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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>De quelle r&#233;volution les &#171; kandakas &#187; sont-elles le nom ?</title>
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		<dc:creator>Oum Ziad</dc:creator>


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&lt;p&gt;Les Soudanaises sont entr&#233;es dans la r&#233;volution d&#232;s l'aube du mouvement, fin d&#233;cembre. Apr&#232;s les avoir vues sur les barricades, retournant les grenades lacrymog&#232;nes &#224; l'envoyeur, on les a retrouv&#233;es au printemps occupant la place Al Qiyadah &#224; Khartoum. Le 11 avril, ce sit-in a achev&#233; le r&#232;gne d'Omar al-Bachir. Plus d'un mois apr&#232;s la chute du dictateur, les Soudanaises assi&#232;gent toujours le QG de l'arm&#233;e, exigeant le d&#233;part de la junte militaire qui a pris sa place. Depuis Marseille, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no177-juin-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;177 (juin 2019)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Soudanaises sont entr&#233;es dans la r&#233;volution d&#232;s l'aube du mouvement, fin d&#233;cembre. Apr&#232;s les avoir vues sur les barricades, retournant les grenades lacrymog&#232;nes &#224; l'envoyeur, on les a retrouv&#233;es au printemps occupant la place Al Qiyadah &#224; Khartoum. Le 11 avril, ce sit-in a achev&#233; le r&#232;gne d'Omar al-Bachir. Plus d'un mois apr&#232;s la chute du dictateur, les Soudanaises assi&#232;gent toujours le QG de l'arm&#233;e, exigeant le d&#233;part de la junte militaire qui a pris sa place.&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lundi 3 juin, quelques heures avant l'impression de ce num&#233;ro, on apprenait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3002 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH587/-1240-5f3d9.jpg?1768816697' width='500' height='587' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;epuis Marseille, Awatif, 30 ans, suit sur son smartphone les vid&#233;os de sa m&#232;re, sa s&#339;ur et sa ni&#232;ce de 9 ans, devant le QG de l'arm&#233;e &#224; Khartoum. Elles sont venues d'Omdurman, juste en face, sur l'autre rive du Nil, pour participer au bras de fer contre la junte. &#171; &lt;i&gt;Alors qu'aucune femme de ma famille n'&#233;tait dans un collectif quand j'habitais au Soudan, aujourd'hui notre participation &#224; la r&#233;volution est une &#233;vidence&lt;/i&gt; &#187;, explique Awatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le National Intelligence Security Service (NISS), redout&#233; appareil du renseignement, estime que 70 % des manifestants sont des femmes. Elles n'ont pas &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;es : au moins 45 d'entre elles ont &#233;t&#233; tortur&#233;es et agress&#233;es sexuellement en d&#233;tention depuis le d&#233;but du soul&#232;vement, le 19 d&#233;cembre. Le 14 mai &#224; Khartoum, une jeune fille de 17 ans est tomb&#233;e sous les balles des Rapid Support Forces (RSF), la garde paramilitaire d'Omar al-Bachir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le coup d'&#201;tat de 1989, les Soudanaises ont &#233;t&#233; la cible privil&#233;gi&#233;e de la dictature, qui s'est impos&#233;e par la terreur polici&#232;re et la &lt;i&gt;charia&lt;/i&gt;. Si l'Europe s'est mobilis&#233;e pour Noura Hussein Hammad, condamn&#233;e &#224; mort en 2018 pour avoir tu&#233; son violeur, ce sombre cas particulier ne doit pas occulter la violence syst&#233;mique &#224; l'encontre des femmes du Darfour, province soulev&#233;e depuis les ann&#233;es 2000. Pendant pr&#232;s de vingt ans, les &lt;i&gt;Janjawid&lt;/i&gt;, funestes milices d'al-Bachir, y ont commis des viols de masse et massacr&#233; plus de 300 000 personnes. Les temps de paix n'en sont pas : apr&#232;s la spoliation des terres et le d&#233;placement de 2 millions de personnes vers des &lt;i&gt;no man's land&lt;/i&gt; humanitaires, les ONG ont achev&#233; les solidarit&#233;s traditionnelles qui fondaient l'autonomie des femmes. Cet &#171; &#233;tat de guerre permanent &#187; a renforc&#233; la d&#233;termination des Soudanaises &#224; renverser le r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les villes du Nord, les Soudanaises ont pu acc&#233;der &#224; des &#233;tudes sup&#233;rieures, provoquant l'essor d'une classe moyenne f&#233;minis&#233;e et urbaine. Mais Awatif est en col&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Mes parents se sont saign&#233;s pour que je fasse des &#233;tudes de finances &#224; l'universit&#233; Al Neelain de Khartoum, mais je n'ai jamais pu travailler dans ce secteur. L&#224;-bas, sans piston, c'est impossible de d&#233;crocher un poste. Alors j'ai travaill&#233; dans une entreprise d'impression, avant de suivre mon mari en France.