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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le port du Pir&#233;e rachet&#233; par le g&#233;ant chinois du fret maritime : &#171; Que diable allaient-ils faire dans cette tri&#232;re ? &#187;</title>
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		<dc:creator>Ki Du</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le gouvernement Tsipras et l'oligarchie grecque ont tout fait pour que la compagnie para-&#233;tatique chinoise Cosco prenne possession du Pir&#233;e, l'un des principaux ports de commerce de la M&#233;diterran&#233;e. Pas vraiment une aubaine pour les travailleurs grecs. C'est en tout cas ce que disent les premiers concern&#233;s, lesquels &#233;voquent un v&#233;ritable bordel organis&#233;. Enqu&#234;te aux portes d'Ath&#232;nes. *** Cosco est un g&#233;ant mondial du fret maritime, dont les fonds sont approvisionn&#233;s par des banques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no152-mars-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;152 (mars 2017)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement Tsipras et l'oligarchie grecque ont tout fait pour que la compagnie para-&#233;tatique chinoise Cosco prenne possession du Pir&#233;e, l'un des principaux ports de commerce de la M&#233;diterran&#233;e. Pas vraiment une aubaine pour les travailleurs grecs. C'est en tout cas ce que disent les premiers concern&#233;s, lesquels &#233;voquent un v&#233;ritable bordel organis&#233;. Enqu&#234;te aux portes d'Ath&#232;nes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L457xH400/-1018-296f8.jpg?1782641419' width='457' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Hector de la Vall&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cosco est un g&#233;ant mondial du fret maritime&lt;/strong&gt;, dont les fonds sont approvisionn&#233;s par des banques d'&#201;tat chinoises. Tout sauf un hasard. L'acquisition du port du Pir&#233;e est en effet une op&#233;ration &#233;minemment strat&#233;gique pour la Chine, qui ambitionne d'ouvrir une nouvelle &#171; route de la soie &#187; et ainsi s'offrir un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; au march&#233; europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En face&lt;/strong&gt;, le TAIPED, fonds grec de privatisation tenu par la Tro&#239;ka. Selon cette derni&#232;re, la vente du port du Pir&#233;e participerait largement du programme de recouvrement de la dette grecque. Ce n'est pas gagn&#233;, les estimations les plus optimistes chiffrant &#224; 1,5 milliard d'euros les gains g&#233;n&#233;r&#233;s par la privatisation. Un montant insignifiant compar&#233; &#224; une dette nationale avoisinant les 310 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#232;s 2009&lt;/strong&gt;, les terminaux II et III sont vendus &#224; la Piraeus Company Terminal (PCT), filiale de Cosco. Ce n'est qu'un d&#233;but. Le 26 juin 2016, le gouvernement Tsipras fait un pas suppl&#233;mentaire en c&#233;dant 51% des parts au mastodonte du transport maritime. L'accord pr&#233;voit qu'&#224; terme COSCO d&#233;tiendra 67 % du Pir&#233;e, pour un montant total de 368,5 millions d'euros. M&#234;me en ajoutant les 300 millions d'euros d'investissements pr&#233;vus par Cosco, ainsi que 410 millions d'euros de revenus li&#233;s &#224; la concession, on arrive difficilement aux 1,5 milliard annonc&#233;s. Magie des soldes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bien inform&#233;, un employ&#233; de Cosco&lt;/strong&gt; fait part de son ressentiment vis-&#224;-vis d'une op&#233;ration qu'il consid&#232;re comme un cadeau du gouvernement grec : &#171; &lt;i&gt;Tsipras avait promis qu'il ne vendrait pas le port. Il a fini par le brader ! Le pire, c'est qu'il restait 65 millions d'euros dans les caisses, qui sont all&#233;s directement dans les poches de Cosco !&lt;/i&gt; &#187;. Il s'&#233;tonne aussi d'une apparente co&#239;ncidence : le montant de la transaction est &#233;quivalent &#224; celui que PCT aurait d&#251; verser au port du Pir&#233;e pour les 10 prochaines ann&#233;es de concession, soit 400 millions d'euros. Maintenant que Cosco est le nouveau propri&#233;taire du port, sa propre filiale lui paiera tous les ans les droits de concession. C'est ce qu'on appelle un cercle vertueux du capital. Et un investissement &#224; risques minimes pour Cosco, qui profite all&#232;grement des largesses du TAIPED et du gouvernement grec.