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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Renaud Duterme : &#171; Le fil rouge de l'effondrement, c'est l'explosion des in&#233;galit&#233;s &#187;</title>
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		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Depuis que Pablo Servigne et Rapha&#235;l Stevens ont publi&#233; un petit livre intitul&#233; Comment tout peut s'effondrer (2015), le sujet est &#224; la mode . Les auteurs sont r&#233;guli&#232;rement invit&#233;s dans les m&#233;dias pour &#233;voquer la &#171; collapsologie &#187;, concept qu'ils ont forg&#233; pour &#233;tiqueter cette &#171; science &#187; de la mort des civilisations. Leur postulat de d&#233;part n'a rien de farfelu : nous serions au bord d'une grave crise aux motifs complexes et il conviendrait d'ores et d&#233;j&#224; de s'y pr&#233;parer. D'o&#249; le titre de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Diamond" rel="tag"&gt;Diamond&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/classes-dominantes" rel="tag"&gt;classes dominantes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis que Pablo Servigne et Rapha&#235;l Stevens ont publi&#233; un petit livre intitul&#233; &lt;i&gt;Comment tout peut s'effondrer&lt;/i&gt; (2015), le sujet est &#224; la mode&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut &#233;galement remonter &#224; la publication en 2004 d'Effondrement, ouvrage (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; . Les auteurs sont r&#233;guli&#232;rement invit&#233;s dans les m&#233;dias pour &#233;voquer la &#171; collapsologie &#187;, concept qu'ils ont forg&#233; pour &#233;tiqueter cette &#171; science &#187; de la mort des civilisations. Leur postulat de d&#233;part n'a rien de farfelu : nous serions au bord d'une grave crise aux motifs complexes et il conviendrait d'ores et d&#233;j&#224; de s'y pr&#233;parer. D'o&#249; le titre de leur dernier ouvrage : &lt;i&gt;Une autre fin du monde est possible&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Seuil, 2018. Trois auteurs aux commandes : les deux pr&#233;cit&#233;s et Gauthier (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me : si la probabilit&#233; d'un effondrement g&#233;n&#233;ral cr&#232;ve les yeux, les ouvrages de ses thurif&#233;raires manquent singuli&#232;rement de mordant, versant m&#234;me dans des passages&lt;i&gt; new age &lt;/i&gt;un peu trop l&#233;nifiants. On n'y trouve aucune critique r&#233;elle du capitalisme ou de l'explosion des in&#233;galit&#233;s sociales &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te. Un manque combl&#233; par l'essayiste Renaud Duterme, qui a publi&#233; un ouvrage mettant en avant l'aspect politique de la question :&lt;i&gt; De quoi l'effondrement est-il le nom ?&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sous-titr&#233; &#171; La fragmentation du monde &#187;, il a &#233;t&#233; publi&#233; en 2016 chez Utopia.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; Un livre qui rappelle que la fin du monde aussi est affaire de lutte des classes. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2778 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH328/-1033-265b5.jpg?1782961551' width='500' height='328' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Vincent Croguennec
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que notre imaginaire de l'effondrement est fantaisiste. Et que nous y accolons une vision &#224; la fois romantique et centr&#233;e sur le quotidien des classes moyennes occidentales...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Disons que les premi&#232;res images qui nous viennent en t&#234;te quand on parle d'effondrement sont pour beaucoup celles popularis&#233;es par la litt&#233;rature et le cin&#233;ma post-apocalyptiques : des environnements ravag&#233;s, des villes d&#233;sertes dans lesquelles la nature a repris ses droits, ou encore des sc&#232;nes de d&#233;sordre g&#233;n&#233;ralis&#233;, voire de guerre civile. Or, ces images sont d&#233;j&#224; une r&#233;alit&#233; dans bien des endroits du monde. Non seulement dans des pays dits du tiers-monde (pensons aux nombreux bidonvilles qui jouxtent les m&#233;gapoles ou aux pays en proie &#224; des conflits meurtriers tels que le Y&#233;men ou la Syrie), mais aussi en Occident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on