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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Vestiges collat&#233;raux : Quatre ans de conflit, plus d'un si&#232;cle de d&#233;minage</title>
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		<dc:creator>Olivier Saint-Hilaire</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;La guerre de 14-18 peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme l'une des premi&#232;res catastrophes industrielles toujours en cours. Les d&#233;chets de guerre, sous la forme d'obus non explos&#233;s ou de perchlorates, nous rappellent en effet que nous n'avons pas encore fini de payer les cons&#233;quences d'un conflit termin&#233; il y a cent ans. &#201;tat des lieux. C'est la s&#233;quence d'ouverture du film de Lucas Belvaux, Chez nous, sorti sur les &#233;crans en f&#233;vrier 2017. Le jour se l&#232;ve sur un paysage du nord de la France. Un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no161-janvier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;161 (janvier 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chimiques" rel="tag"&gt;chimiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Olivier" rel="tag"&gt;Olivier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre de 14-18 peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme l'une des premi&#232;res catastrophes industrielles toujours en cours. Les d&#233;chets de guerre, sous la forme d'obus non explos&#233;s ou de perchlorates, nous rappellent en effet que nous n'avons pas encore fini de payer les cons&#233;quences d'un conflit termin&#233; il y a cent ans.
&#201;tat des lieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2516 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/-782-c7eec.jpg?1782799295' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Olivier Saint-Hilaire.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est la s&#233;quence d'ouverture&lt;/strong&gt; du film de Lucas Belvaux, &lt;i&gt;Chez nous&lt;/i&gt;, sorti sur les &#233;crans en f&#233;vrier 2017. Le jour se l&#232;ve sur un paysage du nord de la France. Un tracteur laboure un champ, heurtant tout &#224; coup un objet m&#233;tallique. Le conducteur arr&#234;te la machine, puis descend voir ce dont il s'agit. Sous les griffes de son outil, il d&#233;couvre un obus. Sans montrer le moindre signe de panique, l'homme s'en saisit et va le d&#233;poser en bordure du champ, parmi d'autres obus. Un peu plus loin dans le film, le m&#234;me personnage commente laconiquement l'&#233;v&#233;nement : &#171; &lt;i&gt;Il para&#238;t qu'ils vont en sortir encore pendant mille ans...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#232;ne peut para&#238;tre insolite. Mais elle est en r&#233;alit&#233; plut&#244;t banale pour les populations du nord et de l'est de la France, qui habitent sur les anciens champs de bataille de la Premi&#232;re Guerre mondiale. Celle-ci n'a pas seulement marqu&#233; les esprits, elle a aussi transform&#233; les paysages. Parmi ses nombreux vestiges apparents, les monuments, cimeti&#232;res et autres n&#233;cropoles nationales. Mais aussi, beaucoup moins visibles, des dizaines de millions de munitions encore actives. Rien d'anecdotique : des obus non explos&#233;s, il s'en retrouve encore presque tous les jours, un peu partout, sur l'ancienne ligne de front qui court &#224; travers onze d&#233;partements, de la mer du Nord &#224; la fronti&#232;re suisse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un tiers de munitions non explos&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire les d&#233;mineurs de la S&#233;curit&#233; civile et les estimations de l'arm&#233;e fran&#231;aise, entre 25 et 30 % du milliard de munitions d'artillerie tir&#233;es sur le front Ouest entre 1914 et 1918 (tous bellig&#233;rants confondus) n'auraient pas explos&#233;. Un chiffre qui ne comptabilise ni les obus toujours stock&#233;s dans des d&#233;p&#244;ts, ni les munitions &#233;gar&#233;es ou abandonn&#233;es au cours des diverses offensives et retraites des arm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les champs de bataille ont bien &#233;t&#233; nettoy&#233;s dans les ann&#233;es suivant l'armistice, ce ne fut qu'en surface : la plupart des munitions non explos&#233;es sont rest&#233;es enfouies dans le sol, parfois &#224; plusieurs m&#232;tres de profondeur. Elles &#171; remontent &#187; chaque ann&#233;e &#224; la faveur des labeurs agricoles, de travaux publics, de chantiers autoroutiers ou ferroviaires, d'am&#233;nagements de zones commerciales ou de plates-formes logistiques. Le service du d&#233;minage, cr&#233;&#233; en 1945, et ses 300 d&#233;mineurs r&#233;partis sur tout le territoire collectent et d&#233;truisent chaque ann&#233;e en moyenne quelques cinq cents tonnes de ces munitions. &#192; ce rythme, rappellent-ils, le travail de d&#233;minage devra durer probablement encore plusieurs si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2518 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/-784-76ae3.jpg?1782799295' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Olivier Saint-Hilaire.