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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>M&#233;thanisation et cog&#233;n&#233;ration, de faux amis</title>
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		<dc:creator>Gu&#233;nol&#233;</dc:creator>


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&lt;p&gt;On les pr&#233;sente souvent comme des &#171; solutions &#187; (plus ou moins) &#233;colos, allant relativement dans le bon sens. En partie du pipeau : la m&#233;thanisation et la cog&#233;n&#233;ration ne bousculent pas forc&#233;ment le malsain ordre du monde &#233;nerg&#233;tique. Illustration avec la Bretagne, o&#249; ces deux modes dits alternatifs de production d'&#233;nergie servent les puissants int&#233;r&#234;ts de l'industrie agroalimentaire. D&#233;cembre 2010, la Bretagne se voit dot&#233;e d'un Pacte &#233;lectrique. L'enjeu ? Assurer la &#171; s&#233;curisation de son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no168-septembre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;168 (septembre 2018)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On les pr&#233;sente souvent comme des &#171; solutions &#187; (plus ou moins) &#233;colos, allant relativement dans le bon sens. En partie du pipeau : la m&#233;thanisation et la cog&#233;n&#233;ration ne bousculent pas forc&#233;ment le malsain ordre du monde &#233;nerg&#233;tique. Illustration avec la Bretagne, o&#249; ces deux modes dits alternatifs de production d'&#233;nergie servent les puissants int&#233;r&#234;ts de l'industrie agroalimentaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2618 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH506/-879-a2cd8.jpg?1782643193' width='400' height='506' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cembre 2010, la Bretagne se voit dot&#233;e d'un Pacte &#233;lectrique. L'enjeu ? Assurer la &#171; &lt;i&gt; s&#233;curisation de son alimentation &#233;lectrique dans les ann&#233;es &#224; venir&lt;/i&gt; &#187;, selon le dossier de presse, qui pointe le fait que la r&#233;gion ne produit que 8 % de l'&#233;lectricit&#233; qu'elle consomme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pacte n'a gu&#232;re suscit&#233; d'opposition (&#224; l'exception d'un projet qui y est li&#233;, la construction par Direct &#201;nergie et Siemens d'une centrale &#224; gaz &#224; cycle combin&#233; de 450 MW &#224; Landivisiau &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir l'entretien &#171; Gaz &#224; tous les &#233;tages &#187;, publi&#233; dans le CQFD n&#176; 161 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;). Celles et ceux qui auraient &#233;t&#233; fond&#233;s &#224; porter la critique d'un mod&#232;le &#233;nerg&#233;tique contestable se sont trop souvent laiss&#233; parasiter par le miroir caricatural que leur tendaient les partisans et promoteurs du pacte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire ces derniers, et notamment le repr&#233;sentant de Direct &#201;nergie, l'opposition se r&#233;duirait ainsi plus ou moins &#224; la formule &#171; Non &#224; tout, oui &#224; rien &#187;. Soucieux de prouver que ce n'&#233;tait pas le cas, les opposants ont parfois eu tendance &#224; faire dans le compromis, essayant de pr&#233;senter un visage &#171; responsable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a pourtant un angle d'attaque qu'il conviendrait d'exploiter pour remettre en cause les fondements de ce pacte. C'est celui du mod&#232;le agricole qu'il accompagne. Il faut ici rappeler que la Bretagne est la premi&#232;re r&#233;gion fran&#231;aise en mati&#232;re de production agricole. Et que la plupart des paysans n'ont eu d'autre choix que de s'engager toujours davantage dans la voie du productivisme &#224; tout crin pour surmonter les crises successives qui ont frapp&#233; le secteur. Le prix &#224; payer pour le maintien de ce qui est souvent pr&#233;sent&#233; comme le &#171; mod&#232;le agro-alimentaire breton &#187;. &#171; &lt;i&gt;Pour prosp&#233;rer &#224; partir de l'agriculture, il a fallu depuis longtemps savoir sortir de l'agriculture&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume ainsi Yannick Ogor dans &lt;i&gt;Le Paysan impossible&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Paysan impossible &#8211; R&#233;cits de lutte, livre publi&#233; aux &#201;ditions du bout de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Une tendance lourde, que le pacte &#233;lectrique breton accompagne, en mettant l'accent sur les choix de production &#233;lectrique de ces agriculteurs qui &#339;uvrent main dans la main avec des groupes agro-alimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lutter