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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>L'eau-de-vie, les normes et Monsieur Paul</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Bouilleur ambulant, Monsieur Paul prom&#232;ne son alambic dans les campagnes du Lot depuis des ann&#233;es. Mais fatigu&#233; d'une r&#233;glementation trop tatillonne, il songe &#224; fermer le robinet. La norme tuera-t-elle la gn&#244;le ? D&#233;cembre 2018. Au bord d'une d&#233;partementale qui serpente &#224; la sortie d'un petit village du Lot, le long d'une rivi&#232;re, un abri b&#226;ch&#233; s'appuie sur une caravane d&#233;glingu&#233;e. Un sourd grondement s'en &#233;chappe, et de temps &#224; autre, quelques voitures viennent s'y arr&#234;ter, d&#233;chargeant de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no174-mars-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;174 (mars 2019)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bouilleur ambulant, Monsieur Paul prom&#232;ne son alambic dans les campagnes du Lot depuis des ann&#233;es. Mais fatigu&#233; d'une r&#233;glementation trop tatillonne, il songe &#224; fermer le robinet. La norme tuera-t-elle la gn&#244;le ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2973 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-1212-3cf79.jpg?1768816117' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yann Renoult
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;&#233;cembre 2018. Au bord d'une d&#233;partementale qui serpente &#224; la sortie d'un petit village du Lot, le long d'une rivi&#232;re, un abri b&#226;ch&#233; s'appuie sur une caravane d&#233;glingu&#233;e. Un sourd grondement s'en &#233;chappe, et de temps &#224; autre, quelques voitures viennent s'y arr&#234;ter, d&#233;chargeant de lourds tonneaux en plastique. Sous la b&#226;che, un alambic, patin&#233; par le temps, exhale des vapeurs d'&#233;ther et de prune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Paul est bouilleur ambulant. Il a pris la succession de son p&#232;re apr&#232;s l'avoir accompagn&#233; pendant pr&#232;s de quinze ans dans les campagnes de distillation. Pour cet ancien &#233;leveur des environs de Figeac, plus qu'une activit&#233;, c'est une identit&#233; profond&#233;ment ancr&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Je continue parce que je suis bouilleur. C'est atavique. On a l'impression que si on ne le fait pas il nous manque quelque chose. On ne s'enrichit pas avec &#231;a, on y est m&#234;me de notre poche des fois, mais on le fait parce qu'on est bouilleur. Souvent je dis que je vais abandonner parce que j'en ai marre, mais non. J'abandonnerai parce que les douanes me forceront &#224; abandonner. Le jour o&#249; ils nous ennuieront trop... Eux ils disent que c'est pas vrai, mais moi je dis y a trop d'ennuis, y a trop de papiers, c'est trop compliqu&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#171; ils &#187; qui d&#233;signe les technocrates hors sol, qu'ils soient aux finances ou aux douanes, mut&#233;s dans des r&#233;gions qu'ils ne connaissent pas et o&#249; ils ne lient pas d'attaches durables, &#233;laborant des r&#232;glements toujours plus compliqu&#233;s dont la mise en oeuvre varie d'un d&#233;partement &#224; l'autre, comme pour les agriculteurs. Les conditions pour distiller se font de plus en plus restrictives. Pour Monsieur Paul et ses clients, il s'agit de s'attaquer &#171; &lt;i&gt;aux derniers espaces de libert&#233; &#187;&lt;/i&gt;, comme le dit l'une d'eux. &#171; &lt;i&gt;Ils veulent qu'on rentre dans les clous, mais ils ne savent pas les planter &#187;&lt;/i&gt;, ironise le bouilleur.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; J'ai toujours vu mon grand-p&#232;re le faire &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux statuts existent. D'une part, il y a le bouilleur de cru, qui peut (faire) distiller les fruits de ses arbres en b&#233;n&#233;ficiant d'un privil&#232;ge : une exemption de taxe sur les 1 000 premiers degr&#233;s d'alcool (soit 20 litres &#224; 50 &#176;), vestige d'un cadeau de Napol&#233;on aux survivants de sa Grande Arm&#233;e. Mais depuis 1959, ce privil&#232;ge n'est plus transmissible aux enfants et s'&#233;teint &#224; la mort de son possesseur et de son ou sa conjointe&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; l'&#233;poque, on estimait le nombre de ces bouilleurs de cru &#224; pr&#232;s de 3 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. D'autre part, il y a le bouilleur ambulant, qui est l'artisan qui s'occupe de la distillation (&#224; 50 &#176;) des fruits de tout un chacun. Charg&#233; de collecter les taxes pour l'&#201;tat, Monsieur Paul peste contre les formulaires qu'il doit remplir en cinq exemplaires &#8211; bient&#244;t six. Les formalit&#233;s toujours plus complexes, et l'obligation de suivre une formation en alternance et de passer un CAP n'encouragent pas les jeunes &#224; reprendre cette activit&#233;. Dans le Lot, la plupart des bouilleurs ambulants sont des retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;glementation de la distillation et l'abolition des privil&#232;ges se sont faites au nom de la lutte contre l'alcoolisme. Mais, plus s&#251;rement, pour assurer l'exclusivit&#233; de la production aux grandes compagnies. Avant, se rappelle Monsieur Paul, on distillait beaucoup plus. &#171; &lt;i&gt;J'ai toujours vu mon grand-p&#232;re, mon p&#232;re le faire &#187;&lt;/i&gt;, surench&#233;rit un agriculteur de passage. L'alcool de prune, para&#238;t-il, &#233;tait moins cher que le vin, et les gens buvaient sec. &#171; &lt;i&gt;On buvait un coup quand on avait mal aux dents. Certains avaient souvent mal &#187;&lt;/i&gt;, sourit Monsieur Paul, qui ajoute : &#171; &lt;i&gt;Beaucoup d'anciens sont revenus alcooliques de la guerre de 14. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les turlututus &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec la disparition de l'activit&#233;, c'est aussi une forme de socialisation qui s'en va. Les bouilleurs sillonnaient le d&#233;partement, s'installant quelques semaines par-ci, quelques semaines par-l&#224;. &#171; &lt;i&gt;Avant c'&#233;tait beaucoup plus convivial, on mangeait &#224; l'alambic. Maintenant les gens am&#232;nent leurs fruits et puis c'est tout. