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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Deux jambes sous terre</title>
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&lt;p&gt;Depuis trente ans, Hoshyar Ali d&#233;mine inlassablement les montagnes kurdes. L'ancien combattant a beau avoir perdu ses deux jambes &#224; l'ouvrage, il pers&#233;v&#232;re. Portrait. &#171; J'ai retir&#233; plus de deux millions de mines du sol &#187;, fanfaronne &#171; kak &#187; Hoshyar Ali, comme l'appellent affectueusement les habitant.es de la r&#233;gion de Halabja. Ici, au sud-est du Kurdistan irakien, pr&#232;s de la fronti&#232;re iranienne, il est devenu une c&#233;l&#233;brit&#233;. &#194;g&#233; de 56 ans, l'homme est trapu, costaud. &#192; c&#244;t&#233; du canap&#233; o&#249; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no177-juin-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;177 (juin 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Loez-308" rel="tag"&gt;Loez&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis trente ans, Hoshyar Ali d&#233;mine inlassablement les montagnes kurdes. L'ancien combattant a beau avoir perdu ses deux jambes &#224; l'ouvrage, il pers&#233;v&#232;re. Portrait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3049 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-1283-d59f8.jpg?1782821851' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Loez
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; J&lt;/span&gt;&lt;i&gt;'ai retir&#233; plus de deux&lt;/i&gt; &lt;i&gt;millions de mines du sol&lt;/i&gt; &#187;, fanfaronne &#171; kak &#187; &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Monsieur.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; Hoshyar Ali, comme l'appellent affectueusement les habitant.es de la r&#233;gion de Halabja. Ici, au sud-est du Kurdistan irakien, pr&#232;s de la fronti&#232;re iranienne, il est devenu une c&#233;l&#233;brit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#194;g&#233; de 56 ans, l'homme est trapu, costaud. &#192; c&#244;t&#233; du canap&#233; o&#249; il est assis, un tas d'explosifs d&#233;samorc&#233;s t&#233;moigne de son travail. Dans le lot, des mines antipersonnel et antichars am&#233;ricaines, russes, italiennes ou encore iraniennes ; des roquettes, des obus... Les marchands de mort du monde entier sont d&#251;ment repr&#233;sent&#233;s. Le gaillard se penche, saisit une mine en plastique beige, de la taille d'un gros beignet : &#171; &lt;i&gt;Elle a &#233;t&#233; fabriqu&#233;e en Italie. C'est une comme &#231;a qui m'a pris ma premi&#232;re jambe en 1989.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Contre Saddam Hussein&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Trois ans plus t&#244;t, en 1986, Hoshyar s'&#233;tait engag&#233; avec les &lt;i&gt;peshmergas&lt;/i&gt; de l'Union patriotique du Kurdistan, qui luttaient contre le r&#233;gime de Saddam Hussein, sous le commandement de Jalal Talabani et Nechirvan Mustafa. Ses parents mourront en 1988 durant l'attaque chimique de Halabja, dans le cadre de l'op&#233;ration Anfal, lanc&#233;e par Saddam Hussein et son triste acolyte Ali Hassan al-Majid &#171; le chimique &#187; pour exterminer la population kurde dans les zones de r&#233;bellion &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon Human Rights Watch, cette attaque chimique causa au moins 3 200 morts. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, on demande des volontaires pour &#234;tre d&#233;mineurs. Une poign&#233;e d'hommes se pr&#233;sentent, dont Hoshyar. Ils sont form&#233;s rapidement en Iran avant d'entrer en action. De nuit, rampant &#224; flanc de montagne, &#233;quip&#233;s de petites pelles pour creuser, ils ouvrent la voie au reste des combattants en retirant les mines du sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au cours d'un d&#233;placement qu'une mine emporte la premi&#232;re jambe de Hoshyar. Au m&#234;me moment, il est touch&#233; par une balle d'un soldat de l'arm&#233;e irakienne. Les &lt;i&gt;peshmergas&lt;/i&gt; l'&#233;vacuent &#224; Kermanshah, en Iran, o&#249; il est soign&#233; pendant quatre mois. Quand il revient, il demande ce qu'il peut faire pour aider : on lui dit de reprendre son activit&#233; de d&#233;minage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1991, le Kurdistan irakien obtient son autonomie. Les deux grands clans, Barzani et Talabani, se partagent le pouvoir et ne tardent pas &#224; s'affronter dans une sanglante guerre civile. Pendant ce temps-l&#224;, Hoshyar continue de d&#233;miner. &#192; cause de la guerre Iran-Irak (1980-1988), les montagnes &#224; la fronti&#232;re des deux &#201;tats sont infest&#233;es de mines. Il y a aussi, plus loin dans les terres, toutes les zones pi&#233;g&#233;es par l'arm&#233;e irakienne pour lutter contre la r&#233;bellion kurde. Les mutil&#233;s sont nombreux : bergers, paysans, enfants... De 1991 &#224; 2018, l'Iraqi Kurdistan Mine Action Agency (IKMAA), organisme officiel charg&#233; du d&#233;minage, a recens&#233; plus de 13 000 victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hoshyar perd sa deuxi&#232;me jambe en 1994, alors qu'il d&#233;mine dans la r&#233;gion frontali&#232;re de Penjwin. La veille, raconte-t-il, il avait perdu un de ses enfants &#226;g&#233; de trois ans ; mais il voulut tenir sa promesse de d&#233;miner. Les habitants du coin, voyant bien qu'il n'&#233;tait pas dans son assiette, lui dirent de ne pas y aller, mais il insista...