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pas-de-Calais, octobre 2014. En th&#233;orie, il est interdit de d&#233;placer un engin de guerre que l'on vient de d&#233;couvrir, mais dans la r&#233;alit&#233; les agriculteurs n'attendent pas le passage des d&#233;mineurs. La plupart du temps, ils d&#233;posent au bord de leur parcelle les munitions au risque de voir l'une d'entre elles exploser en la manipulant. Pour distinguer un obus chimique d'un obus explosif, cet agriculteur agite l'obus dans tous les sens. Si celui-ci produit un bruit liquide, c'est un chimique.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces munitions toujours actives restent dangereuses pour ceux qui les manipulent. Deux d&#233;mineurs ont ainsi &#233;t&#233; tu&#233;s en 2007 par une explosion sur un site de stockage de munitions de la S&#233;curit&#233; civile &#224; proximit&#233; de Metz (Moselle). Plus r&#233;cemment, en 2014, deux ouvriers sont d&#233;c&#233;d&#233;s en Belgique lors de travaux d'excavation. Et il y a quelques semaines, un collectionneur d'objets militaires a trouv&#233; la mort dans le Calvados.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces munitions ne font pas toujours de victimes. En 2015, des obus ont ainsi explos&#233; en pleine terre, dans les champs, dans les environs d'Arras (Pas-de-Calais). Deux ans plus tard, dans la m&#234;me r&#233;gion, un obus au phosphore fuyant dans la cour d'une ferme a n&#233;cessit&#233; l'&#233;vacuation et le traitement d'une trentaine de personnes. Non loin, pr&#232;s de B&#233;thune, plus d'une centaine d'obus anglais encore actifs ont &#233;t&#233; d&#233;terr&#233;s en 2016 dans le jardin d'un pavillon, lors de travaux d'adduction d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, c'est parfois bien plus loin de l'ancienne ligne de front que des obus sont retrouv&#233;s. Comme sur l'&#206;le de Groix, dans le Morbihan : en 2014, des jeunes gens faisant un feu sur la plage y ont d&#233;clench&#233; l'explosion d'un obus enfoui dans le sable &#8211; datant de la Premi&#232;re Guerre mondiale, selon l'enqu&#234;te de gendarmerie. Bilan : un mort, un bless&#233; grave.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2515 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/-781-1d936.jpg?1782799295' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Olivier Saint-Hilaire.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En 2011, des taux excessivement &#233;lev&#233;s de sels de perchlorates, perturbateurs endocriniens responsables de troubles thyro&#239;diens, sont d&#233;tect&#233;s sur des captages d'eau potable au sud de Lille.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Toxiques de guerre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parmi cet arsenal mortel, il y a les munitions chimiques. Celles-ci ne peuvent &#234;tre neutralis&#233;es par p&#233;tardement, au risque de vaporiser et diffuser dans l'atmosph&#232;re les toxiques qu'elles contiennent. Jusqu'en 1996, ces obus &#233;taient d&#233;truits en baie de Somme. Sur la plage, les d&#233;mineurs descendaient &#224; mar&#233;e basse des palettes d'obus chimiques pour les faire exploser ensuite, sous l'eau, &#224; mar&#233;e haute. La mer fut ainsi longtemps consid&#233;r&#233;e comme la solution la plus pratique et la moins co&#251;teuse pour se d&#233;barrasser de cet arsenal toxique. Jusqu'&#224; ce qu'une explosion malencontreuse, ainsi que la proximit&#233; du parc ornithologique du Marquenterre et d'une colonie de phoques venus s'installer dans la baie, mettent un terme &#224; cette &#171; technique d'&#233;limination &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces munitions chimiques sont depuis stock&#233;es dans le camp militaire de Suippes, dans la Marne, en attendant que le Site d'&#233;limination des chargements d'objets identifi&#233;s anciens (Secoia) de Mailly-le-Camp (Aube) soit op&#233;rationnel. Ce qui ne devrait pas tarder : la construction de cette usine enti&#232;rement automatis&#233;e s'est achev&#233;e il y a peu. Les op&#233;rations de destruction et de neutralisation des munitions chimiques devraient d&#233;sormais s'y &#233;taler sur une trentaine d'ann&#233;es, sans qu'on sache toutefois ce qu'il adviendra des substances liquides et gazeuses collect&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2517 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH266/-783-9c97d.jpg?1782799295' width='400' height='266' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Olivier Saint-Hilaire.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marne, &#233;t&#233; 2013. Pour venir extraire ces quatre obus allemands pesant chacun plus de 80 kg, il aura fallu mobiliser trois d&#233;mineurs de la S&#233;curit&#233; civile, deux v&#233;hicules, une chenillette et y consacrer une matin&#233;e enti&#232;re. Une rapide inspection de la parcelle au d&#233;tecteur m&#233;tallique leur faisait toutefois penser qu'il devait rester bien d'autres obus comme ceux-ci.