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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>D&#233;couvrir la France derri&#232;re des barbel&#233;s</title>
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		<dc:date>2019-06-24T00:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Bougeard, Charl&#232;ne Cuartero</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Jeremy Boulard Le Fur</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, &#224; leur descente de l'avion, du train ou du bateau qui les a men&#233;s en France, des milliers d'&#233;trangers sont victimes de l'arbitraire de la fronti&#232;re et ne sont pas autoris&#233;s &#224; p&#233;n&#233;trer sur le territoire. Quand ils ne sont pas renvoy&#233;s illico, on les enferme en &#171; zone d'attente &#187;. Tout commence lors des contr&#244;les des passagers. Certaines personnes sont admises sur le territoire Schengen sur simple pr&#233;sentation de leurs documents de voyage. D'autres, en raison de leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no177-juin-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;177 (juin 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roissy" rel="tag"&gt;Roissy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, &#224; leur descente de l'avion, du train ou du bateau qui les a men&#233;s en France, des milliers d'&#233;trangers sont victimes de l'arbitraire de la fronti&#232;re et ne sont pas autoris&#233;s &#224; p&#233;n&#233;trer sur le territoire. Quand ils ne sont pas renvoy&#233;s illico, on les enferme en &#171; zone d'attente &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2965 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH476/-1205-9b4a6.jpg?1779603496' width='400' height='476' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par J&#233;r&#233;my Boulard Le Fur
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;T&lt;/span&gt;out commence lors des contr&#244;les des passagers. Certaines personnes sont admises sur le territoire Schengen sur simple pr&#233;sentation de leurs documents de voyage. D'autres, en raison de leur provenance, de leur nationalit&#233; ou de leur comportement, subissent un contr&#244;le plus pouss&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Claudia, Lola et Sarah&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s. Toutes les descriptions de lieux et de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;i&gt;, trois amies de nationalit&#233; dominicaine, r&#233;sident &#224; Naples depuis huit ans. Elles d&#233;cident de venir en France, sans avoir r&#233;serv&#233; leur billet retour, une condition n&#233;cessaire &#224; leur entr&#233;e sur le territoire &#8211;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;ce qu'elles ignorent. Lorsque Claudia passe les contr&#244;les frontaliers, aucune question ne lui est pos&#233;e&lt;/i&gt; &lt;i&gt; : elle est admise sur le territoire fran&#231;ais. Ses deux amies n'ont pas la m&#234;me chance et subissent un contr&#244;le plus approfondi. Elles ont beau pr&#233;senter imm&#233;diatement leurs cartes de r&#233;sidence italienne, comme pour rassurer la police fran&#231;aise : elles ne veulent pas rester, elles ont leur vie en Italie... rien n'y fait. L'entr&#233;e leur est refus&#233;e et elles sont enferm&#233;es jusqu'&#224; leur refoulement.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bienvenue en &#171; zone d'attente &#187;&lt;/strong&gt;. Des lieux de privation de libert&#233; &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institu&#233;s par les articles L. 221-1 et suivants du Code de l'entr&#233;e et du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; qui se trouvent dans les a&#233;roports, les ports et les gares desservant l'international. En France, il en existe cent une, toutes diff&#233;rentes. Il peut s'agir d'une salle dans l'a&#233;roport de Toulouse, de cellules dans le sous-sol de l'a&#233;roport de Marseille ou encore d'une chambre d'h&#244;tel en face de l'a&#233;roport de Nantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; Roissy, la Zapi 3 (Zone d'attente pour personnes en instance) s'&#233;tend sur deux niveaux et peut recevoir jusqu'&#224; 120 personnes. Plac&#233; au bord des pistes, le b&#226;timent est entour&#233; de grillages surplomb&#233;s de barbel&#233;s. L'int&#233;rieur n'est pas moins oppressant : pr&#233;sence polici&#232;re constante, cam&#233;ras de surveillance, fen&#234;tres condamn&#233;es, lumi&#232;re de n&#233;ons blafarde et bruit incessant des haut-parleurs appelant des personnes pour un &#233;ventuel renvoi. Surnomm&#233;e &#171; l'h&#244;tel &#187; par la police aux fronti&#232;res, la Zapi 3 est la vitrine des zones d'attente fran&#231;aises.