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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Au-del&#224; de Podemos : le pari municipaliste</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec, Ferdinand Cazalis</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Ah oui, vous allez rencontrer les mairies Podemos ! &#187;, nous disait-on alors que nous pr&#233;parions notre descente de trois semaines vers le Sud. Barcelone, Madrid, S&#233;ville, El Coronil, Puerto Real, Cadix... Les gens rencontr&#233;s sur la route nous ont narr&#233; leur descente aux enfers, celle d'un r&#234;ve espagnol vendu par les banques et les gouvernements successifs qui ont pass&#233; les quinze derni&#232;res ann&#233;es &#224; creuser la dette publique. Ou comment mettre un peuple &#224; genou par la finance. Comment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no137-novembre-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;137 (novembre 2015)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L110xH150/arton2206-ace27.jpg?1780240654' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ah oui, vous allez rencontrer les mairies Podemos !&lt;/i&gt; &#187;, nous disait-on alors que nous pr&#233;parions notre descente de trois semaines vers le Sud. Barcelone, Madrid, S&#233;ville, El Coronil, Puerto Real, Cadix... Les gens rencontr&#233;s sur la route nous ont narr&#233; leur descente aux enfers, celle d'un r&#234;ve espagnol vendu par les banques et les gouvernements successifs qui ont pass&#233; les quinze derni&#232;res ann&#233;es &#224; creuser la dette publique. Ou comment mettre un peuple &#224; genou par la finance. Comment escamoter le politique au profit de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant 30 ans, l'Espagne a v&#233;cu berc&#233;e par deux songes : le mythe d'une transition d&#233;mocratique lib&#233;r&#233;e des s&#233;quelles du franquisme, alors que la monarchie et les pactes de la Moncloa scellaient le testament politique du vieux dictateur. Et plus tard, le mirage europ&#233;en qui, en finan&#231;ant &#171; g&#233;n&#233;reusement &#187; l'int&#233;gration de l'Espagne &#224; la modernit&#233; lib&#233;rale, cr&#233;a l'illusion d'un pays de petits propri&#233;taires vou&#233;s &#224; la consommation et &#224; l'individualisme. On ouvrait plut&#244;t les vannes d'un affairisme d&#233;brid&#233;, d'une corruption end&#233;mique et d'une bulle immobili&#232;re dont la population paie le prix fort aujourd'hui avec cette crise &#8211; celle que les plus lucides pr&#233;f&#232;rent appeler par son vrai nom : une m&#233;ga-arnaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la Gr&#232;ce, l'Espagne a pris de plein fouet le krach financier de 2008. Les banques, renflou&#233;es avec l'argent public, ont fait main basse sur un parc immobilier qui compte aujourd'hui 3 millions de logements vides. Entre 2008 et 2013, 600 000 familles ont &#233;t&#233; expuls&#233;es de leur foyer. L'&#233;conomie espagnole a d&#233;truit 3,5 millions d'emplois et le taux de ch&#244;mage est pass&#233; &#224; 22%. Les salaires, sabr&#233;s jusqu'&#224; 20%. Des services publics privatis&#233;s &#8211; ou priv&#233;s de moyens, puisqu'il faut bien rembourser la dette&#8230; Pour couronner le tout, la loi &#171; Mordaza &#187; vot&#233;e en 2014 est directement dirig&#233;e contre la protestation populaire. Cette loi b&#226;illon permet &#224; la police de sauter l'&#233;tape du tribunal et de verbaliser directement (entre 100 &#8364; et 600 000 &#8364;) les r&#233;unions et autres occupations de l'espace public, la r&#233;sistance &#224; une expulsion ou aux forces de l'ordre, les interventions surprise dans les m&#233;dias ou les manifestations festives dans les administrations, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tour d'&#233;crou r&#233;pressif veut en finir avec le temps des mouvements sociaux de grande ampleur, tels que les occupations de place de 2011, les mar&#233;es sociales contre l'aust&#233;rit&#233; et la privatisation des services publics, les marches pour la dignit&#233;, l'encerclement du Congr&#232;s en 2012&#8230; Apr&#232;s avoir touch&#233; le plafond de verre d'institutions sourdes &#224; toute expression politique venant de la rue, les espoirs d'une population exc&#233;d&#233;e se sont port&#233;s sur Podemos, un nouveau parti qui monte, guid&#233; par un homme au catogan violet sachant surfer sur le ras-le-bol g&#233;n&#233;ralis&#233; contre la &#171; caste &#187; et son bipartisme. Le parti de Pablo Iglesias se fonde sur une base populaire et ses cercles locaux cultivent la d&#233;mocratie directe. Mais les cadres de Podemos disputent le vrai pouvoir. La cour des grands ou rien. &#171; &lt;i&gt;Une des principales le&#231;ons que nous enseigne Game of Thrones est que, sur le terrain politique, il n'y a jamais de place pour la l&#233;gitimit&#233; de mani&#232;re seulement abstraite, pour une l&#233;gitimit&#233; qui n'aurait pas vertu &#224; se transformer en pouvoir politique alternatif, et, en ce sens, qui n'a pas vocation &#224; disputer le pouvoir.&lt;/i&gt; &#187; (Pablo Iglesias, &lt;i&gt;Les le&#231;ons politiques de Game of Thrones&lt;/i&gt;, Post-&#233;ditions 2015.)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2382 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-652.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH881/-652-446e8.jpg?1779684402' width='400' height='881' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#034;Politique d'aust&#233;rit&#233;&#034; par Negrescolor.