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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Dans &#171; PQR &#187;, il y a &#171; PQ &#187; </title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;C'est une affaire hallucinante. Un bad trip kafka&#239;en qui voit Jules Panetier, jeune militant montpelli&#233;rain, pris dans la trappe d'un acharnement policier, avec en toile de fond le titre de PQR Midi Libre et un site identitaire qui font la claque. Manifs contre la Loi travail, ZAD du quartier populaire des C&#233;vennes, squat de l'ancien cin&#233;ma Le Royal : Jules est de tous les bons coups. Parall&#232;lement, le militant tient la plume dans Le Poing, journal sauvage distribu&#233; &#224; la cri&#233;e. Apr&#232;s un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no150-janvier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;150 (janvier 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est une affaire hallucinante. Un &lt;i&gt;bad trip &lt;/i&gt;kafka&#239;en qui voit Jules Panetier, jeune militant montpelli&#233;rain, pris dans la trappe d'un acharnement policier, avec en toile de fond le titre de PQR&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Presse quotidienne r&#233;gionale.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Midi Libre &lt;/i&gt;et un site identitaire qui font la claque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;M&lt;/span&gt;anifs contre la Loi travail, ZAD du quartier populaire des C&#233;vennes, squat de l'ancien cin&#233;ma Le Royal : Jules est de tous les bons coups. Parall&#232;lement, le militant tient la plume dans &lt;i&gt;Le Poing&lt;/i&gt;, journal sauvage distribu&#233; &#224; la cri&#233;e. Apr&#232;s un interm&#232;de num&#233;rique de quelques mois, le canard renoue avec sa version papier, en janvier 2017, pour un tirage mensuel de 2 000 exemplaires. Objectif du brulot ? &#171; &lt;i&gt;&#8220;Visibiliser&#8221; les alternatives aux politiques capitalistes &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Jules. &#192; trop multiplier ses participations dans les fronts de lutte, l'homme subit des coups de pression de la bleusaille. Genre &#171; Fais gaffe &#224; ton cul. Bient&#244;t on va te faire tomber &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et il est tomb&#233;, Jules. &lt;/strong&gt;C'&#233;tait le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet dernier lors de la venue chahut&#233;e de Valls Premier ministre &#224; Montpellier. 48 heures de garde &#224; vue, comparution imm&#233;diate, on conna&#238;t le sc&#233;nar bien huil&#233;. Chef d'inculpation : outrage &#224; agent commis par t&#233;l&#233;phone. Coup de marteau : deux mois ferme &#224; Villeneuve- l&#232;s-Maguelone. Le journaliste Jean-Fran&#231;ois Codomi&#233; &#233;tait aux premi&#232;res loges de cet avatar de justice exp&#233;ditive. Dans l'&#233;dition du 5 juillet du &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt;, on lira son compte-rendu tout en nuance. La titraille a un sacr&#233; go&#251;t de fum&#233; : &#171; &lt;i&gt;Ivre, l'indic aurait menac&#233; le policier et ses proches &#187;&lt;/i&gt;. Tout se passe la nuit de la f&#234;te de la musique, le portable de Jules se balade entre plusieurs mains. Dans le r&#233;pertoire t&#233;l&#233;phonique, quelqu'un rep&#232;re le num&#233;ro d'un flic des RG. Un message tout en finesse est laiss&#233; au policier : &#171; &lt;i&gt;Bient&#244;t, tu es mort ! Je baise ta femme et je viole tes enfants ! &#187;&lt;/i&gt; Que foutait le num&#233;ro du flic des renseignements dans le bigo de Jules ? Pour le &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt;, c'est clair : le militant &#233;tait un indic. La r&#233;alit&#233; est plus prosa&#239;que : Jules avait &#233;t&#233; contact&#233; par le policier et n'avait pas effac&#233; le num&#233;ro. Jules : &#171; &lt;i&gt;Qui ne conna&#238;t pas ce RG &#224; Montpellier ? Tous les militants l'appellent &#8220;Roger&#8221;&lt;/i&gt;. Midi Libre &lt;i&gt;m'accuse de balance ; heureusement &#224; Montpellier, personne n'y a cru. L'article a &#233;t&#233; &#233;crit par un journaliste de droite qui avait d&#233;j&#224; essay&#233; de faire passer un ami, arr&#234;t&#233; dans une manif, pour un SDF. Gratuitement. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ses articles sont un m&#233;lange de m&#233;pris et de mensonge. Un exercice de marginalisation m&#233;diatique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jules peut bien hurler &lt;/strong&gt;que ce n'est pas sa voix qu'on entend sur le message. La justice n'a pas jug&#233; bon de produire la pi&#232;ce &#224; conviction lors de l'audience de cet &#171; &lt;i&gt;anarchiste d'op&#233;rette &#187;&lt;/i&gt;, selon les bons mots du parquet. Et le localier n'a pas jug&#233; bon de pousser quelques investigations, se faisant le simple &#233;chotier d'une justice &#224; charge&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le site de Montpellier journal propose une analyse tr&#232;s fine du papier du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Le 17 juillet, c'est le site identitaire Lengadoc- Info qui recyclera l'intox autour de cet &#171; &lt;i&gt;indicateur du policier &#187;&lt;/i&gt; qu'il aurait menac&#233; de mort&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lengadoc-info.com/3726/societe/jules-panetier-antifa-et-indicde-la-police-condam&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Quelques mois auparavant, le m&#234;me site facho avait l&#226;ch&#233; sa glaire sur le militant, d&#233;crit comme un &#171; &lt;i&gt;habitu&#233; des appels &#224; la violence &#187;&lt;/i&gt;. Des cr&#226;nes ras&#233;s qui relaient la PQR et fraternisent avec les k&#233;pis pour casser du gauchiste : le ton est donn&#233; dans ce climat de guerre sociale. &#192; sa sortie de zonzon, Jules reprend pied dans les luttes sociales. Avant de se refaire serrer dans la rue en novembre. Il nous r&#233;sume : &#171; &lt;i&gt;Au commissariat, je r&#233;alise que les flics sont persuad&#233;s que je contr&#244;le tout. Je suis la b&#234;te de foire. Beaucoup d'entre eux me prennent en photo, sortent de leur bureau : &#171; Ah c'est lui !