<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=7159&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Mexique : &#171; &#201;crire en &#233;coutant &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Mexique-Ecrire-en-ecoutant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Mexique-Ecrire-en-ecoutant</guid>
		<dc:date>2018-04-21T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Patxi Beltzaiz</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>
		<dc:subject>journaliste</dc:subject>
		<dc:subject>petite ville</dc:subject>
		<dc:subject>Javier Vald&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Culiacan</dc:subject>
		<dc:subject>John Gibler</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#199;a fait un bail qu'ils trinquent. Mais ces derniers temps, &#231;'a encore empir&#233; : les journalistes mexicains sont en premi&#232;re ligne dans la guerre entre narcos et forces gouvernementales. Auteur de plusieurs enqu&#234;tes dans le pays, John Gibler livre son point de vue sur la question. Quelques jours avant cet entretien, Javier Vald&#232;s &#233;tait abattu dans la petite ville de Culiacan, nord-ouest du Mexique. Ce journaliste d'investigation avait eu le tort de faire son boulot. Et bien. Cela faisait (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no155-juin-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;155 (juin 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Patxi-Beltzaiz-118" rel="tag"&gt;Patxi Beltzaiz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mexique" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journaliste" rel="tag"&gt;journaliste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petite-ville" rel="tag"&gt;petite ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Javier-Valdes" rel="tag"&gt;Javier Vald&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Culiacan" rel="tag"&gt;Culiacan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/John-Gibler" rel="tag"&gt;John Gibler&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#199;a fait un bail qu'ils trinquent. Mais ces derniers temps, &#231;'a encore empir&#233; : les journalistes mexicains sont en premi&#232;re ligne dans la guerre entre narcos et forces gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur de plusieurs enqu&#234;tes dans le pays, John Gibler livre son point de vue sur la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques jours avant cet entretien, Javier Vald&#232;s &#233;tait abattu dans la petite ville de Culiacan, nord-ouest du Mexique. Ce journaliste d'investigation avait eu le tort de faire son boulot. Et bien. Cela faisait plusieurs ann&#233;es qu'il se consacrait &#224; d&#233;noncer les crimes des narcos et leur collusion avec les pouvoirs en place. Comme un symbole, il a &#233;t&#233; assassin&#233; &#224; deux pas du si&#232;ge de la revue ind&#233;pendante qu'il avait fond&#233;e en 2003, &lt;i&gt;Riodoce&lt;/i&gt;. Plusieurs hommes masqu&#233;s l'ont forc&#233; &#224; descendre de voiture avant de froidement le descendre. Circulez, y'a (plus) rien &#224; lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, les meurtres de journalistes sont monnaie courante &#8211; plus de cent depuis 2000. Javier Vald&#232;s avait &#233;videmment conscience du danger, d'autant qu'il travaillait dans l'Etat du Sinaola, terre de cartels meurtriers. En 2011, il &#233;crivait ainsi dans son ouvrage &lt;i&gt;Narcojournalisme, la presse entre le crime et la d&#233;nonciation&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;&#202;tre journaliste, c'est faire partie d'une liste noire. Eux vont d&#233;cider du jour o&#249; ils vont te tuer, m&#234;me si tu as du blindage et des gardes du corps&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les menaces, certains ne se laissent pas intimider. C'est le cas de John Gibler, jeune journaliste am&#233;ricain bossant au Mexique depuis plus de dix ans. M&#234;me s'il estime que &#171; &lt;i&gt;la situation devient de pire en pire&lt;/i&gt; &#187;, il refuse de c&#233;der &#224; la pression. Pour preuve, ses deux ouvrages publi&#233;s en France (par les belles &#233;ditions CMDE). &lt;i&gt;Mourir au Mexique&lt;/i&gt;, d'abord, tableau sans concession des ravages de la collusion entre narcotrafic meurtrier, gouvernement pourri &#224; la moelle et forces de r&#233;pression corrompues. Puis &lt;i&gt;Rendez-les nous vivants !&lt;/i&gt;, une histoire orale du massacre d'Iguala, d&#233;cha&#238;nement de violence ayant frapp&#233; des &#233;tudiants de l'&#233;cole normale rurale d'Ayotzinapa (6 morts, 43 disparus) dans la nuit du 26 septembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le gouvernement et les officiels locaux tentaient de masquer la v&#233;rit&#233;, John Gibler s'est rendu sur place afin de donner la parole aux personnes ayant v&#233;cu cette nuit d'horreur : t&#233;moins, victimes et parents des disparus. Le livre ne pr&#233;tend pas livrer toute la lumi&#232;re sur cette n&#233;buleuse affaire, mais r&#233;fute grandement les pseudo v&#233;rit&#233;s officielles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2330 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-602-8600b.jpg?1782641301' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Patxi Beltzaiz/Contrefaits.