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les perchlorates, des poisons pour le futur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il existe aussi des munitions qui laissent des traces moins visibles, mais qui peuvent &#234;tre &#224; l'origine de pollutions des sols et des nappes phr&#233;atiques. En 2011, des taux excessivement &#233;lev&#233;s de sels de perchlorate (perturbateurs endocriniens responsables de troubles thyro&#239;diens) sont ainsi d&#233;tect&#233;s sur des captages d'eau potable au sud de Lille, sur l'ancienne ligne de front. Une pollution caus&#233;e par les munitions d'artillerie de la &#171; Grande Guerre &#187;, selon une &#233;tude r&#233;gionale. Sauf que la cartographie r&#233;alis&#233;e dans le but de la mesurer r&#233;v&#233;la aussi des taux anormalement &#233;lev&#233;s sur des zones de captage n'ayant pas connu de tirs d'artillerie. Des anomalies t&#233;moignant en fait d'un &#233;pisode m&#233;connu de l'apr&#232;s-guerre : le d&#233;sobusage. Dans les ann&#233;es 1920, la r&#233;gion comptait en effet plusieurs chantiers de destruction de munitions, aujourd'hui disparus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2519 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH266/-785-07942.jpg?1782654994' width='400' height='266' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Olivier Saint-Hilaire.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Suippes, Marne, &#233;t&#233; 2013. Un terrain d'explosion situ&#233; dans le camp militaire de Suippes est r&#233;guli&#232;rement mis &#224; disposition de la S&#233;curit&#233; civile pour qu'elle puisse &#233;liminer les obus des deux guerres mondiales retrouv&#233;s dans les derni&#232;res semaines. La photo a &#233;t&#233; prise &#224; plus d'un kilom&#232;tre et demi du lieu de l'explosion.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, les obus chimiques posaient particuli&#232;rement probl&#232;me aux autorit&#233;s militaires. Pour les &#233;liminer, elles ont alors fait appel &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es, qui tiraient b&#233;n&#233;fice de la revente des m&#233;taux plus ou moins pr&#233;cieux r&#233;cup&#233;r&#233;s. Mais ces soci&#233;t&#233;s &#233;taient peu exp&#233;riment&#233;es, et elles ont p&#233;riclit&#233; les unes apr&#232;s les autres quelques ann&#233;es &#224; peine apr&#232;s avoir commenc&#233; cette t&#226;che titanesque. En cause, l'effondrement des cours mondiaux des m&#233;taux et l'inflation des ann&#233;es 1920.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014, du nouveau. La ministre de l'Environnement, S&#233;gol&#232;ne Royal, charge le Bureau des recherches g&#233;ologiques et mini&#232;res d'&#233;tablir un inventaire national des pollutions engendr&#233;es par les activit&#233;s de ces soci&#233;t&#233;s de d&#233;sobusage. L'occasion de mettre &#224; jour plusieurs dizaines de sites pollu&#233;s, o&#249; avaient op&#233;r&#233; des soci&#233;t&#233;s comme Pickett &amp; Sons, Aigret &amp; Sauron, Bouxin ou Cl&#232;re &amp; Schwander. &#192; l'exemple du Place-&#224;-Gaz, lieu situ&#233; dans la for&#234;t de Spincourt (Meuse) o&#249; l'entreprise franco-britannique Pickett &amp; Sons aurait br&#251;l&#233; 200 000 obus chimiques allemands en 1928. Le sol de cette &#171; clairi&#232;re &#187; peu naturelle en garde trace : presque plus aucune v&#233;g&#233;tation n'y a pouss&#233; depuis. Selon les analyses, il contient des proportions inqui&#233;tantes de divers poisons et m&#233;taux lourds. Et sa masse est constitu&#233;e &#224; 17 % d'arsenic pur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;couverte embarrassante pour la pr&#233;fecture de la Meuse qui doit d&#233;sormais g&#233;rer la d&#233;pollution d'un site d&#233;j&#224; oubli&#233; 90 ans apr&#232;s avoir servi, tout en d&#233;fendant le &lt;a href='https://cqfd-journal.org/A-Bure-la-justice-atomise' class=&#034;spip_in&#034;&gt;tr&#232;s controvers&#233; projet&lt;/a&gt; d'enfouissement du Centre industriel de stockage g&#233;ologique (Cigeo) de Bure. Un site pourtant cens&#233; conserver des d&#233;chets hautement radioactifs pour les 5 000 ans &#224; venir&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; un t&#233;lescopage in&#233;dit entre pass&#233; et pr&#233;sent, qui souligne nos rapports complexes &#224; la m&#233;moire et l'oubli. Alors m&#234;me qu'une industrie nucl&#233;aire vacillante tente de vendre sa fable sur des d&#233;chets dont elle ne sait en r&#233;alit&#233; ce qu'il adviendra dans le futur, l'enseignement est pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; D&#233;chets de guerre &#187; est un travail photographique et documentaire que m&#232;ne &lt;a href=&#034;http://oliviersainthilaire.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Olivier Saint-Hilaire&lt;/a&gt; depuis 2013 sur les obus non explos&#233;s et les lieux pollu&#233;s par les munitions conventionnelles et chimiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ex-Fralib : vers une libre fraternit&#233; ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Ex-Fralib-vers-une-libre</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Mickomix</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>Alors</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; Toute cette exp&#233;rience, c'est une &#233;mancipation. &#187; Jet&#233;s &#224; la rue par Unilever, les Fralib ont repris l'outil de travail. En mai 2014, apr&#232;s quatre ans d'occupation et de d&#233;m&#234;l&#233;s judiciaires, ils ont fond&#233; la Scop-Ti et une nouvelle gamme de th&#233;s et tisanes, baptis&#233;e &#171; 1336 &#187; en m&#233;moire de leurs 1336 jours de combat opini&#226;tre. Cap sur l'avenir ! Comment passe-t-on d'ouvrier-Kleenex &#224; coop&#233;rateur ? Par dignit&#233;, affirme Rim, comptable en devenir. Gr&#226;ce &#224; une conscience sociale, soutient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Toute cette exp&#233;rience, c'est une &#233;mancipation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jet&#233;s &#224; la rue par Unilever, les Fralib ont repris l'outil de travail. En mai 2014, apr&#232;s quatre ans d'occupation et de d&#233;m&#234;l&#233;s judiciaires, ils ont fond&#233; la &lt;a href=&#034;http://www.scop-ti.