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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les oiseaux de mauvais augure</title>
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		<dc:date>2018-10-13T11:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mickael Correia</dc:creator>


		<dc:subject>Jos&#233; Vieira</dc:subject>
		<dc:subject>Jos&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>portugais</dc:subject>
		<dc:subject>Jos&#233; Vieira</dc:subject>
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		<dc:subject>Roms d'aujourd'hui</dc:subject>
		<dc:subject>d'o&#249; &#233;merge</dc:subject>
		<dc:subject>seconde zone</dc:subject>
		<dc:subject>Souvenirs d'un</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans Souvenirs d'un futur radieux, le documentariste Jos&#233; Vieira esquisse une histoire commune des migrants et des bidonvilles en croisant son exp&#233;rience d'immigr&#233; portugais des ann&#233;es 1960 avec celle, actuelle, des Roms. Un &#233;tang de seconde zone d'o&#249; &#233;merge un Caddie. Non loin, un panneau rappelle na&#239;vement qu'il est interdit de s'y baigner. Des gamins Roms plongent dans l'eau vaseuse et font les zouaves devant la cam&#233;ra. Jos&#233; Vieira se rem&#233;more que lui aussi s'&#233;tait baign&#233; dans ce m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no142-avril-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;142 (avril 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jose-Vieira" rel="tag"&gt;Jos&#233; Vieira&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jose-Vieira-5952" rel="tag"&gt;Jos&#233; Vieira&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roms" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Souvenirs-d-un" rel="tag"&gt;Souvenirs d'un&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Souvenirs d'un futur radieux&lt;/i&gt;, le documentariste Jos&#233; Vieira esquisse une histoire
commune des migrants et des bidonvilles en croisant son exp&#233;rience d'immigr&#233; portugais
des ann&#233;es 1960 avec celle, actuelle, des Roms.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;tang de seconde zone d'o&#249; &#233;merge un Caddie. Non loin, un panneau rappelle na&#239;vement qu'il est interdit de s'y baigner. Des gamins Roms plongent dans l'eau vaseuse et font les zouaves devant la cam&#233;ra. Jos&#233; Vieira se rem&#233;more que lui aussi s'&#233;tait baign&#233; dans ce m&#234;me &#233;tang pourri dans les ann&#233;es 1960, alors qu'il n'&#233;tait qu'un gamin portugais immigr&#233; de fra&#238;che date.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2594 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L271xH200/-858-a2909.jpg?1782642184' width='271' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de &#171; Souvenirs d'un futur radieux &#187;, par Jos&#233; Vieira
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est toujours la m&#234;me histoire. L&#224;-bas, d'o&#249; l'on vient, l'esp&#233;rance s'est fait la malle, et les gens n'ont pas d'avenir &#224; offrir &#224; leurs enfants &lt;/i&gt; &#187;, ass&#232;ne-t-il. En filmant les habitants roms d'un bidonville de Massy, en banlieue parisienne, il rassemble, cam&#233;ra au poing, des fragments de son enfance pass&#233;e dans un bidonville construit sur la m&#234;me zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fuir et survivre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Souvenirs d'un futur radieux&lt;/i&gt;, photos familiales de Portugais des &lt;i&gt;sixties &lt;/i&gt;et de Roms d'aujourd'hui entrent vertigineusement en &#233;cho. Les m&#234;mes trois barres d'immeubles servent d'horizon commun. Comme des tours de ch&#226;teau fort, elles repr&#233;sentent &#224; la fois un monde inatteignable et les temps f&#233;odaux. En Roumanie aujourd'hui comme au Portugal dans les ann&#233;es 1960, les immigr&#233;s des deux communaut&#233;s t&#233;moignent du manque quotidien de nourriture et du travail d'esclave pour le compte de gros seigneurs terriens. Tous ont quitt&#233; &#171; &lt;i&gt;un pays aux abois o&#249; seul le pass&#233; semblait pr&#233;sent &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voix off des Portugais illustre par un parall&#232;le troublant le quotidien des Roms d'aujourd'hui. La d&#233;ception en arrivant en France, la construction d'une baraque en r&#233;cup', la corv&#233;e d'eau, les tr&#233;sors d'ing&#233;niosit&#233; et de bricole, la peur des incendies de baraquement. Et puis la boue. Envahissante, collante et froide. Jos&#233; Vieira se rappelle : &#171; &lt;i&gt;Lors des premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, je m'&#233;tais dit que l&#224;-haut il n'y avait pas de boue. &lt;/i&gt; &#187; Les Roms ressemblent ici &#224; de maladroits astronautes, arpentant clopin-clopant l'entrelacs bourbeux des baraques de t&#244;le. L'auteur cite alors les migrants sur les routes de Californie durant la Grande D&#233;pression. Il aurait pu tout aussi bien mentionner la &#171; jungle &#187; de Calais. &#171; &lt;i&gt;Toujours la m&#234;me histoire... &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chercheurs de vie meilleure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233; Vieira trace ainsi une m&#233;moire commune des bidonvilles, qui se tisse depuis les conditions de vie mis&#233;rables au pays &#8211; obligeant de simples familles &#224; devenir des &#171; &lt;i&gt;chercheurs de vie meilleure &lt;/i&gt; &#187; &#8211; jusqu'aux pratiques de survie en marge des villes. Cette histoire souterraine prend &#233;galement forme gr&#226;ce &#224; des portraits de Roms. Des plans fixes d'habitants du bidonville agissent comme des miroirs face aux photos de famille de Jos&#233; Vieira prises &#224; l'&#233;poque devant leur baraquement de fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme le rappelle le documentariste, &#171; &lt;i&gt;les immigr&#233;s sont des oiseaux de mauvais augure : ils apportent des mauvaises nouvelles du monde &lt;/i&gt; &#187;. Cette m&#233;moire partag&#233;e des migrants est &#233;galement &#233;maill&#233;e par les m&#234;mes expulsions muscl&#233;es, les m&#234;mes discours naus&#233;abonds des politiciens locaux et le m&#234;me m&#233;pris, entre racisme ordinaire, rackets et petites humiliations. Mais, pour le r&#233;alisateur, l'accord&#233;on du folklore portugais entre aussi en r&#233;sonance avec celui des chansons populaires roms. Car les f&#234;tes improvis&#233;es du dimanche, la joie d'&#234;tre malgr&#233; tout ensemble et l'humour sont autant de bou&#233;es de sauvetage pour s'&#233;chapper de ce marasme tout en boue et en t&#244;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la cam&#233;ra, un jeune Rom joue ainsi au faux reporter. Avec un micro de fortune, il interroge son pote, hilare, qui se pr&#233;sente comme le directeur de l'usine de ferraille toute proche. Un autre se met dans la peau du maire du village. Le journaliste potache conclut : &#171; &lt;i&gt;C'est tout pour aujourd'hui. On fera un autre film quand les jours seront meilleurs ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Souvenirs d'un futur radieux &#187;, de Jos&#233; Vieira, 78 minutes, 2014.