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lorsqu'elles ne sont pas imm&#233;diatement renvoy&#233;es&lt;/strong&gt; vers leur pays de provenance, les personnes non-admises sur le territoire sont donc enferm&#233;es en zone d'attente, pour une dur&#233;e initiale de quatre jours et une dur&#233;e maximum de vingt jours, le temps pour les autorit&#233;s d'organiser leur renvoi. Durant leur maintien, elles sont d&#233;pendantes de la police aux fronti&#232;res (PAF) pour l'exercice de leurs droits : enregistrement d'une demande d'asile, repas, acc&#232;s aux soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dina et Ehsan, un couple afghan, sont arriv&#233;s de Gr&#232;ce &#224; l'a&#233;roport de Beauvais. Plac&#233;s en zone d'attente, ils ont v&#233;cu un calvaire durant cinq jours avant d'&#234;tre lib&#233;r&#233;s au titre de l'asile. Dina, alors enceinte de cinq mois, souffrait de maux de ventre et de saignements abondants ; Ehsan, lui, avait une plaie au bras n&#233;cros&#233;e et inqui&#233;tante, due &#224; une blessure par balle. Seule une lotion vitamin&#233;e leur a &#233;t&#233; d&#233;livr&#233;e lors de leur bref passage &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions d'enfermement &#233;taient &#233;galement inhumaines : un espace extr&#234;mement sale, des poubelles d&#233;bordantes, une chaleur suffocante, l'impossibilit&#233; de se laver, pas d'acc&#232;s &#224; un espace ext&#233;rieur et une nourriture en quantit&#233; et qualit&#233; insuffisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; leur arriv&#233;e, la police a refus&#233; d'enregistrer leurs demandes d'asile, et tent&#233; de les renvoyer &#224; deux reprises vers la Gr&#232;ce. Pendant quatre jours, le couple n'a re&#231;u aucune explication sur ses droits, la PAF n'ayant pas fait appel &#224; un interpr&#232;te. Les agents ont refus&#233; de leur remettre les documents administratifs relatifs au refus d'entr&#233;e et au maintien en zone d'attente.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La proc&#233;dure de demande d'asile &#224; la fronti&#232;re&lt;/strong&gt; est un filtre qui sert avant tout au contr&#244;le des flux migratoires, au d&#233;triment de la protection des personnes. Elle ne tend pas &#224; reconna&#238;tre le statut de r&#233;fugi&#233;, mais seulement &#224; donner l'autorisation d'entrer sur le territoire fran&#231;ais afin d'y d&#233;poser une demande d'asile. Cette premi&#232;re d&#233;cision revient au minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Pour cela, le demandeur est entendu par l'Ofpra (Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et des apatrides) qui examinera de fa&#231;on superficielle le &#171; &lt;i&gt;caract&#232;re manifestement infond&#233;&lt;/i&gt; &#187; de sa demande &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article L.221-1 du Ceseda.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lydia est nicaraguayenne. Elle a demand&#233; l'asile &#224; la fronti&#232;re depuis la zone d'attente de Roissy. Sur la base d'un entretien de 25 minutes avec interpr&#232;te, l'Ofpra et le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur ont consid&#233;r&#233; que sa demande &#233;tait manifestement infond&#233;e, d&#233;cision confirm&#233;e par le tribunal administratif qui a rejet&#233; son recours contre la d&#233;cision minist&#233;rielle. Lydia a alors subi plusieurs tentatives d'embarquement. Apr&#232;s vingt jours d'enfermement, elle est plac&#233;e en garde &#224; vue pour avoir refus&#233; d'embarquer, puis directement au Centre de r&#233;tention administrative (CRA) sur la base d'une obligation de quitter le territoire fran&#231;ais &#233;mise &#224; l'issue de la garde &#224; vue. L'Ofpra lui accordera finalement le statut de r&#233;fugi&#233;e depuis le CRA.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation de Lydia n'est malheureusement pas isol&#233;e&lt;/strong&gt;. Si certaines personnes finissent par &#234;tre lib&#233;r&#233;es de la zone d'attente, les autres sont majoritairement refoul&#233;es ou plac&#233;es en garde &#224; vue pour leur refus d'embarquer, ce qui constitue souvent le point d'entr&#233;e d'une spirale d'enfermements successifs. Les possibilit&#233;s sont nombreuses : prison, local ou centre de r&#233;tention administrative. Si le juge prononce une interdiction du territoire fran&#231;ais, la personne est plac&#233;e en r&#233;tention juste apr&#232;s l'audience. Si, en plus, le juge condamne la personne (le refus d'embarquer est un d&#233;lit passible de