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Scop-Ti&lt;/a&gt; et une nouvelle gamme de th&#233;s et tisanes, baptis&#233;e &#171; 1336 &#187; en m&#233;moire de leurs 1336 jours de combat opini&#226;tre. Cap sur l'avenir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment passe-t-on d'ouvrier-Kleenex &#224; coop&#233;rateur ? Par dignit&#233;, affirme Rim, comptable en devenir. Gr&#226;ce &#224; une conscience sociale, soutient Olivier, ex-d&#233;l&#233;gu&#233; syndical &#233;lu directeur g&#233;n&#233;ral : &#171; &lt;i&gt;Un homme, une voix. On est 57 coop&#233;rateurs ex-Fralib&lt;/i&gt; [sur 182 employ&#233;s &#224; l'annonce de la fermeture en 2010],&lt;i&gt; plus l'association Force et Bon Th&#233;, qui r&#233;unit les coop&#233;rateurs ext&#233;rieurs, mais qui n'a qu'une voix, pour que les travailleurs de la Scop ne perdent jamais le contr&#244;le. L'AG a &#233;lu un conseil d'administration pour quatre ans, r&#233;vocable &#224; tout moment.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH292/1508_mickomix_cqfd_autogestion_01-2-7062a.jpg?1782641454' width='400' height='292' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mickomix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Rim raconte son histoire, celle des Fralib, celle de la condition d'ouvri&#232;re des temps modernes : &#171; &lt;i&gt;J'ai eu un CDD &#224; Fralib en mars 2008, apr&#232;s six ans d'int&#233;rim. Il faut bien vivre, alors tu commences au bas de l'&#233;chelle, manutentionnaire, op&#233;ratrice, puis au laboratoire. Lors de l'entretien, on te parle de possibilit&#233; d'&#233;voluer. Sous contrat chez Unilever, c'est rassurant, tu peux t'acheter la maison, et c'est ce que j'ai fait. Tu prends un cr&#233;dit sur vingt-cinq ans et, un an plus tard, on te met &#224; la rue ! Alors l&#224;, tu as un peu la col&#232;re !&lt;/i&gt; &#187; La gorge de la jeune femme s'est nou&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Avec ma formation d'assistante de direction, j'&#233;tais format&#233;e. Je connaissais la strat&#233;gie des bo&#238;tes, mais la subir dans ta chair, c'est autre chose. Je savais qu'une fermeture se d&#233;cide cinq ou six ans avant, alors j'ai vraiment eu du mal &#224; dig&#233;rer. J'ai fait une grosse d&#233;pression, je me cachais pour pleurer. Et puis j'ai pens&#233; : si tu t'enfermes chez toi, ils auront gagn&#233; deux fois ! C'&#233;tait ma premi&#232;re bo&#238;te, je n'&#233;tais pas syndiqu&#233;e. Mon mari m'a soutenue. Je crois qu'avec des enfants, j'aurais eu encore plus la haine. Il y a des m&#232;res qui ont tenu pendant quatre ans. C'est aussi un moteur, les enfants.&lt;/i&gt; &#187; La voix se fait rauque : &#171; &lt;i&gt;Les grosses bo&#238;tes, elles te mettent la faute sur toi. On te dit que tu co&#251;tes trop cher. Mais tu sens bien que ce n'est pas vrai. J'ai parl&#233; aux coll&#232;gues, &#224; ceux qu'on avait reclass&#233;s ici apr&#232;s la fermeture de l'usine du Havre. Ils m'ont expliqu&#233; que sur les 2,50 euros que co&#251;te une bo&#238;te de th&#233;, la masse salariale n&#233;cessaire &#224; sa production repr&#233;sentait 14 centimes !&lt;/i&gt; &#187; Pourtant, la direction voulait concentrer la production d'Europe de l'Ouest sur trois sites au lieu de quatre, pour augmenter les marges des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Cette lutte a marqu&#233; ma vie&lt;/i&gt;, constate Rim. &lt;i&gt;Ma vision des choses. J'&#233;tais une fille assez introvertie, je ne risquais pas de parler en public. Et j'ai appris &#224; le faire. J'&#233;tais plut&#244;t casani&#232;re, et l&#224;, j'ai fait le tour de la France ! On &#233;tait les mieux plac&#233;s pour raconter notre histoire !&lt;/i&gt; &#187; En 2012, pour diviser, Unilever propose une &#171; prime &#224; la valise &#187; de 60 000 euros &#8211; en plus de l'indemnit&#233; de licenciement. &#171; &lt;i&gt;J'aurais pu accepter l'argent et payer mon cr&#233;dit, mais je n'ai pas voulu, le sentiment d'injustice &#233;tait trop fort.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On a fait un pari collectif&lt;/i&gt;, souligne Olivier.&lt;i&gt; C'est un choix qui s'est fait naturellement, &#224; cause de l'histoire du syndicat dans la bo&#238;te. Le cabinet d'expertise comptable qui nous a aid&#233;s &#224; construire notre projet est le m&#234;me qui analysait les comptes pour les &#233;lus du CE depuis trente ans. Pour pr&#233;parer la fermeture, Unilever nous avait d&#233;shabill&#233;s en amont et en aval : achats et ventes se g&#233;raient depuis le si&#232;ge. Mais on a continu&#233; &#224; calculer la r&#233;elle valeur ajout&#233;e, ce qui nous permettait d'argumenter. Avec Unilever, on n'&#233;tait jamais bons, puisqu'ils ne prenaient en compte que les co&#251;ts, pas les profits ! On a remis en question l'abandon de certaines activit&#233;s, comme ces types d'aromatisation que nous &#233;tions les seuls &#224; faire, ou la fili&#232;re plantes aromatiques &#8211; tilleul, verveine, camomille &#8211;, pour laquelle nous pouvions nous approvisionner ici au lieu d'importer de l'autre bout du monde. On n'a pas attendu que &#231;a ferme pour avoir cette r&#233;flexion.