&#8221; 48 heures de garde &#224; vue pour des faits d'outrage ! Lors de l'entretien avec l'OPJ, je lui dis : &#8220;Vous savez tr&#232;s bien que tout &#231;a est politique. Je me fais arr&#234;ter le 17 novembre pour avoir insult&#233; un policier le 15 septembre, et le 26 octobre, pour deux jours de manifestations ! Tout &#231;a est mensonger et politique. Vous n'avez rien contre moi.&#8221; Il me dit : &#8220;Tout &#231;a, on le sait, mais je ne suis que le pion d'un syst&#232;me plus vaste.&#8221; &#187;&lt;/i&gt; Oblig&#233; de pointer au comico deux fois par semaine, le militant a interdiction de rentrer en contact avec les flics &#171; &lt;i&gt;outrag&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Sauf qu'il ne sait pas qui ils sont. &#171; &lt;i&gt;Alors que eux essaient r&#233;guli&#232;rement de rentrer en contact avec moi par des coups de pression ! De fait, je suis assign&#233; &#224; r&#233;sidence &#187;&lt;/i&gt;, explique le jeune homme. Prochaine audience le 30 mars.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Presse quotidienne r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le site de Montpellier journal propose une analyse tr&#232;s fine du papier du &lt;i&gt;Midi Libre &lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;http://www.montpellier-journal.fr/2016/07/midi-libre-relaie-sans-distance-la-these-policiere-dun-pretendu-indic.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Montpellier-journal.fr/2016/07/midi-libre-relaie-sans-distance-la-these-policiere-dun-pretendu-indic.html&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lengadoc-info.com/3726/societe/jules-panetier-antifa-et-indic-de-la-police-condamne-a-deux-mois-de-prison/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lengadoc-info.com/3726/societe/jules-panetier-antifa-et-indicde-la-police-condamne-a-deux-mois-de-prison&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Foot f&#233;minin : occuper le terrain</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Foot-feminin-occuper-le-terrain</link>
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		<dc:date>2019-09-20T01:31:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucile Dumont</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Ma&#239;da Chavak</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>quartiers</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;La Coupe du monde f&#233;minine a montr&#233; que le football et l'enthousiasme qu'il peut susciter ne sont pas l'apanage des mecs. Chez les filles aussi, on tape le ballon dans les city-stades, hors des clubs et des institutions sportives. Reportage dans le 18e arrondissement de Paris. &#171; On est o&#249; ici ? Dans le 18e ou dans le 93 ? &#187;, demande une jeune footballeuse de bon matin. Ce samedi 29 juin, les fid&#232;les du city-stade du square L&#233;on, situ&#233; au c&#339;ur du quartier populaire de la Goutte-d'Or, se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no178-juillet-aout-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;178 (juillet-ao&#251;t 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Maida-Chavak" rel="tag"&gt;Ma&#239;da Chavak&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartiers" rel="tag"&gt;quartiers&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/club" rel="tag"&gt;club&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Coupe du monde f&#233;minine a montr&#233; que le football et l'enthousiasme qu'il peut susciter ne sont pas l'apanage des mecs. Chez les filles aussi, on tape le ballon dans les city-stades, hors des clubs et des institutions sportives. Reportage dans le 18&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH391/-1275-94196.jpg?1782638291' width='500' height='391' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ma&#239;da Chavak
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; O&lt;/span&gt;&lt;i&gt;n est o&#249; ici ? Dans le 18&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; ou dans le 93 ?&lt;/i&gt; &#187;, demande une jeune footballeuse de bon matin. Ce samedi 29 juin, les fid&#232;les du city-stade du square L&#233;on, situ&#233; au c&#339;ur du quartier populaire de la Goutte-d'Or, se sont d&#233;plac&#233;s au stade des Poissonniers, coinc&#233; entre Paris et le p&#233;riph'. C'est le tournoi des quarante ans des Enfants de la Goutte-d'Or, association d'&#233;ducation populaire et club de foot historique du quartier. Mais pas seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu de la pelouse synth&#233;tique br&#251;lante, une vingtaine de barri&#232;res de chantier d&#233;limitent un terrain de &#171; &lt;i&gt;five &#187;&lt;/i&gt;, ce foot urbain qui se joue &#224; cinq. Des footballeuses y disputent la toute premi&#232;re Coupe d'Afrique des nations (CAN) f&#233;minine de la Goutte-d'or, organis&#233;e par &#171; &lt;i&gt;les s&#339;urs Slimani&lt;/i&gt; &#187;, comme on les surnomme dans le quartier. La section f&#233;minine du club ayant r&#233;cemment ferm&#233; suite &#224; des