<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=7029&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Prolonger la col&#232;re de la rue &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Prolonger-la-colere-de-la-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Prolonger-la-colere-de-la-rue</guid>
		<dc:date>2018-05-03T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Le Dantec, Ferdinand Cazalis</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Ferdinand Cazalis</dc:subject>
		<dc:subject>banques</dc:subject>
		<dc:subject>logement</dc:subject>
		<dc:subject>avons</dc:subject>
		<dc:subject>logements</dc:subject>
		<dc:subject>expulsions</dc:subject>
		<dc:subject>BTP</dc:subject>
		<dc:subject>logements vides</dc:subject>
		<dc:subject>PAH</dc:subject>
		<dc:subject>mod&#232;le &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>vides</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entretien avec Carlos Mac&#237;as, porte-parole de la PAH de Barcelone. Sous ses lunettes et barbe fine, le visage souriant de Carlos a longtemps voyag&#233; en Am&#233;rique latine, rapportant dans les valises de ses yeux une exp&#233;rience de r&#233;volutionnaire avis&#233;. Il retrace l'histoire des Plataformas de afectados por la hipoteca (PAH) luttant contre le syst&#232;me inique des hypoth&#232;ques et expulsions. &#171; Le BTP &#233;tait devenu le mod&#232;le &#233;conomique de l'Espagne, mais avec la crise la fin du &#171; r&#234;ve espagnol &#187; a (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no137-novembre-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;137 (novembre 2015)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ferdinand-Cazalis-190" rel="tag"&gt;Ferdinand Cazalis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/banques" rel="tag"&gt;banques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/logement" rel="tag"&gt;logement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/avons" rel="tag"&gt;avons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/logements" rel="tag"&gt;logements&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/expulsions" rel="tag"&gt;expulsions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/BTP" rel="tag"&gt;BTP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/logements-vides" rel="tag"&gt;logements vides&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/PAH" rel="tag"&gt;PAH&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/modele-economique" rel="tag"&gt;mod&#232;le &#233;conomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vides" rel="tag"&gt;vides&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entretien avec Carlos Mac&#237;as, porte-parole de la PAH de Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous ses lunettes et barbe fine, le visage souriant de Carlos a longtemps voyag&#233; en Am&#233;rique latine, rapportant dans les valises de ses yeux une exp&#233;rience de r&#233;volutionnaire avis&#233;. Il retrace l'histoire des Plataformas de afectados por la hipoteca (PAH) luttant contre le syst&#232;me inique des hypoth&#232;ques et expulsions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2363 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH553/-635-4d5f8.jpg?1779602789' width='400' height='553' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ferdinand Cazalis.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le BTP &#233;tait devenu le mod&#232;le &#233;conomique de l'Espagne, mais avec la crise la fin du &#171; r&#234;ve espagnol &#187; a sonn&#233;. Jusqu'en 2007, l'&#201;tat et les banques poussaient les gens &#224; s'endetter, exer&#231;ant ainsi une forme de contr&#244;le social : un peuple endett&#233; n'a plus le temps de s'organiser, de penser &#224; faire la r&#233;volution ou de d&#233;fendre ses droits. Avant que la bulle immobili&#232;re n'explose en 2008, des gens qui venaient des mouvements sociaux sur le logement ou luttant pour les droits &#233;l&#233;mentaires se sont regroup&#233;s et ont anticip&#233; la crise &#224; venir. Ils ont pens&#233; que les luttes sur le logement pouvaient constituer un sujet politique pour les ann&#233;es &#224; venir. De l&#224; est n&#233;e la PAH, ici &#224; Barcelone en 2009, avec la volont&#233; de d&#233;noncer le syst&#232;me en cours et de regrouper les gens qui en &#233;taient victimes en vue d'actions collectives, sur des bases autogestionnaires et d'entraide, avec une organisation en assembl&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement s'est vite propag&#233;. Aujourd'hui, il