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, les clients restent tout de m&#234;me bavarder un moment. En hiver, Monsieur Paul commence vers midi. Mais l'alcool ne peut &#234;tre remis qu'&#224; partir de 18 h, afin de faciliter le contr&#244;le des douanes qui v&#233;rifient que tous les litres d'alcool produits ont bien &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Les turlututus &#187;&lt;/i&gt;, comme on les appelle par ici, passent r&#233;guli&#232;rement. Ce sont les douanes &#233;galement qui donnent leur accord pour l'attribution d'un terrain par une mairie. Le temps de la saison, celui-ci devient public afin de permettre les contr&#244;les des forces de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens qui viennent sont en partie des habitu&#233;s, &#226;g&#233;s, dont le nombre diminue avec le temps. Les profils sont vari&#233;s : agriculteurs, mais aussi des particuliers poss&#233;dant quelques arbres fruitiers, et m&#234;me des &#233;trangers avec une r&#233;sidence secondaire dans le coin. Quand la r&#233;colte des prunes a &#233;t&#233; bonne, Monsieur Paul distille pour cinquante &#224; soixante clients par an. Un nombre bien moindre que dans le pass&#233;, et insuffisant pour lui assurer une v&#233;ritable source de revenus. &#171; &lt;i&gt;Si je voulais vraiment en vivre, il faudrait en faire ! J'en connais qui y arrivent. Mais ici on ne peut pas vraiment lutter avec l'armagnac. On est petits. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ils ne pourront jamais emp&#234;cher les gens de distiller &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Afin de relancer l'activit&#233; mourante, les bouilleurs ont obtenu en 2003 une exemption, pour chaque client, de 50 % des taxes sur les 10 premiers litres d'alcool pur. Les douanes r&#233;coltent donc 8,7053 euros sur chacun de ceux-ci. Une pr&#233;cision dans la d&#233;cimale qui montre l'&#233;cart entre une norme fix&#233;e artificiellement dans un bureau, et la r&#233;alit&#233; de l'activit&#233; artisanale des bouilleurs ambulants. La chaleur des tuyaux de l'alambic, les odeurs d&#233;gag&#233;es, le bruit de la cuve sont autant de signes non quantifiables qui permettent &#224; Monsieur Paul de suivre sa distillation, son seul appareil de mesure &#233;tant le pr&#233;cieux alcoom&#232;tre indiquant le degr&#233; d'alcool de la goutte qui s'&#233;coule du serpentin apr&#232;s la troisi&#232;me repasse de l'alambic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les agriculteurs comme pour les bouilleurs, l'&#201;tat produit des normes visant &#224; encadrer chaque aspect des activit&#233;s, parfois jusqu'au geste m&#234;me. La premi&#232;re codification de la fabrication des eaux-de-vie date de Colbert, au XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Baptiste Vidalou, &#202;tre for&#234;ts, &#233;ditions Zones, 2017.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Chaque nouvelle r&#233;glementation resserre davantage l'&#233;tau. Plusieurs collectifs paysans, de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne au Collectif d'agriculteurs et d'agricultrices contre les normes, d&#233;noncent cette standardisation comme une fa&#231;on de privil&#233;gier l'industrialisation de l'agriculture aux mains de grands groupes, poussant nombre de petits exploitant.es &#224; la cessation d'activit&#233;. Et gare &#224; ceux qui font de la r&#233;sistance : le 20 mai 2017, J&#233;r&#244;me Laronze, paysan en Sa&#244;ne-et-Loire, a &#233;t&#233; abattu par la gendarmerie au terme d'une cavale tragique, quelques jours apr&#232;s une &#233;ni&#232;me visite des services v&#233;t&#233;rinaires, venus accompagn&#233;s des pandores pour recenser ses b&#234;tes en vue d'une saisie&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; ce sujet, lire &#171; Un paysan est mort &#187;, CQFD n&#176; 163 (mars 2018), mais (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les bouilleurs ambulants, les normes poussent peu &#224; peu &#224; la fin de l'activit&#233;. Et m&#232;nent le quidam voulant simplement distiller ses fruits vers la clandestinit&#233; : &#171; &lt;i&gt;Ils ne pourront jamais emp&#234;cher les gens de distiller. Plus ils tiennent les gens serr&#233;s plus ils leur &#233;chappent. Pourquoi les gars sont au bord des ronds-points aujourd'hui ? Je ne dis pas qu'il ne faut pas de r&#233;glementation. Mais il faut qu'elles tiennent compte des avis des gens et de la r&#233;alit&#233; du terrain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Yann Renoult&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; l'&#233;poque, on estimait le nombre de ces bouilleurs de cru &#224; pr&#232;s de 3 millions. Il n'en reste plus gu&#232;re de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Jean-Baptiste Vidalou, &lt;i&gt;&#202;tre for&#234;ts&lt;/i&gt;, &#233;ditions Zones, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; ce sujet, lire &#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Un-paysan-est-mort' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un paysan est mort&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;n&#176; 163 (mars 2018), mais &#233;galement &#171; &lt;a href=&#034;https://reporterre.net/Les-normes-ecrasent-les-agriculteurs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les normes &#233;crasent les agriculteurs&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Reporterre&lt;/i&gt;, 17/08/2018. Voir aussi le site &lt;a href=&#034;http://luttesagricoles.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Luttesagricoles.info&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Avec des vrais bouts de socialistes dedans</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Avec-des-vrais-bouts-de</link>
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		<dc:date>2018-04-04T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Bertoyas</dc:subject>