efficacement contre le projet de centrale, il ne suffit donc pas de se contenter de mener un travail de contre-expertise sur &#171; l'utilit&#233; &#187; de cette structure. Mais il convient aussi de mettre en cause ce qui l'accompagne, voire m&#234;me le cautionne : la production industrielle agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cog&#233;n&#233;ration, caution du hors-sol&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2017, la Bretagne a produit pr&#232;s d'un tiers des tomates de l'Hexagone, le plus souvent sous serres, en hors-sol. Et le Finist&#232;re se trouve en pointe de cette production, avec le groupe Sav&#233;ol pour fer de lance (premier producteur fran&#231;ais) &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; propos des strat&#233;gies de communication et de vente de Sav&#233;ol, se reporter (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Le probl&#232;me, c'est que cultiver des tomates sous le climat finist&#233;rien co&#251;te cher en chauffage &#8211; pour les producteurs, il s'agit du deuxi&#232;me poste de d&#233;penses apr&#232;s la main-d'&#339;uvre. Ces serristes, grands consommateurs d'&#233;nergie fossile (fioul ou gaz), ont ainsi &#233;t&#233; identifi&#233;s comme des acteurs de la s&#233;curisation de l'approvisionnement &#233;lectrique breton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le pacte &#233;lectrique breton table sur un potentiel de production de 150 MW via l'installation dans les serres de centrales &#224; cycle combin&#233; au gaz (d'environ 2 MW chacune). Le principe ? Le gaz br&#251;l&#233; entra&#238;ne un moteur qui fait tourner un alternateur produisant de l'&#233;lectricit&#233;, la chaleur d&#233;gag&#233;e servant &#224; chauffer de l'eau (qui elle m&#234;me chauffe les serres) tandis que le CO2 d&#233;gag&#233; est r&#233;inject&#233; dans les serres, favorisant la photosynth&#232;se. Ce qui permet de planter les tomates plus t&#244;t, accentuant la tendance &#224; s'affranchir des saisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2016, une quinzaine de producteurs de la coop&#233;rative Sav&#233;ol ont mis en place une telle installation. La m&#234;me ann&#233;e, les communes de Cl&#233;der et Plouescat ont &#233;t&#233; raccord&#233;es au r&#233;seau de gaz naturel, projet notamment port&#233; par le Syndicat d&#233;partemental d'&#233;nergie du Finist&#232;re. Sous couvert de progr&#232;s social (&#171; apporter &#187; le gaz naturel &#224; des communes rurales), les deniers publics ont en r&#233;alit&#233; servi &#224; relier des installations industrielles de production alimentaire au m&#234;me r&#233;seau : il y a trois serres &#233;quip&#233;es sur ces communes, et deux autres s'appr&#234;tent &#224; l'&#234;tre. Un tarif avantageux de rachat de l'&#233;lectricit&#233; (fluctuant pour gommer les variations de prix du gaz) assure la rentabilit&#233; aux investisseurs : 135 &#224; 150 &#8364; par MWh, garantis sur douze ans, permettent d'amortir les deux ou trois millions d'euros n&#233;cessaires &#224; une installation. Alors certes, les travaux de la centrale de Landivisiau n'ont pas encore commenc&#233; ; mais via son pendant agricole, on peut consid&#233;rer que celle-ci est d&#233;j&#224; en partie construite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;thanisation, solution miracle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production alimentaire de masse engendre son lot de nuisances, dont des tonnes de d&#233;jections. L'&#233;pandage de celles-ci est lourd de cons&#233;quences : pollution des cours d'eau, prolif&#233;ration des algues vertes&#8230; Dans ce contexte, la m&#233;thanisation est pr&#233;sent&#233;e comme un proc&#233;d&#233; idyllique, qui, gr&#226;ce &#224; une forme de fermentation bact&#233;rienne, permettrait &#224; la fois de produire de l'&#233;lectricit&#233;, d'avoir des formes de cog&#233;n&#233;ration et de produire un fertilisant organique. En r&#233;alit&#233;, tout ceci permettrait essentiellement de maintenir le &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; de l'&#233;levage hors-sol, moyennant quelques investissements subventionn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pacte &#233;lectrique breton vise une production de 120 MW &#224; l'horizon 2020 (pour la partie &#171; biomasse et m&#233;thanisation &#187;). En partie par de petites unit&#233;s &#171; &#224; la ferme &#187;, mais surtout gr&#226;ce au d&#233;veloppement d'unit&#233;s industrielles. Exemple au pays du Men&#233; : une trentaine d'&#233;leveurs porcins, constatant la fragilit&#233; de leurs installations agricoles, ont uni leurs forces pour