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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Lutter &#224; partir des m&#233;tiers du livre &#187;</title>
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		<dc:creator>Ferdinand Cazalis</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Quel bonheur et quel &#233;panouissement de vivre et de travailler dans les m&#233;tiers du livre ! Certes, mais ce n'est pas une raison de se satisfaire de la pr&#233;carit&#233; que connaissent nombre de travailleurs/euses du secteur. &#192; Toulouse, on s'organise. C QFD : Pouvez-vous nous raconter quand et pourquoi vous avez lanc&#233; ce collectif ? Mathilde : Cela fait un an environ que nous avons impuls&#233; des r&#233;unions mensuelles regroupant plusieurs personnes travaillant dans divers m&#233;tiers du livre. Il y a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no146-septembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;146 (septembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/librairie" rel="tag"&gt;librairie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quel bonheur et quel &#233;panouissement de vivre et de travailler dans les m&#233;tiers du livre ! Certes, mais ce n'est pas une raison de se satisfaire de la pr&#233;carit&#233; que connaissent nombre de travailleurs/euses du secteur. &#192; Toulouse, on s'organise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2817 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH326/-1071-3b734.jpg?1782641296' width='200' height='326' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;C&lt;/span&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;i&gt;QFD&lt;/i&gt; : Pouvez-vous nous raconter quand et pourquoi vous avez lanc&#233; ce collectif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mathilde :&lt;/strong&gt; Cela fait un an environ que nous avons impuls&#233; des r&#233;unions mensuelles regroupant plusieurs personnes travaillant dans divers m&#233;tiers du livre. Il y a des libraires, comme nous deux, venant de petites et grandes librairies, des &#233;diteurs non salari&#233;s parce qu'engag&#233;s dans une perspective militante, une assistante &#233;ditoriale, des traductrices, un correcteur, un repr&#233;sentant, un critique litt&#233;raire, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucas :&lt;/strong&gt; C'est venu d'une prise de conscience &#224; travers nos engagements, au fil des rencontres et des t&#233;moignages recueillis avec des pr&#233;caires dans le monde de l'&#233;dition ou de la librairie. Il y a aussi un h&#233;ritage direct du groupe des 451 &lt;i&gt;(voir &lt;a href=&#034;#451&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;ci-dessous&lt;/a&gt;)&lt;/i&gt; qui a amorc&#233; pas mal de questions importantes concernant le devenir de l'&#233;conomie du livre. De nouvelles structures &#233;ditoriales arrivaient aussi depuis quelques ann&#233;es, avec des propositions passionnantes et originales, tandis que des oligopoles se consolidaient : il semblait donc logique et bienvenu de rassembler des personnes issues des m&#233;tiers du livre. Cela dit, les 451 ont men&#233; une r&#233;flexion au niveau macro, tandis qu'&#224; Toulouse, nous sommes partis du micro, de l&#224; o&#249; l'on travaille. Le livre est bien une marchandise, mais toute la contradiction tient dans le fait que nous essayons au quotidien de ne pas le consid&#233;rer comme tel. On passe notre temps &#224; &#233;cr&#233;mer les rayons remplis d'objets marketing plus que de livres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M :&lt;/strong&gt; On avait en effet envie de nous regrouper autour de la question des conditions de travail. Je suis pour ma part syndicaliste &#224; la CGT, et il me tient &#224; c&#339;ur de penser les choses &#224; partir de mon quotidien de travailleuse du livre. Depuis de la situation de chacun, quelles luttes peut-on construire ? &#192; la CGT, un libraire rentre dans la case &#171; Commerces et services &#187;, idem chez Solidaires. Il y a bien la Filpac-CGT (F&#233;d&#233;ration des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication) pour les imprimeurs ou les correcteurs, mais pas pour nous. C'est un peu frustrant de ne pas pouvoir se retrouver au sein d'une m&#234;me f&#233;d&#233;ration avec des personnes du m&#234;me m&#233;tier, ou du m&#234;me secteur, et c'est une des raisons pour lesquelles la cr&#233;ation de notre collectif s'est impos&#233;e. En face, il y a le SLF, le syndicat patronal de la librairie, qui a pignon sur rue, et s'octroie un droit de regard sur les principales formations professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous menez aussi une critique et une enqu&#234;te sur les institutions de formation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M :&lt;/strong&gt; Pour les librairies, c'est un des n&#339;uds du probl&#232;me. Le patronat oriente le m&#233;tier vers des pratiques qui contentent les employeurs. Ce sont eux qui d&#233;finissent la maquette