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; 60 000 entrepreneurs... ou 60 000 rameurs ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En juin 2016, le premier ministre Tsipras livre dans un discours enflamm&#233;&lt;/strong&gt; ses r&#234;ves les plus fous concernant l'op&#233;ration. Selon lui, la vente brad&#233;e du Pir&#233;e attirera les faveurs des investisseurs internationaux, qui redonneront du travail aux ouvriers grecs en voie de paup&#233;risation. Il n'est pas seul &#224; penser ainsi. C'est &#233;galement le cas de Petros Kokkalis, fils d'oligarque grec et adjoint au d&#233;veloppement &#233;conomique de la mairie du Pir&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec sa chemise&lt;/strong&gt; l&#233;g&#232;rement ouverte et son air d&#233;contract&#233;, Kokkalis est un requin aux allures de dandy. Il voit dans l'arriv&#233;e de Cosco l'occasion d'un d&#233;veloppement entrepreneurial &#224; base d'incubateurs de start-ups. Il a de qui tenir, &#233;tant le fils de Socrates Kokkalis, bien connu en Gr&#232;ce pour son parcours h&#233;t&#233;roclite : ancien agent de la Stasi, propri&#233;taire du club de football l'Olympiakos, businessman dans la t&#233;l&#233;communication et le jeu d'argent, cit&#233; dans les Panama Papers... Un vrai touche-&#224;-tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petros&lt;/strong&gt; a pour sa part exerc&#233; la fonction de vice-pr&#233;sident des entreprises cr&#233;&#233;es par son p&#232;re. Il s'inscrit pleinement dans la lign&#233;e dynastique avec, comme touche personnelle, l'activit&#233; de conseil dans le secteur des start-ups. Lui aussi multiplie les casquettes, puisqu'il participe en temps qu'expert de &#171; l'&#233;conomie bleue &#187; &#224; des journ&#233;es d'&#233;tudes de la Commission europ&#233;enne. D&#233;sireux d'en savoir plus sur ses activit&#233;s, nous le retrouvons dans un b&#226;timent de la mairie. Son bureau est lumineux, spacieux, moderne et accueillant. Aux murs sont accroch&#233;s des plans du Pir&#233;e, ainsi qu'un calendrier avec comme illustration un bateau traditionnel : une tri&#232;re. Un symbole qui appara&#238;t &#233;galement sur le plan de travail du bureau de Petros. Une mani&#232;re d'afficher sa conviction : l'avenir du Pir&#233;e passera par son identit&#233; maritime ! D'o&#249; la m&#233;taphore de la tri&#232;re. Il explique en effet que Le Pir&#233;e serait &#224; l'origine de la d&#233;mocratie europ&#233;enne, puisque 60 000 rameurs s'y seraient constitu&#233;s en assembl&#233;e au V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ath&#233;nien. Il faudrait selon lui renouveler cet exploit fondateur et pionnier, en constituant une assembl&#233;e de 60 000&#8230; entrepreneurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Perdu derri&#232;re les volutes&lt;/strong&gt; de l'&#233;cran de fum&#233;e qui se d&#233;gage de son cigare, Petros continue son d&#233;lire. Il pr&#233;tend que le rameur &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; l'image de l'entrepreneur contemporain : tourn&#233; vers les autres pays, au c&#339;ur de dynamiques d'&#233;changes et donc de recherches de march&#233;s. Avec ce que cela comporte de flexibilit&#233;&#8230; &#171; &lt;i&gt; Le rameur est un &lt;/i&gt;self made man&lt;i&gt; en puissance : il n'a rien dans les poches ! &lt;/i&gt; &#187; C'est vrai que les employ&#233;s de Cosco gal&#232;rent en fin de mois. Doit-on pour autant en d&#233;duire que les travailleurs du Pir&#233;e sont dor&#233;navant condamn&#233;s &#224; &#171; ramer &#187; au quotidien ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Diviser pour mieux r&#233;gner&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la partie du port contr&#244;l&#233;e par PCT, la filiale de la maison-m&#232;re&lt;/strong&gt;, les ouvriers-fonctionnaires ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par des travailleurs flexibles, r&#233;partis entre diff&#233;rents prestataires de services. PCT a cr&#233;&#233; une grosse centaine d'emplois directs pour assurer la direction des affaires et la r&#233;alisation des t&#226;ches