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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Winter is coming</title>
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		<dc:creator> Momo Br&#252;cke, Iffik Le Guen, Julien Tewfiq</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Demain comme aujourd'hui, le travail demeurera une centralit&#233; dans nos existences. Coercitif ou librement consenti, ali&#233;nant ou gratifiant, le chagrin continuera de charpenter le socle de notre vie commune. Parce que le futur est d&#233;j&#224; &#224; notre porte, CQFD vous propose trois envol&#233;es dystopiques. Walter Benjamin a eu cette formule : &#171; Il faut organiser le pessimisme. &#187; Nous y sommes. Et le monde devint machine Les injonctions au plein-emploi r&#233;sonnent encore alors m&#234;me que le travail (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no147-octobre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;147 (octobre 2016)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Demain comme aujourd'hui, le travail demeurera une centralit&#233; dans nos existences. Coercitif ou librement consenti, ali&#233;nant ou gratifiant, le chagrin continuera de charpenter le socle de notre vie commune. Parce que le futur est d&#233;j&#224; &#224; notre porte, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; vous propose trois envol&#233;es dystopiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2905 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH394/-1149-71800.jpg?1782662510' width='500' height='394' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;i&gt; Walter Benjamin a eu cette formule : &#171; &lt;i&gt;Il faut organiser le pessimisme.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br&gt; Nous y sommes.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et le monde devint machine
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;L&lt;/petitelettrine&gt;es injonctions au plein-emploi r&#233;sonnent encore alors m&#234;me que le travail est mort. Politicards et &#233;conomistes ont tout fait pour conserver ce mythe malgr&#233; la robotisation. Aujourd'hui, on ne travaille plus, on veille les robots. Nous vivons en pleine science-fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#199;a a commenc&#233; au si&#232;cle dernier &lt;/strong&gt;avec Taylor, Ford, etc. un pr&#233;tendu cercle vertueux alors qu'il n'&#233;tait que vicieux : l'humain devenait esclave de la machine tandis que la marchandise occupait l'ensemble de la vie sociale. &#171; &lt;i&gt;Les machines deviennent le monde et le monde devient machin&lt;/i&gt;e &#187; proph&#233;tisait G&#252;nther Anders, lucide observateur de l'obsolescence humaine. D&#233;j&#224; en 1936, &lt;i&gt;Les Temps modernes &lt;/i&gt;nous montrait un Chaplin domin&#233; et soumis &#224; un automate jusqu'&#224; le rendre fou. Les travailleurs, en plus d'&#234;tre exploit&#233;s devenaient serviteurs. Puis, le mouvement a &#233;t&#233; irr&#233;versible : en un peu moins d'un si&#232;cle, la robotisation a expuls&#233; dans les marges des dizaines de millions de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'interm&#232;de de l'ub&#233;risation &lt;/strong&gt;finit de lever le voile : les travailleurs r&#233;duits &#224; l'&#233;tat d'entreprises pr&#233;caires en concurrence les unes avec les autres. Les grands gagnants furent les consortiums qui, all&#233;g&#233;s des charges, firent jouer la concurrence &#224; plein. Des masses de salari&#233;s de plus en plus pr&#233;caris&#233;s se firent la guerre tandis que les machines colonisaient peu &#224; peu les entrailles de la production mondialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Mort au travail, vive les robots ! &#187;&lt;/strong&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le terrain, &lt;/strong&gt;les mouvements sociaux n'ont pu faire le poids. Ceci explique, sans doute, le r&#244;le d'idiots utiles jou&#233;s par les sociaux-d&#233;mocrates et une partie de la gauche &#171; radicale &#187;, dont les slogans d'alors &#8211; &#171; Mort au travail : vive les robots ! &#187; &#8211; donnent aujourd'hui le vertige. En fait, ils &#233;taient dos au mur, se raccrochant follement aux haillons d'une mauvaise lecture de Marx : &#171; &lt;i&gt;La r&#233;duction de la journ&#233;e de travail est la condition fondamentale de [l'&#233;panouissement de la puissance humaine] &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx, Le Capital.