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		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Certains &#224; CQFD sont envoy&#233;s en reportage &#224; Istanbul, d'autres en Espagne&#8230; Puni, notre Tewfiq a &#233;t&#233; envoy&#233; en Socialie prendre langue avec des militants du PS. Rencontres avec un permanent, une &#233;co-socialiste et un colleur d'affiches de 1981. Alors, pas trop d&#233;&#231;us, les camarades ? Une voix dans l'interphone : &#171; Ha ben non, l&#224;, il n'y a personne. Mais montez, je vais vous expliquer ! C'est au deuxi&#232;me &#233;tage. &#187; Au bureau de la f&#233;d&#233;ration de Paris du Parti socialiste, rue Alexandre-Dumas, je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no141-mars-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;141 (mars 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/temps" rel="tag"&gt;temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Paul" rel="tag"&gt;Paul&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Aleksander" rel="tag"&gt;Aleksander&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/socialiste" rel="tag"&gt;socialiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Certains &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sont envoy&#233;s en reportage &#224; Istanbul, d'autres en Espagne&#8230; Puni, notre Tewfiq a &#233;t&#233; envoy&#233; en Socialie prendre langue avec des militants du PS. Rencontres avec un permanent, une &#233;co-socialiste et un colleur d'affiches de 1981. Alors, pas trop d&#233;&#231;us, les camarades ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une voix dans l'interphone : &#171; &lt;i&gt;Ha ben non, l&#224;, il n'y a personne. Mais montez, je vais vous expliquer ! C'est au deuxi&#232;me &#233;tage.&lt;/i&gt; &#187; Au bureau de la f&#233;d&#233;ration de Paris du Parti socialiste, rue Alexandre-Dumas, je me pr&#233;sente : journaliste stagiaire pour un mensuel marseillais &#8211; les orientations politiques de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, nous verrons plus tard. Un exc&#232;s de prudence qui se r&#233;v&#233;lera inutile, car jamais le salari&#233; ne me posera la moindre question. &#171; &lt;i&gt;Pour voir des militants, il vaut mieux venir les soirs de r&#233;union, dans les sections. En journ&#233;e, il n'y a personne. Moi, je suis permanent au bureau f&#233;d&#233;ral Paris.&lt;/i&gt; &#187; J'insiste : &#171; &lt;i&gt;Mais vous, vous &#234;tes bien socialiste ? Je peux vous poser quelques questions, peut-&#234;tre, rapidement... ?&lt;/i&gt; &#187; C'est ainsi que j'ai rencontr&#233; Aleksander, la bonne quarantaine en paraissant dix de moins. Mon premier socialo vivant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2286 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH394/-559-3d3e9.jpg?1768650304' width='400' height='394' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Bertoyas.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le professionnel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233;s dans son petit bureau surchauff&#233; et tapiss&#233; d'affiches, Aleksander me raconte sa vie, r&#233;pond &#224; toutes mes questions et n'en pose aucune. &#171; &lt;i&gt;On re&#231;oit souvent la visite d'&#233;tudiants en journalisme&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Oui, il a l'habitude des interviews. Mais quand je lui demande quels sont, &#224; son avis, les aspects positifs de la pr&#233;sidence de Fran&#231;ois Hollande, il est pris de court. Il cite d'abord la r&#233;forme des rythmes scolaires, &#171; &lt;i&gt;parce que je trouve bien que les &#233;l&#232;ves d&#233;couvrent plus de choses &#224; l'&#233;cole&lt;/i&gt; &#187;. Et puis ? &#171; &lt;i&gt;Heu... le Mariage pour tous, aussi, &#233;videmment.&lt;/i&gt; &#187; Et ? Il s&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure de l'entretien, d'autres id&#233;es jailliront : la conf&#233;rence sur le climat COP21 et&#8230; l'attitude de Hollande dans le pr&#233;tendu sauvetage de la Gr&#232;ce par ses cr&#233;anciers europ&#233;ens. C'est d&#233;j&#224; pas mal. Mais, aujourd'hui, Aleksander n'est &#171; &lt;i&gt;pas content&lt;/i&gt; &#187;. Il le r&#233;p&#232;te plusieurs fois, avec une amertume &#224; peine cach&#233;e. La d&#233;ch&#233;ance de nationalit&#233;, &#171; &lt;i&gt;je ne m'y retrouve pas&lt;/i&gt; &#187;. Lui pr&#233;f&#232;re &#171; &lt;i&gt;cultiver le dialogue, chercher le consensus, att&#233;nuer les antagonismes&lt;/i&gt; &#187;. Et utiliser tous les &#233;l&#233;ments de langage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On a pas besoin de r&#233;pression &#224; tous les &#233;tages !&lt;/i&gt; &#187;, soutient-il d'un air convaincu. D'ailleurs, il est &#171; &lt;i&gt;aubriste&lt;/i&gt; &#187;, me dit-il. Mais son mod&#232;le, sa r&#233;f&#233;rence, c'est Lionel Jospin et la Gauche plurielle. &#171; &lt;i&gt;Une union de toute la famille, des verts, des rouges, des roses, des noirs&#8230;&lt;/i&gt; &#187; L&#224;, je dois faire une dr&#244;le de t&#234;te &#8211; Quoi ? Il y avait des anars dans le gouvernement de Jospin en 1997 ? &#8211;, car il pr&#233;cise imm&#233;diatement qu'on y trouvait un peu de &#171; &lt;i&gt;l'anar &#224; la Brassens, libertaire&lt;/i&gt; &#187;. Hmmm&#8230; Alors, &#231;a gratouillait la guitare en conseil des ministres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas besoin d'aiguiller Aleksander vers la contradiction flagrante entre ses valeurs affich&#233;es et la politique men&#233;e par son gouvernement. Il a compris o&#249; je veux en venir. &#171; &lt;i&gt;Quand j'accueille les nouveaux adh&#233;rents au PS, je leur dis &#8220;Bienvenus !&#8221;&#8230;, puis &#8220;Bienvenus dans un monde de frustration&#8221;.&lt;/i&gt; &#187; Ambiance. Il revendique pour son parti un &#171; &lt;i&gt;droit &#224; l'erreur&lt;/i&gt; &#187; ou encore la &#171; &lt;i&gt;n&#233;cessit&#233; de composer avec la r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, sans pour autant &#171; &lt;i&gt;c&#233;der sur ses valeurs&lt;/i&gt; &#187;. Et regrette que le PS soit coup&#233; du monde syndical, des ouvriers, des salari&#233;s, ceux &#171; &lt;i&gt;qu'on est cens&#233;s repr&#233;senter !