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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>Chez Pupa</title>
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&lt;p&gt;Dans ce bistrot, il y a de la faune et de la tendresse, aucun folklore mais bien une femme d'un certain &#226;ge qui tient son bar entour&#233;e de taxis, de veilleurs, de prostitu&#233;es et de m&#233;decins de garde... *** La premi&#232;re fois que j'y suis entr&#233;e chez Pupa [officiellement La Nouvelle gare], un peu par hasard, c'&#233;tait durant l'hiver 2014, &#231;a sentait d&#233;j&#224; la fin d'une &#233;pop&#233;e. La dame a aujourd'hui 77 ans, on l'appelle Pupa parce qu'elle ressemblait &#224; une poup&#233;e &#233;tant petite. Cheveux courts, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans ce bistrot, il y a de la faune et de la tendresse, aucun folklore mais bien une femme d'un certain &#226;ge qui tient son bar entour&#233;e de taxis, de veilleurs, de prostitu&#233;es et de m&#233;decins de garde...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH567/-1016-c575d.jpg?1768659664' width='400' height='567' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;148 de CQFD.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La premi&#232;re fois&lt;/strong&gt; que j'y suis entr&#233;e chez Pupa [officiellement &lt;i&gt;La Nouvelle gare&lt;/i&gt;], un peu par hasard, c'&#233;tait durant l'hiver 2014, &#231;a sentait d&#233;j&#224; la fin d'une &#233;pop&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dame a aujourd'hui 77 ans&lt;/strong&gt;, on l'appelle Pupa parce qu'elle ressemblait &#224; une poup&#233;e &#233;tant petite. Cheveux courts, clope au bec, sabots et tablier, c'est une poup&#233;e &#224; la voix rauque. Chez Pupa &#231;a se passe surtout la nuit. &#199;a se passe aussi dans un quartier glacial de Paris entre quai de la gare et Chevaleret, au milieu des bureaux et des chantiers. Le genre de coin o&#249; il ne se passe rien, &#224; part &#231;a : un bistrot qui ouvre &#224; 6 h du matin et ne referme qu'&#224; 5 h du jour d'apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis 40 ans qu'elle est l&#224;&lt;/strong&gt;, elle peut te raconter tous les changements du quartier, la client&#232;le d'une d&#233;cennie et celle de la suivante. Il y a eu les camionneurs de la Sernam, les travaux publics, la Halle Freyssinet et son lot de d&#233;fil&#233;s, salons, tournages : &lt;i&gt;&#171; Et maintenant c'est comment il s'appelle ? Niels ? Qu'est-ce qu'ils font &#224; c&#244;t&#233; ? Ah oui le plus grand salon num&#233;rique du monde, ils pr&#233;voient 5 000 bureaux, maintenant on attend... &#187; &lt;/i&gt;Mais la vraie client&#232;le du rade, ses habitu&#233;s, ses enfants, ses amours depuis le d&#233;but, ce sont les taxis : &lt;i&gt;&#171; J'ai connu plus de 1 000&lt;/i&gt; &lt;i&gt;taxis, la nuit d'ailleurs si vous prenez un taxi, vous dites &#8220;chez Pupa&#8221;, pas besoin de donner l'adresse, ils savent o&#249; c'est. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est principalement eux&lt;/strong&gt; qui peuplent la nuit du bistrot. Presque tous se connaissent. Ils passent entre 2 h et 5 h du matin, au moment du creux quand les rues sont d&#233;sertes, pour manger ensemble et casser la routine du travail solitaire et anonyme. Ils arrivent l'un apr&#232;s l'autre, passent le seuil de la cuisine, demandent &#224; Pupa ce qu'ils peuvent manger ce soir, jouent aux d&#233;s en attendant leur plat, se racontent les histoires de clients, s'&#233;chauffent sur le th&#232;me &#171; Hubert &#187;, mangent ensemble. Ils sont parfois interrompus par leur radio taxi et dans ce cas, Pupa garde leur plat au chaud le temps qu'ils reviennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passer la porte de &lt;i&gt;Chez Pupa&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt; c'est effectivement tomber sur Radio nostalgie en continu, voir des gueules d'arsouilles insomniaques, fumer &#224; l'int&#233;rieur, manger de la cervelle, du boudin et autre po&#234;l&#233;e de champignons, se frotter &#224; un langage rugueux qui charrie et n'&#233;pargne personne, boire un caf&#233; quand ce n'est plus l'heure et encore un parce qu'ici on est tous accros. Ahmed, lui, en boit 15 par nuit. Dans ce bistrot, il y a de la faune et de la tendresse, aucun folklore mais bien une femme d'un certain &#226;ge qui tient son bar entour&#233;e de taxis, de veilleurs, de prostitu&#233;es et de m&#233;decins de garde. Comme dit Sergio &lt;i&gt;&#171; Pupa c'est la femme la plus bis&#233;e de Paris ! &#187; &lt;/i&gt;Il est 5 h, Pupa hausse le ton : &lt;i&gt;&#171; T'as du chewing-gum sous tes semelles ou quoi ? T'as pas compris que je voulais fermer ?! &#187; &lt;/i&gt;Il ne lui reste qu'une heure de repos &#224; elle, sur la banquette, avant que les premiers ouvriers ne viennent toquer pour leur caf&#233; et qu'elle ne d&#233;marre la cuisine pour le service du midi. L'apr&#232;s-midi, elle rentre chez elle dormir quelques heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'hiver dernier, Pupa a vendu&lt;/strong&gt;, apr&#232;s des mois de suspens et &#231;a ce n'est pas bien grave, il lui fallait quand m&#234;me du repos &#224; cette dame. Ce qui inqui&#232;te les habitu&#233;s c'est que la licence de nuit ne soit plus accord&#233;e au moment du rachat de l'activit&#233;. Les lieux de nuit comme celui-ci ferment les uns apr&#232;s les autres pour laisser place &#224; une capitale silencieuse. &lt;i&gt;&#171; On va aller o&#249; nous maintenant ? Au Flunch ? &#187;, &lt;/i&gt;s'interroge Djamel. &lt;i&gt;&#171; Paris, c'est mort, mort de mort&lt;/i&gt;, poursuit Manu. &lt;i&gt;Ils ont tu&#233; la ville. &#187; &lt;/i&gt;Passer la porte de &lt;i&gt;Chez Pupa &lt;/i&gt;&#231;a n'&#233;tait pas tomber sur une carte postale d'un bistrot du vieux Paris. C'&#233;tait entrer dans un lieu vivant, le pouls battant et sans concept ; avec des coups de gueule, des gens bourr&#233;s, beaucoup d'amour et de solidarit&#233;. Start-up de jour, silence de nuit, Paris !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Cabiria&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; &#233;couter sur Soundcloud, de la m&#234;me auteure : &#171; &lt;a href=&#034;https://soundcloud.com/cabiria-chomel/les-habitues-de-nuit&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les habitu&#233;s de nuit&lt;/a&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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