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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le port du Pir&#233;e rachet&#233; par le g&#233;ant chinois du fret maritime : &#171; Que diable allaient-ils faire dans cette tri&#232;re ? &#187;</title>
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		<dc:creator>Ki Du</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le gouvernement Tsipras et l'oligarchie grecque ont tout fait pour que la compagnie para-&#233;tatique chinoise Cosco prenne possession du Pir&#233;e, l'un des principaux ports de commerce de la M&#233;diterran&#233;e. Pas vraiment une aubaine pour les travailleurs grecs. C'est en tout cas ce que disent les premiers concern&#233;s, lesquels &#233;voquent un v&#233;ritable bordel organis&#233;. Enqu&#234;te aux portes d'Ath&#232;nes. *** Cosco est un g&#233;ant mondial du fret maritime, dont les fonds sont approvisionn&#233;s par des banques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement Tsipras et l'oligarchie grecque ont tout fait pour que la compagnie para-&#233;tatique chinoise Cosco prenne possession du Pir&#233;e, l'un des principaux ports de commerce de la M&#233;diterran&#233;e. Pas vraiment une aubaine pour les travailleurs grecs. C'est en tout cas ce que disent les premiers concern&#233;s, lesquels &#233;voquent un v&#233;ritable bordel organis&#233;. Enqu&#234;te aux portes d'Ath&#232;nes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L457xH400/-1018-296f8.jpg?1768657140' width='457' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Hector de la Vall&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cosco est un g&#233;ant mondial du fret maritime&lt;/strong&gt;, dont les fonds sont approvisionn&#233;s par des banques d'&#201;tat chinoises. Tout sauf un hasard. L'acquisition du port du Pir&#233;e est en effet une op&#233;ration &#233;minemment strat&#233;gique pour la Chine, qui ambitionne d'ouvrir une nouvelle &#171; route de la soie &#187; et ainsi s'offrir un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; au march&#233; europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En face&lt;/strong&gt;, le TAIPED, fonds grec de privatisation tenu par la Tro&#239;ka. Selon cette derni&#232;re, la vente du port du Pir&#233;e participerait largement du programme de recouvrement de la dette grecque. Ce n'est pas gagn&#233;, les estimations les plus optimistes chiffrant &#224; 1,5 milliard d'euros les gains g&#233;n&#233;r&#233;s par la privatisation. Un montant insignifiant compar&#233; &#224; une dette nationale avoisinant les 310 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#232;s 2009&lt;/strong&gt;, les terminaux II et III sont vendus &#224; la Piraeus Company Terminal (PCT), filiale de Cosco. Ce n'est qu'un d&#233;but. Le 26 juin 2016, le gouvernement Tsipras fait un pas suppl&#233;mentaire en c&#233;dant 51% des parts au mastodonte du transport maritime. L'accord pr&#233;voit qu'&#224; terme COSCO d&#233;tiendra 67 % du Pir&#233;e, pour un montant total de 368,5 millions d'euros. M&#234;me en ajoutant les 300 millions d'euros d'investissements pr&#233;vus par Cosco, ainsi que 410 millions d'euros de revenus li&#233;s &#224; la concession, on arrive difficilement aux 1,5 milliard annonc&#233;s. Magie des soldes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bien inform&#233;, un employ&#233; de Cosco&lt;/strong&gt; fait part de son ressentiment vis-&#224;-vis d'une op&#233;ration qu'il consid&#232;re comme un cadeau du gouvernement grec : &#171; &lt;i&gt;Tsipras avait promis qu'il ne vendrait pas le port. Il a fini par le brader ! Le pire, c'est qu'il restait 65 millions d'euros dans les caisses, qui sont all&#233;s directement dans les poches de Cosco !&lt;/i&gt; &#187;. Il s'&#233;tonne aussi d'une apparente co&#239;ncidence : le montant de la transaction est &#233;quivalent &#224; celui que PCT aurait d&#251; verser au port du Pir&#233;e pour les 10 prochaines ann&#233;es de concession, soit 400 millions d'euros. Maintenant que Cosco est le nouveau propri&#233;taire du port, sa propre filiale lui paiera tous les ans les droits de concession. C'est ce qu'on appelle un cercle vertueux du capital. Et un investissement &#224; risques minimes pour Cosco, qui profite all&#232;grement des largesses du TAIPED et du gouvernement grec.