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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Un syndicalisme debout</title>
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		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Yann Levy</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Apparue dans le paysage syndical fran&#231;ais &#224; la fin des ann&#233;es 1990, l'Union syndicale Solidaires a cherch&#233; &#224; rompre avec les pratiques les plus d&#233;testables en vigueur dans les grandes conf&#233;d&#233;rations. Int&#233;r&#234;t plus pratico-pratique pour expliquer cet article, leur local marseillais est situ&#233; &#224; deux pas de celui de CQFD. T&#233;moignages crois&#233;s. La conversation s'engage d'abord avec Christian, postier &#224; la retraite, qui a rejoint la CFDT tendance boul&#233;gante en 1976 avant d'adh&#233;rer &#224; SUD-PTT &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no149-decembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;149 (d&#233;cembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christian" rel="tag"&gt;Christian&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est-Christian" rel="tag"&gt;C'est Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFDT" rel="tag"&gt;CFDT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apparue dans le paysage syndical fran&#231;ais &#224; la fin des ann&#233;es 1990, l'Union syndicale Solidaires a cherch&#233; &#224; rompre avec les pratiques les plus d&#233;testables en vigueur dans les grandes conf&#233;d&#233;rations. Int&#233;r&#234;t plus pratico-pratique pour expliquer cet article, leur local marseillais est situ&#233; &#224; deux pas de celui de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. T&#233;moignages crois&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2996 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-1234-17bf9.jpg?1780330884' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yann Levy / Hans Lucas
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;a conversation s'engage d'abord avec Christian, postier &#224; la retraite, qui a rejoint la CFDT tendance &lt;i&gt;boul&#233;gante &lt;/i&gt;en 1976 avant d'adh&#233;rer &#224; SUD-PTT&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour &#171; solidaires, unitaires, d&#233;mocratiques &#187;, les syndicats SUD (PTT, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#224; la fin des ann&#233;es 1980. Quand je lui parle du tr&#232;s faible engagement syndical en France&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avec seulement 8%, le taux de syndicalisation en France est le plus bas de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, il embraye aussit&#244;t. &#171; &lt;i&gt;Il faut bien prendre en compte la r&#233;pression tr&#232;s dure qui s'abat sur les syndicalistes dans les bo&#238;tes priv&#233;es. Dans les tr&#232;s petites entreprises, tu risques ta place. Le taux de syndicalisation ne repr&#233;sente pas non plus l'influence des organisations qui b&#233;n&#233;ficient d'un pourcentage de confiance assez &#233;lev&#233;. Puis les salari&#233;s en conflit avec leur direction sont bien oblig&#233;s de passer par une structure pour faire aboutir leurs revendications. Ce qui joue aussi beaucoup, c'est le charisme du ou des repr&#233;sentants du personnel dans la bo&#238;te. C'est vrai que l'image des syndicats n'est pas toujours bien nette, m&#234;me s'il est important de mettre &#224; distance le discours tr&#232;s n&#233;gatif des m&#233;dias comme celui qui a cibl&#233; la CGT pendant le mouvement contre la loi Travail. Mais les grandes centrales ont parfois des messages brouill&#233;s, surtout lorsqu'elles ne sont pas assez &#224; l'&#233;coute des salari&#233;s de base. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Delphine, militante de SUD-&#201;ducation depuis six ans, l'explication se trouve ailleurs. &#171; &lt;i&gt;En d&#233;veloppant des outils informatiques d'accompagnement individuel des carri&#232;res, le minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale a d&#233;courag&#233; chez les profs les tentatives de mobilisation collective. Tout passe par la n&#233;gociation entre le syndicat majoritaire, clairement r&#233;formiste, et le gouvernement. On observe aussi une tendance au d&#233;sengagement des plus vieux, souvent r&#233;sign&#233;s, et un ph&#233;nom&#232;ne de d&#233;politisation chez les plus jeunes. Quand ce n'est pas une adh&#233;sion aux id&#233;es de la droite d&#233;complex&#233;e, notamment sur la n&#233;cessit&#233; du retour de l'autorit&#233; dans les &#233;tablissements scolaires ou de faire des &#233;conomies budg&#233;taires. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revenons &#224; pr&#233;sent sur la fondation de l'Union syndicale (US) Solidaires&lt;/strong&gt;. C'est Christian qui reprend la main. &#171; &lt;i&gt;Comme moi, beaucoup de militants ont &#233;t&#233; vir&#233;s de la CFDT &#224; la fin des ann&#233;es 1980, dans une grande purge qui a frapp&#233; des sections enti&#232;res &#224; la Poste ou &#224; l'h&#244;pital. Notre volont&#233; &#233;tait alors de cr&#233;er une union avec des entit&#233;s autonomes pour &#233;viter une prise de pouvoir par les f&#233;d&#233;rations les plus puissantes. En offrant une voix &#224; chaque syndicat, quel que soit le nombre d'adh&#233;rents, on permet aux minorit&#233;s d'&#234;tre entendues. Mais les votes sont plut&#244;t rares, car on privil&#233;gie la culture du consensus. Si cela doit arriver quand m&#234;me, on fait remonter au niveau du conseil national la voix majoritaire et la voix minoritaire, histoire de ne pas &#233;touffer les d&#233;bats internes. Solidaires, c'est aussi un syndicalisme de lutte en r&#233;f&#233;rence &#224; la charte d'Amiens &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Adopt&#233;e en 1906 lors du 9e congr&#232;s de la CGT, elle affirme dans son article (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. Il faut &#234;tre &#224; la fois sur le&lt;/i&gt; &lt;i&gt;terrain avec les salari&#233;s dans leurs revendications quotidiennes et faire de la politique pour transformer la soci&#233;t&#233; sur de grandes questions comme l'&#233;cologie, la place du travail, l'antiracisme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une approche qui se r&#233;v&#232;le f&#233;conde ? &#171; &lt;i&gt;En salle des profs, les coll&#232;gues fuient le discours syndical, m&#234;me s'il se r&#233;sume &#224; une simple information, alors si je leur parle capitalisme, &#201;tat ou patronat... &#187;&lt;/i&gt;, se d&#233;sole Delphine. &#171; &lt;i&gt;Le quotidien du travail, c'est justement un lieu et un moment privil&#233;gi&#233;s pour discuter avec les coll&#232;gues, aussi bien de leur bifteck que de la r&#233;flexion raciste que l'un d'entre eux a pu l&#226;cher, sans attendre un grand congr&#232;s annuel pour leur montrer que les deux sont li&#233;&lt;/i&gt;s &#187;, insiste Christian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la photographie sociologique d'une US Solidaires qui ferait appara&#238;tre une sur-repr&#233;sentation des dipl&#244;m&#233;s, des emplois stables, des militants &#226;g&#233;s, elle ne correspond pas &#224; la r&#233;alit&#233; v&#233;cue par notre postier &#224; la retraite. &#171; &lt;i&gt;C'est vrai concernant le secteur public, car il est plus facile de s'y d&#233;velopper pour un syndicat jeune, mais cela &#233;volue, en particulier depuis 2008, avec de multiples implantations dans le priv&#233; &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;SUD-Michelin, SUD-Areva, SUD-Renault...&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Pour les dipl&#244;m&#233;s, cela varie &#233;norm&#233;ment&lt;/i&gt; &lt;i&gt;selon les branches, entre SUD-&#201;ducation et SUD-PTT par exemple. Et quand tu rentres dans le local &#224; Marseille, il y a souvent plus de militantes que de militants. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'&#226;ge lui para&#238;t tr&#232;s secondaire par rapport &#224; celle de la transmission d'exp&#233;rience entre la vieille garde pass&#233;e par la CFDT et les jeunes g&#233;n&#233;rations qui tardent &#224; pointer le bout de leur nez. Au-del&#224; des sessions d'informations r&#233;guli&#232;res en direction des nouveaux adh&#233;rents, quel que soit leur niveau de pratique syndicale, Christian se rend disponible pour des sessions th&#233;matiques sur tous les sujets de soci&#233;t&#233;, de l'histoire des luttes &#224; la question du genre en passant par le d&#233;tricotage des lois. &#171; &lt;i&gt;C'est un axe essentiel de la lutte car plus les gens, militants ou non, sont inform&#233;s, moins ils se sentent isol&#233;s, impuissants. L'union Solidaires 13 est pleinement dans son r&#244;le quand elle cr&#233;e des moments de rencontres interprofessionnelles, de mises en commun des m&#234;mes probl&#233;matiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vaste local am&#233;nag&#233; dans le centre-ville de Marseille en r&#233;f&#233;rence aux Bourses du travail doit permettre de poursuivre le m&#234;me objectif en accueillant les grosses machines, telles Attac ou Greenpeace, comme les petites associations (&#224; l'instar du collectif des Amoureux au ban public), en organisant un cin&#233;-club r&#233;gulier autour de luttes sociales connues ou moins connues (par exemple la guerre d'Espagne vue du c&#244;t&#233; des femmes libertaires), en invitant tout un chacun &#224; un repas ou un ap&#233;ro sur le trottoir apr&#232;s une journ&#233;e d'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais Solidaires dans la capitale phoc&#233;enne s'identifie d'abord gr&#226;ce &#224; son camion rose qui est de toutes les luttes&lt;/strong&gt;. Lors d'une fin de manif contre la loi Travail, il s'est retrouv&#233; en premi&#232;re ligne face &#224; des cond&#233;s d&#233;cid&#233;s &#224; pourchasser les lyc&#233;ens qui ne voulaient pas sagement rentrer dans le rang. Bilan : cort&#232;ge abondamment gaz&#233; et pare-brise &#233;clat&#233;. &#171; &lt;i&gt;Par rapport aux consignes de l'intersyndicale, on a pris l'initiative de se mettre au milieu pour essayer de prot&#233;ger les jeunes &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Christian. Sans compter les soir&#233;es de soutien et les caisses de solidarit&#233; qui ont permis de r&#233;colter plusieurs milliers d'euros pour payer les frais de justice des inculp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de Delphine, c'est la d&#233;ception qui l'emporte quant &#224; l'implication de ses coll&#232;gues dans le mouvement. &#171; &lt;i&gt;Tr&#232;s peu en gr&#232;ve ou en manif, ils pensaient ne pas &#234;tre concern&#233;s par la loi. De toute fa&#231;on, ils sont tr&#232;s attentistes. M&#234;me les annonces des programmes de droite sur le recul de l'&#226;ge de d&#233;part en retraite ne d&#233;bouchent pas sur l'id&#233;e de lutter. La strat&#233;gie de grignotage des droits par les pouvoirs en place fonctionne &#224; plein, et chacun pr&#233;f&#232;re se r&#233;fugier dans des tactiques d'&#233;vitement individuel, pouvant aller jusqu'&#224; d'hypoth&#233;tiques plans de reconversion. Les rares &#224; se bagarrer sont les coll&#232;gues de l'&#233;ducation prioritaire parce qu'ils sont souvent plus politis&#233;s &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Form&#233;s en intersyndicale, ils continuent de mettre la pression sur Najat (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre &#233;puisement et radicalisation&lt;/strong&gt;, quel avenir pour le syndicalisme traditionnel ? &#171; &lt;i&gt;Quelle radicalisation ? Celle de tous les gouvernements qui d&#233;rivent toujours plus &#224; droite ? Celle des directions de Goodyear ou d'Air France ? Le syndicat tel que je le pense n'est pas solidaire des mouvements sociaux, il est &lt;/i&gt;dans &lt;i&gt;les mouvements sociaux, &#224; Sivens comme &#224; Notre-Dame-des-Landes &#187;&lt;/i&gt;, conclut Christian.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Iffik Le Guen&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour &#171; solidaires, unitaires, d&#233;mocratiques &#187;, les syndicats SUD (PTT, Sant&#233;-Sociaux, Rail&#8230;) sont parmi les plus importants de l'US Solidaires avant et apr&#232;s le congr&#232;s fondateur de 1998. L'organisation revendique plus de 100 000 adh&#233;rents (pr&#232;s de 700 000 pour la CGT, 900 000 pour la CFDT) actifs &#233;galement au sein de structures interprofessionnelles locales (Solidaires 13...).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Avec seulement 8%, le taux de syndicalisation en France est le plus bas de l'UE et m&#234;me de l'OCDE.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Adopt&#233;e en 1906 lors du 9e congr&#232;s de la CGT, elle affirme dans son article 2 que le syndicat &#171; &lt;i&gt;groupe, en dehors de toute &#233;cole politique, tous les travailleurs conscients de la lutte &#224; mener pour la disparition du salariat et du patronat. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;SUD-Michelin, SUD-Areva, SUD-Renault...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Form&#233;s en intersyndicale, ils continuent de mettre la pression sur Najat Vallaud-Belkacem pour obtenir notamment la r&#233;int&#233;gration des lyc&#233;es dans la carte de l'&#233;ducation prioritaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Communiqu&#233; du mensuel CQFD</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Communique-du-mensuel-CQFD</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Communique-du-mensuel-CQFD</guid>
		<dc:date>2017-04-12T11:08:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>travailleurs</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT</dc:subject>
		<dc:subject>critique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>modeste mensuel</dc:subject>
		<dc:subject>flatt&#233; d'avoir</dc:subject>
		<dc:subject>d'avoir attir&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>attir&#233; l'attention</dc:subject>
		<dc:subject>Alternative-Police s'offusque</dc:subject>
		<dc:subject>Philippe Poutou</dc:subject>
		<dc:subject>modeste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notre modeste mensuel de critique sociale est flatt&#233; d'avoir attir&#233; l'attention de la CFDT, syndicat toujours &#224; la pointe dans la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des travailleurs. Alternative-Police s'offusque de notre Une qui stigmatiserait une institution de la R&#233;publique . Question : l'institution ne se stigmatise-t-elle pas toute seule quand une matraque p&#233;n&#232;tre (par accident ?) l'anus d'un citoyen et que l'auteur de cet acte barbare est juste mis &#224; pied ? On attend toujours une condamnation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-echos-du-Chien-rouge" rel="directory"&gt;Les &#233;chos du Chien rouge&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/travailleurs" rel="tag"&gt;travailleurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFDT" rel="tag"&gt;CFDT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/critique-sociale" rel="tag"&gt;critique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/modeste-mensuel" rel="tag"&gt;modeste mensuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/flatte-d-avoir" rel="tag"&gt;flatt&#233; d'avoir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-avoir-attire" rel="tag"&gt;d'avoir attir&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/attire-l-attention" rel="tag"&gt;attir&#233; l'attention&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alternative-Police-s-offusque" rel="tag"&gt;Alternative-Police s'offusque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Philippe-Poutou" rel="tag"&gt;Philippe Poutou&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/modeste" rel="tag"&gt;modeste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;N&lt;/span&gt;otre modeste mensuel de critique sociale est flatt&#233; d'avoir attir&#233; l'attention de la CFDT, syndicat toujours &#224; la pointe dans la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alternative-Police s'offusque de notre Une qui stigmatiserait une institution de la R&#233;publique&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;https://www.alternativepn.fr/medias....&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : l'institution ne se stigmatise-t-elle pas toute seule quand une matraque p&#233;n&#232;tre (par accident ?) l'anus d'un citoyen et que l'auteur de cet acte barbare est juste mis &#224; pied ? On attend toujours une condamnation ferme de votre part, plut&#244;t que ce genre de tergiversations : &#171; La s&#233;r&#233;nit&#233; de tous est donc de rigueur dans cette affaire ! &#187; (cf. &lt;a href=&#034;https://www.alternativepn.fr/medias/files/07-02-2017-aulnay-sous-bois.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;votre communiqu&#233; du 07/02/17&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, lorsque le 6 mars, au lyc&#233;e Suger de Saint-Denis (93), la police est intervenue contre des enfants avec des m&#233;thodes dignes de la bataille d'Alger, vous n'avez pas jug&#233; bon de questionner une telle disproportion dans l'emploi de la force. En bons p&#232;res de famille ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous d&#233;signez &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, mais aussi les rappeurs Fianso et Jo le Ph&#233;no, ainsi que Philippe Poutou, comme des individus qui &#171; &lt;i&gt;se consid&#232;rent au&#8208;dessus de la loi de la R&#233;publique en diffamant et en outrageant des hommes et des femmes qui &#339;uvrent au quotidien &#224; la s&#233;curit&#233; de tous au p&#233;ril de leur vie&lt;/i&gt; &#187;. Mais qui dans ce pays, &#224; part les politiciens, peut se vanter de b&#233;n&#233;ficier d'autant d'impunit&#233; que les policiers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'&#224; l'automne 2016, on a vu des centaines de flics arm&#233;s et cagoul&#233;s envahir les rues de Paris toutes sir&#232;nes hurlantes, pendant leurs heures de service et en plein &#233;tat d'urgence, pour y conspuer leur hi&#233;rarchie avec des slogans fascisto&#239;des, le silence de votre syndicat a &#233;t&#233; fracassant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; vos coll&#232;gues sympathisants FN (50 % d'entre vous, selon certaines estimations), &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n'est pas au-dessus des lois. Et nous sommes donc pr&#234;ts &#224; affronter les foudres judiciaires que vous r&#233;clamez contre nous. En cas de proc&#232;s, nous donnerons la parole en tant que t&#233;moins de la d&#233;fense &#224; tous les proches des victimes de violences polici&#232;res. La salle d'audience n'y suffira pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alternativepn.fr/medias/files/09-04-2017-stigmatisation.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.alternativepn.fr/medias...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Parti sans laisser d'adresse</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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&lt;p&gt;D'abord, je dois vous pr&#233;venir que je n'ai pas &#233;t&#233; trop &#224; l'usine ces derni&#232;res semaines et que &#231;a ne va pas aller en s'arrangeant d'ici ma retraite, car je d&#233;couvre que j'ai plein de jours &#224; r&#233;cup&#233;rer et de cong&#233;s &#224; prendre. Mais je serai l&#224; pour vous, sans faute ! Ma derni&#232;re d&#233;fection n'&#233;tait pas en lien avec un quelconque vestige de l'&#233;tat-providence. Plut&#244;t avec un b&#234;te malaise au boulot. Infirmerie. Urgences. Et tout le tremblement. R&#233;sultat des exams : ce n'&#233;tait pas grave, juste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no132-mai-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;132 (mai 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFTC" rel="tag"&gt;CFTC&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord, je dois vous pr&#233;venir que je n'ai pas &#233;t&#233; trop &#224; l'usine ces derni&#232;res semaines et que &#231;a ne va pas aller en s'arrangeant d'ici ma retraite, car je d&#233;couvre que j'ai plein de jours &#224; r&#233;cup&#233;rer et de cong&#233;s &#224; prendre. Mais je serai l&#224; pour vous, sans faute !