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand as-tu commenc&#233; &#224; travailler comme journaliste au Mexique ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fois que je me suis rendu au Mexique en tant que journaliste, c'&#233;tait en d&#233;cembre 2015. J'y &#233;tais pour couvrir l'Autre Campagne des zapatistes&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Campagne de mobilisation amorc&#233;e en janvier 2006 par l'EZLN, notamment sous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Je l'ai suivie pendant des mois, voyageant &#224; travers vingt &#201;tats du pays. Une exp&#233;rience riche et inspirante, qui a constitu&#233; le socle de ma formation de journaliste. En 2006, j'ai travaill&#233; sur la r&#233;pression en cours &#224; San Salvador Atenco&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Deux morts et des centaines d'arrestations lors de la r&#233;pression d'une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, puis sur les manifestations contre la fraude &#233;lectorale &#224; Mexico et sur le soul&#232;vement de Oaxaca. Ensuite, je suis rest&#233; dans le pays, o&#249; j'ai continu&#233; &#224; mener des enqu&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;i&gt;Mourir au Mexique&lt;/i&gt;, tu &#233;cris que &#171; &lt;i&gt;les narcos ont le contr&#244;le sur les r&#233;dactions. C'est comme si quelqu'un avait en permanence une arme point&#233;e sur toi &lt;/i&gt; &#187;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes qui font face au plus grand danger sont ceux qui travaillent et publient dans des bourgades et villes &#233;loign&#233;es de la capitale. On pourrait penser que le fait de ne pas &#234;tre Mexicain constitue en soi une protection, mais ce n'est pas vraiment le cas : on fait face aux m&#234;mes risques. Dans tout le pays, les reporters doivent constamment mettre en balance les informations recueillies avec la possibilit&#233; que leur publication entra&#238;ne des mesures de r&#233;torsion, potentiellement mortelles. Mais &#231;a n'emp&#234;che nullement de faire para&#238;tre des reportages de qualit&#233;. Il est donc encore possible de conduire un travail d'investigation critique, mais il y a de moins en moins de m&#233;dias non marginaux publiant de tels travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;As-tu d&#233;j&#224; &#233;t&#233; directement menac&#233; par la police, l'arm&#233;e ou les narcos ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si quelqu'un pointe un pistolet vers ton visage, c'est &#233;videmment une menace directe. En l'occurrence, qu'il porte ou non un uniforme ne change pas grand-chose. Donc oui, il m'est arriv&#233; d'&#234;tre en danger. Au quotidien, je me prot&#232;ge en voyageant avec des gens qui connaissent le terrain et auxquels je fais confiance. Et je r&#233;&#233;value constamment les risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les premiers articles publi&#233;s sur la tuerie d'Ayotzinapa &#233;pousaient le point de vue de la police, affirmant que certains &#233;tudiants &#233;taient des dealers. Y avait-il des points de vue divergents sur ce qui s'est pass&#233; cette nuit ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des journalistes honn&#234;tes et critiques du Guerrero ont publi&#233; de bons papiers d&#232;s les premi&#232;res heures suivant l'attaque. Mais ensuite, ils ont continu&#233; &#224; traiter les &#233;v&#233;nements le nez dans le guidon. Ils n'ont pas eu la possibilit&#233; de prendre du recul pour conduire des investigations. Les &#233;v&#233;nements de cette nuit-l&#224; &#233;taient tr&#232;s complexes et d&#233;stabilisants, surtout pour ceux qui les ont v&#233;cus. Les forces arm&#233;es qui ont men&#233; les attaques en ont justement tir&#233; avantage. Ils en ont profit&#233; pour mentir et r&#233;pandre des rumeurs, afin qu'il soit encore plus compliqu&#233; de comprendre ce qu'il s'&#233;tait pr&#233;cis&#233;ment pass&#233;. C'est la raison pour laquelle j'ai d&#233;cid&#233; de me rendre en reportage &#224; Ayotzinapa une semaine apr&#232;s les attaques. J'ai r&#233;alis&#233; que le gouvernement mentait et que les journalistes locaux n'avaient pas le temps de mener des investigations : ils devaient continuer &#224; couvrir l'histoire telle qu'elle se d&#233;veloppait. J'ai pens&#233; que je pouvais contribuer &#224; faire &#233;merger la v&#233;rit&#233; en prenant le temps d'interviewer un grand nombre de survivants et d'enqu&#234;ter sur les attaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire selon la perspective de ceux qui ont surv&#233;cu &#224; l'attaque ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but, l'&#201;tat a menti &#224; propos des attaques. Les diff&#233;rents survivants &#8211; &#233;tudiants d'Ayotzinapa, entra&#238;neurs de l'&#233;quipe de foot d'Avispones, professeurs et journalistes qui se sont rendus sur les lieux de l'attaque &#8211; &#233;taient les seuls qui pouvaient d&#233;crire honn&#234;tement ce qui s'&#233;tait pass&#233;, car ils en avaient une exp&#233;rience directe. En discutant avec eux, j'esp&#233;rais aboutir &#224; une description vraiment d&#233;taill&#233;e des &#233;v&#233;nements. &#192; mesure que je transcrivais ces t&#233;moignages, j'ai eu le sentiment qu'ils avaient en eux-m&#234;mes un pouvoir narratif incroyable. J'en ai conclu qu'il serait plus utile de s&#233;lectionner et donner &#224; lire des extraits de ces entretiens que de composer un r&#233;cit &#224; la troisi&#232;me personne s'en inspirant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans l'avant-propos &#224; l'&#233;dition fran&#231;aise, tu &#233;cris : &#171; &lt;i&gt;Le livre que vous tenez entre les mains est une tentative d'&#233;crire en &#233;coutant.