regarde l'envers des vitrines du capitalisme mondialis&#233;, on peut y voir dans maints endroits &#8211; des zones d&#233;sindustrialis&#233;es aux camps de r&#233;fugi&#233;s en passant par les quartiers pauvres au sein des m&#233;tropoles &#8211; des populations qui (sur)vivent dans des conditions tr&#232;s pr&#233;caires, lesquelles renvoient pr&#233;cis&#233;ment &#224; l'imaginaire que l'on peut se faire d'une soci&#233;t&#233; effondr&#233;e (absence de services publics, manque de revenus, ins&#233;curit&#233;, malnutrition, p&#233;nuries en tout genre, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, quand on regarde au-del&#224; de la fameuse classe moyenne (si tant est que ce concept signifie encore quelque chose), on en vient &#224; consid&#233;rer l'effondrement davantage comme un processus d&#233;j&#224; en marche plut&#244;t que comme un &#233;v&#233;nement susceptible de nous plonger du jour au lendemain dans un monde &#224; la &lt;i&gt;Walking Dead&lt;/i&gt;, zombies except&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le discours sur l'effondrement est tr&#232;s d&#233;politis&#233;, &#224; l'image des &lt;i&gt;best-sellers&lt;/i&gt; de Pablo Servigne ou de Jared Diamond. Comme s'il ne fallait pointer ni le capitalisme ni les classes dirigeantes dans le d&#233;sastre en cours...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En ce qui me concerne, c'est justement apr&#232;s la lecture du livre de Jared Diamond que j'ai eu l'id&#233;e d'&#233;crire sur le sujet. Dans son livre pourtant volumineux, on ne trouve en effet aucune mention du capitalisme et tr&#232;s peu d'analyses en termes de rapports de classes et d'exploitation (du moins quand il parle de notre civilisation). Il n'y a somme toute rien de surprenant, car Diamond ne s'est jamais fait remarquer pour ses opinions de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est diff&#233;rent pour Rapha&#235;l Stevens et Pablo Servigne. Je connaissais ce dernier personnellement avant qu'il ne sorte &lt;i&gt;Comment tout peut s'effondrer&lt;/i&gt; et il ne s'est jamais cach&#233; de ses tendances libertaires. Pourtant le mot &#8220;capitalisme&#8221; est &#233;galement absent de son livre. En fait, lui et son co-auteur ont pr&#233;f&#233;r&#233; adopter une posture scientifique et non partisane dans le but de toucher un maximum de personnes. Si je peux comprendre cette posture &#8220;f&#233;d&#233;ratrice&#8221;, il est clair que c'est un d&#233;saccord que j'ai avec une grande partie de cette mouvance dite &#8220;collapsologique&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard des facteurs objectifs qui nous conduisent au d&#233;sastre, il est en effet clair que la logique capitaliste, l'accaparement des richesses et l'explosion des in&#233;galit&#233;s sont les causes fondamentales de l'impasse dans laquelle nous sommes. Il est d'autant plus important de le souligner que les catastrophes &#224; venir vont encore davantage creuser le foss&#233; entre une infime minorit&#233; et le reste de la soci&#233;t&#233;, tout en permettant au grand capital et aux classes dominantes d'accentuer leur emprise sur l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. Naomi Klein a parfaitement analys&#233; ce qu'elle nomme tr&#232;s justement le &#8220;capitalisme du d&#233;sastre&#8221;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;i&gt;La Strat&#233;gie du choc&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Premi&#232;re publication en 2007 au Canada.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, &lt;strong&gt;Naomi Klein d&#233;montre que le n&#233;o-lib&#233;ralisme mondialis&#233; se nourrit des catastrophes naturelles et des soubresauts politiques. Cela semble remettre en cause cette id&#233;e r&#233;currente selon laquelle un effondrement permettrait d'enfin tourner la page de la course &#224; l'ab&#238;me capitaliste...