et les contenus du programme, dans l'objectif de former leurs futurs salari&#233;s. Ce qui n'a rien &#224; voir avec la formation de futurs libraires, c'est-&#224;-dire de personnes autonomes capables un jour peut-&#234;tre d'ouvrir leur propre librairie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; Dans les autres structures de formation type IUT, associ&#233;s &#224; l'universit&#233;, l'organisation et les perspectives sont un peu diff&#233;rentes, mais concr&#232;tement : on forme des vendeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M : &lt;/strong&gt;Il n'est jamais question d'&#233;tudier le droit des salari&#233;s, ce qui m&#232;ne des primo-travailleurs en situation d'exploitation sans qu'ils puissent en prendre la mesure. Quand j'&#233;tais &#233;tudiante &#224; l'INFL (Institut national de formation de la librairie), apr&#232;s plusieurs demandes, quelqu'un est finalement venu pr&#233;senter la convention collective du secteur, mais c'&#233;tait un membre du SLF ! De fait, les patrons de librairie au conseil d'administration de l'&#233;cole s'opposent formellement &#224; l'intervention de syndicalistes au sein de l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont vos autres axes de critique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M :&lt;/strong&gt; Les syndicats existants ne sont pas du tout adapt&#233;s aux nouveaux statuts qui concernent de plus en plus de monde, par exemple le recours exponentiel aux autoentrepreneurs. Nous sommes tous travailleurs au sein de la m&#234;me cha&#238;ne du livre, et au final, on ne se conna&#238;t pas, on &#233;volue dans des sph&#232;res tr&#232;s cloisonn&#233;es. Le premier objectif du collectif &#233;tait donc de se retrouver entre personnes issues de diff&#233;rents m&#233;tiers et de partager nos exp&#233;riences de travail. Comprendre les logiques internes de chaque m&#233;tier, et les probl&#233;matiques qui se tissent d'un m&#233;tier &#224; l'autre. Avoir conscience de ce que vit un traducteur quand on est libraire, un libraire quand on est repr&#233;sentant diffuseur, un imprimeur quand on est &#233;diteur, etc. Et faire cela au niveau local, en parlant de ce que chacun vit dans sa bo&#238;te, ou chez eux s'ils sont en ind&#233;pendants. En apprenant ce que fait l'autre et comment il le fait, quel statut il a choisi ou il s'est vu imposer, quels obstacles pose tel interlocuteur, etc., on dessine les solidarit&#233;s concr&#232;tes que l'on peut mettre en marche &#224; l'int&#233;rieur d'un m&#233;tier, comme en relation les uns avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; Un livre qui a une raison d'&#234;tre, c'est une voix, qui porte et parle directement aux gens, qui d'une mani&#232;re ou d'une autre les lib&#232;re. Comment vendre cette voix qui est aussi une marchandise sans vendre son &#226;me, c'est l&#224; toute la difficult&#233; et la beaut&#233; du m&#233;tier de libraire. Les &#233;diteurs sont aussi pris dans le m&#233;canisme impos&#233; par les diffuseurs distributeurs qui exigent au moins 8 &#224; 12 parutions par an, pour faire du chiffre. Si tu n'en sors pas autant, tu n'es pas diffus&#233;, donc pas visible, et tu ne peux pas te d&#233;velopper et vivre de ce m&#233;tier qui prend du temps quoi qu'il arrive. Donc cela donne des livres qui ne voient le jour que pour faire du volume et de la vente accompagn&#233;e de publicit&#233;. Un des sens de notre m&#233;tier est donc de faire ce tri, d'avoir cette acuit&#233; militante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais vous subissez vous-m&#234;mes des situations de conflit salarial ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M :&lt;/strong&gt; Souvent les choses sont plus larv&#233;es et compliqu&#233;es que &#231;a. Nous travaillons par exemple dans une petite librairie, avec un g&#233;rant avec qui on peut discuter, et qui se donne lui-m&#234;me &#224; fond pour p&#233;renniser le lieu. Mais attention au mythe de la grande famille du livre, o&#249; on s'entraide, on s'&#233;coute : il reste toujours des espaces de coercition, des circulations de pouvoir, m&#234;me si le patron est sympa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; Une autre question est celle du travail gratuit volontaire, par passion. Des correcteurs ou des maquettistes qui ont des comp&#233;tences, de la reconnaissance dans leur domaine, mais qui ne peuvent pas trouver un boulot pay&#233; parce qu'ils travaillent pour de toutes petites structures de b&#233;n&#233;voles. Cela donne une sorte de paraprofessionnalisme non r&#233;mun&#233;r&#233;. M&#234;me les libraires, qui sont salari&#233;s, bossent r&#233;guli&#232;rement &#224; l'&#339;il sur des festivals, des soir&#233;es, des &#233;v&#233;nements...