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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le feu &#224; La Plaine</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


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&lt;p&gt;Par deux fois, en d&#233;cembre (2016), les forains de La Plaine ont paralys&#233; une partie du centre de Marseille pour protester contre un projet de r&#233;novation de la place qui condamne le plus populaire des march&#233;s de la ville. La bataille, qui s'annonce rude, ne fait que commencer. &#171; Ils vont mettre 300 forains et leurs familles &#224; la rue, c'est comme un plan social ! &#187;, s'exclame Patricia, qui vend du pr&#234;t-&#224;-porter f&#233;minin sur ce march&#233; depuis le si&#232;cle dernier. Le projet de r&#233;novation de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Par deux fois, en d&#233;cembre (2016), les forains de La Plaine ont paralys&#233; une partie du centre de Marseille pour protester contre un projet de r&#233;novation de la place qui condamne le plus populaire des march&#233;s de la ville. La bataille, qui s'annonce rude, ne fait que commencer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3066 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH503/-1300-fb10c.jpg?1780010525' width='500' height='503' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne Savoye
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; I&lt;/span&gt;ls vont mettre 300 forains et leurs familles &#224; la rue, c'est comme un plan social ! &#187;&lt;/i&gt;, s'exclame Patricia, qui vend du pr&#234;t-&#224;-porter f&#233;minin sur ce march&#233; depuis le si&#232;cle dernier. Le projet de r&#233;novation de la place Jean-Jaur&#232;s (La Plaine pour les Marseillais) vient de tomber le masque. &lt;i&gt;La Provence &lt;/i&gt;a publi&#233; de jolies images de synth&#232;se o&#249; la place appara&#238;t lumineuse et d&#233;gag&#233;e, avec des arbres de Jud&#233;e en fleurs et des &#234;tres diaphanes flottant sur une esplanade toute lisse. Qui ne se r&#233;jouirait pas d'un espace enfin lib&#233;r&#233; de l'emprise automobile, ouvert aux &#233;bats des minots et &#224; la sereine consommation de boissons rafra&#238;chissantes en terrasse des bars ? Qui s'opposerait &#224; la disparition des grilles qui enserrent aujourd'hui jeux d'enfants et magnolias centenaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, ce songe d'air pur&lt;/strong&gt; et de paix civile cache quelques entourloupes. Rien n'a &#233;t&#233; propos&#233; aux forains ni aux commer&#231;ants s&#233;dentaires, pour assurer leur survie pendant un chantier qui va s'&#233;terniser (deux ans et demi minimum). Onze millions d'euros ont &#233;t&#233; budg&#233;tis&#233;s pour ce grand chambardement, alors qu'il n'y a pas d'argent pour les &#233;coles ou les installations sportives de proximit&#233; : pour quel profit ? Aucune alternative n'est pr&#233;vue pour les 250 places de stationnement supprim&#233;es. Les grandes terrasses des nouveaux &#233;tablissements que la mairie r&#234;ve d'attirer (les commerces actuels auront fait faillite au fil du chantier) privatiseront l'espace et provoqueront des conflits d'usage avec le march&#233; (lift&#233; et r&#233;duit de moiti&#233;), les jeux d'adolescents ou les &#171; usages d&#233;viants &#187; type carnaval, sardinade du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai ou repas de quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les forains, &lt;/strong&gt;dans le collimateur d'une mairie qui veut expurger un march&#233; d'aubaines trop truculent et chaleureux &#224; son go&#251;t, ne d&#233;col&#232;rent pas. Ils ont fait entendre leurs voix et leurs klaxons jusque sous les fen&#234;tres du maire. Le jeudi 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre, une centaine de fourgons d&#233;cor&#233;s de pancartes (&#171; &lt;i&gt;Le march&#233;, c'est le coeur du quartier &#187;&lt;/i&gt;, &#171; &lt;i&gt;Tout ce qui se fait sans nous se fait contre nous &#187;&lt;/i&gt;&#8230;) ont d&#233;boul&#233; sur la Canebi&#232;re pour aller bloquer le quai de la Mairie. Mme Lota, d&#233;l&#233;gu&#233;e aux emplacements, a re&#231;u trois forains et un avocat pour leur confirmer que rien n'a &#233;t&#233; pr&#233;vu pour les sauver de la ruine, puis leur a claqu&#233; la porte au nez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le jeudi 15, &lt;/strong&gt;la m&#234;me op&#233;ration escargot, accompagn&#233;e par des membres de l'assembl&#233;e de La Plaine, a cette fois parcouru un itin&#233;raire trois fois plus long, pour finir devant les locaux de la Soleam (organisme charg&#233; de la r&#233;habilitation du centre-ville) et bloquer la Canebi&#232;re pendant deux heures. Pas de discours, mais des cris de col&#232;re, des ch&#339;urs d&#233;tournant les chants du V&#233;lodrome et une grondante Marseillaise&#8230; La suite ? une journ&#233;e d'information pour rompre avec l'opacit&#233; des man&#339;uvres municipales (le pr&#233;sident de la Soleam, G&#233;rard Chenoz, a d&#233;clar&#233; qu'il ne parlait pas aux &#233;ternels m&#233;contents) ; pourquoi pas une conf&#233;rence associant sociologues et forains pour r&#233;affirmer la l&#233;gitimit&#233; et l'utilit&#233; sociale du march&#233; ; de possibles recours l&#233;gaux ; et bien s&#251;r d'autres manifs plus massives. Comme le souligne un journalier, &#171; &lt;i&gt;pour l'instant, seuls les forains abonn&#233;s ont manifest&#233;, mais le jour o&#249; les journaliers, qui craignent des repr&#233;sailles, se rendront compte qu'ils n'ont plus rien &#224; perdre, &#231;a va faire mal ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bruno Le Dantec&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Chez Gemalto : Le cadre se rebiffe (&#224; peine)</title>
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		<dc:date>2018-03-24T08:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Bernard, Jean-Baptiste Legars</dc:creator>


		<dc:subject>une1_sommaire</dc:subject>
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		<dc:subject>&#201;tienne Savoye</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Cette bo&#238;te fait dans la cybers&#233;curit&#233;, licencie tranquille 10 % de ses effectifs, en majorit&#233; des cadres ou ing&#233;nieurs, et une fois mise &#224; poil s'offre au g&#233;ant Thales... &#171; Eh bien, c'est leur probl&#232;me &#187;, s'est-on dit &#224; CQFD. Avant de nous raviser... Quand m&#234;me, &#231;a pose question : comment r&#233;agit un cadre lorsque p&#232;se la menace de se faire lourder tel un vulgaire prolo ? Apr&#232;s m&#251;re r&#233;flexion, le Chien rouge a d&#233;cid&#233; de mettre ses deux plus beaux Jean-Baptiste sur le coup. M&#234;me Beno&#238;t (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/plan-social" rel="tag"&gt;plan social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Benoit" rel="tag"&gt;Beno&#238;t&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/plan-6124" rel="tag"&gt;plan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Benoit-Hamon" rel="tag"&gt;Beno&#238;t Hamon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Gemalto" rel="tag"&gt;Gemalto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rendu-compte" rel="tag"&gt;rendu compte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Hamon-s-en" rel="tag"&gt;Hamon s'en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L109xH150/arton2120-89c0e.jpg?1780009758' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette bo&#238;te fait dans la cybers&#233;curit&#233;, licencie tranquille 10 % de ses effectifs, en majorit&#233; des cadres ou ing&#233;nieurs, et une fois mise &#224; poil s'offre au g&#233;ant Thales... &#171; &lt;i&gt;Eh bien, c'est leur probl&#232;me&lt;/i&gt; &#187;, s'est-on dit &#224; &lt;i&gt;CQFD.