Production &amp; distribution : Zeugma Film.
En DVD &#224; 17 euros.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pour se faire une id&#233;e, voir un &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/131004075&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;extrait du documentaire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tuez tous les Roms, la R&#233;publique ne les reconna&#238;t pas</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Tuez-tous-les-Roms-la-Republique</link>
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		<dc:date>2013-11-20T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Legars</dc:creator>


		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>Roms</dc:subject>
		<dc:subject>Manuel Valls</dc:subject>
		<dc:subject>Valls</dc:subject>
		<dc:subject>Manuel</dc:subject>
		<dc:subject>maire UMP</dc:subject>
		<dc:subject>populations locales</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;clench&#233; r&#233;cemment</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;chante pol&#233;mique</dc:subject>
		<dc:subject>confrontation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le ministre de l'Int&#233;rieur &#171; socialiste &#187; Manuel Valls a d&#233;clench&#233; r&#233;cemment une m&#233;chante pol&#233;mique apr&#232;s avoir d&#233;clar&#233; que &#171; seule une minorit&#233; [des Roms] cherche &#224; s'int&#233;grer &#187; et que leur &#171; mode de vie &#187; &#233;tait en &#171; confrontation &#187; avec celui des populations locales. Une &#171; confrontation &#187; que certains souhaiteraient plus muscl&#233;e. On se souvient, en septembre 2012, de l'incendie volontaire du camp de Roms situ&#233; en bas de la cit&#233; des Cr&#233;neaux, dans les quartiers Nord de Marseille. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no115-octobre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;115 (octobre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lasserpe" rel="tag"&gt;Lasserpe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roms" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Manuel-Valls" rel="tag"&gt;Manuel Valls&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Manuel" rel="tag"&gt;Manuel&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le ministre de l'Int&#233;rieur &#171; socialiste &#187; Manuel Valls a d&#233;clench&#233; r&#233;cemment une m&#233;chante pol&#233;mique apr&#232;s avoir d&#233;clar&#233; que &#171; &lt;i&gt; seule une minorit&#233;&lt;/i&gt; [des Roms] &lt;i&gt;cherche &#224; s'int&#233;grer &lt;/i&gt; &#187; et que leur &#171; &lt;i&gt;mode de vie&lt;/i&gt; &#187; &#233;tait en &#171; &lt;i&gt;confrontation&lt;/i&gt; &#187; avec celui des populations locales. Une &#171; confrontation &#187; que certains souhaiteraient plus muscl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_820 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH472/actu-lasserpe.-113-05-3-c1e9a.jpg?1782641322' width='400' height='472' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On se souvient, en septembre 2012, de l'incendie volontaire du camp de Roms situ&#233; en bas de la cit&#233; des Cr&#233;neaux, dans les quartiers Nord de Marseille. Les habitants avaient expuls&#233; la cinquantaine de r&#233;sidents et &#8211; en toute simplicit&#233; &#8211; mis le feu &#224; leurs habitations de fortune. Ne manquaient que le goudron, les plumes, une branche et des cordes. La r&#233;action de Samia Ghali, la s&#233;natrice maire socialiste des 15e et 16e arrondissements de Marseille, avait &#233;t&#233; des plus complaisantes : &#171; &lt;i&gt;Je ne le condamne pas, je ne le cautionne pas, mais je le comprends, quand les pouvoirs publics n'interviennent plus.&lt;/i&gt; &#187; Ha. Ne pas condamner un incendie volontaire &#8211; qui reste, a priori, un acte ill&#233;gal, m&#234;me si les lieux abritaient des-gens-qui-veulent-pas-s'-int&#233;grer-et-qui-ont-des-Mercos-que-m&#234;me-en-travaillant-tu-peux-pas-te-la-payer-alors-tu-vas-pas-me-dire-que-c'-est-normal- ? &#8211;, n'est-ce pas balancer de l'huile sur le feu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la &#171; camarade &#187; Ghali n'est pas la seule &#224; &#171; comprendre &#187; l'utilisation de bidons d'essence et d'allumettes &#224; la mode Ku klux klan. Attention, il ne s'agit pas de rapporter ici des conversations de comptoirs, des vocif&#233;rations de fin de banquet ou des grommellements haineux de r&#233;unions du Front national. Non. Ce sont bien des repr&#233;sentants de la classe politique qui, de toutes ob&#233;diences confondues ou presque, cautionnent les violences faites aux Roms &#8211; quand ils n'appellent pas carr&#233;ment au lynchage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Didier R&#233;ault, conseiller municipal UMP de Marseille, tweetait le 8 juin dernier : &#171; &lt;i&gt;Bient&#244;t &#224; Marseille #Capelette pour la m&#234;me action&lt;/i&gt; &#187;. Il faisait r&#233;f&#233;rence aux trois cocktails Molotov lanc&#233;s la veille sur un camp pr&#232;s de Lille, La Capelette &#233;tant un quartier abritant l'un des plus grands bidonvilles de Roms de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mi-septembre, c'est le maire UMP de Croix (Nord) qui ass&#233;nait, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; interpell&#233; par ses administr&#233;s agac&#233;s par la pr&#233;sence de Roms : &#171; &lt;i&gt;Si un Croisien commet l'irr&#233;parable, je le soutiendrai&lt;/i&gt; &#187;. En plus direct : Si un Croisien commet un meurtre, je le soutiendrai. Sans chichi : Allez-y, les gars ! Ta&#239;aut ! Tuez, tuez ! D&#233;but juillet, c'est Christian Estrosi, maire UMP de Nice, qui promettait de &#171; &lt;i&gt;mater&lt;/i&gt; &#187; les Roms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, le 21 juillet, c'est l'in&#233;narrable Gilles Bourdouleix, d&#233;put&#233;-maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), qui marmonnait : &#171; &lt;i&gt;Hitler n'en a peut-&#234;tre pas tu&#233; assez&lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt;en &lt;/i&gt; &#187; signifiant les Roms, bien s&#251;r, pas les d&#233;put&#233;s-maires UDI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour o&#249;, en ces temps de crise propices &#224; la recherche de boucs &#233;missaires, un bon citoyen refroidira un Rom, ce sera avec la b&#233;n&#233;diction de ces &#233;lus de la R&#233;publique. &#192; semer des blancs-seings, ces derniers risquent fort de r&#233;colter des actes de d&#233;c&#232;s sign&#233;s de leurs mains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'int&#233;gration, c'est du racisme !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/L-integration-c-est-du-racisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/L-integration-c-est-du-racisme</guid>
		<dc:date>2013-10-15T04:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;dito</dc:subject>
		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
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		<dc:subject>Manuel Valls</dc:subject>
		<dc:subject>Alain Soral</dc:subject>