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma derni&#232;re d&#233;fection n'&#233;tait pas en lien avec un quelconque vestige de l'&#233;tat-providence. Plut&#244;t avec un b&#234;te malaise au boulot. Infirmerie. Urgences. Et tout le tremblement. R&#233;sultat des exams : ce n'&#233;tait pas grave, juste une petite alerte, comme des fusibles qui sautent. D'apr&#232;s ce que toute la gent m&#233;dicale m'a dit, j'arriverais &#224; un &#226;ge o&#249; on ne peut plus essayer de caser 30&#8200;heures dans une journ&#233;e. La chose s'annonce d&#233;licate car depuis que je me connais, c'est comme &#231;a que je vis. Au moins, cet arr&#234;t m'aura permis de la jouer plus cool pendant quelques jours et de me rappeler que c'est vachement bien de ne pas bosser. Pour l'heure, j'y retourne et on remet &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1500 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/p07-cqfd60-cb456.jpg?1779602743' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Donc, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Jesus-reviens&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;previously&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, comme diraient nos top-managers, dans l'&#233;pisode du mois dernier je vous racontais que la CFDT de ma bo&#238;te avait tra&#238;n&#233; un repr&#233;sentant de la CFTC, de ma bo&#238;te itou, devant le tribunal d'instance, pour de sombres histoires de repr&#233;sentativit&#233;. Na&#239;vement, nous &#233;tions nombreux &#224; penser que la juge se laisserait aller &#224; prendre une d&#233;cision qui ferait jurisprudence et permettrait &#224; des petits syndicats de pouvoir contourner la loi sur la repr&#233;sentativit&#233; syndicale. Que nenni ! Application de la loi : la CFTC repr&#233;sentant moins de 10 % des voix aux &#233;lections professionnelles, son d&#233;l&#233;gu&#233; est &#233;ject&#233; de toutes les instances. A cette annonce, les militants CFDT ne se sont plus sentis de joie. Ils ont eu la banane. Une grande victoire syndicale : &#171; &lt;i&gt;&#199;a y est, on est d&#233;barrass&#233;s d'eux&lt;/i&gt; &#187;, s'est exclam&#233; le secr&#233;taire CFDT de la bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re encore plus radicale que le c&#233;d&#233;tiste ne le pensait car on voyait le repr&#233;sentant du syndicat chr&#233;tien, trois jours avant le rendu du tribunal, chercher &#224; rencontrer la responsable RH pour lui d&#233;poser un courrier de d&#233;mission. Quelques jours plus tard, lors de ce qui s'est av&#233;r&#233; &#234;tre sa derni&#232;re nuit de travail, il est arriv&#233;, comme d'habitude. Il a salu&#233; tous ses coll&#232;gues, sans rien dire. Puis il s'est install&#233; &#224; son poste, devant ses &#233;crans. Sauf qu'il n'a pas mis ses bleus. Tout le monde l'a senti un peu excit&#233;, mais sans plus. Il a beaucoup parl&#233;, de tout et de rien, mais pas de son d&#233;part. Il faut dire qu'il est rarement &#224; son poste de travail : seul r&#233;el militant de son syndicat, il a r&#233;ussi &#224; se trouver des heures de d&#233;l&#233;gation dans diverses instances nationales et professionnelles. Du coup, il n'a pas vraiment de copains au travail. A minuit, il a sorti une bouteille de whisky, ce qui d&#233;lie toujours les langues, mais il n'a toujours rien dit sur son d&#233;part. Il a critiqu&#233; des coll&#232;gues, s'est fichu de la trombine d'autres&#8230; et la nuit s'est termin&#233;e. Le syndicaliste catho a quitt&#233; son poste de travail, &#224; cinq heures du mat', comme si de rien n'&#233;tait. En partant, il a m&#234;me &#233;t&#233; jusqu'&#224; retirer toutes les affiches et tracts CFTC des panneaux syndicaux et des murs du r&#233;fectoire. La veille de son d&#233;part, il a &#233;t&#233; vu en train de vider compl&#232;tement son local syndical, mais qui pouvait savoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que le lendemain que ses coll&#232;gues ont appris sa d&#233;mission, par la voix du chef de service qui a ajout&#233; que ce n'&#233;tait pas une grande perte. Le militant a m&#234;me &#233;t&#233; invit&#233; &#224; faire son pr&#233;avis chez lui, officiellement pour &#233;cluser ses cong&#233;s. Au niveau de son syndicat, dans la bo&#238;te, malgr&#233; un faible effectif, il n'a m&#234;me pas pr&#233;venu ses syndiqu&#233;s. Ces derniers se sont d'ailleurs sentis trahis. D'autant plus trahis que c'est aupr&#232;s d'eux qu'on cherche des explications sur ce d&#233;part et qu'ils ne savent rien de rien. Personne parmi eux n'a envie de reprendre sa place ni son flambeau. Ils disent m&#234;me ne plus se consid&#233;rer comme adh&#233;rents de la CFTC. Ce syndicat, a priori, cesse donc d'exister sur l'usine. Je dirais que ce n'est pas une grosse perte &#233;tant donn&#233; son passif mais la joie manifest&#233;e par les militants de la CFDT fait qu'il y a quelque chose qui cloche...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;part repr&#233;sentera donc un myst&#232;re pendant quelque temps. Est-il parti par d&#233;go&#251;t du travail et de l'ambiance ? Avait-il des choses &#224; cacher ? Des probl&#232;mes de fausses facturations de d&#233;placements syndicaux (si je l'&#233;cris c'est que c'est d&#233;j&#224; arriv&#233;) ? On &#233;tait plusieurs &#224; s'&#234;tre rendu compte que l'assignation au tribunal d'instance l'avait carr&#233;ment fait stresser. Ou d'autres causes. La direction, elle, reste tr&#232;s silencieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un myst&#232;re qui ne durera pas longtemps. On a d'autres chats &#224; fouetter. Il se passe toujours quelque chose dans une usine&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>J&#233;sus, reviens !</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
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		<dc:subject>CGT</dc:subject>
		<dc:subject>Laurent Berger</dc:subject>
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		<dc:subject>CFTC</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Quand on pense CFDT, tout de suite viennent les qualificatifs de &#171; tra&#238;tres &#187; ou de &#171; vendus &#187;. Il se dit aussi que pendant l'esclavage, la CFDT aurait n&#233;goci&#233; le poids des cha&#238;nes. Existerait-il quand m&#234;me, dans la maison dirig&#233;e par Notat, Ch&#233;r&#232;que et maintenant Laurent Berger, des syndicalistes c&#233;d&#233;tistes soucieux de vraiment d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s ? La question est loin d'&#234;tre incongrue, surtout lorsqu'on fr&#233;quente les repr&#233;sentants de ce syndicat dans ma bo&#238;te. Ce 16 mars, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no131-avril-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;131 (avril 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/suite-viennent" rel="tag"&gt;suite viennent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pense-CFDT" rel="tag"&gt;pense CFDT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CGC" rel="tag"&gt;CGC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFDT-aurait" rel="tag"&gt;CFDT aurait&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on pense CFDT, tout de suite viennent les qualificatifs de &#171; tra&#238;tres &#187; ou de &#171; vendus &#187;. Il se dit aussi que pendant l'esclavage, la CFDT aurait n&#233;goci&#233; le poids des cha&#238;nes. Existerait-il quand m&#234;me, dans la maison dirig&#233;e par Notat, Ch&#233;r&#232;que et maintenant Laurent Berger, des syndicalistes c&#233;d&#233;tistes soucieux de vraiment d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s ? La question est loin d'&#234;tre incongrue, surtout lorsqu'on fr&#233;quente les repr&#233;sentants de ce syndicat dans ma bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 16 mars, au matin, tous les militants syndicaux &#233;lus, CGT, CFDT, CFTC et CGC, ainsi que la direction de Borealis, sont convoqu&#233;s au tribunal d'instance de Rouen, salle des contentieux professionnels. La salle n'est pas tr&#232;s remplie et la plupart des convoqu&#233;s ont d&#233;clin&#233; l'invitation. Quelques affaires passent rapidement. La plupart sont des conflits entre des salari&#233;s et leurs dirigeants, pour des &#233;lections professionnelles douteuses, pour des heures suppl&#233;mentaires non reconnues ou encore pour des rapports houleux entre patrons et syndicats sur des chantiers du BTP. Le quotidien du salariat. Concernant Borealis, on se trouve sur un autre registre et d'ailleurs la pr&#233;sidente s'en &#233;tonne. C'est une jeune juge plut&#244;t marrante (si !) qui se moque un peu de la CFDT qui est &#224; l'origine de la plainte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1471 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH436/p12-cqfd59-29528.png?1779602743' width='400' height='436' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Revenons un peu en arri&#232;re sur les &#233;v&#232;nements qui ont conduit tout ce beau monde devant la justice. En d&#233;cembre dernier ont eu lieu les &#233;lections professionnelles. Le r&#233;sultat a &#233;t&#233; le m&#234;me que les autres ann&#233;es, &#224; savoir que la CGT (m&#234;me en l&#233;g&#232;re perte de vitesse) reste en t&#234;te, suivie par la CFDT, et la CGC qui progresse timidement. La CFTC, malgr&#233; une campagne d&#233;magogique, n'a r&#233;ussi &#224; gratter que peu de bulletins en sa faveur. La nouvelle loi sur la repr&#233;sentativit&#233; syndicale est impitoyable : avec moins de 10% des voix, l'organisation de d&#233;fense des travailleurs chr&#233;tiens n'a plus d'heures de d&#233;l&#233;gation dans les instances, comme le comit&#233; d'&#233;tablissement, et se retrouve donc dans un &#233;tat de nudit&#233; des plus christiques. Pour autant, son d&#233;l&#233;gu&#233; a fait une demande pour avoir un repr&#233;sentant syndical au CE. C'est une question d'usage. Cela se faisait auparavant dans la bo&#238;te et la CFDT, en son temps, en avait &#233;galement profit&#233;. La CGC a appuy&#233; dans ce sens de m&#234;me que la direction, pleine de mansu&#233;tude envers ce syndicat qui signe tous les accords qu'on lui pr&#233;sente. La CGT aurait eu de bonnes raisons de marquer son refus : la CFTC, avec son discours populiste et clivant (montant les fabricants contre les administratifs, par exemple), n'avait-elle pas tent&#233; de capter quelques-uns de ses soutiens en s'adressant &#224; la m&#234;me population de prolos ? Elle s'est pourtant abstenue de tirer sur l'ambulance. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc de la CFDT que l'estocade judiciaire est venue. Histoire d'enfoncer le clou dans la croix de la CFTC, les c&#233;d&#233;tistes ont port&#233; l'affaire devant le tribunal, eux qui n'ont jamais attaqu&#233; la direction de la bo&#238;te ! La juge s'est d'ailleurs inqui&#233;t&#233;e de cette absence d'am&#233;nit&#233; envers des &#171; camarades de lutte &#187;. Dans la salle, les avocats d&#233;blat&#232;rent pour savoir par quel bout prendre cette affaire tant le vide jurisprudentiel est intersid&#233;ral, du fait que c'est une loi r&#233;cente. En qu&#234;te d'une issue, la juge demande &#224; la CGT son sentiment. On parle d'usages, de d&#233;mocratie et tout le tralala. La juge semble acquiescer, mais osera-t-elle cr&#233;er un pr&#233;c&#233;dent ? On ne le saura que dans un mois. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi un tel acharnement de la CFDT &#224; l'encontre d'un alli&#233; d&#232;s qu'il s'agit de s'aplatir devant la direction de l'usine ? Rappelons que la CFDT est un syndicat de contrema&#238;tres qui go&#251;tent assez peu la pr&#233;sence de prolos dans les r&#233;unions feutr&#233;es avec le patron. Les militants CFTC font taches dans le paysage avec leurs mani&#232;res grossi&#232;res et leurs esclandres qui tombent &#224; plat. Les voir d&#233;barrasser le plancher semble &#234;tre une opportunit&#233; &#224; saisir. &#199;a c'est du syndicalisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re fourberie en date des c&#233;d&#233;tistes, leur participation, le 20&#8200;mars dernier, aux c&#244;t&#233;s des dirigeants du secteur de la plasturgie et des industries papeti&#232;res au &#171; premier symposium inter-conventionnel du dialogue social &#187;. &#201;taient &#233;galement pr&#233;sents, avec le Medef, les ministres Macron et Rebsamen pour &#171; &lt;i&gt; red&#233;finir les p&#233;rim&#232;tres et les limites de l'action syndicale&lt;/i&gt; &#187;. Surtout les limites, puisque cet ar&#233;opage &#233;tait invit&#233; &#224; &#171; &lt;i&gt;r&#233;fl&#233;chir sur l'existence des conventions collectives en supprimant la culture des avantages acquis&lt;/i&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ext&#233;rieur, une manif de salari&#233;s venus d'entreprises en lutte tentait de ramener les d&#233;bats &#224; quelques urgences plus concr&#232;tes&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Bonjour chez vous &#187;</title>
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		<dc:date>2014-12-19T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;my Cattelain</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;On s'aper&#231;oit depuis quelque temps, dans les usines de l'industrie chimique, de l'arriv&#233;e ou de la remont&#233;e aux affaires d'un syndicat qui passe pour ringard, &#224; savoir la CFTC. C'est encore marginal, mais le mal semble bien revenir. La CFTC, syndicat des travailleurs &#171; chr&#233;tiens &#187; se cr&#233;e en 1919 avec comme objectif avou&#233; de contrer la toute puissante CGT dans le milieu ouvrier. Peu revendicative, elle garde comme image du patron celle de &#171; not' bon ma&#238;tre &#187; tout en s'agenouillant devant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no126-novembre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;126 (novembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFDT" rel="tag"&gt;CFDT&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/affaires-d-un" rel="tag"&gt;affaires d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un-syndicat" rel="tag"&gt;d'un syndicat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire-adherer" rel="tag"&gt;faire adh&#233;rer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFTC-scissionne" rel="tag"&gt;CFTC scissionne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On s'aper&#231;oit depuis quelque temps, dans les usines de l'industrie chimique, de l'arriv&#233;e ou de la remont&#233;e aux affaires d'un syndicat qui passe pour ringard, &#224; savoir la CFTC. C'est encore marginal, mais le mal semble bien revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFTC, syndicat des travailleurs &#171; chr&#233;tiens &#187; se cr&#233;e en 1919 avec comme objectif avou&#233; de contrer la toute puissante CGT dans le milieu ouvrier. Peu revendicative, elle garde comme image du patron celle de &#171; not' bon ma&#238;tre &#187; tout en s'agenouillant devant l'&#233;glise et ses encycliques. En 1964, suite &#224; la guerre d'Alg&#233;rie, la tendance gauche de la CFTC scissionne pour former la CFDT. Pouss&#233; sur sa droite, le syndicat chr&#233;tien p&#233;riclite et ne se retrouve quasiment que dans le Nord et en Alsace-Lorraine. En 1997, la CFTC perd encore un tiers de ses conseillers prud'homaux au profit de la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1278 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH527/p12-efix-cqfd55-a8fd6.jpg?1779662867' width='500' height='527' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais les patrons qui ont besoin d'une organisation maison n'h&#233;sitent pas &#224; faire adh&#233;rer &#224; ce syndicat (et m&#234;me &#224; payer les cotisations) des salari&#233;s soumis et pr&#234;ts &#224; signer n'importe quel accord bidon ou plan de restructuration. Plus facile m&#234;me que de les faire adh&#233;rer &#224; FO qui a parfois des r&#233;actions ing&#233;rables pour un dirigeant d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1996, le FN a essay&#233; de faire de l'entrisme chez ces grenouilles de b&#233;nitiers mais sans r&#233;sultats probants, hormis une CFTC-police bien infiltr&#233;e et des revendications d'appartenance de la part de candidats frontistes aux &#233;lections municipales rest&#233;es sans d&#233;saveu de la hi&#233;rarchie syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ma bo&#238;te, la CFTC est apparue il y a une vingtaine d'ann&#233;es &#224; la faveur de la fermeture d'une usine d'engrais du Pas-de-Calais et du transfert de quelques coll&#232;gues sur notre site. En fait, c'&#233;tait un seul et unique militant. Voyant un danger possible, la CFDT a essay&#233; de lui mettre le grappin dessus, sans r&#233;sultat. Le type en question, que nous appellerons N&#176;1 par commodit&#233; autant que par go&#251;t pour les s&#233;ries anglaises des sixties, aurait eu trop &#224; y perdre : &#233;tant un syndicat &#224; lui tout seul, il b&#233;n&#233;ficiait d'heures de d&#233;l&#233;gation dans toutes les instances possibles et ne se retrouvait quasiment jamais &#224; l'usine. Jamais l&#224;, mais se faisant payer des heures suppl&#233;mentaires qu'il ne faisait pas ! Il fallait bien que la direction le remercie pour les services rendus dans le maintien de la paix sociale ! N&#176;1 &#233;tait tellement appr&#233;ci&#233; par la direction que, lors de son d&#233;part en retraite, il fut invit&#233; par le PDG pour boire un dernier verre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de partir, N&#176;1 s'est trouv&#233; un successeur (appelons-le N&#176;2, donc) qui a tout de suite profit&#233; des multiples heures de d&#233;l&#233;gation mais qui, lui, a une strat&#233;gie de progression de son village de vacances. M&#234;me si elle reste balbutiante, son initiative commence &#224; rassembler quelques &#233;l&#233;ments effray&#233;s par une CGT jug&#233;e trop gauchisante et surtout par une CFDT qui ne repr&#233;sente plus que des contrema&#238;tres. N&#176;2 est jeune, pr&#233;sente comme un commercial un peu bas du front et communique sans cesse, m&#234;me lorsqu'il n'est pas pr&#233;sent sur le terrain, &#224; coup de mels, de SMS et de tracts. Il organise surtout, gr&#226;ce au renfort des N&#176;3 et 4, beaucoup de sondages (m&#234;me pas des p&#233;titions) qui donnent l'impression &#224; certains qu'on s'occupe d'eux, mais ce ne sont, &#233;videmment, que d'&#233;ph&#233;m&#232;res bulles de savon. L'un de ces coups de com' demandait par exemple &#224; ce que les gens puissent faire davantage d'heures suppl&#233;mentaires. En revanche, il n'est jamais question d'augmentation de salaires, de gr&#232;ve ou m&#234;me d'actions et de bagarres. Le discours vise surtout &#224; r&#233;pandre un climat de m&#233;fiance g&#233;n&#233;ralis&#233;e, entre ceux qui travaillent en poste et ceux qui bossent &#224; la journ&#233;e, entre le personnel de fabrication et celui de la maintenance. Une m&#233;fiance qui est dans l'air du temps et qui participe &#224; faire perdre aux salari&#233;s le go&#251;t de la lutte et de la solidarit&#233;. Cependant, ce discours ne trouve pas, pour l'instant, une adh&#233;sion franche et massive de la part des salari&#233;s de l'usine. &#171; Nous ne sommes pas [encore] des num&#233;ros ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Condol&#233;ances prol&#233;tariennes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors que tu vas au boulot, le matin, coinc&#233; dans une circulation soutenue, voil&#224; que l'autoradio t'apprend que ton ancien PDG vient de passer l'arme &#224; gauche. Tout de suite, ta journ&#233;e prend un autre air. Un m&#233;lange de plaisir et de d&#233;ception. D&#233;ception parce que tu aurais plut&#244;t aim&#233; voir sa t&#234;te au bout d'une pique pendant qu'on aurait dans&#233; une joyeuse Carmagnole. Tu pensais aussi que, vu les accointances du sieur avec Poutine, son go&#251;t tr&#232;s marqu&#233; pour la vodka et ses magouilles sur le prix du gaz, ce serait plut&#244;t la mafia russe qui le dessouderait. M&#234;me pas. Un banal accident du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que celui-l&#224; on en parle (quoiqu'on ne sache rien des membres du personnel du Falcon qui sont morts avec lui). La presse et les politiques sont intarissables sur la mort de de Margerie&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sa mort fait revenir Desmarets aux commandes, le PDG de l'&#233;poque d'AZF, qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, bien plus que sur les accidents mortels qui ont eu lieu dans les raffineries Total de Feyzin ou Gonfreville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'usine, c'est le sujet de discussion et de rigolade. Tout le monde se l&#226;che : &#171; &lt;i&gt;Il n'avait pas encore son parachute dor&#233;&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Il n'aura pas de probl&#232;me avec l'amiante &lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;C'est Depardieu qui conduisait la d&#233;neigeuse ou bien ?