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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Que le &#034;Welcome&#034; ne l'emporte pas sur le &#034;No border&#034; &#187;</title>
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		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Rencontre avec deux militants du collectif marseillais Al Manba, qui accompagne depuis trois ans les luttes des migrants dans la r&#233;gion. * &#192; Marseille, ville de transit par excellence et carrefour de cultures, les migrants sont paradoxalement longtemps rest&#233;s quasi invisibles. Mais la donne a chang&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, en raison de la r&#233;pression croissante &#224; la fronti&#232;re italienne, des expulsions de la (dite) jungle de Calais et des d&#233;placements forc&#233;s vers des &#171; centres d'h&#233;bergement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no168-septembre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;168 (septembre 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Manba" rel="tag"&gt;Manba&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontre avec deux militants du collectif marseillais Al Manba, qui accompagne depuis trois ans les luttes des migrants dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2636 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH340/-897-5a55e.jpg?1768816443' width='500' height='340' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo P. F.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;*&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; Marseille, ville de transit&lt;/strong&gt; par excellence et carrefour de cultures, les migrants sont paradoxalement longtemps rest&#233;s quasi invisibles. Mais la donne a chang&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, en raison de la r&#233;pression croissante &#224; la fronti&#232;re italienne, des expulsions de la (dite) jungle de Calais et des d&#233;placements forc&#233;s vers des &#171; centres d'h&#233;bergement &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En fait, plut&#244;t des centres de tri ou de rel&#233;gation avant expulsion : CAO, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; (dont plusieurs ont &#233;clos dans les environs). Cons&#233;quence : les migrants se sont fait plus nombreux, plus visibles, trait&#233;s ici comme ailleurs en ind&#233;sirables, traqu&#233;s autant qu'abandonn&#233;s &#224; leur sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en r&#233;action &#224; cette situation qu'a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; l'&#233;t&#233; 2015 un collectif qui a vite fait feu de tout bois : Al Manba. Cette organisation sans chefferie ni statut d'association fonctionne sur des principes d'autogestion, avec pour but de faciliter l'accueil et l'autonomisation des migrants. Pas question d'&#234;tre les suppl&#233;tifs d'un &#201;tat d&#233;faillant, insistent deux des membres fondateurs, Tina et Mika. Lesquels posent l'aspect politique comme essentiel, et r&#233;sument les objectifs principaux en ces termes : &#171; L'h&#233;bergement de lutte, l'entrave aux expulsions, la lutte contre les fronti&#232;res. &#187; Ils reviennent ici sur l'itin&#233;raire du collectif.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la lutte comme carburant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Manba est n&#233; &#224; l'&#233;t&#233; 2015. Le d&#233;clencheur ? Le camp autog&#233;r&#233; du Presidio, &#224; Vintimille. Au contact de l'effervescence r&#233;gnant sur place, on a pris une claque. Les manifs, les assembl&#233;es, les actions &#8211; toutes men&#233;es avec une vraie horizontalit&#233; dans la lutte&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Migrants : &#034;We are not going back !&#034; &#187;, article paru dans le n&#176; 135 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &#192; tel point qu'on a d&#233;cid&#233; de faire pareil &#224; Marseille. On s'est lanc&#233;s apr&#232;s quelques grandes assembl&#233;es, m&#234;lant migrants et soutiens, avec la mise en place rapide d'outils qui existent encore, comme la commission juridique. Tr&#232;s vite, on a organis&#233; des actions &#8211; manifs et obstruction aux expulsions. En parall&#232;le, on a ouvert un lieu d'organisation autog&#233;r&#233;, squatt&#233; en contrebas du quartier de La Plaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, le contexte &#233;tait explosif : fermeture de la fronti&#232;re, pression