y a 70 groupes en Catalogne et 240 dans l'ensemble de l'&#201;tat espagnol. Nous faisons une assembl&#233;e r&#233;gionale chaque mois pour nous coordonner et mener des campagnes communes, et nous organisons des rencontres tous les trois mois au niveau national. Chaque entit&#233; est autonome localement, avec des d&#233;cisions prises au consensus et des groupes de m&#233;diation en cas de conflit. Le 15-M a beaucoup renforc&#233; les PAH : c'est le moment o&#249; je m'y suis engag&#233;, cherchant une mani&#232;re de concr&#233;tiser et de prolonger la col&#232;re partag&#233;e dans la rue. Une autre force de la PAH, c'est de rassembler des gens diff&#233;rents : ceux qui sont issus du mouvement squat avec leur savoir-faire pour l'ouverture de b&#226;timents, des anarchistes de toujours et d'autres issus de mouvements plus citoyennistes. Sans compter toutes les personnes pour qui c'est la premi&#232;re forme d'engagement de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un pays qui conna&#238;t le plus grand nombre d'expulsions en Europe mais aussi de logements vides, il a &#233;t&#233; facile de d&#233;montrer l'implication des gouvernants, des banques et des entreprises de construction. Nous avons ensuite men&#233; des actions directes de d&#233;sob&#233;issance civile non violentes pour nous opposer aux expulsions et nous avons fait pression sur les banques pour qu'elles d&#233;bloquent les situations. Nous avons aussi men&#233; des campagnes pour que la l&#233;gislation permette d'annuler la dette en cas d'expulsion. Nous avons &#171; r&#233;cup&#233;r&#233; &#187; collectivement des logements vides appartenant aux banques ou au gouvernement, et milit&#233; pour l'acc&#232;s &#224; un loyer social. L'imaginaire a beaucoup chang&#233; : la population comprend ces occupations, ce qui nous prot&#232;ge un peu de la r&#233;pression. Et gr&#226;ce &#224; ce soutien populaire, les gens qui participent &#224; la PAH gagnent en puissance, car ils oublient leurs peurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la d&#233;nonciation et l'action directe, nous avons fait des propositions l&#233;gislatives, comme l'ILP en 2012, qui a mis le th&#232;me du logement dans l'agenda politique. Tous les partis ont eu &#224; se positionner sur un changement de l&#233;gislation. Seul le Partido popular (PP), qui a la majorit&#233; absolue au Parlement, a jusqu'ici refus&#233; de changer la loi selon notre proposition. Cette ann&#233;e, nous avons donc opt&#233; pour une forme d'action inspir&#233;e des luttes argentines, les &lt;i&gt;escraches&lt;/i&gt;, destin&#233;es l&#224;-bas aux anciens tortionnaires de la dictature b&#233;n&#233;ficiant d'une impunit&#233; l&#233;gale. Nous sommes all&#233;s devant les domiciles des &#233;lus PP munis de panneaux verts &#171; &lt;i&gt;&#161; S&#237; se puede !&lt;/i&gt; &#187; [&#171; Oui, on peut &#187;] avec nos revendications et des pancartes rouges disant &#171; &lt;i&gt;&#161; No !&lt;/i&gt; &#187;, avec ce qui devait cesser. Bien entendu, cela ne leur a pas plu, ils ont tent&#233; de nous criminaliser en nous traitant publiquement de terroristes, de nazis &#224; la solde de l'ETA. Bref.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a alors saisi les administrations et les municipalit&#233;s pour non-assistance &#224; personnes en danger et violation des droits humains, et on leur a demand&#233; de soutenir ces r&#233;quisitions de logements vides, ce qui a eu au d&#233;but un peu de succ&#232;s. Mais les administrations locales ont peu de comp&#233;tences, aussi nous avons saisi les instances r&#233;gionales, avec par exemple une proposition l&#233;gislative populaire au parlement de Catalogne, pour demander une aide destin&#233;e aux victimes du syst&#232;me de cr&#233;dit et aux occupations. M&#234;me s'il n'y pas de statistiques officielles, des milliers de familles vivent aujourd'hui dans des logements occup&#233;s &#224; Barcelone, et apr&#232;s la vague des expulsions dues aux hypoth&#232;ques, 65% d'entre elles sont motiv&#233;es par des impay&#233;s de loyer. Tout cela s'accompagne de revendications pour un logement digne, avec l'acc&#232;s &#224; l'eau, &#224; l'&#233;lectricit&#233; et au gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'arriv&#233;e au pouvoir de la nouvelle mairie, les changements, comme l'arr&#234;t des expulsions d'&#233;difices publics, demeurent plut&#244;t symboliques, vu qu'il y en avait peu. Mais &#231;a ne fait que 100 jours qu'elle est au pouvoir. Elle a impos&#233; une table de n&#233;gociation avec les banques et toutes les associations de lutte, dont la PAH, ce qui n'est pas rien, car cela faisait un an que le dialogue &#233;tait rompu. Notre premi&#232;re revendication a &#233;t&#233; de pouvoir participer pleinement aux d&#233;cisions concernant le logement, non pas dans un cadre formel mais dans une optique de travail en commun. Trois groupes de travail ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s, pour les trois points les plus urgents : 1. les expulsions &#8211; comment changer les politiques locales li&#233;es aux expulsions ? 