&lt;/i&gt; &#187; Selon elle, les r&#233;volutionnaires soudanaises sont toutes concern&#233;es par l'accumulation des situations pr&#233;caires au quotidien : &#171; &lt;i&gt;&#192; Khartoum, les filles vont autant &#224; l'universit&#233; que les hommes. Dans les provinces, elles doivent trouver un travail plus t&#244;t. Mais dans les deux cas, nous cumulons les difficult&#233;s professionnelles et domestiques. Comment faire quand tu ne trouves pas de m&#233;dicaments pour ton enfant malade&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Quand la S&#233;curit&#233; sociale est r&#233;serv&#233;e &#224; celles qui travaillent&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'hypertrophie de la jeunesse connect&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les manifestantes ont &#233;t&#233; surnomm&#233;es &lt;i&gt;kandakas&lt;/i&gt;, r&#233;f&#233;rence aux reines guerri&#232;res de la p&#233;riode nubienne antique. Deux jours apr&#232;s la chute du tyran, la belle Alaa Salah, 21 ans, devient l'ic&#244;ne des r&#233;seaux sociaux, puis des m&#233;dias internationaux qui en font l'incarnation de la jeunesse r&#233;volt&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Ils nous br&#251;lent au nom de la religion, ils nous tuent au nom de la religion, ils nous emprisonnent au nom de la religion, mais la religion n'a pas &#224; &#234;tre accus&#233;e&lt;/i&gt; &#187; : son discours spontan&#233; et vibrant &#224; la foule d'Al Qiyadah devient viral sur les r&#233;seaux sociaux et y c&#244;toie les clips d'artistes f&#233;minines fortes en gueule, comme Salute Yal Bannot, Rasha Al Zonjia, et la youtubeuse Maha Aj. Mais, sans contester la soif de libert&#233; de ces &#233;tudiants qui ont affront&#233; les balles, s'arr&#234;ter &#224; une ic&#244;ne telle qu'Alaa Salah, &#233;tudiante en architecture &#224; Khartoum, semble r&#233;duire la r&#233;volution &#224; cette jeunesse de premi&#232;re ligne, urbaine et connect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anthropologue Azza Ahmed Abdel Aziz met en garde contre ce &lt;i&gt;merchandising&lt;/i&gt; r&#233;volutionnaire et explique que ces repr&#233;sentations r&#233;v&#232;lent un r&#233;el risque de fragmentation &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans &#171; The Third Sudanese Revolution Reinstates Women from all Walks of Life (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;Cette image contient un sous-entendu d'all&#233;geances ethniques et repr&#233;sente l'image dominante de la femme du Nord-Soudan.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Elle invoque la p&#233;n&#233;tration de la culture arabe au Soudan, cr&#233;ant une culture arch&#233;typale dominante sur la culture des femmes des autres r&#233;gions.&lt;/i&gt; &#187; une domination ethniciste longtemps instrumentalis&#233;e par le r&#233;gime d'al-Bachir. Et la chercheuse d'enfoncer le clou : &#171; &lt;i&gt;Certaines ne veulent pas &#234;tre d&#233;peintes comme des reines &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt;, estimant que cela reproduit une dynamique de pouvoir n&#233;faste, dot&#233;e de connotations classistes.&lt;/i&gt; &#187; Le d&#233;bat de l'iconographie r&#233;volutionnaire rappelle que l'ordre social ne tombe pas m&#233;caniquement avec le r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'ombre de Bachir&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La critique d'Azza Ahmed Azziz semble surtout adress&#233;e &#224; l'Association des professionnels soudanais (APS), union des professions intellectuelles sup&#233;rieures, associ&#233;e &#224; la capitale. Maniant un r&#233;pertoire d'actions renouvel&#233;, elle s'est impos&#233;e dans la coordination de la r&#233;volution par ses appels &#224; la d&#233;sob&#233;issance civile. Sa&lt;i&gt; D&#233;claration pour la libert&#233; et le changement &lt;/i&gt;pose comme premi&#232;re exigence la transition vers un gouvernement civil. Si on lui doit l'organisation de la spectaculaire Marche du million le 6 avril &#224; Khartoum, sa strat&#233;gie semble mise &#224; mal alors que les n&#233;gociations de transition qu'elle m&#232;ne avec la junte s'enlisent. &#171; &lt;i&gt;Le clan de Bachir continue de tirer sur les manifestants&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#199;'a &#233;t&#233; le cas les 14 et 29 mai &#224; Khartoum.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, s'inqui&#232;te Awatif. En quelque sorte, malgr&#233; sa d&#233;position le 11 avril, &#171; &lt;i&gt;lam tasgot baad&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt;il n'est toujours pas tomb&#233;&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;L'issue est incertaine,&lt;/i&gt; reprend Awatif. &lt;i&gt;Il n'y a pas d'organisation claire qui &#233;merge de cette r&#233;volution. Alors s'il y avait des &#233;lections maintenant, il y aurait un nouveau Bachir. Il faut d'abord nettoyer !