		<dc:subject>S&#339;urs</dc:subject>
		<dc:subject>L'Arabe</dc:subject>
		<dc:subject>flegme apparent</dc:subject>
		<dc:subject>susceptible</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Arabe est susceptible et voile sa femme, ses filles et ses s&#339;urs. Derri&#232;re son flegme apparent, l'Angliche est faux-cul. Quelle fourberie cache le masque de discr&#233;tion du Chinois ? On sait aussi l'Antillais langoureux et l'Africain polygame. L'Allemand est bosseur et disciplin&#233;. Le Grec est une feignasse et le Turc une brute. Et les Norv&#233;giens boivent dans des cr&#226;nes&#8230; Dommage que Manuel Valls ait finalement &#233;t&#233; recadr&#233; apr&#232;s ses d&#233;clarations sur les Roms qui &#171; ne veulent pas s'int&#233;grer &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Edito" rel="tag"&gt;&#201;dito&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lasserpe" rel="tag"&gt;Lasserpe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/voile" rel="tag"&gt;voile&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femme" rel="tag"&gt;femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roms" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Manuel-Valls" rel="tag"&gt;Manuel Valls&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alain-Soral" rel="tag"&gt;Alain Soral&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Soeurs" rel="tag"&gt;S&#339;urs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-Arabe" rel="tag"&gt;L'Arabe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/flegme-apparent" rel="tag"&gt;flegme apparent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/susceptible" rel="tag"&gt;susceptible&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Arabe est susceptible et voile sa femme, ses filles et ses s&#339;urs. Derri&#232;re son flegme apparent, l'Angliche est faux-cul. Quelle fourberie cache le masque de discr&#233;tion du Chinois ? On sait aussi l'Antillais langoureux et l'Africain polygame. L'Allemand est bosseur et disciplin&#233;. Le Grec est une feignasse et le Turc une brute. Et les Norv&#233;giens boivent dans des cr&#226;nes&#8230; Dommage que Manuel Valls ait finalement &#233;t&#233; recadr&#233; apr&#232;s ses d&#233;clarations sur les Roms qui &#171; &lt;i&gt;ne veulent pas s'int&#233;grer&lt;/i&gt; &#187;, car il aurait pu bien continuer &#224; se l&#226;cher sur les st&#233;r&#233;otypes &#171; ethniques &#187;&#8230; et fournir mati&#232;re &#224; r&#233;flexion &#224; tous les caf&#233;s du commerce du pays. D'ailleurs, les ma&#238;tres sondeurs sont formels : 65 &#224; 77 % des Fran&#231;ais se rangeraient derri&#232;re les &#233;ructations de Valls le Catalan. D&#233;sint&#233;grer les quelque 20 000 Roms pr&#233;sents sur notre sol pour r&#233;ussir l'int&#233;gration du PS dans un cloaque politique aliment&#233; par les prurits de &lt;i&gt;Valeurs Actuelles&lt;/i&gt; et les surench&#232;res de Gilbert Collard, Alain Soral, Christian Estrosi, Samia Ghali ou Anne Hidalgo, le pari n'&#233;tait pas plus risqu&#233; que &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH472/actu-lasserpe.-113-05-13866.jpg?1782648032' width='400' height='472' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pauvres parmi les pauvres, les Roms sont des cibles sans risque dans cette &#233;poque o&#249; courage et impertinence &#8211; &#171; &lt;i&gt;il faut dire la v&#233;rit&#233;&lt;/i&gt; &#187; est l'antienne pr&#233;alable &#224; vomir quelques immondices &#8211; sont synonymes de d&#233;gueulasseries contre plus vuln&#233;rable que soi. Au fait, il n'y a personne pour protester contre les conditions terrifiantes dans lesquels les Roms sont contraints de vivre et dont les &#233;lus locaux sont &#233;videmment complices ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le r&#233;servoir &#224; Roms venait &#224; s'ass&#233;cher, on pourra toujours cogner sur ces trois millions de ch&#244;meurs &#8211; ces assist&#233;s dans leurs canap&#233;s ! &#8211; auxquels une guerre sociale aussi vieille que le capitalisme est sans cesse d&#233;clar&#233;e. Plus d'un an apr&#232;s la mort du quinquennat sarkozyste, les &#233;pigones socialos s'entendent &#224; merveille pour recycler la principale ambition de leur ennemi d'hier : la fabrication par la peur la plus crasse d'une ethnie de beaufs aigris. Une entreprise qui ne serait pas totalement viable si on ne tenait compte du leurre le plus commun&#233;ment agit&#233; par les morfales de l'hyst&#233;rie m&#233;diatico-s&#233;curitaire : l'incompatibilit&#233; des musulmans avec la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce climat de r&#233;gression x&#233;nophobe g&#233;n&#233;ralis&#233;e, il est donc plus que bienvenu de se rem&#233;morer la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme, h&#226;tivement et fallacieusement intitul&#233;e &#171; &lt;i&gt;Marche des beurs&lt;/i&gt; &#187;. Et de se demander, trente apr&#232;s, ce qu'il reste aujourd'hui de cette massive mobilisation cens&#233;e r&#233;concilier un peuple avec ses marges promises &#224; des flamb&#233;es d'opprobre et de violence r&#233;currentes ? En mars 2002, Jacques Chirac en visite dans le quartier du Val-Fourr&#233; &#224; Mantes-la-Jolie avait re&#231;u de la part d'un jeune cette remarque frapp&#233;e au coin de la plus haute &#233;vidence : &#171; &lt;i&gt; Ils ne nous parlent que d'int&#233;gration ! En v&#233;rit&#233;, c'est &#224; eux de s'int&#233;grer : ils ne nous connaissent pas, ils n'arr&#234;tent pas de nous insulter !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Police quotidienne r&#233;gionale</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Police-quotidienne-regionale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Police-quotidienne-regionale</guid>
		<dc:date>2013-10-03T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Legars</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>police</dc:subject>
		<dc:subject>ici</dc:subject>
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		<dc:subject>mot</dc:subject>
		<dc:subject>lire</dc:subject>
		<dc:subject>Roms</dc:subject>
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		<dc:subject>Bizarre</dc:subject>
