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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Grand Soir et petits ponts</title>
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		<dc:creator>Toto et Maurice</dc:creator>


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&lt;p&gt;L'organisation du Mondial au Qatar nous rappelle &#224; quel point le sport peut &#234;tre monopolis&#233; par le fric et son spectacle. Mais s'en indigner tous les quatre ans ne suffit pas. &#192; Toulouse, c'est tous les jours que le foot populaire dribble le foot-business et, qu'entre deux petits ponts, des solidarit&#233;s se cr&#233;ent. Ce dimanche matin de f&#233;vrier &#224; Toulouse, les premiers joueurs et joueuses s'&#233;chauffent d&#233;j&#224;. Le soleil r&#233;chauffe la pelouse du stade Henri-Gr&#233;ard, recouvert de graffs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no214-novembre-2022" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;214 (novembre 2022)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mixite" rel="tag"&gt;mixit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'organisation du Mondial au Qatar nous rappelle &#224; quel point le sport peut &#234;tre monopolis&#233; par le fric et son spectacle. Mais s'en indigner tous les quatre ans ne suffit pas. &#192; Toulouse, c'est tous les jours que le foot populaire dribble le foot-business et, qu'entre deux petits ponts, des solidarit&#233;s se cr&#233;ent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4832 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_cqfd_foot_pop_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH363/web_cqfd_foot_pop_-405a1.jpg?1782638291' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Illustration d'Elena Vieillard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;C&lt;/span&gt;e dimanche matin de f&#233;vrier &#224; Toulouse, les premiers joueurs et joueuses s'&#233;chauffent d&#233;j&#224;. Le soleil r&#233;chauffe la pelouse du stade Henri-Gr&#233;ard, recouvert de graffs antifascistes, et coinc&#233; entre une ligne de chemin de fer et des logements pour militaires. Toute la journ&#233;e, dix-huit &#233;quipes vont s'affronter : mineurs isol&#233;s, r&#233;fugi&#233;s albanais, syndicalistes et personnes queers cagoul&#233;es, entre autres. Du beau monde s'empare du terrain. Il y a m&#234;me une &#233;quipe des pompes fun&#232;bres musulmanes, attaqu&#233;es deux semaines plus t&#244;t par des fachos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tournoi est organis&#233; dans le cadre d'un week-end de la campagne &#171; &lt;i&gt;Antiracisme et Solidarit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. La veille, des concerts faisaient vibrer les vitraux de la Chapelle &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Squat ouvert en 1993, p&#233;rennis&#233; en 2018 par le biais d'un bail emphyt&#233;otique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Ce dimanche, au rythme des tambours du collectif f&#233;ministe La Frappe, les matchs s'encha&#238;nent dans trois poules, dont une en mixit&#233; choisie &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sans mecs cisgenre, une personne cisgenre &#233;tant une personne qui se (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Quelque 500 participant&#183;es soutiennent les &#233;quipes bariol&#233;es en entonnant des chants ultras revisit&#233;s. Certain&#183;es d&#233;gainent une bombe de peinture pour apporter leur touche &#224; une fresque collective arborant le slogan &#171; Pour un football antiraciste et populaire &#187;. D'autres s'affairent &#224; la cantine. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s le d&#233;part, le foot &#233;tait un pr&#233;texte de rencontre, adoss&#233; &#224; ce foisonnement d'activit&#233;s&lt;/i&gt;, se rappelle Solen, l'une des organisatrices du tournoi. &lt;i&gt;Versant sport, l'objectif &#233;tait d'organiser des matchs avec une attention aux autres bien plus forte que dans le foot mainstream : rassembler des personnes sur et en dehors du terrain.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unir des personnes si diff&#233;rentes autour d'un sport comp&#233;titif et tr&#232;s majoritairement masculin n'a pas &#233;t&#233; une mince affaire pour les organisateur&#183;ices, parmi lesquels des membres du BLS 31 &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour &#171; Bien-&#234;tre, libert&#233; et solidarit&#233; &#187;. Club omnisport mixte cr&#233;&#233; en 2017 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, club h&#244;te de l'&#233;v&#233;nement. Mais malgr&#233; les cernes, les sourires complices disent que la journ&#233;e est une r&#233;ussite, fruit de trois ann&#233;es &#224; tisser deux fois par semaine des liens autour du ballon rond.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Foot-foot-foot populaire, contre les fronti&#232;res !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est en 2019 que l'&#233;quipe de foot a &#233;t&#233; lanc&#233;e. Premi&#232;res esquisses : des flyers avec les horaires d'entra&#238;nement distribu&#233;s &#224; l'occasion d'une r&#233;union organis&#233;e &#224; la Bourse du travail. Sont pr&#233;sents le syndicat local de la CGT-Construction, des camarades r&#233;volutionnaires et des personnes sans-papiers, uni&#183;es pour faire pression sur les patrons afin d'obtenir embauches et r&#233;gularisations. Quelques jours plus tard a lieu le premier entra&#238;nement avec une cinquantaine de copains sans-papiers, deux membres du syndicat et quelques ballons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monter une &#233;quipe de foot, un acte politique ? &#171; &lt;i&gt;Le temps libre arrach&#233; par les luttes au fil de l'histoire a &#233;t&#233; compl&#232;tement abandonn&#233; &#224; la bourgeoisie &#187;&lt;/i&gt;, explique Kevin, &#224; l'initiative de la section de foot &#224; 7 &lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le foot &#224; 7 est d&#233;riv&#233; du football. Plus souple et convivial, il est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Et pour lui, &#171; &lt;i&gt;les valeurs et les id&#233;es se transmettent mieux sur le terrain, par le fait. Sachant qu'on partage aussi plein de moments non sportifs : on organise des bouffes, on danse, on se marre, on regarde des matchs... La solidarit&#233; est rendue possible lorsque des personnes partagent des moments de vie ensemble.&lt;/i&gt; &#187; Et d'ajouter : &#171; &lt;i&gt;C'est pas des trucs de fous, mais par exemple on essaye d'orienter : l&#224; pour des cours de fran&#231;ais, ici pour une aide juridique pour les papiers ou les contrats de travail.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Le temps libre arrach&#233; par les luttes au fil de l'histoire a &#233;t&#233; compl&#232;tement abandonn&#233; &#224; la bourgeoisie &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je suis arriv&#233; par un camarade d'une permanence juridique. Il m'a parl&#233; de ce club, et je me suis dit &#8220;vas-y, je le tente&#8221;&lt;/i&gt; &#187;, glisse Yass entre deux passements de jambe. Pour lui, le foot r&#233;sonne avec son enfance au Maroc, pieds nus sur la plage, entre potes : &#171; &lt;i&gt;C'est le sport du peuple. Tu peux jouer avec n'importe qui et n'importe o&#249;, pas oblig&#233; d'&#234;tre riche comme au golf. Et le BLS, c'est un club qui accepte vraiment tout le monde.&lt;/i&gt; &#187; Des crampons sont &#224; disposition dans les vestiaires, tandis qu'on paye la licence selon ses moyens, et qu'on joue selon ses envies.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Partager l'espace et le ballon&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; r&#233;cemment, au BLS, le foot se pratiquait en mixit&#233;. Pour bien des mecs, c'est souvent la premi&#232;re occasion de ne pas jouer en &#171; bande &#187; et dans un cadre non comp&#233;titif, alors que beaucoup ont &#233;t&#233; d&#233;go&#251;t&#233;s de leurs ann&#233;es de foot dans des clubs affili&#233;s &#224; la F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise de football. L&#224;, rires et encouragements rythment les s&#233;ances au cours desquelles le ballon atterrit fr&#233;quemment au beau milieu des rails derri&#232;re les tribunes. Sur la pelouse caboss&#233;e et sous la lumi&#232;re capricieuse des projecteurs, les entra&#238;nements peuvent &#234;tre pris en charge de mani&#232;re tournante par des personnes qui proposent des ateliers. Mais tout n'est pas rose. Les s&#233;ances se r&#233;sument ainsi souvent &#224; l'encha&#238;nement classique entre &#233;chauffement collectif, balle &#224; dix et match, faute de b&#233;n&#233;voles disponibles pour encadrer la pratique. Pas toujours la meilleure mani&#232;re d'apprendre &#224; faire une passe et &#224; prendre confiance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mixit&#233; de genre, si elle existe et qu'elle est revendiqu&#233;e, a aussi ses limites. &#171; &lt;i&gt;Les entra&#238;nements auxquels sont venues quelques copines ont pu les rebuter&lt;/i&gt; &#187;, se souvient Sarah, qui encha&#238;ne les une-deux depuis la cour de r&#233;cr&#233; et joue dans l'&#233;quipe du BLS depuis trois ans. En r&#233;ponse, elle a mont&#233;, avec d'autres, une section en mixit&#233; choisie dans le but &#171; &lt;i&gt;d'accueillir des personnes &#233;loign&#233;es des terrains et de rendre accessible le foot&lt;/i&gt; &#187;. &#192; l'heure du premier entra&#238;nement, le stress monte : &#171; &lt;i&gt;La nuit d'avant, je n'ai pas dormi. Alors qu'on avait juste lanc&#233; l'info dans les r&#233;seaux, quarante personne se sont point&#233;es ! L&#224;, tu te dis que l'&#233;v&#233;nement que tu organises r&#233;sonne dans la t&#234;te de pas mal de monde.