probl&#232;mes d'acc&#232;s aux terrains d'entra&#238;nement, Im&#232;ne et Chahira, 25 et 26 ans, esp&#232;rent qu'elle rouvrira bient&#244;t. En attendant, elles ont eu l'id&#233;e de cette comp&#233;tition. &#171; &lt;i&gt;On a vu que plein de CAN des quartiers s'&#233;taient organis&#233;es cette ann&#233;e, on s'est dit : pourquoi on n'en ferait pas une aussi pour nous ? &#187;&lt;/i&gt;, explique Chahira. Un sondage sur Instagram et pas mal de bouche-&#224;-oreille plus tard, l'affaire &#233;tait lanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Se r&#233;approprier le foot&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Douze &#233;quipes ont r&#233;pondu &#224; l'appel, parmi lesquelles le Mali, l'Alg&#233;rie, le Maroc ou la C&#244;te d'Ivoire, qui comptent de vrai&#8226;es supporters et supportrices dans le quartier. Les joueuses, pour la plupart &#226;g&#233;es d'une vingtaine d'ann&#233;es, d&#233;fendent les couleurs de leur pays d'origine ou de celui qu'elles ont adopt&#233; pour la journ&#233;e. Elles viennent parfois de loin, s'entra&#238;nant dans des clubs r&#233;put&#233;s &#224; l'instar du Racing club de Saint-Denis voire jouant &#224; tr&#232;s haut niveau &#8211; l'une des footballeuses fait m&#234;me partie de la s&#233;lection nationale ivoirienne. D'autres ne sont pas ou plus inscrites en club, mais pratiquent r&#233;guli&#232;rement. Qu'on se le dise : le hijab de sport n'emp&#234;che pas les footballeuses qui le portent de dribbler ni de marquer des buts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les filles occupent le terrain, il est difficile de ne pas voir que, justement, le terrain est potentiellement leur seul espace &#224; elles. Car jouer ne suffit pas pour se r&#233;approprier le foot, &#233;ternel bastion de la domination masculine. Les gar&#231;ons viennent regarder, supporter, commenter. Ils sont aussi arbitres et participent &#224; l'organisation. Et d&#232;s que le ton monte un peu entre deux &#233;quipes ou que les joueuses posent pour une photo, les hommes sont rapidement presque aussi nombreux que les filles sur la pelouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il ne faudrait pas croire que c'est uniquement d'une pr&#233;sence masculine excessive que le foot f&#233;minin doit &#234;tre prot&#233;g&#233;. Le football est toujours survol&#233; par les m&#234;mes vautours, qui ont bien compris que la mont&#233;e en puissance du foot f&#233;minin &#233;tait aussi celle d'un juteux business publicitaire. Ici, c'est Nike qui a fourni le mat&#233;riel : ballons, &lt;i&gt;testing&lt;/i&gt; de chaussures, T-shirts floqu&#233;s au nom des pays par un label musical local&#8230; sans oublier le &#171; terrain &#187; et les fameuses barri&#232;res de chantier qui, dixit une joueuse, &#171; &lt;i&gt;font plus mal que les murs du city-stade quand on tombe dessus&lt;/i&gt; &#187;. Au vu de la qualit&#233; du mobilier, la douloureuse, elle, n'a pas d&#251; &#234;tre tr&#232;s violente pour le budget d'un des plus gros &#233;quipementiers sportifs au monde.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Couscous vs. atti&#233;k&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lieu des habituelles angoisses sportives et discussions d'arbitrage, le tournoi est aussi un vrai espace de politisation. Du financement des r&#233;parations apr&#232;s l'incendie de Notre-Dame &#224; Laurent Gbagbo, au bord du terrain, &#231;a parle politique. On l'aura compris, le foot est aussi un terrain de luttes, plus particuli&#232;rement pour les filles et dans les quartiers populaires. C'est aussi ce qu'a soulign&#233; Assa Traor&#233;, venue pour remettre en personne le troph&#233;e et donner rendez-vous pour la prochaine manifestation organis&#233;e par le Comit&#233; justice et v&#233;rit&#233; pour Adama&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Adama Traor&#233;, d&#233;c&#233;d&#233; en 2016 &#224; la gendarmerie de Persan (Val-d'Oise).&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la tribune &#8211; les gar&#231;ons d'un c&#244;t&#233;, les filles de l'autre &#8211;, chaque &#233;quipe attend son tour &#224; l'ombre. La chanteuse Aya Nakamura se taille la part du lion au milieu d'une &lt;i&gt;playlist&lt;/i&gt; o&#249; Ma&#238;tre Gims, Koba la D (&#171; &lt;i&gt;Niquer les PDG / Vive l'argent du rain-t&#233;&lt;/i&gt; &#187;) ou Naza (&#171; &lt;i&gt;Donnez-moi mon argent / Mon million de dollars &#187;&lt;/i&gt;) sont eux aussi en bonne position. Le moindre but est pr&#233;texte &#224; danser un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finale oppose l'Alg&#233;rie &#224; la C&#244;te d'Ivoire. &#171; &lt;i&gt;C'est couscous-atti&#233;k&#233;, et dans tous les cas c'est l'Afrique qui gagne &#187;&lt;/i&gt;, entend-on au micro. Les hymnes sont diffus&#233;s sans vraiment &#234;tre repris par les joueuses et les buts ne tardent pas &#224; se r&#233;pondre dans l'enthousiasme g&#233;n&#233;ral. Le r&#233;sultat final ? 5-3 pour l'Alg&#233;rie, l'&#233;quipe des organisatrices. L'enjeu &#233;tait double : faire une CAN f&#233;minine et se cr&#233;er un lieu &#224; soi dans le foot des quartiers. Pari r&#233;ussi. Les fumig&#232;nes, oubli&#233;s dans le vestiaire, ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mis de c&#244;t&#233; pour l'an prochain.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Lucile Dumont&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Adama Traor&#233;, d&#233;c&#233;d&#233; en 2016 &#224; la gendarmerie de Persan (Val-d'Oise).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sicile : &#171; Je prends un logement &#187; </title>
