<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=5519&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Home, squat home</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Home-squat-home</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Home-squat-home</guid>
		<dc:date>2018-12-13T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Lise Lacombe</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>lieu</dc:subject>
		<dc:subject>squat</dc:subject>
		<dc:subject>porte</dc:subject>
		<dc:subject>J&#233;r&#244;me</dc:subject>
		<dc:subject>squats</dc:subject>
		<dc:subject>squatteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Jojo</dc:subject>
		<dc:subject>d'expulsion</dc:subject>
		<dc:subject>proprio</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ils passent souvent inaper&#231;us, si ce n'est du voisinage, du proprio et de la flicaille. Une discr&#233;tion indispensable pour se donner le maximum de chances d'&#233;chapper &#224; l'expulsion. Les squats dits d'habitation sont pourtant bel et bien l&#224;, au c&#339;ur des villes ou aux tr&#233;fonds des campagnes. T&#233;moignages. Une ombre dans la nuit. Qui enjambe une bordure de fen&#234;tre ou croch&#232;te une serrure. P&#233;n&#232;tre sans bruit dans les murs. Ouvre la porte pour faire entrer ses camarades qui attendent un peu plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no162-fevrier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;162 (f&#233;vrier 2018)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lise-Lacombe" rel="tag"&gt;Lise Lacombe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lieu" rel="tag"&gt;lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/squat" rel="tag"&gt;squat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/porte" rel="tag"&gt;porte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jerome" rel="tag"&gt;J&#233;r&#244;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/squats" rel="tag"&gt;squats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/squatteurs" rel="tag"&gt;squatteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jojo" rel="tag"&gt;Jojo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-expulsion" rel="tag"&gt;d'expulsion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/proprio" rel="tag"&gt;proprio&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils passent souvent inaper&#231;us, si ce n'est du voisinage, du proprio et de la flicaille. Une discr&#233;tion indispensable pour se donner le maximum de chances d'&#233;chapper &#224; l'expulsion. Les squats dits d'habitation sont pourtant bel et bien l&#224;, au c&#339;ur des villes ou aux tr&#233;fonds des campagnes. T&#233;moignages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2662 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-922-00413.jpg?1768651143' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lise Lacombe
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une ombre dans la nuit.&lt;/strong&gt; Qui enjambe une bordure de fen&#234;tre ou croch&#232;te une serrure. P&#233;n&#232;tre sans bruit dans les murs. Ouvre la porte pour faire entrer ses camarades qui attendent un peu plus loin. Voil&#224; les squatteurs &#224; l'int&#233;rieur. Ils changent vite la serrure, barricadent la porte, obstruent les ouvertures. Puis attendent. Jusqu'&#224; la visite des flics ou d'un huissier. Ou jusqu'&#224; ce que le d&#233;lai l&#233;gal de 48 heures soit &#233;coul&#233; &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une loi de juin 2015 est cens&#233;e avoir restreint la possibilit&#233; d'invoquer ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Ce n'est qu'une fois celui-ci pass&#233; qu'ils pourront s'appuyer sur le Code civil pour faire du lieu leur domicile principal, et sur le Code p&#233;nal pour justifier l'inviolabilit&#233; de celui-ci. Cette phase pass&#233;e, il sera temps de penser &#224; habiter &#8211; mais avec la menace de l'expulsion toujours pr&#233;sente dans un coin de la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voil&#224; pour le sc&#233;nario id&#233;al.&lt;/strong&gt; Quand tout se passe bien. C'est loin d'&#234;tre toujours le cas. Ouvrir un squat, f&#251;t-il discret et d'habitation, qu'il se trouve au c&#339;ur de la ville ou au fin fond de la cambrousse, c'est d'abord accepter la probabilit&#233; de l'&#233;chec. &#171; &lt;i&gt;Quand tu arrives, tu ne sais pas si le lieu va tenir quelques jours ou plusieurs mois,&lt;/i&gt; explique Jojo &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tous les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, qui compte une dizaine de squats au compteur.