&lt;/i&gt; &#187; Une fois l'intervalle pris, les passes s'encha&#238;nent. Et la pratique diff&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Entre nous, on partage l'espace et le ballon. Avec les mecs, il y a davantage ce c&#244;t&#233; foot perso que j'aime moins.&lt;/i&gt; &#187; Syd, lat&#233;ral droit aux Footeuses de M. &lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;quipe de femmes et personnes trans en foot loisir &#224; 8 du club AS Toulouse (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; rencontr&#233; au tournoi, pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Ces enjeux de confiance en soi et de rapport au corps dans l'espace font qu'il y a plein de personnes qui pr&#233;f&#232;rent pratiquer le sport sans mecs cis pour reprendre confiance en leurs capacit&#233;s physiques hors des rapports de domination.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Droit au but et aux terrains&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La dimension populaire de ce foot est r&#233;elle, mais continue de se heurter au mur de l'accessibilit&#233; des terrains, un enjeu crucial pour garantir la pratique de toutes et tous. Si les crampons du BLS foulent le gazon d'un stade de la SNCF g&#233;r&#233; par ses syndicats, pour d'autres clubs, c'est parfois la croix et la banni&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Une fois sur quatre on devait se friter avec des gars sur place pour pouvoir jouer&lt;/i&gt; &#187;, raconte Syd, &#224; propos de l'&#233;poque o&#249; il s'entra&#238;nait avec l'&#233;quipe queer Footacagoule, le soir, sur des terrains sans r&#233;servation. Avant de rejoindre le BLS, Sarah a pass&#233; trois ans dans l'&#233;quipe des Tropikettes &lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;quipe f&#233;minine du Tropik Club Toulouse, association sportive des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;, avec &#224; la cl&#233; une finale de coupe d&#233;partementale, dans des conditions pas vraiment optimales : &#171; &lt;i&gt;On en a eu marre, parce qu'on s'entra&#238;nait sur une partie du terrain des gar&#231;ons, qui n'&#233;tait pas &#233;clair&#233;e, c'&#233;tait dangereux.&lt;/i&gt; &#187;. &#192; la rentr&#233;e, la mairie de Toulouse a voulu rendre payant l'acc&#232;s &#224; ses infrastructures, en particulier pour les clubs non affili&#233;s &#224; certaines f&#233;d&#233;rations de sport amateur. Face &#224; la menace de la mobilisation de milliers d'adh&#233;rent&#183;es, notamment de la FSGT &lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;F&#233;d&#233;ration sportive et gymnique du travail, historiquement issue du sport (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;, elle a finalement fait machine arri&#232;re. Cette alerte a permis de mettre en lumi&#232;re la pr&#233;carit&#233; mat&#233;rielle de ces clubs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant d'&#233;pisodes qui condamnent le foot populaire &#224; jouer le maintien ? Pas si s&#251;r. Juste avant l'&#233;t&#233;, le BLS a organis&#233; un festival le mettant &#224; l'honneur parmi d'autres sports. En septembre, des mineurs isol&#233;s expuls&#233;s de leur squat sont venus taper le cuir, profiter des douches et se changer les id&#233;es. Les Footeuses de M. pr&#233;parent leurs premiers matchs avec &#171; &lt;i&gt;des entra&#238;nements aux petits oignons&lt;/i&gt; &#187; et la section en mixit&#233; choisie du BLS se p&#233;rennise. &#192; Toulouse et ailleurs, des dizaines d'&#233;quipes s'approprient les pelouses du foot populaire. L&#224; o&#249; la victoire n'est pas le but ultime, mais o&#249; faire du beau jeu, s'amuser et cr&#233;er du lien au quotidien, c'est d&#233;j&#224; une partie du match de gagn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Toto et Maurice&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Squat ouvert en 1993, p&#233;rennis&#233; en 2018 par le biais d'un bail emphyt&#233;otique de 40 ans. Lieu de vie culturelle et politique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sans mecs cisgenre, une personne cisgenre &#233;tant une personne qui se reconna&#238;t dans le genre qui lui a &#233;t&#233; assign&#233; &#224; la naissance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour &#171; Bien-&#234;tre, libert&#233; et solidarit&#233; &#187;. Club omnisport mixte cr&#233;&#233; en 2017 &#224; Toulouse et d&#233;fendant les valeurs du sport populaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le foot &#224; 7 est d&#233;riv&#233; du football. Plus souple et convivial, il est pratiqu&#233; autant dans le handisport que par des personnes valides.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;quipe de femmes et personnes trans en foot loisir &#224; 8 du club AS Toulouse Mirail.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;quipe f&#233;minine du Tropik Club Toulouse, association sportive des ultramarins de Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;F&#233;d&#233;ration sportive et gymnique du travail, historiquement issue du sport ouvrier, &#224; laquelle le BLS est affili&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Foot f&#233;minin : occuper le terrain</title>
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		<dc:creator>Lucile Dumont</dc:creator>


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&lt;p&gt;La Coupe du monde f&#233;minine a montr&#233; que le football et l'enthousiasme qu'il peut susciter ne sont pas l'apanage des mecs. Chez les filles aussi, on tape le ballon dans les city-stades, hors des clubs et des institutions sportives. Reportage dans le 18e arrondissement de Paris. &#171; On est o&#249; ici ? Dans le 18e ou dans le 93 ? &#187;, demande une jeune footballeuse de bon matin. Ce samedi 29 juin, les fid&#232;les du city-stade du square L&#233;on, situ&#233; au c&#339;ur du quartier populaire de la Goutte-d'Or, se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Coupe du monde f&#233;minine a montr&#233; que le football et l'enthousiasme qu'il peut susciter ne sont pas l'apanage des mecs. Chez les filles aussi, on tape le ballon dans les city-stades, hors des clubs et des institutions sportives. Reportage dans le 18&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH391/-1275-94196.jpg?1782638291' width='500' height='391' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ma&#239;da Chavak
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; O&lt;/span&gt;&lt;i&gt;n est o&#249; ici ? Dans le 18&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; ou dans le 93 ?