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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Des dieux sans foi ni loi</title>
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		<dc:date>2019-01-23T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;*** Previously dans Ciquiou&#233;fdi *** C'&#233;tait l'une des questions centrales de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent de cette chronique, qui portait sur The Americans : qu'est-ce qu'&#234;tre am&#233;ricain (quand on bosse pour le KGB) ? Ce mois-ci, variante sur le m&#234;me th&#232;me, avec l'excellente s&#233;rie American Gods. *** Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique Sale temps pour Shadow Moon. Certes, sa lib&#233;ration de prison est avanc&#233;e d'un jour, mais juste pour lui permettre de se rendre aux fun&#233;railles de sa femme, morte dans un accident de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no169-octobre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;169 (octobre 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;i&gt;*** Previously dans Ciquiou&#233;fdi ***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'une des questions centrales de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent de cette chronique, qui portait sur &lt;i&gt;The Americans&lt;/i&gt; : qu'est-ce qu'&#234;tre am&#233;ricain (quand on bosse pour le KGB) ? Ce mois-ci, variante sur le m&#234;me th&#232;me, avec l'excellente s&#233;rie &lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sale temps pour Shadow Moon. Certes, sa lib&#233;ration de prison est avanc&#233;e d'un jour, mais juste pour lui permettre de se rendre aux fun&#233;railles de sa femme, morte dans un accident de voiture alors qu'elle le trompait avec son meilleur ami. D&#233;s&#339;uvr&#233; et passablement d&#233;prim&#233;, il accepte de bosser comme chauffeur/garde du corps d'un type &#233;trange se faisant appeler Wednesday (Mercredi). Celui-ci l'entra&#238;ne dans un &lt;i&gt;road trip&lt;/i&gt; d&#233;lirant &#224; la rencontre de personnages aussi dangereux qu'excentriques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;n&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt;, s&#233;rie am&#233;ricaine en une saison de huit &#233;pisodes (une saison 2 est pr&#233;vue pour 2019). Cette adaptation du roman du m&#234;me nom de Neil Gaiman a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 2017 par Bryan Fuller et Michael Green pour la cha&#238;ne Starz. Avec Ricky Whittle, Ian McShane, Emily Browning, Pablo Schreiber&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;pisode&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand j'ai d&#233;couvert qu'une cha&#238;ne de t&#233;l&#233; ricaine (Satan !) avait adapt&#233; &lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt;, le bouquin culte de Neil Gaiman, j'ai d'abord cri&#233; au blasph&#232;me ! Las, je manquais de foi... Il a suffi d'un &#233;pisode &#224; l'&#233;quipe Fuller, Green et Gaiman (producteur et co-sc&#233;nariste de la s&#233;rie) pour me convertir. Et me voil&#224; &#224; porter la bonne parole : &lt;i&gt;American Gods &lt;/i&gt;est une divine bonne surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de faux suspens ici : les dieux existent. Tous. Mais les anciens, d&#233;barqu&#233;s dans les bagages de migrants de Sib&#233;rie, de Scandinavie, d'Afrique, d'Irlande, de Rome, du Mexique ou d'Orient, sont en perte de vitesse. Oubli&#233;s, abandonn&#233;s par leurs adorateurs, ils se meurent ou vivotent plus ou moins minablement. Sauf ceux qui ont pass&#233; un accord avec les nouveaux dieux, ceux de l'Am&#233;rique triomphante d'aujourd'hui : D&#233;esse M&#233;dia, Technical Boy (ordinateur et Internet) et leur big boss, Mister World, l'omniscient &#339;il de surveillance, le nouveau grand ordonnateur de toutes choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le vieux Wednesday ne l'entend pas de cette oreille et cherche &#224; rallier les anciens dieux pour d&#233;fier les nouveaux. Shadow Moon, tra&#238;nant sa grande carcasse de virilit&#233; d&#233;prim&#233;e, se