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Proth&#232;ses japonaises&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Puis une ONG nippone,&lt;i&gt; Peace winds&lt;/i&gt;, entend parler de son cas et le fait venir au Japon, dans le but de r&#233;aliser une collecte de fonds qui lui permettra de faire fabriquer sur mesure deux proth&#232;ses articul&#233;es au genou. Il reste une dizaine d'ann&#233;es au pays du Soleil-Levant, et gardera un attachement sinc&#232;re &#224; cette lointaine contr&#233;e. Sur les murs de la pi&#232;ce o&#249; il re&#231;oit, des photos lui rappellent les souvenirs de l&#224;-bas. Au-dessus du petit mus&#233;e qu'il a ouvert un peu &#224; l'&#233;cart de la ville, et dans lequel il entrepose une partie des engins d&#233;samorc&#233;s qu'il a retir&#233;s du sol afin de t&#233;moigner de la violence exerc&#233;e contre la population kurde, flotte un immense drapeau japonais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste en face, sur le flanc d'une colline, deux petites tombes marquent la s&#233;pulture de ses deux jambes, &#224; c&#244;t&#233; de celle de son fils a&#238;n&#233;, mort dans un accident de voiture alors qu'il &#233;tait en route pour aider son p&#232;re. Le portrait du fiston est aussi accroch&#233; dans le 4x4 d'Hoshyar, un mod&#232;le fait sp&#233;cialement pour lui et qui lui permet d'aller partout. Sur la porti&#232;re et le coffre, il a fait &#233;crire sous des photos de mines : &#171; &lt;i&gt;I'm ready to exterminate you where ever you are.&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Je suis pr&#234;t &#224; vous exterminer o&#249; que vous soyez. &#187;&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenu au Kurdistan, Hoshyar reprend son activit&#233; de d&#233;minage et se fait tr&#232;s vite conna&#238;tre &#8211; &#233;galement parce qu'il aime mettre son travail en avant aupr&#232;s des m&#233;dias. Aux nombreux visiteurs, il montre des photos, articles et vid&#233;os sur lui. &#192; Halabja, certains magasins affichent son portrait. Des rues de petits villages o&#249; il est intervenu ont &#233;t&#233; rebaptis&#233;es de son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, on l'appelle de partout. La d&#233;marche un peu claudiquante sur ses deux proth&#232;ses, il se d&#233;place sans besoin d'aide, s'appuyant sur une canne en bois, et continue &#224; gravir les montagnes. Arriv&#233; dans une zone min&#233;e, il retire ses proth&#232;ses et rampe &#224; m&#234;me le sol pour le nettoyer. Seul. Deux de ses fr&#232;res ont &#233;t&#233; victimes des mines en l'aidant. Hoshyar ne travaille pas avec l'IKMAA, qui lui reproche son &#171; amateurisme &#187; et son individualisme. Mais pas une semaine ne passe sans qu'il &#339;uvre quelque part, d&#232;s que la m&#233;t&#233;o le permet. Il ne demande aucune r&#233;mun&#233;ration : sa pension d'ancien &lt;i&gt;peshmerga&lt;/i&gt; au grade de g&#233;n&#233;ral lui suffit. Il intervient aussi dans les &#233;coles, pour faire de la pr&#233;vention et de la formation.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; Daech, retour au front&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand Daesh lance ses attaques contre le Kurdistan en ao&#251;t 2014, Hoshyar reprend du service : il se porte volontaire pour d&#233;miner les maisons pi&#233;g&#233;es par les djihadistes. Un travail ardu, les explosifs &#233;tant maintenant bien plus complexes que par le pass&#233;. Hoshyar manque encore d'y rester. Dans une vid&#233;o hallucinante, film&#233;e sur le t&#233;l&#233;phone d'un &lt;i&gt;peshmerga&lt;/i&gt;, on le voit au loin fuir au volant de son 4x4 un village o&#249; il travaillait seul, poursuivi par une voiture-suicide qui finit par &#234;tre d&#233;truite &#224; quelques dizaines de m&#232;tres de lui par les &lt;i&gt;peshmergas&lt;/i&gt; qui assistaient &#224; la sc&#232;ne depuis leur ligne de front. Le d&#233;mineur s'en sort simplement un peu secou&#233;, avec quelques &#233;gratignures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de Hoshyar est devenu son obsession ; il a fait sienne la mission de nettoyer les montagnes du Kurdistan de la mort &#224; retardement qui les infeste. Le d&#233;bit de ses paroles est f&#233;brile, rapide, sa voix ab&#238;m&#233;e. Ses yeux passent rapidement d'un point &#224; un autre. Outre la perte de ses deux jambes, son corps est marqu&#233; par les cicatrices de multiples blessures. Plusieurs fois, il r&#233;p&#232;te les m&#234;mes phrases, que l'ami qui traduit peine &#224; comprendre. Curieux de son hyperactivit&#233;, on lui demande quel est son secret : &#171; &lt;i&gt;&#199;a n&#233;cessite beaucoup de concentration et je suis bon pour &#231;a.&lt;/i&gt; &#187; Songe-t-il &#224; prendre sa retraite ? &#171; &lt;i&gt;Tant que le sang coule dans mes veines, je continuerai &#224; travailler. Je suis d&#233;termin&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Texte et photo Loez&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Monsieur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon Human Rights Watch, cette attaque chimique causa au moins 3 200 morts. D'apr&#232;s diverses sources, l'op&#233;ration Anfal dans son ensemble a co&#251;t&#233; la vie &#224; pr&#232;s de 180 000 personnes et 90 % des villages kurdes de la zone vis&#233;e ont &#233;t&#233; ray&#233;s de la carte.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Je suis pr&#234;t &#224; vous exterminer o&#249; que vous soyez. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Syrie : Game of Kurdes</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Syrie-Game-of-Kurdes</link>
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		<dc:date>2015-07-09T19:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Suppl&#233;ment</dc:subject>
		<dc:subject>Loez</dc:subject>
		<dc:subject>Syrie</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;gime</dc:subject>
