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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#192; chaque bled son synth&#233;</title>
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		<dc:creator>Margo Chou, Mohamed Kably</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Un samedi soir, nous d&#233;rivons jusque dans un cabaret oriental de la rue de Lyon. Dans ce d&#233;cor sombre, intime et sans esth&#233;tique particuli&#232;re, nous nous lan&#231;ons dans une longue tchatche autour des claviers kitsch qui nappent la vie nocturne des Balkans et du Maghreb. Ici, c'est Marseille. D&#232;s l'entr&#233;e, similaire &#224; celle du palais de justice avec ses colonnes ath&#233;niennes en faux stuc, un son aigu de clavier-synth&#233;tiseur nous souhaite la bienvenue. Ambiance feutr&#233;e / enfum&#233;e. Des gens sap&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un samedi soir, nous d&#233;rivons jusque dans un cabaret oriental de la rue de Lyon. Dans ce d&#233;cor sombre, intime et sans esth&#233;tique particuli&#232;re, nous nous lan&#231;ons dans une longue tchatche autour des claviers kitsch qui nappent la vie nocturne des Balkans et du Maghreb. Ici, c'est Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3065 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;62&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1299.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH709/-1299-9496a.jpg?1782644492' width='500' height='709' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;150 de CQFD, illustr&#233;e par Bruno Bartkowiak
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;&#232;s l'entr&#233;e, similaire &#224; celle du palais de justice avec ses colonnes ath&#233;niennes en faux stuc, un son aigu de clavier-synth&#233;tiseur nous souhaite la bienvenue. Ambiance feutr&#233;e / enfum&#233;e. Des gens sap&#233;s sont attabl&#233;s autour d'une piste ronde &#224; moquette rouge sur laquelle on danse d&#233;j&#224;. Au fond, sur une estrade, un homme-orchestre en smoking noir, barbe taill&#233;e au millim&#232;tre, fait tout tout seul. Au synth&#233;tiseur, il chante et sourit fig&#233;, &#224; la fois aux d&#233;hanch&#233;s et &#224; ceux qui jettent du fric sur le plateau pos&#233; devant lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On s'attendait &#224; voir un orchestre &lt;/strong&gt;et voil&#224; qu'on plonge dans une discussion technique sur l'origine du synth&#233;tiseur et son emploi syst&#233;matique dans la musique orientalo-maghr&#233;bine. Tout &#231;a accompagn&#233; par cet imposteur qui fait bouger l'assembl&#233;e &#224; lui tout seul. Kably d&#233;couvre mon amour immod&#233;r&#233; pour le synth&#233; balkanique et me rencarde sur l'origine du clavier maghr&#233;bin. &lt;i&gt;&#171; Pourquoi ce d&#233;lire sur le synth&#233;, Margo ? &#187; &lt;/i&gt;Embrayage automatique : &lt;i&gt;&#171; J'ai d&#233;couvert le synth&#233; &#224; travers la musique tzigane il y a une douzaine d'ann&#233;es dans les bidonvilles de Seine-Saint-Denis. J'arrivais l&#224;-bas. Un verre de soda. Taraf-TV, une des trois cha&#238;nes musicales roumaines, &#233;tait allum&#233;e en permanence et des clips de man&#233;l&#233; d&#233;filaient dans les 12 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; de baraque. C'est une musique peu connue en France, avec synth&#233;, bo&#238;te &#224; rythmes, reverb' et th&#232;mes traditionnels. Les grands noms sont Nicolas Guca, Florin Salam, Sandu Corba. Des invitations r&#233;p&#233;t&#233;es &#224; des bapt&#234;mes avec orchestre m'ont rendue accro. