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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Syst&#232;me carc&#233;ral : une question centrale</title>
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		<dc:creator>Nadia M.</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;Des d&#233;bats port&#233;s par les Gilets jaunes aux colonnes des journaux de toute ob&#233;dience, la question carc&#233;rale se fait discr&#232;te. Loin d'&#234;tre un sujet annexe, la fa&#231;on dont on enferme r&#233;v&#232;le pourtant bien des choses sur les tonalit&#233;s totalitaires d'une soci&#233;t&#233;. Examen d'une machine &#224; broyer. Le mouvement des Gilets jaunes a fort l&#233;gitimement abord&#233; la question de sa r&#233;pression. En premi&#232;re ligne des critiques, les violences polici&#232;res qui ont &#233;maill&#233; les cort&#232;ges. En arri&#232;re-fond, moins (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no177-juin-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;177 (juin 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/peines-s-allongent" rel="tag"&gt;peines s'allongent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des d&#233;bats port&#233;s par les Gilets jaunes aux colonnes des journaux de toute ob&#233;dience, la question carc&#233;rale se fait discr&#232;te. Loin d'&#234;tre un sujet annexe, la fa&#231;on dont on enferme r&#233;v&#232;le pourtant bien des choses sur les tonalit&#233;s totalitaires d'une soci&#233;t&#233;. Examen d'une machine &#224; broyer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3051 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L405xH400/-1285-a4f0c.jpg?1768652205' width='405' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par L. L. de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;e mouvement des Gilets jaunes a fort l&#233;gitimement abord&#233; la question de sa r&#233;pression. En premi&#232;re ligne des critiques, les violences polici&#232;res qui ont &#233;maill&#233; les cort&#232;ges. En arri&#232;re-fond, moins d&#233;nonc&#233;, le d&#233;ferement des milliers d'interpell&#233;s devant les tribunaux, qui a pourtant lev&#233; le voile sur une justice de classe exp&#233;ditive, usant et abusant des comparutions imm&#233;diates pour condamner &#224; tour de bras des pr&#233;venus &#224; l'origine sociale fortement d&#233;favoris&#233;e. Mais une fois de plus, la question carc&#233;rale est rest&#233;e relativement absente de la r&#233;flexion globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la prison n'est pas en dehors de la soci&#233;t&#233; : elle est son miroir grossissant. Le r&#233;gime politique s'y met &#224; nu. On a beau les cacher derri&#232;re de hauts murs, toujours plus loin en p&#233;riph&#233;rie, en pr&#233;textant qu'il s'agit d'un mal n&#233;cessaire, les ge&#244;les ne disparaissent pas pour autant ! Et il faudra bien caser leur remise en cause &#224; l'ordre du jour si l'on pr&#233;tend vouloir changer ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;De la casse sociale &#224; la case prison&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La situation actuelle n'est pas une d&#233;rive, mais une continuit&#233;. Dans la lign&#233;e de ses pr&#233;d&#233;cesseurs, toutes couleurs confondues, Emmanuel Macron poursuit l'adaptation de l'appareil r&#233;pressif &#224; l'&#233;volution du capitalisme. Alors que les r&#233;formes du code du travail et de l'assurance ch&#244;mage entra&#238;neront in&#233;vitablement un d&#233;veloppement de la d&#233;linquance et de la r&#233;volte, la France pulv&#233;rise chaque ann&#233;e son record d'incarc&#233;rations. &#192; l'instar du nombre de pr&#233;caires, celui des prisonniers monte en fl&#232;che : plus de 71 000 personnes dans les murs et quelque 175 000 sous contr&#244;le &#224; l'ext&#233;rieur. Bien loin de l'image g&#233;n&#233;ralement v&#233;hicul&#233;e par les m&#233;dias, construite sur des faits-divers spectaculaires, les prisons sont avant tout peupl&#233;es de petits voleurs, dealers, r&#233;calcitrants, issus des classes populaires et alternant petits boulots et p&#233;riodes de ch&#244;mage, survivant au quotidien par la d&#233;brouille. Sauf qu'il y a un ordre &#224; faire respecter et le meilleur des mondes &#224; prot&#233;ger : il faut donc en passer par un m&#233;lange de r&#233;pression et de discrimination. Ainsi, il n'existerait plus de causes sociales et politiques &#224; la d&#233;linquance ou aux mouvements sociaux. Les inadapt&#233;s n'ont qu'a bien se tenir et arr&#234;ter de s'attrouper.