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		<dc:date>2018-03-17T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Causse</dc:creator>


		<dc:subject>collectif</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>
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		<dc:subject>f&#233;ministe Anillo</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le centre social sicilien ExKarcere a &#233;t&#233; ouvert &#224; Palerme, en 2001, quelques mois avant les &#233;v&#233;nements de G&#234;nes. Aujourd'hui, malgr&#233; les menaces et intimidations, le collectif d'occupant.e.s continue d'&#339;uvrer au bien commun &#8211; sans chercher la paix sociale. Situ&#233; en plein c&#339;ur de la vieille ville de Palerme, le centre social ExKarcere se veut ouvert sur la ville et offre aux habitants une aide concr&#232;te pour le droit au logement, une salle de sport populaire, des activit&#233;s extrascolaires (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no139-janvier-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;139 (janvier 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/collectif" rel="tag"&gt;collectif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ville" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centre" rel="tag"&gt;centre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartier" rel="tag"&gt;quartier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/veut-ouvert" rel="tag"&gt;veut ouvert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/San-Basilio" rel="tag"&gt;San Basilio&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/feministe-Anillo" rel="tag"&gt;f&#233;ministe Anillo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le centre social sicilien ExKarcere a &#233;t&#233; ouvert &#224; Palerme, en 2001, quelques mois avant les &#233;v&#233;nements de G&#234;nes. Aujourd'hui, malgr&#233; les menaces et intimidations, le collectif d'occupant.e.s continue d'&#339;uvrer au bien commun &#8211; sans chercher la paix sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Situ&#233; en plein c&#339;ur de la vieille ville de Palerme, le &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/exkarcere.palermo/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;centre social ExKarcere&lt;/a&gt; se veut ouvert sur la ville et offre aux habitants une aide concr&#232;te pour le droit au logement, une salle de sport populaire, des activit&#233;s extrascolaires gratuites pour les enfants. Les locaux accueillent diverses associations qui y organisent des d&#233;bats ou des soir&#233;es festives, dont le collectif f&#233;ministe Anillo de fuego. Le tout est autog&#233;r&#233; et se finance en partie par des repas solidaires. Les fauteuils provenant d'un th&#233;&#226;tre ou d'un cin&#233;ma align&#233;s sous le porche font comprendre imm&#233;diatement que c'est un lieu d'accueil, mais les affiches aux murs ne laissent aucun doute sur les motivations de ceux qui animent ce lieu : ici, on lutte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2240 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/-513-acaea.jpg?1782682390' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ExKarcere a vu le jour en 2001 dans le quartier populaire de Ballar&#242;, sur les lieux d'une ancienne prison pour femmes d&#233;saffect&#233;e depuis vingt ans. C'&#233;tait l'ann&#233;e du G8 &#224; G&#234;nes, moment politique propice &#224; la cr&#233;ation d'un espace de ce type, dans lequel exp&#233;rimenter des formes de relations lib&#233;r&#233;es de la question de l'argent, sur un mod&#232;le anticapitaliste. Puis le centre social a &#233;t&#233; expuls&#233; de ses locaux d'origine et apr&#232;s quelques tentatives d'investir de nouveaux lieux, le collectif s'est finalement install&#233; en janvier 2012 un peu plus loin, dans un autre quartier populaire du centre, la Vucciria, occupant des locaux municipaux laiss&#233;s &#224; l'abandon via San Basilio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, la trentaine de jeunes gens du collectif a r&#233;nov&#233; les b&#226;timents en ruines. L'ensemble recouvrait un ancien couvent et une salle de sport. Peu de temps apr&#232;s, l'ExKarcere redevenait lieu de vie, un &#171; bien commun &#187; comme le rappelle le nom de l'association &#171; San Basilio Bene Comune &#187; qui y a son si&#232;ge : les habitants du quartier ont pu b&#233;n&#233;ficier d&#232;s f&#233;vrier 2012 de cet espace &#224; travers diverses activit&#233;s, ouvertes &#224; tous &#224; partir de six ans. Aujourd'hui, il y a environ quatre-vingt inscrits, qui peuvent participer &#224; toutes les activit&#233;s sportives pour 15 euros par mois. Et s'ils n'ont pas la somme n&#233;cessaire, &#231;a ne fait rien, ils peuvent tout de m&#234;me participer. La boxe est le sport le plus pratiqu&#233;, mais on y pratique aussi le foot, la danse, le volley. Des jeunes viennent de toute la ville pour s'y entra&#238;ner : &#233;tudiants, ch&#244;meurs ou ouvriers, hommes ou femmes, palermitains depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations ou enfants d'immigr&#233;s. On peut aussi y croiser des boxeurs professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2012, le collectif a &#233;t&#233; &#224; nouveau menac&#233; d'expulsion et a re&#231;u le soutien des habitants du quartier, mobilis&#233;s pour s'opposer &#224; l'&#233;vacuation pr&#233;vue en d&#233;cembre 2013. Victoire ! Le collectif a m&#234;me re&#231;u le soutien du conseil de la premi&#232;re circonscription de la ville, qui a su y voir le b&#233;n&#233;fice des