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Musique orientale et Maghreb&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les restos et les cabarets, ils ne prennent plus d'orchestre. Le synth&#233; l'a remplac&#233;. Un mec tout seul qui fait tous les sons et d&#233;clenche la bo&#238;te &#224; rythmes, c'est &#233;conomique. Le synth&#233;tiseur pour remplacer la basse, les cordes, les cuivres. La bo&#238;te &#224; rythmes fait les percussions, la batterie. Kably, d'un air nostalgique : &lt;i&gt;&#171; Quand m&#234;me, il y a l&#224; aussi un manque de go&#251;t et de classe g&#233;n&#233;ralis&#233;. &#187; un &lt;/i&gt;mec assis &#224; ma droite s'en m&#234;le : &lt;i&gt;&#171; Dans les ensembles traditionnels et populaires &#233;gyptiens, en Nubie, on jouait beaucoup d'accord&#233;on avec le quart de ton. Au Maghreb, il n'y avait pas assez d'argent pour en acheter, donc on en a bidouill&#233;. On ouvrait les accord&#233;ons et avec de la cire de bougie, on traficotait les touches pour cr&#233;er ce fameux quart de temps. &#187; un &lt;/i&gt;monde s'ouvre &#224; nous. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but des ann&#233;es 1970, le synth&#233; arrive, capable de reproduire tous les sons de tous les instruments et d'y injecter des effets. Quand il s'impose comme instrument novateur dans la musique moderne occidentale, Ammar al-Chere&#239;, auteur-compositeur &#233;gyptien, chanteur, joueur de oud et de clavier, se d&#233;m&#232;ne pour trouver un synth&#233; avec le quart de temps. La marque am&#233;ricaine &#8220;Intercontinental&#8221; lui en fabrique un. Au Caire, on l'appellera &#8220;uni&#8221; ou &#8220;uni-intercontinental&#8221;. &#187; &lt;/i&gt;Comme toute nouveaut&#233; qui d&#233;barque sans pr&#233;venir, ce son amplifi&#233; et modifi&#233; g&#234;nera les puristes. Il faudra que les grands orchestres d'Oum Khaltoum, d'Abdel Halim Hafez et de Farid El Atrache l'int&#232;grent pour que ce son soit valid&#233;. La musique populaire se transforme.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Du c&#244;t&#233; des Balkans, je te dis pas&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est fin 1980 &#8211; d&#233;but 1990, en Serbie, puis en Roumanie et en Bulgarie, que le synth&#233;tiseur d&#233;barque. &#192; chaque fois, &#231;a co&#239;ncide avec l'effondrement des syst&#232;mes politiques en place. Des styles musicaux naissent des r&#233;volutions et sont aujourd'hui des ph&#233;nom&#232;nes sociaux. En Serbie, dans un moment de d&#233;composition et de perte de rep&#232;res, les jeunes trouveront une force lib&#233;ratrice et dans la guerre et dans la musique. Le turbo-folk, synth&#233;tiseur, bo&#238;te &#224; rythmes au go&#251;t de No-Future techno&#239;de, s'installe dans les discoth&#232;ques, interpr&#233;t&#233; par des chanteuses ras le d&#233;collet&#233;. Ceca en sera une ic&#244;ne et Miki Cortan, le clavi&#233;riste le plus sollicit&#233;. Sur Youtube, on peut visionner des centaines de vid&#233;os o&#249; on le voit jouer, des liasses de billets en vrac devant lui. &#192; la mort de Ceaucescu, le man&#233;l&#233; appara&#238;t en Roumanie, influenc&#233; par le turbo-folk . C'est une musique de f&#234;te exub&#233;rante, porteuse d'un imaginaire consum&#233;riste et sexiste, &#233;voquant l'argent, les mafias, le pouvoir. Jeunes et vieux se l'approprient et s'identifient. En Bulgarie, ce sera la chalga, forme de pop folklorique. Ces musiques sont la plupart du temps jou&#233;es par des tziganes. Quand elles ne sont pas enregistr&#233;es ou jou&#233;es dans les discoth&#232;ques, elles se donnent dans des cabarets, salles des f&#234;tes, mariages et bapt&#234;mes, et c'est toute l'assembl&#233;e qui participe &#224; la f&#234;te. &lt;i&gt;&#171; Le ra&#239;, c'est pareil, &lt;/i&gt;acquiesce Kably. &lt;i&gt;M&#234;me style de paroles. M&#234;me d&#233;clinaison du son et m&#234;me succ&#232;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bakchich et fum&#233;e noire&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tu sais, Margo, le gars, ce soir, doit &#234;tre pay&#233; aux alentours de cent euros, mais le plateau fait le reste. &#187; une &lt;/i&gt;assiette est pos&#233;e l&#224;, n'importe qui peut y balancer un gros pourboire. Ce sont des musiques &#224; bakchich. En g&#233;n&#233;ral, un cachet est pr&#233;vu par l'organisateur, mais le public commande ses chansons moyennant un billet. &lt;i&gt;&#171; Chez les Tziganes, on les