&lt;/i&gt; Avant de nous raviser... Quand m&#234;me, &#231;a pose question : comment r&#233;agit un cadre lorsque p&#232;se la menace de se faire lourder tel un vulgaire prolo ? Apr&#232;s m&#251;re r&#233;flexion, le Chien rouge a d&#233;cid&#233; de mettre ses deux plus beaux Jean-Baptiste sur le coup.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me Beno&#238;t Hamon s'en est rendu compte. Le plan social de Gemalto, annonc&#233; le 30 novembre et qui vise 288 postes (soit pr&#232;s de 10 % des effectifs fran&#231;ais) sur les sites de Meudon (Hauts-de-Seine), G&#233;menos et La Ciotat (Bouches-du-Rh&#244;ne) &#171; s&lt;i&gt;e fait dans la p&#233;nombre, &#224; bas bruit, sans faire de vague&lt;/i&gt; &#187;. Et l'ex-candidat &#224; la pr&#233;sidentielle d'interpeller les salari&#233;s, le 6 f&#233;vrier, lors d'une visite sur site : &#171; &lt;i&gt;Si vous ne politisez pas le dossier, si &#231;a ne pique pas, &#231;a ne bougera pas. Je ne vous demande pas de br&#251;ler des pneus, mais il faut d&#233;finir vos actions.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans &#171; La Ciotat : Beno&#238;t Hamon est venu apporter son soutien aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; Il est vrai qu'on entend peu causer, &#224; l'ap&#233;ro comme chez Pernaut, de ce limogeage en r&#232;gle de cadres et d'ing&#233;nieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, il faut bien l'avouer, on ne s'apitoie pas forc&#233;ment sur le sort de ces salari&#233;s &#233;voluant dans le secteur de la s&#233;curit&#233; num&#233;rique. Le slogan de leur bo&#238;te ? &#171; &lt;i&gt;Security to be free &lt;/i&gt; &#187;. V&#233;ridique. Et le moins qu'on puisse dire est que Gemalto met une partie de son slogan en application &#8211; celle qui concerne la &#171; security &#187;. En septembre 2016, par exemple, elle se disait fi&#232;re &#171; &lt;i&gt;d'apporter son soutien &#224; la D&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale &#224; la s&#251;ret&#233; nationale du Cameroun dans sa lutte contre la fraude et la contrefa&#231;on de documents d'identit&#233;&lt;/i&gt; &#187; en gravant &#171; &lt;i&gt;au laser des photos couleur haute r&#233;solution dans le corps de la carte&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sauvegarde de la comp&#233;titivit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an plus tard, la soci&#233;t&#233; pavoisait tout pareil en proclamant que ses passeports biom&#233;triques sont &#171; &lt;i&gt;utilis&#233;s dans plus de trente pays&lt;/i&gt; &#187;. Et du m&#234;me &#233;lan, elle se r&#233;jouissait que son tout nouveau syst&#232;me Cabis, qui prend en charge la &#171; &lt;i&gt;reconnaissance des empreintes digitales, des empreintes palmaires, du visage et de l'iris&lt;/i&gt; &#187; acc&#233;l&#232;re &#171; &lt;i&gt;le d&#233;ploiement de services de biom&#233;trie pour les forces de l'ordre et autres agences gouvernementales&lt;/i&gt; &#187;. Bref, Gemalto, c'est le bras num&#233;rique de la police et de nombre d'administrations de contr&#244;le. Sans que les salari&#233;s n'y voient malice. &#192; l'image de Christophe Bassas, syndicaliste de la bo&#238;te encart&#233; &#224; FO : &#171; &lt;i&gt;Non, personne n'a fait de remarque sur notre r&#244;le dans la soci&#233;t&#233; de contr&#244;le quand on a appel&#233; au soutien face au plan social. C'est d'ailleurs la premi&#232;re fois qu'on me pose la question.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le d&#233;bat resurgit pourtant souvent. Pour dernier avatar, la pol&#233;mique ayant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2261 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH557/-534-d3af6.jpg?1779613334' width='400' height='557' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Vincent Croguennec.