&lt;/i&gt; &#187; Ce qui n'a jamais &#233;t&#233; vraiment le cas, &lt;i&gt;wasn't it&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rose et le vert&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, c'est une militante de Seine-Maritime, Emma&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; qui r&#233;pond, enfin, &#224; mes appels. &#171; &lt;i&gt;C'est vous le journaliste de CQFD ? Alors, qu'est-ce que vous voulez savoir ?&lt;/i&gt; &#187; Cette trentenaire, cadre dans l'agro-alimentaire, a accept&#233; de parler de son engagement au PS parce que nous avons un ami commun. Au d&#233;part assez &#171; &lt;i&gt;press&#233;e&lt;/i&gt; &#187; d'en terminer, elle finit par s'&#233;pancher longuement. &#171; &lt;i&gt;C'est assez simple, moi, je suis n&#233;e socialiste. Mon p&#232;re &#233;tait conseiller municipal dans notre patelin normand.&lt;/i&gt; &#187; Elle raconte les r&#233;unions &#224; la maison, o&#249; l'on causait affiches, tracts, r&#233;sultats &#233;lectoraux, et les discussions sans fin entre les &#171; &lt;i&gt;r&#233;formateurs&lt;/i&gt; &#187; et les &#171; &lt;i&gt;autres&lt;/i&gt; &#187;. Pourtant, surprise : &#171; &lt;i&gt;Au premier tour de la pr&#233;sidentielle de 2002, j'ai vot&#233; pour les Verts. Qu'est-ce que je me suis fait engueuler &#224; la maison quand Le Pen est pass&#233; au second tour ! Mais j'ai toujours pens&#233; que l'&#233;cologie, c'&#233;tait le plus important. Le PS gagnerait &#224; &#234;tre plus branch&#233; &#233;cologie&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Hollande a &#233;t&#233; &#233;lu, Emma venait de rejoindre une section normande du PS. &#171; &lt;i&gt;Franchement, je ne garde que des tr&#232;s bons souvenirs de la campagne pr&#233;sidentielle. Ce que j'aimais, c'&#233;tait tracter sur les march&#233;s. C'&#233;tait &#233;puisant, mais on &#233;tait sur le terrain, au contact des gens ! Apr&#232;s, on allait boire des canons. Une super bonne ambiance.&lt;/i&gt; &#187; La d&#233;confiture de Sarkozy ? Une grande f&#234;te ! Et la d&#233;ch&#233;ance de nationalit&#233;, l'&#233;tat d'urgence, &#231;a fait se tortiller sur &lt;i&gt;La Danse des canards&lt;/i&gt; ? Mais Emma ne souhaite pas aborder ces sujets, car &#171; &lt;i&gt;dans le fond, ce sont de faux d&#233;bats. Ce sont les m&#233;dias qui en font toute une histoire&lt;/i&gt;. &#187; M&#234;me si elle confie regretter le d&#233;part de Christiane Taubira, &#171; &lt;i&gt;c'est quand m&#234;me une grande dame&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Emma milite moins activement. Elle a toujours sa carte, elle va de temps en temps aux r&#233;unions. Mais, dit-elle, elle a pris &#171; &lt;i&gt;du recul&lt;/i&gt; &#187;. Elle a moins de temps, entre le travail et son enfant. Et moins d'envie aussi. La gauche au pouvoir l'aurait-elle d&#233;&#231;u ? &#171; &lt;i&gt;Bien s&#251;r ! Sur plein d'aspects, ils ne sont pas all&#233;s assez loin. La d&#233;mocratie participative, par exemple, et l'&#233;cologie. C'est pour &#231;a que le r&#233;f&#233;rendum sur l'a&#233;roport de Nantes, je trouve que c'est une bonne id&#233;e. Moi, perso, je suis contre l'a&#233;roport.&lt;/i&gt; &#187; Et tu ne sens pas venir l'arnaque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interlude : ami / ennemi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde ne r&#233;pond pas avec autant d'entrain &#224; mes questions. Fran&#231;ois&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a aussi &#233;t&#233; chang&#233;.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, un militant PS avec qui j'avais pris un rendez-vous t&#233;l&#233;phonique, m'accueille ainsi : &#171; &lt;i&gt;Je suis all&#233; voir ce que c'&#233;tait, CQFD, sur Internet. &#199;a ne m'a pas donn&#233; envie de r&#233;pondre &#224; vos questions&lt;/i&gt;. &#187; Pourquoi ? &#171; &lt;i&gt;On n'est clairement pas du m&#234;me bord. Bonne journ&#233;e.&lt;/i&gt; &#187; Perspicace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le v&#233;t&#233;ran&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, Paul, dans le Calvados, n'a pas eu besoin de surfer sur le Net pour se rencarder sur &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Oui, oui, je vous ach&#232;te de temps en temps. &#201;videmment, on n'est pas toujours d'accord, mais quand on fait de la politique, il faut s'informer et &#234;tre curieux. Je lis aussi Le Figaro, Le Monde ou L'Huma et Fakir aussi. Je suis &#224; la retraite, alors j'ai le temps.&lt;/i&gt; &#187; Paul a coll&#233; des affiches pour Fran&#231;ois Mitterrand en 1981, &#171; &lt;i&gt;&#224; la grande &#233;poque&lt;/i&gt; &#187;. Prof de fran&#231;ais, syndicaliste, il a fait &#171; &lt;i&gt;toutes les gr&#232;ves, toutes les manifs contre la droite. Mais j'ai jamais voulu avoir des responsabilit&#233;s dans le parti.&lt;/i&gt; &#187; Et il n'a pas particip&#233; &#224; la campagne de Hollande. &#171; &lt;i&gt;D&#233;j&#224;, quand c'&#233;tait S&#233;gol&#232;ne, j'&#233;tais moins actif. Faut laisser la place aux jeunes ! Mais je ne leur reproche rien, &#224; Hollande et &#224; Valls. M&#234;me si je suis pas d'accord sur tout. Vous autres, vous allez dire que le PS se droitise, mais c'est que le monde a chang&#233;, depuis 1981 ! C'est normal que le parti change aussi !&lt;/i&gt; &#187; Des regrets ? Le fait que Hollande &#171; &lt;i&gt;manque d'envergure&lt;/i&gt; &#187; et, surtout, &#171; &lt;i&gt;les bisbilles internes&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Ce qu'il nous manque en ce moment, c'est pas un Mitterrand, mais un B&#233;r&#233;govoy, un grand monsieur.&lt;/i&gt; &#187; La d&#233;ch&#233;ance de nationalit&#233; ? C'est &#171; &lt;i&gt;une connerie mo-nu-men-tale&lt;/i&gt; &#187;, &#233;pelle le Paul, qui confie avoir envoy&#233; &#171; &lt;i&gt;une lettre tr&#232;s virulente &#224; qui de droit&lt;/i&gt; &#187;. &#192; qui ? &#171; &lt;i&gt;Mais &#224; Solf&#233;rino, voyons, &#224; Camba ! Mais ils en ont sans doute rien &#224; foutre de ma lettre. Tu peux l'&#233;crire &#231;a, qu'ils en ont rien &#224; foutre !