		<dc:subject>Kurdes</dc:subject>
		<dc:subject>kurde</dc:subject>
		<dc:subject>Kurdes syriens</dc:subject>
		<dc:subject>Saddam Hussein</dc:subject>
		<dc:subject>arabe</dc:subject>
		<dc:subject>Kurdes d'Irak</dc:subject>
		<dc:subject>Salih Muslim</dc:subject>
		<dc:subject>jeunes Kurdes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La guerre civile en Syrie a permis l'affirmation de l'autonomie politique des Kurdes du Rojava, sans pour autant demander leur partition territoriale. Accus&#233;s d'avoir pris les patins du r&#233;gime, ils ont surtout pu jouer leur propre carte, sans doute pour la premi&#232;re fois de leur longue histoire. Depuis son instauration en 1963, le r&#233;gime baassiste a d&#233;ni&#233; toute reconnaissance officielle aux Kurdes syriens et a mis en place une politique de discrimination qui prive quelque 120 000 Kurdes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no132-mai-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;132 (mai 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Supplement" rel="tag"&gt;Suppl&#233;ment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yann-Renoult-172" rel="tag"&gt;Loez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Syrie" rel="tag"&gt;Syrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/regime" rel="tag"&gt;r&#233;gime&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kurdes" rel="tag"&gt;Kurdes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/kurde" rel="tag"&gt;kurde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kurdes-syriens" rel="tag"&gt;Kurdes syriens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Saddam-Hussein" rel="tag"&gt;Saddam Hussein&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/arabe" rel="tag"&gt;arabe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kurdes-d-Irak" rel="tag"&gt;Kurdes d'Irak&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Salih-Muslim" rel="tag"&gt;Salih Muslim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeunes-Kurdes" rel="tag"&gt;jeunes Kurdes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre civile en Syrie a permis l'affirmation de l'autonomie politique des Kurdes du Rojava, sans pour autant demander leur partition territoriale. Accus&#233;s d'avoir pris les patins du r&#233;gime, ils ont surtout pu jouer leur propre carte, sans doute pour la premi&#232;re fois de leur longue histoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/kurd-couv-1b5c3.jpg?1782641300' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Yann Renoult.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis son instauration en 1963, le r&#233;gime baassiste&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Du parti Baas, &#171; Renaissance &#187;, tendance du nationalisme arabe, ancr&#233;e en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; a d&#233;ni&#233; toute reconnaissance officielle aux Kurdes syriens et a mis en place une politique de discrimination qui prive quelque 120 000 Kurdes de leurs droits civiques. Talab Hilal, chef militaire de la province de Dj&#233;zireh (Jazirah), au nord-est de la Syrie, &#233;crivait dans un rapport que les Kurdes n'ont &#171; &lt;i&gt; aucune histoire, civilisation, langue ou origine ethnique et sont susceptibles de provoquer violences et destructions, comme tous les montagnards&lt;/i&gt; &#187;. Ces &#171; &lt;i&gt;outlaws&lt;/i&gt; &#187; sont de plus soutenus par &#171; &lt;i&gt;les imp&#233;rialistes qui ont int&#233;r&#234;t &#224; rendre leur cause l&#233;gitime&lt;/i&gt; &#187;, aussi, la question kurde constitue &#171; &lt;i&gt;une tumeur maligne qu'il faut extirper de la nation arabe&lt;/i&gt; &#187;. C'est l'&#233;poque o&#249; l'&#201;tat syrien met en place la &#171; ceinture arabe &#187; (&lt;i&gt;al Hizam al Arabi&lt;/i&gt;) visant &#224; un remplacement de la population kurde du Nord par des Arabes loyaux au r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, dans les ann&#233;es 1980, la Syrie a servi de base de repli au PKK&#8200;&#8211;&#8200;jusqu'&#224; l'expulsion d'&#214;calan en 1998&#8200;&#8211;&#8200;et si le r&#233;gime de Damas a pu aider les Kurdes d'Irak sous le r&#232;gne du fr&#232;re ennemi Saddam Hussein, en revanche, les revendications des 1,7&#8200;million de Kurdes de Syrie (20&#8200;% de la population) vont rester inaudibles durant quarante ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, apr&#232;s la mort d'Hafez el-Assad, un premier &#171; printemps de Damas &#187; donne de la voix, durant lequel sont mis en avant le respect des droits humains, la revendication des droits civiques et la reconnaissance de la langue pour les Kurdes, ce qui va entra&#238;ner la r&#233;pression de nombreux activistes et l'interdiction de la c&#233;l&#233;bration du Newroz, tout au long de la d&#233;cennie. En mars 2004, &#224; Qamislo (Kamishli en arabe), un match de foot tourne &#224; l'&#233;meute contre le r&#233;gime, apr&#232;s des affrontements entre des supporters arabes et des jeunes supporters kurdes, qui auraient c&#233;l&#233;br&#233; de mani&#232;re provocante la chute du r&#233;gime de Saddam Hussein. Le bilan sera d'au moins 36&#8200;tu&#233;s par l'arm&#233;e et environ 2 000 arrestations. L'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, en octobre 2003, le PYD &#233;tait cr&#233;&#233; sur des bases apo&#239;stes (c'est-&#224;-dire inspir&#233; par l'id&#233;ologie d'&#214;calan), co-dirig&#233; par Salih Muslim et Asya Abdullah. Ce parti va, &#224; partir de 2012, monter en puissance parmi les treize autres formations kurdes concurrentes. Des dizaines de ses militants seront poursuivis devant les tribunaux militaires du r&#233;gime, plac&#233;s au secret et souvent