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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Lacrymos pour le cort&#232;ge autonome </title>
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		<dc:date>2018-04-19T05:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Samy Ben Abdallah</dc:creator>


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&lt;p&gt;On rejoint le cort&#232;ge rouge et noir dans la rue du Faubourg du Temple. Lorsqu'on arrive sur R&#233;publique, des groupes anars quittent la CNT pour rejoindre ce qu'on appelle, &#224; d&#233;faut de mieux, le cort&#232;ge de t&#234;te. On ne sait pas vraiment ce qu'il en sera, car il se murmure que l'intersyndicale, CGT incluse, ne veut plus voir de cort&#232;ge autonome mener le bal durant ses manifestations. Voil&#224; pourtant que d&#233;barquent les anarchistes autonomes et leurs banni&#232;res, bient&#244;t suivis par une foule de gens (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CGT-incluse" rel="tag"&gt;CGT incluse&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On rejoint le cort&#232;ge rouge et noir dans la rue du Faubourg du Temple. Lorsqu'on arrive sur R&#233;publique, des groupes anars quittent la CNT pour rejoindre ce qu'on appelle, &#224; d&#233;faut de mieux, le cort&#232;ge de t&#234;te. On ne sait pas vraiment ce qu'il en sera, car il se murmure que l'intersyndicale, CGT incluse, ne veut plus voir de cort&#232;ge autonome mener le bal durant ses manifestations. Voil&#224; pourtant que d&#233;barquent les anarchistes autonomes et leurs banni&#232;res, bient&#244;t suivis par une foule de gens disparates, lyc&#233;ens, &#233;tudiants, des moins jeunes et des vioques, dont un qui nous alpague derri&#232;re son masque de ski : &#171; &lt;i&gt;Prenez &#231;a&lt;/i&gt; &#187;, et qu'il sort des p&#233;tards de bien 10 cm planqu&#233;s dans des baguettes de pain. On lui avoue qu'on ne saurait pas quoi en faire, il s'en va en grognant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cort&#232;ge se remplit, on n'en voit plus le d&#233;but : &#171; &lt;i&gt;J'y ai jamais vu autant de monde, regarde, y'a m&#234;me des gamins de 17 ans, des vieux, c'est cingl&#233;&lt;/i&gt; &#187;, affirme David, de toutes les manifs loi Travail. Derri&#232;re, la CGT bouge et crie &#171; &lt;i&gt;Avancez !&lt;/i&gt; &#187;. On s'ex&#233;cute. &#192; peine dix minutes plus tard, la queue de notre cort&#232;ge hurle : &#171; &lt;i&gt;On est nass&#233;, revenez !&lt;/i&gt; &#187; On sent que c'est anormal. Trop t&#244;t. On remonte et on entend bient&#244;t voler les premi&#232;res lacrymos. Une pluie qui s'abat sans discontinuer, entrecoup&#233;e de grenades de d&#233;sencerclement lanc&#233;es au milieu de la foule. On n'a jamais vu un tel d&#233;bit de tirs, une telle r&#233;gularit&#233;, une telle violence. Les CRS finissent par avancer, nous repoussant vers Bastille. Des tirs tendus de lacrymos cognent des cr&#226;nes, dans les rues adjacentes ; d'autres CRS nous attendent. On d&#233;bouche &#224; Bastille, impossible de comprendre ce qu'il s'y passe, les palets pleuvent encore, accompagn&#233;s de tirs de Flash-Ball.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, calme plat. Le camion &#224; eau man&#339;uvre. On fait le tour de la place, jonch&#233;e de centaines de palets. Le cort&#232;ge intersyndicale reste &#224; l'entr&#233;e du boulevard Beaumarchais, stationnaire, cern&#233; par un cordon de gendarmes mobiles. Ils avancent et soudain on pige : la CGT a privatis&#233; la manifestation avec la complicit&#233; de la pr&#233;fecture, en coop&#233;rant au massacre. On a du mal &#224; y croire, mais le cordon de gendarmes ne ment pas. Ils foncent droit sur nous, le cort&#232;ge autonome se reforme, du moins ceux capables de continuer. Au Viaduc des arts, le canon &#224; eau qui ouvrait la route fait demi-tour, on entend de nouvelles d&#233;tonations, un chaos s'ensuit. Des anarchistes tentant de fuir par la coul&#233;e verte sont poursuivis par des CRS d&#233;cha&#238;n&#233;s, une camarade me dira plus tard : &#171; &lt;i&gt;Je m'en suis sortie parce qu'une dame nous a cach&#233;s. Mais je n'ai jamais eu aussi peur.&lt;/i&gt; &#187; Les manifestants sont accul&#233;s et matraqu&#233;s. Les plus chanceux fuient dans les rues adjacentes, et retrouvent plus loin le cort&#232;ge de la CNT. Il n'y a quasiment aucun interpell&#233; ; le but &#233;tait clair, d&#233;truire et d&#233;courager le cort&#232;ge de t&#234;te. C'est en quelque sorte une r&#233;ussite. Et beaucoup s'accordent &#224; dire que c'est une tactique &#224; bout de souffle, d&#233;sormais inefficace et dangereuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les cort&#232;ges syndicaux, personne n'a id&#233;e de ce qu'il vient de se passer &#8211; ni de la r&#233;pression, ni de la collusion &#233;vidente entre la CGT et la pr&#233;fecture de police. On quitte la place. Un homme a les doigts br&#251;l&#233;s par un palet, un autre boite, et il nous montre la balle de Flash-Ball qui l'a cogn&#233;. Un troisi&#232;me raconte comment les CRS ont humili&#233; et tabass&#233; une bande d'anars, les obligeant &#224; abandonner le contenu de leurs sacs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est &#233;reint&#233;s, et on ne pense qu'&#224; rentrer, prendre des nouvelles des camarades. On sait que ce soir, le pays ne retiendra que les quelques policiers bless&#233;s. Personne n'entendra parler de nous. On sait aussi que c'est le d&#233;but de cinq longues ann&#233;es de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a peur, mais on est tous certains d'en &#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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