&lt;/i&gt; &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sont &#233;voqu&#233;s l'Erika, AZF, la Birmanie et l'Ouganda, les Cr&#233;dits d'imp&#244;t touch&#233;s par Total qui ne paie pas d'imp&#244;ts en France&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a n'arr&#234;te pas. On est dans une jubilation, d'autant que Total a revendu notre bo&#238;te, l'an dernier, sans &#233;tats d'&#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, pour finir (faut bien aller bosser), il y a cet autre copain qui demande, sans rire, que le CHSCT fasse une enqu&#234;te sur l'accident : &#171; &lt;i&gt;Que faisait-il l&#224;-bas alors que les relations avec la Russie sont gel&#233;es pour cause d'Ukraine ? A-t-il agi de sa propre initiative ? A-t-il respect&#233; le r&#232;glement interne sur les grands d&#233;placements ? Pourquoi utilisait-il son v&#233;hicule personnel ? Peut-on envisager une piste terroriste comme pour AZF ? La mort du PDG va-t-elle influer sur la cotisation Accidents du Travail Maladies Professionnelles que Total paye &#224; la S&#233;cu ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, &#231;a nous fait rire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;, &#224; chaud, comment on a r&#233;agi, &#224; l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1277 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH465/actu-margerie-cqfd-126-5828d.jpg?1779603292' width='400' height='465' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sa mort fait revenir Desmarets aux commandes, le PDG de l'&#233;poque d'AZF, qui aimait tant ses salari&#233;s que lorsqu'ils avaient voulu le voir &#224; La D&#233;fense, il s'&#233;tait sauv&#233; par une fen&#234;tre. Quant &#224; Pouyannet, il acc&#233;l&#232;rera sans doute la fermeture des raffineries europ&#233;ennes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Envies de meurtres</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Envies-de-meurtres</link>
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		<dc:date>2013-02-07T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;fense</dc:subject>
		<dc:subject>n'est</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;j&#224;</dc:subject>
		<dc:subject>bo&#238;te</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;unions</dc:subject>
		<dc:subject>style impos&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>si&#232;ge social</dc:subject>
		<dc:subject>Conseil d'administration</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Et voil&#224; que je me retrouve une fois de plus &#224; la D&#233;fense, au si&#232;ge social de la bo&#238;te, pour un exercice de style impos&#233; que j'appr&#233;cie tout particuli&#232;rement. Personne ne voulant assister &#224; ce type de r&#233;union, mon c&#244;t&#233; cur&#233; a fait que je me suis propos&#233; : &#234;tre repr&#233;sentant syndical au Conseil d'administration (CA) de l'entreprise. D&#233;j&#224; que je d&#233;teste toutes ces r&#233;unions paritaires au si&#232;ge qui ne servent pas &#224; grand-chose, si ce n'est &#224; nous &#233;loigner du lieu d'exploitation et des coll&#232;gues, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no106-decembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;106 (d&#233;cembre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/defense" rel="tag"&gt;d&#233;fense&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/deja" rel="tag"&gt;d&#233;j&#224;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/boite" rel="tag"&gt;bo&#238;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFDT" rel="tag"&gt;CFDT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reunions" rel="tag"&gt;r&#233;unions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/style-impose" rel="tag"&gt;style impos&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/siege-social" rel="tag"&gt;si&#232;ge social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Conseil-d-administration" rel="tag"&gt;Conseil d'administration&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et voil&#224; que je me retrouve une fois de plus &#224; la D&#233;fense, au si&#232;ge social de la bo&#238;te, pour un exercice de style impos&#233; que j'appr&#233;cie tout particuli&#232;rement. Personne ne voulant assister &#224; ce type de r&#233;union, mon c&#244;t&#233; cur&#233; a fait que je me suis propos&#233; : &#234;tre repr&#233;sentant syndical au Conseil d'administration (CA) de l'entreprise. D&#233;j&#224; que je d&#233;teste toutes ces r&#233;unions paritaires au si&#232;ge qui ne servent pas &#224; grand-chose, si ce n'est &#224; nous &#233;loigner du lieu d'exploitation et des coll&#232;gues, les r&#233;unions de CA, c'est pire que tout. Ce sont juste des &#233;tapes oblig&#233;es de la part de la direction g&#233;n&#233;rale vis-&#224;-vis de l'administration et de l'actionnaire principal. Tout est d&#233;j&#224; pr&#233;par&#233; &#224; l'avance, les d&#233;cisions sont prises en amont, dans les bureaux feutr&#233;s ou dans les couloirs. Ceux qui participent sont tous des cadres dirigeants, habitu&#233;s des CA, avec costards sur mesure ou tailleurs de couturiers pour les rares &#233;l&#233;ments f&#233;minins. On y sent une connivence, un entre-soi, un autre monde. Il y a deux ou trois r&#233;unions par an et pour moi c'est d&#233;j&#224; trop. Notez que cela m'aura permis de trouver mati&#232;re pour &#233;crire &lt;a href=&#034;http://editionslibertalia.com/Tue-ton-patron.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Tue Ton Patron&lt;/a&gt; 1&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;2&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu leur tronche et leur fa&#231;on d'&#234;tre, on a plus envie de leur envoyer un pain plut&#244;t que de leur serrer la main, mais il faut faire bonne figure. Parfois, j'ai m&#234;me des envies de Kalaschnikov ou de P.38.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, je me retrouve, avec des repr&#233;sentants syndicaux de chacun des syndicats de la bo&#238;te. Nous faisons de la figuration, puisque nous sommes l&#224; uniquement, en tant que &#171; repr&#233;sentants des salari&#233;s &#187;, pour &#233;couter et observer. Si l'un de nous pose une question, il se fait renvoyer dans les cordes sans m&#233;nagement. Il va sans dire que nous ne b&#233;n&#233;ficions pas de jeton de pr&#233;sence. Heureusement. Il suffit d'attendre que ce soit fini pour retourner &#224; nos activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce n'est que depuis que nous avons ce nouveau DG, celui-ci en profite toujours&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_514 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH517/106efix-6c6b8.png?1779602879' width='400' height='517' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;pour recadrer les organisations syndicales. Histoire de faire passer un message. De montrer &#224; ses confr&#232;res qu'il tient ses troupes et qu'il sait manager. Ce CA se tient &#224; peine deux semaines apr&#232;s la journ&#233;e de gr&#232;ve du 9 octobre (cf. &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Pays-de-merde'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; du mois dernier&lt;/a&gt;) et l'arr&#234;t de notre usine lui est encore rest&#233; en travers de la gorge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, le DG entame avec moi, repr&#233;sentant de la CGT, une assidue bataille de regards. Exercice pas simple mais dont je me fiche carr&#233;ment. Et puis, une fois que le directeur de la comptabilit&#233; a donn&#233; des chiffres, pour nous inv&#233;rifiables, mais approuv&#233;s par le commissaire aux comptes, voil&#224; que le DG se lance et m'attaque sur les pratiques gauchistes des ouvriers de la bo&#238;te o&#249; je bosse. Il me cherche mais ne me trouve pas. J'affiche juste un sourire &#171; narquois &#187;, comme il dit, n'ayant pas envie de lui r&#233;pondre. Si je vais sur son terrain, je risque de ne pas avoir le dernier mot. Je lui dis juste qu'on n'est pas du m&#234;me c&#244;t&#233; et qu'on n'a pas les m&#234;mes objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, pour &#233;viter de perdre la face, il s'en prend au repr&#233;sentant de la CFDT qui ne s'y attendait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Vous ne me servez &#224; rien &#187;&lt;/i&gt;, crache le directeur.
L'autre est surpris.
&lt;i&gt;&#171; Non, je n'ai plus besoin de vous. Vous ne me servez &#224; rien. Vous n'avez m&#234;me pas emp&#234;ch&#233; que la gr&#232;ve ait lieu. Vous n'avez m&#234;me pas sorti un tract pour critiquer la gr&#232;ve et l'arr&#234;t des ateliers. &#224; quoi servez-vous ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, il a attaqu&#233; le syndicaliste complaisant o&#249; &#231;a fait mal. Pendant le mouvement des retraites, la CFDT avait appel&#233; &#224; ne pas arr&#234;ter les ateliers, placards d'affiches sur le risque de fermeture de l'usine &#224; l'appui. R&#233;sultat : d&#233;missions et renvois de cartes dans la figure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Directeur, en pointant son inutilit&#233;, sait qu'il touche le fondement de ce syndicat qui se vante d'aider &#224; la gestion de la bo&#238;te de fa&#231;on responsable, c'est-&#224;-dire tr&#232;s &#224; l'aise dans les tractations de couloir. Et puis c'est attaquer leur statut : dans l'usine, &#234;tre &#224; la CFDT a permis &#224; la plupart de ses adh&#233;rents de pouvoir monter dans la hi&#233;rarchie et de se retrouver contrema&#238;tre ou chef d'&#233;quipe. Alors s'ils ne servent &#224; rien, finies les accessions &#224; des postes plus &#233;lev&#233;s, finies les primes exceptionnelles.