tortur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2011, beaucoup de jeunes Kurdes se joignent spontan&#233;ment &#224; la contestation de la rue contre le r&#233;gime. Mais, lorsque la Syrie sombre dans la guerre civile, la plupart des Kurdes, qui souhaitent aussi le d&#233;part de Bachar, se retrouvent en porte-&#224;-faux : &#224; la fois vis-&#224;-vis de l'opposition organis&#233;e au sein de la Coalition nationale ou de l'Arm&#233;e syrienne libre, qui ont le soutien des Occidentaux, des pays du Golfe, de la Turquie et de Barzani, le leader kurde irakien ami des USA ; mais surtout, &#233;videmment, vis-&#224;-vis des groupes djihadistes qui prennent pied au Nord du pays. Le r&#233;gime d'Assad a, lui, tout int&#233;r&#234;t, pour &#233;conomiser ses forces, &#224; ne pas ouvrir un nouveau front contre les Kurdes. Le PYD tourne alors le dos &#224; l'opposition syrienne engag&#233;e militairement dans la guerre, ce qui lui permet de sceller un pacte tacite mais fragile de non-agression avec le r&#233;gime. On dit que Salih Muslim, qui participe &#224; Moscou aux n&#233;gociations en cours sur l'avenir de la Syrie avec l'opposition syrienne l&#233;gale, aime &#224; citer le proverbe : &#171; &lt;i&gt;Sage ennemi vaut mieux que fol ami.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est gr&#226;ce &#224; l'affaiblissement de l'&#201;tat syrien qu'ont pu s'organiser les YPG (forces combattantes d'autod&#233;fense) et se mettre en place le mod&#232;le du conf&#233;d&#233;ralisme d&#233;mocratique dans les trois cantons du Rojava (Afrin, Koban&#233;, Jazirah). Ce conf&#233;d&#233;ralisme convie toutes les composantes ethniques et religieuses de la r&#233;gion &#8211; Arabes, Arm&#233;niens, Assyriens, Kurdes, Turcs, etc. &#8211;&#8200;le co-pr&#233;sident du Conseil l&#233;gislatif de Dj&#233;zireh est un arabe et son homologue, Nazira Gawriya, est une chr&#233;tienne syriaque qui n'oublie jamais de rappeler que sans l'insurrection kurde la situation des minorit&#233;s aurait &#233;t&#233; dramatique. Le &#171; contrat social &#187; adopt&#233; par l'assembl&#233;e l&#233;gislative du Rojava, le 6 janvier 2014, assure l'inviolabilit&#233; des droits humains les plus fondamentaux, ainsi que le contr&#244;le des mandats, la libert&#233; d'association, l'&#233;galit&#233; sans discrimination entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie, la s&#233;paration de la religion et des affaires publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire militaire sur Daech &#224; Koban&#233; et la r&#233;volution politique en cours au Rojava sont sans doute les seules bonnes nouvelles au c&#339;ur de cette meurtri&#232;re guerre civile et du chaos qu'elle provoque dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Djihad sous amph&#232;tes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un r&#233;cent article intitul&#233; &#171; 2 jours &#224; Koban&#234; avec les camarades des YPJ/YPG &#187; sur le blog &lt;a href=&#034;http://nevarneyok.noblogs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ne var ne yok&lt;/a&gt;, les combattants kurdes livraient leur vision de l'ennemi hallucin&#233; Daech : &#171; &lt;i&gt; Beaucoup de Tch&#233;tch&#232;nes, un certain nombre de militaires turcs, des jeunes Saoudiens, des Belges, des Fran&#231;ais, des &#8220;enfants-bombes&#8221;. Des cam&#233;s gav&#233;s de produits pour les faire tenir face &#224; leurs horreurs. Des soldats djihadistes de tous les pays lourdement arm&#233;s de leurs tanks et mortiers. Des morts en sursis. Des morts laiss&#233;s sur place, et finalement r&#233;cup&#233;r&#233;s et enterr&#233;s par les kurdes des YPG/YPJ.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;Les combattant-e-s kurdes reconnaissent volontiers qu'ils &#233;taient un peu largu&#233;-e-s au d&#233;but des combats parce qu'ils ne comprenaient rien &#224; ces soldats d'un type nouveau pour eux. &#8220;Nous savions comment fonctionnent les arm&#233;es turque et iranienne. Mais pas les fascistes de Daech. Leurs g&#233;n&#233;raux sont riches, ont beaucoup de pouvoir et ne prennent que peu de risques. Et leurs soldats de base sont tar&#233;s et ressemblent plus &#224; des morts-vivants qu'autre chose.&#8221; Selon des t&#233;moignages d'enfants-soldats de l'&#201;tat Islamique faits prisonniers par les Peshmergas &#8211;&#8200;kurdes d'Irak &#8211;&#8200;beaucoup des jeunes recrues subiraient des s&#233;vices, des viols et l'obligation d'assister &#224; des sc&#232;nes sanglantes, &#224; seule fin de casser leur virilit&#233;, leur dignit&#233;, de les r&#233;duire &#224; l'ob&#233;issance, et de les habituer &#224; vivre dans l'horreur. Les camarades insistent &#233;galement sur deux choses : tout d'abord, le fait qu'ils ont retrouv&#233; dans les treillis de bon nombre de cadavres ennemis plein de cachetons et de seringues. Et deuxi&#232;mement qu'une des tactiques souvent utilis&#233;es par Daech est l'attentat suicide sur la ligne de front : &#8220;Il nous est arriv&#233; de subir des assauts o&#249; 45 &#224; 50 soldats ennemis avan&#231;aient sur notre position en se faisant exploser les uns apr&#232;s les autres.