&lt;/i&gt; &#187;, demande une jeune footballeuse de bon matin. Ce samedi 29 juin, les fid&#232;les du city-stade du square L&#233;on, situ&#233; au c&#339;ur du quartier populaire de la Goutte-d'Or, se sont d&#233;plac&#233;s au stade des Poissonniers, coinc&#233; entre Paris et le p&#233;riph'. C'est le tournoi des quarante ans des Enfants de la Goutte-d'Or, association d'&#233;ducation populaire et club de foot historique du quartier. Mais pas seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu de la pelouse synth&#233;tique br&#251;lante, une vingtaine de barri&#232;res de chantier d&#233;limitent un terrain de &#171; &lt;i&gt;five &#187;&lt;/i&gt;, ce foot urbain qui se joue &#224; cinq. Des footballeuses y disputent la toute premi&#232;re Coupe d'Afrique des nations (CAN) f&#233;minine de la Goutte-d'or, organis&#233;e par &#171; &lt;i&gt;les s&#339;urs Slimani&lt;/i&gt; &#187;, comme on les surnomme dans le quartier. La section f&#233;minine du club ayant r&#233;cemment ferm&#233; suite &#224; des probl&#232;mes d'acc&#232;s aux terrains d'entra&#238;nement, Im&#232;ne et Chahira, 25 et 26 ans, esp&#232;rent qu'elle rouvrira bient&#244;t. En attendant, elles ont eu l'id&#233;e de cette comp&#233;tition. &#171; &lt;i&gt;On a vu que plein de CAN des quartiers s'&#233;taient organis&#233;es cette ann&#233;e, on s'est dit : pourquoi on n'en ferait pas une aussi pour nous ? &#187;&lt;/i&gt;, explique Chahira. Un sondage sur Instagram et pas mal de bouche-&#224;-oreille plus tard, l'affaire &#233;tait lanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Se r&#233;approprier le foot&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Douze &#233;quipes ont r&#233;pondu &#224; l'appel, parmi lesquelles le Mali, l'Alg&#233;rie, le Maroc ou la C&#244;te d'Ivoire, qui comptent de vrai&#8226;es supporters et supportrices dans le quartier. Les joueuses, pour la plupart &#226;g&#233;es d'une vingtaine d'ann&#233;es, d&#233;fendent les couleurs de leur pays d'origine ou de celui qu'elles ont adopt&#233; pour la journ&#233;e. Elles viennent parfois de loin, s'entra&#238;nant dans des clubs r&#233;put&#233;s &#224; l'instar du Racing club de Saint-Denis voire jouant &#224; tr&#232;s haut niveau &#8211; l'une des footballeuses fait m&#234;me partie de la s&#233;lection nationale ivoirienne. D'autres ne sont pas ou plus inscrites en club, mais pratiquent r&#233;guli&#232;rement. Qu'on se le dise : le hijab de sport n'emp&#234;che pas les footballeuses qui le portent de dribbler ni de marquer des buts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les filles occupent le terrain, il est difficile de ne pas voir que, justement, le terrain est potentiellement leur seul espace &#224; elles. Car jouer ne suffit pas pour se r&#233;approprier le foot, &#233;ternel bastion de la domination masculine. Les gar&#231;ons viennent regarder, supporter, commenter. Ils sont aussi arbitres et participent &#224; l'organisation. Et d&#232;s que le ton monte un peu entre deux &#233;quipes ou que les joueuses posent pour une photo, les hommes sont rapidement presque aussi nombreux que les filles sur la pelouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il ne faudrait pas croire que c'est uniquement d'une pr&#233;sence masculine excessive que le foot f&#233;minin doit &#234;tre prot&#233;g&#233;. Le football est toujours survol&#233; par les m&#234;mes vautours, qui ont bien compris que la mont&#233;e en puissance du foot f&#233;minin &#233;tait aussi celle d'un juteux business publicitaire. Ici, c'est Nike qui a fourni le mat&#233;riel : ballons, &lt;i&gt;testing&lt;/i&gt; de chaussures, T-shirts floqu&#233;s au nom des pays par un label musical local&#8230; sans oublier le &#171; terrain &#187; et les fameuses barri&#232;res de chantier qui, dixit une joueuse, &#171; &lt;i&gt;font plus mal que les murs du city-stade quand on tombe dessus&lt;/i&gt; &#187;. Au vu de la qualit&#233; du mobilier, la douloureuse, elle, n'a pas d&#251; &#234;tre tr&#232;s violente pour le budget d'un des plus gros &#233;quipementiers sportifs au monde.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Couscous vs. atti&#233;k&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lieu des habituelles angoisses sportives et discussions d'arbitrage, le tournoi est aussi un vrai espace de politisation. Du financement des r&#233;parations apr&#232;s l'incendie de Notre-Dame &#224; Laurent Gbagbo, au bord du terrain, &#231;a parle politique. On l'aura compris, le foot est aussi un terrain de luttes, plus particuli&#232;rement pour les filles et dans les quartiers populaires. C'est aussi ce qu'a soulign&#233; Assa Traor&#233;, venue pour remettre en personne le troph&#233;e et donner rendez-vous pour la prochaine manifestation organis&#233;e par le Comit&#233; justice et v&#233;rit&#233; pour Adama&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Adama Traor&#233;, d&#233;c&#233;d&#233; en 2016 &#224; la gendarmerie de Persan (Val-d'Oise).&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la tribune &#8211; les gar&#231;ons d'un c&#244;t&#233;, les filles de l'autre &#8211;, chaque &#233;quipe attend son tour &#224; l'ombre. La chanteuse Aya Nakamura se taille la part du lion au milieu d'une &lt;i&gt;playlist&lt;/i&gt; o&#249; Ma&#238;tre Gims, Koba la D (&#171; &lt;i&gt;Niquer les PDG / Vive l'argent du rain-t&#233;&lt;/i&gt; &#187;) ou Naza (&#171; &lt;i&gt;Donnez-moi mon argent / Mon million de dollars &#187;&lt;/i&gt;) sont eux aussi en bonne position. Le moindre but est pr&#233;texte &#224; danser un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finale oppose l'Alg&#233;rie &#224; la C&#244;te d'Ivoire. &#171; &lt;i&gt;C'est couscous-atti&#233;k&#233;, et dans tous les cas c'est l'Afrique qui gagne &#187;&lt;/i&gt;, entend-on au micro. Les hymnes sont diffus&#233;s sans vraiment &#234;tre repris par les joueuses et les buts ne tardent pas &#224; se r&#233;pondre dans l'enthousiasme g&#233;n&#233;ral. Le r&#233;sultat final ? 5-3 pour l'Alg&#233;rie, l'&#233;quipe des organisatrices. L'enjeu &#233;tait double : faire une CAN f&#233;minine et se cr&#233;er un lieu &#224; soi dans le foot des quartiers. Pari r&#233;ussi. Les fumig&#232;nes, oubli&#233;s dans le vestiaire, ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mis de c&#244;t&#233; pour l'an prochain.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Lucile Dumont&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Adama Traor&#233;, d&#233;c&#233;d&#233; en 2016 &#224; la gendarmerie de Persan (Val-d'Oise).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>En Italie, un Mondial antiraciste</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/En-Italie-un-Mondial-antiraciste</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clair Rivi&#232;re</dc:creator>


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&lt;p&gt;Chaque &#233;t&#233;, pr&#232;s de Bologne, se tient une grand-messe du foot plaisir, o&#249; les &#233;quipes m&#233;langent les nationalit&#233;s, les genres et les &#226;ges. Le vainqueur ? On s'en fout (ou presque). Attention, le match va bient&#244;t commencer.&#8200;Les joueurs p&#233;n&#232;trent sur le terrain, ils se saluent. Bient&#244;t le moment des hymnes nationaux ? Ah non, plut&#244;t l'heure du bouchon de grappa. &#192; 35&#176; C &#224; l'ombre, c'est vrai que &#231;a tape un peu. Mais &#231;a fait plaisir. Et voici l'&#233;change des cadeaux. Nous, comme on est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/debut" rel="tag"&gt;d&#233;but&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/terrain" rel="tag"&gt;terrain&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/joueurs" rel="tag"&gt;joueurs&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bientot-commencer" rel="tag"&gt;bient&#244;t commencer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pharo" rel="tag"&gt;Pharo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque &#233;t&#233;, pr&#232;s de Bologne, se tient une grand-messe du foot plaisir, o&#249; les &#233;quipes m&#233;langent les nationalit&#233;s, les genres et les &#226;ges. Le vainqueur ? On s'en fout (ou presque).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2699 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH354/-959-220bf.jpg?1782638291' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention&lt;/strong&gt;, le match va bient&#244;t commencer.&#8200;Les joueurs p&#233;n&#232;trent sur le terrain, ils se saluent. Bient&#244;t le moment des hymnes nationaux ? Ah non, plut&#244;t l'heure du bouchon de grappa. &#192; 35&#176; C &#224; l'ombre, c'est vrai que &#231;a tape un peu. Mais &#231;a fait plaisir. Et voici l'&#233;change des cadeaux. Nous, comme on est Marseillais et qu'on s'entra&#238;ne dans un parc d&#233;nomm&#233; le Pharo, on s'appelle les Sardines du Pharo. Alors on offre &#224; nos adversaires des bo&#238;tes de sardines et de maquereaux. En retour, on re&#231;oit des &#233;charpes de supporters, des guides de voyage ou encore un m&#233;daillon croate de la Vierge... Oh, il ne faut pas &#234;tre trop regardant : une fois, des Allemands nous ont gratifi&#233;s d'une ventouse &#224; d&#233;boucher les canalisations !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bienvenue au &lt;i&gt;Mondiali Antirazzisti&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt; un des tournois de foot les plus inclusifs et relaxants de la plan&#232;te. Ici, les &#233;quipes mixent souvent les hommes et les femmes, les adultes et les minots. Elles viennent d'Italie, surtout, mais aussi de plusieurs autres pays d'Europe. Sans oublier celles, nombreuses, form&#233;es de migrants africains, ni celles qui m&#233;langent all&#233;grement tout ce beau monde. Car si on vient passer cinq jours ici, d&#233;but juillet, &#224; Castelfranco Emilia, entre Bologne et Mod&#232;ne, dans ce grand parc qui accueille aussi la Festa dell'Unit&#224; (cousine transalpine de la F&#234;te de l'Humanit&#233;), ce n'est pas pour montrer les muscles et gagner &#224; tout prix au nom de l'honneur de son clocher. Mais simplement pour jouer, se rencontrer et blaguer un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors tr&#234;ve de pr&#233;liminaires, jouons !