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2013,&lt;/strong&gt; les Fralib invitaient des coop&#233;ratives d'Am&#233;rique latine et d'Europe &#224; venir parler autogestion dans leur usine occup&#233;e. Pourtant, la CGT a toujours eu du mal &#224; envisager une r&#233;appropriation de l'outil industriel par la base&#8230; &#171; &lt;i&gt;La conf' n'&#233;tait pas emball&#233;e par notre projet, mais elle n'a pas mis de frein. La r&#233;appropriation me para&#238;t moins utopique que la renationalisation, qui ne fait plus partie du paysage. Au moment du conflit &#224; Florange, les copains sid&#233;rurgistes n'&#233;taient gu&#232;re convaincus par Montebourg. Ils disaient &#8220;On a d&#233;j&#224; vu ce que &#231;a donne&#8221;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le probl&#232;me actuel, c'est qu'on pense que le travail ne fait pas partie de la personne&lt;/i&gt;, remarque Rim. &lt;i&gt;C'est comme une parenth&#232;se, mais qui occupe pourtant une bonne partie de tes journ&#233;es, de ta vie ! Moi, je ne savais pas qu'un jour j'allais me battre autant pour mon travail. Tellement qu'aujourd'hui, il fait partie de moi. En fait, dans ce syst&#232;me, l'ouvrier est consid&#233;r&#233; comme un robot qu'on actionne en appuyant sur un bouton marche-arr&#234;t. Un jour, il y en a un qui va d&#233;cider d'&#233;teindre la lumi&#232;re. Voil&#224; pourquoi il y a autant de suicides dans les bo&#238;tes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unilever n'a pas voulu l&#226;cher la marque &#201;l&#233;phant, Scop-Ti a donc cr&#233;&#233; la sienne. &#171; &lt;i&gt;La partie commerciale, nous l'inventons &#224; partir de z&#233;ro, car c'&#233;tait Unilever qui g&#233;rait &#231;a. &lt;/i&gt; &#187; Un professionnel, ancien d&#233;l&#233;gu&#233; CGT chez Nestl&#233;, va mettre son r&#233;seau &#224; disposition. La comptabilit&#233; &#233;tait un point faible : la copine qui avait g&#233;r&#233; les finances pendant le conflit a fait le choix de ne pas tenter l'aventure. L'ancienne chef du service finances d'Haribo, &#224; la retraite, a alors form&#233; b&#233;n&#233;volement Rim. &#171; &lt;i&gt;Sans la lutte, je n'aurais jamais rencontr&#233; une experte-comptable, moi qui n'ai aucun patrimoine et qui viens d'un quartier difficile ! Pour moi, ces exp&#233;riences, c'est une &#233;mancipation. Ces quatre ans m'ont ouvert aux autres. Dans la lutte, on apprend &#224; &#233;couter, &#224; d&#233;battre, chose inconnue dans les entreprises de notre monde capitaliste&#8230; Pourtant, &#231;a para&#238;t &#233;vident : on r&#233;fl&#233;chit mieux &#224; plusieurs ! C'est la base de la d&#233;mocratie &#224; l'origine, non ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier reste lucide : &#171; &lt;i&gt;Les Scops, ce n'est pas la panac&#233;e. Leur statut permet la r&#233;mun&#233;ration du capital, mais nous, on s'est battus pendant des ann&#233;es contre la dictature des actionnaires, alors on a d&#233;cid&#233; de ne pas le r&#233;mun&#233;rer. On &#233;tait ouverts &#224; toute forme juridique qui corresponde &#224; cette id&#233;e un peu na&#239;ve, au d&#233;but, de cr&#233;er un mod&#232;le &#233;conomique dimensionn&#233; comme on voulait, avec nos valeurs. Mais en France, on a beau dire qu'on est le pays des droits de l'homme et de l'invention, tu ne peux pas faire ce que tu veux. Si on avait pu choisir, on n'aurait pas mis de pr&#233;sident, ni de directeur. Moi, je n'ai pas besoin du titre de directeur g&#233;n&#233;ral pour faire ce que je fais. Coop&#233;rateur, ou &#224; la limite porte-parole, &#231;a m'irait tr&#232;s bien. Mais dans ce pays tout doit &#234;tre pyramidal.&lt;/i&gt; &#187; Rim abonde : &#171; &lt;i&gt; On est tenus de respecter la grille des salaires, par rapport aux comp&#233;tences. Il y a trois cat&#233;gories : cadre, agent de ma&#238;trise et op&#233;rateur. Chez nous, ce seront des diff&#233;rences de 70 euros par mois, &#224; part le directeur, qui est &#224; un coefficient de 1,25. La politique salariale a &#233;t&#233; d&#233;battue en assembl&#233;e. On est tous polyvalents, de toute fa&#231;on. &lt;/i&gt; &#187; Pour r&#233;duire les co&#251;ts, Unilever avait brandi ce concept de polyvalence. &#171; &lt;i&gt;&#192; l'&#233;poque, on l'avait combattu pour ce que &#231;a supposait de surexploitation&lt;/i&gt;, se souvient Olivier,&lt;i&gt; qui &#233;tait technicien. Aujourd'hui, &#231;a nous permet d'avoir une vision d'ensemble.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;On vise quelque chose de plus horizontal&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, insiste-t-il. &lt;i&gt;Ce n'est pas gagn&#233; : pour certains, c'est plus commode de s'en tenir au r&#244;le d'ex&#233;cutant. Un exemple : hier, on a eu une r&#233;union pour organiser les &#233;quipes du matin et de l'apr&#232;s-midi. Un copain s'est &#233;tonn&#233; : mais qui va &#234;tre chef d'&#233;quipe ? On lui a dit : tout le monde. Je crois qu'&#224; ce moment-l&#224;, il a r&#233;alis&#233; que l'usine &#233;tait &#224; nous. Elle n'appartient &#224; personne, ni &#224; G&#233;rard, ni &#224; moi, mais &#224; nous tous.