administratives. Concernant le &#171; gros &#339;uvre &#187; (manutention, entretien des machines, etc.), c'est un grand nom de la logistique grecque, Elgeka, qui a d&#233;croch&#233; le jackpot. L'entreprise s'est empress&#233;e de fonder Diakinis Port Ltd, qui emploie aujourd'hui entre 120 et 150 personnes. Les mille travailleurs restants sont embauch&#233;s par 5 autres prestataires de services grecs, contractualis&#233;s &#224; leur tour par Diakinis. Au total, ce sont environ 1 300 contrats qui passent par l'entreprise ou ses prestataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un imbroglio organisationnel&lt;/strong&gt; qui fait partie int&#233;grante de la strat&#233;gie de management. &#171; &lt;i&gt;L'organisation du travail est un aper&#231;u de ce qui se fait ailleurs en Gr&#232;ce&lt;/i&gt; &#187;, explique un repr&#233;sentant du personnel des travailleurs du port du Pir&#233;e employ&#233;s par Diakinisis (ENEDEP). &#171; &lt;i&gt;Cela permet &#224; Cosco de se prot&#233;ger : on ne peut pas l'affronter directement. La direction peut toujours dire que ce n'est pas de sa responsabilit&#233;. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 14 juillet 2014, une gr&#232;ve &#233;clate sur les terminaux II et III&lt;/strong&gt;, g&#233;r&#233;s par PCT. Le port tourne au ralenti pendant trente heures. Les revendications des travailleurs ? Le droit de s'organiser... et de se reposer ! Il faut dire que leurs journ&#233;es de boulot durent parfois seize heures, avec interdiction de s'arr&#234;ter pour aller aux toilettes. L'action est un succ&#232;s. Pour la premi&#232;re fois depuis 2009, une organisation syndicale voit le jour. Elle r&#233;unit &#224; pr&#233;sent 500 personnes, employ&#233;es directement et indirectement par Diakinisis. Tr&#232;s vite, l'initiative porte ses fruits : les journ&#233;es sont r&#233;duites &#224; huit heures et les pauses autoris&#233;es. ENEDEP parvient &#233;galement &#224; limiter les licenciements abusifs et &#224; faire respecter un programme de travail. &#171; &lt;i&gt; Fini les SMS re&#231;us au dernier moment pour nous dire d'aller bosser. Maintenant, les bo&#238;tes respectent 70% du programme. C'est d&#233;j&#224; &#231;a.&lt;/i&gt; &#187;, explique le m&#234;me repr&#233;sentant. &#192; ce jour, ENEDEP n&#233;gocie une convention collective. Le syndicat esp&#232;re obtenir le droit &#224; une retraite anticip&#233;e identique &#224; celle dont b&#233;n&#233;ficient les autres travailleurs du port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'autre c&#244;t&#233; des quais&lt;/strong&gt;, sur le terminal I, OMYLE, le syndicat historique des travailleurs du port du Pir&#233;e, continue de repr&#233;senter les 800 employ&#233;s face &#224; Cosco, le nouveau propri&#233;taire. R&#233;cemment, des r&#233;unions avec la direction se sont d&#233;roul&#233;es dans une ambiance tendue. Le syndicat demandait des garanties sur les salaires et sur le maintien des postes. La direction a pr&#233;f&#233;r&#233; orienter les discussions vers un nouveau r&#232;glement int&#233;rieur qui se surimposerait &#224; la convention collective historique du port. Conseill&#233;e par l'ancien pr&#233;sident du port, M. Kouvaris, Cosco cherche &#224; nouveau &#224; diviser les rangs des travailleurs, agitant la menace du recours &#224; Diakinis Port Ltd. Insidieusement, la direction laisse entendre qu'elle ferait bient&#244;t appel &#224; son partenaire grec pour combler les futurs besoins de main - d'&#339;uvre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sous couvert de l'int&#233;r&#234;t commun&lt;/strong&gt; (la lutte contre le ch&#244;mage pour Alexis Tsipras, le d&#233;veloppement entrepreneurial pour Petros Kokkalis), la d&#233;mocratie grecque se bafoue elle-m&#234;me. Il s'agit d'attirer les investisseurs, quelles que soient les conditions. L'essentiel ? Que l'argent rentre, que &#231;a circule. C'est une &#171; strat&#233;gie &lt;i&gt;win-win&lt;/i&gt; &#187;, comme le dit Cosco dans une lettre envoy&#233;e &#224; ses nouveaux employ&#233;s : tout le monde gagne, &#171; en parfaite harmonie &#187;. Enfin... Tout le monde... T'as qu'&#224; ramer, d'abord ! Tu verras ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ki Du&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les br&#232;ves du n&#176;141</title>