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si le capitalisme est emp&#234;tr&#233; dans ses contradictions, il ne risque pas de s'effondrer de lui-m&#234;me. Au contraire : on voit que le d&#233;sarroi et l'ins&#233;curit&#233; &#233;conomique et sociale favorisent la mainmise du capital sur l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. La Gr&#232;ce illustre bien cette tendance. On a vu comment une crise &#233;conomique est utilis&#233;e par les classes dominantes pour justifier des politiques antisociales drastiques. C'est somme toute ce qu'il s'est pass&#233; dans les nombreux pays du Sud qui ont vu intervenir le FMI dans leurs affaires int&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le sentiment d'ins&#233;curit&#233; (r&#233;el ou fantasm&#233;) qui accompagne n&#233;cessairement les catastrophes, qu'elles soient naturelles ou sociales, fournit de nouvelles niches pour des capitaux &#224; la recherche de rentabilit&#233;. Le contr&#244;le des fronti&#232;res, les dispositifs de surveillance et le gigantesque march&#233; de la s&#233;curit&#233; laissent ainsi entrevoir ce que Mathieu Rigouste nomme un keyn&#233;sianisme s&#233;curitaire, qui a probablement de beaux jours devant lui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au regard de ces perspectives, on voit &#233;galement surgir des appels &#224; un contr&#244;le radical de la d&#233;mographie. Vous &#234;tes tr&#232;s critiques &#224; ce sujet...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une probl&#233;matique qui revient souvent dans les d&#233;bats. Il est clair que r&#233;soudre les probl&#232;mes auxquels l'humanit&#233; fait face est plus compliqu&#233; sur une plan&#232;te &#224; 7,5 milliards d'habitants que sur une &#224; 2 milliards. Cela dit, la plupart des n&#233;o-malthusiens ne veulent pas admettre l'&#233;vidence : mettre cette question au centre du d&#233;bat revient implicitement &#224; envisager une solution autoritaire du style de celle qu'a mise en place le gouvernement chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Except&#233; une solution coercitive, la meilleure fa&#231;on pour que les familles fassent moins d'enfants est d'am&#233;liorer les conditions &#233;conomiques dans lesquelles elles vivent (s&#233;curit&#233; sociale, d&#233;mocratisation de la contraception, revenus d&#233;cents) et de favoriser l'&#233;mancipation des femmes. En d'autres termes : si les f&#233;tichistes de la question d&#233;mographique usaient autant d'&#233;nergie &#224; combattre les in&#233;galit&#233;s et le n&#233;o-colonialisme qui ont appauvri les pays du Sud, la population finirait &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; par se stabiliser. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous citez la rappeuse Keny Arkana en exergue : &#171; &lt;i&gt;Tout ce qui est fond&#233; sur l'injustice est vou&#233; &#224; s'&#233;crouler.&lt;/i&gt; &#187; Comme s'il y avait une porte de sortie autre que l'autoritarisme et l'explosion des in&#233;galit&#233;s...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne suis pas un f&#233;tichiste du mot &#8220;effondrement&#8221;. Mais je le mobilise parce que j'estime qu'il correspond bien &#224; ce qui est en train de se passer, &#224; savoir une conjonction d'impasses sur les plans &#233;conomiques, &#233;cologiques et sociaux, laissant entrevoir un basculement dans &#8220;autre chose&#8221;. Ce que cette autre chose sera, j'estime que &#231;a n'est ni &#224; moi ni &#224; personne de le proposer. Il d&#233;coulera plut&#244;t des luttes, des mobilisations et surtout de l'&#233;mergence d'une conscience de classes qui guidera ces combats. Car le fil rouge de toutes ces impasses, c'est bien l'explosion des in&#233;galit&#233;s, qui sont &#224; la fois la cause et la cons&#233;quence de cet &#8220;effondrement&#8221;. Sans une redistribution radicale des richesses et une remise en cause du mod&#232;le productiviste, je pense que toute issue &#8220;positive&#8221; est vou&#233;e &#224; &#234;tre soit r&#233;cup&#233;r&#233;e, soit marginalis&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par &#201;milien Bernard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;On peut &#233;galement remonter &#224; la publication en 2004 d'&lt;i&gt;Effondrement&lt;/i&gt;, ouvrage de l'historien Jared Diamond, dont le Premier ministre &#201;douard Philippe serait un grand fan.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Seuil, 2018. Trois auteurs aux commandes : les deux pr&#233;cit&#233;s et Gauthier Chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sous-titr&#233; &#171; La fragmentation du monde &#187;, il a &#233;t&#233; publi&#233; en 2016 chez Utopia.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Premi&#232;re publication en 2007 au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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