glisse dans l'instrument ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Ici, la culture &lt;/strong&gt;n'est pas sur un pi&#233;destal. On la vit. Elle est imbriqu&#233;e dans le quotidien et ses histoires de fric. Les mariages et les bapt&#234;mes orientaux, maghr&#233;bins ou balkaniques font manger des familles enti&#232;res de musiciens. Comme chaque son a son style vestimentaire, ces rythmes ont leurs lieux secrets, sem&#233;s dans la g&#233;ographie marseillaise depuis les ann&#233;es 1980 et 1990. Certains ont disparu, d'autres sont encore l&#224; malgr&#233; la r&#233;pression, dans la semi-clandestinit&#233; : cabarets, bouibouis, arri&#232;re-cours, portes ferm&#233;es, fonds d'escaliers, caves et sous-sols o&#249; &#231;a suinte. Vers la rue Roger-Salengro, vers le march&#233; aux puces, on a tir&#233; les rideaux. Ciao les convenances !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Margo Chou avec Mohamed Kably&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Passeur de vins</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Passeur-de-vins</link>
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		<dc:date>2014-07-09T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>vin naturel</dc:subject>
		<dc:subject>Mohamed</dc:subject>
		<dc:subject>Kably</dc:subject>
		<dc:subject>vin</dc:subject>
		<dc:subject>vins</dc:subject>
		<dc:subject>vins naturels</dc:subject>
		<dc:subject>Mohamed Kably</dc:subject>
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		<dc:subject>Kably rechigne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but, Mohamed Kably rechigne &#224; r&#233;pondre &#224; nos questions. Il n'a pas le temps : trop de travail pour pr&#233;parer l'ouverture du bistrot-resto de La Passerelle . Et il est fatigu&#233;. On insiste un peu. Dans un bougonnement, il accepte de r&#233;pondre &#224; une ou deux questions, juste le temps de fumer une clope en terrasse. Une heure plus tard, Kably est toujours l&#224;, &#224; tailler le bout de gras &#224; propos des vins &#171; nature &#187; ou de tel vigneron &#171; qu'est aussi un copain &#187;. L'envoy&#233; de CQFD, lui, se r&#233;gale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mohamed" rel="tag"&gt;Mohamed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kably" rel="tag"&gt;Kably&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vin" rel="tag"&gt;vin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vins" rel="tag"&gt;vins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/vins-naturels" rel="tag"&gt;vins naturels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mohamed-Kably-11067" rel="tag"&gt;Mohamed Kably&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/naturel" rel="tag"&gt;naturel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kably-rechigne" rel="tag"&gt;Kably rechigne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but, Mohamed Kably rechigne &#224; r&#233;pondre &#224; nos questions. Il n'a pas le temps : trop de travail pour pr&#233;parer l'ouverture du bistrot-resto de La Passerelle&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au 25 rue des Trois Mages, 13006 Marseille.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Et il est fatigu&#233;. On insiste un peu. Dans un bougonnement, il accepte de r&#233;pondre &#224; une ou deux questions, juste le temps de fumer une clope en terrasse. Une heure plus tard, Kably est toujours l&#224;, &#224; tailler le bout de gras &#224; propos des vins &#171; nature &#187; ou de tel vigneron &#171; &lt;i&gt;qu'est aussi un copain&lt;/i&gt; &#187;. L'envoy&#233; de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, lui, se r&#233;gale d'un petit ros&#233; bien frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kably a ouvert La Passerelle en 1995, dans l'ancien bureau de poste de la rue des Trois-Mages. Au d&#233;but, l'espace &#233;tait partag&#233; entre activit&#233; limonadi&#232;re et boutique BD. Petit &#224; petit, l'id&#233;e a germ&#233; de transformer l'endroit en bar &#224; vins naturels, concept inconnu &#224; Marseille. &#171; &lt;i&gt;C'est par acquis de conscience que je voulais proposer des vins &#8220;nature&#8221;&lt;/i&gt;, explique-t-il.&lt;i&gt; Je voulais proposer des bonnes choses, propres, qui ne font pas mal &#224; la t&#234;te. Mais aussi, par passion, hein. Par amour !&lt;/i&gt; &#187;