&lt;/i&gt; &#187; Et &#231;a le fait marrer, le Paul, de pisser dans un violon socialiste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je lui demande si les militants du parti ont beaucoup chang&#233; depuis son adh&#233;sion, il h&#233;site un moment, puis : &#171; &lt;i&gt;Je trouve surtout qu'on est moins nombreux. J'allais dire qu'ils ont vieilli, les militants, mais il y a toujours des jeunes. C'est moi qui ai vieilli ! En fait, les gens se politisent de moins en moins c'est &#231;a le plus grave. M&#234;me chez les cocos, il y a plus personne. C'est la fin d'une &#233;poque. Allez, je voudrais pas passer pour un vieux con aigri, mais j'ai quand m&#234;me de la nostalgie&lt;/i&gt;. &#187; Des promesses de 1981 non tenues ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;pilogue / diagnostic&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PS n'est pas mort, il bouge encore. Mais bordel, que l'agonie est longue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a aussi &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marseille de Defferre : La client&#232;le contre la commune</title>
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		<dc:date>2018-04-04T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tienne Savoye</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>question</dc:subject>
		<dc:subject>Paul</dc:subject>
		<dc:subject>Defferre</dc:subject>
		<dc:subject>question sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Sim&#233;on Flaissi&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>question municipale</dc:subject>
		<dc:subject>Flaissi&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Gaston Defferre</dc:subject>
		<dc:subject>CIQ</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La commune est l'espace premier d'une possible &#233;mancipation sociale. La classe politique, de gauche comme de droite, y a toujours cherch&#233; un indispensable ancrage local, se muant alors en caste de notables. Bien que singulier, l'exemple marseillais est parlant. Petite histoire d'un socialisme municipal aux multiples client&#232;les. &#171; La question municipale est plus de la moiti&#233; de la question sociale &#187;, assurait le &#171; possibiliste &#187; Paul Brousse &#224; l'or&#233;e du XX&#8202;e si&#232;cle. Avec Sim&#233;on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no141-mars-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;141 (mars 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etienne-Savoye" rel="tag"&gt;&#201;tienne Savoye&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Paul" rel="tag"&gt;Paul&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La commune est l'espace premier d'une possible &#233;mancipation sociale. La classe politique, de gauche comme de droite, y a toujours cherch&#233; un indispensable ancrage local, se muant alors en caste de notables. Bien que singulier, l'exemple marseillais est parlant. Petite histoire d'un socialisme municipal aux multiples client&#232;les.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La question municipale est plus de la moiti&#233; de la question sociale&lt;/i&gt; &#187;, assurait le &#171; &lt;i&gt;possibiliste&lt;/i&gt; &#187; Paul Brousse&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Adversaire de Jules Guesde (1845-1922) qui, en bon jacobin marxiste, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#224; l'or&#233;e du XX&#8202;e si&#232;cle. Avec Sim&#233;on Flaissi&#232;res, docteur des pauvres devenu maire, on parlait de &#171; &lt;i&gt;collectivisme municipal&lt;/i&gt; &#187;. Sous ses premiers mandats (1892-1902), Marseille am&#233;liore les services d'hygi&#232;ne, de transport, et construit des &#233;coles. Sa base sociale r&#233;side dans les Comit&#233;s d'int&#233;r&#234;t de quartier (CIQ) et l'association des Amis de l'instruction la&#239;que. Mais, de retour aux affaires entre 1919 et 1931, le vieux Flaissi&#232;res tisse des alliances douteuses, allant jusqu'&#224; nommer premier adjoint Simon Sabiani, futur collabo, copain comme cochon avec les truands Carbone et Spirito, et sous l'influence duquel client&#233;lisme, corruption et fraude &#233;lectorale s'implantent durablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, l'avocat Gaston Defferre, protestant c&#233;venol comme Flaissi&#232;res, affili&#233; &#224; la Section fran&#231;aise de l'internationale ouvri&#232;re (SFIO), va plus se pr&#233;occuper de maintien de l'ordre que de justice sociale. Il s'agit de barrer la route aux communistes, sortis renforc&#233;s de la r&#233;sistance &#8211; la lib&#233;ration de Marseille est accompagn&#233;e d'une gr&#232;ve insurrectionnelle sur le port, de r&#233;quisitions d'usines appartenant &#224; des collabos, puis d'&#171; &lt;i&gt;&#233;quipes de choc&lt;/i&gt; &#187; form&#233;es par des volontaires pour reconstruire les quartiers touch&#233;s par les bombardements alli&#233;s. Dans la guerre froide, Defferre choisit son camp : il est visc&#233;ralement anti-communiste. Si la SFIO s'&#233;tait pens&#233;e comme force de changement, elle aurait renvoy&#233; dos &#224; dos staliniens et pro-am&#233;ricains, mais elle fut bien plus soumise &#224; l'attraction du plan Marshall que les gaullistes. En 1946, Defferre affronte le maire communiste Jean Cristofol. Il s'appuie pour cela sur &lt;i&gt;Le Proven&#231;al&lt;/i&gt;, quotidien que lui ont offert &#224; la pointe du pistolet les truands r&#233;sistants Venturi et Gu&#233;rini. Il compte sur le soutien d'Andr&#233; Cordesse, industriel et futur pr&#233;sident de la chambre de commerce, et de Francis Leenhardt, qui sera &#224; l'initiative de la loi d'ao&#251;t 1947 ordonnant la restitution &#224; leurs propri&#233;taires des usines r&#233;quisitionn&#233;es. En mai 1953, Defferre conquiert la mairie pour ne plus la quitter jusqu'&#224; sa mort, en mai 1986 &#8211; pour cela, il pactise syst&#233;matiquement avec la droite, sauf lorsque le programme commun de la gauche l'oblige, en 1978, &#224; tendre la main au PCF.