polici&#232;re, arrestations &#224; la gare, etc. Marseille &#233;tait alors une ville de passage, vers Paris ou Calais. On s'est donc focalis&#233;s sur la libert&#233; de circulation, en aidant les gens &#224; se poser et &#224; repartir sans qu'ils finissent au Cra (Centre de r&#233;tention administrative). Tr&#232;s vite s'est aussi pos&#233;e la question de la libert&#233; d'installation, parce que certains ont voulu rester, par n&#233;cessit&#233; administrative (demande d'asile d&#233;pos&#233;e &#224; Marseille) ou envie. C'est dans ce cadre qu'on a cherch&#233; des lieux d'h&#233;bergement plus stables, en se basant sur l'exp&#233;rience du squat punk de la Casa Mimosa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En trois ans, la situation a chang&#233; &#224; une vitesse folle. D'abord avec la fermeture totale de la fronti&#232;re italienne. Ensuite par le recours syst&#233;matique &#224; la proc&#233;dure Dublin &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;glementation europ&#233;enne qui oblige &#224; d&#233;poser son dossier de demande (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, forme de n&#233;gation du droit d'asile. Il y a &#233;galement eu les diverses expulsions de la (dite) jungle de Calais, accompagn&#233;es de la cr&#233;ation de CAO (Centres d'accueil et d'orientation) pour reloger tout le monde &#8211; des dispositifs de contr&#244;le diss&#233;min&#233;s dans toute la France, facilitant fichage, tri et expulsions. Une logique de domination : en d&#233;pla&#231;ant les gens et en les isolant, on leur &#244;te toute possibilit&#233; d'organisation. La cr&#233;ation des Prahda (Programme d'accueil et d'h&#233;bergement des demandeurs d'asile) en 2017 a marqu&#233; une nouvelle &#233;tape. Situ&#233;s en zones industrielles, proches d'un tarmac ou d'une prison, ils n'ont plus vocation d'accueil, simplement de pr&#233;lude au bannissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions du Manba ont bien s&#251;r suivi ces mouvements. Dans le cas des Prahda, par exemple, on a fait le lien entre les luttes que les enferm&#233;s organisaient au sein des centres et celles qui se montaient dans le centre-ville. L'organisation par des camarades des Prahda de Vitrolles et G&#233;menos d'une grande marche '' Stop Dublin '' entre Vitrolles et Marseille en octobre dernier a &#233;t&#233; un moment tr&#232;s fort pour tout le monde. Il y a eu beaucoup d'actions du m&#234;me genre, o&#249; les migrants &#233;taient soit tr&#232;s impliqu&#233;s, soit directement responsables de l'organisation : occupations d'une &#233;glise ou de locaux du d&#233;partement par les mineurs isol&#233;s, si&#232;ge de l'Ofii (Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration) par des personnes &#224; la rue, participation &#224; la manif devant la prison des Baumettes pour soutenir les &#034;Trois de Brian&#231;on&#034;, etc. C'est la base m&#234;me de notre d&#233;marche. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Penser le long terme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En parall&#232;le aux actions, les activit&#233;s quotidiennes se sont poursuivies &#8211; pas toujours un long fleuve tranquille. &#192; vouloir &#234;tre partout, accompagner, loger, organiser, certains ont fr&#244;l&#233; le &lt;i&gt;burnout&lt;/i&gt;. Parmi nous, beaucoup continuent &#224; h&#233;berger du monde, avec l'&#233;mergence de liens tr&#232;s forts. Mais ce n'est pas toujours facile, d'autant qu'il y a eu plusieurs probl&#232;mes graves qui ont cr&#233;&#233; des tensions dans le collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a &#233;galement fait face &#224; une forte r&#233;pression. Le lieu collectif inaugural a &#233;t&#233; ferm&#233; en avril 2016. &#192; sept reprises, on a tent&#233; d'en ouvrir un autre, mais les flics sont intervenus &#224; chaque fois. Des personnes ont &#233;t&#233; poursuivies, voire incarc&#233;r&#233;es. Beaucoup de lieux de vie ont aussi &#233;t&#233; expuls&#233;s. On a fini par d&#233;cider d'ouvrir un local non squatt&#233;, ce qui a permis de reprendre de fa&#231;on stable les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales et les permanences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a aussi parfois &#233;t&#233; victimes de notre succ&#232;s. Les volontaires se multipliant dans les AG, il est arriv&#233; que le sens se perde. &#199;a a &#233;t&#233; le cas, par exemple, apr&#232;s une occupation d'&#233;glise assez m&#233;diatis&#233;e, o&#249; la question des