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#187; Il y avait pourtant d'autres chemins pour &#233;viter ce lent retour vers le servage. Le sabotage, par exemple, m&#234;me s'il n'eut fonctionn&#233;, aurait eu le m&#233;rite de sauver l'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La solution fut trouv&#233;e : &lt;/strong&gt;robotisation et instauration d'un revenu universel minable. Plus de s&#233;cu ou de minima sociaux, une obole mensuelle contre obligation de veiller les machines &#8212; entre 10 et 45 heures hebdo selon les besoins de l'&#233;conomie. M&#234;me dans le secteur de la sant&#233;, lieu du soin et d'une relation proprement humaine, on n'a pas r&#233;sist&#233;. &#192; force de traiter les soignants et les soignantes comme des machines, les entreprises de sant&#233; ont fini par pr&#233;f&#233;rer l'original &#224; la copie. Ce qui est pratique : les robots sont ne sont ni sujets aux suicides ni aux &#233;tats d'&#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, on veille. &lt;/strong&gt;Les yeux hypnotis&#233;s par les &#233;crans. Notre lexique binaris&#233; pour mieux correspondre avec la machine. Et le temps &#171; libre &#187;, l'&#233;panouissement ? me demandez-vous. une libert&#233; surveill&#233;e ! Le revenu garanti ? une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s ! Au moindre faux pas, c'est la condamnation, les vivres coup&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais je m'en fous&lt;/strong&gt;. Demain, je tue un robot.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Momo Br&#252;cke&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La Conjuration des &#233;gaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;C&lt;/petitelettrine&gt;'&#233;tait apr&#232;s la Grande Guerre pour les Ressources qui a d&#233;vast&#233; tous les continents. Des fragments d'anciens &#201;tats d'Europe du Nord s'&#233;taient regroup&#233;s au sein de l'Union bor&#233;alienne. La vie s'y &#233;coulait paisiblement derri&#232;re de hauts murs absolument infranchissables. Nous, les &#201;gaux, avions repris nos vies en main pour les consacrer &#224; l'&#233;panouissement de tous. Instruits des erreurs du pass&#233;, nous nous &#233;tions attel&#233;s &#224; construire une soci&#233;t&#233; harmonieuse entre nous comme avec la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement faisait une large place &#224; la d&#233;mocratie directe et &#224; l'autonomie des collectivit&#233;s de base. Toute diff&#233;rence de sexe, de position sociale, d'&#226;ge, de croyance, &#233;tait proscrite jusque dans le langage. L'exploitation des animaux &#233;tait interdite. Les techniques agricoles, quand elles &#233;taient employ&#233;es, devaient strictement respecter les cycles naturels. La richesse &#233;tait &#233;quitablement r&#233;partie au moyen d'un revenu citoyen, ce qui laissait &#224; chacun de nous le choix de travailler ou non. Seuls les emplois sup&#233;rieurs &#233;taient permis aux &#201;gaux : m&#233;decin, avocat, ing&#233;nieur, officier. Toutes les terres avaient &#233;t&#233; collectivis&#233;es au profit des &#201;gaux et l'ensemble des infrastructures (logement, routes, t&#233;l&#233;communications&#8230;) &#233;taient con&#231;ues dans le sens du plus petit impact environnemental possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant aux activit&#233;s laborieuses &lt;/strong&gt;les plus p&#233;nibles, nous les avions confi&#233;es aux r&#233;sidents. Ces &#233;trangers que nous laissions entrer au compte-gouttes dans l'Union n'avaient pas droit de cit&#233; mais pouvaient acc&#233;der &#224; une vie confortable en se consacrant &#224; l'agriculture, l'industrie, l'artisanat, le commerce ou la gestion de l'argent. Ils &#233;taient &#233;galement soumis &#224; un certain nombre de services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral : construction et entretien des voies ainsi que des b&#226;timents publics, fabrication et maintenance des &#233;quipements collectifs, perception des taxes, garde des remparts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'un d'entre eux s'&#233;tait particuli&#232;rement distingu&#233; dans ces services, il pouvait pr&#233;tendre au statut de r&#233;sident-responsable et il &#233;tait alors admis &#224; participer aux d&#233;cisions des assembl&#233;es avec un avis