<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=5551&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Karim Berrouka : &#171; La fin du monde, c'est le paradis des punks &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Karim-Berrouka-La-fin-du-monde-c</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Karim-Berrouka-La-fin-du-monde-c</guid>
		<dc:date>2018-12-09T15:21:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Cockpit</dc:creator>


		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>n'est</dc:subject>
		<dc:subject>Ludwig Von</dc:subject>
		<dc:subject>Ludwig</dc:subject>
		<dc:subject>punks</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>album</dc:subject>
		<dc:subject>Berrouka</dc:subject>
		<dc:subject>nouvel album</dc:subject>
		<dc:subject>zombies</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Interviewer Karim Berrouka, figure du groupe punk Ludwig Von 88 et auteur fantaisiste de fantasy et de S. F. rel&#232;ve d'une gageure. Pas facile de rester s&#233;rieux plus de deux secondes&#8230; Mais au final on obtient quand m&#234;me un scoop ! Vos deux derniers livres traitent de punks, d'apocalypse, de zombies et du mythe de Cthulhu . Vous les avez con&#231;us comme une sorte de diptyque ? &#171; Tout &#224; fait. Entre le poulpe et le punk, il y a plus que deux lettres en commun : il y a une culture de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-echos-du-Chien-rouge" rel="directory"&gt;Les &#233;chos du Chien rouge&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ludwig-Von" rel="tag"&gt;Ludwig Von&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ludwig" rel="tag"&gt;Ludwig&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/punks" rel="tag"&gt;punks&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/album" rel="tag"&gt;album&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Berrouka" rel="tag"&gt;Berrouka&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nouvel-album" rel="tag"&gt;nouvel album&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/zombies" rel="tag"&gt;zombies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Interviewer Karim Berrouka, figure du groupe punk Ludwig Von 88 et auteur fantaisiste de &lt;i&gt;fantasy&lt;/i&gt; et de S. F. rel&#232;ve d'une gageure. Pas facile de rester s&#233;rieux plus de deux secondes&#8230; Mais au final on obtient quand m&#234;me un scoop !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2687 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH714/-947-b14ec.jpg?1768651213' width='500' height='714' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vos deux derniers livres traitent de punks, d'apocalypse, de zombies et du mythe de Cthulhu&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le mythe de Cthulhu est inspir&#233; de l'univers fantastique de l'&#233;crivain (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Vous les avez con&#231;us comme une sorte de diptyque ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout &#224; fait. Entre le poulpe et le punk, il y a plus que deux lettres en commun : il y a une culture de la r&#233;bellion, une aspiration &#224; l'&#233;galit&#233;, une tendance forte &#224; l'&#233;mergence de l'anarchie. Toutefois, on pourrait consid&#233;rer que Cthulhu pr&#244;ne plus le chaos que l'anarchie, mais ce serait le confondre avec Azathoth&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Sultan des D&#233;mons &#187; dans le mythe de Cthtulhu.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; qui est le nihiliste supr&#234;me, un peu surcot&#233; toutefois vu qu'il n'a pas &#034;nihil&#233;&#034; grand-chose jusqu'&#224; pr&#233;sent (ou du moins rien de significatif compar&#233; &#224; ce que nous, humains, &#034;nihilons&#034; quotidiennement). Mais l'important n'est pas l&#224;. Mes trois romans suivent une progression logique. Math&#233;matique m&#234;me. Le premier est jaune, le second est rouge, est le dernier est vert. D'aucuns pensent que c'est l&#224; un hommage &#224; Bob Marley. Ce sont des sots. Quand mon prochain romain para&#238;tra, le code couleur sera complet et le monde entier d&#233;couvrira l'ampleur de mon g&#233;nie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme souvent chez vous, on note un glissement du s&#233;rieux vers l'humour, et r&#233;ciproquement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est que les pentes sont glissantes en ces temps. Mais c'est la faute au gouvernement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est une particularit&#233; qui nous renvoie &#224; votre premi&#232;re vie, en tant que chanteur et parolier pour le groupe Ludwig Von 88.