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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Voile, prostitution : pi&#232;ge &#224; cons</title>
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		<dc:creator>Marie Hermann</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Queen Kong Kronik</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le voile et la prostitution ont supplant&#233; depuis longtemps, parmi les f&#233;ministes fran&#231;aises, les fameux &#171; religion et politique &#187; interdits pendant les repas de famille pour &#233;viter les bastons. On les contourne, y &#233;chappe, les repousse : et l'auteure de cette chronique sait bien quel amour du risque n&#233;vrotique l'am&#232;ne &#224; en parler ici. Il existe pourtant un angle rarement abord&#233; qui gagnerait &#224; l'&#234;tre plus souvent &#8211; &#233;tant entendu d'embl&#233;e que nous ne parlerons ici de voile et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no178-juillet-aout-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;178 (juillet-ao&#251;t 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-elles-fournissent" rel="tag"&gt;qu'elles fournissent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le voile et la prostitution ont supplant&#233; depuis longtemps, parmi les f&#233;ministes fran&#231;aises, les fameux &#171; religion et politique &#187; interdits pendant les repas de famille pour &#233;viter les bastons. On les contourne, y &#233;chappe, les repousse : et l'auteure de cette chronique sait bien quel amour du risque n&#233;vrotique l'am&#232;ne &#224; en parler ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3057 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH519/-1291-04d4e.jpg?1782640067' width='400' height='519' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Sarah Fisthole
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;I&lt;/span&gt;l existe pourtant un angle rarement abord&#233; qui gagnerait &#224; l'&#234;tre plus souvent &#8211; &#233;tant entendu d'embl&#233;e que nous ne parlerons ici de voile et de prostitution que dans le cas o&#249; l'un et l'autre ne sont pas impos&#233;s par un tiers. Pourquoi les femmes concern&#233;es par ces cat&#233;gories sont-elles les seules femmes de classe populaire qui &#233;meuvent la bourgeoisie&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Question qui traverse en filigrane l'excellent &#233;pisode d'un podcast &#224; soi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; ? Pourquoi ne s'indigne-t-on pas tout aussi bruyamment du sort fait aux assistantes maternelles et aux aides &#224; domicile, de la sant&#233; d&#233;truite des caissi&#232;res, des horaires inhumains des femmes de m&#233;nage, de la violence abyssale que vivent dans la rue les femmes sans domicile fixe ? Pourquoi ne cherche-t-on pas &#224; lib&#233;rer avec la m&#234;me urgence et la m&#234;me d&#233;termination les m&#232;res isol&#233;es condamn&#233;es &#224; un temps partiel pr&#233;caire et en proie &#224; tous les harc&#232;lements, sans recours possible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un cas comme dans l'autre, &lt;/strong&gt;on le sait, ce qui s'engouffre dans ces d&#233;bats d&#233;passe largement la domination masculine et le patriarcat : bien plus que de souffrance insupportable et de veille sur la la&#239;cit&#233;, il s'agit ici de morale et de racisme institutionnalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais ces figures arch&#233;typales,&lt;/strong&gt; caricaturales et r&#233;ductrices, reproduites partout jusqu'&#224; la naus&#233;e, de la prostitu&#233;e et de la femme voil&#233;e domin&#233;es, immatures, priv&#233;es de libre arbitre, ne sont-elles pas avant tout des repoussoirs utiles &#224; maintenir le syst&#232;me en place ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certaines prostitu&#233;es&lt;/strong&gt; disent qu'en les faisant payer, elles ont l'impression d'&#233;tablir un rapport plus &#233;quilibr&#233; avec les hommes que dans un lien de s&#233;duction classique &#8211; voire qu'elles se sentent ainsi mieux trait&#233;es par eux, que l'absence de gentillesse, d'empathie, de douceur, les blesse moins quand ce qu'elles fournissent en retour n'est pas de surcro&#238;t gratuit. D'autres disent qu'elles pr&#233;f&#232;rent se prostituer que de travailler chez McDo. Beaucoup avancent que ce qui rend leur vie difficile est bien moins le m&#233;tier en lui-m&#234;me que l'opprobre social et