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M :&lt;/strong&gt; Travailler dans une toute petite entreprise en d&#233;courage aussi plus d'un pour faire gr&#232;ve, par exemple lors du dernier mouvement social. On se dit qu'on va mettre ses coll&#232;gues en difficult&#233;, alors on va en manif et en action sur son temps de repos. Comme on trouve un sens politique &#224; notre travail &#8211; vendre des livres engag&#233;s en opposition aux grandes surfaces de la culture &#8211;, on veille &#224; ce qu'il perdure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; Il y a aussi le discours r&#233;current &#171; &lt;i&gt;Tu as de la chance de bosser dans le milieu du livre, tu ne vas pas te plaindre pour quelques heures en plus, c'est passionnant comme m&#233;tier ! Tu ne vas pas en plus demander d'&#234;tre pay&#233; !&lt;/i&gt; &#187; On te joue la carte de la valorisation sociale du m&#233;tier, des contacts faciles qu'on y fait, mais ce sont quasiment exclusivement des gens ultradipl&#244;m&#233;s qui sont pay&#233;s au Smic. Comme si cr&#233;ation rimait avec autoexploitation. Ce qui se passe dans le monde du livre r&#233;sonne avec ce qui arrive dans le reste de la soci&#233;t&#233; : la pr&#233;carisation avec la multiplication de petits contrats de tr&#232;s courte dur&#233;e, l'atomisation des travailleurs/euses, les alternances subies entre emploi et non emploi, les liens entre attachement affectif, passion et exploitation, etc. La petite diff&#233;rence est que le monde du livre aime &#224; se gargariser du fait qu'on y serait plus militant, plus &#224; gauche, plus humain, plus politis&#233;, mais le constat de notre collectif est tout l'inverse. Sans voix collective et puissante pour d&#233;noncer tout cela, on va vers plus d'invisibilit&#233; et d'acceptabilit&#233; des rapports de subordination, au pr&#233;texte de la taille des structures et de l'engagement &#8211; dans le discours &#8211; des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles actions menez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M :&lt;/strong&gt; Nous lan&#231;ons des s&#233;ances d'autoformation sur les conventions collectives, sur le droit du travail, sur ce que la loi Travail peut changer dans nos m&#233;tiers, et d'autres questions juridiques. On fait du parasyndicalisme, car il manque une forme d'organisation, qu'on l'appelle syndicat, collectif ou autre, &#224; m&#234;me de cr&#233;er des rapports de force en cas de conflit, d'offrir une base d'informations sociales et juridiques et de pouvoir faire &#233;merger publiquement les probl&#233;matiques et les injustices li&#233;es &#224; nos m&#233;tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est aussi de se mettre en lien avec d'autres initiatives qui se penchent sur la question des nouveaux types de mise au travail et de pr&#233;carit&#233;. Par exemple &#224; Toulouse, on suit la voie du collectif de pr&#233;caires de l'&#233;ducation qui s'est mont&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re. L'assembl&#233;e de luttes (AG de luttes 31) n&#233;e pendant le mouvement social du printemps 2016 repose aussi sur ce constat que ce qui nous rassemble, ce n'est pas le m&#233;tier que chacun fait, mais le statut de pr&#233;caire, &#233;tranger aux formes traditionnelles de syndicalisme. Plusieurs actions ont &#233;t&#233; men&#233;es en ce sens : des piquets de gr&#232;ve qui d&#233;passaient les logiques corporatistes et voyaient se m&#234;ler postiers, pr&#233;caires de l'&#233;ducation et d'ailleurs, &#233;tudiants, ch&#244;meurs, etc. Peu &#224; peu, on essaie de d&#233;passer la logique de l'usine occup&#233;e par ses travailleurs, pour entrer dans une communaut&#233; partageant la m&#234;me gal&#232;re et bloquant des cibles partag&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; Ce qui serait chouette, ce serait que d'autres collectifs dans d'autres villes se cr&#233;ent. Que cinq ou six personnes se regroupent, montent un collectif et se coordonnent. Et puis, pourquoi pas, que l'on fonctionne en r&#233;seau d'une ville &#224; l'autre. Avec des probl&#233;matiques propres, et d'autres plus communes et g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Ferdinand Cazalis&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Contact : &lt;/strong&gt; collectif.livre.toulouse@riseup.net&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;451&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les 451&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;S&lt;/span&gt;uite &#224; &lt;i&gt;L'Appel des 451 &lt;/i&gt;publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt;en septembre 2012, ce groupe a men&#233; plusieurs enqu&#234;tes sur l'&#233;conomie du livre, et organis&#233; des rencontres en France, en Espagne ou en Italie visant &#224; r&#233;unir des travailleur/euses des diff&#233;rents m&#233;tiers de la cha&#238;ne. Le texte &lt;i&gt;La querelle des modernes et des modernes &lt;/i&gt;permet notamment de mieux comprendre le livre comme une marchandise prise dans l'&#233;conomie lib&#233;rale contemporaine, et donne des pistes de lutte. L'id&#233;e principale est de ne pas s&#233;parer l'&#233;dition critique de l'agir r&#233;volutionnaire : publier de belles id&#233;es peut s'accompagner de pratiques