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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>La loi des march&#233;s m&#233;di&#233;vaux</title>
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		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


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&lt;p&gt;*** Entre autres joyeuset&#233;s, on trouve sur le Web plusieurs calendriers recensant de mani&#232;re exhaustive les centaines de f&#234;tes m&#233;di&#233;vales programm&#233;es de nos jours sur tout le territoire hexagonal, du nord au sud et de l'est &#224; l'ouest. De &#171; la Journ&#233;e des gueux &#187; d'Almen&#234;ches (Orne) &#224; &#171; Lou Mirabeou &#187; aux&#8200;Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rh&#244;ne). Joute chevaleresque et march&#233; haut en couleur se partagent les faveurs du public. Loin du tr&#232;s institutionnel et droitier Puy-du-Fou, ces sympathiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2733 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-991-9698a.jpg?1768649082' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mickomix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre autres joyeuset&#233;s, on trouve sur le Web plusieurs calendriers recensant de mani&#232;re exhaustive les centaines de f&#234;tes m&#233;di&#233;vales&lt;/strong&gt; programm&#233;es de nos jours sur tout le territoire hexagonal, du nord au sud et de l'est &#224; l'ouest. De &#171; la Journ&#233;e des gueux &#187; d'Almen&#234;ches (Orne) &#224; &#171; Lou Mirabeou &#187; aux&#8200;Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rh&#244;ne). Joute chevaleresque et march&#233; haut en couleur se partagent les faveurs du public. Loin du tr&#232;s institutionnel et droitier Puy-du-Fou, ces sympathiques f&#234;tes de village permettent tous les d&#233;guisements &#8211; seigneur ou vilain, jongleur ou bateleur, pr&#234;cheur ou berg&#232;re &#8211; et toutes les fac&#233;ties dans une ambiance parfois des plus carnavalesques. Le terme de foire, issu du latin &lt;i&gt;feria&lt;/i&gt;, &#233;voque encore pour nous la f&#234;te et ses d&#233;bordements alors qu'au Moyen &#194;ge, les grands rassemblements de marchands, d'artisans, de paysans et de financiers venus des quatre coins de la Chr&#233;tient&#233; &#233;taient tr&#232;s strictement encadr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le renouveau et le d&#233;veloppement des foires et march&#233;s furent &#233;troitement li&#233;s &#224; l'essor &#233;conomique que connut le continent europ&#233;en &#224; partir du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/strong&gt;. Si le march&#233; restait une r&#233;union hebdomadaire d'importance locale, les foires, souvent associ&#233;es &#224; une f&#234;te religieuse, pouvaient se prolonger plusieurs jours &#8211; jusqu'&#224; cinquante d'affil&#233;e pour celles de Champagne, les plus importantes &#8211; et jouissaient d'un rayonnement tr&#232;s &#233;tendu en lien avec le commerce au long cours. Il faudrait n&#233;anmoins distinguer les v&#233;ritables foires commerciales &#8211; enjeu &#233;conomique, financier, social et politique &#8211; et les simples f&#234;tes &#224; la gloire d'un saint patron comme celle de Saint-Gilles-du-Gard, qui attiraient une foule de p&#232;lerins et, dans leur sillage, de tr&#232;s nombreux marchands. Et se rappeler que le temps m&#233;di&#233;val, peu concern&#233; par les oukases de la productivit&#233; &#233;conomique, &#233;tait &#224; mille lieues du &lt;i&gt;time is money&lt;/i&gt; du capitalisme triomphant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marque de prestige et sources de revenus, foires et march&#233;s &#233;taient l'objet d'une attention tatillonne de la part des autorit&#233;s seigneuriales et royales&lt;/strong&gt;. Ainsi, &#224; Paris, Philippe Auguste (1165-1223) r&#233;glementa lui-m&#234;me le commerce des denr&#233;es essentielles &#8211; viande, pain et vin &#8211; sur le grand march&#233; central qui est &#224; l'origine du quartier des Halles. Et c'est l&#224; aussi une sp&#233;cificit&#233; du Moyen &#194;ge qui se prolongera au-del&#224; de la Renaissance : l'exercice de la concurrence &#233;tait assujetti &#224; une kyrielle de r&#232;glements administratifs et corporatifs pesant fortement sur les profits et l'accumulation. Les lois du march&#233; n'avaient que peu &#224; voir avec les pratiques des march&#233;s. Il s'agissait pour le pouvoir de garantir l'&#233;galit&#233; des vendeurs, de prot&#233;ger les chalands et de limiter la fraude dans un monde o&#249; monnaies, poids et mesures n'&#233;taient point encore unifi&#233;s. L'ensemble des transactions devaient se d&#233;rouler en public, dans des lieux et des temps d&#233;finis, notamment pour permettre aux acheteurs de m&#251;rir leurs choix. Pendant les &#171; jours de montre &#187;, on exposait et on n&#233;gociait et, pendant les &#171; jours d'issue &#187;, on concluait les ventes. Par ailleurs, dans certains &#201;tats ou principaut&#233;s, le souci du bien public pouvait conduire les autorit&#233;s &#224; imposer des prix r&#233;glement&#233;s pour les produits locaux d'usage courant. Ainsi &#233;taient appliqu&#233;s des prix minimaux en p&#233;riode de surabondance afin d'&#233;viter la ruine aux producteurs et des prix maximaux en p&#233;riode de p&#233;nurie pour tuer dans l'&#339;uf toute tentation de man&#339;uvre sp&#233;culative. Quant aux activit&#233;s financi&#232;res, elles devaient emprunter des voies souterraines du fait de la condamnation de l'usure par l'&#201;glise, relay&#233;e par des interdictions administratives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; tous ces obstacles, les grands marchands ont quand m&#234;me r&#233;ussi &#224; maximiser leurs profits et &#224; accumuler du capital&lt;/strong&gt;, notamment en confiant la gestion de l'argent &#224; des communaut&#233;s non soumises aux tabous chr&#233;tiens sur le pr&#234;t &#224; int&#233;r&#234;t. Ils se rapproch&#232;rent aussi des cercles du pouvoir f&#233;odal afin d'obtenir la protection l&#233;gale des monopoles qu'ils &#233;taient parvenus &#224; b&#226;tir &#224; l'instar des G&#233;nois sur la soie sicilienne ou des marranes portugais sur les pierres pr&#233;cieuses. Un jeu d'enfant tant les princes de l'&#233;poque &#233;taient continuellement d&#233;sargent&#233;s. Plus tard, &#224; la Renaissance, le d&#233;veloppement des &#233;changes li&#233; &#224; la constitution des empires coloniaux sonnera la naissance d'un capitalisme commercial d&#233;barrass&#233; du carcan m&#233;di&#233;val. Mais, pendant encore longtemps, les lois des march&#233;s, solidement enracin&#233;s dans les villes et les villages, &#233;chapperont &#224; la loi du march&#233;. L'assimilation du capitalisme au march&#233; est d'ailleurs une entreprise id&#233;ologique fort r&#233;cente : &#171; &lt;i&gt;La n&#233;gation de l'histoire que les promoteurs actuels du capitalisme propagent avec ferveur en confondant capitalisme et march&#233; a clairement comme objectif op&#233;rationnel de perturber et d'entraver toute tentative de penser une alternative au capitalisme contemporain tel qu'il est, et &#224; celui qu'ils r&#234;vent pour demain, en tendant &#224; cantonner ceux qui s'y consacrent &#224; la recherche, historiquement irr&#233;aliste, d'une alternative au march&#233;.&lt;/i&gt; &#187; &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Capitalisme et march&#233; &#224; la Renaissance &#187;, Serge Walery, Alternatives (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Iffik Le Guen&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Capitalisme et march&#233; &#224; la Renaissance &#187;, Serge Walery, &lt;i&gt;Alternatives &#233;conomiques&lt;/i&gt;, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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