habitants. Des n&#233;gociations ont &#233;t&#233; ouvertes avec le maire, Leoluca Orlando, qui a &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; de reconna&#238;tre &#224; l'association le droit d'utiliser gratuitement les lieux. Depuis, rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verdiana, membre du collectif de gestion du centre, le d&#233;crit volontiers comme enracin&#233; dans la ville, dans la droite ligne des mouvements des ann&#233;es 1970. Un lieu d'exp&#233;rience politique. Il s'agit d'&#234;tre pr&#233;sent sur toutes les questions de la ville, pour se la r&#233;approprier. Tout part &#171; d'en bas &#187;, on ne demande pas, on revendique et on prend. D&#232;s l'entr&#233;e, plusieurs affiches, dont une qui d&#233;tourne le logo d'une agence immobili&#232;re et annonce sans d&#233;tour &#171; &lt;i&gt;Prendo casa &lt;/i&gt; &#187; : &#171; Je prends un logement. &#187; Cette lutte pour le droit au logement n'est pas nouvelle &#224; Palerme. Verdiana cite l'exemple de logements sociaux via Tiro a Segno qui n'ont jamais &#233;t&#233; attribu&#233;s et ont donc &#233;t&#233; occup&#233;s par des familles spontan&#233;ment : on avait besoin de se loger, il y avait des locaux, il fallait les prendre. En 2013, une cinquantaine de familles palermitaines ont &#233;t&#233; menac&#233;es d'expulsion, elles avaient envie de s'organiser et la rage de r&#233;ussir. Plusieurs d'entre elles se sont install&#233;es devant la mairie et le collectif leur a pr&#234;t&#233; main forte, comme il continue de le faire quotidiennement, en s'opposant physiquement aux expulsions et en apportant une aide juridique aux personnes menac&#233;es. Depuis quelques ann&#233;es, Palerme a chang&#233;, et les prol&#233;taires ont commenc&#233; &#224; quitter le centre pour la p&#233;riph&#233;rie. Il reste dans la ville des espaces disponibles, parfois laiss&#233;s &#224; l'abandon, que le collectif n'entend pas c&#233;der &#224; la gourmandise des sp&#233;culateurs immobiliers. La communaut&#233; pourrait en b&#233;n&#233;ficier, une fois r&#233;am&#233;nag&#233;s en lieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas pour acheter la paix sociale que le collectif se substitue &#224; l'&#201;tat en offrant des services n&#233;cessaires &#224; la vie du quartier, comme les activit&#233;s extrascolaires pour les enfants, pr&#233;cise Verdiania : il s'agit plut&#244;t d'impliquer les familles dans la lutte. Pour elle, la politique des partis est de plus en plus &#233;loign&#233;e des r&#233;alit&#233;s du peuple, et doit &#234;tre remplac&#233;e par une action venue d'en bas. Le pouvoir ne s'y trompe pas : il a bien tent&#233; de museler les activistes et de faire fermer le centre. En mars 2015, dix-sept d'entre eux ont &#233;cop&#233; de mesures pr&#233;ventives avec obligation de se pr&#233;senter chaque jour au commissariat, accus&#233;s d'association de malfaiteurs &#8211; chef d'accusation habituellement r&#233;serv&#233; &#224; la mafia ou aux groupes terroristes. Ils ont re&#231;u un soutien imm&#233;diat de la population et de personnalit&#233;s politiques : les poursuites ont finalement &#233;t&#233; abandonn&#233;es. &#192; cette chasse aux sorci&#232;res, Verdinia r&#233;pond par un optimisme combatif : &#171; &lt;i&gt;La r&#233;volution, on est d&#233;j&#224; en train de la faire. Ce qu'on construit, ici, ce sont des faits politiques.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Festival Novela : Cheval de Troie du techno-pouvoir</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Festival-Novela-Cheval-de-Troie-du</link>
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		<dc:date>2013-02-11T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;l Auster</dc:creator>


		<dc:subject>Plonk et Replonk</dc:subject>
		<dc:subject>Toulouse</dc:subject>
		<dc:subject>quartier</dc:subject>
		<dc:subject>quartier populaire</dc:subject>
		<dc:subject>d'une journ&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>randonn&#233;e num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;alit&#233; augment&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>savoirs partag&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>balade r&#233;elle</dc:subject>
		<dc:subject>temps d'une</dc:subject>
		<dc:subject>petit &#233;v&#233;nement</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les nouvelles technologies sont l&#224; pour nous faciliter la vie, c'est bien connu ! Et tous ceux qui &#233;voquent le cauchemar orwellien ne sont que de sinistres grincheux. Pourtant, il semble toujours n&#233;cessaire aux thurif&#233;raires des nanos et des puces partout de vendre leur camelote, &#224; Grenoble comme &#224; Toulouse, emball&#233;e dans de jolis paquets-cadeaux pour les grands enfants que nous sommes rest&#233;s. &#171; Pr&#234;t pour une balade r&#233;elle et virtuelle dans le pass&#233; et le futur du quartier du Mirail ? &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no106-decembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;106 (d&#233;cembre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Toulouse" rel="tag"&gt;Toulouse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartier" rel="tag"&gt;quartier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartier-populaire" rel="tag"&gt;quartier populaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une-journee" rel="tag"&gt;d'une journ&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/randonnee-numerique" rel="tag"&gt;randonn&#233;e num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/savoirs-partages" rel="tag"&gt;savoirs