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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; La distribution est une condition d'autonomie &#187;</title>
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		<dc:creator>Ferdinand Cazalis</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Une autre id&#233;e de la logistique &#224; Barcelone. 10% des publications dans l'&#201;tat espagnol sont en langue catalane. Mais les diff&#233;rences linguistiques ne suffisent pas &#224; expliquer la m&#233;fiance des &#233;diteurs ib&#233;riques envers la centralisation. Pr&#232;s de 200 entreprises de diffusion/distribution existent &#224; travers le pays, contre une dizaine en France. &#192; Barcelone, une petite structure tient t&#234;te aux g&#233;ants du secteur. Petit topo dans le quartier caniculaire du Raval, par Miguel Martin, participant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no146-septembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;146 (septembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Diffusion-s-est" rel="tag"&gt;Diffusion s'est&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une autre id&#233;e de la logistique &#224; Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10% des publications dans l'&#201;tat espagnol sont en langue catalane. Mais les diff&#233;rences linguistiques ne suffisent pas &#224; expliquer la m&#233;fiance des &#233;diteurs ib&#233;riques envers la centralisation. Pr&#232;s de 200 entreprises de diffusion/distribution existent &#224; travers le pays, contre une dizaine en France. &#192; Barcelone, une petite structure tient t&#234;te aux g&#233;ants du secteur. Petit topo dans le quartier caniculaire du Raval, par Miguel Martin, participant de Virus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Virus est n&#233; en 1991, avec une &#233;quipe dont il ne reste plus personne aujourd'hui. Dans ces ann&#233;es-l&#224;, la gauche s'est reconfigur&#233;e &#224; partir des groupes form&#233;s dans les ann&#233;es 1970, et de ceux de la Transition d&#233;mocratique (le r&#233;gime d&#233;mocratico-lib&#233;ral qui s'est impos&#233; depuis une quarantaine d'ann&#233;es). Un nouveau tissu de dissidences s'est alors fabriqu&#233;, avec le mouvement des occupations (squats et centres sociaux). 1992 marque l'ann&#233;e de grandes mobilisations dans l'&#201;tat espagnol, celle de la comm&#233;moration des 500 ans du g&#233;nocide latino-am&#233;ricain, et surtout celles contre les Jeux Olympiques de Barcelone et de l'Exposition universelle &#224; S&#233;ville en 1992. Ces deux derniers &#233;v&#233;nements sont le point culminant de ce qui s'est tram&#233; durant la Transition : le pacte entre le franquisme et la ploutocratie des classes dominantes au sein du gouvernement. C'est le triomphe de la modernit&#233; capitaliste dans le pays. Et c'est dans ce contexte qu'est n&#233; Virus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2562 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH539/-827-2ce57.jpg?1779602972' width='400' height='539' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ruoyi Jin.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; dans une librairie de la gauche radicale, El Lokal, rue de la Cera, dans le quartier du Raval, qui existe depuis 1982. Au d&#233;part, c'&#233;tait une agence de presse alternative et une structure de diffusion de fanzines et revues. De l&#224; est n&#233;e une maison d'&#233;dition libertaire, publiant des essais et des t&#233;moignages historiques sur la guerre d'Espagne. La question de cr&#233;er en m&#234;me temps une structure de distribution pour les livres s'est impos&#233;e d&#232;s le d&#233;part. C'est une condition d'autonomie, d'une part, et de diffusion large &#8211; m&#234;me dans le circuit commercial. Virus est bic&#233;phale : une maison d'&#233;dition avec une huitaine de parutions par an et une structure de diffusion/distribution avec une cinquantaine d'&#233;diteurs dans son catalogue &#8211; de la micro-&#233;dition aux grands &#233;diteurs camarades comme Traficantes de Sue&#241;os ou Pepitas de Calabaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons le statut d'entreprise, mais fonctionnons en coop&#233;rative, de mani&#232;re horizontale, et sans aide publique ; on cherche parfois des subventions, mais il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'&#201;tat pour la culture, d'autant moins quand elle est critique ! Tout le monde a le m&#234;me salaire, en temps plein, sans diff&#233;rence de statut ni d'anciennet&#233;. La prise de d&#233;cision est toujours collective, tant sur nos choix &#233;ditoriaux que sur nos strat&#233;gies de distribution, comme par exemple pour d&#233;cider de qui entre au catalogue ou pas. Nous faisons des assembl&#233;es tous les quinze jours, une fois pour l'&#233;ditorial et discuter de &#171; th&#233;orie &#187;, une fois pour la distribution et parler des aspects techniques. Il y a six personnes qui travaillent ici : une pour la coordination des &#233;ditions et la communication, une pour la comptabilit&#233; et l'administratif, deux pour le travail commercial de pr&#233;sentation des nouveaut&#233;s aux librairies, et deux personnes en charge du travail logistique (les r&#233;ceptions, les envois, le stock).