coh&#233;rentes. Les 451 (temp&#233;rature &#224; laquelle br&#251;lent les livres dans le roman de science-fiction &lt;i&gt;Farenheit 451 &lt;/i&gt;de Bradbury) sont en sommeil depuis mars 2014. Jusqu'au grand incendie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Textes disponibles sur : &lt;span class='ressource'&gt;&lt;[les451.noblogs.org-&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href=&#034;https://les451.noblogs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://les451.noblogs.org/&lt;/a&gt;]&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#233;dition n'est pas un d&#238;ner de gala</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/L-edition-n-est-pas-un-diner-de</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Charlotte Dugrand, Nicolas Norrito</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>femmes</dc:subject>
		<dc:subject>puis</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;ditions</dc:subject>
		<dc:subject>librairie</dc:subject>
		<dc:subject>Marcel Hasfeld</dc:subject>
		<dc:subject>Maurice Nadeau</dc:subject>
		<dc:subject>Victor Serge</dc:subject>
		<dc:subject>Maspero</dc:subject>
		<dc:subject>Marcel Martinet</dc:subject>
		<dc:subject>maison d'&#233;dition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec des tirages et un lectorat souvent limit&#233;s, l'&#233;dition critique de gauche a une longue histoire derri&#232;re elle, parsem&#233;e de querelles de chapelles, de liens troubles avec les grands groupes ou les partis, et de belles d&#233;couvertes. Certains auteurs, et donc certaines id&#233;es, ont su n&#233;anmoins arriver jusqu'&#224; nous gr&#226;ce au combat de ces &#233;diteurs &#171; marginaux &#187;. Nicolas Norrito, en charge des &#233;ditions Libertalia avec Charlotte Dugrand et Bruno Bartkowiak, nous fait une petite visite guid&#233;e et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marcel-Hasfeld" rel="tag"&gt;Marcel Hasfeld&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Victor-Serge" rel="tag"&gt;Victor Serge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Maspero" rel="tag"&gt;Maspero&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marcel-Martinet" rel="tag"&gt;Marcel Martinet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/maison-d-edition" rel="tag"&gt;maison d'&#233;dition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec des tirages et un lectorat souvent limit&#233;s, l'&#233;dition critique de gauche a une longue histoire derri&#232;re elle, parsem&#233;e de querelles de chapelles, de liens troubles avec les grands groupes ou les partis, et de belles d&#233;couvertes. Certains auteurs, et donc certaines id&#233;es, ont su n&#233;anmoins arriver jusqu'&#224; nous gr&#226;ce au combat de ces &#233;diteurs &#171; marginaux &#187;. Nicolas Norrito, en charge des &#233;ditions Libertalia avec Charlotte Dugrand et Bruno Bartkowiak, nous fait une petite visite guid&#233;e et subjective de cette histoire de la pens&#233;e critique et r&#233;volutionnaire en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2818 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH315/-1072-30f68.jpg?1782640159' width='200' height='315' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;A&lt;/span&gt;ux origines de l'&#233;dition critique, s'il fallait ne citer qu'un personnage, on &#233;voquerait Maurice Lach&#226;tre (1814-1900), aristocrate rouge et banquier, &#233;diteur des &lt;i&gt;Myst&#232;res du peuple&lt;/i&gt; d'Eug&#232;ne Sue, anticl&#233;rical proche des milieux libertaires et premier &#233;diteur en fran&#231;ais du &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt; de Marx. On parlerait ensuite de Charles P&#233;guy, de ses c&#233;l&#232;bres &lt;i&gt;Cahiers de la Quinzaine&lt;/i&gt;, de son &#233;dition des &lt;i&gt;Cahiers rouges&lt;/i&gt;, les souvenirs communards de Maxime Vuillaume, d&#232;s 1908. On s'arr&#234;terait enfin sur Marcel Hasfeld (1889-1984), qui anime la Librairie du Travail (LT) de 1917 &#224; 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord biblioth&#232;que de pr&#234;t, puis librairie ouvri&#232;re, et enfin maison d'&#233;dition de livres et de brochures, la LT occupe initialement les locaux de La Vie ouvri&#232;re, ce qui la place d'embl&#233;e sous le patronage des syndicalistes r&#233;volutionnaires qui refusaient l'Union sacr&#233;e durant la Grande Guerre. Ne croyant gu&#232;re &#224; la liaison organique parti-syndicat, estimant le second bien sup&#233;rieur au premier, Hasfeld a &#233;t&#233; n&#233;anmoins enthousiasm&#233; par la r&#233;volution russe et a durablement cru au grand soir. Sa maison d'&#233;dition, structur&#233;e en coop&#233;rative, se veut propagandiste. Parmi les actionnaires, on note la pr&#233;sence de Simone Weil, Victor Serge, Alfred Rosmer et Marcel Martinet.