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, contrairement &#224; ce que supposaient nos ami.e.s avant le voyage, contrairement &#224; la vulgarisation des m&#233;dias fran&#231;ais, Podemos, focalis&#233; sur les l&#233;gislatives du 20 d&#233;cembre prochain, n'a pas mis&#233; sur les &#233;lections municipales de mai 2015. Erreur strat&#233;gique pour certains. Mains libres pour d'autres, qui ont su lancer un pari municipaliste &#224; partir de leur seule exp&#233;rience de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 mai 2015, des listes de convergence issues des mouvements sociaux, compos&#233;es de militants de base et de figures d'une soci&#233;t&#233; civile d&#233;sireuse de s'&#233;manciper des politiciens professionnels, ont pris Barcelone, Madrid, Saragosse, Cadix, La Corogne&#8230; Sans compter Valencia et Pamplona, aux mains de gauches nationalistes, et des dizaines de localit&#233;s plus petites. Ce dossier est n&#233; de la curiosit&#233;, et d'une intuition. Ce qui, contre toute attente, a fait basculer les grandes villes d'Espagne &#224; gauche de la gauche, r&#233;v&#232;le des enjeux qui d&#233;passent sans doute la ligne des Pyr&#233;n&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout o&#249; nous sommes pass&#233;s fr&#233;missait comme une remont&#233;e de s&#232;ve du vieil esprit libertaire des ann&#233;es 1930 qui irrigue encore, souterrainement, la conscience collective &#8211; la guerre civile en moins. Sans dogmatisme, avec l'envie de trouver des solutions &#224; l'urgence sociale et d'exp&#233;rimenter de nouvelles formes de fonctionnement collectif, en prise avec des pratiques de transformation sociale. Sans esp&#233;rances &#233;chevel&#233;es. Un mouvement lucide sur ses limites, &#224; la fois pragmatique et strat&#233;gique. De la parole directe, des images et des reportages... De quoi partager avec les lectrices et lecteurs de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; la r&#233;volte, l'&#233;motion et les doutes cueillis en chemin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sommaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entre gestion et subversion : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Entre-gestion-et-subversion-Madrid&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Madrid la rouge ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout espace de lutte est aussi un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Tout-espace-de-lutte-est-aussi-un&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;espace de d&#233;bat&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/L-invasion-des-terrasses-volantes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'invasion des terrasses volantes&lt;/a&gt; : Airbnb contre Barcelone&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mairie des &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/La-mairie-des-sans-terre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sans-terre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Espagne : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Espagne-Apoyo-Mutuo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Apoyo Mutuo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Prendre-d-assaut-la-terre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Prendre d'assaut&lt;/a&gt; la terre &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corrala &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Corrala-la-bahia&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la bah&#237;a&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/La-Maison-du-peuple&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Maison&lt;/a&gt;du peuple&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agora des &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/L-agora-des-100-jours&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;100 jours&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/La-politique-se-fabrique-en-dehors&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La politique&lt;/a&gt; se fabrique en dehors de l'institution &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Prolonger la &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Prolonger-la-colere-de-la-rue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;col&#232;re de la rue&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Participa &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Participa-Sevilla&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sevilla&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#201;XICO &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15-M&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir du 15 mai 2011 et pendant plusieurs semaines, des milliers de personnes sans drapeau ni parti occupent les places au cri de &#171; &lt;i&gt;Ils ne nous repr&#233;sentent pas !&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;D&#233;mocratie r&#233;elle maintenant !&lt;/i&gt; &#187;, exprimant une d&#233;fiance radicale vis-&#224;-vis de la classe politique. Le mouvement, au d&#233;part fragile, a &#233;t&#233; fondateur pour l'engagement politique de toute une jeunesse espagnole touch&#233;e par un fort taux de ch&#244;mage (18% en 1996, 8% en 2006, 22% en 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ahora Madrid&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liste de convergence, avec &#224; sa t&#234;te la juge &#171; rouge &#187; Manuela Carmena, ayant remport&#233; la mairie de Madrid en mai 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Barcelona en Com&#250;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liste de convergence, avec &#224; sa t&#234;te Ada Colau, porte-parole de la PAH locale, ayant remport&#233; la mairie de Barcelone en mai 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bulle