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; 60 000 entrepreneurs... ou 60 000 rameurs ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En juin 2016, le premier ministre Tsipras livre dans un discours enflamm&#233;&lt;/strong&gt; ses r&#234;ves les plus fous concernant l'op&#233;ration. Selon lui, la vente brad&#233;e du Pir&#233;e attirera les faveurs des investisseurs internationaux, qui redonneront du travail aux ouvriers grecs en voie de paup&#233;risation. Il n'est pas seul &#224; penser ainsi. C'est &#233;galement le cas de Petros Kokkalis, fils d'oligarque grec et adjoint au d&#233;veloppement &#233;conomique de la mairie du Pir&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec sa chemise&lt;/strong&gt; l&#233;g&#232;rement ouverte et son air d&#233;contract&#233;, Kokkalis est un requin aux allures de dandy. Il voit dans l'arriv&#233;e de Cosco l'occasion d'un d&#233;veloppement entrepreneurial &#224; base d'incubateurs de start-ups. Il a de qui tenir, &#233;tant le fils de Socrates Kokkalis, bien connu en Gr&#232;ce pour son parcours h&#233;t&#233;roclite : ancien agent de la Stasi, propri&#233;taire du club de football l'Olympiakos, businessman dans la t&#233;l&#233;communication et le jeu d'argent, cit&#233; dans les Panama Papers... Un vrai touche-&#224;-tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petros&lt;/strong&gt; a pour sa part exerc&#233; la fonction de vice-pr&#233;sident des entreprises cr&#233;&#233;es par son p&#232;re. Il s'inscrit pleinement dans la lign&#233;e dynastique avec, comme touche personnelle, l'activit&#233; de conseil dans le secteur des start-ups. Lui aussi multiplie les casquettes, puisqu'il participe en temps qu'expert de &#171; l'&#233;conomie bleue &#187; &#224; des journ&#233;es d'&#233;tudes de la Commission europ&#233;enne. D&#233;sireux d'en savoir plus sur ses activit&#233;s, nous le retrouvons dans un b&#226;timent de la mairie. Son bureau est lumineux, spacieux, moderne et accueillant. Aux murs sont accroch&#233;s des plans du Pir&#233;e, ainsi qu'un calendrier avec comme illustration un bateau traditionnel : une tri&#232;re. Un symbole qui appara&#238;t &#233;galement sur le plan de travail du bureau de Petros. Une mani&#232;re d'afficher sa conviction : l'avenir du Pir&#233;e passera par son identit&#233; maritime ! D'o&#249; la m&#233;taphore de la tri&#232;re. Il explique en effet que Le Pir&#233;e serait &#224; l'origine de la d&#233;mocratie europ&#233;enne, puisque 60 000 rameurs s'y seraient constitu&#233;s en assembl&#233;e au V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ath&#233;nien. Il faudrait selon lui renouveler cet exploit fondateur et pionnier, en constituant une assembl&#233;e de 60 000&#8230; entrepreneurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Perdu derri&#232;re les volutes&lt;/strong&gt; de l'&#233;cran de fum&#233;e qui se d&#233;gage de son cigare, Petros continue son d&#233;lire. Il pr&#233;tend que le rameur &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; l'image de l'entrepreneur contemporain : tourn&#233; vers les autres pays, au c&#339;ur de dynamiques d'&#233;changes et donc de recherches de march&#233;s. Avec ce que cela comporte de flexibilit&#233;&#8230; &#171; &lt;i&gt; Le rameur est un &lt;/i&gt;self made man&lt;i&gt; en puissance : il n'a rien dans les poches ! &lt;/i&gt; &#187; C'est vrai que les employ&#233;s de Cosco gal&#232;rent en fin de mois. Doit-on pour autant en d&#233;duire que les travailleurs du Pir&#233;e sont dor&#233;navant condamn&#233;s &#224; &#171; ramer &#187; au quotidien ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Diviser pour mieux r&#233;gner&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la partie du port contr&#244;l&#233;e par PCT, la filiale de la maison-m&#232;re&lt;/strong&gt;, les ouvriers-fonctionnaires ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par des travailleurs flexibles, r&#233;partis entre diff&#233;rents prestataires de services. PCT a cr&#233;&#233; une grosse centaine d'emplois directs pour assurer la direction des affaires et la r&#233;alisation des t&#226;ches administratives. Concernant le &#171; gros &#339;uvre &#187; (manutention, entretien