&lt;i&gt; Mais tu n'as pas le choix, tu dois te mettre au boulot : nettoyer, remettre l'eau et l'&#233;lectricit&#233;, r&#233;cup&#233;rer des meubles dans la rue, lancer des travaux d'am&#233;nagement&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Une &#233;tape indispensable pour se sentir chez soi &#8211; &lt;i&gt;home squat home&lt;/i&gt;. Sauf que le chez-soi peut tr&#232;s vite ne plus l'&#234;tre. Et les heures (voire les jours ou semaines) de travail auront &#233;t&#233; abattues en pure perte. Jojo encore : &#171; &lt;i&gt;&#199;a coupe parfois les jambes : tu t'investis &#224; fond, tout en sachant que le risque d'expulsion plane. &#192; force, &#231;a fatigue. Tu finis par avoir envie de te poser, de souffler sans avoir &#224; te dire que bient&#244;t il faudra tout recommencer. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un travail de rep&#233;rage&lt;/strong&gt; en amont permet de mettre davantage de chances de son c&#244;t&#233;. Une reconnaissance qui s'effectue d'abord de visu : &#171; &lt;i&gt;Observez si les lieux sont bien vides et s'il n'y a pas de passage,&lt;/i&gt; r&#233;sume la brochure &#8216;&#8216; Le squat de A &#224; Z '' &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Disponible sur le site squat.net&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Il y a divers indices : volets ferm&#233;s, bo&#238;te aux lettres pleine de vieilles pubs, tas de feuilles mortes devant la porte, jardin en friche, &#233;tat du b&#226;timent&#8230; Pour v&#233;rifier s'il y a du passage, placez un bout de papier discret dans l'embrasure de chaque porte et portail, et v&#233;rifiez r&#233;guli&#232;rement leur pr&#233;sence.&lt;/i&gt; &#187; Ce rep&#233;rage se double souvent d'une enqu&#234;te sur le propri&#233;taire, histoire d'estimer le risque de le voir d&#233;barquer. J&#233;r&#244;me, pass&#233; par divers squats de l'Est parisien et du Sud de la France, aime cette &#233;tape : &#171; &lt;i&gt;J'ai toujours cherch&#233; &#224; en savoir le plus possible sur le lieu. C'est-&#224;-dire me rendre au cadastre pour trouver le nom du proprio, me renseigner pour savoir s'il habite &#224; proximit&#233;, rechercher des infos &#224; son propos sur Internet&#8230; &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font color=&#034;#21610B&#034;&gt;&lt;strong&gt;Enqu&#234;te sur le proprio&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parfois&lt;/strong&gt;, celui-ci est carr&#233;ment aux abonn&#233;s absents. Ainsi de cette maison vide depuis une trentaine d'ann&#233;es dans une banlieue r&#233;sidentielle de Marseille, demeure &#224; l'abandon que Louise et deux de ses copines avaient rep&#233;r&#233;e : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait une grande baraque avec jardin, dans un &#233;tat d&#233;plorable. Elle faisait partie d'une succession, la famille se d&#233;chirait sur l'h&#233;ritage et la maison &#233;tait en indivision. &lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s y avoir r&#233;fl&#233;chi, les trois amies ont d&#233;cid&#233; d'&#233;crire aux propri&#233;taires pour leur proposer un arrangement : elles se chargeraient des lourds travaux d'am&#233;nagement contre une remise de loyer. Mais elles n'ont jamais eu de r&#233;ponse. Et ont finalement pris possession de l'endroit &#224; la hussarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les proprios&lt;/strong&gt; sont loin de se montrer toujours accommodants. Certains se font m&#234;me justice eux-m&#234;mes plut&#244;t que de lancer une proc&#233;dure d'expulsion. Et d&#233;barquent avec des sbires pour virer les squatteurs. &#171; &lt;i&gt;C'est plus effrayant que l'arriv&#233;e des flics,&lt;/i&gt; note J&#233;r&#244;me.&lt;i&gt; Avec la police, il y a un cadre, surtout quand la proc&#233;dure d'expulsion est lanc&#233;e. Tandis qu'avec des gros bras, &#231;a peut vraiment partir en cacahu&#232;tes... &lt;/i&gt; &#187; C'est ce qu'a connu Tic, squatteur de longue date qui venait de se d&#233;gotter un petit appartement &#224; Marseille : &#171; &lt;i&gt;J'avais attendu 48 heures &#224; l'int&#233;rieur, puis j'&#233;tais sorti quelques heures. Des gros bras sont pass&#233;s pendant ce temps, ils ont p&#233;t&#233; la porte, et cass&#233; ou vol&#233; mes affaires. Je ne suis &#233;videmment pas rest&#233; dans l'appart'.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font color=&#034;#21610B&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; On partageait tout &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Perdre&lt;/strong&gt; ses (maigres) possessions : voil&#224; l'une des hantises de celles et ceux qui font le choix du squat. Une crainte qui pousse &#224; ne pas accumuler. &#192; voyager l&#233;ger, comme Jojo &#224; la fin des ann&#233;es 1990 : &#171; &lt;i&gt; On r&#233;cup&#233;rait des matelas &#224; Emma&#252;s, des meubles dans la rue &#8211; on s'en fichait de les perdre en cas d'expulsion. Quand &#231;a arrivait, je balan&#231;ais mes v&#234;tements et mes affaires dans deux sacs de couchage, et je m'en allais.&lt;/i&gt; &#187; Il n'y avait pas grand-chose d'autre &#224; sauver, souligne le m&#234;me en souriant : &#171; &lt;i&gt;On &#233;tait jeunes, on n'avait rien mais on partageait tout. On mettait notre argent en commun, on volait la nourriture et l'alcool, on rentrait en douce dans les concerts...