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En effet, j'ai deux vies, ce qui est tient du surnaturel, il faut le souligner. Je suis double. D'un c&#244;t&#233; &#233;crivain ignor&#233; des masses, adul&#233; par sa m&#232;re. De l'autre, chanteur rive gauche de punk approximatif adul&#233; par la foule, d&#233;test&#233; par ma m&#232;re. Ce qui, r&#233;guli&#232;rement, d&#233;bouche &#224; des acc&#232;s de schizophr&#233;nie. Mais j'ai toute la collection des Cyrulnik alors, quand je vais mal, &#231;a me fait du bien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vos chansons fonctionnent un peu de la m&#234;me fa&#231;on que vos livres. Il y a un c&#244;t&#233; &#171; &#233;clat de rire &#187; qui dissimule une r&#233;alit&#233; souvent atroce. Le rire, seule arme contre l'horreur et l'injustice ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout &#224; fait. Il est bien connu que les r&#233;gimes totalitaires s'effondrent toujours quand des bataillons de comiques montent &#224; l'assaut. Le rire, c'est l'arme ultime. Moi-m&#234;me, j'arrive &#224; me mettre KO en me racontant des blagues de Toto. Concernant l'injustice, je ne crois pas que le rire puisse y rem&#233;dier. Il n'est jamais employ&#233; dans nos tribunaux, garants de justice et d'&#233;galit&#233;, ni par notre gouvernement, garant d'&#233;galit&#233; et de justice. C'est bien la preuve qu'il n'est pas tr&#232;s efficace. Ou peut-&#234;tre l'est-il, vraiment, et on nous ment. Tout cela est une conspiration pour conserver les basses et moyennes classes sociales dans un obscurantisme d&#233;pressif, o&#249; l'on &#233;coute du Joy Division en citant du Jean d'Ormesson. Plus s&#233;rieusement : votre question n'est pas dr&#244;le. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2686 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH500/-946-3ef4d.jpg?1768651213' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette s&#233;paration entre le Berrouka auteur et le Berrouka chanteur est-elle complexe &#224; g&#233;rer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Absolument pas. Gr&#226;ce &#224; la PNL [programmation neuro-linguistique], je m'automanage en douceur. J'arrive m&#234;me &#224; m'automanipuler. Ma vie est un exemple pour les entreprises fran&#231;aises. Je suis un start-up individu ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On vous imagine &#224; la campagne, entour&#233; de chats, devant un feu de chemin&#233;e, v&#234;tu d'un gros pull en laine, occup&#233; &#224; &#233;crire romans et chansons, devant un grand bol de Ricor&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous me confondez avec Georges Brassens, jeune homme. J'habite un manoir hant&#233; en Cornouailles avec des cochons domestiques et je bois du keffir. En ce qui concerne les chansons et les romans, je suis &#224; la pointe de la modernit&#233;, du progr&#232;s : ils sont &#233;crits par des enfants chinois ou des militants de l'ultragauche fran&#231;ais d&#233;tenus pour possession de tracts subversifs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de votre place au sein de la litt&#233;rature fran&#231;aise contemporaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'y suis tr&#232;s bien, m&#234;me si personne n'a remarqu&#233; que j'y occupe un si&#232;ge. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de la litt&#233;rature fran&#231;aise contemporaine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle est pleine d'auteurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une table. J'ai essay&#233; la pelouse mais avec le temps qui fra&#238;chit, la brume qui se l&#232;ve, je sens poindre mes douleurs de rhumatisme. Pourtant, pr&#232;s de la terre, pr&#232;s de la racine de toutes les sources, je me sentais l'&#226;me d'un Pierre Rabhi revenu &#224; la ruralit&#233;, faisant pousser des navets par la force du Seigneur, &#233;lu label bio par la gr&#226;ce de Dieu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur un album ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Non, j'ai dit une table. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un album de quoi ? Un nouvel album des Ludwig von 88 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous &#234;tes insistant, vous... OK. Un nouvel album des Ludwig dont le nom est &#224; ce jour inconnu de tous, m&#234;me des Ludwig, mais qui sortira en juin avec plein de titres embl&#233;matiques, parfaits pour l'insurrection qui se fait attendre, et que l'on sera encourag&#233; de chanter dans les manifs au rythme des matraques, ou dans les ge&#244;les o&#249; nous allons tous finir si nous continuons &#224; refuser de croire que le n&#233;o-lib&#233;ralisme sauvera le monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2688 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH715/-948-59ee1.jpg?1768651213' width='500' height='715' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reprenons. Dans &lt;i&gt;Le Club des punks contre l'apocalypse zombie&lt;/i&gt;, vous d&#233;crivez une apocalypse zombie au beau milieu de laquelle survivent, en plein Paris, quelques punks d&#233;s&#339;uvr&#233;s. La marginalit&#233; comme moyen de survie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les histoires de zombies mettent toujours en exergue la marginalit&#233;. Quand il reste 500 humains pour 5 milliards de zombies, il n'y a pas plus marginal. Maintenant, pour pimenter l'affaire et rester un poil plus r&#233;aliste, le survivant, dans ce livre, n'est pas un survivaliste de l'Idaho, arm&#233; d'une vingtaine de fusils d'assaut avec un stock in&#233;puisable de munitions et de testost&#233;rone. Non, il vit dans un squat &#224; Paris et ne poss&#232;de aucune arme car il a eu le bons sens de ne pas &#234;tre chasseur. Ce qui fait de lui le survivant parfait : il survivait d&#233;j&#224; avant la fin du monde, rien ne change vraiment apr&#232;s. Il &#233;tait poursuivi par la police, il l'est maintenant par des zombies. On voulait son &#226;me avant. D&#233;sormais on ne veut plus que sa cervelle (qu'il jamais vraiment eue). La fin du monde, c'est le paradis des punks. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le titre du nouvel album des Ludwig von 88 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je vous laisse choisir. C'est une cr&#233;ation participative. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans votre roman Celle qui n'avait pas peur de Cthulhu, vous mettez en sc&#232;ne une jeune fille aux prises avec plusieurs organisations de cingl&#233;s qui &#339;uvrent dans l'ombre pour le retour du Grand Ancien et l'apocalypse. C'est une obsession, chez vous, l'apocalypse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout &#224; fait. Comme il semble improbable qu'on puisse un jour inverser la tendance, r&#233;parer les pots cass&#233;s, gu&#233;rir du capitalisme, autant repartir sur des bases saines. Du pass&#233;, faisons table rase. De la civilisation, faisons un champ de compost biodynamique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui vous pla&#238;t dans la litt&#233;rature fantastique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le fait que son manque de cr&#233;dibilit&#233; soit intrins&#232;que au genre. Cela permet de raconter n'importe quoi, comme en litt&#233;rature g&#233;n&#233;rale, sans souci du r&#233;alisme, comme en litt&#233;rature g&#233;n&#233;rale, mais au final sans avoir l'air d'un fagotin, puisque c'&#233;tait, contrairement &#224; la litt&#233;rature originale, le but. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques livres de chevet &#224; nous conseiller ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tous les Rushdie, tous les Marie N'Diaye, tous les Beckett, tous les Mike Davis, tous le Hilsenrath, tous les livres des &#233;ditions Libertalia et de L'&#201;chapp&#233;e. Et, n'oublions pas ce qui est inoubliable, tous les Berrouka (surtout les pires). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Patrick Cockpit&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; lire aussi&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;No future, sauf si t'as une cr&#234;te &#8211; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/L-invasion-des-punks-vivants' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'invasion des punks vivants&lt;/a&gt; &gt;&lt;/strong&gt; Une recension du &lt;i&gt;Club des punks contre l'apocalypse zombie&lt;/i&gt;, le dernier livre de Karim Berrouka, publi&#233;e dans le dossier &#034;Apocalypse&#034; du n&#176;171 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, en kiosque.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le mythe de Cthulhu est inspir&#233; de l'univers fantastique de l'&#233;crivain am&#233;ricain Howard Phillips Lovecraft, puis d'August Derleth, o&#249; les forces extra-terrestres des &#171; Dieux Anciens &#187; attendent leur r&#233;veil.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Sultan des D&#233;mons &#187; dans le mythe de Cthtulhu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'invasion des punks vivants</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/L-invasion-des-punks-vivants</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/L-invasion-des-punks-vivants</guid>