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Une existence de chien&#8230; &lt;/strong&gt; &#187;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'ayant &#233;dit&#233; quelque 150 livres et publi&#233; de nombreuses brochures diffus&#233;es &#224; des dizaines de milliers d'exemplaires, la LT n'a jamais atteint la visibilit&#233; esp&#233;r&#233;e. L&#226;ch&#233; par la Section fran&#231;aise de l'Internationale ouvri&#232;re (SFIO, anc&#234;tre du Parti socialiste) parce que trop radical, puis par le Parti communiste parce qu'antistalinien, boud&#233; par les librairies &#171; bourgeoises &#187;, peu soutenu au sein des syndicats, Hasfeld aura pass&#233; l'essentiel de son temps &#224; faire survivre sa structure. Se rem&#233;morant l'histoire de la LT quarante ann&#233;es plus tard, il d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;Ce fut une existence de chien, mais qui fut la plus belle &#233;poque de ma vie.&lt;/i&gt; &#187; En 1939, le fonds est vendu aux ench&#232;res pour une bouch&#233;e de pain. Gibert le rach&#232;te en partie. Un fonds prestigieux : &lt;i&gt;L'An I de la r&#233;volution russe&lt;/i&gt;, de Victor Serge, &lt;i&gt;Les Temps maudits&lt;/i&gt; de Marcel Martinet, &lt;i&gt;La Peste brune&lt;/i&gt;, de Daniel Gu&#233;rin, &lt;i&gt;L'Histoire de la Commune de 1871&lt;/i&gt; de Prosper-Olivier Lissagaray, etc.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;La Joie de lire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_2819 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH313/-1073-24c60.jpg?1782660285' width='200' height='313' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Faisons une ellipse de vingt ans et &#233;voquons un autre libraire-&#233;diteur : Fran&#231;ois Maspero (1932-2015), dont l'activit&#233; se d&#233;ploie de 1959 &#224; 1982. Celui-ci a rendu hommage &#224; Marcel Hasfeld en organisant une exposition sur la Librairie du Travail en mars 1971, puis en publiant une &#233;tude de Marie-Christine Bardouillet d&#233;di&#233;e &#224; celle-ci, en 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instar de son pr&#233;d&#233;cesseur, dont il r&#233;&#233;dite une notable partie des titres (entre autres ceux de Daniel Gu&#233;rin et Victor Serge), Maspero ne d&#233;pend d'aucun parti (bien qu'il ait temporairement milit&#233; &#224; la Ligue communiste) et n'appartient &#224; aucun groupe cot&#233; en bourse. N&#233; dans une famille d'&#233;rudits, durablement marqu&#233; par l'Occupation (son p&#232;re est mort en camp de concentration, son fr&#232;re fusill&#233; par les nazis), Maspero est un &#233;diteur essentiel qui a v&#233;ritablement fait &#339;uvre de passeur. Sa librairie La Joie de lire &#8211; sise rue Saint-S&#233;verin &#224; Paris &#8211; a &#233;t&#233; l'universit&#233; populaire de deux g&#233;n&#233;rations : celle qui est entr&#233;e en politique &#224; la faveur des luttes anticoloniales, puis celle qui a rejoint les groupes d'extr&#234;me gauche et libertaires fleurissant dans l'apr&#232;s-68.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maspero, c'est du lourd : 1 350 livres en &#224; peine plus de vingt ans, 30 collections (Textes &#224; l'appui, Les Cahiers libres, PCM, Voix, Actes et m&#233;moire du peuple), dix revues (&lt;i&gt;Partisans&lt;/i&gt;), et des tirages initiaux en poche &#224; 7 000 ou 10 000 exemplaires. Sociologie, textes d'intervention, histoire, th&#233;orie, litt&#233;rature, p&#233;dagogie, t&#233;moignages militants : le panel est large et &#233;clectique. Ayant compris que l'un des maillons essentiels de la cha&#238;ne du livre est la diffusion-distribution, Maspero monte sa propre structure. Jusqu'en 1975, quatre repr&#233;sentants sillonnent les librairies militantes et g&#233;n&#233;ralistes, proposent les nouveaut&#233;s de la maison, et celles d'&#233;diteurs amis (Anthropos, EDI, PJ Oswald).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, ce ne sont ni l'&#201;tat (plusieurs interdictions de publication) ni les fascistes (plasticages de l'OAS) qui mettent fin aux &#233;ditions et &#224; la librairie, mais les propres militants d'extr&#234;me gauche, toutes chapelles confondues. Voler chez Maspero et revendre les ouvrages sur le campus de Vincennes semble pour certains un acte de r&#233;appropriation r&#233;volutionnaire. Ceci conduit dans un premier temps &#224; la fermeture de la librairie parisienne, puis &#224; un lent d&#233;tachement et &#224; une sourde d&#233;pression du principal artisan de cette aventure. En 1982, non sans amertume, l'&#233;diteur vend le fonds &#224; Fran&#231;ois G&#232;ze, animateur de la collection La D&#233;couverte, puis revient &#224; ses passions : la traduction et l'&#233;criture litt&#233;raires (lire prioritairement &lt;i&gt;Les Abeilles et la Gu&#234;pe&lt;/i&gt;, Seuil, 2002).