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Virus distribue les livres dans deux types de milieux : 45% dans le milieu alternatif et engag&#233; (centres sociaux, squats, librairies associatives et politiques &#8211; il y en a environ 25 en Catalogne), et le reste dans les librairies conventionnelles (environ 150 en Catalogne). Ensuite, nous distribuons aussi les &#233;diteurs catalans hors de la r&#233;gion. Certains &#233;diteurs choisissent de confier leur catalogue &#224; de grands diffuseurs-distributeurs pour les librairies conventionnelles et nous confient leurs titres pour les lieux alternatifs. Puis reproduisent le m&#234;me sch&#233;ma dans chaque r&#233;gion. Les conditions sont les m&#234;mes pour les librairies que pour les lieux alternatifs, mais nous nous adaptons aux situations de chacun, en donnant parfois une confiance de base &#224; certains squats qui viennent de s'ouvrir, ou en leur proposant un syst&#232;me de d&#233;p&#244;t-vente. On est toujours &#233;tonn&#233;s de voir que beaucoup de collectifs autog&#233;r&#233;s sont aussi s&#233;rieux voire plus que les commerces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela cr&#233;e un syst&#232;me un peu compliqu&#233; &#224; g&#233;rer, mais il permet de d&#233;centraliser la r&#233;partition des livres, et donc de gagner &#224; la fois en ind&#233;pendance, puisqu'il n'y a pas d'exclusivit&#233;, et en volume de diffusion, car plus de lieux sont visit&#233;s. Nous m&#234;mes, qui faisons &#224; la fois de l'&#233;dition et de la distribution, nous passons par dix autres structures amies pour distribuer nos livres dans tout l'&#201;tat espagnol, et nous sous-traitons quelques-uns de nos &#233;diteurs catalans &#224; ces m&#234;mes structures. Cela dit, on sent aujourd'hui la tension s'amplifier dans le secteur de la diffusion/distribution : les gros distributeurs cherchent &#224; faire signer des contrats d'exclusivit&#233; avec les &#233;diteurs et les libraires, accentuant ainsi la concentration des capitaux. Mais depuis la crise de 2008 dans le pays, les &#233;ditions ou les librairies critiques et politiques, hors des grands groupes, sont en pleine croissance. Et les fonctionnements horizontaux comme le n&#244;tre se multiplient. Doucement mais s&#251;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Ferdinand Cazalis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Like a hobo&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En voil&#224; des repr&#233;sentants &#233;m&#233;rites qui s'acharnent &#224; faire vivre une structure de diffusion ind&#233;pendante ! Reposant sur l'abn&#233;gation de deux membres permanents, David et Rachel, de collaborateurs ponctuels et de libraires amis, comme la librairie Quilombo &#224; Paris, &lt;a href=&#034;http://www.hobo-diffusion.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hobo Diffusion&lt;/a&gt; s'est donn&#233; pour objectif de promouvoir &#171; &lt;i&gt;une &#233;dition ind&#233;pendante, engag&#233;e, libertaire, contre-culturelle en lui permettant d'&#234;tre pr&#233;sente en librairies &#8211; tant dans les grandes enseignes que dans les structures ind&#233;pendantes et alternatives &#8211;, et de pouvoir ainsi toucher un public plus large que ne le permettent les r&#233;seaux militants ou underground&lt;/i&gt; &#187;. Sur le plan logistique, Hobo a n&#233;anmoins d&#251; s'associer &#224; Makassar, diffuseur-distributeur de bande dessin&#233;e de taille moyenne, qui assure le transport et la distribution des bouquins dans les lieux de vente. Cr&#233;&#233;e en 2012, Hobo regroupe une soixantaine d'&#233;diteurs, dont pas mal de noms connus dans nos colonnes : La Lenteur, le CMDE, Nada &#233;ditions, Prairial, Le Murmure, Le Chien rouge (&#201;ditions de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, oups, le conflit d'int&#233;r&#234;ts !), les &#233;ditions Libertaires et de la CNT-RP. Le nom m&#234;me de la structure est un clin d'&#339;il aux hobos &#8211; gal&#233;riens itin&#233;rants &#171; &lt;i&gt;propageant l'insoumission sur leur chemin&lt;/i&gt; &#187; durant la grande d&#233;pression aux &#201;tats-Unis. Bon vent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;contact @hobo-diffusion.com&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;SERENDIP est n&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis f&#233;vrier 2013, cette &lt;a href=&#034;http://serendip-livres.