		<dc:subject>c'est lire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; All&#244;, La Provence ? &#8211; Ha, non. Ici, c'est le commissariat de police. &#8211; Bizarre, j'ai pourtant compos&#233; le num&#233;ro de la r&#233;daction de La Provence&#8230; &#187; C'est en substance ce qu'il advint quand, le 18 juin, on d&#233;couvrit dans ce quotidien r&#233;gional un &#171; article &#187; relatant l'expulsion d'un camp de Roms &#224; Marseille. Comme le prouvent les fac-simil&#233;s publi&#233;s ci-dessous, le &#171; journaliste &#187; a repris quasiment mot pour mot le communiqu&#233; de presse de la maison poulaga et a utilis&#233;, sans plus de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no113-juillet-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;113 (juillet 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/police" rel="tag"&gt;police&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ici" rel="tag"&gt;ici&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mot" rel="tag"&gt;mot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lire" rel="tag"&gt;lire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roms" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Provence" rel="tag"&gt;Provence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bizarre" rel="tag"&gt;Bizarre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/c-est-lire" rel="tag"&gt;c'est lire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;All&#244;,&lt;/i&gt; La Provence &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8211; Ha, non. Ici, c'est le commissariat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Bizarre, j'ai pourtant compos&#233; le num&#233;ro de la r&#233;daction de&lt;/i&gt; La Provence&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en substance ce qu'il advint quand, le 18 juin, on d&#233;couvrit dans ce quotidien r&#233;gional un &#171; article &#187; relatant l'expulsion d'un camp de Roms &#224; Marseille. Comme le prouvent les fac-simil&#233;s publi&#233;s ci-dessous, le &#171; journaliste &#187; a repris quasiment mot pour mot le communiqu&#233; de presse de la maison poulaga et a utilis&#233;, sans plus de vergogne que d'indication, les photos des flics. Lire &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;, c'est lire la police.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_750 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH561/p11-cp-police-f7a66.jpg?1782641322' width='400' height='561' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par la police.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_751 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/p11-provencerom004.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH858/p11-provencerom004-32f70.jpg?1782687739' width='400' height='858' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par La Provence.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Roms, vils &#233;ternels ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Roms-vils-eternels</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Roms-vils-eternels</guid>
		<dc:date>2013-01-02T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>Roms</dc:subject>
		<dc:subject>Aline Archimbaud</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;natrice &#233;cologiste</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;bat suscit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;solution relative</dc:subject>
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		<dc:subject>Archimbaud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Citoyens europ&#233;ens depuis l'int&#233;gration de la Roumanie et de la Bulgarie en janvier 2007, les Roms sont soumis &#224; d'infinies contraintes destin&#233;es &#224; freiner leurs d&#233;placements sur ce territoire &#171; communautaire &#187; o&#249; il vaut mieux &#234;tre une marchandise pour circuler librement. Le 15 octobre, dans les trav&#233;es du S&#233;nat, seule une vingtaine de parlementaires &#8211; sur 348 &#8211; avaient trouv&#233; une fen&#234;tre dans leur agenda pour assister au d&#233;bat suscit&#233; par Aline Archimbaud, s&#233;natrice &#233;cologiste de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no105-novembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;105 (novembre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roms" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Aline-Archimbaud" rel="tag"&gt;Aline Archimbaud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/senatrice-ecologiste" rel="tag"&gt;s&#233;natrice &#233;cologiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/debat-suscite" rel="tag"&gt;d&#233;bat suscit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/resolution-relative" rel="tag"&gt;r&#233;solution relative&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nationalite-roumaine" rel="tag"&gt;nationalit&#233; roumaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dispositions-transitoires" rel="tag"&gt;dispositions transitoires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Senat" rel="tag"&gt;S&#233;nat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Archimbaud" rel="tag"&gt;Archimbaud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Citoyens europ&#233;ens depuis l'int&#233;gration de la Roumanie et de la Bulgarie en janvier 2007, les Roms sont soumis &#224; d'infinies contraintes destin&#233;es &#224; freiner leurs d&#233;placements sur ce territoire &#171; communautaire &#187; o&#249; il vaut mieux &#234;tre une marchandise pour circuler librement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 15 octobre, dans les trav&#233;es du S&#233;nat, seule une vingtaine de parlementaires &#8211; sur 348 &#8211; avaient trouv&#233; une fen&#234;tre dans leur agenda pour assister au d&#233;bat suscit&#233; par Aline Archimbaud, s&#233;natrice &#233;cologiste de Seine-Saint-Denis, &#224; propos de &lt;i&gt;&#171; la proposition de r&#233;solution relative &#224; la lev&#233;e imm&#233;diate des dispositions transitoires pour les ressortissants de nationalit&#233; roumaine et bulgare &#187;&lt;/i&gt;. Proposition rejet&#233;e par 173 s&#233;nateurs qui auront vot&#233; par procuration. Rejet favoris&#233; par l'abstention des parlementaires du Rassemblement d&#233;mocratique et social europ&#233;en (RDSE), qui d&#233;tient une des cl&#233;s de la majorit&#233; dans cette haute assembl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mutualisant morgue politique, fantasmes racistes &#224; peine mod&#233;r&#233;s et classiques mensonges d&#233;guis&#233;s en humanisme, Jacques M&#233;zard, membre du Parti radical de gauche et pr&#233;sident du RDSE, a justifi&#233; ainsi la position de son groupe : &lt;i&gt;&#171; Ce qui s'est pass&#233; &#224; Marseille le 28 septembre devrait faire r&#233;fl&#233;chir ceux qui consid&#232;rent l'ang&#233;lisme comme la solution et une politique d'immigration sans aucun filtre comme le meilleur chemin vers un monde en paix. [&#8230;] Cela se reproduira s'il n'est pas mis fin &#224; ces occupations illicites de terrains, dans des conditions inacceptables pour les riverains et, la plupart du temps, pour les occupants eux-m&#234;mes, marginalis&#233;s, au contact d'une d&#233;linquance contagieuse constituant la seule &#233;cole de vie pour les enfants, sans parler des conditions de sant&#233; d&#233;plorables, de l'absence d'&#233;cole, de formation, d'int&#233;gration dans la r&#233;publique quasi impossible&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; mesures transitoires &#187;, mises en place pour une dur&#233;e d'au moins sept ann&#233;es apr&#232;s la date d'adh&#233;sion &#224; la CE, interdisent aux citoyens bulgares et roumains un s&#233;jour sur le territoire fran&#231;ais de plus de trois mois. En cas de contr&#244;le policier, ils tombent sous le coup d'une reconduite &#224; la fronti&#232;re. Les emplois en tension auxquels ils pourraient avoir acc&#232;s sont