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une histoire de mecs ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_2821 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH287/-1075-37c1b.jpg?1782660285' width='200' height='287' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;cit partiel et partial franco-fran&#231;ais ne saurait passer sous silence l'existence de nombreuses autres maisons d'&#233;dition, aux catalogues originaux : Rieder dans les ann&#233;es 1930 ; Spartacus et Champ Libre au long des ann&#233;es 1970-1980, puis Ludd et L'Encyclop&#233;die des nuisances. Un premier constat accablant s'impose n&#233;anmoins : l'&#233;dition, c'est d'abord une histoire de mecs. Peu nombreuses sont les femmes &#224; acc&#233;der aux postes les plus importants, en particulier dans le secteur des sciences sociales. &#192; l'exception des &#201;ditions des femmes (voir encadr&#233;), les seuls noms f&#233;minins pass&#233;s et actuels nous venant imm&#233;diatement en t&#234;te &#8211; tous secteurs confondus &#8211; sont ceux de Fran&#231;oise Verny (1928-2004), Marion Mazauric (n&#233;e en 1960), Fran&#231;oise Nyssen (patronne d'Actes Sud, n&#233;e en 1951, fille du fondateur). Deuxi&#232;me constat : il fut un temps o&#249; existaient des structures &#233;ditoriales li&#233;es aux institutions partidaires et/ou religieuses, donc non ind&#233;pendantes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2820 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH308/-1074-21e9c.jpg?1782660285' width='200' height='308' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le cas le plus embl&#233;matique est &#233;videmment celui du livre communiste (notamment les &#201;ditions sociales), empire &#233;ditorial g&#233;r&#233; de mani&#232;re d&#233;sastreuse, boud&#233; par ses principaux auteurs (Aragon publiait chez Gallimard), mais qui s'appuyait sur un fort r&#233;seau de librairies (le groupe La Renaissance en compta jusqu'&#224; 50). Tout ceci a disparu avec l'URSS. De la splendeur d'antan, il reste quelques miettes dispers&#233;es au sein de petites entit&#233;s : Le Temps des Cerises, Rue du monde, La Dispute. Troisi&#232;me constat : certains &#233;diteurs parmi les plus innovants ont &#339;uvr&#233; pour de &#171; grandes &#187; maisons, &#224; l'instar de Miguel Abensour, animateur de la collection Critique de la politique chez Payot ; de Kostas Axelos (collection Arguments chez Minuit) ou de Maurice Nadeau (voir encadr&#233;). Enfin, certaines maisons d'&#233;dition ont su en leur temps cr&#233;er des collections opportun&#233;ment commerciales et critiques, &#224; l'image de la collection Combat chez Seuil, confi&#233;e &#224; Claude Durand (1938-2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui,&lt;/strong&gt; le paysage de l'&#233;dition critique est marqu&#233; par une prolif&#233;ration de microstructures qui peinent souvent &#224; &#233;quilibrer leurs comptes tout en proposant des publications audacieuses renouvelant le genre des sciences sociales. Les premi&#232;res ont vu le jour au cours des ann&#233;es 1980 (L'&#201;clat, Syllepse, ACL), d'autres &#224; l'or&#233;e des mouvements sociaux de 1995-1998 (L'Insomniaque, Agone, La Fabrique), au d&#233;but des ann&#233;es 2000 dans le sillage des &#233;tudes anglo-saxonnes sur le genre et le postcolonial (Amsterdam, Les Prairies ordinaires), ou encore &#224; la faveur du renouveau libertaire et d&#233;croissant (Nada, L'&#201;chapp&#233;e, Le Passager clandestin).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Norrito&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le combat des &#233;ditions de Minuit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#192; nos compatriotes de juger, en leur &#226;me et conscience&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit J&#233;r&#244;me Lindon, directeur des &#233;ditions de Minuit, dans la pr&#233;face &#224; la premi&#232;re &#233;dition du &lt;i&gt;D&#233;serteur&lt;/i&gt; de Maurienne, alias Jean-Louis Hurst, &#233;dit&#233; en 1960. Son &lt;i&gt;leitmotiv &lt;/i&gt;d'&#233;diteur : r&#233;veiller les consciences, mobiliser les opinions publiques fran&#231;aise et internationale sur la torture en Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1957 et 1962, Minuit s'&#233;loigne, par la force des &#233;v&#233;nements, de la litt&#233;rature, et notamment du Nouveau Roman, pour publier 23 livres sur la guerre d'Alg&#233;rie : des t&#233;moignages, des enqu&#234;tes contredisant les th&#232;ses officielles, des essais&#8230; En d&#233;coulent des saisies pour atteinte &#224; la s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat et complicit&#233;, proc&#232;s, faillite, attentats, etc. Un combat que la maison d'&#233;dition m&#232;ne contre l'&#201;tat, la justice, l'arm&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;r&#244;me Lindon ne cache pas que les ennuis judiciaires ont aid&#233; la cause et les livres qu'il d&#233;fendait. Cela leur a permis d'avoir un &#233;cho m&#233;diatique et de nombreux soutiens parmi les intellectuels, notamment Jean-Paul Sartre &#8211; avec le texte &#171; Une victoire &#187; publi&#233; dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; en mars 1958, qui aura un grand retentissement au moment de la sortie de &lt;i&gt;La Question &lt;/i&gt;&#8211; ou le Manifeste des 121, publi&#233; en septembre 1960.