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;structure de diffusion-distribution&lt;/a&gt;, cr&#233;&#233;e par Michel Thomas et Romain Mollica, a fait le pari des petits, voire micro-&#233;diteurs, souvent associatifs, aupr&#232;s des libraires, afin de leur offrir la meilleure visibilit&#233;. Le tout autour d'un noyau pr&#233;cis : l'image au sens large. De fait, le catalogue fait la part belle &#224; l'&#233;dition jeunesse (L'&#201;dune, Le Chineur, Voce verso, Le Diplodocus) et la bande dessin&#233;e (Alifbata, the Hoochie coochie, Super Loto, Insula, Polystyr&#232;ne, Adverse). D'autres axes sont venus compl&#233;ter cet ensemble : cin&#233;ma (R&#233;pliques, Distorsion), musique (Densit&#233;, Serious Publishing) et litt&#233;rature (La Robe noire, L'Atelier du tilde). Pas de contrainte quantitative de production pour les &#233;ditions repr&#233;sent&#233;es par Serendip, mais un choix de livres artisanaux qui prennent leur temps. Il s'agit souvent de tirages r&#233;alis&#233;s &#224; quelques centaines d'exemplaires avec une fabrication allant de la s&#233;rigraphie &#224; la risographie, la gravure sur bois ou des collages. Le tout dans des formats originaux (bo&#238;tes de cartes, portfolios ou leporello).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution au sein du r&#233;seau des librairies ind&#233;pendantes est privil&#233;gi&#233;e, car le rythme lent et le travail soign&#233; des publications ne pourraient que difficilement trouver une place dans l'univers impitoyable de la grande distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;contact@serendip-livres.fr&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Enjeux et cartographies de la cha&#238;ne du livre</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Enjeux-et-cartographies-de-la</link>
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		<dc:date>2017-01-27T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ferdinand Cazalis, S&#233;ditions Graphiques</dc:creator>


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		<dc:subject>&#233;diteurs</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Carte r&#233;alis&#233;e pour le journal CQFD n&#176;146 (septembre 2016) par S&#233;ditions graphiques &#192; t&#233;l&#233;charger ici : Cartographie critique du secteur du livre 2016 Chaque ann&#233;e, le march&#233; du livre se concentre davantage entre les mains de grands groupes industriels, de moins en moins li&#233;s historiquement aux m&#233;tiers de l'&#233;dition. Il en va par exemple ainsi de Scor assurances dirig&#233; par Denis Kessler, ex vice-r&#233;sident du Medef qui a rachet&#233; les prestigieuses Presses universitaires de France, ou de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no146-septembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;146 (septembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/livres" rel="tag"&gt;livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vente" rel="tag"&gt;vente&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/editeurs" rel="tag"&gt;&#233;diteurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1808 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH349/-114-d821e.jpg?1780244703' width='500' height='349' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p align=center&gt; Carte r&#233;alis&#233;e pour le journal &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;146 (septembre 2016) &lt;br class='manualbr' /&gt;par S&#233;ditions graphiques&lt;/p&gt;