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2287 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH298/-560-94e7c.jpg?1768651165' width='400' height='298' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne Savoye.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pendant plus de trente ans, les quartiers qui votent mal sont laiss&#233;s &#224; l'abandon. Les autres sont aux mains de v&#233;ritables dynasties de caciques socialistes, comme les Masse ou les Andrieux. Les CIQ deviennent des courroies de transmission de la politique municipale. Apr&#232;s &lt;i&gt;Le Proven&#231;al&lt;/i&gt;, Defferre devient propri&#233;taire du &lt;i&gt;M&#233;ridional&lt;/i&gt;, quotidien de la droite dure qui jouera un r&#244;le actif dans la mont&#233;e du Front national. Dans le monde du travail, le pouvoir defferriste s'appuie sur FO, issu d'une scission de la CGT financ&#233;e par la CIA&lt;i&gt;Alfred McCoy, &lt;i&gt;Marseille sur h&#233;ro&#239;ne &#8211; Les beaux jours de la French connection (1945-1975)&lt;/i&gt;, L'Esprit frappeur.&lt;/i&gt; dans le but d'affaiblir l'influence des &#171; rouges &#187; sur les ports m&#233;diterran&#233;ens. Les hommes de main des fr&#232;res Gu&#233;rini et de Nick Venturi font le coup de poing contre les gr&#233;vistes. En retour, les truands corses auront les coud&#233;es franches pour inonder le march&#233; am&#233;ricain d'h&#233;ro&#239;ne turque raffin&#233;e dans les laboratoires marseillais. Venturi investit ensuite les profits de la &lt;i&gt;French connection&lt;/i&gt; dans le BTP, emportant nombre de march&#233;s publics gr&#226;ce &#224; son amiti&#233; avec Defferre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi gr&#226;ce au defferrisme que port et industrie passent sous la coupe des technocrates de la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; l'am&#233;nagement du territoire et &#224; l'attractivit&#233; r&#233;gionale (Datar), qui les exilent &#224; Fos-sur-Mer et autour de l'&#233;tang de Berre, vidant la ville de sa substance ouvri&#232;re et maritime. Defferre parie alors sur l'&#233;conomie mixte, en accointance avec une bourgeoisie marseillaise qui, d&#233;poss&#233;d&#233;e du port, se recycle dans la sp&#233;culation fonci&#232;re. Contre le bazar de Belsunce, on construit le fortin commercial du Centre-Bourse, &#233;crasant au passage les vestiges de la ville grecque. On &#233;radique les halles Delacroix, la Cri&#233;e aux poissons, le march&#233; de gros du cours Julien et de La Plaine&#8230; &#171; &lt;i&gt;En fait, il n'a rien d'un militant et peu d'un socialiste. La foule l'agace et il le montre&lt;/i&gt; &#187;, dira de Defferre le journaliste Pierre Viansson-Pont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous Defferre, l'urbanisme est toujours confi&#233; &#224; la droite. Jean-Claude Gaudin y fait ses armes et reconna&#238;t volontiers avoir beaucoup appris de son adversaire et n&#233;anmoins patron. Une fois &#224; la mairie, il perp&#233;tuera la Sainte-Alliance avec FO, les CIQ et les b&#233;tonneurs, et il a lui aussi pratiqu&#233; l'&#339;cum&#233;nisme droite-gauche avec les fr&#232;res Gu&#233;rini (pas M&#233;m&#233; et Antoine, mais Jean-Nono et Alexandre) jusqu'&#224; leur chute. Eux se chargeaient du client&#233;lisme des pauvres en finan&#231;ant une myriade d'associations de quartier ou en distribuant boulots et logements, pendant que Gaudin pratique le client&#233;lisme des riches, imposant ses architectes pour chaque appel d'offres sur le florissant march&#233; de l'immobilier. Apr&#232;s Defferre, la droite est vite revenue aux affaires. En &#233;tait-elle jamais partie ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Adversaire de Jules Guesde (1845-1922) qui, en bon jacobin marxiste, privil&#233;giait la prise du pouvoir central, Paul Brousse (1844-1912) fut un des premiers exp&#233;rimentateurs du socialisme municipal.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Projet inutile : Gypa&#232;te contre Goliath</title>
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		<dc:date>2015-01-05T02:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;Une poign&#233;e de gens d'un hameau face &#224; une multinationale en fi&#232;vre d'une nouvelle carri&#232;re. Projet inutile et d&#233;sastreux pour les uns, promesse de cash pour les autres, on sait les int&#233;r&#234;ts inconciliables. Reste la lutte, h&#233;sitante et &#233;tonnante. Dans le dossier d&#233;partemental des risques majeurs de l'Aude, un chapitre est consacr&#233; aux mouvements de terrain. Page 37 de ce document tr&#232;s officiel, on trouve le tron&#231;on reliant la commune de Salvezines et le hameau du Caunil. Cette route (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no127-decembre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;127 (d&#233;cembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nardo-59" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/projet" rel="tag"&gt;projet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Helene" rel="tag"&gt;H&#233;l&#232;ne&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/risques-majeurs" rel="tag"&gt;risques majeurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une poign&#233;e de gens d'un hameau face &#224; une multinationale en fi&#232;vre d'une nouvelle carri&#232;re. Projet inutile et d&#233;sastreux pour les uns, promesse de cash pour les autres, on sait les int&#233;r&#234;ts inconciliables. Reste la lutte, h&#233;sitante et &#233;tonnante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le dossier d&#233;partemental des risques majeurs de l'Aude, un chapitre est consacr&#233; aux mouvements de terrain. Page 37 de ce document tr&#232;s officiel, on trouve le tron&#231;on reliant la commune de Salvezines et le hameau du Caunil. Cette route foresti&#232;re de la Haute Vall&#233;e audoise est class&#233;e &#171; rouge &#187; et soumise &#224; un &#171; &lt;i&gt;risque d'&#233;boulement de la falaise susceptible d'entra&#238;ner des accidents de la circulation ou de couper les voies de fa&#231;on durable&lt;/i&gt; &#187;. Empruntant la voie, on constate en effet les gros morceaux de caillasse sur le macadam. On passe un tunnel. Sur la gauche, un ravin de trois cents m&#232;tres plonge &#224; pic. Coup de patins, crissement des freins. Deux chevaux surgissent de l'accotement et traversent la chauss&#233;e. Les nerfs en compote, on croit &#224; une mauvaise blague : si la carri&#232;re se fait, c'est cette route qui devra servir au transport des 40 000 tonnes de dolomie pendant 25&#8200;ans ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1303 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH635/p03-vautours-11-2014-3c765.jpg?1768651264' width='500' height='635' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nardo.