&lt;/i&gt; &#187; Les Scop-Ti vont &#233;viter de revenir aux 3x8, trop usants. Priorit&#233; &#224; la cr&#233;ation d'emploi. &#171; &lt;i&gt;C'est dur &#224; faire vivre, cette d&#233;mocratie, mais on en a la volont&#233;. On veut une hi&#233;rarchie horizontale ! C'est encore un id&#233;al, mais on doit y travailler d&#232;s aujourd'hui. Et &#231;a ne veut pas dire que chacun fera comme &#231;a lui chante.&lt;/i&gt; &#187; Le gars qui s'est document&#233; durant le conflit sur la s&#233;curit&#233; et l'hygi&#232;ne en a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; responsable. Rim : &#171; &lt;i&gt;Quand tu es employ&#233;e, le contrema&#238;tre te dit fais-ci, fais &#231;a, tu n'as pas &#224; donner ton avis. Par contre, quand tu pars sur les routes pour populariser la lutte, ta parole n'engage pas que toi, tu te sens investie.&lt;/i&gt; &#187; Olivier est assis dans la salle de r&#233;union ; derri&#232;re lui, des photos des Fralib accroch&#233;es au mur. Sur l'une d'elles, on le voit devant un portrait du Che. &#171; &lt;i&gt;La longueur du conflit nous a pr&#233;par&#233;s, parce qu'on a assur&#233; la maintenance des machines, la production militante pour financer la lutte, les assembl&#233;es&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cette humiliation du licenciement, je ne veux pas la revivre&lt;/i&gt;, conclut Rim. &lt;i&gt;Et c'est pour &#231;a qu'on s'est appropri&#233;s la chose &#8211; Unilever nous traitait de mafieux et de voyous au tribunal ! Beaucoup esp&#233;raient au d&#233;but voir venir un repreneur, c'&#233;tait la solution la plus facile. Mais moi je ne me voyais pas repartir sous contrat. Je ne mets pas tous les patrons dans le m&#234;me sac, il y a des petits patrons qui se battent pour survivre, en particulier les sous-traitants, mais je ne m'imagine plus mettre mon destin entre les mains d'un PDG. Il y a un contrat moral entre nous qui est bien plus fort que tous les contrats de travail !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le dossier &#034;Reprendre l'outil ! Repenser la Machine ?&#034; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La suite du dossier se d&#233;vore dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 135, en kiosque jusqu'au vendredi 02 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laine sans cha&#238;nes : Ardelaine, coop&#233;rative en milieu rural &gt;&lt;/strong&gt; Saint-Pierreville, en haute Ard&#232;che, de la tonte en passant par le cardage, le filage, le tissage, c'est toute une fili&#232;re laine que la Scop Ardelaine, fond&#233;e en 1982, a patiemment remont&#233;e. Plut&#244;t tourn&#233;e vers la literie, mais aussi les pulls, robes, chaussettes... Reportage chez les &#171; moutons rebelles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans la roue des soviets : Bus autog&#233;r&#233;s et &#233;dification des masses &gt;&lt;/strong&gt; Comme leurs voisins argentins, des travailleurs uruguayens ont su affronter la crise en s'appropriant les outils de travail et en exp&#233;rimentant l'autogestion. &#192; Colonia, la compagnie d'autobus ABC coop s'inscrit dans une dynamique au poing r&#233;solument lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Scop toujours ! : L'&#233;thique protestante et l'esprit du coop&#233;rativisme &gt;&lt;/strong&gt; Ambiance Bois affiche fi&#232;rement sa couleur utopique et ses r&#233;alisations concr&#232;tes. Travaillant en autogestion depuis 1988, 25 &#171; patrons-salari&#233;s &#187; prouvent que travailler &#233;cologiquement au pays et vivre ensemble sans chef, c'est possible ! Reportage sur le plateau de Millevaches, Limousin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les artistes ne sont pas tous autistes, mais tous les autistes sont des artistes</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-artistes-ne-sont-pas-tous</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Les-artistes-ne-sont-pas-tous</guid>
		<dc:date>2014-10-31T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Alexandra Lebon</dc:subject>
		<dc:subject>cristal</dc:subject>
		<dc:subject>th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>Olivier</dc:subject>
		<dc:subject>com&#233;diens</dc:subject>
		<dc:subject>Olivier Couder</dc:subject>
		<dc:subject>Blanche Neige</dc:subject>
		<dc:subject>Couder</dc:subject>
		<dc:subject>petites Cochonnes</dc:subject>
		<dc:subject>drap suspendu</dc:subject>
		<dc:subject>pomme empoisonn&#233;e</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce Blanche Neige est un spectacle que peu verront. Jou&#233; en grande partie par des acteurs en situation de handicap mental, peu de salles lui ouvriront leurs portes. Rencontre avec le th&#233;&#226;tre du Cristal, une compagnie pas comme les autres, certes, mais qui voudrait l'&#234;tre un peu plus. On aura vu une Blanche Neige fr&#233;missante de d&#233;sir danser avec le Chasseur, un acteur en apesanteur et gr&#226;ce tournoyer dans un drap suspendu, la mort grotesque du roi au milieu de sa cour dont les trois petites (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce &lt;i&gt;Blanche Neige&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Blanche Neige, Com&#233;die musicale de Gilles Roland-Manuel, mise en sc&#232;ne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; est un spectacle que peu verront. Jou&#233; en grande partie par des acteurs en situation de handicap mental, peu de salles lui ouvriront