&lt;/strong&gt; C'est parti. Le terrain ? Un grand champ fauch&#233;, avec des genres de cages de handball et des rebonds capricieux. Il y en a que &#231;a ne d&#233;range pas : ils jouent &#224; l'anglaise, en mode &lt;i&gt;kick'n' rush&lt;/i&gt; ; balancer le ballon devant avec l'espoir qu'il rencontre une t&#234;te victorieuse. En d&#233;but de tournoi, ces &#233;quipes-l&#224;, on les maudit : vive le beau jeu, des passes, du style, que diable ! Mais quelques matchs plus tard, quand on rencontre des &#233;quipes meilleures que nous, on fait quasiment la m&#234;me chose&#8230; Un peu comme la France &#224; la Coupe du monde : un contre-attaque fatale, puis tous derri&#232;re, et inch'allah &#231;a passera !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bref, voici la mi-temps&lt;/strong&gt;. Les matchs durent deux fois dix minutes et sont auto-arbitr&#233;s. Il y a bien un r&#233;f&#233;rent sur le c&#244;t&#233; du terrain, mais il passe souvent son temps &#224; fumer des joints, bien cal&#233; dans sa chaise au pied du parasol. Il est vrai que le job n'est pas tr&#232;s prenant : il faut juste siffler le d&#233;but et la fin de la partie, et compter les points. Intervenir, aussi, si le d&#233;bat footballistique devient trop rugueux. D'ailleurs, pour &#233;viter les acc&#232;s de violences et r&#233;duire l'enjeu sportif, les matchs ne se disputent en totalit&#233; que jusqu'aux huiti&#232;mes de finale. Apr&#232;s, on passe directement aux tirs aux buts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Allez, le match reprend&lt;/strong&gt;. Mais si on changeait les r&#232;gles ? Il y a quelques ann&#233;es, des copains l'avaient fait : ils proposaient &#224; leurs adversaires de jouer un bout du match de mani&#232;re diff&#233;rente. Par exemple, en autorisant les spectateurs &#224; assister au spectacle depuis l'int&#233;rieur du terrain. Ou encore, en mettant tous les joueurs de champ devant les buts, tandis que les gardiens, seuls au milieu de la pelouse, passaient &#224; l'attaque en un contre un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus que deux minutes&lt;/strong&gt;. Les joueurs tirent la langue, mais sur le bord de la pelouse, les &lt;i&gt;tifosi&lt;/i&gt; chantent de plus belle. Mais qui c'est, celui-l&#224;, avec son tambour ? Et celle-ci, au bord de l'extinction de voix ? C'est la bande des Supporters sans fronti&#232;res. N'importe quelle &#233;quipe venue sans copains peut les appeler pour se faire encourager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#199;a y est, le match est termin&#233;&lt;/strong&gt;. Les joueurs s'embrassent, se f&#233;licitent. Les prolongations, ce sera ce soir, et ce sera la f&#234;te : concerts, pizzas, prises de parole antifascistes, bi&#232;re et eau gazeuse bienfaitrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'au bout de la nuit&lt;/strong&gt;, les Ultras entonneront leurs chants de ralliement. Depuis notre coin de camping, on essayera de les imiter. Et on se rappellera que si l'UISP (Union italienne du sport pour tous, une association d'&#233;ducation populaire) et l'Istoreco (Institut pour l'histoire de la R&#233;sistance) de Reggio Emilia ont cr&#233;&#233; ce &lt;i&gt;Mondiali&lt;/i&gt; il y a 21 ans, c'&#233;tait pr&#233;cis&#233;ment pour &#231;a : prouver que des r&#233;alit&#233;s suppos&#233;es conflictuelles peuvent cohabiter, comme celle des migrants (pr&#233;tendument dangereux) et celle des Ultras (soi-disant racistes). &#171; &lt;i&gt; Pari r&#233;ussi&lt;/i&gt; &#187;, comme l'a joliment &#233;crit l'ami Laurent d'Ancona&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Foot et clich&#233;, journal de l'exposition &#171; Nous sommes foot &#187;, Mucem, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Le pari d'un football &#171; &lt;i&gt; qui ne serait pas seulement l'excuse d'un repli sur soi ou d'une virilit&#233; mal plac&#233;e, mais ouvert sur le monde, sur d'autres mondes possibles.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Clair Rivi&#232;re&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je ne devrais pas vous le dire, mais quand m&#234;me, on en est super fiers&#8230; Sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Foot et clich&#233;&lt;/i&gt;, journal de l'exposition &#171; Nous sommes foot &#187;, Mucem, Marseille, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Je ne devrais pas vous le dire, mais quand m&#234;me, on en est super fiers&#8230; Sur plus de 120 &#233;quipes, les Sardines du Pharo sont all&#233;es jusqu'en quart de finale !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des &#238;les au tr&#233;sors en pleine ville</title>
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		<dc:date>2018-08-22T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Frantz</dc:creator>


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&lt;p&gt;Un soir d'hiver, lors d'une r&#233;union en Bretagne, je me suis retrouv&#233; assis face &#224; une photo qui m'a interpell&#233;. On y voyait un gosse accroch&#233; &#224; un m&#226;t surplombant une cabane de trois &#233;tages. Et trois autres enfants regardant l'acrobate d'en bas, depuis une carcasse de voiture. Quand j'ai voulu en savoir plus, mes h&#244;tes &#8211; Marib&#233; et Michel &#8211; m'ont parl&#233; des Terrains d'aventure, belle odyss&#233;e dont ils ont &#233;t&#233; partie prenante dans les ann&#233;es 1970. Les Terrains d'aventure (TA) apparaissent en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no166-juin-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;166 (juin 2018)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un soir d'hiver, lors d'une r&#233;union en Bretagne, je me suis retrouv&#233; assis face &#224; une photo qui m'a interpell&#233;. On y voyait un gosse accroch&#233; &#224; un m&#226;t surplombant une cabane de trois &#233;tages. Et trois autres enfants regardant l'acrobate d'en bas, depuis une carcasse de voiture. Quand j'ai voulu en savoir plus, mes h&#244;tes &#8211; Marib&#233; et Michel &#8211; m'ont parl&#233; des Terrains d'aventure, belle odyss&#233;e dont ils ont &#233;t&#233; partie prenante dans les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Terrains d'aventure (TA) apparaissent en France dans les ann&#233;es 1970, fruits d'un r&#233;jouissant contexte d'&#233;bullition politique et de transformations soci&#233;tales. Une partie de la jeunesse, boost&#233;e par l'agitation de Mai 68, exp&#233;rimente alors tous azimuts : travail, habitat, vie communautaire, voyage et p&#233;dagogie. En parall&#232;le, Paris est secou&#233;e par de grandes transformations urbaines, les bulldozers d&#233;truisant des quartiers entiers, ne laissant derri&#232;re eux que d'immenses terrains vagues. C'est ainsi le cas du quartier de la place des F&#234;tes, dans le XIXe arrondissement de Paris. Les b&#226;timents insalubres logeant une population pauvre et cosmopolite laissent progressivement place &#224; des immeubles de propri&#233;taires, chassant les habitants les plus modestes en banlieue. Dans ces interstices de la ville en r&#233;novation, les terrains vagues constituent un espace de jeux id&#233;al pour les enfants &#8211; ambiance Quick et Flupke.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invent&#233;s dans les ann&#233;es 1930 par un paysagiste danois, les TA sont des espaces sans jeux pr&#233;fabriqu&#233;s, ni activit&#233;s pr&#233;m&#226;ch&#233;es. Ils sont encadr&#233;s par des animateurs laissant les enfants libres de leurs mouvements. Mieux : ces adultes leur donnent des outils et du mat&#233;riel afin qu'ils puissent construire ce qu'ils d&#233;sirent. En somme, ce sont des terrains vagues un peu institutionnalis&#233;s. En Grande-Bretagne, on les d&#233;signe sous le nom de &lt;i&gt;junk playground.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris, une premi&#232;re exp&#233;rience de TA voit le jour au d&#233;but des ann&#233;es 1970, dans le IVe arrondissement. Apr&#232;s en avoir eu vent, une association du XIXe, Place des F&#234;tes avenir, cr&#233;&#233;e pour revendiquer une maison de quartier dans le cadre de la r&#233;novation, d&#233;cide de mettre en place son propre Terrains d'aventure. Le projet met deux ans &#224; aboutir &#8211; longue d&#233;marche. En 1974, un terrain de 1 100 m&#232;tres carr&#233;s est finalement propos&#233; &#224; l'association. Seule condition : l'occupation sera temporaire.