partag&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/balade-reelle" rel="tag"&gt;balade r&#233;elle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/temps-d-une" rel="tag"&gt;temps d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petit-evenement" rel="tag"&gt;petit &#233;v&#233;nement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les nouvelles technologies sont l&#224; pour nous faciliter la vie, c'est bien connu ! Et tous ceux qui &#233;voquent le cauchemar orwellien ne sont que de sinistres grincheux. Pourtant, il semble toujours n&#233;cessaire aux thurif&#233;raires des nanos et des puces partout de vendre leur camelote, &#224; Grenoble comme &#224; Toulouse, emball&#233;e dans de jolis paquets-cadeaux pour les grands enfants que nous sommes rest&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pr&#234;t pour une balade r&#233;elle et virtuelle dans le pass&#233; et le futur du quartier du Mirail ? &#187;&lt;/i&gt; En octobre, la mairie de Toulouse proposait aux r&#233;sidents de ce quartier populaire une &lt;i&gt;&#171; randonn&#233;e num&#233;rique &#187;&lt;/i&gt; sympa avec smartphones pr&#234;t&#233;s g&#233;n&#233;reusement, le temps d'une journ&#233;e (pas plus !), pour &lt;i&gt;&#171; visionner en 3D r&#233;alit&#233; augment&#233;e la Maison de l'image &#187;&lt;/i&gt; qui verra le jour dans leur quartier en 2014&#8230; Ce petit &#233;v&#233;nement faisait partie de la 4e &#233;dition de Novela, &lt;i&gt;&#171; le festival des savoirs partag&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Novela est un nouveau prototype d'&#233;v&#233;nement municipal ludico-artistique charg&#233; de relayer une propagande scientifique et manag&#233;riale trop obscure pour toucher le populo. La m&#233;tropole de Toulouse imite celle de Grenoble, pass&#233;e ma&#238;tre dans le culte de la technologie culturelle&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir l'Atelier Arts Sciences cornaqu&#233; par le CEA (atelier-arts-sciences.eu) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Par rapport &#224; celle des Alpes, la capitale de Haute-Garonne poss&#232;de quelques arguments &#224; faire valoir : recherche a&#233;ronautique, spatiale et militaire (usines d'Airbus-EADS, une division de l'Onera (Office nationale d'&#233;tudes et de recherches a&#233;rospatiales), le centre national de recherche a&#233;ronautique), grandes &#233;coles d'ing&#233;nieurs comme l'Institut nationale des sciences appliqu&#233;es (INSA) et l'ISAE (Institut sup&#233;rieur de l'a&#233;ronautique et de l'espace) et multiples labos universitaires. Depuis 2007, Toulouse concurrence m&#234;me Grenoble dans le domaine des nanotechnologies&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mille chercheurs, une dizaine de laboratoires, dont ceux de nano&#233;lectronique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Logique que le festival Novela soit devenu un puissant relais du techno-pouvoir. Th&#232;me de l'&#233;dition 2012 : &#171; La controverse &#187;. Exemple : la conf&#233;rence du 9 octobre sur &lt;i&gt;&#171; le projet nano-&#233;cole ou les controverses des nanotechnologies &#224; l'&#233;cole &#187;. Seul invit&#233; autoris&#233; &#224; s'exprimer : Christophe Vieu, chercheur en nanotechnologies &#224; l'INSA de Toulouse et lui-m&#234;me&#8230; &#171; coordinateur du projet &#8220;nano-&#233;cole&#8221; &#187;&lt;/i&gt;. Curieux proc&#233;d&#233; que de laisser &#224; un responsable le soin de traiter une controverse qu'il est lui-m&#234;me cens&#233; susciter&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savant m&#233;lange des genres, entre arts et technologies, telle est la marque de fabrique de Novela. Benoit, un jeune artiste sonore qui a particip&#233; &#224; l'&#233;dition 2010, n'a pas aval&#233; la pilule : &lt;i&gt;&#171; C'est un m&#233;lange de foire artistique et de salon commercial, o&#249; des entreprises pr&#233;sentent leurs produits ou services d&#233;guis&#233;s en &#8220;conf&#233;rences&#8221; alors que &#231;a n'a rien &#224; voir avec les sciences ou la technique. Il y avait aussi la pr&#233;sence de labos qui se donnaient une image &#8220;citoyenne&#8221; alors qu'ils travaillent pour l'arm&#233;e ou dans les nanotechnologies &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste des sponsors de Novela, outre les collectivit&#233;s locales, est particuli&#232;rement &#233;loquente : SFR et &#171; Ambition Toulouse 21 &#187;, un lobby dont les piliers sont Airbus,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_520 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH559/106plonk-987cf.png?1782642264' width='400' height='559' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Plonk &amp; Replonk
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Thales Alenia Space, Veolia et GDF Suez. En 2010, &#224; l'occasion des cinquante ans du laser, la place du Capitole accueille l'op&#233;ration &#171; Novelaser &#187; : des graffeurs &#171; dessinent &#187; sur une toile avec des &#171; lasertag &#187;, de puissants stylos de lumi&#232;re. Selon Benoit, les sponsors &#233;taient Matra Espace (maintenant Astrium, filiale d'EADS), l'Onera et l'ISAE (Institut sup&#233;rieure de l'a&#233;ronautique et de l'espace). Ces &#171; partenaires &#187; ont profit&#233; de cette tribune pour pr&#233;senter le &#171; Challenge minidrones &#187;, organis&#233; par le minist&#232;re de la D&#233;fense pour concevoir un drone &#171; de renseignement militaire en zone urbaine&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communiqu&#233; du minist&#232;re de la D&#233;fense, 28 juin 2009.