Le c&#233;d&#233;tiste ne r&#233;pond pas. Physiquement, c'est m&#234;me visible : il fait le dos rond. De mon c&#244;t&#233;, je pr&#233;f&#232;re quitter la salle, entra&#238;nant les autres syndicalistes, ce qui met fin &#224; la r&#233;union et &#224; la mise &#224; mort du coll&#232;gue. D'autant que si c'est un adversaire dans certains cas et dans certaines luttes, ce n'est pas lui l'ennemi principal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Acier tromp&#233;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Acier-trompe</link>
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		<dc:date>2012-04-25T06:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Placid</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>site</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT</dc:subject>
		<dc:subject>Mittal</dc:subject>
		<dc:subject>Florange</dc:subject>
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		<dc:subject>derni&#232;res villes</dc:subject>
		<dc:subject>villes industrielles</dc:subject>
		<dc:subject>comit&#233; d'entreprise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sauver le Made in France, qu'ils disaient ? Les m&#233;tallos en gr&#232;ve de Florange voient d&#233;filer sans illusion les candidats en campagne. Mais ils ont des id&#233;es : &#171; ArcelorMittal a rachet&#233; Gandrange pour un euro. Nous aussi, on a un euro : on le lui donne ! &#187; Chiche ? &#171; Nous allons &#234;tre le cauchemar du gouvernement &#187;, promettaient d&#232;s le d&#233;but de l'ann&#233;e les sid&#233;rurgistes de Florange, une des derni&#232;res villes industrielles du bassin lorrain. Au ch&#244;mage technique depuis novembre, ils ne croient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no98-mars-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;98 (mars 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/site" rel="tag"&gt;site&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mittal" rel="tag"&gt;Mittal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Florange" rel="tag"&gt;Florange&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/comite-d-entreprise" rel="tag"&gt;comit&#233; d'entreprise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sauver le Made in France, qu'ils disaient ? Les m&#233;tallos en gr&#232;ve de Florange voient d&#233;filer sans illusion les candidats en campagne. Mais ils ont des id&#233;es : &lt;i&gt;&#171; ArcelorMittal a rachet&#233; Gandrange pour un euro. Nous aussi, on a un euro : on le lui donne ! &#187;&lt;/i&gt; Chiche ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous allons &#234;tre le cauchemar du gouvernement &#187;&lt;/i&gt;, promettaient d&#232;s le d&#233;but de l'ann&#233;e les sid&#233;rurgistes de Florange, une des derni&#232;res villes industrielles du bassin lorrain. Au ch&#244;mage technique depuis novembre, ils ne croient plus aux propos de leur taulier, ArcelorMittal, qui parle d'une r&#233;duction temporaire d'activit&#233; dans l'attente de beaux lendemains en acier. Pour eux, l'affaire est pli&#233;e : derri&#232;re les propos &#233;vasifs de la direction, c'est la fermeture de ces derniers hauts-fourneaux qui est programm&#233;e. R&#233;unis en intersyndicale, les organisations ouvri&#232;res ont donc d&#233;cid&#233;, &#224; partir du 20 f&#233;vrier, de passer &#224; l'action. Occupation des locaux de la direction, arr&#234;t des exp&#233;ditions, barrages &#224; l'entr&#233;e des b&#226;timents administratifs, blocage total du site et des liaisons ferroviaires&#8230; &lt;i&gt;&#171; Pour d&#233;cider de ces actions, on se r&#233;unit en intersyndicale puis on pr&#233;sente les propositions lors des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales qui ont lieu dans la salle du conseil d'administration ou dans une salle que nous pr&#234;te la mairie. Les d&#233;cisions sont vot&#233;es &#224; main lev&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Michel, un syndicaliste de la CFDT. &lt;i&gt;&#171; Le probl&#232;me est que Mittal fait ce qu'il veut. Il parle de baisse de la demande d'acier pour justifier l'arr&#234;t des hauts-fourneaux. C'est faux. Nous savons que sur les sites de Br&#234;me en Allemagne et de Gand en Belgique, les gars sont sous pression. Ces hauts-fourneaux tournent &#224; 98 % de leur capacit&#233;. Ce qui exige un travail &#233;norme. Cette activit&#233;, intensive et dangereuse pour le personnel comme pour les installations, devrait &#234;tre partag&#233;e avec les autres sites. Tout le monde aurait du travail, et les coll&#232;gues allemands et belges pourraient souffler &#187;&lt;/i&gt;, poursuit un responsable de la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; ArcelorMittal ne cesse d'&#233;voquer une baisse de la demande qui provoquerait la r&#233;duction de la production, il a reconnu avoir achet&#233; 60 000 tonnes de brame &#8211; pav&#233; d'acier de vingt &#224; trente centim&#232;tres&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_308 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH417/Placid_98-d908f.png?1779603005' width='400' height='417' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Placid
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;d'&#233;paisseur &#8211; &#224; la soci&#233;t&#233; russe Severstal. &lt;i&gt;&#171; Avec l'acier russe, il peut gagner de l'argent sans investir. Il cr&#233;e un climat qui laisse croire que l'acier est rare : ce qui lui permet d'en augmenter le prix. M&#234;me s'il &#233;trangle ses clients, notamment ceux du secteur automobile, cela ne lui pose pas probl&#232;me puisque le but n'est qu'&#224; court terme : celui d'engranger des b&#233;n&#233;fices. Le futur n'a pour lui aucune importance &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise un membre du comit&#233; d'entreprise. C&#244;t&#233; chiffres, la d&#233;monstration est sans ambigu&#239;t&#233; : en 2011, les revenus d'Arcelor ont augment&#233; de 20 %, gr&#226;ce essentiellement &#224; la hausse artificielle des prix. Le 7 f&#233;vrier 2012, le titre de cette entreprise pr&#233;sentait le meilleur score du Cac 40&#8230; C'est gr&#226;ce &#224; cette logique strictement financi&#232;re qu'ArcelorMittal, tout en promettant un hypoth&#233;tique futur, s'engage dans la voie de l'abandon de son site de Florange, entra&#238;nant la mise au ch&#244;mage de plus de 5 000 salari&#233;s, et impactant la vie de plus de 20 000 personnes dans la r&#233;gion. La solution ? &lt;i&gt;&#171; Il faut faire une loi qui interdise le d&#233;part d'un industriel tant qu'aucun repreneur n'a &#233;t&#233; trouv&#233;. Il doit laisser en l'&#233;tat l'outil de travail. &#192; l'&#201;tat, en lien avec les entrepreneurs et les partenaires sociaux, de faire appliquer cette loi. Pour ce qui nous concerne Tatasteel et Thysenkrup pourraient &#234;tre int&#233;ress&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, avance le gars de la CFDT du comit&#233; d'entreprise. Fabrice, secr&#233;taire de la CGT, balaie d'un revers de main cette proposition de loi : &lt;i&gt;&#171; Il faut des droits nouveaux au sein m&#234;me des comit&#233;s d'entreprise. Les salari&#233;s doivent avoir v&#233;ritablement la parole, pouvoir dire &#8220;non&#8221; et que leurs avis aient un vrai poids. Mittal a rachet&#233; Gandrange pour un euro. Nous aussi, on a un euro : on le lui donne. Il y a des gens parmi nous qui savent administrer des villes, et nous pouvons aussi g&#233;rer une entreprise. Ce sont les ouvriers qui ont organis&#233; la S&#233;cu en 1945&#8230; &#187;&lt;/i&gt; En cette p&#233;riode de mendicit&#233; &#233;lectorale, la valse des candidats sur leur site laisse les sid&#233;rurgistes de marbre. &lt;i&gt;&#171; On est sympas. On les re&#231;oit et on discute tant qu'ils r&#233;pondent &#224; nos questions. Tout va bien tant qu'ils ne cherchent pas &#224; nous r&#233;cup&#233;rer &#187;&lt;/i&gt;, explique Michel. &lt;i&gt;&#171; Quant &#224; Sarko, s'il vient par ici&#8230; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 f&#233;vrier, le Pr&#233;sident des riches avait annonc&#233; avec fracas que l'&#201;tat allait &lt;i&gt;&#171; mettre sur la table 150 millions d'euros pour sauver Florange &#187;&lt;/i&gt; afin de permettre sur ce site le d&#233;veloppement du projet Ulcos, dispositif destin&#233; &#224; r&#233;cup&#233;rer puis enfouir le CO2 produit par les hauts-fourneaux. Le mauvais camelot s'&#233;tait pris alors les pieds dans le tapis avec son mensonge &#224; deux coups. Cette annonce d'apport de fra&#238;che datait de plusieurs mois, et s'inscrit dans le processus de mise en conformit&#233; avec les r&#232;gles environnementales europ&#233;ennes. Et surtout, le bonimenteur avait zapp&#233; le fait qu'une telle perspective est forc&#233;ment li&#233;e &#224; l'activit&#233; des hauts-fourneaux, et donc &#224; l'&#233;mission de CO2, sans laquelle l'ensemble du projet est nul et non avenu. Pas b&#233;gueule, il n'aura pas h&#233;sit&#233; &#224; r&#233;cidiver le 1er mars en sortant une nouvelle liste de millions d'euros, s'engageant m&#234;me au nom de monsieur Mittal lui-m&#234;me &#224; une reprise de l'activit&#233; au second semestre 2012, promesse d&#233;mentie dans l'heure par l'industriel indien. Mais qu'importent les gesticulations d'un personnage mis aujourd'hui sous les feux de la rampe du pouvoir et des &#233;lections, avant qu'un autre ne lui succ&#232;de ! &lt;i&gt;&#171; De toute fa&#231;on, c'est tout le syst&#232;me qui est pourri. Tout cela, ce ne sont que des bouts de ficelle. &#192; croire qu'on ne va pas pouvoir &#233;chapper &#224; une r&#233;volution &#187;&lt;/i&gt;, confie un syndicaliste CGT de Florange&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce beau braquage de CE</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Ce-beau-braquage-de-CE</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Ce-beau-braquage-de-CE</guid>
		<dc:date>2011-07-18T07:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>l'histoire</dc:subject>
		<dc:subject>CGT</dc:subject>
		<dc:subject>militants</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT</dc:subject>
		<dc:subject>Vacances</dc:subject>
		<dc:subject>tambouille interne</dc:subject>
		<dc:subject>raconter aujourd'hui</dc:subject>
		<dc:subject>pense qu'elle</dc:subject>
		<dc:subject>qu'elle m&#233;rite</dc:subject>
		<dc:subject>militants CGT</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'histoire que je vais vous raconter aujourd'hui est un peu de la tambouille interne, mais je pense qu'elle m&#233;rite d'&#234;tre connue. Les &#233;lections professionnelles ont lieu dans chaque entreprise tous les deux, trois ou quatre ans, selon les accords. Il s'agit d'&#233;lire les d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel et les repr&#233;sentants au comit&#233; d'&#233;tablissement (CE). Le CE est pris&#233; des syndicalistes car le job ne se limite pas &#224; l'organisation des colonies de vacances : il donne des moyens et pas mal d'heures de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no90-juin-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;90 (juin 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-histoire" rel="tag"&gt;l'histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CGT" rel="tag"&gt;CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/militants" rel="tag"&gt;militants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CFDT" rel="tag"&gt;CFDT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Vacances-10096" rel="tag"&gt;Vacances&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/tambouille-interne" rel="tag"&gt;tambouille interne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/raconter-aujourd-hui" rel="tag"&gt;raconter aujourd'hui&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pense-qu-elle" rel="tag"&gt;pense qu'elle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-elle-merite" rel="tag"&gt;qu'elle m&#233;rite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/militants-CGT" rel="tag"&gt;militants CGT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_157 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH344/Efix90-e0e99.png?1779605670' width='400' height='344' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire&lt;/strong&gt; que je vais vous raconter aujourd'hui est un peu de la tambouille interne, mais je pense qu'elle m&#233;rite d'&#234;tre connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections professionnelles ont lieu dans chaque entreprise tous les deux, trois ou quatre ans, selon les accords. Il s'agit d'&#233;lire les d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel et les repr&#233;sentants au comit&#233; d'&#233;tablissement (CE). Le CE est pris&#233; des syndicalistes car le job ne se limite pas &#224; l'organisation des colonies de vacances : il donne des moyens et pas mal d'heures de d&#233;l&#233;gation pour militer sur le temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'usine, la CFDT a perdu le CE il y a dix-huit ans, &#224; cause de militants ind&#233;licats qui l'utilisaient &#224; leur avantage (vacances gratuites, magouilles financi&#232;res). Depuis lors, c'est la CGT qui g&#232;re les affaires. Bon, sans faire de la retape pour mon syndicat, on y compte des militants bien investis et assez radicaux. Les directeurs pr&#233;c&#233;dents ont fait avec mais, cette fois, la nouvelle &#233;quipe est particuli&#232;rement anti-rouge, et elle ne veut plus de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2010, apr&#232;s avoir revu &#224; la baisse le nombre d'heures de d&#233;l&#233;gation, la direction des ressources humaines (DRH) a propos&#233; un nouvel accord &#233;lectoral comportant une red&#233;finition des quotas et du nombre d'&#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce nouveau calcul, la CGT allait perdre des si&#232;ges, et devenir minoritaire. Nous avons d&#233;nonc&#233; cet accord et fait intervenir un inspecteur du travail qui, au bout de six mois de proc&#233;dures, nous a en partie donn&#233; raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections se sont d&#233;roul&#233;es d&#233;but avril dans une ambiance assez lourde. R&#233;sultat des courses : la CGT y laisse quelques plumes mais reste majoritaire, avec 52 % des voix et trois &#233;lus, la CFDT compte deux &#233;lus et la CGC un seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que, malgr&#233; ces r&#233;sultats, la CFDT a revendiqu&#233; la gestion du CE ! Ce syndicat est compos&#233; de contrema&#238;tres, de chefs d'&#233;quipe et autres &#171; pousse-cul &#187; qui en ont plus qu'assez de voir le CE aux mains de prolos. Depuis dix-huit ans, ils se targuent d'&#234;tre de meilleurs gestionnaires. Reste &#224; savoir les choix qui seront faits, et en faveur de qui&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour reprendre son fief perdu, la CFDT s'est alli&#233;e avec la CGC afin d'&#233;galiser &#224; trois &#233;lus partout. Il aurait fallu que le directeur de la bo&#238;te vote pour la CFDT afin que celle-ci l'emporte, mais c'&#233;tait un peu trop voyant. Le syndicat de Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que a donc trouv&#233; la faille : en cas d'&#233;galit&#233;, c'est le plus vieux qui est &#233;lu. Il a donc pr&#233;sent&#233; un candidat de quelques mois plus &#226;g&#233; que tous les &#233;lus CGT. Fallait y penser&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ateliers, la plupart des salari&#233;s rousp&#232;tent d'&#234;tre mis devant le fait accompli. Nombreux sont ceux qui se sentent trahis, comme si on avait vol&#233; leur vote. D'autant que celui qui a d&#233;croch&#233; le poste de secr&#233;taire du CE a une r&#233;putation d'arriviste, de mec qui a grimp&#233; les &#233;chelons sur le dos des autres. De plus, son vrai boulot est de restructurer la bo&#238;te pour la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a laisse r&#234;veur pour la suite. Et l'on sait que son &#171; challenge &#187;, avant ces &#233;lections, &#233;tait de r&#233;cup&#233;rer les locaux du CE (assez grands, j'en conviens) pour le service formation de l'usine.