Michel, qui a int&#233;gr&#233; Place des F&#234;tes avenir &#224; l'occasion d'un stage, se retrouve alors embauch&#233; comme animateur. &#171; &lt;i&gt;Le terrain &#233;tait clos par une palissade et ferm&#233; par un portail en bois&lt;/i&gt;, se souvient-il. &lt;i&gt;Quand il a ouvert en 1974, j'&#233;tais le seul intervenant, mais je recevais parfois le renfort de stagiaires. Un an plus tard, j'ai &#233;t&#233; rejoint par Marib&#233;, qui &#233;tait &#233;ducatrice de jeunes enfants. Un soulagement &#8211; jusqu'&#224; son arriv&#233;e, j'avais eu du mal &#224; assurer les horaires d'ouverture.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Feux et cabanes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e commence souvent de la m&#234;me fa&#231;on. D&#232;s qu'ils arrivent sur le terrain, les enfants allument un feu. &#171; &lt;i&gt;Les flammes atteignaient parfois deux-trois m&#232;tres&lt;/i&gt; &#187;, se rem&#233;more Michel. Et d'expliquer que les m&#244;mes utilisaient comme combustible tout ce qu'ils trouvaient dans le quartier. Jusqu'&#224; des bombes a&#233;rosols, qui explosaient dans le foyer. Dangereux ? Pas tant que &#231;a : &#171; &lt;i&gt;C'est vrai que les voisins ont souvent appel&#233; les pompiers. Mais il n'y jamais eu de r&#233;el probl&#232;me.&lt;/i&gt; &#187; Quant aux blessures, elles se limitent &#224; des clous enfonc&#233;s dans les pieds &#8211; rien de tr&#232;s grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre activit&#233; f&#233;tiche, la construction de cabanes. &#171; &lt;i&gt;On approvisionnait le terrain en mat&#233;riel qu'il fallait souvent renouveler. Surtout les marteaux et les scies, qui disparaissaient tr&#232;s vite... On r&#233;cup&#233;rait des palettes dans une entreprise et, de temps en temps, on achetait un stock de planches&lt;/i&gt;, raconte Michel. &lt;i&gt;Les cabanes tenaient debout, m&#234;me si leur conception et leur construction se faisaient &#224; l'instinct. Certaines &#233;taient m&#234;me carr&#233;ment ambitieuses : je me souviens que l'une d'entre elles reposait sur pilotis et qu'une autre comptait trois &#233;tages ! De toute fa&#231;on, elles &#233;taient d&#233;truites aussi vite qu'elles sortaient de terre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cabanes mises &#224; part, Marib&#233; et Michel n'ont pas toujours t&#226;che facile. Les logiques de bande posent parfois probl&#232;me. Tandis qu'&#224; l'inverse, &#171; &lt;i&gt;certains gamins paum&#233;s se retrouvaient tr&#232;s seuls et isol&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, souligne Marib&#233;. Quant aux enfants les plus &#226;g&#233;s, ils finissent par s'ennuyer sur ce terrain exigu&#235; dont ils font rapidement le tour. Animer plut&#244;t qu'&#233;duquer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel et Marib&#233; tiennent &#224; pr&#233;ciser qu'ils n'&#233;taient pas des &#233;ducateurs, mais bien des animateurs : &#171; &lt;i&gt;Notre r&#244;le &#233;tait de cr&#233;er un espace de libert&#233; pour les enfants en apportant un minimum de r&#232;gles de vie sociale.&lt;/i&gt; &#187; Ils veillent simplement &#224; ce qu'il n'y ait pas de d&#233;rapages en fixant quelques principes de base. Ils font ainsi en sorte d'&#233;viter les agressions physiques entre enfants et apportent leur aide &#224; ceux qui en ont besoin. Par ailleurs, une association est cr&#233;&#233;e pour que les TA se coordonnent : Action pour les Terrains d'aventure (ACTA). Elle permet aux animateurs d'organiser des rencontres, de s'entraider et d'&#233;changer &#224; un niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au bout de deux ans d'implication, Michel et Marib&#233; d&#233;cident d'arr&#234;ter l'exp&#233;rience. Leur appartement donne directement sur le terrain : ils ne peuvent jamais r&#233;ellement d&#233;crocher. Et leurs conditions de travail n'ont rien d'idylliques : &#171; &lt;i&gt;Le salaire &#233;tait tr&#232;s bas et les enfants les plus vieux nous posaient des probl&#232;mes&lt;/i&gt;, explique Michel. &lt;i&gt;Ils tournaient en rond, entrant de plus en plus souvent en conflit avec nous&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux autres animateurs les remplacent : Agn&#232;s et Bertrand. Eux s'investissent &#233;galement beaucoup et obtiennent un remodelage du terrain, qui permet une relance de l'activit&#233;. Au fil du temps, ils construisent une tyrolienne et un four, et organisent des ateliers de r&#233;paration de mobylettes. Progressivement, ils se muent ainsi en &#233;ducateurs. Mais pas pour longtemps : le terrain ferme un an plus tard, laissant place au chantier d'un nouvel immeuble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Terrain d'aventure vs jardin public&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quarante ans plus tard, Michel et Marib&#233; ont encore des &#233;toiles dans les yeux quand ils reviennent sur cette exp&#233;rience &#224; part. Et tous deux regrettent am&#232;rement qu'il n'existe plus de TA en France. La pression fonci&#232;re est pass&#233;e par l&#224; : &#171; &lt;i&gt;On ne laisse plus de terrain vague &#224; l'abandon en pleine ville !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jardins publics font aujourd'hui office de p&#226;les succ&#233;dan&#233;s aux TA : &#171; &lt;i&gt;C'est une utilisation passive de l'espace. Les enfants consomment les &#233;quipements mis &#224; leur disposition, lesquels ne laissent aucune place &#224; la cr&#233;ativit&#233;. Ce sont des adultes qui d&#233;cident ce qui est bon pour les enfants, avec une forte pr&#233;sence des parents. Le partage n'y est plus le m&#234;me : chacun am&#232;ne son seau pour le bac &#224; sable ! Cela n'a rien d'&#233;panouissant pour les gamins, qui ont besoin de sentir les &#233;l&#233;ments &#8211; la terre, le bois, le feu, l'eau.&lt;/i&gt; &#187; Bref, les deux anciens animateurs en sont convaincus : le jardin public ne favorise ni exploration, ni &#233;mancipation. Au contraire, il s'agit d'un espace de contr&#244;le social et de d&#233;possession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pourrait pourtant en &#234;tre autrement, soulignent Marib&#233; et Michel : &#171; &lt;i&gt;Il faudrait remodeler les parcs publics de mani&#232;re &#224; ce qu'un espace soit r&#233;serv&#233; aux enfants. Un lieu de libert&#233;. Mais il faudrait pour cela faire confiance aux m&#244;mes. Et d&#233;laisser en partie l'obsession de la s&#233;curit&#233; et des normes.&lt;/i&gt; &#187; Soit un vrai changement d'&#233;tat d'esprit en mati&#232;re d'&#233;ducation &#8211; pas demain la veille, malheureusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Frantz. Pour suivre les aventures, les productions et les r&#233;flexions de Frantz et Mathieu, des urbanistes pas comme les autres, visitez leur site &lt;a href=&#034;https://espascespossibles.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;esPASce POSSIBLE ?&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;illustration juliette iturralde&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Du berceau &#224; la tombe : Gardienne du dernier repos</title>