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jusqu'&#224; la mort&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si la moiti&#233; des peines ass&#233;n&#233;es par les juges n'exc&#232;dent pas un an, de plus en plus d'actes, de mots et d'intentions deviennent des d&#233;lits passibles d'enfermement. Ce qui relevait encore r&#233;cemment d'une simple contravention vaut aujourd'hui des peines de prison fermes : provocation &#224; la r&#233;bellion, outrage, conduite en &#233;tat d'ivresse, dissimulation du visage lors des manifs&#8230; Le moindre d&#233;lit est s&#233;v&#232;rement r&#233;prim&#233;, surtout si l'auteur est jeune, pauvre et d'origine &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, les longues peines s'allongent. Alors que dans les ann&#233;es 1970, la peine maximum effectu&#233;e &#233;tait d'environ dix-huit ans, aujourd'hui elle d&#233;passe les trente ann&#233;es et flirte ainsi avec la perp&#233;tuit&#233; r&#233;elle. Abolie, la peine de mort ? Non, juste remplac&#233;e par la peine jusqu'&#224; la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a de plus en plus de prisonniers, c'est aussi parce que pr&#233;venus et condamn&#233;s restent de plus en plus longtemps en prison. S'il y a &#171; surpopulation carc&#233;rale &#187;, c'est parce qu'il y a sur-enfermement pour des p&#233;riodes de plus en plus longues.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Circulez, y a rien &#224; voir&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;R&#233;forme apr&#232;s r&#233;forme, les conditions de d&#233;tention se d&#233;gradent, les remises de peines fondent, les activit&#233;s &#224; l'int&#233;rieur se rar&#233;fient, l'isolement progresse, les peines s'allongent. Le travail est rare et rel&#232;ve de l'exploitation&lt;i&gt; (lire p. X)&lt;/i&gt;, les soins sont indigents, les recours inop&#233;rants, les violences de l'institution couvertes&#8230; Dans certaines prisons, les deux promenades l&#233;gales quotidiennes ne sont m&#234;me plus assur&#233;es et ce sont des matelas &#224; terre qui accueillent les nouveaux arrivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'indiff&#233;rence et l'extr&#234;me r&#233;pression, les prisonniers continuent de se r&#233;volter contre ces conditions de vie insoutenables. Le 31 mars dernier, une centaine de d&#233;tenus de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) ont refus&#233; de r&#233;int&#233;grer leurs cellules. Les &#201;ris (&#201;quipes r&#233;gionales d'intervention et de s&#233;curit&#233;, les CRS carc&#233;raux) sont intervenues. Confront&#233;es &#224; des &#171; &lt;i&gt;refus d'obtemp&#233;rer&lt;/i&gt; &#187;, elles ont fait usage de la &#171; &lt;i&gt;force&lt;/i&gt; &#187;. Des meneurs ont &#233;t&#233; identifi&#233;s et transf&#233;r&#233;s dans d'autres prisons. Selon l'institution, leurs revendications concernaient les conditions d'hygi&#232;ne et les fouilles syst&#233;matiques instaur&#233;es &#224; l'issue des parloirs. L'incident a &#233;t&#233; m&#233;diatis&#233;, mais sans que soient jamais abord&#233;es les questions de fond. Quelles sont les v&#233;ritables raisons de la r&#233;volte ? Quels moyens exacts ont utilis&#233; les &#201;ris ? Y a-t-il eu des bless&#233;s ? Les &#171; meneurs &#187; ont-ils &#233;t&#233; poursuivis ? Qu'en disent les prisonniers ? Comme d'habitude, le point de vue des premiers concern&#233;s est rest&#233; absent du d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas comme dans d'autres, l'individualisation, l'atomisation et l'isolement sont des armes terribles pour briser, an&#233;antir, &#233;touffer toute volont&#233; individuelle ou collective de r&#233;sistance. Les pouvoirs autoritaires en usent pour garantir leur p&#233;rennit&#233; et leurs profits en d&#233;truisant la possibilit&#233; m&#234;me de changement. Le parall&#232;le avec le monde ext&#233;rieur est vite tir&#233; : dans la rue ou derri&#232;re les barreaux, il s'agit de cadenasser les possibles.