l'ins&#233;curit&#233; (&#233;conomique, corporelle) soigneusement orchestr&#233;e par les pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si la prostitution n'&#233;tait pas si mal consid&#233;r&#233;e,&lt;/strong&gt; est-ce que dans ce monde-l&#224; &#8211; tr&#232;s violemment patriarcal et n&#233;olib&#233;ral &#8211;, il n'y aurait pas beaucoup plus de femmes qui voudraient l'exercer ? Est-ce qu'elles ne seraient pas bien plus nombreuses &#224; choisir d'&#234;tre r&#233;mun&#233;r&#233;es pour ce qu'elles fournissent d&#233;j&#224; gratuitement et parfois sans joie, et &#224; consid&#233;rer rationnellement que ce m&#233;tier n'est pas pire que beaucoup d'autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La prostitution est aussi tr&#232;s utile&lt;/strong&gt; pour asseoir la domination &#233;conomique exerc&#233;e sur l'ensemble des femmes. L'&#233;cart salarial moyen entre hommes et femmes en France est actuellement de 24 %, &#224; quoi s'ajoutent les in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s au ch&#244;mage et &#224; la retraite dues aux p&#233;riodes non travaill&#233;es pour s'occuper des enfants, les temps partiels impos&#233;s par des modes de garde d&#233;faillants, les carri&#232;res ralenties ou bloqu&#233;es. &#192; quoi s'ajoute aussi le fait qu'&#234;tre une femme co&#251;te bien plus cher que d'&#234;tre un homme, depuis les frais incompressibles (sous peine, une fois encore, d'opprobre social) concernant l'apparence physique jusqu'&#224; ceux de sant&#233; et d'hygi&#232;ne, en passant par ceux impos&#233;s par la s&#233;curit&#233; (comme un retour en taxi la nuit par peur d'&#234;tre agress&#233;e dans la rue, si tant est qu'on puisse se le permettre). Au bout de la cha&#238;ne de cette oppression, il y a la prostitution, qui agit comme une menace agit&#233;e devant toutes les femmes : &#171; Si tu n'acceptes pas les r&#232;gles du jeu, tu sais ce qui t'attend. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le voile joue sur les m&#234;mes ressorts&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; : &lt;/strong&gt;rien de plus efficace, pour faire oublier la violence tranquille, quotidienne, unanimement tol&#233;r&#233;e, des hommes blancs, que de ne montrer que celle, pr&#233;tendument culturelle, des hommes noirs et arabes, dont seraient victimes les femmes voil&#233;es. D&#233;signer le voile comme une obligation vestimentaire dont il faudrait se lib&#233;rer de toute urgence est aussi utile &#224; faire oublier le contr&#244;le du corps auquel sont soumises les femmes qui ne sont pas voil&#233;es, de l'&#233;pilation &#224; la longueur de jupe en passant par la minceur, le maquillage et plus largement la s&#233;duction. Car c'est bien ce que le voile (entre autres) signale : le refus de s&#233;duire selon les crit&#232;res impos&#233;s par cette soci&#233;t&#233;. La fin d'une communication, de l'acceptation d'une r&#232;gle du jeu, d'une tentative de se faire aimer &#8211; y compris par ceux qui orchestrent et participent &#224; une haine raciste. Sans oublier le fait de se donner &#224; voir alors m&#234;me que son existence &#233;tait ni&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin,&lt;/strong&gt; la mise en avant constante de ces deux figures sert bien &#233;videmment &#224; rendre invisible la question de la classe, pourtant indissociable du f&#233;minisme, en mettant l'accent sur des questions de diversit&#233; et de communaut&#233;s, et &#224; d&#233;politiser ces questions, &#224; cacher les responsabilit&#233;s institutionnelles comme les mobilisations collectives, pour faire croire que ces choix ne sont qu'individuels et doivent uniquement &#234;tre trait&#233;s comme tels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour conclure,&lt;/strong&gt; ces quelques lignes de &lt;i&gt;L'Hymne des femmes&lt;/i&gt; ne devraient pas nous faire de mal : &#171; &lt;i&gt;Ils nous ont divis&#233;es, les femmes / Et de nos s&#339;urs s&#233;par&#233;es. / Le temps de la col&#232;re, les femmes / Notre temps est arriv&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Marie Hermann&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Question qui traverse en filigrane l'excellent &#233;pisode d'un &lt;i&gt;podcast &#224; soi&lt;/i&gt; (Arte Radio) que Charlotte Bienaim&#233; a consacr&#233; &#224; la prostitution, &#171; &lt;a href=&#034;https://www.arteradio.com/son/61660960/le_prix_du_sexe_15&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le prix du sexe. Prostitution, quel est le probl&#232;me ?&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>F&#233;minismes : la preuve par meufs</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Feminismes-la-preuve-par-meufs</link>