soumis &#224; plusieurs entraves : outre le fait que les employeurs doivent r&#233;aliser des d&#233;marches pouvant durer plusieurs mois aupr&#232;s des administrations, ces ressortissants europ&#233;ens de seconde zone ne peuvent s'inscrire &#224; P&#244;le emploi, ni avoir acc&#232;s au statut d'auto-entrepreneur. Si le 22 ao&#251;t, le gouvernement d&#233;cidait de lever une des mesures les plus grossi&#232;res contre l'embauche des Roms, celle contraignant leur patron &#224; payer &#224; l'Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration une taxe de plusieurs centaines d'euros, l'indispensable &#171; autorisation de travail &#187;, dont le traitement demande plus de temps que la dur&#233;e l&#233;gale de libre circulation, n'a insidieusement pas &#233;t&#233; lev&#233;e. Et pour cause, cette derni&#232;re est d&#233;livr&#233;e par la m&#234;me administration &#8211; la pr&#233;fecture &#8211; qui ordonne l'expulsion des Roms install&#233;s sur des espaces sordides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cabanes pos&#233;es loin des regards sur des terrains vagues ; absence de point d'eau ; refuge sous des ponts ; installation sur des trottoirs apr&#232;s des expulsions et des traques polici&#232;res incessantes ; menaces, insultes, coups et incendies&#8230; La mis&#232;re serait-elle le biotope naturel &#8211; ou culturel &#8211; de ces populations ? Ou plut&#244;t, stigmatis&#233;es par des &#201;tats qui les jettent en p&#226;ture &#224; leurs propres citoyens, ne sont-elles pas juste le dernier maillon dans la cha&#238;ne sans fin de l'exclusion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cibles d'un peu moins pauvres qu'eux qui voient dans leur d&#233;tresse le souvenir mal assum&#233; de ce qu'ont souvent souffert leurs propres a&#239;euls, et qui les regardent comme une menace ou une concurrence, les Roms subissent un sort d&#233;termin&#233; par des raisons bien plus profondes que les multiples calomnies diffus&#233;es &#224; leur &#233;gard. Les &#171; mesures transitoires &#187; sont un outil derri&#232;re lequel se cache la d&#233;fiance s&#233;culaire des autorit&#233;s &#224; l'&#233;gard de populations jug&#233;es inassimilables. Ces populations itin&#233;rantes, et non nomades quoi qu'en dise le folklore, participaient depuis des si&#232;cles au commerce dans les campagnes. Lorsque l'&#233;conomie capitaliste s'est impos&#233;e, elles sont apparues comme une entrave &#224; cette modernit&#233; qui allait d&#233;grader les liens sociaux et familiaux et d&#233;finir l'acquisition de marchandises produites et distribu&#233;es industriellement comme le but essentiel de la vie &#8211; mutations inscrites dans le cadre d'un &#201;tat national aux fronti&#232;res formalis&#233;es &#8211; &#201;tat s'estimant propri&#233;taire d'une population d&#251;ment recens&#233;e et sous contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des statistiques pr&#233;cisent que le nombre de Roms n'a pas vari&#233; en France depuis plus d'une dizaine d'ann&#233;es, avec une pr&#233;sence moyenne &#233;valu&#233;e &#224; environ 15 000 personnes. Arriv&#233;es dans les ann&#233;es 1990 de Yougoslavie, alors que la guerre y faisait rage, des milliers de ces personnes disposent aujourd'hui de logement, de travail, d'acc&#232;s aux aides sociales et m&#233;dicales, et elles scolarisent leurs enfants. C'&#233;tait &#224; une &#233;poque o&#249; la libre circulation en Europe n'&#233;tait pas brandie comme une menace, avec cette feinte &#233;motion dans les discours&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, malgr&#233; et avec la haine raciste exprim&#233;e contre les Roms, c'est toujours un air &#8211; souvent caricatur&#233; &#8211; d'indocilit&#233; qui r&#232;gne autour de leur culture. Le 28 septembre, dans la foul&#233;e du vernissage d'une exposition au Grand Palais de Paris rassemblant des artistes inspir&#233;s &#8211; depuis la Renaissance &#8211; par ces symboles de libert&#233; que sont les boh&#233;miens, il e&#251;t &#233;t&#233; instructif pour madame la ministre de la Culture, accompagn&#233;e de quelques parlementaires, d'aller voir sans tambours ni gardes du corps les lieux o&#249; se cachent les Roms. Touch&#233;e par la mis&#232;re et la panique dans lesquelles vivent ces parias, elle aurait peut-&#234;tre pris conscience d'une r&#233;alit&#233; honteuse dont elle et ses coll&#232;gues du gouvernement sont les principaux responsables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Roms m&#233;chamment arrang&#233;s</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Roms-mechamment-arranges</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Roms-mechamment-arranges</guid>
		<dc:date>2012-08-31T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Soulci&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>novembre</dc:subject>
		<dc:subject>right</dc:subject>
		<dc:subject>Roms</dc:subject>
		<dc:subject>L'enqu&#234;te n'aura</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Martin d'Arenc</dc:subject>
		<dc:subject>exp&#233;dition violente</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;glise Saint-Martin</dc:subject>
		<dc:subject>iiie arrondissement</dc:subject>
		<dc:subject>L'enqu&#234;te</dc:subject>
		<dc:subject>policiers impliqu&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Traques, coups, humiliations : les Roms sont un gibier de choix pour certains policiers z&#233;l&#233;s. Mais, pour une fois, un procureur g&#233;n&#233;ral a daign&#233; tendre l'oreille sur une de ces op&#233;rations, r&#233;v&#233;l&#233;e en d&#233;cembre 2011 par CQFD. Ce qui laisse toutefois les victimes dans l'inqui&#233;tude&#8230; L'enqu&#234;te n'aura pas &#233;t&#233; simple pour identifier les quatre policiers impliqu&#233;s, le 22 novembre 2011, dans une exp&#233;dition violente contre des Roms, &#224; proximit&#233; de l'&#233;glise Saint-Martin d'Arenc, dans le iiie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no102-juillet-aout-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;102 (juillet-ao&#251;t 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Soulcie-34" rel="tag"&gt;Soulci&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/novembre" rel="tag"&gt;novembre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/right" rel="tag"&gt;right&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roms" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-enquete-n-aura" rel="tag"&gt;L'enqu&#234;te n'aura&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Saint-Martin-d-Arenc" rel="tag"&gt;Saint-Martin d'Arenc&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/iiie-arrondissement" rel="tag"&gt;iiie arrondissement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-enquete" rel="tag"&gt;L'enqu&#234;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/policiers-impliques" rel="tag"&gt;policiers impliqu&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Traques, coups, humiliations : les Roms sont un gibier de choix pour certains policiers z&#233;l&#233;s. Mais, pour une fois, un procureur g&#233;n&#233;ral a daign&#233; tendre l'oreille sur une de ces op&#233;rations, r&#233;v&#233;l&#233;e en d&#233;cembre 2011 par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. Ce qui laisse toutefois les victimes dans l'inqui&#233;tude&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_434 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH397/97soulcie-14da0.png?1782679391' width='400' height='397' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Soulci&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te n'aura pas &#233;t&#233; simple pour identifier les quatre policiers impliqu&#233;s, le 22 novembre 2011, dans une exp&#233;dition violente contre des Roms, &#224; proximit&#233; de l'&#233;glise Saint-Martin d'Arenc, dans le iiie arrondissement de Marseille&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Relire &#171; Raid sur les Roms &#187;, CQFD n&#176; 95.