consultatif. Afin d'&#233;viter tout d&#233;s&#233;quilibre, des restrictions &#233;taient impos&#233;es aux r&#233;sidents. La taille de leurs entreprises ne pouvait exc&#233;der un certain nombre de salari&#233;s. Leur capacit&#233; &#224; louer des terrains et logements &#233;tait limit&#233;e en surface. Ils &#233;taient redevables de taxes cons&#233;quentes pour chaque nouvel enfant jusqu'&#224; un nombre maximum de deux. D&#232;s lors qu'ils atteignaient un certain seuil, leurs revenus &#233;taient lourdement impos&#233;s au b&#233;n&#233;fice du budget public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lib&#233;r&#233;s des contraintes &lt;/strong&gt;les plus p&#233;nibles, nous nous adonnions aux plaisirs de l'esprit et de de la chair qui n'est pas forc&#233;ment triste. Tout &#233;tait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un seul probl&#232;me subsistait &lt;/strong&gt;chez les &#201;gaux : parfois un insondable ennui s'emparait de nous. Il &#233;tait alors temps de sacrifier un r&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Iffik Le Guen&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vive le Moyen &#194;ge !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;A&lt;/petitelettrine&gt;u d&#233;but, nous avions cru que ce n'&#233;tait qu'une crise comme en avaient connu l'Argentine, la Gr&#232;ce ou l'Espagne. Mais ce n'&#233;tait pas une crise comme les autres. C'&#233;tait la grande, la derni&#232;re, la fatale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; qui la faute ? &lt;/strong&gt;Aux banques qui s'&#233;taient effondr&#233;es comme des dominos ? Aux p&#233;troliers qui avaient trich&#233; sur l'&#233;tat de leurs r&#233;serves de brut ? Aux &#201;tats incapables de g&#233;rer le fracas climatique ? Aux travailleurs qui avaient d&#233;sert&#233; leurs postes au c&#339;ur de la temp&#234;te ? Voir ces nu&#233;es de ch&#244;meurs mendier sur le bord des routes, &#231;a nous rappelait les photos de la crise de 1929 dans les manuels scolaires. Puis les &#233;tals des magasins se vid&#232;rent. Le prix des denr&#233;es alimentaires et des mati&#232;res premi&#232;res augmenta aussi vite que celui de l'essence. Partout, les officiels nous promettaient un prochain &#171; retour &#224; la normale &#187;. La situation ne fit qu'empirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On aurait pu s'attendre &#224; des sc&#232;nes de pillage&lt;/strong&gt; ou de barricades urbaines. Ce fut la d&#233;sertion. Du boulot, de la ville. un improbable retour &#224; la terre, la nourrici&#232;re, la paysanne. Nous, les citadins, &#233;tions des migrants, allant sur les routes avec quelques affaires, &#224; la recherche d'un village qui voudrait bien de nous. On aurait pu s'attendre &#224; ce que les derniers paysans nous accueillent &#224; coups de fourches. Pas du tout. Les populations urbaines et rurales trouv&#232;rent &#224; s'imbriquer assez facilement. M&#233;canis&#233;es et informatis&#233;es &#224; outrance, les campagnes manquaient de bras maintenant que les machines ne marchaient plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y avait ce savoir &lt;/strong&gt;vieux de dix mille ans &#224; r&#233;apprendre et r&#233;inventer : travailler la terre, &#233;lever du b&#233;tail, fabriquer des outils. Recycler, exp&#233;rimenter ; souder un nouveau lien communautaire. Dans chaque village, anciens et nouveaux habitants ont d&#251; trouver comment vivre et travailler ensemble, r&#233;partir les t&#226;ches, les habitations, les champs&#8230; Le plus souvent, ces petites communaut&#233;s s'organisaient autour d'un conseil municipal et d'un maire, comme au temps d'avant. Mais on a connu des organisations plus horizontales avec mise en commun des ressources et prises de d&#233;cision collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens &lt;/strong&gt;avec &#233;motion de la fois o&#249; j'ai ramass&#233; mes premi&#232;res courges. &#192; la ville, j'&#233;tais &lt;i&gt;community manager &lt;/i&gt;pour une bo&#238;te de t&#233;l&#233;phonie, je n'avais jamais eu les moyens d'avoir un jardin. Je me souviens aussi des premiers hivers, les plus durs, et de l'indispensable solidarit&#233; des villageois pour se tenir chaud. &#192; la ville, je me ruinais en chauffage &#233;lectrique ! Quand, au bout de deux ans, des agents de ce qui restait de l'&#201;tat sont venus au village pour &#171; organiser un