Mais &#231;a ne s'est pas fait en un jour. Car &#224; l'&#233;poque, il y avait tr&#232;s peu de vignerons en vins naturels. &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;but, je bossais avec la clique du Beaujolais, puis la clique de Loire et quelques vignerons du Sud, surtout en Languedoc-Roussillon. C'&#233;tait sympa. &#199;a fonctionnait &#224; base de rencontres, de discussions, et puis de proche en proche&#8230; Un vigneron me parlait d'un coll&#232;gue qui &#233;tait aussi en vin naturel et voil&#224;. Mais &#231;a m'a pris des ann&#233;es avant d'avoir une carte cons&#233;quente. Mais que du vin nature.&lt;/i&gt; &#187; Kably pr&#233;cise qu'aujourd'hui &#231;a reste toujours difficile, qu'il n'y a toujours pas tellement de vignerons &#171; naturels &#187;, que beaucoup se plantent avant de r&#233;ussir, au bout de quelques ann&#233;es, &#224; faire leur vin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH350/p7--vin120-10-a1a39.jpg?1782638346' width='400' height='350' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La plus grande satisfaction de Kably et de l'&#233;quipe de La Passerelle, c'est sans doute d'avoir fait d&#233;couvrir et aimer ces vins naturels d&#233;nich&#233;s &#224; travers la France. S'il le pouvait, il voudrait bien &#171; &lt;i&gt;tout faire en naturel, la bouffe, le bois, les sacs plastiques. Mais je suis pas un puriste, hein ! Je peux tr&#232;s bien aussi boire un bon vin m&#234;me pas naturel. Je veux pas &#234;tre pr&#233;tentieux et dire aux gens ce qu'ils doivent boire. C'est comme pour la religion : chacun son truc. Pas de pros&#233;lytisme.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, il n'aime pas vraiment tirer la couverture &#224; lui, le Kably. Quand on cherche &#224; conna&#238;tre son parcours, il pr&#233;f&#232;re parler de &#171; &lt;i&gt;l'&#233;quipe&lt;/i&gt; &#187;. Tout le monde est important : Hayet, sa compagne, Rabih et Daniel qui servent, et le cuistot qui s'est form&#233; sur place et qui s'y pla&#238;t. &#171; &lt;i&gt;Voil&#224;, c'est l'&#233;quipe, avec moi, &#231;a fait les cinq piliers de La Passerelle. C'est important de le dire, hein ? C'est avant tout une &#233;quipe.&lt;/i&gt; &#187;
Et les clients ? Des gens du quartier, mais aussi des touristes qui viennent avec l'adresse en poche. &#171; &lt;i&gt;Mais c'est tr&#232;s vari&#233;. Les gens viennent pour toutes sortes de raison, pas que pour le vin naturel. Pour manger, pour l'ambiance, pour les filles. Les filles adorent le vin naturel&lt;/i&gt;, glisse Kably dans un sourire. &lt;i&gt;Et d'ailleurs, beaucoup de vigneronnes se lancent dans le vin naturel, maintenant. C'est moins masculin. Et puis il y a aussi plein de gens politis&#233;s, plein de mouvements. Des alternatifs, des gens du NPA, des anars. Des fois ils se r&#233;unissent ici. Pour moi, c'est important, c'est une question de sensibilit&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Et Kably d'expliquer que les vignerons qui abandonnent les certifications en bio, les appellations contr&#244;l&#233;es, pour se mettre en vin naturel, pour faire le vin qu'ils veulent vraiment faire, pour lui, c'est quand m&#234;me bien le signe que ce sont des anars dans l'&#226;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on souligne qu'on appr&#233;cie que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; soit en bonne place sur le comptoir, il rigole et dit : &#171; &lt;i&gt;C'est un plaisir pour moi ! Et de toute fa&#231;on, on n'ach&#232;te pas Le Figaro ici ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Au 25 rue des Trois Mages, 13006 Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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