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		<dc:date>2015-01-01T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il y a 2 635 cimeti&#232;res en France. C'est dans l'un d'eux que CQFD a rencontr&#233; Nadine. Adjoint technique &#224; la mairie de Perpignan, voil&#224; trois ans qu'elle est gardienne. Un job qui lui pla&#238;t : &#171; Ici, c'est calme et on rencontre du monde. &#187; Seule nadine veut bien bavarder. Sa coll&#232;gue observe l'&#233;missaire de CQFD avec m&#233;fiance. La conciergerie de ce cimeti&#232;re de la p&#233;riph&#233;rie perpignanaise (Pyr&#233;n&#233;es-Orientales) ressemble &#224; une annexe de mairie. C'est ici qu'est r&#233;pertori&#233;, sur registre et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a 2 635 cimeti&#232;res en France. C'est dans l'un d'eux que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a rencontr&#233; Nadine&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Adjoint technique &#224; la mairie de Perpignan, voil&#224; trois ans qu'elle est gardienne. Un job qui lui pla&#238;t : &#171; &lt;i&gt;Ici, c'est calme et on rencontre du monde.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Seule nadine veut bien bavarder. Sa coll&#232;gue observe l'&#233;missaire de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; avec m&#233;fiance. La conciergerie de ce cimeti&#232;re de la p&#233;riph&#233;rie perpignanaise (Pyr&#233;n&#233;es-Orientales) ressemble &#224; une annexe de mairie. C'est ici qu'est r&#233;pertori&#233;, sur registre et logiciel, l'&#233;tat civil des occupants. Qu'un visiteur ne se souvienne plus de l'emplacement d'une tombe, la gardienne est l&#224; pour le renseigner. Punais&#233; au mur, un plan du boulevard des allong&#233;s, avec le num&#233;ro des all&#233;es et des caveaux. Non loin, un second plan figure une r&#233;cente extension&#8200;&#8211;&#8200;une autre est d'ores et d&#233;j&#224; pr&#233;vue sur les hauteurs, car l'endroit &#171; &lt;i&gt;se remplit vite, h&#233;las&lt;/i&gt; &#187;. Depuis une vingtaine d'ann&#233;es, en France, le taux annuel de mortalit&#233; reste stable, un peu en dessous de 9 / 1&#8200;000 habitants. Les progr&#232;s sont surtout notables c&#244;t&#233; mortalit&#233; infantile, qui a chut&#233; de 6 / 1&#8200;000 en 1994 &#224; 3,6 / 1 000 en 2013. N'emp&#234;che, 572 000 de nos compatriotes ont calanch&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1297 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH295/p08-11-cul-de-mort04-ef268.jpg?1782638292' width='400' height='295' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par L.L. de Mars.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il y a des choses que je ne pourrai pas dire&#8230;&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;vient Nadine, la cinquantaine tonique et avenante. Sa trajectoire professionnelle, c'est &lt;i&gt;from the craddle to the grave&lt;/i&gt;, du berceau &#224; la tombe. &#171; &lt;i&gt;J'ai travaill&#233; en cr&#232;che pendant sept ans, mais je ne supportais plus les cris des enfants, alors j'ai postul&#233; pour bosser dans un centre social. Sauf que je me suis retrouv&#233;e seule pendant six mois pour g&#233;rer le centre, c'est devenu trop difficile, alors j'ai demand&#233; &#224; partir.&lt;/i&gt; &#187; Un ami lui propose un poste au cimeti&#232;re. Nadine n'est pas emball&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Je trouvais &#231;a morbide, j'imaginais les cadavres, j'ai mis du temps &#224; prendre ma d&#233;cision.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La porte du bureau s'ouvre soudain sur un gars sap&#233; comme un ministre. Pensant voir d&#233;bouler un sup&#233;rieur hi&#233;rarchique, l'&#233;missaire de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; planque le dictaphone, mais il s'agit d'un croque-mort qui s'enquiert de l'emplacement de la prochaine inhumation. Par la fen&#234;tre, on aper&#231;oit le corbillard et le cort&#232;ge. Dehors, les mines serr&#233;es par le deuil ; dedans, une blague salace de l'employ&#233; qui sifflote le hit 80's de Sabrina, &#171; &lt;i&gt;Boys boys boys&lt;/i&gt; &#187;. Les joues des dames rosissent, tandis que le croque-mort remballe sa drague &#233;ph&#233;m&#232;re. Le temps presse, la coll&#232;gue de Nadine prend la t&#234;te du convoi dans l'all&#233;e. Elle se doit d'escorter les proches jusqu'&#224; la s&#233;pulture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On imagine que le cimeti&#232;re est un endroit triste, mais pas du tout&lt;/i&gt;, confie Nadine. &lt;i&gt;&#192; part le moment des enterrements, les gens passent, discutent, plaisantent. Et puis surtout, on parle de tout sauf de la mort.&lt;/i&gt; &#187; Petit tour dans les all&#233;es arbor&#233;es. L'endroit est r&#233;put&#233; pour ses belles architectures v&#233;g&#233;tales. Un paysagiste taille une haie ; plus loin, deux marbriers ma&#231;onnent une st&#232;le. Ce petit monde pla&#238;t &#224; Nadine, tous ces m&#233;tiers font vivre le lieu. Sur la droite, les tombes du carr&#233; juif. La loi de 1905 sur la la&#239;cit&#233; a d&#251; jouer les funambules : elle autorise les signes religieux sur &#171; &lt;i&gt;des &#233;difices servant aux cultes, des terrains de s&#233;pulture dans les cimeti&#232;res, des monuments fun&#233;raires, ainsi que des mus&#233;es ou expositions&lt;/i&gt; &#187;. L'existence de carr&#233;s confessionnels, juifs ou musulmans, est laiss&#233;e &#224; la discr&#233;tion du maire de la commune. En 2009, le sociologue Atmane Aggoun indiquait que 80% des d&#233;funts originaires du Maghreb &#233;taient enterr&#233;s au bled, en raison notamment de la raret&#233; des carr&#233;s musulmans. Co&#251;t moyen du rapatriement, &#171; &lt;i&gt; 2 000 &#224; 3 000&#8200;euros pour les rapatriements &#224; destination des pays du Maghreb, en sachant que le prix d&#233;pend du poids, puisque le d&#233;funt et son cercueil sont assimil&#233;s &#224; du fret par les compagnies a&#233;riennes&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moignait une g&#233;rante de pompes fun&#232;bres de Rillieux-la-Pape (Rh&#244;ne)&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.leprogres.fr/economie/2011/11/0....&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Une somme souvent collect&#233;e gr&#226;ce &#224; la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Rien n'est gratuit au niveau de la mort&lt;/i&gt; &#187;, philosophe Nadine. Location de casier ou de columbarium&#8200;&#8211;&#8200;&#233;difice o&#249; sont plac&#233;es les cendres fun&#233;raires&#8200;&#8211; ou vente de terrain, le business r&#244;de toujours. La gardienne se fait &#233;pici&#232;re : &#171; &lt;i&gt;La location de quinze ans pour une concession en terre, c'est 312&#8200;euros ; 546&#8200;euros pour 30&#8200;ans. Les casiers, c'est plus cher : pour 50 ans, c'est 2 900&#8200;euros. Quant &#224; l'achat, tout d&#233;pend du terrain. Si tu ach&#232;tes un petit terrain pour un caveau quatre places, le prix n'est pas le m&#234;me qu'un grand terrain pour un caveau double, &#231;a peut varier du simple au triple. Sans compter qu'apr&#232;s, il y a la construction. Parce que l&#224;, c'est le terrain vide. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Mourir, &#231;a co&#251;te de l'argent&lt;/i&gt;, r&#233;p&#232;te la dame.&lt;i&gt; Si tu veux rajouter un mort dans le caveau familial, il te faut avoir l'autorisation du concessionnaire, aller &#224; la mairie et faire une demande d'ouverture. Tout &#231;a se paie. Pareil pour la parution d'une annonce dans le journal, j'ai entendu dire que c'&#233;tait dans les 200&#8200;euros.