&lt;p align=center&gt; &#192; t&#233;l&#233;charger ici :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1807 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/pdf/-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 101.5 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1779602969' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cartographie critique du secteur du livre 2016&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, le march&#233; du livre se concentre davantage entre les mains de grands groupes industriels, de moins en moins li&#233;s historiquement aux m&#233;tiers de l'&#233;dition. Il en va par exemple ainsi de Scor assurances dirig&#233; par Denis Kessler, ex vice-r&#233;sident du Medef qui a rachet&#233; les prestigieuses Presses universitaires de France, ou de Lagard&#232;re, qui, apr&#232;s avoir fait fortune gr&#226;ce &#224; la vente d'armes d&#233;tient aujourd'hui Hachette, Grasset, Fayard, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diffusion-distribution, m&#233;tier peu valorisant consistant &#224; promouvoir les nouveaut&#233;s dans les lieux de vente et &#224; assurer la livraison des commandes, s'est rendue ma&#238;tre du secteur, g&#233;n&#233;rant les meilleurs chiffres d'affaire et orientant les choix de publication des &#233;diteurs en fonction de la rentabilit&#233; des produits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux points de vente, ils ont aussi &#233;volu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es : les librairies ne repr&#233;sentant plus qu'une vente sur cinq. Le reste se distribue entre Internet (Amazon, Decitre, etc.), les Relay d&#233;tenus par Hachette/Lagard&#232;re (qui ont su cr&#233;er un monopole dans les gares g&#233;n&#233;rateur d'arbitraire dans le choix des titres) ou les grandes surfaces (Auchan, Leclerc, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La carte r&#233;alis&#233;e en septembre 2016 pour le dossier du &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-no146-septembre-2016&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;num&#233;ro n&#176;146&lt;/a&gt; de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, &#034;Des livres et des luttes&#034; permet de saisir en quoi la po&#233;sie, la critique, la pens&#233;e et la vivacit&#233; que les livres promettaient de conserver dans leurs pages sont en train d'&#234;tre assassin&#233;s par les logiques du march&#233; et le n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, des collectifs et des structures ind&#233;pendants et audacieux continuent de combattre (voir ci-dessous), et le num&#233;ro 146 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; partage avec ses lecteurs et lectrices certaines de ces luttes. Pour le commander, c'est ici : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-fa...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1809 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L434xH600/-115-50cf1.jpg?1779654243' width='434' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p align=center&gt; Sch&#233;ma &#224; t&#233;l&#233;charger ici :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1810 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/pdf/-4.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.3 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1779602969' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Livres : une autre id&#233;e de la logistique &#224; Barcelone&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10% des publications dans l'&#201;tat espagnol sont en langue catalane. Mais les diff&#233;rences linguistiques ne suffisent pas &#224; expliquer la m&#233;fiance des &#233;diteurs ib&#233;riques envers la centralisation. Pr&#232;s de 200 entreprises de diffusion/distribution existent &#224; travers le pays, contre une dizaine en France. &#192; Barcelone, une petite structure tient t&#234;te aux g&#233;ants du secteur. Petit topo dans le quartier caniculaire du Raval, par Miguel Martin, participant de Virus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Virus est n&#233; en 1991, avec une &#233;quipe dont il ne reste plus personne aujourd'hui. Dans ces ann&#233;es-l&#224;, la gauche s'est reconfigur&#233;e &#224; partir des groupes form&#233;s dans les ann&#233;es 1970, et de ceux de la Transition d&#233;mocratique (le r&#233;gime d&#233;mocratico-lib&#233;ral qui s'est impos&#233; depuis une quarantaine d'ann&#233;es). Un nouveau tissu de dissidences s'est alors fabriqu&#233;, avec le mouvement des occupations (squats et centres sociaux). 