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pas si &#233;tonnant, au fond. C'est sans doute aussi &#171; la premi&#232;re fois &#187; que ces salari&#233;s se &#171; posent la question &#187; de la construction d'un rapport de force avec leur direction. Quand on est cadre (ce qui est le cas d'une majorit&#233; des salari&#233;s), qu'on a vingt ans d'anciennet&#233; dans une bo&#238;te ayant fait sa fortune et sa renomm&#233;e avec l'invention et la commercialisation de la carte &#224; puce, et qu'on &#233;marge en moyenne &#224; 4 500 &#8364; net par mois, on ne s'embarrasse pas de ce genre de consid&#233;ration. Ou plut&#244;t : on ne s'embarrassait pas. Parce que depuis, la r&#233;forme du Code du travail de Myriam El Khomri est pass&#233;e par l&#224; (en 2016). Et la macronesque r&#233;forme par ordonnances du Code du travail est repass&#233;e par ici. Pour r&#233;sultat, l'article L1233-3, qui introduit la notion de sauvegarde de la comp&#233;titivit&#233; et permet &#224; une entreprise de licencier m&#234;me si elle se porte bien. C'est le cas de Gemalto : malgr&#233; des pertes dans l'Hexagone, les b&#233;n&#233;fices de cette multinationale (de droit n&#233;erlandais) sont estim&#233;s &#224; 300 millions d'euros pour l'ann&#233;e 2017. Pis encore : quelques semaines apr&#232;s l'annonce du plan social, les salari&#233;s de Gemalto ont appris que leur soci&#233;t&#233; serait rachet&#233;e par Thales d'ici la fin de l'ann&#233;e. Un g&#233;ant de 35 000 salari&#233;s en France, dont l'&#201;tat est actionnaire, et qui se d&#233;fait de 288 postes juste avant d'aligner l'oseille. La bonne blague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ce n'est pas dans notre culture &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi se laisser porter par une juste r&#233;volte pour monter au charbon ? Pas tellement. &#171; &lt;i&gt;On n'a pas obtenu grand-chose pour l'instant&lt;/i&gt;, se lamente le syndicaliste FO contact&#233; par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Mais nous n'avons pas trop de moyens de pression &#8211; qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Gemalto, c'est essentiellement une population de cadres. Et les cadres ne sont pas des gens qu'on mobilise comme des ouvriers.&lt;/i&gt; &#187; Pour seule r&#233;elle journ&#233;e d'action : une gr&#232;ve le 12 d&#233;cembre. Sinon, macache. La lutte, &#231;a ne va pas toujours de soi... &#171; &lt;i&gt;Nous sommes des cadres, donc sans doute des gens qui ont pour habitude de trop r&#233;fl&#233;chir, de trop discuter&#8230;. Un d&#233;l&#233;gu&#233; c&#233;g&#233;tiste nous l'a d'ailleurs reproch&#233; : selon lui, si on veut obtenir quelque chose, il faut tout bloquer, tout p&#233;ter. Mais ce n'est pas dans notre culture.&lt;/i&gt; &#187; Et le syndicaliste de justifier : &#171; &lt;i&gt;M&#234;me si on se lan&#231;ait dans un mouvement de gr&#232;ve et de blocage des sites, il ne porterait pas forc&#233;ment ses fruits. Nous travaillons sur un temps plut&#244;t long, dans des conditions proches de la recherche. On peut toujours s'arr&#234;ter pendant une semaine ou deux, personne ne s'en apercevra...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re est pourtant bien pr&#233;sente, &#224; en croire les t&#233;moignages de certains salari&#233;s recueillis par la presse locale&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Publi&#233;s dans l'&#233;dition de La Provence du 23/01/18, ces t&#233;moignages ont &#233;t&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;J'ai &#233;t&#233; embauch&#233; &#224; 30 ans, et j'ai v&#233;cu &#224; Gemalto la partie la plus dynamique de ma carri&#232;re, comme nombre de mes coll&#232;gue&lt;/i&gt;s, explique ainsi Bertrand. &lt;i&gt;Nous nous sommes impliqu&#233;s, nous avons acquis des comp&#233;tences, nous avons chang&#233; de poste lorsqu'il le fallait, nous avons accept&#233; d'&#234;tre flexibles. Nous avons &#233;t&#233; des salari&#233;s tr&#232;s loyaux, on avait confiance, c'&#233;tait un pacte. Et l&#224;, la direction nous oublie, nous, tous les gens qui ont fait cette soci&#233;t&#233;. Nous l'avons cr&#233;&#233;e, nous lui avons donn&#233; sa valeur.