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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>A la rencontre des gens du pays</title>
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		<dc:date>2018-08-31T09:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


		<dc:subject>Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Dans le dossier de son pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, &#171; Labour fou &#8212; paysannerie en lutte &#187;, le chien rouge partait &#224; la rencontre de ces agriculteurs qui &#171; invitent &#224; enterrer nos vies administr&#233;es et &#224; reprendre la cl&#233; des champs &#187;. Las, il manquait &#224; ce dossier un texte, celui du vigneron Jean-Claude Leyraud, auteur d'une lecture crois&#233;e de deux ouvrages portant sur l'impossibilit&#233; d'&#234;tre paysan aujourd'hui. Le voici &#8212; quand il n'y en a plus, il y en a encore&#8230; Dans son documentaire Les Paysans de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no164-avril-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;164 (avril 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Du-cote-de-chez-les-rustiques" rel="tag"&gt;Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Eugene-Riousse" rel="tag"&gt;Eug&#232;ne Riousse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/paysan" rel="tag"&gt;paysan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mythe" rel="tag"&gt;mythe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/decembre-dernier" rel="tag"&gt;d&#233;cembre dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marie-France-Barrier" rel="tag"&gt;Marie-France Barrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Barrier-filme" rel="tag"&gt;Barrier filme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mythe-paysan" rel="tag"&gt;Mythe paysan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-echelle-humaine" rel="tag"&gt;l'&#233;chelle humaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Champ" rel="tag"&gt;Champ&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Barrier" rel="tag"&gt;Barrier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le dossier de son pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-no163-mars-2018&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Labour fou &#8212; paysannerie en lutte&lt;/a&gt; &#187;, le chien rouge partait &#224; la rencontre de ces agriculteurs qui &#171; &lt;i&gt;invitent &#224; enterrer nos vies administr&#233;es et &#224; reprendre la cl&#233; des champs&lt;/i&gt; &#187;. Las, il manquait &#224; ce dossier un texte, celui du vigneron Jean-Claude Leyraud, auteur d'une lecture crois&#233;e de deux ouvrages portant sur l'impossibilit&#233; d'&#234;tre paysan aujourd'hui. Le voici &#8212; quand il n'y en a plus, il y en a encore&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son documentaire &lt;i&gt;Les Paysans de demain &#8211; Le Champ des possibles&lt;/i&gt;, diffus&#233; en d&#233;cembre dernier sur France 5&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et disponible sur YouTube.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, Marie-France Barrier filme des n&#233;oruraux et agriculteurs anciennement &#171; conventionnels &#187;, qui se consacrent d&#233;sormais &#224; des pratiques agricoles &#224; l'&#233;chelle humaine, avec optimisme et enthousiasme. Pierre, ancien pilote de ligne, retrouve ainsi sens &#224; sa vie en devenant mara&#238;cher bio dans le bocage normand. Dans l'Eure, Lina, ex-agent immobilier, et son compagnon s'installent en agroforesterie et cultivent leur &#171; &lt;i&gt;petit paradis&lt;/i&gt; &#187;, entour&#233;s d'une mer de pesticides. Dans le pays de Caux, Olivier, ancien c&#233;r&#233;alier &#224; la t&#234;te de 300 hectares, prend conscience qu'il est plus que temps de cesser d'appauvrir les sols. Dans le Jura, Valentin, jeune &#233;tudiant destin&#233; &#224; la haute fonction publique, revient sur ses terres natales et se convertit avec son p&#232;re, vigneron &#171; &lt;i&gt;radi&lt;/i&gt; &#187;, &#224; la viticulture biologique. En