		<dc:date>2018-12-09T15:19:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Cockpit</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Bertoyas</dc:subject>
		<dc:subject>l'Apocalypse</dc:subject>
		<dc:subject>Ludwig Von</dc:subject>
		<dc:subject>punks</dc:subject>
		<dc:subject>Berrouka</dc:subject>
		<dc:subject>zombies</dc:subject>
		<dc:subject>Karim Berrouka</dc:subject>
		<dc:subject>Karim</dc:subject>
		<dc:subject>l'apocalypse zombie</dc:subject>
		<dc:subject>zombie</dc:subject>
		<dc:subject>Rions</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En science-fiction comme en fantasy, l'apocalypse a toujours &#233;t&#233; &#224; la mode. Fin d'un monde, fin du monde, on ne compte plus les livres qui s'emparent de ce th&#232;me vieux comme l'humanit&#233; pour le d&#233;cliner &#224; toutes les sauces. Tour &#224; tour gore, burlesque, s&#233;rieux, Le Club des punks contre l'apocalypse zombie d&#233;tonne par bien des aspects dans ce chaudron litt&#233;raire. Un roman tout droit sorti du cerveau d&#233;lirant de Karim Berrouka, connu aussi comme chanteur des mythiques Ludwig Von 88. *** Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no171-decembre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;171 (d&#233;cembre 2018)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bertoyas" rel="tag"&gt;Bertoyas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-Apocalypse" rel="tag"&gt;l'Apocalypse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ludwig-Von" rel="tag"&gt;Ludwig Von&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/punks" rel="tag"&gt;punks&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Berrouka" rel="tag"&gt;Berrouka&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/zombies" rel="tag"&gt;zombies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Karim-Berrouka" rel="tag"&gt;Karim Berrouka&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Karim" rel="tag"&gt;Karim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-apocalypse-zombie" rel="tag"&gt;l'apocalypse zombie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/zombie" rel="tag"&gt;zombie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rions" rel="tag"&gt;Rions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En science-fiction comme en &lt;i&gt;fantasy&lt;/i&gt;, l'apocalypse a toujours &#233;t&#233; &#224; la mode. Fin d'un monde, fin du monde, on ne compte plus les livres qui s'emparent de ce th&#232;me vieux comme l'humanit&#233; pour le d&#233;cliner &#224; toutes les sauces. Tour &#224; tour &lt;i&gt;gore&lt;/i&gt;, burlesque, s&#233;rieux, &lt;i&gt;Le Club des punks contre l'apocalypse&lt;/i&gt; &lt;i&gt;zombie &lt;/i&gt;d&#233;tonne par bien des aspects dans ce chaudron litt&#233;raire. Un roman tout droit sorti du cerveau d&#233;lirant de Karim Berrouka, connu aussi comme chanteur des mythiques Ludwig Von 88.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2689 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH688/-949-bcd32.jpg?1768651214' width='500' height='688' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par J. M. Bertoyas
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le titre a le m&#233;rite d'annoncer la couleur&lt;/strong&gt;. Au menu du &lt;i&gt;Club des punks contre l'apocalypse zombie &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions ActuSF, 2016.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, on a bien une apocalypse, des punks et des zombies, sur fond de r&#233;cit oscillant entre n'importe quoi et tr&#232;s s&#233;rieux. Car si Karim Berrouka manie l'humour absurde comme personne, il a le m&#233;rite de savoir &#233;crire, de taper l&#224; o&#249; &#231;a fait mal, dissimulant une authentique sensibilit&#233; sous un vernis sardonique du plus bel effet. Au fil des pages, on croisera la route de repr&#233;sentants mal&#233;fiques du Medef, des fr&#232;res Bogdanov zombifi&#233;s, de punks plus ou moins ravag&#233;s ou de flics chair &#224; canon. Tout ce petit monde est habilement mis en sc&#232;ne, sur le fil d'une histoire plus profonde qu'il n'y para&#238;t. Car oui, osons le dire, &lt;i&gt;Le Club des punks contre l'apocalypse zombie&lt;/i&gt; est un livre dr&#244;le et intelligent, malin et bien fichu &#8722; irr&#233;prochable, en un mot. Comme un album des Ludwig Von 88 ? Pas faux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2690 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH665/-950-f7e16.jpg?1768686932' width='500' height='665' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par J. M. Bertoyas