leurs portes. Rencontre avec le th&#233;&#226;tre du Cristal, une compagnie pas comme les autres, certes, mais qui voudrait l'&#234;tre un peu plus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On aura vu une Blanche Neige fr&#233;missante de d&#233;sir danser avec le Chasseur, un acteur en apesanteur et gr&#226;ce tournoyer dans un drap suspendu, la mort grotesque du roi au milieu de sa cour dont les trois petites Cochonnes, des sorci&#232;res grima&#231;antes et un prince certes charmant (sauf pour Blanche Neige) mais avant tout ambitieux&#8230; Point de sept nains dans ce &lt;i&gt;Blanche Neige&lt;/i&gt; mais des moines inqui&#233;tants et dr&#244;latiques et &#224; la place de la pomme empoisonn&#233;e, l'h&#233;ro&#239;ne meurt d'avoir aim&#233; sa propre image. Le spectacle jongle entre &#233;clats de rire francs, irr&#233;v&#233;rence, po&#233;sie et intelligence. La troupe, compos&#233;e d'artistes confirm&#233;s, de pensionnaires d'Instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs (IME) et de la compagnie du th&#233;&#226;tre du Cristal (des com&#233;diens en situation de handicap) &#233;tait dirig&#233;e par le metteur en sc&#232;ne Olivier Couder. Artistes, handicap&#233;s ou non, ils &#233;taient presque cinquante &#224; nous emmener danser dans la for&#234;t jusqu'&#224; la f&#234;te finale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p14-blanche-02aba.jpg?1782643854' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Alexandra Lebon.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait lors du festival du Futur compos&#233; du 24 au 29 juin dernier et m&#234;me &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;A nous Paris&lt;/i&gt; se sont extasi&#233;s devant ce spectacle m&#234;lant sur le m&#234;me plateau artistes et personnes handicap&#233;es, autistes ou schizophr&#232;nes&#8230; Pendant une semaine, on a vant&#233; le m&#233;lange, le refus de l'exclusion, les liens construits. Tr&#232;s bien, certes. Mais juste pour une semaine et puis s'en va. Pourtant Olivier Couder et ses com&#233;diens font du th&#233;&#226;tre toute l'ann&#233;e, 35 heures par semaine, avec cinq semaines de cong&#233;s pay&#233;s. A plein temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href=&#034;http://www.artsenfolies.org/theatreducristal/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;th&#233;&#226;tre du Cristal&lt;/a&gt; f&#234;te cette ann&#233;e ses 25 ans. 25 ans qu'Olivier Couder forme, dirige et met en sc&#232;ne des pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre avec des com&#233;diens en situation de handicap. La compagnie est en convention avec l'&#233;tablissement et service d'aide par le travail (Esat), &#171; La Montagne &#187; &#224; Cormeilles-en-Parisis (Val d'Oise). Comme il n'existe que huit Esat artistiques en France (sur 1 500) les quinze com&#233;diens ont eu de la chance de trouver une place dans cette petite troupe. Certains sont l&#224; depuis des ann&#233;es, d'autres viennent d'arriver parfois de loin, quittant leur famille et leur r&#233;gion pour venir faire du th&#233;&#226;tre ici. C'est l'Esat qui fournit les locaux et le salaire d'un &#233;ducateur au Cristal. Il verse aussi les indemnisations des com&#233;diens parcimonieusement calcul&#233;es selon des normes nationales (70 % du SMIG). Pas vraiment reconnus comme travailleurs, les com&#233;diens souffrant de handicap sont regard&#233;s comme des &#171; malades qu'on aide &#187;. Exit le code du travail : ils n'ont m&#234;me pas le droit de faire gr&#232;ve ! Et encore moins le droit d'&#234;tre intermittents. Mais si c'est l'Esat qui verse ces indemnisations, l'argent vient du Cristal et de ses revenus ! Il faut donc imp&#233;rativement que leurs spectacles tournent et rencontrent du public. &#171; &lt;i&gt;Si les deux tiers de nos ressources viennent de subventions et du m&#233;c&#233;nat, un tiers sont des ressources propres &#8211; ce qui fait beaucoup pour une compagnie de th&#233;&#226;tre professionnelle&lt;/i&gt; &#187;, nous explique Olivier Couder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors il faut trouver des th&#233;&#226;tres pour accueillir les spectacles. Mais pour &lt;i&gt;Blanche Neige&lt;/i&gt;, aucune date ne se profile &#224; l'horizon. Olivier Couder pr&#233;cise combien il est compliqu&#233; de faire tourner un tel spectacle &#171; &lt;i&gt;car cela implique beaucoup de monde dont les IME. Toutefois si on nous le propose, on trouvera les moyens de le faire. Mais les &#233;tablissements culturels ne viennent m&#234;me pas voir notre spectacle. Et s'ils viennent, ils font la moue car notre travail n'est pas acad&#233;mique. C'est un peu la situation qu'a connue l'art brut dans les ann&#233;es 50.&lt;/i&gt; &#187; Et c'est vrai que les spectacles du Cristal ne sont pas &#171; acad&#233;miques &#187;. Les com&#233;diens handicap&#233;s introduisent dans leur jeu un d&#233;calage par rapport &#224; nos habitudes th&#233;&#226;trales. Et c'est justement tout l'int&#233;r&#234;t artistique de leur travail qui va bien au-del&#224; des blablas consensuels et des plaquettes institutionnelles concernant les liens entre handicap&#233;s et &#171; normaux &#187;. &#171; &lt;i&gt;Fondamentalement les mentalit&#233;s du monde du th&#233;&#226;tre n'ont pas &#233;volu&#233; par rapport au handicap. La norme acad&#233;mique est toujours celle de l'excellence artistique et savante. Dans notre soci&#233;t&#233;, on accepte de plus en plus de voir les handicap&#233;s, mais toujours pas de partager avec eux.