recensement en vue de r&#233;tablir les services de l'&#201;tat et l'assiette d'imposition &#187;, on les a re&#231;us comme il le fallait ! Nous avions travaill&#233; pour notre communaut&#233; et en bonne entente avec les villages voisins, ce n'&#233;tait pas pour que des grosses l&#233;gumes viennent nous refaire le coup des sauvages &#224; civiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens &lt;/strong&gt;qu'au d&#233;but, certains disaient que nous vivions une &#171; catastrophe &#187;, &#171; un retour au Moyen &#194;ge &#187;&#8230; Alors moi, je vous le dis : &#171; Vive ! Vive le Moyen &#194;ge ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Karl Marx, &lt;i&gt;Le Capital&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La culture du chiffre</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-culture-du-chiffre</link>
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		<dc:date>2013-11-13T16:18:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Garnier</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;mi</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille 2013 n'aura pas lieu</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>Walter Benjamin</dc:subject>
		<dc:subject>cadre d'une</dc:subject>
		<dc:subject>d'une journ&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Keni Arkana</dc:subject>
		<dc:subject>Jacques Pfister</dc:subject>
		<dc:subject>France-Musique ouvrait</dc:subject>
		<dc:subject>Pfister</dc:subject>
		<dc:subject>l'entend Keni</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;fet Haussmann</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Arriv&#233; trop tard pour paraitre dans le prochain CQFD (qui sort, figurez-vous, ce vendredi 15 novembre 2013), voil&#224;, rien que pour toi l'internaute-lecteur, un peu de &#034;Marseille 2013 n'aura pas lieu&#034;. Dans le cadre d'une journ&#233;e de c&#233;l&#233;bration de Marseille-Provence 2013, France-Musique ouvrait son antenne le 9 novembre &#224; quelques personnalit&#233;s du coin pour livrer &#224; ses auditeurs quelques entretiens. Comme il fallait s'y attendre, ils se r&#233;sum&#232;rent &#224; une apologie non stop et d&#233;brid&#233;e de cet (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rien-que-pour-le-web" rel="directory"&gt;Rien que pour le web&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remi" rel="tag"&gt;R&#233;mi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille-2013-n-aura-pas-lieu" rel="tag"&gt;Marseille 2013 n'aura pas lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Walter-Benjamin" rel="tag"&gt;Walter Benjamin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cadre-d-une" rel="tag"&gt;cadre d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une-journee" rel="tag"&gt;d'une journ&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Keni-Arkana" rel="tag"&gt;Keni Arkana&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jacques-Pfister" rel="tag"&gt;Jacques Pfister&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France-Musique-ouvrait" rel="tag"&gt;France-Musique ouvrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pfister" rel="tag"&gt;Pfister&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-entend-Keni" rel="tag"&gt;l'entend Keni&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Prefet-Haussmann" rel="tag"&gt;Pr&#233;fet Haussmann&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Arriv&#233; trop tard pour paraitre dans le prochain &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; (qui sort, figurez-vous, ce vendredi 15 novembre 2013), voil&#224;, rien que pour toi l'internaute-lecteur, un peu de &#034;Marseille 2013 n'aura pas lieu&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre d'une journ&#233;e de c&#233;l&#233;bration de Marseille-Provence 2013, France-Musique ouvrait son antenne le 9 novembre &#224; quelques personnalit&#233;s du coin pour livrer &#224; ses auditeurs quelques entretiens. Comme il fallait s'y attendre, ils se r&#233;sum&#232;rent &#224; une apologie non stop et d&#233;brid&#233;e de cet &#171; &#233;v&#233;nement &#187; qui, selon Jacques Pfister, &#224; cr&#233;&#233; &#171; &lt;i&gt;une v&#233;ritable rupture&lt;/i&gt; &#187;, mais &#233;videmment pas dans le sens o&#249; l'entend &lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=CEg1jMeTIjQ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Keni Arkana&lt;/a&gt;. Encore que&#8230; Rupture r&#233;jouissante vue d'en haut, d&#233;solante vu d'en bas. Cela me rappelle ce que disait Walter Benjamin &#224; propos des grands travaux haussmaniens : &#171; &lt;i&gt;Le Pr&#233;fet Haussmann a rendu Paris &#233;tranger au peuple parisien&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_823 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/kulture-cqfd2013.