2. les services sociaux &#8211; comment aider les personnes touch&#233;es par les expulsions ? 3. les logements vides &#8211; comment mobiliser ces espaces au service des personnes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre attendons-nous plus de Barcelona en Com&#250; ou de Podemos que du PP ou du PSOE, mais nous ne sommes li&#233;s &#224; personne. Par exemple, nous faisons pression sur la nouvelle mairie pour r&#233;aliser un recensement pr&#233;cis des logements vides dans la ville. &#192; qui appartiennent ces logements ? Sont-ils squatt&#233;s ? Quels sont ceux en situation d'insalubrit&#233; ? R&#233;alis&#233; par les services de l'&#201;tat en 2011, le seul recensement en notre possession d&#233;nombre 80 000 logements vides : un chiffre indubitablement en dessous de la r&#233;alit&#233;. &#192; partir de nouvelles donn&#233;es, on pourra pousser la mairie &#224; lancer des r&#233;quisitions : si un logement est vide depuis trois ans, le propri&#233;taire peut soit recevoir une amende de 500 000 &#8364;, soit &#234;tre expropri&#233;, et son bien transform&#233; en logement social. Si l'appartement est insalubre, le propri&#233;taire est &#233;galement oblig&#233; de le r&#233;habiliter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est comme un engrenage, et le seul acteur-cl&#233;, c'est la soci&#233;t&#233; civile organis&#233;e. Si la rue n'exerce ni pression ni contr&#244;le, la mairie ne pourra rien faire, m&#234;me avec la meilleure volont&#233;. On est pr&#234;ts &#224; mettre la mis&#232;re &#224; Ada Colau et son &#233;quipe s'ils oublient la rue. Mais il est vrai que la population est moins mobilis&#233;e, nous vivons un moment d'accalmie dans les cycles de lutte. Par ailleurs, les expulsions li&#233;es au cr&#233;dit ont &#233;t&#233; tr&#232;s rapides et tr&#232;s brutales. Face cach&#233;e de l'iceberg, les expulsions li&#233;es aux loyers sont inscrites dans un dispositif plus g&#233;n&#233;ral de pr&#233;carisation et de crise, ce qui fait que les gens ont du mal &#224; tenir dans la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens qui ont fond&#233; la PAH venaient du mouvement squat et connaissaient bien l'histoire zapatiste au Mexique. Il y avait des liens forts avec ceux qui ont lutt&#233; lors de la crise en Argentine, ce qui nous a donn&#233; des bases puissantes en termes d'horizontalit&#233; et de partage des savoir-faire, dans une perspective r&#233;volutionnaire. Que veut dire &#171; faire la r&#233;volution &#187; ? Si cela signifie tout changer du jour au lendemain, ce n'est pas ce que nous sommes en train de faire. Mais il y a des prolos qui c&#244;toient des gens de la classe moyenne ou des immigr&#233;s, r&#233;unis autour des m&#234;mes enjeux. Des gens qui sans la PAH ne se seraient jamais parl&#233; et qui s'entraident dans des situations concr&#232;tes d'expulsions ou de d&#233;marches administratives &#8211; le tout avec beaucoup de femmes tr&#232;s actives. Ce dialogue transforme l'imaginaire et les a priori de chacun. Or justement, transformer l'imaginaire collectif, c'est d&#233;j&#224; un processus r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SOS d'un canin en d&#233;tresse</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/SOS-d-un-canin-en-detresse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/SOS-d-un-canin-en-detresse</guid>
		<dc:date>2017-11-03T14:24:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>une1_sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tienne Savoye</dc:subject>
		<dc:subject>Vincent Croguennec</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>journal</dc:subject>
		<dc:subject>jamais</dc:subject>
		<dc:subject>Chien Rouge</dc:subject>
		<dc:subject>Chien</dc:subject>
		<dc:subject>Rouge</dc:subject>
		<dc:subject>mod&#232;le &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;conomique p&#233;riclite</dc:subject>