&lt;/i&gt; &#187; Cela vient du zapatisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'&#171; &lt;i&gt;escribir escuchando&lt;/i&gt; &#187;, &#171; d'&#233;crire en &#233;coutant &#187;, est directement inspir&#233;e du concept zapatiste de &#171; &lt;i&gt;mandar obeciendo&lt;/i&gt; &#187; (&#171; commander en ob&#233;issant &#187;) et de celui de &#171; &lt;i&gt;escuchas&lt;/i&gt; &#187; (&#171; t&#233;moin auditif &#187;, la personne &#224; qui la communaut&#233; confie la mission d'assister &#224; un &#233;v&#233;nement, d'&#233;couter attentivement ce qui y est dit puis de revenir partager ce qu'elle a entendu). J'ai song&#233; &#224; diverses mani&#232;res de mettre ces id&#233;es en pratique &#8211; de l&#224; d&#233;coule la structure du livre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Campagne de mobilisation amorc&#233;e en janvier 2006 par l'EZLN, notamment sous l'impulsion du sous-commandant Marcos, et destin&#233;e &#224; faire contrepoids &#224; la campagne pr&#233;sidentielle en cours via des caravanes parcourant tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Deux morts et des centaines d'arrestations lors de la r&#233;pression d'une manifestation de floriculteurs, dans l'&#201;tat de Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au sommaire du n&#176;155</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no155</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no155</guid>
		<dc:date>2017-06-09T10:33:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>une1_sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;dito</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
		<dc:subject>Soeuf Elbadawi</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Macron</dc:subject>
		<dc:subject>n'a</dc:subject>
		<dc:subject>C'est vrai</dc:subject>
		<dc:subject>vrai</dc:subject>
		<dc:subject>John Gibler</dc:subject>
		<dc:subject>vote</dc:subject>
		<dc:subject>Vote blanc</dc:subject>
		<dc:subject>bordel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En kiosque ! En une : &#034;Colonies d'aujourd'hui&#034; de Caroline Sury. Un article sera mis en ligne, chaque semaine. Les autres articles seront archiv&#233;s sur notre site quelques mois plus tard. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... Et la bienveillance, bordel ?! C'est &#224; n'en plus finir. Voil&#224; des mois (ou des ann&#233;es ?) qu'ils sont en campagne. Et une question taraude le bas peuple : dans ce barnum, avons-nous notre destin en main ? B&#232;, non. Tout le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no155-juin-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;155 (juin 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une1_sommaire" rel="tag"&gt;une1_sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Edito" rel="tag"&gt;&#201;dito&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sommaire" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Soeuf-Elbadawi" rel="tag"&gt;Soeuf Elbadawi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Macron" rel="tag"&gt;Macron&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-a" rel="tag"&gt;n'a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est-vrai" rel="tag"&gt;C'est vrai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vrai" rel="tag"&gt;vrai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/John-Gibler" rel="tag"&gt;John Gibler&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vote" rel="tag"&gt;vote&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Vote-blanc" rel="tag"&gt;Vote blanc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bordel" rel="tag"&gt;bordel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L105xH150/arton1824-95164.png?1782815584' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En kiosque !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En une : &#034;Colonies d'aujourd'hui&#034; de Caroline Sury.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article sera mis en ligne, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-no155-juin-2017&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chaque semaine&lt;/a&gt;. Les autres articles seront archiv&#233;s sur notre site quelques mois plus tard. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser'&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et la bienveillance, bordel ?!&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; n'en plus finir. Voil&#224; des mois (ou des ann&#233;es ?) qu'ils sont en campagne. Et une question taraude le bas peuple : dans ce barnum, avons-nous notre destin en main ? B&#232;, non. Tout le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma fille m'a demand&#233; : &#171; &lt;i&gt;Papa, tu vas voter Macron ?&lt;/i&gt; &#187; J'ai dit non. Scandalis&#233;e, elle a point&#233; son index droit sur son avant-bras gauche : &#171; &lt;i&gt;Tu crois que tu as une fille blanche, l&#224; ?&lt;/i&gt; [Elle est m&#233;tisse] &lt;i&gt;Si tu votes pas pour toi, vote pour moi, au moins. Sinon, la blonde va m'envoyer en Afrique !&lt;/i&gt; &#187; Je l'ai rassur&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Si je vois qu'il y a le moindre risque, j'y vais.