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne fait un premier topo : &#171; &lt;i&gt;Actuellement, 200&#8200;grumiers prennent cette route &#224; l'ann&#233;e. Avec la carri&#232;re, le trafic passera &#224; 1 700. Ce qui fera un camion toutes les demi-heures.&lt;/i&gt; &#187; Avec H&#233;l&#232;ne, Paul et Owen font partie de l'association &lt;a href=&#034;http://www.communelibreducaunil.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commune libre du Caunil&lt;/a&gt;. Si l'asso de d&#233;part fut pens&#233;e dans l'optique de resserrer les liens de la petite communaut&#233; du Caunil (28&#8200;habitants &#224; l'ann&#233;e), aussit&#244;t connu le projet de carri&#232;re, elle s'est transform&#233;e en outil de lutte. Dans le viseur du collectif, la soci&#233;t&#233; Imerys dont le blason s'orne de la devise : &#171; &lt;i&gt; Transform to perform&lt;/i&gt; &#187;. Leader mondial des sp&#233;cialit&#233;s min&#233;rales, le groupe est pr&#233;sent dans une cinquantaine de pays avec un chiffre d'affaires fleurant les 4&#8200;milliards d'euros. Vrai renard du &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt;, Im&#233;rys cr&#233;ait en 2013 un petit &#233;moi dans le monde industriel fran&#231;ais en ouvrant une usine en G&#233;orgie (&#233;tats-Unis) d&#233;di&#233;e &#224; la production de proppants, petites billes en c&#233;ramique facilitant l'extraction des gaz de schiste. Dans le d&#233;partement de l'Aude, Imerys exploite d&#233;j&#224; une carri&#232;re de dolomie cristalline &#224; Sainte-Colombe-sur-Guette. A 12&#8200;kilom&#232;tres de l&#224;, sur la commune de Saint-Martin-Lys, son usine de broyage et d'ensachage transforme le minerai destin&#233; aux secteurs de la chimie, du b&#226;timent et de la c&#233;ramique. De l'extraction &#224; la transformation, le business occuperait une vingtaine d'emplois. Anticipant un &#233;puisement du filon &#224; Sainte-Colombe-sur-Guette, les prospecteurs de la multinationale ont d&#233;couvert un gisement exceptionnel &#224; trois kilom&#232;tres du hameau du Caunil. &#171; &lt;i&gt;Une dolomie cristalline tr&#232;s pure qui se caract&#233;rise par son homog&#233;n&#233;it&#233; chimique et un indice de blancheur exceptionnel&lt;/i&gt; &#187;, s'extasie le rapport d'enqu&#234;te publique. Cerise sur le g&#226;teau, Imerys assure ainsi pouvoir sauver ses 24&#8200;employ&#233;s. Quand on sait que l'Aude caracole dans le top 3 des d&#233;partements les plus impact&#233;s par le ch&#244;mage, on se laisserait enfumer pour moins que &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les &#233;diles de la pr&#233;fecture et de la mairie sont pr&#234;ts &#224; sabler le champagne, le petit peuple du Caunil voit l'affaire sous un autre &#339;il. Voil&#224; d&#233;j&#224; des ann&#233;es qu'il doit faire avec le trafic des grumiers, des camions de 40&#8200;tonnes transportant d'&#233;normes troncs d'arbres&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Autre combat men&#233; par l'association : le traitement des grumes par la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#224; destination de la Chine o&#249; le bois sera transform&#233; avant de revenir dans l'Hexagone sous forme de parquet ou d'&#233;tag&#232;res. &lt;i&gt;God bless Ikea&lt;/i&gt;. Ajout&#233; au trafic de l'exploitation foresti&#232;re, l'ouverture d'une carri&#232;re aurait t&#244;t fait de rendre ce coin de nature quasi invivable. Sans parler du risque routier. H&#233;l&#232;ne : &#171; &lt;i&gt;Des vieux du village nous ont expliqu&#233; que la route utilis&#233;e est en pierre s&#232;che, ils ont juste coul&#233; de l'enrobage dessus.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Cette route est faite pour les charrettes ou des petits tonnages&lt;/i&gt; &#187;, confirme Paul, maroquinier de son &#233;tat. Effectivement, r&#233;guli&#232;rement lamin&#233;e par le passage des grumiers, la route d&#233;partementale 322 n&#233;cessite un entretien constant et des travaux de consolidement&#8230; sur les fonds du conseil g&#233;n&#233;ral. Privatisation des profits, socialisation des pertes, la rengaine se d&#233;cline &#224; toutes les sauces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien d&#233;cid&#233;s &#224; se battre, les membres de Commune libre ont fait tout un travail d'enqu&#234;te. H&#233;l&#232;ne : &#171; &lt;i&gt;Vu que c'est en for&#234;t, ils vont devoir d&#233;fricher. Or la zone fait l'objet de multiples classements : Natura&#8200;2000, Zone Naturelle d'int&#233;r&#234;t &#233;cologique faunistique et floristique (Znieff), Zone de protection sp&#233;ciale (ZPS). Il y a des vautours, des gypa&#232;tes, des aigles. On pose la question : &#224; quoi servent ces protections ? &lt;/i&gt; &#187; A rien, si on en juge les termes du rapport d'enqu&#234;te qui consid&#232;re que ce ne sont pas quelques coups de bulldozer qui vont mettre en p&#233;ril un &#233;cosyst&#232;me : &#171; &lt;i&gt;La faune et la flore ne semblent pas &#234;tre mises en p&#233;ril de fa&#231;on r&#233;dhibitoire m&#234;me si quelques esp&#232;ces prot&#233;g&#233;es peuvent &#234;tre localement et ponctuellement l&#233;g&#232;rement d&#233;rang&#233;es et incommod&#233;es.