		<dc:subject>grandes largeurs</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On le sait : les appels &#224; soutien, c'est triste comme un jour sans vin. Et par les temps qui courent, c'est un peu trop tous les jours. Si on en est r&#233;duit, contraint et forc&#233;, &#224; cette extr&#233;mit&#233;, ce n'est pas par plaisir de la jouer lacrymal. Mais parce qu'il y a danger mortel pour le Chien rouge. Car oui : CQFD ne va pas bien. Du tout. Son pourtant tr&#232;s chiche mod&#232;le &#233;conomique p&#233;riclite dans les grandes largeurs. Pour plusieurs raisons. Il y a d'abord cet oukase jupit&#233;rien sur les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no159-novembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;159 (novembre 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une1_sommaire" rel="tag"&gt;une1_sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etienne-Savoye" rel="tag"&gt;&#201;tienne Savoye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Vincent-Croguennec" rel="tag"&gt;Vincent Croguennec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journal" rel="tag"&gt;journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jamais" rel="tag"&gt;jamais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-Rouge" rel="tag"&gt;Chien Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien" rel="tag"&gt;Chien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rouge" rel="tag"&gt;Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/modele-economique" rel="tag"&gt;mod&#232;le &#233;conomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/economique-periclite" rel="tag"&gt;&#233;conomique p&#233;riclite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/grandes-largeurs" rel="tag"&gt;grandes largeurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L109xH150/arton1864-9d8e1.jpg?1780040083' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On le sait : les appels &#224; soutien, c'est triste comme un jour sans vin. Et par les temps qui courent, c'est un peu trop tous les jours. Si on en est r&#233;duit, contraint et forc&#233;, &#224; cette extr&#233;mit&#233;, ce n'est pas par plaisir de la jouer lacrymal. Mais parce qu'il y a danger mortel pour le Chien rouge. Car oui : &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; ne va pas bien. Du tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Son pourtant tr&#232;s chiche mod&#232;le &#233;conomique p&#233;riclite dans les grandes largeurs. Pour plusieurs raisons. Il y a d'abord cet oukase jupit&#233;rien sur les emplois aid&#233;s qui nous affecte directement. On n'en abusait pourtant pas. Deux emplois en CUI-CAE (une maquettiste et un secr&#233;taire de r&#233;daction) pour un mensuel tel que le n&#244;tre, ce n'est pas la mer &#224; boire. Juste une mani&#232;re de d&#233;dommager, pour 826 &#8364; par mois (m&#234;me pas un Smic !), ceux qui se d&#233;vouent au quotidien pour le journal. Ces deux postes, synonymes de boulot de malade, sont difficilement conciliables avec un emploi alimentaire, &#224; moins de s'infliger un burn-out mensuel. Mais voil&#224; : Macron, ce Sarkozy ripolin&#233;, a mis fin &#224; notre &lt;i&gt;combinazione&lt;/i&gt; de prolos de la presse ind&#233;pendante en m&#234;me temps qu'il a jet&#233; des dizaines de milliers de personnes par la trappe &#224; pauvret&#233;. Bref, nous revoil&#224; dans le dur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi ce constat : nos ventes s'&#233;rodent tout doucement. Alors m&#234;me que l'air du temps rend indispensables la critique et l'exp&#233;rimentation sociales fa&#231;on &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, on ne parvient pas &#224; &#233;largir notre base de lecteurs. Il faut dire que pointer le bout de son museau dans les (toujours moins nombreux) kiosques, parmi les gros mastodontes de la presse arros&#233;s d'argent public, n'est pas exactement une sin&#233;cure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la situation nous est si d&#233;favorable, c'est surtout parce que nous tenons mordicus &#224; notre mod&#232;le anti-&#233;conomique. Le plus ind&#233;pendant possible. Pas de sub ni de pub, pas de patron ni d'affiliation &#224; un quelconque groupe politique. Actuellement, la vente du journal, qu'il s'agisse d'un achat en kiosque, de la main &#224; la main ou d'un abonnement, couvre le prix de l'impression et de la diffusion. Tout ce que vous ajoutez en soutien sert &#224; financer un poste administratif &#224; mi-temps et le loyer de notre local &#224; Marseille. Sans le soutien, nous ne serions rien. Et &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi sauver le Chien rouge ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr&#244;le de question. Mais soit, faisons rapidement l'article. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est l'un des seuls mensuels nationaux totalement ind&#233;pendant. Et l'unique fabriqu&#233; &#224; Marseille ! Depuis bient&#244;t quinze ans que le journal a pris d'abordage les kiosques, il multiplie les reportages &#224; travers le monde, la France et nos quartiers en donnant le plus possible la parole &#224; celles et ceux qui ne l'ont jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, c'est aussi des entretiens, des chroniques enflamm&#233;es, des envol&#233;es photographi&#233;es ou dessin&#233;es. C'est surtout le suivi de luttes (zapatistes, kurdes, notre-dame-deslandistes, ouvri&#232;res, etc.) dont on parle si peu et si mal ailleurs. Et c'est enfin des dossiers th&#233;matiques pour creuser en profondeur certaines questions, pas forc&#233;ment li&#233;es &#224; l'actualit&#233;. Tout &#231;a gr&#226;ce &#224; des dizaines de participants et participantes (r&#233;dacteurs, photographes, maquettistes, illustrateurs, relecteurs, vendeurs &#224; la cri&#233;e, plus ceux qui g&#232;rent l'administratif et la compta) qui se d&#233;vouent b&#233;n&#233;volement chaque mois, juste parce qu'ils y croient. Dur comme fer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a d'ailleurs plein de projets en t&#234;te : plus de reportages, des dossiers sp&#233;ciaux (paysans, instrumentalisation de l'histoire, sports populaires, luttes sociales, drogues), un nouveau site, une nouvelle maquette, des nouvelles croquettes, une mutualisation de sur-diffusion avec l'asso Palimpseste, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#231;a va faire quinze ans ! Quinze ans &#224; bosser comme des &#226;nes (et l'autre endive qui nous traite de &#171; &lt;i&gt;fain&#233;ants&lt;/i&gt; &#187;...) pour lustrer le Chien rouge dans le sens du poil. Lui aiguiser les crocs. Le balader en ville pour mordre les mollets des cuistres. &#192; force, nous finissons par faire partie du paysage. Comme si &#231;a ne devait jamais changer. Sauf que l'histoire de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n'a jamais &#233;t&#233; aussi proche de se terminer. Car oui, nous en sommes l&#224; ! Au train o&#249; vont les choses, le Chien rouge ne passera pas l'hiver. En janvier ou f&#233;vrier 2018, il faudra fermer le local de la rue Consolat, mettre fin &#224; l'aventure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; moins que&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1914 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-207.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH846/-207-22b43.jpg?1779603476' width='500' height='846' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne Savoye.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne de sauvetage, qui d&#233;bute tout de suite, l&#224;, maintenant et avec vous, doit &#234;tre grande et victorieuse ! Pour continuer &#224; exister et faire des plans sur les com&#232;tes, nous avons, plus que jamais, besoin de votre soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut, au minimum, 1 000 abonn&#233;s suppl&#233;mentaires pour nous maintenir sur notre fr&#234;le esquif. Alors, hardi, abonnez-vous et abonnez largement autour de vous !
Mais vous pouvez faire encore plus ! Faites conna&#238;tre &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, donnez vos vieux num&#233;ros, affichez vos unes ou posters pr&#233;f&#233;r&#233;s, twittez &#224; qui mieux-mieux, inondez les r&#233;seaux sociaux autant que les bistros, les radios, les squats ou les locaux associatifs&#8230; Vous pouvez aussi contacter Palimpseste (palimpseste.diffusion@gmail.org) pour diffuser vous-m&#234;me &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; et d'autres revues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de notre c&#244;t&#233; ? On va continuer, tant que vogue la gal&#232;re, &#224; am&#233;liorer ce journal que nous partageons avec vous chaque mois. Nous n'allons quand m&#234;me pas laisser les cl&#233;bards fins de race de &lt;i&gt;Valeurs actuelles&lt;/i&gt; et les caniches serviles de la presse &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt; occuper tous les trottoirs. Pas moyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec vous, le Chien rouge est une meute !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;#CQFDvivra !&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