&lt;/i&gt; &#187; Et H&#233;l&#232;ne d'en remettre une couche : &#171; &lt;i&gt;Les ordonnances Macron facilitent les proc&#233;dures collectives de d&#233;parts. Non pas pour les PME comme annonc&#233;, mais bel et bien pour les grandes entreprises comme on peut le voir dans les m&#233;dias. Je suis d&#233;&#231;ue par La R&#233;publique en marche, pour qui j'ai vot&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Le ressentiment est r&#233;el. Mais ne suffit pas &#224; donner l'envie aux salari&#233;s de lancer des actions plus dures. Il y en aurait, pourtant. D&#233;brancher les serveurs, par exemple. &#171; &lt;i&gt;&#199;a serait sans doute un bon moyen de pression, en effet&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Christophe Bassas. &lt;i&gt;Mais ce n'est pas notre genre. Impossible&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Neutraliser les m&#233;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a reste par contre possible de s'indigner apr&#232;s la d&#233;couverte, par l'intersyndicale de Gemalto, du cahier des charges du cabinet de conseil Altedia, charg&#233; par la direction d'accompagner le plan social et d'assurer le reclassement des futurs licenci&#233;s. Sauf que sa mission ne se limite pas &#224; &#231;a : Altedia se fait aussi fort de &#171; &lt;i&gt; neutraliser les autorit&#233;s politiques et administratives susceptibles d'interf&#233;rer dans&lt;/i&gt; [la] &lt;i&gt;mise en &#339;uvre&lt;/i&gt; &#187; du plan social et de &#171; &lt;i&gt;neutraliser&lt;/i&gt; &#187; les m&#233;dias&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;v&#233;lation faite par La Marseillaise, dans un article titr&#233; &#171; Gemalto : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Mais pour cela, encore faudrait-il que les autorit&#233;s et la presse s'agitent. Ce qui n'arrivera que si les salari&#233;s les secouent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, ces derniers cherchent avant tout &#224; gagner du temps et &#224; prolonger la dur&#233;e du plan social, jusqu'&#224; ce que le rachat de Gemalto par Thales soit effectif. Ce qui permettrait de revoir la donne. Et si cette strat&#233;gie &#233;choue ? On a bien une id&#233;e&#8230; Une fois licenci&#233;s, les cadres et ing&#233;nieurs pourraient cr&#233;er discretos une petite start-up. Quelque chose nous dit que de faux fafiots biom&#233;triques, &#231;a pourrait int&#233;resser du monde...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233; dans &#171; La Ciotat : Beno&#238;t Hamon est venu apporter son soutien aux salari&#233;s de Gemalto &#187;, article mis en ligne le 07/02/18 sur le site de &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le d&#233;bat resurgit pourtant souvent. Pour dernier avatar, la pol&#233;mique ayant oppos&#233; Fran&#231;ois Ruffin au collectif Pi&#232;ces et main-d'&#339;uvre (PMO) &#224; propos du sort d'Arkema, premier chimiste fran&#231;ais qui se d&#233;barrassait en 2012 de 1 800 de ses salari&#233;s. Pour r&#233;sumer grossi&#232;rement : le directeur de r&#233;daction de &lt;i&gt;Fakir&lt;/i&gt; penchait r&#233;solument pour le soutien aux salari&#233;s en lutte, quand PMO s'y refusait, pointant les capacit&#233;s de nuisance environnementale et sociale d'Arkema.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Publi&#233;s dans l'&#233;dition de &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; du 23/01/18, ces t&#233;moignages ont &#233;t&#233; repris sur le blog de l'intersyndicale de Gemalto, sous le titre &#171; T&#233;moignages sous couvert d'anonymat &#8211; Col&#232;re, angoisse, trahison, incompr&#233;hension&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;R&#233;v&#233;lation faite par &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, dans un article titr&#233; &#171; Gemalto : Altedia propose de &#8216;&#8216; neutraliser '' les politiques et la presse &#187; et mis en ligne le 16/02/18.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; On n'est pas des faibles ! &#187;</title>