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		<dc:date>2018-03-16T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Chien m&#233;chant</dc:subject>
		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
		<dc:subject>Charmag</dc:subject>
		<dc:subject>Pirikk</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas de la Casini&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>mer &#201;g&#233;e</dc:subject>
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		<dc:subject>devient Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;g&#233;e n'engloutissent</dc:subject>
		<dc:subject>Georges Sefertzis</dc:subject>
		<dc:subject>Georges Broussaille</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Com&#233;MORTations La guerre, c'est de la dette Les zones grises de la mer &#201;g&#233;e n'engloutissent pas que des migrants. Leur appartenance territoriale est disput&#233;e par la Gr&#232;ce et la Turquie et ce sont des millions d'euros qui partent dans les flots. Dans Lib&#233;ration du 14 f&#233;vrier, l'analyste politique Georges Sefertzis signale qu'en un an, il y a eu plus de 2 000 violations de l'espace a&#233;rien au-dessus de la zone en 2015, &#171; toujours &#224; l'initiative des Turcs, dans une guerre des nerfs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no141-mars-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;141 (mars 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pirikk" rel="tag"&gt;Pirikk&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Grece" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/millions-d-euros" rel="tag"&gt;millions d'euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-euros" rel="tag"&gt;d'euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/devient-Francois" rel="tag"&gt;devient Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Egee-n-engloutissent" rel="tag"&gt;&#201;g&#233;e n'engloutissent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Georges-Sefertzis" rel="tag"&gt;Georges Sefertzis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Georges-Broussaille-7533" rel="tag"&gt;Georges Broussaille&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Com&#233;MORTations&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2256 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH405/-529-1b5e0.jpg?1782665475' width='400' height='405' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nicolas de la Casini&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La guerre, c'est de la dette &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les zones grises de la mer &#201;g&#233;e n'engloutissent pas que des migrants. Leur appartenance territoriale est disput&#233;e par la Gr&#232;ce et la Turquie et ce sont des millions d'euros qui partent dans les flots. Dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du 14 f&#233;vrier, l'analyste politique Georges Sefertzis signale qu'en un an, il y a eu plus de 2 000 violations de l'espace a&#233;rien au-dessus de la zone en 2015, &#171; &lt;i&gt;toujours &#224; l'initiative des Turcs, dans une guerre des nerfs permanente qui p&#232;se sur la Gr&#232;ce, contrainte de r&#233;pliquer en d&#233;ployant ses propres avions. Or chaque d&#233;collage lui co&#251;te un million d'euros &lt;/i&gt; &#187;. Soit quelques centaines de millions d'euros d&#233;pens&#233;s juste pour maintenir la pression dans ce jeu de cons, alors que l'urgence est ailleurs. D'apr&#232;s Georges Broussaille, sp&#233;cialiste des questions militaires &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, &#171; &lt;i&gt;le budget de la D&#233;fense de la Gr&#232;ce est le seul qui ne diminue pas et pour cause, le pays ach&#232;te des moulons d'armement &#224; ses cr&#233;anciers, les &#201;tats-Unis, l'Allemagne et la France. T'as compris l'engatse ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que devient Fran&#231;ois Rebsamen ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On s'en fout.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que devient Fran&#231;ois Hollande ?&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2254 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH500/-527-c3f42.jpg?1782665475' width='400' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Charmag.