trouve donc embarqu&#233; dans cette histoire. Et accompagne Wednesday dans un p&#233;riple les menant &#224; la rencontre de Sweeney le Dingue (un &lt;i&gt;leprechaun&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un leprechaun est une cr&#233;ature imaginaire du folklore irlandais, souvent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;), de Czernoborg (issu de la mythologie slave), d'un Vulcain marchand de canons... Et du cadavre de sa femme, revenue d'entre les morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les h&#233;ros de la s&#233;rie sont ces perdants magnifiques, tricheurs et voleurs, travailleurs pauvres, &#233;trangers rejet&#233;s, Arabes musulmans et Noirs victimes d'une soci&#233;t&#233; raciste (th&#232;me extr&#234;mement pr&#233;sent, Shadow &#233;tant noir), ex-taulards sans reconversion. Autant de grains de sable dans la machine de la pr&#233;tendue modernit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt; n'est pas une s&#233;rie &#171; facile &#187;. Elle est m&#234;me rude. La violence y est souvent tr&#232;s graphique, le rythme assez lent, et l'effort de compr&#233;hension des spectateurs n'est jamais pr&#233;m&#226;ch&#233;. Tant mieux. La r&#233;alisation, elle, est particuli&#232;rement soign&#233;e et aventureuse. Chaque &#233;pisode poss&#232;de ses trouvailles, souvent mises en avant au cours de s&#233;quences &#171; annexes &#187; racontant sous forme de contes cruels la venue de tel ou tel dieu sur le sol am&#233;ricain. &#192; l'image du Sib&#233;rien Nunnyunnini, arriv&#233; avec sa tribu lors de la derni&#232;re glaciation et dont la belle histoire est racont&#233;e en images de synth&#232;se. Ou encore de cette s&#233;quence incroyable dans laquelle le dieu africain Anansi raconte, &#224; bord d'un navire n&#233;grier et sous la forme d'un furieux num&#233;ro de &lt;i&gt;stand-up&lt;/i&gt;, l'histoire des Afro-Am&#233;ricains, de l'esclavage aux bavures polici&#232;res, &#224; des esclaves noirs m&#233;dus&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Vous croyez &#234;tre juste des gens ? Je serais donc le premier &#224; vous dire que vous &#234;tes tous des Noirs&#8230; Au moment o&#249; ces connards du dessus ont d&#233;cid&#233; qu'ils &#233;taient Blancs, vous devez forc&#233;ment devenir des &#8220; Noirs &#8221;. Et &#231;a, c'est le nom poli qu'ils vous donnent&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Et les esclaves de mettre le feu au navire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre registre, il faut aussi mentionner la rencontre de Salim, migrant syrien, et d'un djinn chauffeur de taxi. Ou ce J&#233;sus mexicain (oui, car il y a autant de J&#233;sus que de peuples qui y croient, vous ne saviez pas &#231;a ?) accompagnant des migrants qui traversent le Rio Grande et tombent sur une milice arm&#233;e. Ou encore Bilquis, d&#233;esse de l'amour et du sexe, dont l'histoire va de T&#233;h&#233;ran en 1979 aux ravages du sida et &#224; l'explosion des sites de rencontres...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;n&#233;rique de fin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;ni&#232;me version du conflit entre les anciens et les modernes ? Ode nostalgique fa&#231;on &#171; La religion, c'&#233;tait mieux avant &#187; ? Non point. En fait, il s'agit du conflit qui oppose les forces disparates, multiculturelles, dures peut-&#234;tre mais intens&#233;ment vivantes, &#224; l'uniformisation ti&#232;de, &#224; l'idol&#226;trie de la technologie, de la m&#233;diatisation et des flingues, au racisme et au capitalisme totalitaire. En deux mots, aux &#201;tats-Unis de Trump. Rien de moins. &#192; chacun de choisir son camp, son &#233;glise. M&#234;me si ce n'est peut-&#234;tre que pour un baroud d'honneur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Un &lt;i&gt;leprechaun&lt;/i&gt; est une cr&#233;ature imaginaire du folklore irlandais, souvent repr&#233;sent&#233;e sous la forme d'un vieil homme petit et barbu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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