se doter d'une unit&#233; de m&#233;thanisation industrielle : G&#233;otexia. L'usine a pour actionnaires principaux ces agriculteurs, regroup&#233;s au sein d'une Cuma &lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Coop&#233;rative d'utilisation de mat&#233;riels agricoles (Cuma) est une structure (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, et entend traiter chaque ann&#233;e 38 000 tonnes de lisiers fournis par ceux-ci, ainsi que 40 000 tonnes de substrats agroalimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lisiers ne pr&#233;sentent qu'un pouvoir m&#233;thanog&#232;ne faible. Mais l'&#201;tat finance leur recyclage par une augmentation de cinq centimes par KWh d'&#233;lectricit&#233; produite (&#224; condition qu'ils repr&#233;sentent 60 % des d&#233;chets). Comme leur utilisation n&#233;cessite des coproduits, certains agriculteurs d&#233;veloppent sp&#233;cialement des cultures &#224; haute valeur &#233;nerg&#233;tique. Agriculture et industrie agroalimentaire s'associent &#233;galement pour valoriser leurs d&#233;chets, en s'appuyant sur ceux des communaut&#233;s de communes (tontes, r&#233;sidus de cantines scolaires ou de maisons de retraite.) Ce qui permet &#224; l'administrateur de G&#233;otexia, l'agriculteur-&#233;leveur Dominique Rocaboy, de nier servir de caution &#224; l'extension de l'&#233;levage hors-sol : &#171; &lt;i&gt;Si un jour, il n'y a plus de d&#233;jections animales &#224; traiter, le syst&#232;me fonctionnera quand m&#234;me :&#8200;notre outil sera toujours utile aux collectivit&#233;s locales ou aux agro-industries. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thanisation vient &#233;galement alimenter le mythe de l'agriculture affranchie des saisons : la cog&#233;n&#233;ration pourrait, selon les projets, &#234;tre utilis&#233;e pour chauffer des serres, faire s&#233;cher la fenaison ou &#224; des fins de chauffage central. Enfin, la normalisation du &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/digestat&#034; class=&#034;spip_glossaire&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;digestat&lt;/a&gt; (&#224; haute teneur en azote) ouvre des d&#233;bouch&#233;s sur le march&#233; des fertilisants, surtout s'il s'agit d'en exporter dans les r&#233;gions productrices de c&#233;r&#233;ales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un choix politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux exemples ne sont pas isol&#233;s, d'autres sources d'&#233;nergies &#233;tant &#233;galement largement promues. Par exemple, l'&#233;nergie solaire &#8211; peu &#224; peu, des panneaux photovolta&#239;ques recouvrent les toits des b&#226;timents d'&#233;levage. Mais la cog&#233;n&#233;ration et la m&#233;thanisation sont les seules &#224; relever d'un choix politique dans le cadre du Pacte d'avenir pour la Bretagne de 2013. Soit un ensemble de mesures &#233;tatico-r&#233;gionales cens&#233;es solutionner la crise du &#171; mod&#232;le agroalimentaire breton &#187;, ainsi que satisfaire aux revendications des Bonnets rouges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela qu'il faut retenir : les discours louant les &#233;nergies renouvelables, qu'il s'agisse de cog&#233;n&#233;ration ou de m&#233;thanisation, servent d'abord &#224; cautionner et sauvegarder un mod&#232;le de production alimentaire de masse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir l'entretien &#171; Gaz &#224; tous les &#233;tages &#187;, publi&#233; dans le &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;n&#176; 161 (janvier 2018).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Paysan impossible &#8211; R&#233;cits de lutte&lt;/i&gt;, livre publi&#233; aux &#201;ditions du bout de la ville en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; propos des strat&#233;gies de communication et de vente de Sav&#233;ol, se reporter &#224; la chronique &#171; Le Cri de la tomate &#187; publi&#233;e dans le n&#176; 16 d'&lt;i&gt;Article11&lt;/i&gt; &#8211; titr&#233;e &#171; In the pocket &#187;, et mise en ligne le 02/01/15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La Coop&#233;rative d'utilisation de mat&#233;riels agricoles (Cuma) est une structure juridique de type coop&#233;ratif qui permet &#224; un groupe d'au moins quatre agriculteurs d'acqu&#233;rir du mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;clame le champ !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Reclame-le-champ</link>
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		<dc:date>2011-12-19T07:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nardo, Ra&#250;l Guill&#233;n</dc:creator>