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, sur le &lt;i&gt;midan&lt;/i&gt; (occupation) d'Al Qiyadah, les Rapid Support Forces (RSF) se font plus mena&#231;antes et exigent le d&#233;montage des barricades. Au Darfour, la r&#233;pression a repris de plus belle, avec notamment quatre manifestants tu&#233;s &#224; Juldo le 30 avril. Or la mobilisation des r&#233;gions marginalis&#233;es et l'exigence de justice pour les crimes &lt;i&gt;janjawids&lt;/i&gt; sont la cl&#233; pour d&#233;faire l'appareil s&#233;curitaire, &#224; la t&#234;te duquel le criminel de guerre Mohamed Hamdan Daglo, dit &#171; Hemetti &#187;, a &#233;t&#233; promu. Le choix de l'APS de recentraliser la mobilisation &#224; Khartoum et de pacifier le mouvement pourrait-il affaiblir le rapport de force des r&#233;volutionnaires ? Se souvenant peut-&#234;tre que les mineurs et saisonniers agricoles qui avaient fait vaciller l'&#233;difice &#224; Atbara et Gedaref en d&#233;cembre dernier n'avaient pas h&#233;sit&#233; &#224; incendier les b&#226;timents officiels et piller les entrep&#244;ts agricoles, l'APS mise aujourd'hui sur une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale dont l'enjeu est la mobilisation de tous les salari&#233;s du Soudan. Des dockers de Port Soudan aux employ&#233;.es des a&#233;roports et des t&#233;l&#233;communications bloquant l'&#233;conomie depuis le 28 mai, cette strat&#233;gie semble populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; lutte f&#233;ministe, l'APS a fait des droits des femmes son credo politique. Et le 10 f&#233;vrier, une marche des femmes s'est tenue &#224; Khartoum. &#171; &lt;i&gt;Nous avons de r&#233;elles capacit&#233;s politiques &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; et beaucoup de dipl&#244;m&#233;es dans nos rangs,&lt;/i&gt; a expliqu&#233; &#224; &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; R&#233;volution au Soudan : les femmes sont en premi&#232;re ligne comme toujours &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; Azza Mustafa, universitaire et coorganisatrice de l'&#233;v&#233;nement. &lt;i&gt;On a donc&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;r&#233;clam&#233; la formation d'un gouvernement et d'un parlement paritaire.&lt;/i&gt; &#187; Plus r&#233;volutionnaire, une nouvelle marche a &#233;t&#233; organis&#233;e le 29 avril par l'Union des femmes &lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Syndicat f&#233;ministe cr&#233;&#233; par la militante communiste Fatima Ibrahim dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, qui a permis pour la premi&#232;re fois l'expression des Soudanaises &#171; &lt;i&gt;des p&#233;riph&#233;ries et des marges&lt;/i&gt; &#187; &#8211; une appellation interdite sous Bachir tant elle renvoyait aux populations qu'il r&#233;primait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Al Qiyadah, des initiatives directes et horizontales continuent, elles, d'&#233;chapper aux logiques de n&#233;gociation : &lt;i&gt;Minbar Chat&lt;/i&gt;, groupe Facebook f&#233;minin d'&#233;changes sur les relations amoureuses, s'est transform&#233; en syst&#232;me d'identification des agents du NISS en civil. Et l'activiste Inaam Altayeb et sa bande continuent de s'organiser contre le harc&#232;lement sexuel sur le &lt;i&gt;midan&lt;/i&gt;, arr&#234;tant pas moins de cinq hommes par jour. Awatif confirme ce sain d&#233;sir de revanche sociale : &#171; &lt;i&gt;Si j'avais un souhait &#224; r&#233;aliser, ce serait que la femme de Bachir se fasse arr&#234;ter et confisquer l'argent public qu'elle a vol&#233;. C'est elle le symbole f&#233;minin de la corruption&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Oum Ziad&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lundi 3 juin, quelques heures avant l'impression de ce num&#233;ro, on apprenait que les forces arm&#233;es venaient d'attaquer le sit-in, faisant de nombreux morts. Depuis, Soudanaises et Soudanais continuent de r&#233;sister comme ils peuvent, mais la r&#233;pression reste tr&#232;s violente.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans &#171; &lt;a href=&#034;https://www.noria-research.com/fr/the-third-sudanese-revolution-reinstates-women-sudanese/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Third Sudanese Revolution Reinstates Women from all Walks of Life onto the Map of Sudanese Public Life&lt;/a&gt; &#187; entretien publi&#233; par Noria-Research.com (20/05/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#199;'a &#233;t&#233; le cas les 14 et 29 mai &#224; Khartoum.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/international/040519/revolution-au-soudan-les-femmes-sont-en-premiere-ligne-comme-toujours&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;volution au Soudan : les femmes sont en premi&#232;re ligne comme toujours&lt;/a&gt; &#187; (04/04/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Syndicat f&#233;ministe cr&#233;&#233; par la militante communiste Fatima Ibrahim dans les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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