Corr&#232;ze, une ferme collective de jeunes n&#233;oruraux fonctionne en polyculture et retisse du lien social&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Radicalit&#233; paysanne &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette tentative de r&#233;enchantement de la condition paysanne, l'&#233;leveur Xavier Noulhianne semble avoir r&#233;pondu par anticipation dans un excellent livre, paru en 2016, &lt;i&gt;Le M&#233;nage des champs&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Xavier Noulhianne, Le M&#233;nage des champs &#8211; Chronique d'un &#233;leveur au XXIe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#171; &lt;i&gt;&#192; contre-courant du vent positiviste qu'il semble aujourd'hui obligatoire de suivre, il nous faut reconna&#238;tre au moins qu'aucune tentative de reconstruction ne pourra exister en faisant l'&#233;conomie d'une prise de conscience froide de l'&#233;tat de d&#233;possession qui est le n&#244;tre et celui de tous ceux qui partagent un m&#234;me avenir dans cette soci&#233;t&#233; bureaucratique.&lt;/i&gt; &#187; Sa critique implacable de l'industrialisation de la vie est r&#233;jouissante par sa radicalit&#233; sans faille. Rien ne r&#233;chappe du jeu de massacre. Ni l'industrialisation de l'agriculture, dont &#171; &lt;i&gt;l'id&#233;e n'est pas de transformer les agriculteurs en &#8220; unit&#233;s &#224; fort taux de rentabilit&#233; &#8221;, &lt;/i&gt; [mais] &lt;i&gt;de faire en sorte que les exploitations agricoles soient des unit&#233;s assez solides pour soutenir l'activit&#233; &#233;conomique de l'industrie manufacturi&#232;re, chimique et agroalimentaire, dont elles constituent en quelque sorte le socle&lt;/i&gt; &#187;. Ni le syndicalisme &#171; &lt;i&gt;sauce Conf&#233;d&#233;ration paysanne&lt;/i&gt; &#187; qui, pour rester en position de n&#233;gocier, refuse le conflit. Ni les bios qui jouent le jeu de la marchandise. Ni le malentendu sur lequel &#171; &lt;i&gt;reposent les relations entre producteurs et consommateurs au sein des Amap, qui font croire &#224; des citadins ayant adopt&#233; avec plaisir un mode de vie moderne qu'ils pourraient profiter d'une nourriture dont le mode de production n'aurait pas subi les d&#233;voiements de l'industrialisation&lt;/i&gt; &#187;. Ni enfin ceux qui &#171; &lt;i&gt; revendiquent le refus de l'obligation de pu&#231;age &#233;lectronique de leur troupeau, pour rendre possible un &#233;tat d'exception dans lequel ils pourraient continuer leur petite vie tranquille, croient-ils. Sans refuser l'administration qui, depuis soixante ans, a pour objet de fabriquer ces mesures&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH335/-804-fc31b.jpg?1782641206' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Une illustration d'Eug&#232;ne Riousse
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'auteur lui-m&#234;me n'en sort pas indemne, lui qui n'a pas refus&#233; l'installation aid&#233;e, qui le &#171; &lt;i&gt;transforme en interm&#233;diaire de l'&#201;tat pour canaliser ses subventions vers l'industrie&lt;/i&gt; &#187;. Pas plus qu'il n'a r&#233;ussi &#224; contourner la certification bio, dont &#171; &lt;i&gt;l'organisme de certification devient le m&#233;diateur auquel on d&#233;l&#232;gue toute la confiance qui pr&#233;c&#233;demment d&#233;coulait de la connaissance intime de la provenance, par la proximit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Il para&#238;t se trouver dans le m&#234;me isolement qu'il d&#233;nonce, et commet l'erreur de d&#233;finir le paysan uniquement par son activit&#233; agricole. Dans le sens de la perte de l'autonomie et du savoir-faire, c'est vrai : le paysan a bel et bien disparu. Mais si on parle du paysan comme de celui qui appartient &#224; un pays, &#224; une communaut&#233; villageoise, alors on peut en saisir quelques vestiges, dont t&#233;moignent encore les &#233;lans de solidarit&#233; locale &#8211; quand un vigneron est malade, par exemple, d'autres vignerons s'occupent de la taille de ses vignes. Peut-&#234;tre pas suffisant pour b&#226;tir une r&#233;sistance, mais de quoi donner des id&#233;es pour reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mythe paysan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec son livre &lt;i&gt;Le Paysan impossible&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Yannick Ogor, Le Paysan impossible, &#201;ditions du bout de la ville, 2017.