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Rappel des faits : une &#233;quipe de trois flics, dont une femme, bient&#244;t rejointe par un quatri&#232;me coll&#232;gue, agresse un groupe de Roms. Ils d&#233;truisent les stocks de nourriture, gazent hommes, femmes et enfants, et l'un des fonctionnaires exhibe m&#234;me son arme de service. Ils insultent, se moquent et frappent &#224; tel point qu'une des victimes se casse le col du f&#233;mur. Et tous racontent qu'ils les connaissent bien, ces agresseurs en uniforme, puisqu'ils viennent r&#233;guli&#232;rement les harceler et les menacer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2012, un responsable de M&#233;decins du monde &#233;crit un courrier pour signaler ces faits au procureur qui, &#224; la surprise de quelques avocats du barreau marseillais, transmet le dossier &#224; l'Inspection g&#233;n&#233;rale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Le 8 f&#233;vrier, un b&#339;uf-carottes d&#233;cide d'auditionner &#224; nouveau le jeune homme gravement bless&#233; suite &#224; une chute cons&#233;cutive aux coups donn&#233;s par les forces de l'ordre. Le t&#233;moignage concorde en tous points avec celui r&#233;dig&#233; peu apr&#232;s les faits par des membres d'une association locale proche des Roms. Mais, probl&#232;me ! Il semblerait que la vir&#233;e sauvage de ces sbires en uniforme n'ait pas &#233;t&#233; signal&#233;e sur le cahier de service du commissariat dont ils d&#233;pendent. L'IGPN ne dispose&#8230; que de la description pr&#233;cise et d&#233;taill&#233;e des agresseurs, mais non de leur identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ha, le bon vieux num&#233;ro de matricule qui permettait d'identifier plus ais&#233;ment les flics&#8230; L'on comprend mieux pourquoi son retour &#233;voqu&#233; aujourd'hui par le nouveau ministre de l'Int&#233;rieur fait bondir les syndicats de police. Ces derniers affirment, sans rire, qu'une telle mesure jetterait la suspicion sur les forces de l'ordre&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le num&#233;ro de matricule des policiers a &#233;t&#233; supprim&#233; en 1985 par le ministre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre toute attente, les quatre policiers sont finalement identifi&#233;s par leurs victimes &#224; travers une vitre sans tain le 20 mai dernier. Plac&#233;s en garde &#224; vue, ils ne sont pas pour l'heure mis en examen. &lt;i&gt;&#171; Loin d'&#234;tre apais&#233;es, les victimes restent tr&#232;s inqui&#232;tes. Leurs agresseurs sont toujours en fonction, et les familles redoutent d'&#234;tre harcel&#233;es&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, confie &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; une source proche du dossier. Si la proc&#233;dure se poursuit, il est possible que ces arrangeurs de Roms soient convoqu&#233;s par un juge d'instruction avant d'&#233;ventuellement se voir infliger devant un tribunal une condamnation d'une &lt;i&gt;&#171; s&#233;v&#233;rit&#233; exemplaire &#187;&lt;/i&gt;. &#201;ventuellement. &#192; titre d'exemple : les deux policiers qui, sous l'&#339;il de la cam&#233;ra d'un voisin, ont frapp&#233; un jeune de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), en octobre 2008, ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; quatre mois de prison&#8230; avec sursis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Relire &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Raid-sur-les-Roms'&gt;&#171; Raid sur les Roms &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 95.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le num&#233;ro de matricule des policiers a &#233;t&#233; supprim&#233; en 1985 par le ministre de l'Int&#233;rieur Pierre Joxe (aussi appel&#233; Monsieur-je-savais-pas, cf. &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;97&lt;/a&gt;) lorsque a &#233;t&#233; adopt&#233; le nouvel uniforme dessin&#233; par le couturier Pierre Balmain&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En marge et au pilori</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/En-marge-et-au-pilori</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/En-marge-et-au-pilori</guid>
		<dc:date>2012-04-02T07:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>Nono Kadaver</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>police</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
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		<dc:subject>Roms</dc:subject>
		<dc:subject>Mariana</dc:subject>
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		<dc:subject>constate Sandou</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; C'est une r&#233;quisition citoyenne &#187;, affirment les associations solidaires des cinq familles tziganes &#8211; vingt adultes et douze enfants &#8211; install&#233;es depuis la mi-janvier sur un terrain en bordure du technop&#244;le de Ch&#226;teau-Gombert, quartier p&#233;riph&#233;rique au nord-est de Marseille. La neige est aux portes de la ville, les Roms aussi. Et l'imaginaire local les confond avec les loups. &#171; Depuis qu'on est arriv&#233;s, on n'a vu personne du quartier, seulement la police &#187;, constate Sandou le patriarche. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no97-fevrier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;97 (f&#233;vrier 2012)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est une r&#233;quisition citoyenne &#187;&lt;/i&gt;, affirment les associations solidaires des cinq familles tziganes &#8211; vingt adultes et douze enfants &#8211; install&#233;es depuis la mi-janvier sur un terrain en bordure du technop&#244;le de Ch&#226;teau-Gombert, quartier p&#233;riph&#233;rique au nord-est de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La neige est aux portes de la ville, les Roms aussi. Et l'imaginaire local les confond avec les loups. &lt;i&gt;&#171; Depuis qu'on est arriv&#233;s, on n'a vu personne du quartier, seulement la police &#187;&lt;/i&gt;, constate Sandou le patriarche. Les riverains ne s'approchent plus de la pin&#232;de o&#249; ils avaient l'habitude de promener le chien. Ils se contentent de menacer les b&#233;n&#233;voles des associations qui apportent vivres, m&#233;dicaments et couvertures &#224; ces familles d&#233;munies, victimes d'expulsions &#224; r&#233;p&#233;tition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce bosquet coinc&#233; entre une &#233;cole d'ing&#233;nieurs et une r&#233;sidence ferm&#233;e que le campement de fortune s'est install&#233;. Cabanes, caravanes, tentes faites de b&#226;ches de plastique&#8230; &lt;i&gt;&#171; Nous, on est tziganes, mais on parle surtout le roumain. &#187;&lt;/i&gt; Mariana, jeune m&#232;re de trois enfants dont le mari a disparu depuis plus de deux ans, nous re&#231;oit dans la solide cabane que son p&#232;re, Sandou, a construite en une journ&#233;e. L'int&#233;rieur est accueillant. Des pi&#232;ces de moquette assurent l'&#233;tanch&#233;it&#233; entre vieux volets et planches r&#233;cup&#233;r&#233;es. Un po&#234;le &#224; bois et l'hospitalit&#233; r&#233;chauffent l'ambiance. On offre le caf&#233;, ainsi que des cigarettes. Depuis cinq ans qu'elle est arriv&#233;e &#224; Marseille, la famille a d'abord connu le squat, cit&#233; F&#233;lix-Pyat, puis la gal&#232;re des campements : &#224; proximit&#233; de la gare de Saint-Louis, sous la passerelle de Bougainville, puis dans un entrep&#244;t d&#233;saffect&#233; de La Capelette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mariana et ses parents vivent des poubelles, de la revente d'habits usag&#233;s ou de m&#233;taux recycl&#233;s. &lt;i&gt;&#171; On vendait sur la porte d'Aix, mais on nous a chass&#233;s. La police nous harc&#232;le partout, l&#224; o&#249; on habite et l&#224; o&#249; on travaille. Ils jettent nos marchandises &#224; la poubelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers temps, sur le nouveau campement, il y a eu jusqu'&#224; cinq ou six descentes de police par jour. &lt;i&gt;&#171; La Paf&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Police aux fronti&#232;res.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; a&lt;i&gt; embarqu&#233; deux p&#232;res de famille, l'un sous le coup d'une OQTF&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Obligation de quitter le territoire fran&#231;ais.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;et l'autre d'un APRF&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral de reconduite &#224; la fronti&#232;re.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, explique&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_275 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/97_nono-7558b.png?1782640418' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nono Kadaver
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Caroline, de la Ligue des droits de l'homme des Bouches-du-Rh&#244;ne. &lt;i&gt;&#171; Besson a cr&#233;&#233; une nouvelle infraction, appel&#233;e &#8220;Abus de droit au court s&#233;jour&#8221;, qui permet de renvoyer les Roms en Roumanie quand ils d&#233;passent les trois mois de s&#233;jour autoris&#233;s sans pouvoir justifier de ressources, ou si on arrive &#224; prouver qu'ils font des allers-retours. &#187;&lt;/i&gt; En France, une &lt;i&gt;&#171; mesure transitoire &#187;&lt;/i&gt; ferme le march&#233; du travail aux Bulgares et aux Roumains jusqu'en janvier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'a&#238;n&#233;e de Mariana, Florina, s'occupe du petit fr&#232;re et fait la cuisine pendant que les adultes sillonnent la ville en fourgonnette. Elle se souvient du jour o&#249; elle a voulu inviter &#224; boire le th&#233; un couple de voisins qui promenait leur chien dans le bosquet : &lt;i&gt;&#171; Ils ont cru que c'&#233;tait un pi&#232;ge et sont partis tr&#232;s vite. &#187;&lt;/i&gt; Les habitants de la r&#233;sidence ferm&#233;e, malgr&#233; un tract distribu&#233; pour les sensibiliser, bombardent d'insultes racistes le site Internet de la m&#233;diath&#232;que militante Mille B&#226;bords, qui sert de tribune aux associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le nouveau maillon faible sur lequel s'acharne le pouvoir. C'est entre autres la pr&#233;sence d'un bivouac de Roms fra&#238;chement expuls&#233;s d'un terrain vague voisin qui a servi de pr&#233;texte &#224; l'interdiction de l'acc&#232;s de la pelouse de la porte d'Aix au public l'&#233;t&#233; dernier. Apr&#232;s la visite du sinistre Gu&#233;ant, le quartier fut inclus dans un &#171; P&#233;rim&#232;tre de s&#233;curisation &#187; participant au grand show s&#233;curitaire pr&#233;-&#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Ch&#226;teau-Gombert, le terrain occup&#233; appartient &#224; 25 % &#224; la ville, 25 % &#224; la communaut&#233; de communes et les 50 % restants se partagent entre la Caisse d'&#201;pargne, Dexia et la caisse des d&#233;p&#244;ts. La ville, tenue par la loi de mettre &#224; disposition des aires d'accueil pour les nomades, fait la sourde oreille et remet toujours &#224; plus tard une table ronde r&#233;clam&#233;e depuis plusieurs mois. &lt;i&gt;&#171; De toute fa&#231;on, c'est pas des vrais nomades puisqu'ils ont construit des cabanes&lt;/i&gt;, persifle une voisine. &lt;i&gt;On a travaill&#233; toute une vie pour avoir une retraite tranquille, et regardez ce qu'on est venus nous coller sur le pas de la porte ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandou raconte qu'il y a en ce moment des &#233;meutes contre la vie ch&#232;re &#224; Bucarest&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; ce sujet, lire page 7. Bien foutu, ce journal, non ?&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. L&#224;-bas, il a fait un peu tous les m&#233;tiers : palefrenier, gar&#231;on de ferme, chiffonnier, ferrailleur. &lt;i&gt;&#171; Mais la crise a pouss&#233; les non-Gitans &#224; faire les m&#234;mes boulots que nous, et il n'y en a plus assez pour tout le monde. Pourtant, je serais bien rest&#233;, parce qu'en Roumanie, il n'y a pas autant de racisme qu'ici. On est pr&#234;ts &#224; travailler : ma&#231;on, femme de m&#233;nage&#8230; Mais ici, personne ne veut nous faire confiance. &#187; &lt;/i&gt; Puis il nuance :&lt;i&gt; &#171; Il y a aussi des gens qui nous aident sans rien demander en &#233;change. &#187;&lt;/i&gt; Dimanche 5 f&#233;vrier, Mariana a invit&#233; une dizaine de ces b&#233;n&#233;voles &#224; partager un repas dans sa fi&#232;re cabane. Derri&#232;re leur grille &#224; digicode, les voisins ne savent pas ce qu'ils perdent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Police aux fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Obligation de quitter le territoire fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral de reconduite &#224; la fronti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; ce sujet, &lt;a href='https://cqfd-journal.org/A-l-Est-c-est-deja-le-printemps'&gt;lire page 7&lt;/a&gt;. Bien foutu, ce journal, non ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Roms &#224; ranger</title>