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		<dc:date>2019-07-05T06:27:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tiphaine Gu&#233;ret</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Camille La Force N&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>corps</dc:subject>
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		<dc:subject>justice sociale.</dc:subject>
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		<dc:subject>objectif d'&#233;tendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'enjeu est double : pas de lutte sociale sans remise en cause du patriarcat. Pas de remise en cause du patriarcat sans prise en compte des luttes sociales. Pour prendre le pouls de ces f&#233;minismes au carrefour des luttes, 20 pages &#224; la rencontre de celles qui se mobilisent pour changer la donne. &#171; Le fondement m&#234;me du f&#233;minisme est de militer pour une justice sociale. &#187; Sans d&#233;tour, les f&#233;minismes qui nourrissent ces pages ne se contentent pas d'une lutte au rabais avec pour seul objectif (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femmes" rel="tag"&gt;femmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lutte" rel="tag"&gt;lutte&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femmes-racisees" rel="tag"&gt;femmes racis&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-elles" rel="tag"&gt;qu'elles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/justice-sociale-4226" rel="tag"&gt;justice sociale.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/seul-objectif" rel="tag"&gt;seul objectif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/objectif-d-etendre" rel="tag"&gt;objectif d'&#233;tendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'enjeu est double : pas de lutte sociale sans remise en cause du patriarcat. Pas de remise en cause du patriarcat sans prise en compte des luttes sociales. Pour prendre le pouls de ces f&#233;minismes au carrefour des luttes, 20 pages &#224; la rencontre de celles qui se mobilisent pour changer la donne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3004 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH544/-1241-94f83.jpg?1782642917' width='400' height='544' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Camille La Force N&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; L&lt;/span&gt;&lt;i&gt;e fondement m&#234;me du f&#233;minisme est de militer pour une justice sociale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Citation issue du documentaire La domination masculine, r&#233;alis&#233; par Patric (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; Sans d&#233;tour, les f&#233;minismes qui nourrissent ces pages ne se contentent pas d'une lutte au rabais avec pour seul objectif d'&#233;tendre le r&#244;le des femmes ou d'am&#233;liorer leurs droits&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s la d&#233;finition du terme &#171; f&#233;minisme &#187; propos&#233;e par le Larousse.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Ils sont de ceux qui s'inscrivent dans une remise en cause globale d'un syst&#232;me en vrille. L'enjeu est double : pas de lutte sociale sans remise en cause du patriarcat. Pas de remise en cause du patriarcat sans prise en compte des luttes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de ce dossier ? Tenter un tour d'horizon des sujets dont personne ne s'emparerait si les femmes ne montaient pas au cr&#233;neau. Aller &#224; la rencontre de celles qui se mobilisent pour changer la donne : qu'elles soient sur des ronds-points en gilet jaune &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. II)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;, dans des collectifs qui d&#233;fendent une m&#233;nopause rebelle &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. VIII)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;, sur sc&#232;ne &#224; rapper un f&#233;minisme d&#233;colonial &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. X)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt; ou derri&#232;re une cam&#233;ra &#224; tourner des pornos qu'elles veulent &#233;mancipateurs &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. XIII)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;. Bref, prendre le pouls d'un f&#233;minisme au carrefour des luttes, qui refuse de refermer &#224; la h&#226;te le couvercle d'une soci&#233;t&#233; au bord de l'implosion.