des machines, etc.), c'est un grand nom de la logistique grecque, Elgeka, qui a d&#233;croch&#233; le jackpot. L'entreprise s'est empress&#233;e de fonder Diakinis Port Ltd, qui emploie aujourd'hui entre 120 et 150 personnes. Les mille travailleurs restants sont embauch&#233;s par 5 autres prestataires de services grecs, contractualis&#233;s &#224; leur tour par Diakinis. Au total, ce sont environ 1 300 contrats qui passent par l'entreprise ou ses prestataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un imbroglio organisationnel&lt;/strong&gt; qui fait partie int&#233;grante de la strat&#233;gie de management. &#171; &lt;i&gt;L'organisation du travail est un aper&#231;u de ce qui se fait ailleurs en Gr&#232;ce&lt;/i&gt; &#187;, explique un repr&#233;sentant du personnel des travailleurs du port du Pir&#233;e employ&#233;s par Diakinisis (ENEDEP). &#171; &lt;i&gt;Cela permet &#224; Cosco de se prot&#233;ger : on ne peut pas l'affronter directement. La direction peut toujours dire que ce n'est pas de sa responsabilit&#233;. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 14 juillet 2014, une gr&#232;ve &#233;clate sur les terminaux II et III&lt;/strong&gt;, g&#233;r&#233;s par PCT. Le port tourne au ralenti pendant trente heures. Les revendications des travailleurs ? Le droit de s'organiser... et de se reposer ! Il faut dire que leurs journ&#233;es de boulot durent parfois seize heures, avec interdiction de s'arr&#234;ter pour aller aux toilettes. L'action est un succ&#232;s. Pour la premi&#232;re fois depuis 2009, une organisation syndicale voit le jour. Elle r&#233;unit &#224; pr&#233;sent 500 personnes, employ&#233;es directement et indirectement par Diakinisis. Tr&#232;s vite, l'initiative porte ses fruits : les journ&#233;es sont r&#233;duites &#224; huit heures et les pauses autoris&#233;es. ENEDEP parvient &#233;galement &#224; limiter les licenciements abusifs et &#224; faire respecter un programme de travail. &#171; &lt;i&gt; Fini les SMS re&#231;us au dernier moment pour nous dire d'aller bosser. Maintenant, les bo&#238;tes respectent 70% du programme. C'est d&#233;j&#224; &#231;a.&lt;/i&gt; &#187;, explique le m&#234;me repr&#233;sentant. &#192; ce jour, ENEDEP n&#233;gocie une convention collective. Le syndicat esp&#232;re obtenir le droit &#224; une retraite anticip&#233;e identique &#224; celle dont b&#233;n&#233;ficient les autres travailleurs du port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'autre c&#244;t&#233; des quais&lt;/strong&gt;, sur le terminal I, OMYLE, le syndicat historique des travailleurs du port du Pir&#233;e, continue de repr&#233;senter les 800 employ&#233;s face &#224; Cosco, le nouveau propri&#233;taire. R&#233;cemment, des r&#233;unions avec la direction se sont d&#233;roul&#233;es dans une ambiance tendue. Le syndicat demandait des garanties sur les salaires et sur le maintien des postes. La direction a pr&#233;f&#233;r&#233; orienter les discussions vers un nouveau r&#232;glement int&#233;rieur qui se surimposerait &#224; la convention collective historique du port. Conseill&#233;e par l'ancien pr&#233;sident du port, M. Kouvaris, Cosco cherche &#224; nouveau &#224; diviser les rangs des travailleurs, agitant la menace du recours &#224; Diakinis Port Ltd. Insidieusement, la direction laisse entendre qu'elle ferait bient&#244;t appel &#224; son partenaire grec pour combler les futurs besoins de main - d'&#339;uvre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sous couvert de l'int&#233;r&#234;t commun&lt;/strong&gt; (la lutte contre le ch&#244;mage pour Alexis Tsipras, le d&#233;veloppement entrepreneurial pour Petros Kokkalis), la d&#233;mocratie grecque se bafoue elle-m&#234;me. Il s'agit d'attirer les investisseurs, quelles que soient les conditions. L'essentiel ? Que l'argent rentre, que &#231;a circule. C'est une &#171; strat&#233;gie &lt;i&gt;win-win&lt;/i&gt; &#187;, comme le dit Cosco dans une lettre envoy&#233;e &#224; ses nouveaux employ&#233;s : tout le monde gagne, &#171; en parfaite harmonie &#187;. Enfin... Tout le monde... T'as qu'&#224; ramer, d'abord ! Tu verras ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ki Du&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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