&#8221;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que le captagon, une amph&#233;tamine surpuissante, produite en Syrie, est la drogue du conflit syrien. &#171; &lt;i&gt; En 2013, le Liban a saisi &#224; lui seul 12,3 millions de cachets. Plus de 6,5 millions ont &#233;t&#233; saisis &#224; Duba&#239; en d&#233;cembre dernier, 17&#8200;millions le mois pr&#233;c&#233;dent &lt;/i&gt; &#187;, pouvait-on lire dans &lt;i&gt;Paris-Match&lt;/i&gt; le 28&#8200;f&#233;vrier dernier. Outre le fait qu'il procure une totale insensibilit&#233; &#224; la douleur, le captagon &#244;te toute forme d'empathie : &#171; &lt;i&gt;Tu oublies les gens, tu hallucines, les choses vont mieux, tu as tellement d'id&#233;es, tes pens&#233;es s'am&#233;liorent. C'est comme si les gens n'existaient pas&lt;/i&gt; &#187;, expliquait Khaled, un jeune consommateur dans le m&#234;me article. Gare &#224; la descente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez cet article int&#233;gralement et bien d'autres sur le blog &lt;a href=&#034;http://nevarneyok.noblogs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ne var ne yok&lt;/a&gt;, &#171; Chroniques de Turquie, du Kurdistan et du Rojava &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sous le paradigme kurde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;pisode 1 : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Sous-le-paradigme-kurde-episode-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par ici !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;pisode 2 : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Sous-le-paradigme-kurde-episode-2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par l&#224; !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;pisode 3 : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Sous-le-paradigme-kurde-episode-3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par ici !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;pisode 4 : &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Sous-le-paradigme-kurde-episode-4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par l&#224; !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe d'&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-paradoxe-d-Ocalan?var_mode=preview&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#214;calan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo de &lt;a href=&#034;http://cargocollective.com/yannrenoult&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Yann Renoult&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Du parti Baas, &#171; Renaissance &#187;, tendance du nationalisme arabe, ancr&#233;e en Syrie et en Irak.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>John Kerry &#171; oublie &#187; Adolf Johnson</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Fontenelle</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Comme toujours, quand ils s'appr&#234;tent &#224; guerroyer contre des populations arabiques (o&#249; les victimes de leurs pulsions lib&#233;ratrices nous sont &#224; chaque fois pr&#233;sent&#233;es comme &#171; collat&#233;rales &#187;, parce que bon, c'est s&#251;r qu'c'est triste &#224; dire, mais on ne fait pas non plus d'omelette aux Beurs sans casser quelques &#339;ufs) : les Yankees narrent, tr&#232;s s&#233;rieusement, que les bombardements annonc&#233;s de la Syrie doivent &#234;tre envisag&#233;s sous l'aune, flatteuse, de l'antinazisme. Leur secr&#233;taire d'&#201;tat, John (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no114-septembre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;114 (septembre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rage-dedans" rel="tag"&gt;Rage dedans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/noforum" rel="tag"&gt;noforum&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Saddam-Hussein" rel="tag"&gt;Saddam Hussein&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Adolf-Hitler" rel="tag"&gt;Adolf Hitler&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yankees-narrent" rel="tag"&gt;Yankees narrent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/populations-arabiques" rel="tag"&gt;populations arabiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pulsions-liberatrices" rel="tag"&gt;pulsions lib&#233;ratrices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fois-presentees" rel="tag"&gt;fois pr&#233;sent&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sur-qu-c-est" rel="tag"&gt;s&#251;r qu'c'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-c-est-triste" rel="tag"&gt;qu'c'est triste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bombardements-annonces" rel="tag"&gt;bombardements annonc&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/John-Kerry" rel="tag"&gt;John Kerry&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme toujours, quand ils s'appr&#234;tent &#224; guerroyer contre des populations arabiques (o&#249; les victimes de leurs pulsions lib&#233;ratrices nous sont &#224; chaque fois pr&#233;sent&#233;es comme &#171; &lt;i&gt;collat&#233;rales&lt;/i&gt; &#187;, parce que bon, c'est s&#251;r qu'c'est triste &#224; dire, mais on ne fait pas non plus d'omelette aux Beurs sans casser quelques &#339;ufs) : les Yankees narrent, tr&#232;s s&#233;rieusement, que les bombardements annonc&#233;s de la Syrie doivent &#234;tre envisag&#233;s sous l'aune, flatteuse, de l'antinazisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur secr&#233;taire d'&#201;tat, John Kerry, a donc d&#233;clar&#233;, pour mieux vendre la War on Damascus o&#249; Fran&#231;oizollande a si fort h&#226;te de s'engager derri&#232;re l'US Army (&#171; socialiste &#187; un jour, &#171; socialiste &#187; toujours), qu'elle &#233;tait plus que tr&#232;s largement justifi&#233;e, car &#8211; je cite : Assad, en utilisant des armes chimiques, a &#171; &lt;i&gt;d&#233;sormais rejoint Adolf Hitler et Saddam Hussein&lt;/i&gt; &#187; dans la sinistre &#171; &lt;i&gt;liste de ceux qui ont fait usage de telles armes en temps de guerre&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Assad &#171; now joins a list of Adolf Hitler and Saddam Hussein who've used (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Videmment &#8211; je suis bien certain que tu l'auras imm&#233;diatement