1992 marque l'ann&#233;e de grandes mobilisations dans l'&#201;tat espagnol, celle de la comm&#233;moration des 500 ans du g&#233;nocide latino-am&#233;ricain, et surtout celles contre les Jeux Olympiques de Barcelone et de l'Exposition universelle &#224; S&#233;ville en 1992. Ces deux derniers &#233;v&#233;nements sont le point culminant de ce qui s'est tram&#233; durant la Transition : le pacte entre le franquisme et la ploutocratie des classes dominantes au sein du gouvernement. C'est le triomphe de la modernit&#233; capitaliste dans le pays. Et c'est dans ce contexte qu'est n&#233; Virus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; dans une librairie de la gauche radicale, El Lokal, rue de la Cera, dans le quartier du Raval, qui existe depuis 1982. Au d&#233;part, c'&#233;tait une agence de presse alternative et une structure de diffusion de fanzines et revues. De l&#224; est n&#233;e une maison d'&#233;dition libertaire, publiant des essais et des t&#233;moignages historiques sur la guerre d'Espagne. La question de cr&#233;er en m&#234;me temps une structure de distribution pour les livres s'est impos&#233;e d&#232;s le d&#233;part. C'est une condition d'autonomie, d'une part, et de diffusion large &#8211; m&#234;me dans le circuit commercial. Virus est bic&#233;phale : une maison d'&#233;dition avec une huitaine de parutions par an et une structure de diffusion/distribution avec une cinquantaine d'&#233;diteurs dans son catalogue &#8211; de la micro-&#233;dition aux grands &#233;diteurs camarades comme Traficantes de Sue&#241;os ou Pepitas de Calabaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons le statut d'entreprise, mais fonctionnons en coop&#233;rative, de mani&#232;re horizontale, et sans aide publique ; on cherche parfois des subventions, mais il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'&#201;tat pour la culture, d'autant moins quand elle est critique ! Tout le monde a le m&#234;me salaire, en temps plein, sans diff&#233;rence de statut ni d'anciennet&#233;. La prise de d&#233;cision est toujours collective, tant sur nos choix &#233;ditoriaux que sur nos strat&#233;gies de distribution, comme par exemple pour d&#233;cider de qui entre au catalogue ou pas. Nous faisons des assembl&#233;es tous les quinze jours, une fois pour l'&#233;ditorial et discuter de &#171; th&#233;orie &#187;, une fois pour la distribution et parler des aspects techniques. Il y a six personnes qui travaillent ici : une pour la coordination des &#233;ditions et la communication, une pour la comptabilit&#233; et l'administratif, deux pour le travail commercial de pr&#233;sentation des nouveaut&#233;s aux librairies, et deux personnes en charge du travail logistique (les r&#233;ceptions, les envois, le stock).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Virus distribue les livres dans deux types de milieux : 45% dans le milieu alternatif et engag&#233; (centres sociaux, squats, librairies associatives et politiques &#8211; il y en a environ 25 en Catalogne), et le reste dans les librairies conventionnelles (environ 150 en Catalogne). Ensuite, nous distribuons aussi les &#233;diteurs catalans hors de la r&#233;gion. Certains &#233;diteurs choisissent de confier leur catalogue &#224; de grands diffuseurs-distributeurs pour les librairies conventionnelles et nous confient leurs titres pour les lieux alternatifs. Puis reproduisent le m&#234;me sch&#233;ma dans chaque r&#233;gion. Les conditions sont les m&#234;mes pour les librairies que pour les lieux alternatifs, mais nous nous adaptons aux situations de chacun, en donnant parfois une confiance de base &#224; certains squats qui viennent de s'ouvrir, ou en leur proposant un syst&#232;me de d&#233;p&#244;t-vente. On est toujours &#233;tonn&#233;s de voir que beaucoup de collectifs autog&#233;r&#233;s sont aussi s&#233;rieux voire plus que les commerces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela cr&#233;e un syst&#232;me un peu compliqu&#233; &#224; g&#233;rer, mais il permet de d&#233;centraliser la r&#233;partition des livres, et donc de gagner &#224; la fois en ind&#233;pendance, puisqu'il n'y a pas d'exclusivit&#233;, et en volume de diffusion, car plus de lieux sont visit&#233;s. Nous m&#234;mes, qui faisons &#224; la fois de l'&#233;dition et de la distribution, nous passons par dix autres structures amies pour distribuer nos livres dans tout l'&#201;tat espagnol, et nous sous-traitons quelques-uns de nos &#233;diteurs catalans &#224; ces m&#234;mes structures. Cela dit, on sent aujourd'hui la tension s'amplifier dans le secteur de la diffusion/distribution : les gros distributeurs cherchent &#224; faire signer des contrats d'exclusivit&#233; avec les &#233;diteurs et les libraires, accentuant ainsi la concentration des capitaux. Mais depuis la crise de 2008 dans le pays, les &#233;ditions ou les librairies critiques et politiques, hors des grands groupes, sont en pleine croissance. Et les fonctionnements horizontaux comme le n&#244;tre se multiplient. Doucement mais s&#251;rement. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Radio Canut tisse son futur</title>
