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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Lire, c'est &#233;couter &#187;</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Fin 2015, les &#233;ditions L'&#233;chapp&#233;e sortaient un ambitieux livre collectif intitul&#233; L'Assassinat des livres. Par ceux qui &#339;uvrent &#224; la d&#233;mat&#233;rialisation du monde. Libraires, auteurs, lecteurs : parole est donn&#233;e &#224; divers maillons de la cha&#238;ne du livre. Entretien avec C&#233;dric Biagini, coordonnateur de l'ouvrage. C QFD : Le titre du livre porte la mention dramatique d'assassinat. Contrairement &#224; l'homicide, cette notion suppose une pr&#233;m&#233;ditation. Qui sont les donneurs d'ordre ? C&#233;dric (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no146-septembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;146 (septembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/numeriques" rel="tag"&gt;num&#233;riques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fin 2015, les &#233;ditions L'&#233;chapp&#233;e sortaient un ambitieux livre collectif intitul&#233; &lt;i&gt;L'Assassinat des livres&lt;/i&gt;. Par ceux qui &#339;uvrent &#224; la d&#233;mat&#233;rialisation du monde. Libraires, auteurs, lecteurs : parole est donn&#233;e &#224; divers maillons de la cha&#238;ne du livre. Entretien avec C&#233;dric Biagini, coordonnateur de l'ouvrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2815 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;50&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH282/-1069-4b3fb.jpg?1782641295' width='200' height='282' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La couverture du livre &#034;L'assassinat des livres&#034;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;C&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;
&lt;strong&gt;QFD&lt;/i&gt; : Le titre du livre porte la mention dramatique d'assassinat. Contrairement &#224; l'homicide, cette notion suppose une pr&#233;m&#233;ditation. Qui sont les donneurs d'ordre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;dric Biagini :&lt;/strong&gt; Les jalons de ce livre collectif ont &#233;t&#233; pos&#233;s au sein du collectif Livre de papier, cr&#233;&#233; en 2009 et disparu aujourd'hui, dont le but &#233;tait de proposer une critique de la d&#233;mat&#233;rialisation du livre. &#192; l'&#233;poque, on nous annon&#231;ait la disparition future du livre sous sa forme papier. Je me rappelle d'une &#233;tude d'un cabinet de conseil en nouvelles technologies pronostiquant la fermeture de la moiti&#233; des librairies en France en 2015 ! Les prospectives assen&#233;es par les industriels du num&#233;rique nous alignaient sur le mod&#232;le &#233;tasunien, o&#249; la moiti&#233; des ventes de livres se faisait, selon eux, d&#233;j&#224; sous une forme d&#233;mat&#233;rialis&#233;e. Heureusement, le r&#233;el a r&#233;sist&#233;. Un discours bien connu dominait : la France a encore du retard et s'enferre &#224; d&#233;fendre son exception culturelle. Discours tenu autant par les start-uppers, par une presse de droite lib&#233;rale qui, comme toujours, exaltait croissance et innovation, et par une presse de gauche technophile qui d&#233;non&#231;ait un conservatisme archa&#239;que chez ceux qui n'allaient pas dans le sens du vent num&#233;rique. &#192; l'&#233;poque, j'&#233;tais invit&#233; &#224; beaucoup de d&#233;bats avec des gens des m&#233;tiers du livre qui s'inqui&#233;taient de l'omnipr&#233;sence de ces discours. Ceci explique en partie le c&#244;t&#233; choc du titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant l'intention induite par la notion d'&#171; assassinat &#187; : les industriels du num&#233;rique &#8211; des multinationales ultra-puissantes telles les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) aux petites start-up &#8211;, ont pour objectif de num&#233;riser tout ce qui est possible de l'&#234;tre. Il n'y a pas de raison que le livre soit &#224; l'abri de ce mouvement massif et profond. Il repr&#233;sente un gisement de profits et, de plus, garde dans nos soci&#233;t&#233;s une valeur symbolique tr&#232;s forte que ces entreprises veulent s'approprier. D'ailleurs, Google et Amazon se sont construits autour du livre : Google comme une forme de biblioth&#232;que universelle, et Amazon comme une librairie mondialis&#233;e. Le livre et le savoir ont permis &#224; ces bo&#238;tes de se construire une image valorisante et de participer au beau discours d'un Internet r&#233;duisant les in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s &#224; la culture. Beaucoup pensaient, y compris &#224; gauche, qu'avec la d&#233;mat&#233;rialisation, on allait permettre &#224; des gens de renouer avec la lecture : en la rendant plus active, en offrant la possibilit&#233; d'intervenir sur le texte et en mettant &#224; disposition, &#224; un moindre co&#251;t, une infinit&#233; de textes. En faisant entrer le livre dans les r&#233;seaux num&#233;riques, on allait le rendre &#224; nouveau d&#233;sirable pour les jeunes g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment expliquer cette inqui&#233;tude de certains acteurs de la cha&#238;ne du livre quant au livre num&#233;rique alors qu'en France ses ventes plafonnent &#224; 5 ou 6 % ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ventes de fichiers de livres num&#233;riques peinent &#224; d&#233;coller, en effet, mais il faut toujours se m&#233;fier, et ne pas figer sa pens&#233;e &#224; un instant T. On a d&#233;j&#224; vu par le pass&#233; des innovations technologiques peiner &#224; s'installer et le processus s'acc&#233;l&#233;rer soudainement. La d&#233;mat&#233;rialisation des manuels scolaires et le d&#233;veloppement de l'&#233;cole num&#233;rique risquent de conditionner les jeunes g&#233;n&#233;rations &#224; n'&#233;voluer que dans cet environnement et &#224; consid&#233;rer les livres comme un objet d&#233;pass&#233;. Autre institution gangren&#233;e par l'esprit de la Silicon Valley : les biblioth&#232;ques, th&#232;me que nous abordons dans notre livre. Ces deux exemples montrent que les pouvoirs publics ne cessent d'acc&#233;l&#233;rer ce qu'ils appellent le basculement num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort heureusement, les choses ne se passent pas toujours comme les &#171; puissants &#187; l'envisagent, voire tentent de le planifier. Il y a des r&#233;sistances. Et ce, malgr&#233; la pr&#233;gnance et la force des discours port&#233;es par les industriels du num&#233;rique, mais aussi par leurs complices universitaires et intellectuels qui saturent l'espace public et sid&#232;rent, par leur apparente dimension &#233;mancipatrice et progressiste, ceux-l&#224; m&#234;mes qui devraient s'y opposer. J'ai constat&#233; ces effets lors de d&#233;bats avec des acteurs des m&#233;tiers du livre si les gens avaient une r&#233;action de m&#233;fiance quasi instinctive face &#224; ce qu'on leur racontait, ils peinaient n&#233;anmoins &#224; produire un discours critique. C'est aussi l'objet de ce livre que de tenter de pallier cela. Le texte &#171; Journal d'un naufrag&#233; &#187; narre par exemple comment un &#233;tudiant inscrit dans une formation au m&#233;tier d'&#233;diteur a vu l'enseignement basculer compl&#232;tement vers le num&#233;rique. Les &#233;tudiants qui &#233;taient venus apprendre &#224; retravailler un texte, &#224; r&#233;fl&#233;chir au graphisme ou comment fonctionnait la cha&#238;ne du livre, se retrouvaient &#224; g&#233;rer des m&#233;tadonn&#233;es. Ces jeunes gens de 20-22 ans, ces &#171; natifs &#187; du num&#233;rique comme on les appelle, ont r&#233;clam&#233; &#8211; sans succ&#232;s &#8211; qu'on leur apprenne les m&#233;tiers du livre de mani&#232;re traditionnelle !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2816 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH306/-1070-45192.jpg?1782641295' width='200' height='306' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La phrase &#171; &lt;i&gt;The medium is the message&lt;/i&gt; &#187; du philosophe Marshall McLuhan revient &#224; plusieurs reprises dans la bouche de diff&#233;rents intervenants. Livre num&#233;rique et livre papier, il ne s'agit pas simplement d'un changement de support...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a cette &lt;i&gt;doxa&lt;/i&gt; : la technologie est neutre. Elle n'est l&#224; que pour nous faciliter la vie. Or il est &#233;vident que les objets qui nous entourent, et les rapports de production qu'ils induisent, restructurent en profondeur les soci&#233;t&#233;s et nos existences. Mat&#233;rialit&#233; et textualit&#233; (la mani&#232;re dont est appr&#233;hend&#233; et organis&#233; le texte) sont &#233;troitement li&#233;s. On a beaucoup entendu &#171; Ce qui est important, c'est le contenu et pas le contenant &#187;. McLuhan, a priori plut&#244;t favorable &#224; ces changements, a pourtant tr&#232;s bien senti les choses d&#232;s les ann&#233;es 1960. Selon lui, ce ne sont pas les concepts d&#233;velopp&#233;s par les m&#233;dias qui importent, mais les m&#233;dias en eux-m&#234;mes. La mani&#232;re dont ces concepts sont diffus&#233;s et partag&#233;s. Ind&#233;pendamment de son &#171; contenu &#187;, c'est l'existence m&#234;me du livre en tant que tel, qui induit un certain rapport au texte. Il entra&#238;ne un type de lecture : continue, profonde, lin&#233;aire, avec un fil conducteur, et n&#233;cessite que le lecteur suive la pens&#233;e d'un auteur, qu'il lui fasse, &#224; un