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH493/kulture-cqfd2013-82cfc.jpg?1782766647' width='500' height='493' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;mi.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les Marseillais se sont appropri&#233;s diff&#233;rents lieux, 50 &#224; 60&lt;/i&gt; &#187;, s'exclamait le correspondant de France-Musique &#224; Marseille. Un million 400 000 visiteurs pour le seul Mucem, dont il signalait quand m&#234;me que 40% &#233;taient ext&#233;rieurs &#224; la r&#233;gion PACA. Dont un paquet de Russes et de Chinois. Je ne sais pas quel attach&#233; culturel local surench&#233;rissait en affirmant que Marseille avait ainsi acquis &#171; &lt;i&gt;une nouvelle identit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Pensez-donc, poursuivait-il, on a &#171; &lt;i&gt;quatre mus&#233;es dans un m&#234;me lieu &#224; moins de 100 m les uns des autres, ce qui est unique au monde&lt;/i&gt; &#187;. Une am&#233;nageuse est venue nous conter combien les chantiers de construction avaient &#233;t&#233; investis par les travailleurs, depuis l'architecte Rudi Ricciotti jusqu'au ma&#231;on en passant par les ing&#233;nieurs et les &#233;lectriciens, qui s'&#233;taient investis avec tout leur savoir-faire pour apporter leur contribution personnelle au grand &#339;uvre. Il fallut aussi supporter un discours consensuel et autosatisfait de la patronne du th&#233;&#226;tre de La Cri&#233;e, &#233;maill&#233; de r&#233;f&#233;rences &#224; &#171; l'Autre &#187; venu de tous les horizons de l'immigration, &#224; la &#171; participation populaire &#187; et au &#171; m&#233;lange &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Pfister, dont on rappelait, sans bien entendu en tirer aucune conclusion, qu'il &#233;tait &#224; la fois Pr&#233;sident du Conseil d'Administration de l'Association MP2013 et pr&#233;sident de la Chambre de Commerce et d'Industrie, s'est surpass&#233;. Lyrique, il a saliv&#233; en &#233;grenant les chiffres de fr&#233;quentation : &#171; &lt;i&gt; huit millions de participants&lt;/i&gt; &#187;, &#8211; sans pr&#233;ciser qui ni &#224; quoi &#8211;, &#171; deux millions de touristes suppl&#233;mentaires par rapport aux pr&#233;visions &#187;. Sans compter, comme il fallait s'y attendre, les retomb&#233;es &#233;conomiques : &#171; &lt;i&gt;Pour un euros investi, six euros de d&#233;pense des visiteurs&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;D&#233;pass&#233;s par le succ&#232;s populaire de l'&#233;v&#233;nement&lt;/i&gt;, s'exclamait Pfister, &lt;i&gt;il a fallu accro&#238;tre l'effort d'encadrement pour &#233;viter les d&#233;bordements. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restait la question attendue : &#171; &lt;i&gt;Comment g&#233;rer l'avenir ? &#201;viter que l'attention se d&#233;tourne de Marseille ?&lt;/i&gt; &#187; Et Pfister de r&#233;pondre : &#171; &lt;i&gt;Renouveau, r&#233;novation urbaine. Il faut continuer dans le m&#234;me sens.&lt;/i&gt; &#187; Pour ce faire, &#171; &lt;i&gt;il faut jouer collectivement comme nous l'avons fait : collectivit&#233;s locales, acteurs culturels et acteurs &#233;conomiques&lt;/i&gt; &#187;. Et &#171; &lt;i&gt;cr&#233;er chaque ann&#233;e un grand &#233;v&#233;nement populaire d'appropriation, quelque chose qui doit se passerait dans la rue. Cela constituerait une signature internationale&lt;/i&gt; &#187; qui confirmerait l'&#171; &lt;i&gt;entr&#233;e de Marseille parmi les grandes capitales&lt;/i&gt; &#187;. &#192; une autre &#233;poque, ce quelque chose qui se passerait dans la rue aurait pu &#234;tre une r&#233;volution. Laquelle renouerait avec la Marseille rebelle ch&#232;re &#224; &lt;a href=&#034;http://atheles.org/agone/memoiressociales/histoireuniverselledemarseille/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alessi Dell'Umbria&lt;/a&gt;, et la referait ainsi rentrer dans l'Histoire en fanfare.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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