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des QHS qui ne disent pas leur nom&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les quartiers de haute s&#233;curit&#233; (QHS) devaient &#234;tre abolis en 1981, gr&#226;ce aux luttes men&#233;es par des prisonniers et gr&#226;ce &#224; une forte mobilisation &#224; l'ext&#233;rieur. Mais les promesses &#233;lectorales n'engagent que ceux qui les croient. L'isolement carc&#233;ral, v&#233;ritable torture blanche, s'est g&#233;n&#233;ralis&#233; depuis les ann&#233;es 1980 en s'adaptant &#224; la dangerosit&#233; suppos&#233;e des personnes d&#233;tenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prison de Cond&#233;-sur-Sarthe (Orne), inaugur&#233;e par Christiane Taubira en 2013, est la version ultramoderne des anciens QHS pour longues peines. D&#232;s son ouverture, des prisonniers ont d&#233;nonc&#233; l'impossibilit&#233; de vivre dans ces conditions et ont tent&#233; les gestes les plus d&#233;sesp&#233;r&#233;s pour &#234;tre transf&#233;r&#233;s loin de cet enfer. Le 5 mars, un d&#233;tenu qui purgeait une peine de trente ans et s'&#233;tait radicalis&#233; en prison a agress&#233; deux surveillants. Retranch&#233; avec sa compagne pendant pr&#232;s de dix heures dans l'unit&#233; de vie familiale, il a &#233;t&#233; neutralis&#233; par le Raid. Lors de l'assaut, sa compagne a &#233;t&#233; tu&#233;e. Vous n'en saurez pas plus, ni sur les raisons de l'acte du d&#233;tenu, ni sur les suites donn&#233;es &#224; la mort de cette femme, ni sur cette prison de haute s&#233;curit&#233;. La lutte contre le terrorisme justifie toutes les exactions.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Prisons &#224; ciel ouvert&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Versant courtes peines, l'opacit&#233; est aussi de mise. D'autant que l'&#201;tat est confront&#233; &#224; un probl&#232;me majeur : comment g&#233;rer &#224; moindre co&#251;t la multiplication et l'allongement des peines ? Rien ne sert de condamner si la condamnation n'est pas effectu&#233;e, sachant que les 7 000 nouvelles places des prisons que le gouvernement pr&#233;voit de construire n'y suffiront pas. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper de nouvelles formes d'enfermement aussi efficaces que les murs : la prison dehors. Dignes h&#233;riti&#232;res de Robert Badinter, qui avait remplac&#233; en son temps la peine de mort par les peines jusqu'&#224; la mort, les ministres Rachida Dati, Christiane Taubira et Nicole Belloubet ont poursuivi et continuent de poursuivre le m&#234;me dessein, en cherchant &#224; d&#233;velopper la &#171; contrainte p&#233;nale &#187; (la personne n'est pas enferm&#233;e entre des murs, mais voit sa libert&#233; restreinte par diverses obligations).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'affirment ses partisans, il ne s'agit pas d'une alternative &#224; l'incarc&#233;ration, mais de v&#233;ritables peines suppl&#233;mentaires qui viennent, &#224; moindre frais, &#233;largir la palette r&#233;pressive. R&#233;sultat ? Le nombre de personnes plac&#233;es sous le contr&#244;le de l'&#201;tat explose sans pour autant faire baisser le nombre de d&#233;tenus et d&#233;tenues. L'enfermement hors les murs, avec ou sans bracelet &#233;lectronique, pourrait bien, si l'on n'y prend garde, faire de notre soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re une prison. Plus que jamais, la critique du syst&#232;me carc&#233;ral est le corollaire indispensable de la critique de la soci&#233;t&#233; qui le produit. Souhaitons que le mouvement des Gilets jaunes la remette, si ce n'est au centre des d&#233;bats, tout du moins &#224; son agenda.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nadia M.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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