moment donn&#233;, confiance. Le temps de la lecture est un temps suspendu o&#249; l'on s'extrait des sollicitations ext&#233;rieures, de plus en plus invasives et distrayantes. Il permet de construire une pens&#233;e, de s'abandonner &#224; des formes de contemplation, et de d&#233;velopper une int&#233;riorit&#233; que les m&#233;dias num&#233;riques cherchent sans cesse &#224; d&#233;truire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale ressource de la nouvelle &#233;conomie est notre attention. Partout sont mis en place un tas de dispositifs cens&#233;s nous accaparer. L'enjeu des industriels du num&#233;rique est de faire rentrer le livre dans ces flux et de l'y dissoudre. Comme le r&#233;clame, par exemple, l'&#233;crivain Fran&#231;ois Bon qui a pu affirmer que dans le processus de d&#233;mat&#233;rialisation, il fallait pousser jusqu'&#224; faire dispara&#238;tre le nom m&#234;me de &#171; livre &#187;. Il a quelque part raison. En effet, le livre num&#233;rique dans sa forme hyperm&#233;dia (avec des sons, vid&#233;os, images, hyperliens...), qui d&#233;passe la seule reproduction homoth&#233;tique de la page, n'a plus grand-chose &#224; voir avec ce que nous entendions jusque-l&#224; par livre. La lecture continue et profonde y est rendue extr&#234;mement difficile. Car l'&#233;cran est un &#233;cosyst&#232;me de technologies d'interruption qui font que l'on a du mal &#224; se concentrer. Si le livre apaise, l'&#233;cran excite et nous surcharge cognitivement : la masse infinie de contenus et la difficult&#233; &#224; se rep&#233;rer font que l'on a du mal &#224; fixer son attention. Ceci est symptomatique d'un nouveau type de personnalit&#233;s : des gens agit&#233;s et r&#233;ceptifs &#224; tout ce qu'on peut leur proposer, des consommateurs de connexions diverses non dispos&#233;s &#224; s'impliquer l&#224; o&#249; ils sont. Perp&#233;tuellement ouverts &#224; tout ce qu'on leur propose, mais inaptes &#224; d&#233;velopper un rapport apais&#233; aux autres et au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le beau texte de l'&#233;crivain Alexandre Prieux parle de la permanence du livre papier. Il sous-tend une n&#233;cessaire humilit&#233; du lecteur, parle d'effort pour s'impr&#233;gner de la pens&#233;e de l'auteur. L'inverse du livre num&#233;rique, o&#249; le lecteur est renvoy&#233; &#224; une forme de toute puissance en ce sens o&#249; il peut modeler/moduler sa lecture...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sentiment de toute puissance est consid&#233;rablement exacerb&#233; par les objets num&#233;riques. Exemple souvent pris par les industriels de l'&#233;lectronique : qui n'a pas r&#234;v&#233; d'avoir une biblioth&#232;que dans sa poche ? Je peux ainsi disposer en permanence de ce dont j'ai envie. Je peux aussi intervenir sur le texte, le reconfigurer. Bref, j'ai l'illusion de ma&#238;triser. Lire un livre, comme &#233;couter quelqu'un, suppose une capacit&#233; d'attention terriblement mise &#224; mal aujourd'hui. Pourtant, jamais les gens n'ont eu autant besoin d'&#234;tre entendus, notamment sur les r&#233;seaux sociaux, et jamais les autres n'ont &#233;t&#233; en si faible capacit&#233; de leur accorder du temps, car ils sont de plus en plus sollicit&#233;s et passent du temps &#224; communiquer fr&#233;n&#233;tiquement. Lire, c'est &#234;tre capable d'&#233;couter un auteur, de se dire &#171; Ce n'est pas moi qui donne mon avis sur tout &#187;. Cela oblige &#224; faire des efforts, &#224; sortir de soi, &#224; mettre de c&#244;t&#233; son narcissisme. Effectivement, cette notion d'humilit&#233; est tr&#232;s juste. Outre son versant &#171; critique sociale &#187;, &lt;i&gt;L'Assassinat des livres&lt;/i&gt; s'int&#233;resse aussi aux nouvelles formes de personnalit&#233;s g&#233;n&#233;r&#233;es par le capitalisme num&#233;rique. On a donc tent&#233; de r&#233;fl&#233;chir en termes de psychologie et de construction de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette tendance lourde de la num&#233;risation, quelques br&#232;ches existent. Fleurissent nombre de maisons d'&#233;ditions, de salons, de biblioth&#232;ques, de librairies ind&#233;pendantes... Osons une hypoth&#232;se : dans les milieux militants, le livre appara&#238;t comme une sorte de refuge face &#224; un monde o&#249; l'on a du mal &#224; penser les choses, o&#249; tout va vite et o&#249; l'on peine &#224; agir collectivement. Le livre, au moins, c'est concret, c'est r&#233;el. Il a un c&#244;t&#233; rassurant. Il est un point d'ancrage hors des flux d'information et de divertissement. Le livre est-il l'un des derniers lieux de r&#233;sistance ? La question m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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