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; La femme de demain ne voudra ni dominer ni &#234;tre domin&#233;e &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Peu de combats se suffisent &#224; eux-m&#234;mes. Au hasard, ceux qui concernent le travail : d&#233;noncer la pr&#233;carisation de ses conditions et combattre les rapports de domination hi&#233;rarchiques qui s'y jouent ne suffit pas. Ces luttes n&#233;cessaires resteront de surface tant qu'elles ne se pencheront pas sur les sp&#233;cificit&#233;s du turbin au f&#233;minin. Encore aujourd'hui, le salaire des femmes demeure, sur l'ensemble de leur carri&#232;re, inf&#233;rieur de 25 % &#224; celui des hommes. Une &#233;galit&#233; mon&#233;taire balay&#233;e et autant de droits bafou&#233;s que peu de femmes ont les moyens de contester. Entre autres, parce qu'elles n'ont simplement pas le temps de s'organiser collectivement quand ce sont trop souvent elles qui vont chercher les minots &#224; l'&#233;cole, se coltinent les courses et les dossiers de la Caf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, ferrailler pour une revalorisation effective du travail f&#233;minin a finalement peu de sens si la man&#339;uvre a pour but de permettre &#224; une minorit&#233; de femmes d'atteindre les sommets, de c&#244;toyer les supp&#244;ts du Medef et trinquer avec des cadors du Cac40. &#171; &lt;i&gt;La femme de demain ne voudra ni dominer ni &#234;tre domin&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, assurait, perfus&#233;e &#224; l'espoir, une Louise Michel que certain.es semblent avoir oubli&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un universalisme bleu, blanc, rouge&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me veine, penser l'antiracisme sans marquer un temps d'arr&#234;t sur la double peine impos&#233;e aux femmes racis&#233;es&lt;i&gt;
&lt;strong&gt; (p. XIV)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;, c'est &#233;luder le probl&#232;me. C'est ce qu'il se passe quand une flop&#233;e d'universitaires surplombants pr&#233;tend mettre un coup de projecteur sur la fa&#231;on dont les empires coloniaux se sont appropri&#233; le corps des femmes colonis&#233;es. Quand ils publient un recueil de photos, d'illustrations et de peintures qui mettent en sc&#232;ne des femmes racis&#233;es r&#233;duites au rang d'objet sexuel et que les journaux qui en font la promotion oublient au passage &#171; &lt;i&gt;celles qui reconnaissent ces corps au leur si semblables et qui continuent de souffrir des cons&#233;quences sociales, morales et physiques de cet imaginaire sexuel raciste, qui n'a pas cess&#233; d'exciter l'&#339;il des spectateurs&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Un ouvrage sans ambition scientifique &#187;, tribune de M&#233;lusine au sujet du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas pire, pas mieux, il existe aussi un f&#233;minisme &#224; l'universalisme glissant qui, sous couvert de d&#233;fense de la la&#239;cit&#233;, entend lib&#233;rer les femmes voil&#233;es du joug patriarcal, alors m&#234;me que ces derni&#232;res pensent parfois l'objet comme un outil d'&#233;mancipation &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. XV). &lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; de consommation : l'imposture du &#171; Girl power &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re, observer une position critique vis-&#224;-vis de la soci&#233;t&#233; de consommation sans prendre la mesure de l'impact qu'elle a sur le quotidien des femmes revient &#224; &#233;clipser une bonne partie de l'histoire. Quel fric d&#233;pens&#233; chaque ann&#233;e en cr&#232;mes anti-&#226;ge, compl&#233;ments alimentaires et autres protections intimes senteur bonbec qui, non contents de flatter la sacro-sainte croissance, r&#233;affirment le contr&#244;le social qui p&#232;se sur le corps des femmes ? Des consid&#233;rations dont un &#171; f&#233;minisme &#187; &#224; la sauce &lt;i&gt;Girl power&lt;/i&gt; affadie ne s'embarrasse pas. Son id&#233;e ? Que les femmes s'approprient les injonctions sexistes et les transforment en fiert&#233;. Coque de smartphone &#224; paillette, rasoir &lt;i&gt;girly &lt;/i&gt;et soutiens-gorge &lt;i&gt;push-up&lt;/i&gt;, la proph&#233;tie ne s'autor&#233;alise pas &#224; moindres frais. Au final, ni plus ni moins qu'une op&#233;ration de &lt;i&gt;feminism washing&lt;/i&gt; rondement men&#233;e qui soutient un mod&#232;le &#233;conomique rong&#233; jusqu'&#224; l'os et crucifie la lutte des femmes sur l'autel de l'objectivation du corps.