notu : cette liste n'est pas (du tout) compl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y manque, notamment, plusieurs &lt;i&gt;presidents of the United States of America&lt;/i&gt;, comme MM. Johnson et Nixon, qui ont nagu&#232;re enseveli le Vi&#234;t Nam sous l'agent orange (&lt;i&gt;made in&lt;/i&gt; Monsanto) et le napalm, ou M. Reagan, qui a grandement aid&#233; Saddam Hussein (vois si le monde est petit) dans son gazage moutarde (et sarin) des troupes iraniennes au d&#233;but des ann&#233;es 1980, ou encore l'inoubliable M. Bush, deuxi&#232;me du nom, qui a fait larguer sur Falluja des bombes au phosphore blanc. (Et tiens, puisqu'on en parle : il manque aussi, dans la nomenclature &#224; trous de Kerry, les Isra&#233;liens qui ont balanc&#233; du phosphore blanc (&lt;i&gt;again&lt;/i&gt;) sur Gaza en 2009 &#8211; quand Bernard-Henri L&#233;vy, rappelons-nous, battait des mains au bouleversant spectacle de leurs raids d&#233;mocratiques.) Selon sa propre logique &#8211; totalement d&#233;lirante, et quelque peu r&#233;visionniste, quant &#224; son (tr&#232;s, tr&#232;s trouble) fond &#8211;, le &lt;i&gt;Secretary of State&lt;/i&gt; devrait inclure MM. Johnson et Bush junior (et quelques autres fervents humanistes) dans la grande famille des adeptes de l'hitl&#233;risme chimique &#8211; mais ce n'est pas du tout ce qu'il fait, et on le comprend un peu, parce que &#231;a lui compliquerait consid&#233;rablement la le&#231;on de maintien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, ce n'est qu'au prix de l'occultation que les &#201;tats-Unis ont tr&#232;s sciemment perp&#233;tr&#233; (dans une guerre coloniale o&#249; lui-m&#234;me a servi) les m&#234;mes crimes abominables qu'ils pr&#233;tendent aujourd'hui punir quand c'est Assad qui les commet, que le digne Kerry peut, inaccessible &#224; la honte, assurer que l'&#171; intervention &#187; qui vient est d'une profonde justesse. Nous v&#233;rifions l&#224;, de nouveau (et pour le cas douteux qu'on en aurait dout&#233;), que la propagande &#233;tatsunienne est une gigantesque escroquerie : n'oublions jamais, je te prie, que nos &#171; socialistes &#187; de proximit&#233;, toujours plus ex&#233;crables, y auront mis leurs horribles jappements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Assad &#171; &lt;i&gt;now joins a list of Adolf Hitler and Saddam Hussein who've used these weapons in a time of war&lt;/i&gt; &#187;, a-t-il expliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les v&#233;ritables causes de l'intervention am&#233;ricaine en Irak</title>
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		<dc:date>2012-09-17T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>Saddam Hussein</dc:subject>
		<dc:subject>services</dc:subject>
		<dc:subject>Ahmed</dc:subject>
		<dc:subject>bonne histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Rafid Ahmed</dc:subject>
		<dc:subject>Ahmed Alwan</dc:subject>
		<dc:subject>Rafid</dc:subject>
		<dc:subject>Alwan al-Janabi</dc:subject>
		<dc:subject>Hussein</dc:subject>
		<dc:subject>Saddam</dc:subject>

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&lt;p&gt;Id&#233;al en vacances sous le cagnard, une bonne histoire dans l'ombre des services de renseignements. Revenons donc sur les tribulations de Rafid Ahmed Alwan al-Janabi qui se retrouve en fort mauvaise posture en cette fin d'ann&#233;e 1998. Responsable au sein de l'unit&#233; de maintenance de la soci&#233;t&#233; irakienne de cin&#233;ma et de t&#233;l&#233;vision Babel TV, sise &#224; Bagdad, il sait qu'un mandat d'arr&#234;t a &#233;t&#233; d&#233;livr&#233; contre lui. Le motif ? Il aurait d&#233;tourn&#233; 1,5 million de dollars des caisses de l'entreprise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Id&#233;al en vacances sous le cagnard, une bonne histoire dans l'ombre des services de renseignements. Revenons donc sur les tribulations de Rafid Ahmed Alwan al-Janabi qui se retrouve en fort mauvaise posture en cette fin d'ann&#233;e 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Responsable au sein de l'unit&#233; de maintenance de la soci&#233;t&#233; irakienne de cin&#233;ma et de t&#233;l&#233;vision Babel TV, sise &#224; Bagdad, il sait qu'un mandat d'arr&#234;t a &#233;t&#233; d&#233;livr&#233; contre lui. Le motif ? Il aurait d&#233;tourn&#233; 1,5 million de dollars des caisses de l'entreprise dans laquelle il travaille. Il parvient &#224; fuir et arrive, apr&#232;s de multiples p&#233;r&#233;grinations, &#224; Nuremberg (Allemagne) &#224; l'hiver 1999. Enferm&#233;e dans ce lieu &#224; l'aspect p&#233;nitentiaire r&#233;serv&#233; aux demandeurs d'asile, il sollicite l'autorisation d'aller visiter la ville toute proche. Cette demande &#233;crite suscite l'attention des services de renseignements teutons (BND), friands de ressortissants &#233;trangers venus des pays arabes, et surtout d'Irakiens pouvant &#233;ventuellement fournir des bribes d'informations sur les proches de Saddam Hussein, sur l'arm&#233;e irakienne, voire sur les armes de destruction massive (ADM) dont la presse et les dirigeants occidentaux ne cessent &#224; l'&#233;poque de parler. Le demandeur d'asile raconte prestement qu'il a travaill&#233; dans la Commission de l'industrie militaire destin&#233;e &#224; la recherche de nouvelles armes. Et le nouvel arrivant sur le sol germanique se fait prolixe. Au bout de plusieurs r&#233;unions, il appert qu'il d&#233;tient un grand nombre d'informations in&#233;dites et pr&#233;cises. Ce que confirme un professeur de biologie, lui-m&#234;me appoint&#233; par les services, venu assister ses coll&#232;gues lors des interrogatoires. Il explique que si les inspecteurs internationaux &#224; la recherche