&lt;/i&gt; &#187; Un point de vue qui a fait hurler l'association Aire (Aide &#224; l'initiative dans le respect de l'environnement) qui consid&#232;re que &#171; &lt;i&gt;contrairement &#224; ce qui est affirm&#233; dans l'&#233;tude d'impact, les 24 hectares d'emprise de la carri&#232;re repr&#233;sentent une surface importante dans un milieu exempt, jusqu'&#224; pr&#233;sent, d'artificialisation&lt;/i&gt; &#187;. Financ&#233;e par Im&#233;rys, on peut &#234;tre s&#251;r que l'&#233;tude d'impact pr&#233;sente tous les gages d'un travail objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;sitant quelque peu, Paul se lance : &#171; &lt;i&gt;La question est la suivante : le conseil municipal a d&#233;livr&#233; toutes les autorisations n&#233;cessaires pour la carri&#232;re. Or la moiti&#233; travaille chez Im&#233;rys. Le maire est un ancien contrema&#238;tre de chez Im&#233;rys, sa femme travaillait pour Im&#233;rys, sa belle-s&#339;ur, son beau-fr&#232;re, son neveu&#8230;&lt;/i&gt;&lt;i&gt; Tout le monde a dans sa famille ici quelqu'un qui travaille chez Im&#233;rys.&lt;/i&gt; &#187; Cette g&#233;n&#233;alogie quelque peu consanguine explique peut-&#234;tre pourquoi la mairie de Salvezines (dont d&#233;pend le hameau du Caunil) n'a pas souhait&#233; consulter sa population avant de se lancer dans le projet. Joint par t&#233;l&#233;phone, le maire assure que le projet &#171; &lt;i&gt;sommeille depuis 1982. Notre richesse a toujours &#233;t&#233; notre sous-sol. Ma priorit&#233;, &#231;a reste l'emploi m&#234;me si je comprends l'inqui&#233;tude des gens. Cela dit, faut-il privil&#233;gier quelques couleuvres et insectes ou bien les humains ?&lt;/i&gt; &#187;, questionne l'&#233;dile&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Battant en retraite, l'&#233;dile rajoute que le projet de carri&#232;re est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Im&#233;rys a fait du chantage &#224; l'emploi en disant que son autre site situ&#233; &#224; Sainte-Colombe &#233;tait tari et qu'il leur fallait ce nouveau chantier au risque de licencier leur personnel&lt;/i&gt; &#187;, explique H&#233;l&#232;ne. &#171; &lt;i&gt;Miraculeusement&lt;/i&gt;, compl&#232;te Paul, &lt;i&gt;une d&#233;cision pr&#233;fectorale vient de prolonger l'autorisation d'exploitation de Sainte-Colombe de deux ans car ils ont trouv&#233; &#224; nouveau de la dolomie.&lt;/i&gt; &#187; Deux carri&#232;res pour le prix d'une ? Quant aux pr&#233;tendus emplois sauvegard&#233;s, parlons-en : &#171; &lt;i&gt;La plupart des ouvriers sont des int&#233;rimaires, et on ne parle pas de la sous-traitance.&lt;/i&gt; &#187; Randonn&#233;es, ch&#226;teaux cathares, champignons : la Haute Vall&#233;e de l'Aude vit principalement du tourisme. H&#233;l&#232;ne pense &#224; tous les artisans que cette fragile &#233;conomie fait vivre : &#171; &lt;i&gt;Im&#233;rys dit qu'elle veut sauver ses 24&#8200;emplois mais combien vont &#234;tre d&#233;truits si le projet est mis en &#339;uvre ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'irruption sur le devant de la sc&#232;ne de cette petite association a surpris plus d'un encravat&#233;. Selon les dires de Paul : &#171; &lt;i&gt;En lisant le dossier d'Imerys, on a l'impression qu'ils ouvrent un parc d'attractions. Qu'il n'y a aucun risque. C'est Disneyland ! D'ailleurs nous, au Caunil, on n'existe pas, il n'y a que des r&#233;sidences secondaires&#8230; Le commissaire enqu&#234;teur pensait que &#231;a passerait comme une lettre &#224; la poste. Il a &#233;t&#233; surpris par l'opposition. D'habitude, ils sont peinards &#224; bouquiner dans les mairies, mais l&#224;, on l'a harcel&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Dans le sillage de ces luttes o&#249; l'enjeu territorial semble gagner en puissance, on a su rapidement compter ses forces. &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;part, ils nous ont vus comme des sauvages des montagnes, des &#234;tres sans intelligence&lt;/i&gt; &#187;, l&#226;che Owen avec son d&#233;licieux accent &lt;i&gt;british&lt;/i&gt;. &#171; &lt;i&gt;Des bouseux, des ploucs !&lt;/i&gt; &#187;, rench&#233;rit H&#233;l&#232;ne. Paul : &#171; &lt;i&gt; Le commissaire enqu&#234;teur a d&#251; convoquer une r&#233;union avec Im&#233;rys et ils ont tout enregistr&#233; : ils ont eu peur que &#231;a d&#233;g&#233;n&#232;re, qu'on les agresse ! &lt;/i&gt; &#187; Owen exulte : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait comme un cirque !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de Commune libre, tous ne sont pas d'accord. Certains sont oppos&#233;s purement et simplement au projet de carri&#232;re, d'autres se satisferont d'un d&#233;tournement du trafic de camions. Une faille dans laquelle s'est engouffr&#233; le commissaire enqu&#234;teur en demandant au conseil g&#233;n&#233;ral et &#224; Im&#233;rys d'&#233;tudier la faisabilit&#233; d'un autre itin&#233;raire. Une demande qui n'aurait rien de suspensif puisque, dans un souci &#233;conomique, l'ouverture &#171; &lt;i&gt;provisoire&lt;/i&gt; &#187; de la carri&#232;re serait admise. H&#233;l&#232;ne : &#171; &lt;i&gt;Au Caunil, on est oppos&#233;s &#224; la carri&#232;re, on va tout essayer pour faire barrage au projet. Mais quand on voit ce qui se passe au Testet, &#224; Notre-Dame-Des-Landes, on comprend bien que le gouvernement est &#224; fond dans le fric et l'emploi et qu'il se fout de l'environnement.&lt;/i&gt; &#187; Propri&#233;taire d'une petite maison dans la for&#234;t, Maryse serait la plus expos&#233;e aux nuisances de la carri&#232;re. Elle promet : &#171; &lt;i&gt;S'il faut aller bloquer les camions, eh bien on ira.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Autre combat men&#233; par l'association : le traitement des grumes par la cyperm&#233;thrine, insecticide &#224; la toxicit&#233; &#233;lev&#233;e. Le bois serait trait&#233; en pleine for&#234;t dans le m&#233;pris de toute mesure de pr&#233;caution.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Battant en retraite, l'&#233;dile rajoute que le projet de carri&#232;re est compromis, Im&#233;rys venant de perdre &#171; &lt;i&gt;un gros client&lt;/i&gt; &#187;. Info, intox ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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