		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>Reclaim The</dc:subject>
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		<dc:subject>Reclaim</dc:subject>
		<dc:subject>constellation europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>L'association agricole</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Oh, le beau monde ! Y en a qui potagent collectivement entre Grenoble et Chamb&#233;ry avec des habitants d'une cit&#233; du coin et font m&#234;me leur miel. D'autres cultivent une terre coinc&#233;e entre deux bretelles d'autoroute &#224; Marseille&#8230; Reclaim the fields is back again in la France profonde ! R&#233;seau ou constellation europ&#233;enne informelle, Reclaim the fields (RTF) r&#233;unit des &#171; jeunes paysan-ne-s, des sans-terre et des paysan-ne-s en devenir, ainsi que des personnes qui veulent trouver le contr&#244;le de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no94-novembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;94 (novembre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nardo-59" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/agricole" rel="tag"&gt;agricole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Reclaim-The" rel="tag"&gt;Reclaim The&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/The-Fields" rel="tag"&gt;The Fields&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/terre" rel="tag"&gt;terre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/collectif" rel="tag"&gt;collectif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/production-alimentaire" rel="tag"&gt;production alimentaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Reclaim" rel="tag"&gt;Reclaim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/constellation-europeenne" rel="tag"&gt;constellation europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-association-agricole" rel="tag"&gt;L'association agricole&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Oh, le beau monde ! Y en a qui potagent collectivement entre Grenoble et Chamb&#233;ry avec des habitants d'une cit&#233; du coin et font m&#234;me leur miel. D'autres cultivent une terre coinc&#233;e entre deux bretelles d'autoroute &#224; Marseille&#8230; Reclaim the fields is back again in la France profonde !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;seau ou constellation europ&#233;enne informelle&lt;/strong&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.reclaimthefields.org/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Reclaim the fields&lt;/a&gt; (RTF) r&#233;unit des &lt;i&gt;&#171; jeunes paysan-ne-s, des sans-terre et des paysan-ne-s en devenir, ainsi que des personnes qui veulent trouver le contr&#244;le de la production alimentaire &#187;&lt;/i&gt;. &#201;manation ind&#233;pendante de Via Campesina&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mouvement international de paysans et de petits et moyens producteurs qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, sa premi&#232;re grande rencontre a eu lieu &#224; Cravirola (Aude) en 2009 (voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Paysans-hors-champ'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 71&lt;/a&gt;). C'est l&#224; qu'est n&#233;e la branche francophone de Reclaim the fields, qui se r&#233;unissait fin octobre &#224; cinquante kilom&#232;tres au sud de Grenoble. Outre les joyeux mara&#238;chages collectifs, on a vu venir des gugusses qui taillent la route en camion ou se verraient reprendre la ferme parentale en Basse-Normandie, ou bien &#233;tudient l'agronomie &#224; Montpellier avant d'&#233;lever des b&#234;tes dans les Alpes. D'autres encore qui cherchent ensemble o&#249; poser leurs valises et leurs projets de Batotopie (de &#171; batologie &#187;, &#233;tude des ronces). &lt;i&gt;&#171; La premi&#232;re plante qui repousse sur une terre en friche, et qui sert de nid aux autres plantes &#187;&lt;/i&gt;, expliquent-ils dans un sourire. Et tous les autres, danseuse, fl&#226;neurs, nomades, qui ne savent pas encore tr&#232;s bien si, o&#249;, quand et comment ils s'installeront, mais ont bien conscience qu'alors il faudra trouver un bout de terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;thode la plus radicale et la plus pr&#233;caire, le squat de terrain est au centre des attentions. Depuis les rencontres de 2009, quelques lopins ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s sur le mode de l'occupation directe. D'abord le 28 mars 2010, &#224; Dijon. Un terrain en friche promis &#224; un &#171; &#233;coquartier &#187; a &#233;t&#233; d&#233;frich&#233; et sem&#233; par deux cents personnes, vite baptis&#233; &lt;a href=&#034;http://lentilleres.potager.org.