immobili&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;tonnage fr&#233;n&#233;tique du territoire (aujourd'hui, 3 millions d'appartements vides) dop&#233; par les banques et le blanchiment d'argent. Entre 1996 et 2007, le taux de propri&#233;taires dans le pays passait &#224; 80%. Des centaines de milliers de familles seront ruin&#233;es par l'explosion de la bulle. Entre 2007 et 2008, les constructions chutent de 25%, 2 millions de personnes se retrouvent au ch&#244;mage du jour au lendemain. Ne pouvant plus payer leur cr&#233;dit ou leur loyer, 600 000 familles ont &#233;t&#233; depuis expuls&#233;es de leur logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;dit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une loi datant du XIXe si&#232;cle, et relustr&#233;e par Franco, oblige les endett&#233;s bancaires &#224; payer la totalit&#233; du cr&#233;dit m&#234;me apr&#232;s que la banque a saisi le bien hypoth&#233;qu&#233; pour le revendre aux ench&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dette&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014, la dette espagnole (publique et priv&#233;e) repr&#233;sentait 424% du PIB, soit 4 fois plus que ce que produit l'&#233;conomie r&#233;elle. La dette bancaire a augment&#233; de 27% depuis 2007 et la dette publique atteint un billion d'euros. Chaque Espagnol devrait payer 23 000 euros pour la liquider. La dette publique sera le principal obstacle &#224; l'action des mairies du changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Expedientes de regulaci&#243;n de empleo&lt;/i&gt; (ERE)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plans sociaux qui, en Andalousie, ont &#233;t&#233; le pr&#233;texte &#224; des d&#233;tournements de fonds millionnaires de la part du gouvernement local et des syndicats officiels, sur le dos des travailleurs licenci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Iniciativa legislativa popular (ILP)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2011, la PAH et d'autres organisations de la soci&#233;t&#233; civile utilisent le principe constitutionnel d'Initiative l&#233;gislative populaire, qui permet de porter une loi au Parlement si 500 000 signatures sont recueillies en sa faveur. Avec 1,5 million de signataires, cette proposition demande : 1. L'effacement de la dette r&#233;troactivement, donc aussi pour les familles expuls&#233;es avant le changement l&#233;gislatif, 2. Un moratoire sur les expulsions, 3. La cr&#233;ation de logements sociaux pour reloger les familles expuls&#233;es, et la r&#233;quisition des immeubles vides appartenant aux banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Izquierda Unida (IU)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#233;quivalent espagnol du Front de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mairies du changement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coordination des listes de convergence ayant conquis les plus grandes villes en mai 2015. R&#233;unie &#224; Barcelone en juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mareas&lt;/i&gt; (mar&#233;es)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouvements de masse qui protest&#232;rent, &#224; partir de 2012, contre la privatisation des services publics. Mar&#233;e verte pour l'&#233;ducation, blanche pour la sant&#233;, bleue pour l'eau, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pactes de la Moncloa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accords pour une transition d&#233;mocratique sign&#233;s en 1977 par la droite post-franquiste, le PSOE, le Parti communiste et les syndicats devenus officiels, posant comme base inamovible la monarchie et l'unit&#233; nationale. Apr&#232;s des mobilisations ouvri&#232;res et &#233;tudiantes, le pays entre dans une &#232;re de lib&#233;ralisation : ind&#233;pendance du pouvoir judiciaire, libert&#233; de la presse, droit de r&#233;union, reconnaissance des communaut&#233;s basque et catalane, p&#233;riode culturelle de la &#171; Movida &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partido popular (PP)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Droite de gouvernement, antisociale et corrompue.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH400/-651-82fb5.jpg?1779684402' width='500' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Rajoy, Premier ministre du Partido popular.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partido socialista obrero espa&#241;ol (PSOE)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gauche monarchiste et lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Plataforma de afectados por la hipoteca&lt;/i&gt; (PAH)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Association de familles ruin&#233;es et expuls&#233;es de leur logement par les banques. Elle s'est &#233;largie aux locataires et squatteurs expuls&#233;s. Pr&#233;sente dans plus de 240 quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#161; S&#237; se puede !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Calqu&#233; sur le &#171; &lt;i&gt;Yes, we can&lt;/i&gt; &#187; d'Obama, ce &#171; Oui, on peut ! &#187; est un slogan ralliant autant les militants des &lt;i&gt;mareas&lt;/i&gt;, de la PAH ou les partisans de Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Appui mutuel (&lt;i&gt;Apoyo Mutuo&lt;/i&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprise d'un principe d'organisation du XIXe si&#232;cle popularis&#233; par Kropotkine dans La morale anarchiste. Ce principe d'action se r&#233;pand aujourd'hui comme une tra&#238;n&#233;e de poudre dans les mouvements et centres sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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