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville est aussi fi&#232;re d'&#234;tre &#171; leader &#187; dans les &#171; NFC &#187; (Near Field Communications), utilis&#233;s dans les gadgets interactifs &#171; sans contact &#187; (ondes radio, puces RFID). Bingo ! En 2011, Novela fait la promo de la &#171; Carte Pastel &#187; de Tiss&#233;o (transports publics, sponsor du festival) et de la carte &#171; MUT &#187; de l'universit&#233;. Tout en relayant deux projets en gestation : une carte unique de Toulouse M&#233;tropole destin&#233;e &#224; &lt;i&gt;&#171; simplifier la ville pour l'usager &#187;&lt;/i&gt; dans tous les services publics et celle des commer&#231;ants, &#171; Citypass &#187;, sa &lt;i&gt;&#171; plateforme web de fid&#233;lisation &#187;&lt;/i&gt; et ses &lt;i&gt;&#171; services marketing innovants et interactifs &#187;&lt;/i&gt;. D'attrayants instruments au service du contr&#244;le policier et marchand de nos modestes existences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne reculant devant rien, les concepteurs du show sont all&#233;s gentiment mobiliser le duo occitan Fabulous Trobadors. Lors des &#233;ditions 2011 et 2012, Ange B s'est pr&#234;t&#233; &#224; une &#171; performance &#187; cyber-chor&#233;graphique en compagnie du robot humano&#239;de HRP2, con&#231;u au laboratoire LAAS de Toulouse. Son comp&#232;re Claude Sicre est aussi auteur des textes de la formation Bombe 2 Bal, dont le morceau &#171; Bienvenue &#224; Toulouse &#187;, interpr&#233;t&#233; lors d'un atelier de Novela 2010, sonne comme un cri du c&#339;ur : &lt;i&gt;&#171; You're welcome al Pais / al Paradis (bis) [&#8230;] Les chercheurs ont ouvert leurs portes / Au g&#233;nie des travailleurs / Leur confrontation apporte mille pistes aux ing&#233;nieurs / Du coup nos labos remportent tous les prix et les honneurs / Et nos inventions s'exportent / portant partout le bonheur &#187;&lt;/i&gt;. Sans commentaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir l'Atelier Arts Sciences cornaqu&#233; par le CEA (atelier-arts-sciences.eu) et les articles de &lt;a href=&#034;https://www.piecesetmaindoeuvre.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pi&#232;ces et main d'oeuvre&lt;/a&gt; sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mille chercheurs, une dizaine de laboratoires, dont ceux de nano&#233;lectronique (LAAS/CNRS) et de physique et chimie des nano-objets (LPCNO/INSA). En septembre 2012, Toulouse a h&#233;berg&#233; la 38e conf&#233;rence &#171; Micro Nano Engineering &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Communiqu&#233; du minist&#232;re de la D&#233;fense, 28 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mille b&#226;tons dans les pattes</title>
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		<dc:date>2012-03-30T07:09:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;mi</dc:subject>
		<dc:subject>culture</dc:subject>
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		<dc:subject>ville cosmopolite</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233; en grande pompe le 19 janvier, le catalogue du pr&#233;-programme des r&#233;jouissances de Marseille 2013 vante beaucoup le caract&#232;re multiculturel de la ville&#8230; Comme le quartier populaire de Noailles, par exemple ? Non, justement, non. &#199;a, c'est ce qui doit dispara&#238;tre. &#171; La culture a trouv&#233; sa capitale. &#187; La machine &#224; g&#233;n&#233;rer automatiquement des mots aura m&#233;chamment chauff&#233;, d&#233;clinant &#224; l'envi &#171; l'art, la citoyennet&#233;, le populaire et le lien social &#187; &#224; propos de cette &#171; ville (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no97-fevrier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;97 (f&#233;vrier 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remi" rel="tag"&gt;R&#233;mi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/culture-959" rel="tag"&gt;culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mediterranee" rel="tag"&gt;M&#233;diterran&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartier" rel="tag"&gt;quartier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quartier-populaire" rel="tag"&gt;quartier populaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/territoire-d-integration" rel="tag"&gt;territoire d'int&#233;gration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mechamment-chauffe" rel="tag"&gt;m&#233;chamment chauff&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/carrefour-millenaire" rel="tag"&gt;carrefour mill&#233;naire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/generer-automatiquement" rel="tag"&gt;g&#233;n&#233;rer automatiquement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ville-cosmopolite" rel="tag"&gt;ville cosmopolite&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233; en grande pompe le 19 janvier, le catalogue du pr&#233;-programme des r&#233;jouissances de Marseille 2013 vante beaucoup le caract&#232;re multiculturel de la ville&#8230; Comme le quartier populaire de Noailles, par exemple ? Non, justement, non. &#199;a, c'est ce qui doit dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La culture a trouv&#233; sa capitale. &#187;&lt;/i&gt; La machine &#224; g&#233;n&#233;rer automatiquement des mots aura m&#233;chamment chauff&#233;, d&#233;clinant &#224; l'envi &lt;i&gt;&#171; l'art, la citoyennet&#233;, le populaire et le lien social &#187;&lt;/i&gt; &#224; propos de cette &lt;i&gt;&#171; ville cosmopolite &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; multiculturelle &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; carrefour mill&#233;naire de la M&#233;diterran&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, ou encore &lt;i&gt;&#171; territoire d'int&#233;gration &#187;&lt;/i&gt;. Les Roms, poursuivis et maltrait&#233;s, v&#233;rifient quotidiennement la v&#233;racit&#233; de ces belles intentions. Les habitants du quartier des Crottes en savent quelque chose, eux qui subissent les coups de bulldozers d'Eurom&#233;diterran&#233;e et dont &#171; Marseille 2013 &#187; est un cheval de Troie. Au c&#339;ur de cette ville de Marseille &#8211; une des derni&#232;res grandes cit&#233;s populaires en Europe &#8211;, l'association &lt;a href=&#034;http://lemillepattes.