trois ans de prison ferme), elle sera plac&#233;e en r&#233;tention &#224; sa sortie de prison. La police tentera de nouveau de l'&#233;loigner et si elle persiste &#224; refuser d'embarquer, elle pourra une nouvelle fois &#234;tre plac&#233;e en garde &#224; vue et condamn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour se prot&#233;ger d'un pr&#233;tendu &#171; risque migratoire &#187;&lt;/strong&gt; ou d'un &#171; afflux massif &#187;, l'enfermement est un instrument central et banalis&#233; de gestion des populations migrantes en Europe et au-del&#224;. Les logiques frontali&#232;res sont g&#233;n&#233;ralement les m&#234;mes : rejet, invisibilisation, opacit&#233; des pratiques, fichage, violations des droits fondamentaux. L'enfermement se double d'une dimension de &#171; tri &#224; l'entr&#233;e &#187;, qui renverrait &#224; l'id&#233;e de pr&#233;vention associ&#233;e &#224; l'image de &#171; criminels &#187; plac&#233;s derri&#232;re des barreaux. Cet enfermement cr&#233;e surtout des traumatismes profonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;anafe&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Charl&#232;ne Cuartero &amp; Antoine Bougeard (membres de l'Anaf&#233;)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Association nationale d'assistance aux fronti&#232;res pour les &#233;trangers (&lt;a href=&#034;http://www.anafe.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anaf&#233;&lt;/a&gt;) agit depuis trente ans aupr&#232;s de personnes en difficult&#233; aux fronti&#232;res. Elle y m&#232;ne notamment des permanences juridiques et des visites de zones d'attente. Depuis sa cr&#233;ation, l'association d&#233;montre et d&#233;nonce qu'il est impossible de priver de libert&#233; et d'enfermer des personnes dans le respect de leur dignit&#233; et de leurs droits, et refuse l'id&#233;e que les lieux d'enfermement seraient un mal n&#233;cessaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;16 879 refus d'entr&#233;e en 2017&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;E&lt;/petitelettrine&gt;n 2017, aux fronti&#232;res fran&#231;aises externes &#224; l'Union europ&#233;enne, 7 207 personnes (parmi lesquelles de potentiels demandeurs d'asile) ont &#233;t&#233; r&#233;achemin&#233;es imm&#233;diatement. 9 672 autres ont &#233;t&#233; plac&#233;es en zone d'attente, dont 7 930 &#224; Roissy. La dur&#233;e moyenne de maintien &#233;tait cette ann&#233;e-l&#224; de 4,21 jours &#224; Roissy, 72 heures &#224; Orly et moins de 24 heures dans les autres zones d'attente. Ainsi, la majeure partie des personnes maintenues en zone d'attente ne sont pas pr&#233;sent&#233;es &#224; un juge, celui-ci n'intervenant qu'au bout de 96 heures.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les mineurs isol&#233;s n'y &#233;chappent pas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;E&lt;/petitelettrine&gt;n raison du droit d&#233;rogatoire mis en place aux fronti&#232;res, enfermer et renvoyer des mineurs isol&#233;s y est possible. M&#234;me monnaie courante. Bien que quelques sp&#233;cificit&#233;s soient pr&#233;vues (d&#233;signation d'un administrateur &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt;, renvoi vers le pays d'origine par exemple), rien n'est mis en place pour prot&#233;ger les enfants des d&#233;g&#226;ts caus&#233;s par l'enfermement. Plus encore, leur minorit&#233; est souvent contest&#233;e, sur la base de tests osseux ou du faux document utilis&#233; pour voyager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Moussa, jeune Guin&#233;en de 17 ans, est arriv&#233; &#224; l'a&#233;roport de Marseille apr&#232;s un long p&#233;riple. Il y a demand&#233; l'asile &#224; son arriv&#233;e. Durant les seize jours qu'il passe enferm&#233;, Moussa est balad&#233; de tribunal en tribunal, subit un test osseux sans consentement, s'entretient seul avec l'Ofpra. Rien n'y fait, pas m&#234;me les documents attestant sa minorit&#233;. Il est renvoy&#233; &#224; Tunis.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s. Toutes les descriptions de lieux et de situations sont issues des visites et permanences organis&#233;es par l'Anaf&#233; (lire &lt;a href=&#034;#anafe&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;ci-dessus&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Institu&#233;s par les articles L. 221-1 et suivants du Code de l'entr&#233;e et du s&#233;jour des &#233;trangers et du droit d'asile (Ceseda).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Article L.221-1 du Ceseda.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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