&lt;/i&gt; &#187; Le dimanche &#224; 18h, j'&#233;tais sur le site de la RTBF, qui donnait Macron largement gagnant. &#171; &lt;i&gt;Tu vois, ce CRON n'a pas eu besoin de ma voix.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon devoir accompli, je suis mont&#233; voir OM-Nice dans un bar de La Plaine. En terrasse, je tombe sur une bande de copains et copines qui ont bu toute l'apr&#232;s-midi en angoissant sur les estimations de vote. Il y a l&#224; des abstentionnistes pur jus ; des abstentionnistes du 2e tour ; des qui ont vot&#233; M&#233;lenchon au 1er tour histoire d'avoir un autre d&#233;bat d'entre-deux tours que &#171; x&#233;nophobie contre mondialisation &#187; ; et m&#234;me des &#233;lecteurs de Macron pour faire barrage&#8230; Tout ce petit monde s'est entre-d&#233;chir&#233; depuis quinze jours, d'accusations mutuelles en anath&#232;mes : &#171; &lt;i&gt;Mouton !&lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt;Irresponsable !&lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt; Antifasciste d'isoloir !&lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt;Vote blanc de petit Blanc !&lt;/i&gt; &#187;, etc. Mais &#224; cette heure-l&#224;, ce ne sont plus que rictus et mots tordus : comment se r&#233;jouir de la d&#233;faite de l'une sans avoir l'air de c&#233;l&#233;brer la victoire de l'autre ? Trop compliqu&#233; pour moi. Je me cale au comptoir, o&#249; l'ambiance est plus franche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le match commence. Soudain, on entend un cri sur le pas de la porte : &#171; &lt;i&gt;&#192; bas le foot, vive la r&#233;volution ! &lt;/i&gt; &#187; Ce qui ajoute un clivage de plus &#224; la confusion ambiante. On nous fait la morale. Mais il est o&#249;, l'opium du peuple ? Chez ceux et celles qui commentent joyeusement les passements de jambes de Dimitri Payet ? Ou chez ceux et celles dont l'esprit s'est laiss&#233; plomber par la contrition d&#233;mocratique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui manquait de bienveillance, en tout cas. Qu'importe les options individuelles face &#224; un processus &#233;lectoral vici&#233; : ce ne sont que dribbles, choix tactiques et illusions perdues dans un oc&#233;an de solitudes. L'important, ce soir-l&#224;, c'&#233;tait de gagner le match et de rester cool avec le voisin. Puisque, in&#233;vitablement, on sera amen&#233; &#224; se retrouver dans les rues tr&#232;s bient&#244;t. L&#224; o&#249; &#231;a se joue vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dossier : DOM-TOM, colonies d'aujourd'hui&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Le kwassa-kwassa p&#234;che peu, mais ram&#232;ne du Comorien.&lt;/strong&gt; &#187; Avec un humour de DRH d&#233;complex&#233;, le type que la France vient d'&#233;lire pr&#233;sident semble consid&#233;rer les centaines de clandestins morts par noyade comme du menu fretin bon &#224; rejeter &#224; la mer. C'est le m&#234;me qui croyait que la Guyane est une &#238;le. Ce qui ne l'emp&#234;chera pas d'y encourager la soif d'or d'une start-up canadienne du secteur minier (p. II).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la conclusion officielle de la d&#233;colonisation en 1962, la France n'a jamais renonc&#233; &#224; certaines de ses possessions. Elle en a fait des territoires d'Outre-mer. Mais il ne suffit pas de le d&#233;cr&#233;ter pour, du jour au lendemain, passer de la plus brutale des contraintes &#224; une r&#233;publique soudain vertueuse et fraternelle. &#171; L'impossible d&#233;veloppement &#187; a donc &#233;t&#233; le choix strat&#233;gique d'un &#201;tat qui redoutait une contagion du d&#233;sir d'ind&#233;pendance (p. V). Et pour brouiller les pistes, on a accus&#233; les victimes de cette domination/marginalisation d'en &#234;tre responsables : &#171; ils &#187; font trop d'enfants, &#171; ils &#187; sont paresseux, &#171; ils &#187; n'aiment pas les Blancs, &#171; ils &#187; sont trop habitu&#233;s &#224; t&#233;ter la mamelle de l'&#201;tat&#8230; On a ensuite invent&#233; le concept d'&#171; encombrement d&#233;mographique &#187; et pouss&#233; les &#171; domis&#233;s &#187; &#224; l'&#233;migration vers la m&#233;tropole, avec des slogans tels que &#171; L'avenir est ailleurs &#187; (p. VI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;pris, h&#233;rit&#233; du r&#233;gime esclavagiste, a donn&#233; lieu &#224; ce qu'Aim&#233; C&#233;saire appelait un g&#233;nocide culturel, avec la mise &#224; l'index des patois, des langues indig&#232;nes, des cr&#233;oles, et donc de toute une m&#233;moire vive, mais aussi avec les tentatives de folklorisation des pratiques populaires ayant surv&#233;cu &#224; la traite n&#233;gri&#232;re et au travail forc&#233;. Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; ces parlers, danses et musiques, ainsi que la litt&#233;rature antillaise, d'exprimer de puissants soul&#232;vements de l'esprit (p. XI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la R&#233;publique fran&#231;aise s'accroche-t-elle ainsi &#224; ces &#171; confettis d'empire &#187;, alors que ses anciens concurrents se sont recycl&#233;s dans le parrainage postcolonial (cf. le Commonwealth britannique) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour garder la main sur les mati&#232;res premi&#232;res ? C'est vrai avec le nickel de Nouvelle-Cal&#233;donie (p. XII). Pour ne pas perdre le contr&#244;le sur les routes maritimes ? C'est vrai pour les &#238;les de l'oc&#233;an Indien &#8211; et c'&#233;tait vrai pour Djibouti. Pour conserver l'un des domaines d'eaux territoriales les plus &#233;tendus de la plan&#232;te, avec ses ressources halieutiques et p&#233;troli&#232;res en jach&#232;re ? C'est le cas de la Polyn&#233;sie et des &#238;les &#201;parses (p. XI). Pour offrir &#224; ses citoyens m&#233;tropolitains d'exotiques destinations touristiques ? C'est particuli&#232;rement vrai pour les Antilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par pure nostalgie ? On aurait tort de sous-estimer cet aspect-l&#224;, tant les crispations autour de la repentance, l'identit&#233; nationale ou la grandeur et le rayonnement de la France contaminent l'imaginaire et les discours politiques &#8211; ces lubies entrant en r&#233;sonance avec les vieilleries de la &#171; mission civilisatrice &#187; ou de la &#171; communaut&#233; de destin &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imposition du mode de vie occidental donne parfois des allures de banlieues tropicales &#224; ces p&#233;riph&#233;ries. Et l'assimilation forc&#233;e accouche d'&#226;mes schizophr&#232;nes. On le voit &#224; Mayotte avec les r&#233;sultats du FN aux pr&#233;sidentielles et avec les ratonnades anti-comoriennes couvertes par les autorit&#233;s (p. X). Organis&#233;e depuis la m&#233;tropole, la d&#233;pendance de territoires qu'on isole de leurs voisins pour mieux les maintenir sous perfusion a forc&#233;ment des effets pervers. En Guyane, le r&#233;cent mouvement social, dont le fondement revendicatif &#233;tait tout aussi l&#233;gitime que la grande gr&#232;ve guadeloup&#233;enne de 2009, a vu en son sein l'&#233;mergence d'un discours s&#233;curitaire et x&#233;nophobe niant le caract&#232;re multiculturel des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce non-dit colonial participe de la n&#233;vrose fran&#231;aise autour d'une identit&#233; abstraite et fig&#233;e, refoulant les le&#231;ons du pass&#233; et la multiplicit&#233; des histoires, des origines, des territoires, des r&#233;sistances&#8230; Bien que les luttes dites de lib&#233;ration nationale soient en net reflux, le droit &#224; l'autod&#233;termination des peuples reste un enjeu universel. Ce sont des complicit&#233;s venues de toutes les latitudes, ainsi qu'une confluence d'autonomies locales &#224; construire, qui pourront lib&#233;rer ce(s) pays du carcan postcolonial.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1860 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-160.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-160-52eab.jpg?1782815584' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Carnaval &#224; Fort-de-France, Martinique. Cr&#233;dits : Soeuf Elbadawi / Fonds Washko Ink.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Enqu&#234;tes, analyses et reportages&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;cole des Accoules : Enfants &#224; la rue, profs sur le pont &gt;&lt;/strong&gt; Ce mercredi 10 mai, rendez-vous est donn&#233; &#224; l'&#233;cole primaire des Accoules, situ&#233;e dans le quartier du Panier, &#224; Marseille. Les enfants en furie piaillent de partout. Ambiance champ&#234;tre de fin d'ann&#233;e scolaire. Une conf&#233;rence de presse est annonc&#233;e, les m&#233;dias locaux sont l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fronti&#232;res et honoraires : Une rime plus riche qu'elle n'en a l'air &gt;&lt;/strong&gt; Pour contr&#244;ler et r&#233;primer l'immigration, l'&#201;tat fait parfois appel au priv&#233;. Sa politique x&#233;nophobe devient ainsi source de tourments pour les uns, et de profits pour les autres. Dans ce secteur d'activit&#233; en pleine expansion, des cabinets d'avocats s'offrent une part du g&#226;teau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Make America stone again : Overdose en rase campagne &gt;&lt;/strong&gt; Fl&#233;au longtemps ignor&#233;, les opiac&#233;s ont submerg&#233; les &#201;tats-Unis en une vingtaine d'ann&#233;es.
Jusque dans le Nord-Est, &#238;lot de relative prosp&#233;rit&#233; : l'Am&#233;rique moyenne, rurale
et p&#233;riurbaine, est d&#233;sormais aussi touch&#233;e. Un d&#233;sastre qui doit beaucoup &#224; l'industrie pharmaceutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;pARTage ZAPATISTE : &#338;uvres des communaut&#233;s rebelles du Chiapas &gt;&lt;/strong&gt; Ces &#339;uvres, porteuses de la pr&#233;sence de l'exp&#233;rience des communaut&#233;s rebelles du Chiapas, parcourent l'Hexagone &#224; l'occasion de la tourn&#233;e de l'exposition &#171; pARTage zapatiste &#187;. Double page graphique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui s&#232;me le vent bio, r&#233;colte la temp&#234;te bio : Kokopelli, c'est fini... &gt;&lt;/strong&gt; Le monde associatif n'est pas toujours plus reluisant que celui de l'entreprise. Il m&#234;me s'av&#232;re parfois pire. Illustration avec le cas d'une association reconnue, figure de la d&#233;fense de la diversit&#233; des semences, Kokopelli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Archives ouvri&#232;res : Les riches Rushes de Bruno Muel &gt;&lt;/strong&gt; C'est une belle collection qu'ont lanc&#233; en 2011 le collectif de cin&#233;astes Film Flamme et les &#233;ditions Commune. Joliment nomm&#233;e &#171; Cin&#233;ma hors capital(e) &#187;, elle accueille des ouvrages &#8211; un livre largement illustr&#233; accompagn&#233; d'un DVD &#8211; alliant &#233;l&#233;gance de la mise en pages et richesse documentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;dias : Le Mutu, c'est toi ! &gt;&lt;/strong&gt; Les m&#233;dias libres sur Internet : mode d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mexique : entretien avec John Gibler &#171; &#201;crire en &#233;coutant &#187; &gt;&lt;/strong&gt; &#199;a fait un bail qu'ils trinquent. Mais ces derniers temps, &#231;'a encore empir&#233; : les journalistes mexicains sont en premi&#232;re ligne dans la guerre entre narcos et forces gouvernementales. Auteur de plusieurs enqu&#234;tes dans le pays, John Gibler livre son point de vue sur la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Guerres de la drogue au Mexique : &#171; Si un corps n'a ni nom ni histoire&#8230; &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Guerres-de-la-drogue-au-Mexique-Si</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Guerres-de-la-drogue-au-Mexique-Si</guid>
		<dc:date>2016-01-18T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


		<dc:subject>Bouquin</dc:subject>
		<dc:subject>guerre</dc:subject>
		<dc:subject>USA</dc:subject>
		<dc:subject>Marche</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>
		<dc:subject>L'autre</dc:subject>
		<dc:subject>John Gibler</dc:subject>
		<dc:subject>drogue</dc:subject>
		<dc:subject>Gibler</dc:subject>
		<dc:subject>drogues</dc:subject>
		<dc:subject>drogue produit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans Mourir au Mexique &#8211; Narcotrafic et terreur d'&#201;tat, John Gibler s'attaque &#224; beaucoup plus fort que lui. Des dizaines de journalistes sont morts pour avoir mis le nez dans l'&#233;conomie de la drogue et sa sale guerre. D&#232;s les premi&#232;res pages de sa chronique &#233;crite au plus pr&#232;s du terrain, entre investigation, r&#233;flexion critique et rencontres avec des journalistes menac&#233;s ou des proches de victimes refusant l'impunit&#233;, John Gibler met en garde contre toute lecture culturaliste : ce qui se (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no139-janvier-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;139 (janvier 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bouquin" rel="tag"&gt;Bouquin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/guerre" rel="tag"&gt;guerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/USA" rel="tag"&gt;USA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marche" rel="tag"&gt;Marche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mexique" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-autre" rel="tag"&gt;L'autre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/John-Gibler" rel="tag"&gt;John Gibler&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/drogue" rel="tag"&gt;drogue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Gibler" rel="tag"&gt;Gibler&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/drogues" rel="tag"&gt;drogues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/drogue-produit" rel="tag"&gt;drogue produit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Mourir au Mexique &#8211; Narcotrafic et terreur d'&#201;tat&lt;/i&gt;, John Gibler s'attaque &#224; beaucoup plus fort que lui. Des dizaines de journalistes sont morts pour avoir mis le nez dans l'&#233;conomie de la drogue et sa sale guerre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1631 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/momx-chapeau1_0207.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH175/momx-chapeau1_0207-fdd45.jpg?1783498528' width='500' height='175' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#232;s les premi&#232;res pages&lt;/strong&gt; de sa chronique&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Gibler, Mourir au Mexique. Narcotrafic et terreur d'&#201;tat, &#233;d. CMDE, , 2015.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#233;crite au plus pr&#232;s du terrain, entre investigation, r&#233;flexion critique et rencontres avec des journalistes menac&#233;s ou des proches de victimes refusant l'impunit&#233;, John Gibler met en garde contre toute lecture culturaliste : ce qui se joue au Mexique a plus &#224; voir avec l'&#233;conomie mondiale qu'avec la fascination des Mexicains pour la Faucheuse. &lt;i&gt;Mourir au Mexique&lt;/i&gt; a comme toile de fond un conflit de basse intensit&#233; &#224; l'&#339;uvre partout, dans les quartiers noirs de Ferguson comme dans les quartiers Nord de Marseille. Il se fait l'&#233;cho d'une entreprise globale de maintien de l'ordre et d'hyperconcentration de richesses qui se d&#233;ploie aussi bien dans que hors la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lorsque Felipe Calder&#243;n&lt;/strong&gt; arrive au pouvoir en 2006, &#171; &lt;i&gt;le Mexique &#233;tait le th&#233;&#226;tre de puissantes mobilisations sociales, comme l'Autre campagne, impuls&#233;e par les zapatistes, et le soul&#232;vement des enseignants &#224; Oaxaca. Calder&#243;n a ax&#233; sa pr&#233;sidence sur le d&#233;ploiement de l'arm&#233;e dans les rues pour faire la &#8220;guerre&#8221; aux narcotrafiquants et envoyer un message explicite de la puissance militaire aux mouvements massifs de contestation qui avaient &#233;merg&#233; dans tout le pays au cours des mois pr&#233;c&#233;dents&lt;/i&gt; &#187;. Mais quand, en butte &#224; des soup&#231;ons de fraude &#233;lectorale, le nouveau pr&#233;sident d&#233;clare la guerre &#224; la drogue, ignore-t-il qu'il ouvre une bo&#238;te de Pandore ? Avec un appareil d'&#201;tat infiltr&#233; &#224; tous les &#233;tages par le narcotrafic, le pays a depuis sombr&#233; dans un chaos inou&#239;, o&#249; il est difficile de d&#233;m&#234;ler qui tue qui, pour qui et pour quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Selon les statistiques&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;du gouvernement mexicain, sur les 138 520 meurtres perp&#233;tr&#233;s entre 2007 et 2014, 83 259 &#233;taient des ex&#233;cutions extrajudiciaires li&#233;es &#224; la pr&#233;tendue guerre contre la drogue.&lt;/i&gt; &#187; Plus 50 000 disparitions forc&#233;es. La surench&#232;re des faits-divers devient acte de propagande. Tlatlaya, juin 2014 : 22 suppos&#233;s narcos ex&#233;cut&#233;s par l'arm&#233;e. Iguala, septembre 2014 : 5 personnes abattues et 43 &#233;tudiants disparus du fait de la police et de suppos&#233;s membres du cartel Guerreros unidos. Apatzing&#225;n, janvier 2015 : 16 suppos&#233;s d&#233;linquants ex&#233;cut&#233;s par la police f&#233;d&#233;rale. Tanhuato, mai 2015 : 43 suspects massacr&#233;s par la police f&#233;d&#233;rale. L'impunit&#233; est quasi totale : pas un cas sur cent n'a &#233;t&#233; jug&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains grad&#233;s de l'arm&#233;e&lt;/strong&gt; ou hauts responsables de la lutte antidrogue roulaient m&#234;me pour les narcotrafiquants, ou jouaient un cartel contre l'autre. Le paradigme de l'officielle guerre contre le narco &#8211; emm&#234;l&#233;e avec l'autre guerre, que Gibler nomme guerre du narco, c'est-&#224;-dire les sanglantes batailles entre&#171; familles &#187; pour le contr&#244;le territorial &#8211;, ce sont les Zetas, les &#171; Z &#187;. Cette bande paramilitaire, form&#233;e par d'anciens flics sp&#233;cialis&#233;s dans les op&#233;rations anti-insurrectionnelles, est pass&#233;e avec armes et bagages du c&#244;t&#233; (encore plus) obscur de la force. D'abord garde pr&#233;torienne du cartel du Golfe, les Z se sont mis &#224; leur compte lorsque leur parrain s'est vu affaibli par une r&#233;pression polici&#232;re au service du cartel de Sinaloa. Ils ont alors fond&#233; l'organisation criminelle la plus gore du paysage, avec ses enl&#232;vements, massacres, tortures et mises en sc&#232;ne macabres qui n'ont rien &#224; envier aux clich&#233;s d'Abou Ghraib ni &#224; la porno-propagande de Daech.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;This is an american war&lt;/i&gt;&#8230; &lt;/strong&gt; Gibler &#233;largit le d&#233;bat : aux USA, le prohibitionnisme anticannabis a rempli les prisons de pauvres &#8211; 2,2 millions de taulards, dont une majorit&#233; d'Afro-Am&#233;ricains, auxquels il faut ajouter, par exemple, les 1 202 homicides commis par la police en 2014. Cette doctrine a engraiss&#233; des mafias tentaculaires et surarm&#233;es, dont les capos ne sont connus que lorsqu'ils sont photog&#233;niquement latinos. La drogue a &#233;t&#233;, depuis Nixon et Reagan, un des alibis favoris de la politique &#233;trang&#232;re des USA &#8211; Colombie, Panama&#8230; &#8211;, bien avant que l'administration Bush ne se sorte l'islam du revers de son k&#233;pi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le march&#233; principal&lt;/strong&gt; de la coca&#239;ne se situe aux USA. D'interm&#233;diaire des cartels colombiens, les narcotrafiquants mexicains sont pass&#233;s &#224; diriger une des &#233;conomies les plus florissantes de la plan&#232;te. Au point que la crise financi&#232;re de 2008 a &#233;t&#233; largement &#233;pong&#233;e par le blanchiment de milliards de narcodollars. &#171; &lt;i&gt;Ce qu'on appelle &#8220;l'&#233;chec&#8221; de la guerre contre la drogue est souvent pr&#233;sent&#233; comme la destin&#233;e tragique de la politique face &#224; la puissance du march&#233;. Mais s'agit-il de deux entit&#233;s si distinctes ? La politique, la guerre, cr&#233;ent un march&#233;.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Les drogues cr&#233;ent un march&#233;. Ces deux march&#233;s sont unis comme des siamois. Ins&#233;parables, la drogue et la guerre contre la drogue partagent des organes vitaux.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Tuez-en une, et l'autre mourra aussi. Nourrissez-en une, et l'autre mangera &#233;galement.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si la guerre contre la drogue&lt;/strong&gt; est un &#233;chec, c'est qu'elle n'a pas pour but de vaincre, mais de s'&#233;terniser. &#171; &lt;i&gt;Le march&#233; de la drogue produit des stup&#233;fiants, qui a leur tour produisent une grande vari&#233;t&#233; de sensations et d'&#233;motions &#8211; joie, euphorie, oubli, &#233;nergie, motivation, etc. &#8211; chez leurs consommateurs directs, ceux qui se piquent, inhalent, sniffent ou gobent les drogues. Le march&#233; de la guerre contre la drogue produit des arrestations et de la mort, qui &#224; leur tour produisent une grande vari&#233;t&#233; de sensations et d'&#233;motions &#8211; douleur, terreur, d&#233;sespoir, sid&#233;ration, etc. &#8211; chez leurs consommateurs directs, ceux qui regardent la t&#233;l&#233;vision, lisent les journaux, parlent avec des amis ou attendent au coin de la rue.