Parmi les titres publi&#233;s, on retient &#233;videmment &lt;i&gt;Pour Djamila Bouhired&lt;/i&gt;, de Georges Arnaud et Jacques Verg&#232;s (1957) ; &lt;i&gt;La Question&lt;/i&gt; d'Henri Alleg (1958), puis &lt;i&gt;La Gangr&#232;ne&lt;/i&gt; (1959) ; &lt;i&gt;Le D&#233;serteur&lt;/i&gt; de Maurienne (1960) ; &lt;i&gt;Notre guerre&lt;/i&gt; de Francis Jeanson (1960) ou &lt;i&gt;Le D&#233;sert &#224; l'aube&lt;/i&gt; de No&#235;l Favreli&#232;re (1960).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Charlotte Dugrand&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Maurice Nadeau, le franc-tireur&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2822 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH336/-1076-d6296.jpg?1782660285' width='200' height='336' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 1911 dans un milieu modeste, d&#233;c&#233;d&#233; en 2013, couvert de lauriers dont il ne voulait gu&#232;re, se plaisant &#224; citer Flaubert (&#171; &lt;i&gt;Les honneurs d&#233;shonorent&lt;/i&gt; &#187;), Maurice Nadeau affiche un parcours qui donne le vertige. Jeune militant du Parti communiste, il rencontre Pierre Naville en 1932 et embrasse les th&#232;ses trotskistes. S'il s'&#233;loigne du militantisme actif assez rapidement, il n'a cess&#233;, au cours de sa longue existence, de faire office de passeur et d'&#339;uvrer, &#224; l'instar des surr&#233;alistes (dont il se fit l'historien avis&#233; d&#232;s 1945), pour changer la vie et transformer le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journaliste litt&#233;raire &#224; &lt;i&gt;Combat&lt;/i&gt;, puis animateur des revues &lt;i&gt;Les Lettres nouvelles&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Quinzaine litt&#233;raire&lt;/i&gt;, il est avant tout celui qui a d&#233;couvert Witold Gombrowicz, Malcom Lowry (le premier tirage d'&lt;i&gt;Au-dessous du volcan&lt;/i&gt; mit dix ans &#224; s'&#233;couler), Georges P&#233;rec (notamment &lt;i&gt;Les Choses&lt;/i&gt;) et qui a publi&#233; &lt;i&gt;Les Jours de notre mort&lt;/i&gt; de David Rousset (sur l'univers concentrationnaire nazi) et les &lt;i&gt;R&#233;cits de la Kolyma&lt;/i&gt; de Varlam Chalamov (d&#233;nonciation du goulag). &#201;galement &#233;diteur de la trilogie de son ami Henry Miller (&lt;i&gt;Sexus&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Plexus&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Nexus&lt;/i&gt;), des auteurs de la Beat Generation, de presque toute l'&#339;uvre de Trotski (chez Minuit ou Julliard), de Mika Etcheb&#233;h&#232;re et de Claire Etcherelli (dans sa collection Les Lettres nouvelles, chez Deno&#235;l, filiale Gallimard), il est enfin celui qui a publi&#233; le premier r&#233;cit de Houellebecq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Nadeau avait &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233; par la justice fran&#231;aise en 1960, pour avoir largement diffus&#233; le Manifeste des 121, fameux texte anticolonialiste sur le droit &#224; l'insoumission.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;N. N.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#201;ditions des femmes&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2823 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH266/-1077-0f41e.jpg?1782660285' width='200' height='266' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;D&lt;/petitelettrine&gt;ans la foul&#233;e de Mai-68 se cr&#233;e le Mouvement de lib&#233;ration des femmes (MLF), compos&#233; de multiples tendances, joyeuses et plein d'initiatives. Les femmes ne veulent pas laisser le monopole de la contestation aux &#233;tudiants virils qui occupent les rues. En 1973, les &#201;ditions des femmes voient le jour, &#224; l'initiative de plusieurs militantes f&#233;ministes et du groupe Psychanalyse et politique, anim&#233; par Antoinette Fouque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est de publier des livres choisis par des femmes, &#233;crits par des femmes, dans une structure tenue par des femmes. &#192; une &#233;poque o&#249; le milieu &#233;ditorial est essentiellement masculin, que ce soit sur le plan des &#233;diteurs ou des auteurs, constituer un catalogue exclusivement f&#233;minin est un acte militant et intellectuel important. Litt&#233;rature, philosophie, sociologie, psychanalyse, histoire, tous les champs des sciences humaines s'ouvrent aux plumes f&#233;minines et &#224; l'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement Antoinette Fouque devient tr&#232;s vite la seule figure embl&#233;matique des &#233;ditions et se voit reprocher un certain autoritarisme. Elle ira jusqu'&#224; d&#233;poser en pr&#233;fecture le sigle MLF, pour en faire un usage politique et commercial, et se pr&#233;sentera m&#234;me sur une liste &#233;lectorale au c&#244;t&#233; de Bernard Tapie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ch. D.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>O&#249; nous trouver ?</title>
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		<dc:date>2010-11-23T17:18:14Z</dc:date>
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&lt;p&gt;CQFD est disponible chez pr&#232;s de 3 000 marchands de journaux &#224; travers la France. On le retrouve aussi dans quelques dizaines de librairies, dans l'Hexagone et en Belgique. Marchands de journaux Vous ne trouvez pas CQFD ? Pour conna&#238;tre les commerces qui nous distribuent pr&#232;s de chez vous, cliquez ici. Explication : CQFD sort en kiosque le premier vendredi de chaque mois (sauf en ao&#251;t). Il est distribu&#233; ainsi depuis le num&#233;ro 6 : comme un journal a besoin de lecteurs pour vivre, nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Librairie-Volders" rel="tag"&gt;Librairie Volders&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est disponible chez pr&#232;s de &lt;a href=&#034;https://web2store.mlp.fr/produit.aspx?edi_code=H0o7caSytkE%3d&amp;tit_code=UCrTkuIne3o%3d&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;3 000 marchands de journaux&lt;/a&gt; &#224; travers la France. On le retrouve aussi dans quelques dizaines de librairies, dans l'Hexagone et en Belgique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Marchands de journaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; Vous ne trouvez pas &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; ? Pour conna&#238;tre les commerces qui nous distribuent pr&#232;s de chez vous, &lt;a href=&#034;https://web2store.mlp.fr/produit.aspx?edi_code=H0o7caSytkE%3d&amp;tit_code=UCrTkuIne3o%3d&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Explication : &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sort en kiosque &lt;strong&gt;le premier vendredi de chaque mois&lt;/strong&gt; (sauf en ao&#251;t). Il est distribu&#233; ainsi depuis le num&#233;ro 6 : comme un journal a besoin de lecteurs pour vivre, nous avons estim&#233; qu'une diffusion large &#233;tait indispensable. Cependant, l'approvisionnement des kiosques est le privil&#232;ge de grosses entreprises que nous ne portons pas dans notre c&#339;ur. Mais nous pensons que nous n'avions pas le choix. Par contre vous, vous avez le choix de leur faire la nique : soit en &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vous abonnant&lt;/a&gt;, soit en l'achetant dans les librairies indiqu&#233;es ci-dessous.