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le camarade Bourdin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'il invite le taulier du journal &lt;i&gt;Fakir&lt;/i&gt; Fran&#231;ois Ruffin pour son film &lt;i&gt;Merci patron !&lt;/i&gt;, le mardi 23 f&#233;vrier sur RMC, Jean-Jacques Bourdin, 66 ans, d&#233;couvre la r&#233;alit&#233; de la plus-value et des d&#233;localisations avec effarement : &#171; &lt;i&gt;&#201;coutez-moi bien, costume Kenzo, fabriqu&#233; &#224; 70 euros et vendu 1 000 euros ! Vous voyez un peu ce que gagne le groupe LVMH ! &lt;/i&gt; &#187; C'est touchant de spontan&#233;it&#233;. Puis il ajoute : &#171; &lt;i&gt;Bernard Arnault&lt;/i&gt; [premi&#232;re fortune de France], &lt;i&gt;&#231;a ne me fait pas peur !&lt;/i&gt; &#187; Le Arnault, il doit flipper s&#233;v&#232;re, l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Analyse politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te Ifop r&#233;v&#232;le que 61 % des sond&#233;s jugent Nicolas Sarkozy inqui&#233;tant. Pourquoi cette d&#233;fiance ? &#171; &lt;i&gt;Parce que c'est un sale c&#8230;&lt;/i&gt; &#187;, sugg&#233;rait l'autre soir un camarade politologue de comptoir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Inqui&#233;tude politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Toi qui es dans le journalisme, tu crois qu'elle boit, Martine Aubry ?&lt;/i&gt; &#187;, demandait r&#233;cemment la tante d'un membre de la r&#233;daction de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. &#171; &lt;i&gt;Aubry ? Comme pour Sarko !&lt;/i&gt; &#187;, sugg&#233;rait l'autre soir le m&#234;me politologue de comptoir, une tourn&#233;e plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Op&#233;ration &#034;Barbu cochon&#034;&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2253 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH545/-526-e3125.jpg?1782665475' width='400' height='545' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le socialisme de &#171; race blanche &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et soudain, les m&#233;dias fran&#231;ais s'&#233;tonnent d'apprendre sur Mediapart (25 f&#233;vrier 2016) que l'&#201;tat fran&#231;ais justifie les contr&#244;les au faci&#232;s. En effet, dans un m&#233;mo pr&#233;sent&#233; &#224; la Cour de cassation, un &#171; &lt;i&gt;agent judiciaire de l'&#201;tat&lt;/i&gt; &#187; assumait en substance que les Noirs et les Arabes ont quand m&#234;me plus de chance d'&#234;tre des &#233;trangers que les autres. Rien d'&#233;tonnant &#224; cela, car, comme le relevait aussi Mediapart, le sous-ministre socialiste des Transports, Alain Vidalies, avait d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;On discrimine effectivement pour &#234;tre efficaces, plut&#244;t que de rester spectateurs.&lt;/i&gt; &#187; Nadine Morano aurait demand&#233; la nationalit&#233; socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite, c'est pas du billard !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2255 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH515/-528-08805.jpg?1782641419' width='400' height='515' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Pirikk.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Toujours irradier !</title>
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		<dc:date>2005-01-20T12:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>milliards d'euros</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Pendant que Cadarache se pr&#233;pare &#224; accueillir ITER, symbole flamboyant de notre avenir &#233;nerg&#233;tique, le vieux r&#233;acteur de Superph&#233;nix clapote dans une piscine qui fuit et des ferrailles contamin&#233;es pourrissent dans un coin. Le nucl&#233;aire, c'est moderne comme une d&#233;charge. La fin est proche : les r&#233;serves mondiales de p&#233;trole baissent inexorablement et nos centrales nucl&#233;aires commencent &#224; sentir le sapin. Aux abois, le gouvernement et ses alli&#233;s nucl&#233;ocrates ont d&#233;cid&#233; de renouveler le parc (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no18-decembre-2004" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;18 (d&#233;cembre 2004)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/milliards-d-euros" rel="tag"&gt;milliards