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Mexique,&lt;/strong&gt; &#171; &lt;i&gt;le contr&#244;le social et les activit&#233;s contre-insurrectionnelles ont fusionn&#233; avec les activit&#233;s d'accumulation du capital. La guerre contre la drogue a permis la croissance et l'expansion des march&#233;s ill&#233;gaux dans tous les domaines de la soci&#233;t&#233;, les domaines de la juridiction d'&#201;tat et, en particulier, les domaines de la vie et de la mort. La terreur est devenue l'aspect central non seulement de la domination, mais aussi de l'expansion des march&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Mais on aurait tort d'observer le chaos mexicain comme un effarant carnage exotique. Car si son intensit&#233; n'a de parangon qu'en Syrie et en Irak, certains de ses m&#233;canismes intimes nous touchent de pr&#232;s. Si Calder&#243;n a adopt&#233;, comme le dit l'essayiste Juan Villoro, &#171; &lt;i&gt; la politique ext&#233;rieure des USA comme politique int&#233;rieure du Mexique&lt;/i&gt; &#187;, quelque chose de comparable se joue actuellement en France : le concept empoisonn&#233; de &#171; choc des civilisations &#187;, qui sustente les guerres US au Moyen-Orient, est devenu l'ergot de seigle id&#233;ologique qui alimente ici une hallucination collective distordant toutes les autres questions. De m&#234;me que Gibler d&#233;crit une complicit&#233; objective entre le business de la drogue et son ennemi spectaculaire &#8211; l'&#201;tat et ses bras arm&#233;s &#8211;, il faudrait ici, au plus vite, d&#233;velopper une critique fine &#8211; sans d&#233;lire complotiste &#8211;, de l'antiterrorisme en tant que technique de gouvernement. Gibler cite la &#171; &lt;i&gt;n&#233;cropolitique&lt;/i&gt; &#187; et l'&#233;tat d'urgence permanent du philosophe Achille Mbembe, th&#233;oricien postcolonialiste. Nous y sommes. Se d&#233;voile ainsi la nature radicalement pr&#233;datrice d'un capitalisme de guerre qui n'a pas besoin de la moustache de Staline ou d'Hitler pour signer l'arr&#234;t de mort de soci&#233;t&#233;s humaines, et s'il le faut de toute vie sur terre, puisque son pouvoir est devenu aussi aveugle qu'anonyme. &#171; &lt;i&gt; Les drogues et la guerre men&#233;e &#224; leur encontre forment une seule et m&#234;me &#233;conomie&lt;/i&gt; &#187;, conclut Gibler. Dira-t-on la m&#234;me chose du p&#233;trole et des atrocit&#233;s de Daech jumel&#233;s aux bombardements alli&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1632 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/nad_pancho-villa-4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH421/nad_pancho-villa-4-83e54.jpg?1783498528' width='500' height='421' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le crime organis&#233;&lt;/strong&gt; qui s&#233;questre les migrants en route vers les USA pour les enr&#244;ler de force dans ses plantations de cannabis ou d'opium r&#233;actualise l'esclavage des &lt;i&gt;monter&#237;as&lt;/i&gt; du porfirisme d&#233;crit par B. Traven dans &lt;i&gt;La r&#233;volte des pendus&lt;/i&gt;. Barbarie qui, &#224; l'&#233;poque, semblait &#234;tre l&#224; pour durer toujours. Pourtant&#8230; &#171; &lt;i&gt;On disait de Villa qu'il voulait faire la r&#233;volution pour les pauvres&lt;/i&gt;, rappelle Paco I. Ta&#239;bo II, &lt;i&gt;avec beaucoup d'&#233;coles et beaucoup de tortillas de ma&#239;s ou de bl&#233;, et des haricots et de la viande pour tout le monde, tous les jours&#8230;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait de Pancho Villa. La bataille de Zacatecas, de Paco Ignacio Taibo II (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; Plus pr&#232;s de nous, et sur des terres encore habit&#233;es par la langue vive de Traven, un zapatiste raconte : &#171; &lt;i&gt;Pour regarder et pour lutter, il ne suffit pas de savoir o&#249; diriger le regard, la patience et les efforts, me dit le vieil Antonio. Il faut aussi appeler et rencontrer d'autres regards qui, &#224; leur tour, en appelleront et en rencontreront d'autres&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Sub &#187; Marcos, Chiapas. Insurrection zapatiste au Mexique, tr&#232;s beau livre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. &#187; Le livre de John Gibler participe de cette r&#233;sistance-l&#224;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#234;me s'il se fourvoie en consid&#233;rant que les initiatives d'autod&#233;fense des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;J. Gibler, &lt;i&gt;Mourir au Mexique. Narcotrafic et terreur d'&#201;tat&lt;/i&gt;, &#233;d. CMDE, , 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Extrait de &lt;i&gt;Pancho Villa. La bataille de Zacatecas&lt;/i&gt;, de Paco Ignacio Taibo II avec les grandioses gravures d'Eko, chez Nada &#233;ditions, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Sub &#187; Marcos, Chiapas. Insurrection zapatiste au Mexique&lt;/i&gt;, tr&#232;s beau livre du photographe Mat Jacob, chez Actes Sud, collection Photo Poche Histoire, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;M&#234;me s'il se fourvoie en consid&#233;rant que les initiatives d'autod&#233;fense des communaut&#233;s indig&#232;nes font partie du probl&#232;me de la violence end&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