Parmi les prolos (o&#249; la CGT reste archi-majoritaire), les militants CFDT passent en g&#233;n&#233;ral pour &#234;tre cul et chemise avec la direction de l'usine : ils mangent ensemble &#224; la cantine, s'appellent par leurs pr&#233;noms m&#234;me en r&#233;union&#8230; Et le jour des &#233;lections, la DRH a pass&#233; son temps avec les militants c&#233;d&#233;tistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait &#233;galement quelles sont les mesures prises lorsque la CFDT reprend un CE &#224; la CGT. Les copains de Renault-Cl&#233;on l'ont subi : attribution de ch&#232;ques vacances sans tenir compte des revenus, abandon des aides sociales, propositions de voyages et de vacances correspondant aux crit&#232;res des cadres (Club Med plut&#244;t que villages de vacances), etc. Aux salari&#233;s de ne pas se laisser faire. Quant aux militants CGT qui donnaient beaucoup de leur temps pour les activit&#233;s sociales, ils vont de nouveau faire du syndicalisme, et ce n'est sans doute pas plus mal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un jaune, patron !</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;CERTAINS LECTEURS me disent : &#171; Tu &#233;cris souvent sur des mecs de la CGT, jamais sur des militants d'autres syndicats. Il n'y a que la CGT dans ta bo&#238;te ? &#187; Effectivement, il existe d'autres syndicats dans mon usine, mais la CGT y est tellement majoritaire que les autres font figure de marginaux. La CFTC n'est constitu&#233;e que d'un seul militant, repr&#233;sentant dans tout un tas d'instances et donc quasiment jamais au boulot (quoique, avec la loi sur la repr&#233;sentativit&#233; syndicale, il va devoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;CERTAINS LECTEURS me disent : &lt;i&gt;&#171; Tu &#233;cris souvent sur des mecs de la CGT, jamais sur des militants d'autres syndicats. Il n'y a que la CGT dans ta bo&#238;te ? &#187;&lt;/i&gt; Effectivement, il existe d'autres syndicats dans mon usine, mais la CGT y est tellement majoritaire que les autres font figure de marginaux. La CFTC n'est constitu&#233;e que d'un seul militant, repr&#233;sentant dans tout un tas d'instances et donc quasiment jamais au boulot (quoique, avec la loi sur la repr&#233;sentativit&#233; syndicale, il va devoir remettre ses bleus de temps &#224; autre). Il y a la CGC dont les r&#233;unions sont encore convoqu&#233;es directement par la direction. Reste, pour ma bo&#238;te, la CFDT, et l&#224;, j'ai vraiment du mal avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT de l'usine est une ancienne section de FO qui a pr&#233;f&#233;r&#233; se tourner vers Edmond Maire dans les ann&#233;es 70. Pendant une p&#233;riode, ce syndicat a fait illusion aupr&#232;s d'ouvriers de la chimie qui se prenaient plus pour des techniciens que pour des prolos. Surtout, elle pouvait proposer une alternative face &#224; une CGT t&#233;l&#233;guid&#233;e, &#224; l'&#233;poque, par le PC et &#224; ses pratiques d'&#233;viction des &#233;l&#233;ments les plus ouverts. Dans les ann&#233;es 80, la CFDT a &#233;t&#233; majoritaire un moment et a contr&#244;l&#233; le Comit&#233; d'&#233;tablissement pendant deux mandats. &#199;a s'est traduit par un certain client&#233;lisme, l'aide &#224; quelques structures proches du PS, ainsi que par l'emprise de pseudo-militants qui se servaient du CE pour en tirer des avantages personnels. Cela s'ajoutait &#224; un changement de personnel dans la CFDT o&#249; il ne restait plus que des contrema&#238;tres, et quelques mecs qui imaginaient se servir du passeport CFDT pour le devenir. Bref, l'embellie CFDT ne dura gu&#232;re, d'autant que ce syndicat signait (et signe toujours) tous les accords de merde et que &#231;a ne plaisait pas. D'ailleurs, il fallait voir comment ils justifiaient leurs signatures : que c'&#233;tait pour la survie de la bo&#238;te, que de toute fa&#231;on, &#231;a ne changerait rien et, surtout, que la CFDT resterait &#171; vigilante &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre aspect qui a &#233;t&#233; r&#233;dhibitoire, c'est la gestion des conflits. La CFDT a toujours tout fait pour arr&#234;ter le mouvement d&#232;s la premi&#232;re heure de gr&#232;ve. &#192; croire qu'ils voulaient la gr&#232;ve mais qu'ils avaient peur, peur de fermer la bo&#238;te (leitmotiv), ou qu'ils pensaient que les choses pourraient s'arranger d&#232;s qu'ils seraient re&#231;us par le patron. Les interventions de la CFDT dans les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ont toujours &#233;t&#233; de faire peur et de casser le mouvement. Au point de se demander si, petit &#224; petit, le ver que ce syndicat a mis dans le fruit ne prend pas toute la place quand on voit le manque de combativit&#233; actuel. Une autre sp&#233;cialit&#233; des militants de la CFDT, c'est la rumeur. Se targuant d'&#234;tre toujours dans les bureaux de la direction, ils sortent les plans de restructuration avant qu'ils n'aient lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les mesures catastrophiques annonc&#233;es d&#233;samorcent les r&#233;actions possibles, car, apprendre qu'il n'y a &#171; que &#187; cent suppressions d'emplois plut&#244;t que les deux cents diffus&#233;es par la rumeur, &#231;a peut para&#238;tre une victoire. Voil&#224; o&#249; en est la CFDT, syndicat d&#233;clinant doucement, mais qui, par les fonctions d'encadrement de ses quelques adh&#233;rents, garde une grande capacit&#233; de nuisance. Je suis dans leur collimateur depuis la sortie de Putain d'usine, pour laquelle ils ont engag&#233; une vraie cabale contre moi,comme quoi je disais du mal des ouvriers. Ce qui a &#233;t&#233; dur &#224; vivre dans un premier temps, c'est &#224;- dire avant que les coll&#232;gues n'ach&#232;tent et ne lisent mon bouquin. Parce que la CFDT n'aime pas qu'on dise &#224; l'ext&#233;rieur ce qui ne devrait pas sortir de l'enceinte de l'usine. Tout comme ils n'avaient pas support&#233; que la CGT de la bo&#238;te, apr&#232;s la catastrophe d'AZF, d&#233;nonce, par voie de presse, les mauvaises conditions de s&#233;curit&#233; dans l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;. Je pourrais encore &#233;crire des pages sur les m&#233;faits de ce syndicat, mais il y a d'autres choses &#224; faire. Quand le secr&#233;taire de la CGT dit qu'il faut travailler de concert avec la CFDT, je ne vous dis pas comment on re&#231;oit ce message dans la bo&#238;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>C'est pas l'moment</title>
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		<dc:date>2006-04-10T09:49:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'AMBIANCE est toujours pourrie &#224; l'usine, &#231;a ne peut pas changer d'un mois sur l'autre. Total annonce des b&#233;n&#233;fices immoraux, mais sa filiale engrais est carr&#233;ment d&#233;ficitaire (moins 55 millions d'euros pour 2006) et l'ann&#233;e 2007 commence tr&#232;s mal. Total ne veut plus &#233;ponger les dettes. Sans doute que la multinationale va garder sa filiale Grande-Paroisse jusqu'&#224; la fin du futur proc&#232;s d'AZF et apr&#232;s basta ! L'ambiance n'est pas due uniquement &#224; ce d&#233;ficit - on est habitu&#233; -, mais surtout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CGT" rel="tag"&gt;CGT&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revendications" rel="tag"&gt;revendications&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'AMBIANCE est toujours pourrie &#224; l'usine, &#231;a ne peut pas changer d'un mois sur l'autre. Total annonce des b&#233;n&#233;fices immoraux, mais sa filiale engrais est carr&#233;ment d&#233;ficitaire (moins 55 millions d'euros pour 2006) et l'ann&#233;e 2007 commence tr&#232;s mal. Total ne veut plus &#233;ponger les dettes. Sans doute que la multinationale va garder sa filiale Grande-Paroisse jusqu'&#224; la fin du futur proc&#232;s d'AZF et apr&#232;s basta ! L'ambiance n'est pas due uniquement &#224; ce d&#233;ficit - on est habitu&#233; -, mais surtout avec les restructurations et le vieillissement du mat&#233;riel, rien ne va. Tout le monde a du travail par-dessus la t&#234;te, tout le monde a la pression&#8230; &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s &#231;a ira mieux &#187;&lt;/i&gt;, nous dit-on, mais personne n'y croit plus. Dans l'atelier d'ammoniac o&#249; je bosse (qui est le coeur de l'usine rouennaise), &#231;a ne marche pas bien. Le mat&#233;riel casse souvent, c'est dangereux et &#231;a nous donne un surcro&#238;t de travail et de stress. Les copains l'ont fait savoir &#224; la direction, en envoyant plusieurs p&#233;titions demandant, entre autres, des contreparties financi&#232;res. