;e &#224; accompagner des personnes en suivi psychiatrique pour des motifs vari&#233;s, et pour des s&#233;jours &#224; l'h&#244;pital d'assez longue dur&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Quand tu es suivi &#224; l'h&#244;pital pendant trois ou quatre mois, c'est bien de prendre des rep&#232;res dehors&lt;/i&gt; &#187;, me confie Abdel. Les affinit&#233;s aidant, Carole et Stephanos proposent &#224; quelques personnes avec qui le courant passe bien de se retrouver pour faire de la photo, et en novembre 2012, le premier cycle d'ateliers d&#233;bute avec 8 participants. La contrainte choisie est de prendre au moins une photo par jour, sans th&#232;me impos&#233;. Le groupe se retrouve une fois par semaine &#224; la Compagnie, dans le haut du quartier Belsunce, pour discuter des clich&#233;s r&#233;colt&#233;s, et pr&#233;parer doucement l'&#233;dition d'un journal papier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sent d&#232;s les premiers jours, Will ne conna&#238;t au d&#233;part rien &#224; la photo, mais se prend tr&#232;s vite d'int&#233;r&#234;t. Abdel, lui, arriv&#233; en 2013 pour le second cycle, conna&#238;t d&#233;j&#224; un peu l'image depuis une formation en audiovisuel. Mais &#171; &lt;i&gt;la technique &#233;tait plus un pr&#233;texte pour passer du temps ensemble &lt;/i&gt; &#187;, remarque Stephanos. Au-del&#224; de la question technique, c'est la possibilit&#233; d'expression qu'offre l'atelier qui semble in&#233;dite. Abdel pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;On n'&#233;tait pas l&#224; pour parler de la maladie, on m'invitait &#224; m'exprimer &#224; travers mon regard.&lt;/i&gt; &#187; En f&#233;vrier de la m&#234;me ann&#233;e, une exposition se monte &#224; l'occasion de la Semaine d'information en sant&#233; mentale, et la parution du num&#233;ro 0 d'&lt;i&gt;Un autre journal&lt;/i&gt; vient clore le premier cycle en beaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers se poursuivent, au gr&#233; des agendas et des disponibilit&#233;s. S&#233;verine arrive en avril 2013, et pour elle aussi, c'est une initiation compl&#232;te &#224; la photographie. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait atelier feeling au d&#233;but !&lt;/i&gt; &#187;, rigole-t-elle. Mais les regards s'aiguisent, et la dimension artistique s'affirme en m&#234;me temps que l'atelier &#233;volue : si les premiers cherchent &#224; raconter la psychiatrie, l'imaginaire prend le dessus petit &#224; petit, au fil aussi des amiti&#233;s et des complicit&#233;s qui se tissent. En novembre 2013, S&#233;verine passe &#224; l'argentique, apr&#232;s avoir assist&#233; &#224; un festival de photographie &#224; Paris. Will, de son c&#244;t&#233;, se rappelle &#234;tre rest&#233; longtemps au noir et blanc avant d'int&#233;grer progressivement la couleur. D&#232;s le troisi&#232;me cycle, Andrea rejoint le groupe pour animer des ateliers d'expression spontan&#233;e, &#171; &lt;i&gt;sans contrainte formelle&lt;/i&gt; &#187;. Des textes &#233;nigmatiques et &#233;vocateurs naissent des &#233;changes men&#233;s sous forme de dialogues, et viennent enrichir les num&#233;ros suivants d'&lt;i&gt;Un autre journal&lt;/i&gt;. Le choix du th&#232;me du num&#233;ro &#224; venir se fait d'ailleurs parfois apr&#232;s coup, en fonction des photos et des textes retenus. D'autres fois, les photographes n'estiment pas n&#233;cessaire de choisir un th&#232;me particulier. Le troisi&#232;me num&#233;ro du journal est un floril&#232;ge d'images fortes et originales. &#171; &lt;i&gt;Je m'y suis particuli&#232;rement d&#233;voil&#233;&lt;/i&gt; &#187;, souligne Abdel, dont les autoportraits pris chez lui, nu ou habill&#233;, occupent une double page. Il rajoute en se marrant : &#171; &lt;i&gt;Au boulot, quand ils ont d&#233;couvert le journal, ils l'ont &#233;pingl&#233; dans le bureau, en &#233;crivant &#8216;Bienvenue administrateur' sur la page !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seconde exposition est pr&#233;sent&#233;e en octobre 2014, cette fois-ci accompagn&#233;e d'une musique originale compos&#233;e par Pavlos, un ami musicien. C'est un succ&#232;s. Une troisi&#232;me ne tarde pas &#224; suivre quelques mois plus tard &#224; la Cit&#233; des Arts de la Rue, &#224; l'occasion de laquelle plusieurs photos sont vendues. Abdel se souvient : &#171; &lt;i&gt;Ce qui comptait ce n'&#233;tait pas de savoir combien on a pu gagner en vendant quelques photos, mais surtout que c'&#233;tait synonyme de reconnaissance de notre travail, de notre investissement dans l'atelier&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait une surprise, j'&#233;tais tr&#232;s &#233;tonn&#233;, mais c'&#233;tait aussi un tr&#232;s grand plaisir int&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;, constate Will de son c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au printemps 2016, quatre ans et quatre journaux apr&#232;s les d&#233;buts, une r&#233;trospective sous forme de grands tirages a eu lieu &#224; la Friche Belle-de-Mai, une institution culturelle marseillaise tr&#232;s fr&#233;quent&#233;e. Stephanos, happ&#233; par d'autres projets, a c&#233;d&#233; la place au photographe Ezio d'Agostino pour animer les ateliers. Mais le petit groupe d'ami-e-s photographes est plus remont&#233; que jamais et porte les ateliers avec la certitude d'accomplir quelque chose d'important. Et S&#233;verine de l&#226;cher avant que je ne les quitte : &#171; &lt;i&gt;C'est un travail d'empire, ce qu'on fait&#8230; C'est comme les pyramides d'&#201;gypte !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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