mineurs isol&#233;s &#224; la rue est devenue tr&#232;s visible. On a vu appara&#238;tre des postures plus citoyennistes, se limitant &#224; sommer l'&#201;tat de respecter ses engagements. En grossissant, on perdait le fil. L'&#233;largissement ne vaut que s'il englobe les migrants qui luttent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; force, le Manba est devenu un acteur important de l'h&#233;bergement sur Marseille. Les associations et les travailleurs sociaux nous adressaient les personnes pour qui ils ne trouvaient pas de solution. Au point que m&#234;me les flics et l'Ofii s'y sont mis. Une situation absurde, avec les institutions renvoyant des gens dont elles ne veulent pas vers des squats qu'elles expulseront ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'est alors pos&#233; la question du sens politique de l'h&#233;bergement d'urgence. Pourquoi se substituer &#224; l'&#201;tat ? Qu'est-ce que &#231;a apporte aux migrants en mati&#232;re d'autonomie ? Beaucoup de soutiens veulent donner un coup de main pour des raisons humanitaires, ce qui n'est pas notre approche. On souhaite au contraire s'attacher &#224; des rapports plus longs, plus horizontaux, plus politiques. On doit continuer &#224; contester l'id&#233;e m&#234;me de fronti&#232;re, faire en sorte que le &#034;Welcome&#034; ne l'emporte pas sur le &#034;No Border&#034;. C'est pour cela qu'on tient &#224; se recentrer sur l'id&#233;e d'un accueil alternatif, visant l'autonomie des concern&#233;s. Quand l'&#201;tat les condamne &#224; l'errance perp&#233;tuelle, on fait en sorte qu'ils aient les moyens de se poser et de s'impliquer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'accueil en pierre angulaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2619 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;74&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH495/-880-816a6.jpg?1768649888' width='400' height='495' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La couverture du n&#176;168 de &#034;CQFD&#034;, illustr&#233;e par Vincent Croguennec.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; La plupart de nos activit&#233;s rel&#232;vent de l'accueil plut&#244;t que de l'h&#233;bergement : cours de fran&#231;ais, accompagnement juridique, r&#233;seaux d'entraide, mais aussi th&#233;&#226;tre, organisation de friperies de quartier, de concerts, voire participation &#224; des jardins collectifs ou des chantiers sur des bateaux. Ces activit&#233;s permettent de sortir des logiques de domination &#233;tatique, de ces situations d'urgence auxquelles les institutions veulent cantonner les migrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil, c'est aussi l'inscription des gens dans des quartiers. Ainsi de leur implication dans le quotidien de La Plaine ou de La Belle-de-Mai. Les habitudes d'organisation collective et d'autogestion de ces quartiers, ainsi que les lieux qui s'y trouvent, ont permis de multiplier les repas de soutien, les concerts, les temps de rencontre. De leur c&#244;t&#233;, les migrants ont investi des moments importants, comme le carnaval de La Plaine ou les luttes contre la gentrification du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mobilisations sont importantes, pas seulement pour leurs r&#233;sultats directs, mais dans ce qu'elles insufflent chez ceux qui y participent. Il s'agit de cr&#233;er ensemble des espaces de libert&#233;, sans faire de discrimination entre migrants &#034;&#233;conomiques&#034; ou &#034;politiques&#034;. Ce sont des camarades de lutte. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En fait, plut&#244;t des centres de tri ou de rel&#233;gation avant expulsion : CAO, Prahda, Atsa, DPAR... Pour qui aime les sigles, c'est le bonheur. Pour les &#171; h&#233;berg&#233;s &#187;, beaucoup moins.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Migrants-We-are-not-going-back' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Migrants : &#034;We are not going back !&#034; &#187;&lt;/a&gt;, article paru dans le n&#176; 135 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; (septembre 2015).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;R&#233;glementation europ&#233;enne qui oblige &#224; d&#233;poser son dossier de demande d'asile dans le premier pays europ&#233;en travers&#233;. En 2017, un tiers des demandeurs d'asile en France &#233;taient sous proc&#233;dure Dublin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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