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Avec un tarif moyen de 150&#8200;euros, les avis de d&#233;c&#232;s constituent pour ces journaux&lt;/i&gt; [quotidiens r&#233;gionaux] &lt;i&gt;une source de revenus importante&lt;/i&gt; &#187;, confirmait un article du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; rappelant que si le prix des annonces de d&#233;c&#232;s restait &#233;lev&#233;, c'est que le march&#233; &#233;tait encore &#171; captif&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La presse r&#233;gionale se lance sur le march&#233; des avis de d&#233;c&#232;s sur Internet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La seule chose de gratuite, c'est la dispersion des cendres&lt;/i&gt; &#187;, conclut Nadine. Mais depuis 2008, une loi est venue grignoter cette parcelle de libert&#233;. Pr&#233;cisons que la cr&#233;mation conna&#238;t un v&#233;ritable engouement&#8200;&#8211;&#8200;70 % de la population l'envisagerait. L'&#201;tat est donc venu siffler la fin de la r&#233;cr&#233; post-mortem. Au prix d'une mise &#224; jour juridique les cendres sont d&#233;sormais assimil&#233;es &#224; un corps inhum&#233;&#8213;, la dispersion, si elle est toujours tol&#233;r&#233;e en pleine nature, est d&#233;sormais r&#233;glement&#233;e dans les cimeti&#232;res. Les cendres doivent &#234;tre d&#233;pos&#233;es dans les columbariums ou mises en commun dans des espaces po&#233;tiquement nomm&#233;s &#171; Jardin du souvenir &#187;. En outre, fini les cendres de P&#233;p&#233; tr&#244;nant sur le linteau de la chemin&#233;e, la loi n'autorise plus la conservation &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par bonheur, hormis le &lt;i&gt;rush&lt;/i&gt; de la Toussaint, le cimeti&#232;re reste un espace o&#249; les d&#233;ambulations se font encore &#224; l'abri de cette marchandisation qui s'immisce partout. Il n'est qu'&#224; s'y balader pour constater que le lieu conserve une ambiance de sanctuaire o&#249; il est encore permis de cheminer lentement en pr&#234;tant l'oreille au bruissement des arbres. Parfois Nadine entend des bruits dans les all&#233;es, elle fur&#232;te mais ne voit rien. La frousse ? Pas du tout. Il faut accepter d'&#234;tre ici entour&#233;e de pr&#233;sences. &#171; &lt;i&gt;Les gens viennent ici comme s'ils &#233;taient chez eux. Ils se sentent libres. Devant le caveau, il se cr&#233;e une part d'intimit&#233; que nous respectons. Certains viennent arroser, d'autres chipent des fleurs sur le tombeau d'&#224; c&#244;t&#233;. Pour beaucoup de personnes &#226;g&#233;es, c'est la sortie de la journ&#233;e. Elles dialoguent &#224; voix haute avec le d&#233;funt. On ne les emb&#234;te pas.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas s&#251;r que ce climat r&#233;siste &#224; la fureur de nos temps modernes : depuis peu, certains cimeti&#232;res s'&#233;quipent de cam&#233;ras de vid&#233;osurveillance. &#192; Lambres-Lez-Douai (Nord), la mairie affirme que gr&#226;ce au dispositif le nombre de plaintes pour d&#233;gradation a baiss&#233;. Vision &#224; 360&#176;, d&#233;tecteurs de mouvement : au cas o&#249; les 1 800 locataires du lieu rejoueraient &lt;i&gt;La Nuit des Morts-Vivants&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le dossier &#034;La mort qui tue&#034;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Y-a-t-il-une-vie-avant-la-mort&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Y-a-t-il une vie avant la mort ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Transhumanisme-La-mort-dans-l-ame&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Transhumanisme : La mort dans l'&#226;me&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Deuil-Lola-le-crabe-et-les&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lola, le crabe et les perdants magnifiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Numerique-Poussiere-tu-etais&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Poussi&#232;re tu &#233;tais, pixels tu seras !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Service-rea-Entre-la-vie-et-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Service r&#233;a : Entre la vie et la mort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.leprogres.fr/economie/2011/11/01/le-rapatriement-de-corps-profite-aux-pompes-funebres-communautaires&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.leprogres.fr/economie/2011/11/0...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; La presse r&#233;gionale se lance sur le march&#233; des avis de d&#233;c&#232;s sur Internet &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 10/05/2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un dimanche au jardin</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Un-dimanche-au-jardin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Un-dimanche-au-jardin</guid>
		<dc:date>2011-02-24T07:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Suppl&#233;ment</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;mi</dc:subject>
		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
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		<dc:subject>parcelle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Marseille, il n'y a pas que les bulldozers d'Eurom&#233;diterran&#233;e, les m&#233;tros qui s'arr&#234;tent juste avant les quartiers Nord et les bancs publics remplac&#233;s par des panneaux de pub. Il y a aussi le Jardin, une association potag&#232;re, artistique et conviviale. Autant l'avouer tout de suite : quand on est l&#224;-haut, on n'est pas loin de penser que c'est un bout de paradis. Parce que ce sont des copains et qu'on y tra&#238;ne souvent nos gu&#234;tres ? Sans doute. Mais surtout parce que c'est un lieu comme on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no85-janvier-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;85 (janvier 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Supplement" rel="tag"&gt;Suppl&#233;ment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remi" rel="tag"&gt;R&#233;mi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais" rel="tag"&gt;Mais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jardins" rel="tag"&gt;jardins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jardin" rel="tag"&gt;jardin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/terrain" rel="tag"&gt;terrain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/belle" rel="tag"&gt;belle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-Artichaut" rel="tag"&gt;l'Artichaut&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parcelles" rel="tag"&gt;parcelles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parcelle" rel="tag"&gt;parcelle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, il n'y a pas que les bulldozers d'Eurom&#233;diterran&#233;e, les m&#233;tros qui s'arr&#234;tent juste avant les quartiers Nord et les bancs publics remplac&#233;s par des panneaux de pub. Il y a aussi le Jardin, une association potag&#232;re, artistique et conviviale. Autant l'avouer tout de suite : quand on est l&#224;-haut, on n'est pas loin de penser que c'est un bout de paradis. Parce que ce sont des copains et qu'on y tra&#238;ne souvent nos gu&#234;tres ? Sans doute. Mais surtout parce que c'est un lieu comme on n'en conna&#238;t pas beaucoup, un petit morceau d'utopie en construction permanente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH378/Jardin_def-20157.jpg?1782638292' width='400' height='378' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le quartier populaire de La Belle de Mai &#224; Marseille, une colline surplombe l'autoroute a&#233;rienne imbriqu&#233;e dans la ville. On y grimpe, au d&#233;tour d'un boulevard, par une rue aussi &#233;troite qu'abrupte. &#192; mi-c&#244;te, une porte en ferraille s'ouvre sur un chemin de terre : on entre dans le Jardin de Gibraltar. Le terrain, propri&#233;t&#233; de la ville, est lou&#233; par parcelles &#224; des particuliers et &#224; diverses associations pour y cultiver la terre. D'embl&#233;e, le territoire est s&#233;par&#233; entre une zone grillag&#233;e et un espace ouvert, vaste plateau de 850 m2 qui donne sur les pentes. Un rocher peint annonce : &#171; &lt;i&gt; Ce lieu est aux habitants d'ici et d'ailleurs, &#224; tous ceux qui veulent y planter leur graine. Prenez-en soin. &lt;/i&gt; &#187; C'est sur cet espace-l&#224; que l'Artichaut s'active. &lt;a href=&#034;http://www.lartichaut.