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, Yannick Ogor s'en prend quant &#224; lui au &#171; &lt;i&gt;mythe paysan&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Ce mythe est d'une puissance telle que, depuis un si&#232;cle, il a su se fondre dans chaque nouvelle &#233;poque, toujours en rupture avec la pr&#233;c&#233;dente. Pour accompagner les mutations d&#233;cisives de l'administration de l'alimentation de masse, le mythe d'une &#8220; paysannerie-forc&#233;ment-vertueuse &#8221; a su changer costumes et d&#233;cors chaque fois que n&#233;cessaire.&lt;/i&gt; &#187; Et l'auteur d'&#233;num&#233;rer les habits successifs qu'on a fait rev&#234;tir aux agriculteurs &#171; &lt;i&gt;Le mythe du paysan &#8220; &#233;ternel &#8221; des ann&#233;es 1930, port&#233; par les Chemises vertes, aura servi les int&#233;r&#234;ts de l'aristocratie et d'une bourgeoisie agraire naissante. Dans les ann&#233;es 1960, le mythe du paysan &#8220; moderniste &#8221;, garant de l'autonomie alimentaire de la France, port&#233; par les jeunes syndicalistes du CNJA&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Cercle national des jeunes agriculteurs est un syndicat agricole qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;sera utilis&#233; pour constituer une administration agricole au service des empires agro-alimentaires. Aujourd'hui, le mythe du paysan &#8220; &#233;cologiste &#8221; est une synth&#232;se des pr&#233;c&#233;dents, il agite les images d'&#201;pinal d'une agriculture d'antan et renouvelle la figure du progr&#232;s, cette fois-ci dans la grande aventure du &#8220;sauvetage de la plan&#232;te&#8221;. Port&#233; par la gauche paysanne, cette nouvelle version du mythe paysan accompagne d&#233;sormais les mutations de la politique agricole entam&#233;es en 1992, toujours au service des empires agro-alimentaires. La Conf&#233;d&#233;ration paysanne a &#233;t&#233; utilis&#233;e &#224; dessein. Elle en est morte.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, comment &#234;tre paysan malgr&#233; tout L'auteur, &#233;leveur de brebis en Bretagne, expose sa m&#233;thode personnelle faite de &#171; d&#233;brouille &#187; et d'organisation de l'invisibilit&#233; aupr&#232;s de l'administration. Et d'ajouter que &#171; &lt;i&gt;l'enjeu devrait donc consister &#224; construire des communaut&#233;s de confiance qui assumeraient collectivement l'ill&#233;galit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Mais il faut ici lever une ambigu&#239;t&#233; pour pouvoir entrer en relation de confiance, les hommes doivent d'abord produire ensemble, dans des lieux concrets, leurs moyens d'existence. C'est ce que faisaient les paysans dans leur village, c'est ce qu'il faut &#233;tendre &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. &#192; l'heure o&#249; un lieu d'exp&#233;rimentation comme la ZAD se trouve &#224; la crois&#233;e des chemins, ces deux parutions viennent opportun&#233;ment sanctionner la fin des &#171; &lt;i&gt;illusions paysannes&lt;/i&gt; &#187; et montrer la n&#233;cessit&#233; de construire des pratiques autonomes bas&#233;es sur de nouvelles relations sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Et disponible sur YouTube.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Xavier Noulhianne, &lt;i&gt;Le M&#233;nage des champs &#8211; Chronique d'un &#233;leveur au XXIe si&#232;cle&lt;/i&gt;, &#201;ditions du bout de la ville, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Yannick Ogor, &lt;i&gt;Le Paysan impossible&lt;/i&gt;, &#201;ditions du bout de la ville, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le Cercle national des jeunes agriculteurs est un syndicat agricole qui &#339;uvre pour l'aide &#224; l'installation des jeunes agriculteurs. Il est critiqu&#233; pour sa proximit&#233; avec la FNSEA, qui promeut une agriculture intensive et productiviste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Guerre froide et artichauts</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Guerre-froide-et-artichauts</link>