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Potager collectif des lentill&#232;res&lt;/a&gt;, lieu de mara&#238;chage, formation et rencontres. Puis, le 7 avril 2011, l'envie de prendre la terre traverse les fronti&#232;res et parvient jusqu'au canton de Gen&#232;ve. L&#224;-bas, les derni&#232;res bonnes terres agricoles de la ville se r&#233;duisent &#224; trois hectares en pleine zone industrielle et ont failli accueillir une usine de nanotechnologie. S'y trouve d&#233;j&#224; le jardin des Charrotons, structure de mara&#238;chage coop&#233;ratif. Ce jour-l&#224;, &lt;i&gt;&#171; &#224; coup de cha&#238;nes humaines, de sueur et d'un vaillant tracteur &#187;&lt;/i&gt;, une centaine de personnes transforment la friche en un potager festif, ouvert &#224; tous. Un militant (&#233;clair&#233;) de Greenpeace aurait m&#234;me d&#233;clar&#233; : &lt;i&gt;&#171; Quand on voit ce que vous faites ici, on se dit que ce qu'on fait nous, c'est vraiment de la merde.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://switzerland.indymedia.org/fr...&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;i&gt; &#187; &lt;/i&gt; Finalement, le 7 mai 2011, &#224; l'appel du r&#233;seau Reclaim the fields et des occupants de la ZAD oppos&#233;s au projet d'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la revue Z n&#176;4 et CQFD n&#176; 81 et 87.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, quelque 1 000 personnes se mobilisent pour occuper une nouvelle parcelle en friche, et cr&#233;ent la ferme du Sabot&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176; 92.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_226 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH319/94_nardo_reclaim_the_fields-df8b5.png?1782645188' width='400' height='319' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais occuper la terre au sens large passe plus souvent par la location ou la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re que par la r&#233;appropriation informelle. Se pose alors la question juridique. Les formes pr&#233;vues par le droit (GAEC, EARL, SCEA, GFA, SCA&#8230;) se basent sur des parts de capital ou de participations ne permettant pas &#224; un collectif de devenir propri&#233;taire ou exploitant agricole. Si pr&#233;f&#233;rer la propri&#233;t&#233; collective est d'abord une option politique, elle &#233;vite aussi le risque de voir les parts prendre de la valeur et &#234;tre g&#233;r&#233;es individuellement. Ce qui d&#233;samorce pas mal d'embrouilles li&#233;es &#224; la propri&#233;t&#233; individuelle : d&#233;c&#232;s d'un associ&#233;, h&#233;ritage, sp&#233;culation sur la valeur du terrain&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des jours, le statut associatif est apparu comme une solution possible, m&#234;me si cela ne r&#233;duit pas pour autant le casse-t&#234;te r&#233;glementaire. En effet, rien n'emp&#234;che une association de loi 1901 de devenir titulaire d'une exploitation agricole ou propri&#233;taire d'une ferme : c'est le cas du lieu, dans des montagnes au sud de Grenoble, o&#249; se sont tenues les rencontres. Mais c'est souvent le parcours du combattant : &lt;i&gt;&#171; On a d&#251; faire une r&#233;clamation pour ne pas remplir une case du logiciel qui &#233;tait marqu&#233;e comme obligatoire&lt;/i&gt;, raconte une membre du collectif. &lt;i&gt;Il faut mieux conna&#238;tre la l&#233;gislation que ceux que tu as en face pour surmonter tous les &#8220;&#231;a n'est pas possible&#8221;. &#187;&lt;/i&gt; L'association agricole est propri&#233;taire des b&#226;timents achet&#233;s il y a trois ans et le lieu abrite une dizaine de ses membres. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, quinze personnes ont mis&#233; de z&#233;ro &#224; vingt mille euros selon leurs moyens&lt;/i&gt;, poursuit-elle. &lt;i&gt;Les statuts pr&#233;cisent qu'en cas de dissolution de l'association, le lieu devra &#234;tre c&#233;d&#233; &#224; un collectif de m&#234;me nature. En cas de vente, chaque membre fondateur repartirait avec sept mille euros, le reste &#233;tant vers&#233; au secteur associatif. &#187;&lt;/i&gt; Si les verrous sont aussi dissuasifs, ce n'est pas par hasard : &lt;i&gt;&#171; Nous venons de r&#233;seaux activistes urbains pas mal engag&#233;s, entre autres, dans la lutte contre la sp&#233;culation fonci&#232;re&lt;/i&gt;, pr&#233;cise une autre. &lt;i&gt;Nous avons forc&#233;ment beaucoup r&#233;fl&#233;chi aux modes d'organisation et beaucoup travaill&#233; sur la r&#233;novation du b&#226;ti. Pour le collectif f&#233;ministe que nous sommes, cela pose la question de l'acc&#232;s au savoir-faire et l'acc&#232;s au monde