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le Mille-Pattes&lt;/a&gt; semble rassembler, a priori, toutes les sp&#233;cificit&#233;s &#233;nonc&#233;es dans l'argumentaire des technocrates de la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre association existe depuis plus de quinze ans &#187;&lt;/i&gt;, dit Xavier Blaise, directeur administratif et coordinateur. Sur cette placette de la rue d'Aubagne domin&#233;e par un buste d'Hom&#232;re, le local du Mille-Pattes ne d&#233;semplie pas : le flux de jeunes qui viennent se retrouver, participer aux activit&#233;s ou utiliser un ordinateur est permanent. Le responsable du lieu poursuit : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes un centre qui propose aux jeunes des activit&#233;s artistiques et de loisirs. Ils viennent faire du sport, de la musique, principalement du rap, et s'enregistrer. Nous leur proposons aussi de la danse, des ateliers d'&#233;criture&#8230; On compte &#224; peu pr&#232;s deux cents adh&#233;rents. En fait, sans en avoir les capacit&#233;s, nous faisons office de centre social dans ce quartier populaire o&#249;, justement, il n'y en a pas. Les six salari&#233;s qui travaillent ici sont r&#233;mun&#233;r&#233;s &#224; coup de contrats aid&#233;s&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Pour autant, malgr&#233; la faiblesse de ses moyens, l'association s'est fait&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_279 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH508/97remi_Capitale_cul-3cfb0.png?1782672039' width='400' height='508' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;conna&#238;tre depuis une dizaine d'ann&#233;es par l'organisation du festival du Soleil qui, &#224; chaque printemps, offre concerts et sound-systems &#224; plusieurs milliers de visiteurs et participants dans ce d&#233;dale de ruelles en plein centre de la seconde ville fran&#231;aise. Attirant des duels de murs de sons, des stands de boissons et de grillades, cette f&#234;te ne d&#233;guise pas pour quelques exceptionnelles soir&#233;es un lieu ordinairement d&#233;sertique. Contrairement &#224; la mise en sc&#232;ne de ces &#233;v&#232;nements qui ne font que singer un pass&#233; r&#233;volu et souvent combattu, cette f&#234;te-l&#224; n'est pas un greffon artificiel dans ce quartier de Noailles d&#233;bordant de vie et d'agitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En 2010, dans le cadre de &#8220;Marseille 2013&#8221;, on a fait un dossier en bonne et due forme qu'on a envoy&#233; dans les temps. On y parlait de faire venir des t&#234;tes d'affiches, d'investir la place des Capucins o&#249; se tient quotidiennement le march&#233; de primeurs, d'inclure plus de jeunes dans la pr&#233;paration et l'organisation, de donner une plus grande dimension &#224; cet &#233;v&#233;nement et de le p&#233;renniser. La r&#233;ponse n&#233;gative est arriv&#233;e il y a six mois en forme de remerciements pour notre participation, sans plus d'explication&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Surprise ? &lt;i&gt;&#171; Avec nos quinze ans d'exp&#233;rience et le fait que ce projet soit dans ce centre-ville qui concentre autant de sp&#233;cificit&#233;s, on pensait qu'ils nous auraient fait confiance. &#187;&lt;/i&gt; D&#233;sillusion ? &lt;i&gt;&#171; Le festival du Soleil est utilis&#233; comme publicit&#233; par des compagnies a&#233;riennes et des tours op&#233;rateurs. Quand on voit combien le multiculturalisme de Marseille est mis en avant, on aurait plut&#244;t envie d'en rire&#8230; &#187;&lt;/i&gt; &#201;vidence ? &lt;i&gt;&#171; Le quartier est d&#233;laiss&#233;. M&#234;me les autorit&#233;s le disent ! Les gens qui vivent ici connaissent de grandes difficult&#233;s pour le travail et l'habitat. Un sentiment tr&#232;s partag&#233; est l'absence de reconnaissance. La fin de non-recevoir de &#8220;Marseille 2013&#8221; rajoute une couche &#224; tous ces propos des institutions qui ne cessent de dire que dans le quartier rien ne va. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture, cette &#171; marchandise vedette &#187; simulant les liens sociaux et culturels que l'&#233;conomie s'acharne &#224; uniformiser, aura donc d'autres lieux que ce quartier concentrant l'histoire et le pr&#233;sent de la cit&#233; phoc&#233;enne. Rien n'y est pr&#233;vu. Cette absence confirmerait-elle l'incompatibilit&#233; radicale qu'il y a entre culture vivante et produit culturel ? Reste qu'au moins quelques regards pourront continuer &#224; en observer le caract&#232;re mouvant, color&#233; et inventif. Ceux des op&#233;rateurs et autres auxiliaires de police assis devant les &#233;crans de contr&#244;les des cam&#233;ras de vid&#233;o-surveillance qui viennent d'&#234;tre massivement install&#233;es dans le quartier&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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