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Artichaut&lt;/a&gt;, une association cr&#233;&#233;e en 2006 &#224; l'initiative de Steffi, la trentaine, Allemande nourrie de l'exp&#233;rience des jardins interculturels qui fleurissent outre-Rhin&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Les Vieux Dossiers sur l'histoire des jardins, dans le m&#234;me num&#233;ro.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;En arrivant &#224; Marseille, j'ai cherch&#233; s'il y avait des lieux comme &#231;a. L'id&#233;e n'est pas de recr&#233;er plein de jardins dans la ville ou de pr&#244;ner le retour &#224; la terre, mais d'ouvrir un endroit o&#249; les gens peuvent se rassembler et r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qu'on peut faire d'autre : la f&#234;te, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre&#8230; Le jardinage est une activit&#233; parmi d'autres, un moyen.&lt;/i&gt; &#187; Et pourquoi l'Artichaut ? &#171; &lt;i&gt; D&#233;j&#224; parce que c'est une belle fleur, et que &#231;a prend deux ans &#224; le cultiver, il faut de la patience. Ensuite, parce qu'il y a le mot &#8220;art&#8221; dedans et que &#231;a correspond &#224; notre mani&#232;re de voir le jardinage.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'art ancr&#233; dans le social, de l'art avec et pour les habitants du quartier. Un des deux emplois aid&#233;s de l'association a permis d'embaucher Tristan, &lt;a href=&#034;http://www.tristanfavre.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;artiste plasticien&lt;/a&gt; qui travaille sur la critique de l'urbanisme lib&#233;ral et la r&#233;appropriation de l'espace public. C'est lui qui fait la visite du potager : &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;part, le terrain &#233;tait en friche, on gardait l'acc&#232;s ouvert en permanence, dans l'id&#233;e du jardin communautaire. Mais des personnes ont demand&#233; &#224; avoir leur propre parcelle, alors on a d&#233;velopp&#233; les deux. Une quinzaine de personnes viennent r&#233;guli&#232;rement. Ici, c'est la parcelle d'un instituteur, l&#224; celle un vieil Alg&#233;rien du quartier, l&#224;, &lt;a href=&#034;http://www.gruik.asso.st&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gruik&lt;/a&gt;, un collectif qui pr&#233;pare un court-m&#233;trage d'animation, l&#224; une famille, l&#224; l'association &lt;a href=&#034;http://www.instantsvideo.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Instants Vid&#233;o&lt;/a&gt;, l&#224; ce sont deux classes sp&#233;cialis&#233;es du coll&#232;ge du coin...&lt;/i&gt; &#187; La convention conclue avec le coll&#232;ge permet d'initier les minots au &lt;i&gt;land art&lt;/i&gt;. En 2008, via un &#233;change europ&#233;en, huit gamins d'ici sont partis dans un jardin interculturel tenu par des Bosniaques &#224; Berlin, et huit minots berlinois sont venus d&#233;couvrir La Belle de Mai. Au niveau local, l'Artichaut fait partie du r&#233;seau des &lt;a href=&#034;http://www.reseaujsm.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jardins solidaires m&#233;diterran&#233;ens&lt;/a&gt;, qui &#233;change pratiques et actions de sensibilisation. On s'approvisionne en semences bio aupr&#232;s de producteurs artisanaux engag&#233;s dans la d&#233;fense de la biodiversit&#233;, comme &lt;a href=&#034;http://www.germinance.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Germinance&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://www.kokopelli.asso.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kokopelli&lt;/a&gt;, et on prend des conseils sur les cultures aupr&#232;s de la coop&#233;rative agricole de Longoma&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dimanche d'octobre, l'Artichaut, en lien avec l'association &#224; qui le terrain est lou&#233;, la Fraternit&#233; de La Belle de mai, attribue de nouvelles parcelles : l'appel est lanc&#233; publiquement, vient qui veut. Et sont venus, ce jour-l&#224;, une association de Comoriens, d'anciens stagiaires de la radio associative militante du coin, &lt;a href=&#034;http://www.radiogalere.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Gal&#232;re&lt;/a&gt;, des jeunes arriv&#233;s l&#224;, au d&#233;part, via une structure de r&#233;insertion et qui d&#233;cident de cr&#233;er leur propre rapport au lieu en travaillant un bout de terrain avec leurs compagnes, et diverses personnes. Steffi explique le fonctionnement : &#171; &lt;i&gt;Ce sont des jardins familiaux qu'on ouvre aujourd'hui, mais la famille au sens large : les amis, les colocs&#8230; Les conditions pour avoir une parcelle, c'est de cotiser entre cinq et dix euros &#224; l'ann&#233;e, de venir r&#233;guli&#232;rement et de s'occuper aussi des parcelles des autres : s'il y a des escargots, on cherche ensemble comment faire, si une parcelle est abandonn&#233;e, on s'en occupe un peu. La formation se fait avec les connaissances de tout le monde, et, au final, &#231;a fait une bonne &#233;quipe d'autodidactes. On a d&#233;j&#224; des outils dans le cabanon, ils sont collectifs.&lt;/i&gt; &#187; Il y a 60 m2 &#224; se partager, et chacun commence &#224; b&#234;cher. Des gamins roms qui habitaient dans le coin auparavant passent faire un tour de balan&#231;oire, et se mettent bient&#244;t &#224; retourner la terre avec les autres. Leur grande s&#339;ur arrive, et salue tout le monde : quelques mots en italien par-ci, quelques phrases en allemand par-l&#224;, un peu de fran&#231;ais, un peu de romani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la r&#233;colte, au fait, s'enqui&#232;rent les nouveaux jardiniers, &#224; qui elle va ? &#171; &lt;i&gt;Elle sera pour celui qui a la parcelle, c'est sympa s'il peut offrir quelques tomates aux autres ensuite. Chaque mois, on propose un mercredi et un dimanche ensemble, on partage un repas.&lt;/i&gt; &#187; Des repas qui commencent en d&#233;but d'apr&#232;s-midi et qui se poursuivent tard le soir, par des concerts de musique kurde, afghane ou exp&#233;rimentale, et par des projections en plein air organis&#233;es par le collectif &lt;a href=&#034;http://cinedahdah.over-blog.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cin&#233; Dahdah&lt;/a&gt; ou par les associations qui cultivent un lopin au Jardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'aventure hors du territoire de l'Artichaut, dans le labyrinthe des parcelles cl&#244;tur&#233;es, pour aller demander leur avis aux autres locataires du terrain. Au fin fond des ruelles improvis&#233;es, quelques particuliers font la moue : &#171; &lt;i&gt; S'ils ne cl&#244;turent pas, les jeunes viendront casser, il y aura des vols, des bagarres ! Ici, on en a, c'est bien pour &#231;a qu'on se prot&#232;ge.&lt;/i&gt; &#187; Steffi temp&#232;re : &#171; &lt;i&gt; Au d&#233;but, comme on a pris le parti d'une d&#233;marche tr&#232;s ouverte, on a eu des soucis de vols de r&#233;coltes, de mat&#233;riel cass&#233;, mais il ne faut rien exag&#233;rer. Et puis, depuis un an, &#231;a va : depuis qu'on a appris &#224; construire des cabanes plus solides, que des familles du quartier ont des parcelles et qu'on travaille avec le coll&#232;ge.&lt;/i&gt; &#187; Et puis de toutes fa&#231;ons : &#171; &lt;i&gt;On va commencer, si &#231;a ne marche pas on verra bien.&lt;/i&gt; &#187; Et ce dimanche-l&#224;, &#231;a marchait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/La-terre-rend-libre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Vieux Dossiers sur l'histoire des jardins&lt;/a&gt;, dans le m&#234;me num&#233;ro.&lt;/p&gt;
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