d'euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-euros" rel="tag"&gt;d'euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/EDF" rel="tag"&gt;EDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centrales" rel="tag"&gt;centrales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centrales-nucleaires" rel="tag"&gt;centrales nucl&#233;aires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Feurs" rel="tag"&gt;Feurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Feurs-Metal" rel="tag"&gt;Feurs M&#233;tal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petrole-baissent" rel="tag"&gt;p&#233;trole baissent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/baissent-inexorablement" rel="tag"&gt;baissent inexorablement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nucleaires-commencent" rel="tag"&gt;nucl&#233;aires commencent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant que Cadarache se pr&#233;pare &#224; accueillir ITER, symbole flamboyant de notre avenir &#233;nerg&#233;tique, le vieux r&#233;acteur de Superph&#233;nix clapote dans une piscine qui fuit et des ferrailles contamin&#233;es pourrissent dans un coin. Le nucl&#233;aire, c'est moderne comme une d&#233;charge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La fin est proche : les r&#233;serves mondiales de p&#233;trole baissent inexorablement et nos centrales nucl&#233;aires commencent &#224; sentir le sapin. Aux abois, le gouvernement et ses alli&#233;s nucl&#233;ocrates ont d&#233;cid&#233; de renouveler le parc de centrales existant avec des r&#233;acteurs de nouvelle g&#233;n&#233;ration EPR. La construction d'un prototype &#224; Flamanville (Manche) a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e. Quant au r&#233;acteur de fusion nucl&#233;aire ITER&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Atomes tr&#232;s crochus &#187;, CQFD n&#176;8.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, l'Union Europ&#233;enne vient de donner son accord &#224; la candidature de Cadarache (Bouches-du-Rh&#244;ne) au d&#233;triment du Japon, qui r&#234;vait lui aussi d'accueillir ce soleil de laboratoire, malgr&#233; les dix milliards d'euros &#224; jeter dedans. Mais tout en investissant dans le neuf, EDF veut faire table rase de ses centrales hors d'usage. Outre Superph&#233;nix, arr&#234;t&#233; en 1997 par Lionel Jospin en cadeau &#224; Dominique Voynet, qui abandonna d&#232;s lors la vall&#233;e d'Aspe aux b&#233;tonneurs, les cocottes nucl&#233;aires de Bugey 1 (Ain), Chinon (Indre-et-Loire), Brennilis (Bretagne) et Chooz (Ardennes) sont en cours de d&#233;sossage. Officiellement, neuf centrales sont aujourd'hui p&#233;rim&#233;es, mais ce n'est qu'un d&#233;but. Et le co&#251;t des travaux, &#233;valu&#233; &#224; quinze milliards d'euros, risque de grimper encore : m&#234;me les commissaires aux comptes d'EDF reconnaissent que les estimations faites &#224; ce jour ne sont pas exemptes &lt;i&gt;&#171; d'&#233;l&#233;ments d'incertitude majeure &#187;&lt;/i&gt;. En pr&#233;vision de la douloureuse, EDF pr&#233;l&#232;ve sur nos factures quelques euros et tente de les&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_327 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L230xH409/18Jiho-4d989.gif?1782669949' width='230' height='409' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;faire fructifier. Cette gestion sp&#233;culative n'est toutefois pas sans inconv&#233;nients : un rapport command&#233; en 2003 par Greenpeace chiffre &#224; 1,6 milliard d'euros la totalit&#233; de la baisse de valeur de ce bas de laine. D'ici une ou deux d&#233;cennies, ce cochon de client aurait donc &#224; (re)cracher au bassinet pour mener &#224; bien ce que les po&#232;tes d'EDF nomment le &lt;i&gt;&#171; retour &#224; la pelouse &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cas de Marcoule (Gard) et Pierrelatte (Dr&#244;me), deux &lt;i&gt;&#171; installations nucl&#233;aires de bases secr&#232;tes &#187;&lt;/i&gt;, donnent un avant-go&#251;t de cet avenir champ&#234;tre. Pour assurer le d&#233;mant&#232;lement et l'assainissement de ces deux sites, la Cogema, EDF et le Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique (CEA) ont cr&#233;&#233; un groupement d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique&#8230; qu'ils