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		<dc:date>2013-07-12T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Julien Tewfiq</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Non, on ne conna&#238;t pas tellement de paysans qui vont au travail en tram. Pourtant, c'est bien ce que font tous les jours Armelle et son compagnon, Franck, pour aller cultiver en plein quartier des Caillols, &#224; Marseille, leur petit lopin de terre. Et ce depuis mars 2011. Mais jusqu'&#224; quand ? Par-del&#224; les 4 000 m&#232;tres carr&#233;s de mara&#238;chage, on devine la ville. Lotissement r&#233;sidentiel par-l&#224;, lyc&#233;e technique par-ci. Des tours d'immeubles un peu plus loin. Le sourire en coin, Armelle Debroize (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/metres-carres" rel="tag"&gt;m&#232;tres carr&#233;s&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Crochemore" rel="tag"&gt;Crochemore&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Non, on ne conna&#238;t pas tellement de paysans qui vont au travail en tram. Pourtant, c'est bien ce que font tous les jours Armelle et son compagnon, Franck, pour aller cultiver en plein quartier des Caillols, &#224; Marseille, leur petit lopin de terre. Et ce depuis mars 2011. Mais jusqu'&#224; quand ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par-del&#224; les 4 000 m&#232;tres carr&#233;s de mara&#238;chage, on devine la ville. Lotissement r&#233;sidentiel par-l&#224;, lyc&#233;e technique par-ci. Des tours d'immeubles un peu plus loin. Le sourire en coin, Armelle Debroize demande : &#171; &lt;i&gt;Vous en connaissez beaucoup, vous, de paysans qui prennent le tramway pour aller sur leurs champs ?&lt;/i&gt; &#187; Puis elle enfonce un doigt dans la terre au pied d'un plan de tomate, pour voir si c'est assez humide et chaud. La dame, souriante, s'est reconvertie autour de la cinquantaine, laissant tomber le dessin en b&#226;timent. Formation agricole &#171; pour adulte &#187;, puis le travail sur le terrain pour d'autres agriculteurs. &#171; &lt;i&gt;J'ai toujours aim&#233; faire du potager. Alors, je me suis dit que je n'avais qu'&#224; en faire mon m&#233;tier. &#187;&lt;/i&gt; En fait, la terre, Armelle l'a dans le sang : ses parents &#233;taient agriculteurs en Bretagne. &#171; &lt;i&gt;Vers vingt ans, je voulais reprendre la terre. Mais je ne pouvais pas&#8230; J'&#233;tais une fille et j'avais des fr&#232;res. Alors j'ai fait autre chose. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_680 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/p16-caillols-294d2.png?1782728304' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Julien Tewfik
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Franck s'occupe du goutte-&#224;-goutte aux quatre coins du champ pendant qu'Armelle ramasse &#224; la main quelques gousses de f&#232;ves bien dodues&#8230;, mais peu nombreuses. &#171; &lt;i&gt;Avec le temps qu'on a en ce moment..., c'est dur !&lt;/i&gt; &#187; En effet, le printemps n'arrive pas. Il pleut trop et ne fait pas assez chaud. La production prend du retard. Pire ! Les nuisibles, pucerons en t&#234;te, pullulent. &#171; &lt;i&gt;&#201;videmment , on est enti&#232;rement bio. Regardez, heureusement qu'il y a les coccinelles ! Allez, les petites !&lt;/i&gt; &#187; Armelle insiste : &#171; &lt;i&gt;On est bio et certifi&#233;. &#199;a a un co&#251;t et c'est compliqu&#233;. Mais &#231;a me paraissait important que les gens soient s&#251;rs. Nous, on ne vend que du bio et que notre propre production.