&lt;/i&gt; &#187; Bref, le minimum vital &#8211; que demande le peuple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement&lt;/strong&gt; : il a parfois envie d'un peu de confort. Surtout en prenant de l'&#226;ge. &#171; &lt;i&gt;Pendant longtemps, je n'ai &#224; peu pr&#232;s rien poss&#233;d&#233; &#8211; juste trois grands sacs d'affaires diverses, que je pouvais boucler &#224; la va-vite,&lt;/i&gt; explique J&#233;r&#244;me. &lt;i&gt;Mais j'ai fini par acheter un ordinateur. Et l&#224;, &#231;a devient tout de suite plus chiant : si tu pars en week-end, il te faut chercher un endroit s&#251;r o&#249; l'entreposer, parce que tu n'es jamais certain que le squat ne sera pas visit&#233; par les flics ou le proprio en ton absence.&lt;/i&gt; &#187; Un stress toujours pr&#233;sent, comme en filigrane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est le c&#244;t&#233; chiant&lt;/strong&gt; du squat : tu restes toujours pr&#233;caire et tu d&#233;penses beaucoup d'&#233;nergie &#224; ouvrir et tenir le lieu&lt;/i&gt; &#187;, poursuit J&#233;r&#244;me, qui a ainsi altern&#233; squats et locations classiques. Un cas de figure fr&#233;quent chez les squatteurs longue dur&#233;e &#8211; il leur arrive d'opter pour le confort d'un bail, le temps de recharger leurs batteries ou, par exemple, d'&#233;lever des enfants en bas &#226;ge. Mais ils finissent souvent par retourner &#224; leur premier amour. Par manque de thunes. Par go&#251;t de la vie en collectif. Et par amour de la libert&#233;. &#192; commencer par celle de &#171; &lt;i&gt;ne pas avoir &#224; accepter un taf qui ne te pla&#238;t pas juste pour payer ton loyer &lt;/i&gt; &#187;, remarque Jojo. Ainsi que celle d'am&#233;nager &#224; l'envi son int&#233;rieur, souligne la brochure &#171; Le Squat de A &#224; Z &#187; : &#171; &lt;i&gt;Squatter, c'est aussi habiter au sens plein du terme : c'est &#234;tre libre et responsable de son lieu de vie. C'est pouvoir y faire ce que l'on veut sans se r&#233;f&#233;rer &#224; un proprio qui de toute fa&#231;on n'y vit pas.&lt;/i&gt; &#187; Nulle autorisation &#224; demander pour abattre une cloison, installer une mezzanine ou peindre les murs de toutes les couleurs.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;font color=&#034;#21610B&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un pro du b&#226;timent &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et puis&lt;/strong&gt;, &#224; force de se retrousser les manches pour faire de la ma&#231;onnerie ou remettre en ordre de marche les circuits &#233;lectriques, les squatteurs finissent par acqu&#233;rir tout un &#233;ventail de comp&#233;tences. Bien oblig&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Au fil des ann&#233;es, tu deviens presque un pro du b&#226;timent&lt;/i&gt; &#187;, rigole Jojo, qui souligne au passage : &#171; &lt;i&gt;Dans tous les squats o&#249; j'ai v&#233;cu, nous avons laiss&#233; l'endroit en meilleur &#233;tat que celui dans lequel on l'avait trouv&#233;. &lt;/i&gt; &#187; M&#234;me chose pour Louise et ses deux copines, qui ont travaill&#233; des mois &#224; remettre en &#233;tat la maison tr&#232;s d&#233;labr&#233;e qu'elles avaient r&#233;cup&#233;r&#233;e. Toutes trois ont d&#251; serrer les dents et s'ent&#234;ter pour parvenir &#224; rendre l'endroit vivable : &#171; &lt;i&gt; &#199;'a &#233;t&#233; compliqu&#233; de remettre l'eau. On n'y serait d'ailleurs pas parvenu si on n'avait pas re&#231;u des coups de main de gens plus exp&#233;riment&#233;s. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est qu'entre squatteurs&lt;/strong&gt;, l'entraide joue &#224; plein &#8211; le mode d'habiter rapproche et permet de facilement nouer des liens entre les lieux. Soutien en cas de tentative d'expulsion, &#233;change de comp&#233;tences, coups de main occasionnels&#8230; Une solidarit&#233; d'autant plus forte que les squatteurs sont confront&#233;s &#224; une m&#234;me adversit&#233;, celle impos&#233;e par un monde dont ils ont refus&#233; les r&#232;gles (immobili&#232;res). Cet habitat du refus fait sens par lui-m&#234;me, souligne la brochure sus-cit&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Chaque squat est diff&#233;rent.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Mais tout squat est &#8216;&#8216;politique'', dans la mesure o&#249; il bouleverse, m&#234;me parfois involontairement, l'ordre social et la propri&#233;t&#233;. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Une loi de juin 2015 est cens&#233;e avoir restreint la possibilit&#233; d'invoquer ce d&#233;lai de 48 heures. Mais pour l'instant, pas de retour sur son application.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Tous les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Disponible sur le site squat.net&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