sont d&#233;j&#224; en train de d&#233;monter ! Selon Les &#201;chos du 26 novembre, la Cogema et EDF vont verser respectivement 427 millions d'euros et 1,125 milliard d'euros au CEA. Lequel, dor&#233;navant, assurera seul la ma&#238;trise d'&#339;uvre des travaux. Tope l&#224;, le contrat ne pr&#233;voit pas d'&#233;ventuelle rallonge : le CEA &#8211; donc l'&#201;tat &#8211; se d&#233;patouillera seul avec le probable surco&#251;t des d&#233;mant&#232;lements. Dans le cadre de l'ouverture du capital d'EDF et d'Areva (dont la Cogema est une filiale), ce tour de passe-passe permet de rassurer les futurs investisseurs. Mais les ennuis ne se limitent pas au seul porte-monnaie. Une centrale, c'est comme un cancer, &#231;a ne s'efface pas &#224; la va-vite. Pour stocker le c&#339;ur du r&#233;acteur de Superph&#233;nix, extrait en 2003, on n'a ainsi rien trouv&#233; de mieux qu'une piscine. C'est la flotte qui assure le refroidissement de l'engin. Les sept tonnes de plutonium risquent d'y barboter un moment, la direction souhaitant les conserver comme &lt;i&gt;&#171; r&#233;serve &#233;nerg&#233;tique &#187;&lt;/i&gt; pour le futur. &#192; ceci pr&#232;s que ce type de c&#339;ur n'est techniquement pas utilisable dans les r&#233;acteurs EPR. De l&#224; &#224; en d&#233;duire qu'ils ne savent pas o&#249; l'entreposer&#8230; Interrog&#233;e par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, la dame du service communication de Superph&#233;nix assure que &lt;i&gt;&#171; la s&#233;curit&#233; est garantie &lt;/i&gt; &#187;. Tellement garantie que le 15 octobre dernier une fuite a provoqu&#233; une baisse significative du niveau d'eau.&lt;i&gt; &#171; Effectivement &#187;&lt;/i&gt;, admet-elle&#8230; Mais quand on lui demande des pr&#233;cisions sur le d&#233;bordement d'un r&#233;servoir de s&#251;ret&#233; suite &#224; cette arriv&#233;e excessive d'effluent, elle affirme cr&#226;nement qu'il &lt;i&gt;&#171; n'y a pas eu de d&#233;bordement &#187;&lt;/i&gt;. Toujours confiant, nous en d&#233;duisons que la direction r&#233;gionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) d&#233;lire compl&#232;tement. Dans son courrier du 27 octobre adress&#233; &#224; la direction de Creys-Malville, elle faisait en effet &#233;tat de cet incident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, le plutonium n'est pas le seul &#233;l&#233;ment encombrant. Il y a aussi les d&#233;chets m&#233;talliques. C'est la Socatri, filiale d'Areva, qui r&#233;cup&#232;re les ferrailles produites par la fili&#232;re nucl&#233;aire &#8211; dont celles issues des d&#233;mant&#232;lements &#8211; et les trie suivant leur niveau de contamination. Son dernier projet consiste &#224; refondre ces m&#233;taux contamin&#233;s dans les aci&#233;ries de la soci&#233;t&#233; Feurs M&#233;tal (Loire) qui les recycle en pi&#232;ces d'engins de travaux publics, robinetterie, pi&#232;ces pour les trains&#8230; Or, l&#233;galement, de tels d&#233;chets devraient rester dans le domaine du nucl&#233;aire, pour &#233;viter toute forme de diss&#233;mination d'objets potentiellement radioactifs. Mais cela ne semble pas g&#234;ner outre mesure ni la Socatri, ni la direction de Feurs M&#233;tals, ni la DRIRE, ni le pr&#233;fet. Ce dernier a m&#234;me publi&#233; un arr&#234;t&#233; autorisant Feurs M&#233;tal &#224; proc&#233;der &#224; des essais, en pr&#233;cisant que le contr&#244;le du protocole serait assur&#233; par&#8230; la Socatri et Feurs M&#233;tal. Ce qui rend optimiste quant &#224; l'impartialit&#233; du jugement&#8230; Les salari&#233;s de la bo&#238;te, qui travaillent d&#233;j&#224; dans des conditions de s&#233;curit&#233; plus que pr&#233;caires, s'inqui&#232;tent d'autant plus que leur patron joue la carte du chantage &#224; l'emploi. Selon la section CGT de la bo&#238;te, il suffirait de &lt;i&gt;&#171; rapatrier de Slovaquie l'activit&#233; d&#233;localis&#233;e, qui a caus&#233; la perte de plus de cent emplois &#224; Feurs &#187;&lt;/i&gt;. Pfff&#8230; Les salari&#233;s ont encore du mal &#224; int&#233;grer que le monde change.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Atomes-tres-crochus'&gt;&#171; Atomes tr&#232;s crochus &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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