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		<dc:date>2014-10-09T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>radio pirate</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Lyonnaise des ondes n'est pas pr&#234;te &#224; raccrocher apr&#232;s une trentaine d'ann&#233;es au service de la radio ind&#233;pendante et autog&#233;r&#233;e. &#192; l'occasion d'une campagne de lev&#233;e de fonds, CQFD a discut&#233; avec Alex, animateur d'une &#233;mission sur les paysans. CQFD : Tu pourrais nous brosser un petit historique de la radio ? Alex : C'est pas facile, mais je peux dire que &#231;a a commenc&#233; dans les ann&#233;es 70 avec une radio pirate, un truc &#224; l'arrache comme on faisait &#224; l'&#233;poque. Apr&#232;s, avec la lib&#233;ration (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no124-juillet-aout-septembre" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;124 (juillet-aout-septembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/radio-pirate" rel="tag"&gt;radio pirate&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Lyonnaise des ondes&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur Lyon et son agglo, 102.2 FM. Ou sur Internet.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; n'est pas pr&#234;te &#224; raccrocher apr&#232;s une trentaine d'ann&#233;es au service de la radio ind&#233;pendante et autog&#233;r&#233;e. &#192; l'occasion d'une campagne de lev&#233;e de fonds, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a discut&#233; avec Alex, animateur d'une &#233;mission sur les paysans&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Paysans et paysannes dans la lutte des classes &#187;, un jeudi sur deux de 18h (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Tu pourrais nous brosser un petit historique de la radio ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex : &lt;/strong&gt; C'est pas facile, mais je peux dire que &#231;a a commenc&#233; dans les ann&#233;es 70 avec une radio pirate, un truc &#224; l'arrache comme on faisait &#224; l'&#233;poque. Apr&#232;s, avec la lib&#233;ration des ondes hertziennes, c'est devenu Radio Canut, avec une fr&#233;quence autoris&#233;e par le CSA en 85. L'ann&#233;e prochaine, &#231;a fera trente ans que la radio existe officiellement, m&#234;me si elle est plus ancienne. Alors tu imagines que &#231;a a pas mal &#233;volu&#233;. Les gens sont plus les m&#234;mes. Mais la ligne de base de la radio n'a pas chang&#233; : Radio Canut est autog&#233;r&#233;e par celles et ceux qui font les &#233;missions. Et en totale autonomie, sans actionnaire (&#233;videmment), sans pub, sans subvention politique, sans salari&#233;. Alors forc&#233;ment, on a toujours eu un budget plut&#244;t limit&#233;. La base politique, c'est tr&#232;s simple : pas de pros&#233;lytisme religieux ni de sexisme, d'homophobie, de racisme&#8230; Bon, il y a forc&#233;ment une certaine coloration politique. N'importe qui peut proposer une &#233;mission, mais il faut que cette id&#233;e soit valid&#233;e par un bureau d'une quinzaine de personnes de la radio.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1178 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/vu_metre_canut2p.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH383/vu_metre_canut2p-8a058.jpg?1779955592' width='500' height='383' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous tient &#224; c&#339;ur, c'est de transmettre les paroles des personnes qu'on entend pas souvent dans les m&#233;dias. &#199;a marche aussi bien pour la musique que pour les d&#233;bats. C'est plut&#244;t des &#233;missions anti-carc&#233;rales, f&#233;ministes, sur les sujets trans-p&#233;d&#233;s-gouines, les luttes paysannes et sociales&#8230; Il y a aussi des &#233;missions culturelles ou communautaires, kabyles ou malgaches, par exemple. C'est assez vari&#233;, mais toujours ind&#233;pendant et plut&#244;t local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et donc, vous lancez une campagne d'appel &#224; don. Vous traversez une crise grave ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, c'est pas tout &#224; fait &#231;a. Des moments difficiles o&#249; il nous fallait de l'argent rapidement, on en a eu ! Comme tout le monde, comme vous &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. On a fait des concerts de soutien, des appels &#224; l'aide, etc. Mais cette fois, c'est pour s'en sortir &#224; long terme. Nous avons deux sources de revenus : les cotisations de 20 euros par mois et par &#233;mission et surtout le fonds de soutien radiophonique (FSR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je croyais que vous ne touchiez pas de subvention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1179 