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&lt;p&gt;Pour changer, il pleut sur la Picardie. Une centaine de personnes pi&#233;tinent dans l'attente du verdict de la cour d'appel d'Amiens. Six ouvriers de Continental, accus&#233;s d'avoir saccag&#233; la sous-pr&#233;fecture de Compi&#232;gne, sont l&#224; pour que justice soit rendue. Sans baisser la t&#234;te. LE 21 AVRIL 2009, apr&#232;s le rejet par le tribunal de Sarreguemines de leur demande d'annulation du plan social, les 1 120 ouvriers de l'usine Continental de Clairoix se retrouvent sur la paille. Ils avaient pourtant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no75-fevrier-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;75 (f&#233;vrier 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lutte" rel="tag"&gt;lutte&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/demande-d-annulation" rel="tag"&gt;demande d'annulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour changer, il pleut sur la Picardie. Une centaine de personnes pi&#233;tinent dans l'attente du verdict de la cour d'appel d'Amiens. Six ouvriers de Continental, accus&#233;s d'avoir saccag&#233; la sous-pr&#233;fecture de Compi&#232;gne, sont l&#224; pour que justice soit rendue. Sans baisser la t&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_746 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH249/img_art_2197_1-c55cf.jpg?1779935897' width='500' height='249' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par LL de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;LE 21 AVRIL 2009, apr&#232;s le rejet par le tribunal de Sarreguemines de leur demande d'annulation du plan social, les 1 120 ouvriers de l'usine Continental de Clairoix se retrouvent sur la paille. Ils avaient pourtant accept&#233;, un an plus t&#244;t, de repasser aux 40 heures pour garantir leurs emplois et permettre &#224; la bo&#238;te de g&#233;n&#233;rer un b&#233;n&#233;fice annuel de 17 millions d'euros. Furieux d'avoir &#233;t&#233; roul&#233;s, une partie d'entre eux gagnent la sous-pr&#233;fecture. Devant le refus du haut fonctionnaire de les recevoir, la col&#232;re monte et quelques fournitures de bureau et autres &#233;crans plats volent par les fen&#234;tres. Ce coup de force leur permet d'&#234;tre enfin entendus et de n&#233;gocier des conditions d&#233;centes de licenciement. 50 000 euros d'indemnit&#233;s de d&#233;part et deux ann&#233;es de cong&#233;s formation pour chaque gus. Soit sept ann&#233;es peinardes pour ceux qui ne voudraient pas rempiler tout de suite. Une belle victoire pour les Contis,mais la loi ne tarde pas &#224; prendre sa revanche. En septembre 2009, le tribunal de Compi&#232;gne condamne six d'entre eux &#224; des peines de prison avec sursis et de lourdes amendes. Face &#224; une condamnation qui repose sur une pi&#232;tre vid&#233;o offerte aux magistrats par un journaliste de TF1, les Contis d&#233;cident de faire appel. Ce vendredi 5 f&#233;vrier 2010, mines tendues, muets, les pr&#233;venus entrent dans le palais de justice. De l'autre c&#244;t&#233; des grilles, des ouvriers gueulent leur soutien. Avant m&#234;me l'annonce du verdict, ils seront repouss&#233;s par les gendarmes mobiles g&#233;n&#233;reusement d&#233;ploy&#233;s. Apr&#232;s le portique de s&#233;curit&#233; et la palpation matinale, un des inculp&#233;s regarde par la fen&#234;tre et voit les copains aux prises avec la flicaille : &lt;i&gt;&#171; Si seulement on &#233;tait plus nombreux, on les renverrait vite au poulailler. &#187;&lt;/i&gt; Autour de lui, les porte-paroles de la cause prol&#233;taire se sont lev&#233;s t&#244;t pour ne pas rater la photo. Mais on ne distingue pas l'ombre d'un ponte de la CGT. Pas la moindre coupe au bol &#224; l'horizon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les