d'ADM n'ont rien trouv&#233;, c'est parce que l'arm&#233;e irakienne utilise des laboratoires mont&#233;s sur des camions. Il pr&#233;cise qu'au moment de son d&#233;part, une de ces unit&#233;s &#233;tait d&#233;j&#224; en fonction et que le r&#233;gime pr&#233;voyait alors d'en fabriquer six autres. Pour preuve de la dangerosit&#233; de l'affaire, il affirme qu'un accident causant la mort de douze personnes a eu lieu sur l'un des sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'information remonte la cha&#238;ne hi&#233;rarchique de l'&#201;tat allemand jusqu'&#224; finalement aboutir sur un bureau de la Maison Blanche &#224; Washington. Les d&#233;n&#233;gations d'un neveu de Saddam Hussein, lui-m&#234;me en exil depuis 1995, n'y font rien. Les services fran&#231;ais, anglais, isra&#233;liens et &#233;tasuniens croient dur comme fer cet Irakien capable de dessiner dans le d&#233;tail les plans des sites ainsi que les camions incrimin&#233;s. Les Am&#233;ricains envoient un satellite dont les images infirment les propos de Rafid : la hauteur du passage d'entr&#233;e de l'usine emp&#234;che toute circulation de v&#233;hicules de grandes tailles. Qu'importe. M&#234;me si quelques-uns de ces interlocuteurs commencent &#224; le suspecter de mythomanie, le transfuge irakien est plac&#233; sous protection des services allemands, naturalis&#233;, pourvu d'un bel appartement et d'un revenu cons&#233;quent. L'heure n'est plus aux tergiversations apr&#232;s l'attentat du 11 septembre 2001. Les faucons am&#233;ricains veulent attaquer l'Irak sans &#233;videmment d&#233;voiler les raisons plus obscures qui les animent, depuis le bizness du lobby-militaro industriel jusqu'&#224; la m&#233;galomanie la plus tordue de ses dirigeants. Leurs missions officielles : exporter la d&#233;mocratie et liquider un criminel. Sans avoir jamais rencontr&#233; Rafid Ahmed Alwan al-Janabi, la CIA bricole maquettes, photos a&#233;riennes qu'elle va fournir au secr&#233;taire d'&#201;tat Colin Powell qui devant le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU, le 5 f&#233;vrier 2003, agitera une &#233;prouvette remplie de suppos&#233;es souches d'anthrax &#171; similaires &#224; celles dont dispose Saddam Hussein &#187; pour justifier l'assaut militaire contre l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las ! Les troupes am&#233;ricaines vont revenir bredouilles de leur chasse tous azimuts aux ADM. En territoire irakien, sur le site m&#234;me d&#233;crit par Rafid, il est confirm&#233; qu'effectivement aucun camion ne pouvait ni entrer ni sortir. Quant aux poids lourds suspects, ils &#233;taient destin&#233;s &#224; transporter de l'h&#233;lium pour des ballons-sondes m&#233;t&#233;orologiques&#8230; Plusieurs centaines de morts irakiens et la d&#233;mission de quelques hauts responsables de la CIA plus tard, Rafid Ahmed Alwan al-Janabi vit toujours en Allemagne sous protection du BND&#8230; La r&#233;v&#233;lation totale et d&#233;finitive de ses mensonges n'aura bien &#233;videmment rien chang&#233; ni aux fondements des principes dirigeant la soci&#233;t&#233; occidentale, ni m&#234;me &#224; la carri&#232;re et au prestige de ses d&#233;cideurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Forcer le march&#233; irakien</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Forcer-le-marche-irakien</link>
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		<dc:date>2010-12-09T10:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Caritte</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
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		<dc:subject>Saddam Hussein</dc:subject>
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		<dc:subject>Bagdad</dc:subject>

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&lt;p&gt;Officiellement termin&#233;e depuis belle lurette, la guerre en Irak devrait laisser la place &#224; la manne tant attendue de la reconstruction. Les entreprises-vautours sont dans la place, y compris les bo&#238;tes fran&#231;aises. Et entre elles aussi, la bataille fait rage. L&#8216;INFO, REPRISE par moult m&#233;dias, peut para&#238;tre anecdotique : pour la premi&#232;re fois depuis l'invasion du Kowe&#239;t par les troupes de Saddam Hussein en 1990, un appareil de la compagnie Air-Azur en provenance de Paris s'est pos&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Officiellement termin&#233;e depuis belle lurette, la guerre en Irak devrait laisser la place &#224; la manne tant attendue de la reconstruction. Les entreprises-vautours sont dans la place, y compris les bo&#238;tes fran&#231;aises. Et entre elles aussi, la bataille fait rage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#8216;INFO, REPRISE&lt;/strong&gt; par moult m&#233;dias, peut para&#238;tre anecdotique : pour la premi&#232;re fois depuis l'invasion du Kowe&#239;t par les troupes de Saddam Hussein en 1990, un appareil de la compagnie Air-Azur en provenance de Paris s'est pos&#233; &#224; Bagdad, dimanche 31 octobre. Pourquoi pas... Cela devient plus int&#233;ressant lorsqu'on apprend qu'Anne-Marie Idrac, notre obscure secr&#233;taire d'&#201;tat au commerce, &#233;tait &#224; bord de l'a&#233;ronef. Et tout s'&#233;claircit quand est pr&#233;cis&#233; que la Foire internationale de Bagdad, r&#233;unissant plus de 400 entreprises, dont une quarantaine sont fran&#231;aises &#8211; telles Alstom, Areva, GDF Suez, Lafarge, Renault, Sanofi-Aventis, Thales et Total &#8211;, se tenait du 1er au 10 novembre dernier. Bien s&#251;r, Anne-Marie Idrac n'avait point omis d'embarquer des repr&#233;sentants de ces bo&#238;tes dans ses bagages. La guerre, il y a ceux qui en p&#226;tissent, et ceux qui en profitent. Ou, du moins, tentent le coup...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L463xH264/irak-187f7.png?1782649801' width='463' height='264' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Caritte