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux fois par semaine&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; la Ferme du Collet des Comtes, les mardis et vendredis de 16 h 30 &#224; 18 h (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, Armelle et Franck vendent en direct, devant leur champ, ce qu'ils ont ramass&#233; le jour m&#234;me &#224; une client&#232;le d'habitu&#233;s. Une petite dame &#224; l'accent &#224; couper au couteau vient &#224; chaque fois et se &#171; &lt;i&gt;r&#233;gale&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Nous, on veut de la petite production. De la bonne ! &lt;/i&gt; &#187; Elle se souvient du temps o&#249;, aux Caillols, il y avait des vaches et des yaourts fermiers. &#171; &lt;i&gt;Et on achetait des caillolais, des vrais ! C'&#233;tait la sp&#233;cialit&#233; du coin ! Mais &#231;a n'existe plus. Maintenant, c'est la ville. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les fid&#232;les, les temps sont durs. En plus de la m&#233;t&#233;o quasi hivernale, des pucerons, des liserons, de la pression du banquier &#8211; Armelle n'a jamais gagn&#233; plus de 800 euros par mois avec son champ &#8211;, il y a un risque d'expulsion au-dessus de sa t&#234;te. En 2011, notre paysanne urbaine s'&#233;tait associ&#233;e avec Mme Crochemore, afin de r&#233;pondre &#224; un appel d'offres de la ville pour une d&#233;l&#233;gation de service public. Il s'agissait de s'occuper d'une ferme p&#233;dagogique pendant au minimum sept ans. La mairie exigeait deux personnes : la d&#233;l&#233;gataire pour faire l'accueil des bambins, la visite de la ferme et ses animaux. Ce serait Mme Crochemore. L'autre, Armelle, devait g&#233;rer une exploitation agricole, biologique et viable. Une subvention de 30 000 euros &#224; la clef et surtout un hectare pour Armelle &#224; mettre en maraichage : son r&#234;ve. Mais tr&#232;s vite, c'est la d&#233;ception : l'hectare a fondu jusqu'&#224; 4 000 m2&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pas assez grand pour qu'elle soit reconnue comme agricultrice &#224; part enti&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Et, neuf mois apr&#232;s leur installation, une fois le champ bien en place, Mme Crochemore demande &#224; sa partenaire de quitter le terrain. Pour quelle raison ? Cela reste obscur. M&#233;sentente ? Jalousie ? Incompr&#233;hension ? Il n'emp&#234;che qu'Armelle est menac&#233;e de perdre son champ, son boulot, sa joie de vivre&#8230; Et sans recours, car la mairie n'a sign&#233; qu'avec la d&#233;l&#233;gataire. Une faille juridique qui g&#226;che la vie de ces maraichers citadins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armelle refuse de partir : &#171; &lt;i&gt;On n'a pas fait tout &#231;a pour laisser tomber sans aucune raison valable&lt;/i&gt; &#187;, s'ent&#234;te-t-elle. Norbert, client venu &#171; &lt;i&gt;d'en face, en voisin&lt;/i&gt; &#187;, ajoute qu'&#171; &lt;i&gt;ils ont tout notre soutien. On va se battre !&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une p&#233;tition, lanc&#233;e par Solidarit&#233; paysan Provence et la Conf&#233;d&#233;ration (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le sourire, Franck donne &#224; go&#251;ter une poign&#233;e de petits pois tout frais sortis de leur gousse. Cru ? &#171; &lt;i&gt;Bien s&#251;r, crus ! Ils sont d&#233;licieux. Ces pois, ce sont des nains de Provence. Une essence locale. Comme les artichauts, des violets de Provence. Un d&#233;lice. Faut tout manger, m&#234;me la queue. Vous m'en direz des nouvelles.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme &#224; CQFD on v&#233;rifie toujours nos informations, on a mang&#233; la queue des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; la Ferme du Collet des Comtes, les mardis et vendredis de 16 h 30 &#224; 18 h 30 jusqu'&#224; mi-d&#233;cembre, au 137, bd des Lib&#233;rateurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pas assez grand pour qu'elle soit reconnue comme agricultrice &#224; part enti&#232;re et puisse, donc, cotiser pour la retraite, toucher quelques aides ou se faire rembourser la certification.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.petitions24.net/pour_la_defense_darmelle_sur_la_ferme_pedagogique_du_collet.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une p&#233;tition&lt;/a&gt;, lanc&#233;e par Solidarit&#233; paysan Provence et la Conf&#233;d&#233;ration paysanne circule.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Comme &#224; CQFD on v&#233;rifie toujours nos informations, on a mang&#233; la queue des artichauts. Et c'&#233;tait bon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Reclaim the seeds</title>