condamnations p&#233;nales et financi&#232;res prononc&#233;es contre ces six salari&#233;s par le tribunal de Compi&#232;gne sont un acte de vengeance contre la lutte victorieuse des 1 120 travailleurs de Continental Clairoix&lt;/i&gt;, enrageait Didier Bernard, un des piliers du comit&#233; de lutte, apr&#232;s l'audience du 13 janvier. &lt;i&gt;C'est une condamnation pour l'exemple qui s'adresse &#224; l'ensemble des travailleurs du pays, destin&#233;e &#224; faire r&#233;gner un climat de peur parmi tous ceux qui refuseraient l'arbitraire patronal et gouvernemental. &#187;&lt;/i&gt; La pressante demande d'une sanction exemplaire par Alliot-Marie ne dit pas autre chose. Il ne faudrait pas qu'une justice trop cl&#233;mente donne des id&#233;es aux autres bo&#238;tes en lutte. Pourtant, cette fois-ci, la cour d'Amiens ne lui donnera pas raison. Les peines de prison avec sursis sont &#233;cart&#233;es et les six de l'usine Clairoix &#233;copent finalement de &#171; simples &#187; amendes. 4 000 euros pour Xavier Mathieu, le leader des Contis devenu c&#233;l&#232;bre pour avoir tax&#233; Bernard Thibault de &#171; racaille &#187;. 2 000 euros pour ses cinq camarades. Ils n'en esp&#233;raient pas tant. Xavier Mathieu en perd son allure gaillarde et fond en larmes dans les bras de Me Marie-Laure Dufresne-Castets, l'avocate des Contis. &lt;i&gt;&#171; Putain, je m'attendais pas &#224; &#231;a ! &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che-t-il en relevant la t&#234;te. &#192; la sortie, apr&#232;s les photographes, c'est au tour des p&#233;tards de sonner la victoire : bisons,mammouths, tigres et autres clameurs accueillent les six rescap&#233;s. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait un bras de fer entre l'&#201;tat et les travailleurs de Conti, mais aussi de la France enti&#232;re, et le fait que la prison saute, qu'il n'y ait pas d'inscription au casier ni de TIG [1], c'est une victoire pour nous &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che Christian, du comit&#233; de lutte. Pour Franck, un des six inculp&#233;s, ce verdict est &lt;i&gt;&#171; presque une relaxe &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Xavier Mathieu, qui a retrouv&#233; sa gouaille, prend le m&#233;gaphone : &lt;i&gt;&#171; La vraie victoire aujourd'hui c'est de voir que quand on se bat, on peut gagner ! Le seul hic, c'est qu'on va peut-&#234;tre se quitter, les Contis. Mais les gars, je vous pr&#233;viens, on garde nos vestes. En 2010, il va falloir continuer &#224; se battre. On n'a pas baiss&#233; la t&#234;te jusque-l&#224;, on va pas commencer maintenant. Il va falloir soutenir les autres bo&#238;tes qui luttent encore. Goodyear &#224; Amiens, Total, et les autres. &#187;&lt;/i&gt; Et pour un Conti, transmettre son exp&#233;rience aux autres castagnes, ce n'est pas rien. Organis&#233;s en comit&#233; de lutte, balayant les d&#233;l&#233;gations syndicales par des prises de d&#233;cision en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, ces gars-l&#224; ont de bonnes combines de d&#233;mocratie directe &#224; refiler aux copains. Et c'est peut-&#234;tre parce qu'il a compris que pendant la lutte sa voix valait autant que celle des 1119 autres que Xavier Mathieu, ren&#233;gat de la CGT, peut clore la journ&#233;e avec panache : &lt;i&gt;&#171; Il faut arr&#234;ter que les usines aillent se battre les unes &#224; la suite des autres, le priv&#233; d'un c&#244;t&#233;, le public de l'autre, il faut y aller et tous ensemble ! On n'est pas des faibles. Tous ensemble on est bien plus puissants que n'importe quelle arm&#233;e ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_747 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH275/img_art_2197_2-7bf8d.jpg?1779935897' width='500' height='275' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par LL de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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