agricole en tant que femmes. &#187;&lt;/i&gt; L'id&#233;e de s'installer dans la campagne &lt;i&gt;&#171; faisait partie des GPPPT &#8211; Grands Projets Pour Plus Tard. H&#233;las, une opportunit&#233; s'est pr&#233;sent&#233;e. On n'&#233;tait pas pr&#234;tes, et il fallait tout faire &#224; l'arrache, mais on y est all&#233;es. Mis &#224; part le renouvellement du b&#226;ti et l'installation dans les lieux, nos activit&#233;s sont diverses : accueil de r&#233;seaux militants, d&#233;marrage de potagers et vergers, investissement dans les luttes locales&#8230; &#187; &lt;/i&gt; &#192; ce stade, l'activit&#233; agricole reste anecdotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mode associatif s'y pr&#234;te n&#233;anmoins, comme dans cette ferme des C&#233;vennes, qui regroupe des personnes venant de diff&#233;rentes exp&#233;riences collectives plut&#244;t urbaines. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, il n'&#233;tait pas pr&#233;vu de faire de l'&#233;levage, pourtant c'est ce que nous faisons maintenant avec trente ch&#232;vres &#187;&lt;/i&gt;, explique Pascale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; nouveau, c'est l'occasion qui a fait le larron : &#171; Nous sommes tomb&#233;s sur un terrain de trente hectares qui nous plaisait beaucoup. Parmi ceux-ci, cinq &#233;taient des prairies et quatre de la for&#234;t. Il &#233;tait impossible de les entretenir sans les animaux, on a donc gard&#233; une partie des ch&#232;vres de l'&#233;leveur pr&#233;c&#233;dent et commenc&#233; &#224; faire du fromage. Pour le reste, on a un grand potager et des ch&#226;taigniers, pour l'autosubsistance et l'&#233;change. &#187; L'association agricole &#233;tait le meilleur moyen d'avoir un statut de collectif agricole, m&#234;me si cela implique qu'un des membres soit d&#233;clar&#233; en tant qu'agriculteur. &lt;i&gt;&#171; Nous avons eu acc&#232;s au foncier gr&#226;ce &#224; Terre de liens&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Association qui a pour but de collecter de l'&#233;pargne &#224; l'&#233;chelle nationale (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;,&lt;i&gt; qui a acquis les terres et avec qui on a sign&#233; un bail emphyt&#233;otique&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les droits sur la chose lou&#233;e sont comparables &#224; ceux d'un propri&#233;taire.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;i&gt;bon march&#233; de trente ans, en &#233;change de la r&#233;novation des b&#226;timents. Pour l'instant on dort dans des caravanes. &#187;&lt;/i&gt; &#192; la dure ! Le premier soir, on nous causait de Bernard Lambert, fondateur du mouvement des Paysans travailleurs dans les ann&#233;es 1970, et paysan sans terre enrag&#233; depuis l'enfance &#8211; quand son m&#233;tayer de p&#232;re r&#233;pondait &lt;i&gt;&#171; M'sieur not' bon ma&#238;tre &#187;&lt;/i&gt; au ch&#226;telain qui lui donnait, lui, du &lt;i&gt;&#171; Mon brave Joseph &#187;&lt;/i&gt;. Les paysans sans terre de RTF n'ont pas forc&#233;ment le m&#234;me arbre g&#233;n&#233;alogique, mais la rage, oui bien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Reseau-de-fermes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; R&#233;seau de fermes &#187;&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Reclaim-the-seeds&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Reclaim the seeds &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mouvement international de paysans et de petits et moyens producteurs qui pr&#233;conise l'agriculture durable de petite &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://switzerland.indymedia.org/fr/2011/05/81896.shtml&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://switzerland.indymedia.org/fr...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir la revue &lt;a href=&#034;http://www.zite.fr/-Numero-4Nantes-Automne-2010176-&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Z&lt;/i&gt; n&#176;4&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/L-ombre-de-Vinci-plane-sur-Notre'&gt;81&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Les-agites-du-bocage'&gt;87&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Zone-de-turbulences'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 92&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Association qui a pour but de collecter de l'&#233;pargne &#224; l'&#233;chelle nationale pour acheter des terres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les droits sur la chose lou&#233;e sont comparables &#224; ceux d'un propri&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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