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L290xH750/appel_a_dons2c-1cdf4.jpg?1779603305' width='290' height='750' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Pas de subvention &#171; politique &#187;. C'est-&#224;-dire pas de subvention qui d&#233;pende du bon vouloir princier d'un maire, d'un conseiller r&#233;gional ou quoi. Le FSR provient d'une taxe sur les radios commerciales qui est redistribu&#233;e automatiquement en fonction du temps d'antenne. Plus un bonus en fonction des th&#233;matiques locales, sociales, &#233;cologiques, etc. Tous les ans, on remplit un dossier et on n'a pas trop d'inqui&#233;tude &#224; avoir. Sauf que cette redistribution stagne ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e et que le bonus fond comme neige au soleil. Alors que nos d&#233;penses augmentent tous les ans. Les d&#233;penses, c'est pour 60 % la diffusion &#224; l'antenne et la Sacem &#8211; les droits d'auteur. On fait appel &#224; un prestataire pour la diffusion qui transmet notre signal et assure l'entretien. On voudrait bien diffuser par nous-m&#234;mes, mais c'est compliqu&#233;. Il faut &#234;tre situ&#233; tr&#232;s haut, avoir pas mal d'argent, des connaissances techniques et du personnel pour s'en occuper 24h/24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me poste de d&#233;pense, c'est le loyer de notre local qui compte pour 25 %, et &#231;a augmente tr&#232;s vite. R&#233;cemment, au changement de bail, notre loyer a fait un bond de 20 %. Du coup, on s'est dit que si on voulait tenir &#224; long terme, il serait mieux qu'on ach&#232;te un lieu fixe. On gagnerait en s&#233;r&#233;nit&#233; et en s&#233;curit&#233;. On se dit aussi qu'avec un endroit plus stable, &#231;a permettrait &#224; chacun de plus s'investir, d'avoir confiance, de voir que l'aventure de la radio est solide et faite pour durer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette campagne, on s'est donn&#233; le temps. Elle a commenc&#233; le 1er mai dernier et doit durer un an, plus une ann&#233;e pour trouver notre local, le retaper peut-&#234;tre. Les dons, c'est uniquement pour &#231;a : pour pouvoir nous installer chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pourquoi ne pas renoncer &#224; la diffusion hertzienne et vous contenter d'une diffusion via Internet ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a serait dommage ! C'est s&#251;r, c'est moins cher. Mais la FM, on y est attach&#233;s. Et on pense aux gens qui nous &#233;coutent sur des postes &#224; piles, dans la voiture, n'importe o&#249;. &#199;a peut para&#238;tre symbolique, certes, mais c'est un aspect concret, la FM : Radio Canut peut &#234;tre pr&#233;sente sur les piquets de gr&#232;ve, les manifs, &#224; la campagne. C'est pas possible avec seulement Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les autres projets de la radio ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aimerait bien s'auto-&#233;mettre. Mais &#231;a peut attendre. Aujourd'hui, on couvre jusqu'&#224; 60 km autour de Lyon et &#231;a nous suffit. Plut&#244;t que d'&#233;mettre plus loin, on pr&#233;f&#232;re &#234;tre en lien avec d'autres radios ind&#233;pendantes qui fonctionnent un peu comme nous, comme &lt;a href=&#034;http://www.radiogalere.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Gal&#232;re&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.zinzine.domainepublic.net/index2.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Zinzine&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Radio-Mont-Aiguille-vivra&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Mont-Aiguille&lt;/a&gt;&#8230; Ce qui est formidable avec la radio, c'est que c'est assez simple. &#199;a se transmet, &#231;a se partage. Nous, ce qu'on souhaite, c'est continuer dans ce sens-l&#224;. Ce n'est pas courant de bosser &#224; autant. On est entre 100 et 150 personnes &#224; mener la radio, sans sp&#233;cialistes, en partageant toutes les t&#226;ches, en transmettant nos savoir-faire. Notre objectif, c'est de garder et d&#233;velopper notre autonomie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur Lyon et son agglo, 102.2 FM. Ou sur &lt;a href=&#034;http://www.radiocanut.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Internet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;http://blogs.radiocanut.org/luttespaysannes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Paysans et paysannes dans la lutte des classes&lt;/a&gt; &#187;, un jeudi sur deux de 18h &#224; 19h.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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