&lt;/i&gt; &#187; Sur &lt;i&gt;Blanche Neige&lt;/i&gt;, Olivier Couder a donn&#233; des r&#244;les importants &#224; ses com&#233;diens handicap&#233;s : le roi ou le Chasseur, par exemple. &#171; &lt;i&gt;J'ai vraiment voulu que le spectacle repose aussi sur les handicap&#233;s, qu'ils ne soient pas l&#224; juste pour faire de la figuration.&lt;/i&gt; &#187; Ce qui n'&#233;tait pas du go&#251;t d'un acad&#233;misme th&#233;&#226;tral bien pensant qui n'accepte la diff&#233;rence qu'&#224; ses marges, dans un r&#244;le social&#8230; Sinon, &#231;a n'est pas de l'aaaart, ma bonne dame !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines salles de th&#233;&#226;tre plus militantes accueillent volontiers la troupe du Cristal, comme &lt;a href=&#034;http://www.leventseleve.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le vent se l&#232;ve&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://www.confluences.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Confluences&lt;/a&gt; &#224; Paris ou encore la Sc&#232;ne nationale de Cergy. Mais c'est loin de suffire. &#171; &lt;i&gt;Curieusement, on a moins de mal &#224; trouver des dates &#224; l'&#233;tranger ! On a pu jouer &#224; Madrid : &#224; la &lt;a href=&#034;http://www.lacasaencendida.es/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Casa Encedida&lt;/a&gt;, th&#233;&#226;tre de premi&#232;re importance, et au Centro dramatico Nacional.&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir une petite vid&#233;o &#224; propos de ces rencontres en 2010.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; Mais en France les &#233;tablissements culturels sont encore assez r&#233;actionnaires. Pour eux, travailler avec des personnes en situation de handicap c'est faire du social, un petit truc en plus de leurs vraies missions artistiques.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux d'Olivier Couder, il y a quand m&#234;me des points positifs, et d'abord les r&#233;actions des artistes qui ont travaill&#233; avec eux sur ce projet. &#171; &lt;i&gt;Ils ont &#233;t&#233; tr&#232;s int&#233;ress&#233;s, tr&#232;s investis et patients. C'&#233;taient de vraies belles rencontres, un vrai partage pour le coup !&lt;/i&gt; &#187; On pensera notamment &#224; la chor&#233;graphe Kaori Ito, &#224; la d&#233;j&#224; tr&#232;s grande carri&#232;re internationale, dont la motivation sur cette cr&#233;ation ne s'est pas d&#233;mentie mais aussi aux intermittents, r&#233;gisseurs du th&#233;&#226;tre Monfort ou com&#233;diens qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; ne pas faire gr&#232;ve pour ce spectacle en solidarit&#233; avec ces acteurs pas comme les autres&#8230; Et l'enthousiasme des spectateurs qui ont eu le privil&#232;ge de partager un beau moment de th&#233;&#226;tre sans acad&#233;misme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo d'Alexandra Lebon. D'autres photos de &lt;i&gt;Blanches Neiges&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://www.alexandralebon.com/?fluxus_portfolio=blanche-neige&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par ici !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un catalogue de folie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les spectacles que d&#233;livrent Couder et sa bande sont tr&#232;s loin de n'&#234;tre qu'un moyen de &#171; rompre avec l'exclusion &#187;, qu'un th&#233;&#226;tre &#171; th&#233;rapeutique &#187; ou un moyen &#171; d'occuper &#187; ceux que notre soci&#233;t&#233; tient &#224; l'&#233;cart. Il s'agit purement et simplement de v&#233;ritables cr&#233;ations artistiques proposant un regard particulier sur le monde dans lesquelles les com&#233;diens ne jouent pas leurs propres r&#244;les mais de vrais personnages, avec de vrais discours&#8230; et avec une fa&#231;on bien particuli&#232;re d'aborder la sc&#232;ne qui nous change, nous les spectateurs, de nos routines th&#233;&#226;trales. S'ils passent par chez vous, ne les ratez pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours par le th&#233;&#226;tre du Cristal : mis en sc&#232;ne par Olivier Couder : &lt;i&gt;Lointain int&#233;rieur&lt;/i&gt; d'Henri Michaux, &lt;i&gt;Catalina in Fine&lt;/i&gt; de Fabrice Melquiot, &lt;i&gt;Le Dernier cri&lt;/i&gt;, sur des textes de Don Dhuyns, Fichet, Couder. Mis en sc&#232;ne par Eric Morin Racine : &lt;i&gt;O&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Vu du banc&lt;/i&gt;, spectacles de clowns. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=VqRXZOVykek&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fracas&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; d'Olivier Bruhnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Blanche Neige&lt;/i&gt;, Com&#233;die musicale de Gilles Roland-Manuel, mise en sc&#232;ne d'Olivier Couder. Actuellement programm&#233;e nulle part.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir une &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=D3Ik-4wrwEk&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;petite vid&#233;o&lt;/a&gt; &#224; propos de ces rencontres en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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