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, la direction a fait la sourde oreille, ce qui n'a pas arrang&#233; le climat. M&#234;me pas une petite r&#233;ponse, m&#234;me pas un &#171; Non ! &#187;. Comme si on n'existait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re et l'exasp&#233;ration sont mont&#233;es d'un cran lorsqu'au niveau du groupe a eu lieu une r&#233;union paritaire sur l'augmentation annuelle des salaires. Comme celle-ci ne va se monter qu'&#224; 1,8 % pour l'ann&#233;e (mieux que pour les fonctionnaires, mais beaucoup moins que pour les autres salari&#233;s de Total, 3,5 %, et encore moins que pour les actionnaires, 33 %), les copains ont trouv&#233; qu'on nous prenait pour des moins-que-rien. C'est Total qui d&#233;cide quand fermer nos bo&#238;tes mais nous ne sommes pas trait&#233;s &#224; &#233;galit&#233;. Jean-Mi, Manu, Djamel, quelques autres et moi-m&#234;me, nous nous retrouvons dans le r&#233;fectoire. Il y a longtemps que je n'avais vu autant de col&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Il faut qu'on marque le coup &#187;, &#171; on fait un vrai cahier de revendications &#187;, &#171; avec un ultimatum &#187;, &#171; on s'est trop laiss&#233; avoir &#187;, &#171; y en a marre &#187;, &#171; profitons que l'atelier va red&#233;marrer &#187;&lt;/i&gt;&#8230; En trois jours, un cahier de revendications est &#233;labor&#233; par le personnel des cinq &#233;quipes travaillant dans l'atelier. &#199;a discute ferme. Une trentaine de revendications &#233;parses en sortent qui vont de demandes de formation &#224; une prime mensuelle suppl&#233;mentaire de 200 euros, en passant par la retraite &#224; 55 ans. . Mission est donn&#233;e &#224; deux d&#233;l&#233;gu&#233;s, un CGT et un CFDT, de d&#233;poser les revendications. Le jeudi, lorsque le DRH re&#231;oit le texte, il le prend avec d&#233;dain, pensant sans doute que les gars n'iront pas &#224; la gr&#232;ve. Le lendemain, les syndicats redemandent l'ouverture de n&#233;gociations avant conflit. La direction propose de ne retrouver les organisations syndicales que le lundi. L'atelier &#233;tant encore &#224; l'arr&#234;t, c'est pas facile de passer outre. Le lundi, la r&#233;union dure de 10h00 &#224; 18h30, en trois phases Outre les d&#233;l&#233;gu&#233;s CGT et CFDT, ce sont plus d'une quinzaine de coll&#232;gues de l'atelier qui s'invitent (sur cinquante personnes qui y travaillent). &#199;a discute tr&#232;s fort, les gars disent vraiment ce qu'ils pensent et ce qu'ils veulent au DRH. Il n'y a qu'&#224; les laisser parler. L'ambiance est tr&#232;s chaude. Au bout du compte, la direction ne propose que d'augmenter une prime d&#233;j&#224; existante de 25 euros. On est loin des revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que le d&#233;l&#233;gu&#233; CFDT sort : &lt;i&gt;&#171; Attention, il va y avoir la gr&#232;ve et il ne faut pas qu'il y ait de gr&#232;ve. &#187;&lt;/i&gt; Il propose m&#234;me &#224; la direction d'augmenter la prime de 40 euros plut&#244;t que de 25, et que ce sera suffisant pour &#233;viter le conflit. On le regarde tous, interloqu&#233;s. De quoi se m&#234;le-t-il ? Tout le monde quitte la salle et une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale se d&#233;roule dans l'atelier en phase de pr&#233;d&#233;marrage. La gr&#232;ve est vot&#233;e et lanc&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas le bon moment &#187;&lt;/i&gt;, dit le DRH.&lt;i&gt; &#171; C'est ce que vous nous dites &#224; chaque fois. Comme si on ne faisait gr&#232;ve que lorsque &#231;a vous convient. &#187; &#171; Non&lt;/i&gt;, r&#233;pond le DRH, &lt;i&gt;ce n'est pas la bonne p&#233;riode, vu la conjoncture. &#187;&lt;/i&gt; Tout le monde rigole. Il part. La gr&#232;ve s'organise et c'est plut&#244;t euphorisant. Le ras-le-bol est tel qu'on ne peut pas faire l'impasse sur une gr&#232;ve. Le mardi, le mouvement est bien parti mais la direction ne se manifeste pas. Par contre elle convoque toute la hi&#233;rarchie pour un briefing. Et c'est comme &#231;a que &#231;a se passe maintenant : les ing&#233;nieurs ne sont plus que la caisse de r&#233;sonance de la direction. Ces jeunes ing&#233;nieurs ont d&#251; &#234;tre form&#233;s pour &#231;a, pour croire tout ce que dit le patron et transmettre sa parole partout dans l'usine. Une v&#233;ritable campagne de contre-information contre les gr&#233;vistes se met en place. Dans toute l'usine (et m&#234;me dans ce qu'il reste du groupe), il est dit que les gr&#233;vistes sont des suicidaires qui veulent fermer l'usine. L'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s est si pr&#232;s des t&#234;tes que tous les autres services et ateliers de l'usine voient la gr&#232;ve d'un mauvais oeil. La peur de la fermeture est bien pr&#233;sente. En m&#234;me temps, il y en a qui disent que les gr&#233;vistes doivent aller au bout s'il le faut, m&#234;me si la bo&#238;te doit fermer. Ceux qui disent &#231;a ont souvent d&#233;pass&#233; la cinquantaine et souhaitent qu'un nouveau plan de pr&#233;retraite tombe, ou ce sont les plus jeunes qui en ont marre et qui voudraient aller voir ailleurs. Sp&#233;cial comme climat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT sort un tract expliquant les revendications et, &#224; contre-courant, appelle les autres secteurs de l'usine &#224; d&#233;poser leurs revendications et &#224; faire gr&#232;ve. La gr&#232;ve semblant s'installer pour durer, la direction g&#233;n&#233;rale convoque toutes les organisations syndicales &#224; la D&#233;fense, le jeudi. La DG appelle les syndicats pour qu'ils fassent reprendre le travail. Elle explique que l'&#233;tat de la soci&#233;t&#233; est tel qu'une gr&#232;ve va la conduire &#224; une &lt;i&gt;&#171; situation encore plus pr&#233;caire &#187;&lt;/i&gt;. Comme si une gr&#232;ve, m&#234;me longue, condamnait une bo&#238;te qui, de toute fa&#231;on, marche mal &#224; cause du manque d'investissement. Les syndicats sont convaincus par le directeur g&#233;n&#233;ral. En rentrant sur Rouen, ils convoquent les gr&#233;vistes pour voter si continuer ou pas. La CGC et la CFDT veulent &#224; tout prix que l'atelier d&#233;marre et que la gr&#232;ve s'arr&#234;te. Le repr&#233;sentant de la CGT a le cul entre deux chaises, car il a trop &#233;cout&#233; et trop cru les propos de la direction. Un vote est organis&#233; qui donne un r&#233;sultat &#224; 50 %. C'est l&#224; que le repr&#233;sentant de la CFDT appelle par t&#233;l&#233;phone ceux qui ne sont pas venus et qui sont plut&#244;t timor&#233;s, et impose qu'on prenne en compte leur avis (par t&#233;l&#233;phone !). Du coup la reprise du travail est &#171; vot&#233;e &#187;. Et c'est dans l'amertume qu'on reprend le boulot avec juste cette petite augmentation de prime. Ah oui ! Un fait positif : la CFDT n'a plus le droit de cit&#233; dans l'atelier, mais on se pose la question de savoir si &#231;a vaut vraiment le coup d'utiliser les syndicats quand ceux-ci (m&#234;me la CGT) tombent dans le panneau du discours patronal&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : quelques jours apr&#232;s, c'est dans une autre usine du groupe (&#224; Mazingarbe, pr&#232;s de Lens) qu'un conflit se d&#233;clenche. L&#224;, les ing&#233;nieurs lancent directement une p&#233;tition contre les gr&#233;vistes et, au bout de deux jours, la CGT appelle &#224; reprendre le travail, &lt;i&gt;&#171; vu la situation de l'entreprise, ce n'est pas le moment &#187;&lt;/i&gt;. La direction remercie alors les organisations syndicales qui ont fait preuve de &#171; responsabilit&#233; &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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