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si aucun point de vente n'est pr&#232;s de chez vous (nous ne sommes en moyenne que chez un marchand sur huit), commandez &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#224; votre marchand (ou faites le nous savoir, nous ferons suivre) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Librairies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez ci-dessous quelques librairies et lieux alternatifs proposant &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; en temps normal.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Auvergne Rh&#244;ne Alpes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Caf&#233;-librairie Grenouille&lt;/strong&gt; 4 place de la Halle 43300 Langeac&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le Bal des Ardents&lt;/strong&gt; 17 rue Neuve 69001 Lyon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La Gryffe&lt;/strong&gt; 5 rue S&#233;bastien Gryphe 69007 Lyon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie Terre des Livres&lt;/strong&gt; 86 rue de Marseille 69007 Lyon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie La Tani&#232;re&lt;/strong&gt; 68 bd des &#201;tats-Unis 69008 Lyon&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bourgogne Franche Comt&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'Autodidacte&lt;/strong&gt; 5 rue Marulaz 25000 Besan&#231;on&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bretagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le Champ Commun&lt;/strong&gt; 1 rue du clos Bily 56800 Augan&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Grand Est&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Chez Josette&lt;/strong&gt; 3-5 rue de l'Arquebuse 08000 Charleville M&#233;zi&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Kiosque Alternatif Molodo&#239;&lt;/strong&gt; 19 rue du banc de la roche 67000 Strasbourg&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Haut de France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Centre Culturel Libertaire&lt;/strong&gt; 4 rue de Colmar 59000 Lille&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ile de France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie Parall&#232;les&lt;/strong&gt; 47 rue Saint-Honor&#233; 75001 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Publico&lt;/strong&gt; 145 rue Amelot 75011 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Quilombo&lt;/strong&gt; 23 rue Voltaire 75011 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie l'Humeur Vagabonde&lt;/strong&gt; 44 rue du Poteau 75018 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;El Ghorba mon amour&lt;/strong&gt; 148-152 bd des Provinces Fran&#231;aises B&#226;t B 92000 Nanterre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Caf&#233; Librairie Mich&#232;le Firk&lt;/strong&gt; 9 rue Fran&#231;ois Debergue 93100 Montreuil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Libertalia&lt;/strong&gt; 12 rue Marcelin Berthelot 93100 Montreuil&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Envie de lire&lt;/strong&gt; 16 rue Gabriel P&#233;ri 94200 Ivry sur Seine&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Occitanie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie Terra Nova&lt;/strong&gt; 18 rue Gambetta 31000 Toulouse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le Kiosk&lt;/strong&gt; 36 rue Dani&#232;le Casanova 31000 Toulouse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le Droit &#224; la Paresse&lt;/strong&gt; 68 rue Louise Michel (ex rue Saint James) 46000 Cahors&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie En Bas&lt;/strong&gt; 6 rue de la Porte Rodan&#232;ze 82140 Saint Antonin Noble Val&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouvelle Aquitaine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Le B&#234;ta&lt;/strong&gt; 70 rue Leclerc-Chauvin 16000 Angoul&#234;me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie du Muguet&lt;/strong&gt; Ath&#233;n&#233;e Libertaire 7 rue du Muguet 33000 Bordeaux&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pays de la Loire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les Villes Invisibles&lt;/strong&gt; 1 rue basse des Halles 44190 Clisson&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les Nuits Bleues&lt;/strong&gt; 100 avenue Pasteur 49100 Angers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La Distri&lt;/strong&gt; 8 rue Malagu&#233; 44630 Pless&#233;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Provence Alpes C&#244;te d'Azur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;CIRA&lt;/strong&gt; 50 rue Consolat 13001 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'Odeur du temps&lt;/strong&gt; 35 rue Pavillon 13001 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Manifesten&lt;/strong&gt; 59 rue Adolphe Thiers 13001 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Transit Librairie&lt;/strong&gt; 45 bd de la Lib&#233;ration 13001 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Librairie L'Hydre aux mille t&#234;tes&lt;/strong&gt; 96 rue Saint Savournin 13001 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La Touriale&lt;/strong&gt; 211 bd de la Lib&#233;ration 13004 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Histoire de l'&#339;il&lt;/strong&gt; 25 rue Fontange 13006 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La R&#233;serve &#224; Bulles&lt;/strong&gt; 58 rue des Trois Fr&#232;res Barth&#233;l&#233;my 13006 Marseille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La Rumeur des cr&#234;tes&lt;/strong&gt; 17 avenue Gambetta 84160 Cadenet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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