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&lt;p&gt;Nomadisme, mendicit&#233; agressive, rumeurs diverses sur ces Tziganes voleurs de poules, de ferraille et d'enfants&#8230; Depuis cet &#233;t&#233;, les Roms sont en premi&#232;re ligne du discours s&#233;curitaire : tellement en marge et si id&#233;alement visibles. Reportage &#224; Marseille. Expuls&#233;s le 28 juillet des squats dans lesquels ils s'entassaient &#224; La Blancarde, &#224; Marseille, une vingtaine de Roms, de cinq mois &#224; 70 ans, se retrouvent dehors, Porte d'Aix. M&#234;me si quelques passants leur apportent &#224; boire et &#224; manger, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nomadisme, mendicit&#233; agressive, rumeurs diverses sur ces Tziganes voleurs de poules, de ferraille et d'enfants&#8230; Depuis cet &#233;t&#233;, les Roms sont en premi&#232;re ligne du discours s&#233;curitaire : tellement en marge et si id&#233;alement visibles. Reportage &#224; Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Expuls&#233;s&lt;/strong&gt; le 28 juillet des squats dans lesquels ils s'entassaient &#224; La Blancarde, &#224; Marseille, une vingtaine de Roms, de cinq mois &#224; 70 ans, se retrouvent dehors, Porte d'Aix. M&#234;me si quelques passants leur apportent &#224; boire et &#224; manger, ils campent sous des toiles de fortune dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale. Pire encore, ils continuent de d&#233;ranger et d'attirer certains regards hostiles, avec leurs matelas trou&#233;s et leurs enfants qui jouent comme si tout continuait normalement. Et ces poussettes ! Charg&#233;es de &#171; bordilles &#187; r&#233;cup&#233;r&#233;es, qu'ils gardent soigneusement, ils sont pr&#234;ts &#224; les embarquer &#224; tout moment avec eux dans un avion, &#224; moins qu'un sympathique camion poubelle commandit&#233; et escort&#233; ne les balance entre temps, comme souvent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Excusez-nous on n'a pas pass&#233; l'aspirateur pour vous recevoir &#187;&lt;/i&gt;, annonce en roumain une jeune m&#232;re de sept enfants. Ouf ! Il reste l'humour. &#199;a rassure un peu. En m&#234;me temps, on peut se dire que la place est jolie. De l'herbe, des pins, des fleurs encore ouvertes. Le probl&#232;me c'est l'autoroute en haut, et la route tout autour, enfin, le probl&#232;me c'est que cette tache de verdure n'est qu'un gros rond-point noy&#233; dans les embouteillages &#224; l'entr&#233;e de la ville. Mais il fait encore soleil, alors dormir sous les tentes, qu'ils nomment &#171; villas &#187;, m&#234;me d&#233;chir&#233;es, ou &#224; la belle &#233;toile, &#231;a pourrait donner un air de prolongation de vacances. En fait, tout irait presque bien. Sans cette faim au ventre, sans cette soif aussi. Et sans ce r&#233;veil &#224; l'aube du 26 ao&#251;t, que tous racontent, encore sous le choc. Quatre cond&#233;s propres et bien nourris sont sortis de leur voiture en fanfare, le poste &#224; fond, dansant et riant sous les regards apeur&#233;s des enfants somnolents, une matraque dans une main, une lacrymo dans l'autre, un sourire complice sur les l&#232;vres, et qui s'esclaff&#232;rent en chantant : &lt;i&gt;&#171; Il faut partir, allez, on va partir en Roumanie, lalala ! &#187;&lt;/i&gt; Extrait d'&#171; humour policier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre deux descentes, les femmes peuvent courir vendre en face les trois &#171; estrasses &#187; rep&#234;ch&#233;es des poubelles par les maris partis &#233;changer leurs kilos de cuivre et de fer contre quelques pi&#232;ces&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le prix du cuivre et du fer passe du simple au double selon qu'on est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Vite, vite, on traverse, vite on d&#233;balle, l&#224;, sur ce qui reste du &#171; march&#233; aux voleurs &#187;, vite, 50 centimes, y a pas les flics, faut acheter du pain, du lait pour les b&#233;b&#233;s, du jus pour les grands, de l'eau&#8230; Mais les cond&#233;s sont d&#233;j&#224; l&#224;-bas, tout pr&#232;s des tentes&#8230; trop tard&#8230; encercl&#233;s, les enfants qui dormaient dedans, r&#233;veill&#233;s par des grosses chaussures qui tapent au hasard. &#171; Pschhiiiit &#187;, fait la gazeuse&#8230; Les enfants hurlent, toussent, pleurent, et sortent. Les m&#232;res courent en criant, affol&#233;es. Alors on d&#233;m&#233;nage. Quelques m&#232;tres plus loin. Et tout le monde se resserre. Mais profil bas. Ils sont en tort. Ils sont roms, de Roumanie. Tziganes. Et dans toute leur histoire finalement, toujours en tort. Face &#224; la peur d'&#234;tre s&#233;par&#233;s, jet&#233;s en prison, &#233;loign&#233;s des enfants, ils se taisent et passent leur journ&#233;e sur la pointe des pieds, et pourtant tellement visibles. Ils demeurent ces figures de mis&#232;re inassimilables &#224; la soci&#233;t&#233; moderne de 2010 ; comme &#224; celle de 1940 o&#249; les nomades fran&#231;ais furent assign&#233;s &#224; r&#233;sidence &#171; par mesure de s&#233;curit&#233; nationale &#187; puis, pour certains, intern&#233;s dans des camps jusqu'en 1946 ; ou encore celle de 1666 quand Louis XIV d&#233;cida de les envoyer sans autre forme de proc&#232;s aux gal&#232;res &#224; perp&#233;tuit&#233;, de raser les cheveux de leurs femmes et de placer leurs enfants dans des hospices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'avion vient lundi &#187;&lt;/i&gt; (le 6 septembre), leur a-t-on dit. Et l&#224;, ils ne savent plus trop ce qui est mieux. Rentrer au milieu des Roumains et avoir faim : &lt;i&gt;&#171; L&#224;-bas, y a rien&lt;/i&gt;, dit Costel, 28 ans, qui multiplie les allers et retours Marseille/Blaj depuis 7 ans et parle fran&#231;ais. &lt;i&gt;Aucun travail pour nous. Tous les patrons, ils pr&#233;f&#232;rent pas les Roms. Et puis il faut donner un cochon, ou une poule au patron, et nous on peut pas. &#199;a marche comme &#231;a l&#224;-bas. Alors on vit de l'allocation enfant. 35 euros par mois. Mais c'est rien 35 euros par mois pour une famille. &#187;&lt;/i&gt; D'un autre c&#244;t&#233;, rester en France cela signifie veiller jour et nuit sur les enfants, sous des regards m&#233;prisants, avec ces acc&#232;s de violence x&#233;nophobe et polici&#232;re. Andr&#233;, la quarantaine, explique en d&#233;sossant des fils de cuivre r&#233;cup&#233;r&#233;s sur un appareil &#233;lectrom&#233;nager : &lt;i&gt;&#171; Nous les Tziganes, on reste jamais au m&#234;me endroit, on change toujours de lieu, tous les 3 ans, comme &#231;a&#8230; on est un peu comme des touristes&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Des campeurs loqueteux, qui ne passent pas l'aspirateur sur le rond-point de la Porte d'Aix, et sur qui les flics vident leurs stocks de lacrymo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le prix du cuivre et du fer passe du simple au double selon qu'on est fran&#231;ais ou roumain. Ainsi le taux d'&#233;change du fer est de 8 centimes le kilo si le vendeur est roumain (soit 80 euros pour une tonne de ferraille, ce qui veut dire un sacr&#233; tas de poubelles !), et de 1,60 euro pour un Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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