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reprenons&lt;/strong&gt;. Paris, aujourd'hui, l'apocalypse zombie arrive. Elle est l&#224;. Il est trop tard. Les morts-vivants envahissent les rues, tra&#238;nent leurs corps putr&#233;fi&#233;s de quartier en quartier et bouffent la cervelle des malchanceux qui leur tombent sous la dent. Rien de neuf sous le soleil de l'apocalypse.&lt;i&gt; World War Z&lt;/i&gt; nous en avait d&#233;j&#224; mis plein la vue sur le m&#234;me sujet (on parle du livre de Max Brooks, pas du film, dont la seule &#233;vocation est une insulte &#224; l'intelligence). Mais l&#224; o&#249; le roman de Brooks d&#233;crit par le menu l'effondrement de la civilisation, avec son lot de cons&#233;quences dramatiques, Karim Berrouka opte pour le grotesque. Ici c'est Paris qui dispara&#238;t dans le gosier des zombies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reste-t-il ?&lt;/strong&gt; Pas grand-chose. Et quand les squatteurs en chef se r&#233;veillent un beau matin au milieu du bordel g&#233;n&#233;ral, ils prennent vite conscience du fait que l'apocalypse, c'est punk. Tout est possible. On peut compter les points entre les flics et les morts-vivants. On peut planter un drapeau noir au sommet de la tour Eiffel. On peut envisager une nouvelle existence, d&#233;barrass&#233;e des contraintes capitalistes, soci&#233;tales, morales, etc. Finalement, rien de tel qu'une bonne apocalypse zombie pour faire la r&#233;volution dans la &lt;i&gt;praxis&lt;/i&gt;. Si la formule pr&#234;te &#224; sourire, le roman de Karim Berrouka est une belle m&#233;canique, irr&#233;prochable sur le fond comme sur la forme. &#192; travers le destin d'&#201;va, Mange-Poubelle, Deuspi, Kropotkine et Fonsd&#233;, l'auteur raconte le quotidien doux-amer des exclus, des n&#233;vros&#233;-es, du peuple de l'ab&#238;me cher &#224; Jack London.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2688 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH715/-948-59ee1.jpg?1768651213' width='500' height='715' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce tableau, les zombies ne sont pas qu'un pr&#233;texte &#224; &#171; rigolade&lt;/strong&gt; &#187;. Ils sont b&#234;tes, lents, morts, tout simplement. Ils n'incarnent pas le prol&#233;tariat, comme dans les films de Rom&#233;ro, contrairement aux punks. Et si les aventures des cinq protagonistes principaux pr&#234;tent &#224; rire, elles n'en sont pas moins palpitantes. Et se d&#233;roulent &#224; plusieurs niveaux. Rions avec les zombies. Rions avec la fin du monde. Rions un peu moins avec la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Rions jaune avec le destin fracass&#233; des inadapt&#233;.e.s. Saignons des gencives avec les cons&#233;quences. Du Shakespeare, en somme, la trag&#233;die sous-jacente &#224; chaque com&#233;die, la vie dans toute son horreur comique. La plume de Berrouka n'a certes pas grand-chose &#224; voir avec celle du glorieux William, mais il faut reconna&#238;tre que dans la production imaginaire fran&#231;aise, h&#233;las habitu&#233;e au m&#233;diocre, l'auteur se distingue par le haut. Son livre a du style, c'est suffisamment rare pour le noter. Quant &#224; la fin, on n'en dira rien, mais signalons simplement que la surprise le dispute &#224; l'intelligence, une fois de plus. Comme quoi on peut batifoler en terre zombie sans c&#233;der &#224; la facilit&#233; et aux clich&#233;s &#233;cul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Patrick Cockpit&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; lire aussi&lt;/h3&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Un entretien avec Karim Berrouka, publi&#233; exclusivement sur le site de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Karim-Berrouka-La-fin-du-monde-c' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; La fin du monde, c'est le paradis des punks &#187;&lt;/a&gt; &gt;&lt;/strong&gt; Interviewer Karim Berrouka, figure du groupe punk Ludwig Von 88 et auteur fantaisiste de &lt;i&gt;fantasy&lt;/i&gt; et de S. F. rel&#232;ve d'un gageure. Pas facile de rester s&#233;rieux plus de deux secondes&#8230; Mais au final on obtient quand m&#234;me un scoop !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions ActuSF, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