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		<dc:date>2011-12-19T07:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nardo, Ra&#250;l Guill&#233;n</dc:creator>


		<dc:subject>semences</dc:subject>
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		<dc:subject>Encadr&#233;</dc:subject>
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		<dc:subject>types vari&#233;taux</dc:subject>
		<dc:subject>semences v&#233;g&#233;tales</dc:subject>

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&lt;p&gt;Encadr&#233; de R&#233;clame le champ ! Depuis 1981, un catalogue officiel dresse la &#171; liste limitative des vari&#233;t&#233;s ou types vari&#233;taux dont les semences et plants peuvent &#234;tre mis sur le march&#233; sur le territoire national &#187;. D'outil de standardisation et de tra&#231;abilit&#233;, il est devenu outil de r&#233;pression : aujourd'hui, il est interdit non seulement de vendre, mais aussi d'&#233;changer les semences v&#233;g&#233;tales non inscrites dans le catalogue. Ce qui n'emp&#234;che pas diverses associations de pratiquer le troc (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no94-novembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;94 (novembre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/semences" rel="tag"&gt;semences&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Champ" rel="tag"&gt;Champ&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Catalogue-officiel" rel="tag"&gt;Catalogue officiel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Encadre" rel="tag"&gt;Encadr&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Reclame" rel="tag"&gt;R&#233;clame&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/liste-limitative" rel="tag"&gt;liste limitative&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/territoire-national" rel="tag"&gt;territoire national&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/officiel-dresse" rel="tag"&gt;officiel dresse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/types-varietaux" rel="tag"&gt;types vari&#233;taux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/semences-vegetales" rel="tag"&gt;semences v&#233;g&#233;tales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Encadr&#233; de &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Reclame-le-champ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;clame le champ !&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1981, un catalogue officiel dresse la &lt;i&gt;&#171; liste limitative des vari&#233;t&#233;s ou types vari&#233;taux dont les semences et plants peuvent &#234;tre mis sur le march&#233; sur le territoire national &#187;&lt;/i&gt;. D'outil de standardisation et de tra&#231;abilit&#233;, il est devenu outil de r&#233;pression : aujourd'hui, il est interdit non seulement de vendre, mais aussi d'&#233;changer les semences v&#233;g&#233;tales non inscrites dans le catalogue. Ce qui n'emp&#234;che pas diverses associations de pratiquer le troc de semences anciennes (&lt;a href='https://cqfd-journal.org/Collectivisme-potager'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;40&lt;/a&gt;). Il faudra bient&#244;t faire de m&#234;me avec les &#171; semences animales &#187;, puisque la loi d'orientation agricole du 5 janvier 2006 pr&#233;voit, &#224; partir de janvier 2015, l'obligation de certification de tous les m&#226;les reproducteurs, ce qui dans les faits interdira, par exemple, d'avoir un b&#233;lier dans la ferme pour reproduire son cheptel. On reviendra en d&#233;tail sur cette histoire dans le prochain num&#233;ro !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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