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La boucherie irakienne &#233;tant officiellement termin&#233;e depuis le 1er mai 2003, il serait temps de s'occuper de la remise en &#233;tat du pays, m&#234;me si l'Hexagone n'a pas, comme en 1991, d&#233;p&#234;ch&#233; ses Mirage pilonner du civil irakien&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;95 000 ? 150 000 ? 665 000 ? Le nombre de morts civils depuis mars 2003 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Selon Ubifrance, l'Agence fran&#231;aise pour le d&#233;veloppement international des entreprises, cette reconstruction est &#233;valu&#233;e &#224; 600 milliards de dollars (445 milliards d'euros), et les perspectives de croissance sont de l'ordre de 7 %. De quoi faire r&#234;ver petits comme gros entrepreneurs ! &lt;i&gt;&#171; L'avenir appartient aux ambitieux et &#224; ceux qui se l&#232;vent t&#244;t !&lt;/i&gt; balance Boris Boillon, ambassadeur de France &#224; Bagdad &#224; une journaliste de France 24, histoire de stimuler les troupes. &lt;i&gt;Si nous ne sommes pas l&#224; aujourd'hui, ensuite il sera trop tard. &#187; &lt;/i&gt; C'est d'autant plus vrai que, comme l'assure au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; Sami Al Araji, le pr&#233;sident de la Commission des investissements, l'Irak &lt;i&gt;&#171; sort
d'une &#233;conomie centralis&#233;e et s'engage r&#233;solument dans un syst&#232;me de march&#233; bas&#233; sur la comp&#233;tition &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une comp&#233;tition o&#249;, actuellement, nos entrepreneurs n'ont pas l'avantage : pour l'instant, la patrie des droits de l'homme repr&#233;sente &#224; peine plus de 1 % du march&#233; des exportations en Irak. M&#234;me Total, fer de lance de l'industrie fran&#231;aise, peine &#224; trouver sa place dans cette troisi&#232;me r&#233;serve de p&#233;trole mondiale derri&#232;re l'Arabie Saoudite
et l'Iran. Depuis 2009, Bagdad met aux ench&#232;res des &#171; contrats de service &#187; pour l'exploitation &#8211; et seulement l'exploitation, l'or noir &#233;tant un bien national &#8211; de grands gisements de p&#233;trole et de champs gaziers encore peu d&#233;velopp&#233;s. Total lorgnait sur le champ de Majnoon, mais sans succ&#232;s. Par la suite, l'entreprise de De Mergerie
s'est port&#233;e candidate pour l'acquisition de Qourna-ouest&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;50 000 soldats &#233;tats-uniens ont encore sur place pour former l'arm&#233;e irakienne.&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, dans le sud du pays, mais il a &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; un consortium russo-norv&#233;gien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, Total n'aura remport&#233; qu'un champ beaucoup plus petit, celui d'Halfaya. M&#234;me mauvaise limonade pour le gaz : en octobre dernier, l'Irak a mis aux ench&#232;res trois champs gaziers afin de doubler sa production, mais Total a encore d&#251; s'incliner. Il y eut des campagnes plus glorieuses... Mais il faut bien reconna&#238;tre que la stabilit&#233; du pays n'est pas encore tout &#224; fait av&#233;r&#233;e, comme en t&#233;moignent les attentats coordonn&#233;s &#224; Bagdad le 2 novembre dernier, ainsi que la prise d'otages dans une
&#233;glise, le 31 octobre, faisant 58 morts. Cela laisse &#224; penser qu'il y a une sp&#233;cialit&#233; toute fran&#231;aise &#8211; la s&#233;curit&#233; &#8211; qui pourrait tirer partie de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, quand Barack Obama a retir&#233; ses troupes le 31 ao&#251;t dernier 2, il a bien
sp&#233;cifi&#233; qu'il souhaitait &#171; transmettre le t&#233;moin aux acteurs civils &#187;. Aux diplomates, bien s&#251;r, mais aussi aux anciens bidasses recycl&#233;s dans les entreprises de gros bras. Au moins quatre bo&#238;tes sont actuellement install&#233;es, ou en passe de l'&#234;tre, en Irak : AICS, G&#233;os, Anticip et Galllice. D&#233;but septembre, la soci&#233;t&#233; Gallice &#8211; fond&#233;e par Fr&#233;d&#233;ric Gallois, ancien patron du GIGN &#8211; a remport&#233; le march&#233; de s&#233;curisation du minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res irakien, &#224; deux pas de la zone verte, pour un montant de 500 000 dollars. Une premi&#232;re depuis des ann&#233;es, dans un secteur traditionnellement tenu par les Anglo-Saxons. Geos, qui s'est install&#233; cet &#233;t&#233; en Irak, pr&#233;voit 6 &#224; 8 millions d'euros de recettes dans les deux ans &#224; venir. &lt;i&gt;&#171; Nous voulons profiter du r&#233;engagement de la France, qui a amen&#233; de nombreuses soci&#233;t&#233;s &#224; s'int&#233;resser au march&#233; de la reconstruction &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clarait r&#233;cemment le patron de la soci&#233;t&#233; Anticip &#224; un journaliste du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, tout compte fait, cela fait quand m&#234;me des petites sommes, alors que nos Rafale, petits bijoux de la technologie made in France &#224; 70 ou 90 millions d'euros pi&#232;ce, nous restent sur les bras !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;95 000 ? 150 000 ? 665 000 ? Le nombre de morts civils depuis mars 2003 varie suivant les &#233;tudes...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;50 000 soldats &#233;tats-uniens ont encore sur place pour former l'arm&#233;e irakienne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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