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des corps contr&#244;l&#233;s&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le corps, justement, pierre angulaire de la machine patriarcale. De l'&#201;tat qui s'arroge le droit de d&#233;cider si une femme doit ou non poursuivre la grossesse qu'elle veut interrompre &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. IV, V &amp; VI)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;, au jugement social qui p&#232;se sur les corps vieillissants &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. VIII)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt; en passant par le m&#233;pris essuy&#233; par celles qui font le choix de ne pas avoir d'enfant &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. VII)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt; : pas de paix pour les braves, tout au long de la vie le corps sera contraint. Une contrainte qui s'exprime plus dramatiquement encore &#224; travers la violence physique, le f&#233;minicide &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. X)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt; et le viol &lt;i&gt;
&lt;strong&gt;(p. XII)&lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce tableau noir, deux mots &#233;crits &#224; la craie : &lt;i&gt;Me Too&lt;/i&gt;. Deux mots &#224; la puissance insoup&#231;onn&#233;e qui, en octobre 2017 dans le sillage de l'affaire Weinstein, apportaient une pierre de taille &#224; l'&#233;difice f&#233;ministe. Un mouvement de lib&#233;ration de la parole aux cons&#233;quences directes : en France, le nombre de violences sexuelles d&#233;clar&#233;es aux services de police a depuis augment&#233; de 23 %&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s la Lettre de l'Observatoire national des violences faites aux femmes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Si en 2017, 76 % des plaintes pour viol avaient &#233;t&#233; class&#233;es sans suite et qu'il est peu probable que cela ait chang&#233; depuis, la vague &lt;i&gt;Me Too&lt;/i&gt; aura au moins eu le m&#233;rite de contribuer &#224; ce que la honte change de camp. Preuve que rien n'est grav&#233; dans le marbre.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le f&#233;minisme est par lui-m&#234;me excessif &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour moi&lt;/i&gt; [la d&#233;ception]&lt;i&gt;, ce n'est pas le fait qu'on n'y soit pas arriv&#233;.es mais c'est le fait qu'on ait l'impression d'&#234;tre arriv&#233;.es l&#224; o&#249; on devrait &#234;tre.&lt;/i&gt; &#187; C'est ce qu'exprimait une femme, la soixantaine bien tap&#233;e et une vie de lutte &#224; son actif, face &#224; la cam&#233;ra du r&#233;alisateur de &lt;i&gt;La domination masculine&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir ci-dessus la note n&#176; 1.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, ces mots font &#233;cho, comme ceux de Pierre Bourdieu : &#171; &lt;i&gt;La domination masculine est tellement ancr&#233;e dans nos inconscients que nous ne la percevons plus, tellement accord&#233;e &#224; nos attentes que nous avons du mal &#224; la remettre en question.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La domination masculine, ouvrage du sociologue Pierre Bourdieu paru aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; Ce d&#233;ni s'explique peut-&#234;tre aussi par la douleur du constat : le chemin vers l'&#233;quit&#233; est encore long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; toutes celles et ceux qui ont peur de monter au cr&#233;neau ou de voir les autres s'emparer de ces combats, Genevi&#232;ve Fraisse r&#233;pond : &#171; &lt;i&gt;L'exc&#232;s est inh&#233;rent &#224; la pens&#233;e de la sexuation du monde et &#224; la pratique de l'&#233;galit&#233; des sexes. Le f&#233;minisme est par lui-m&#234;me excessif, pour deux raisons simples : il parle de sexualit&#233;s, il combat les in&#233;galit&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les exc&#232;s du genre, ouvrage de la philosophe Genevi&#232;ve Fraisse, paru aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Tiphaine Gu&#233;ret&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Citation issue du documentaire &lt;i&gt;La domination masculine&lt;/i&gt;, r&#233;alis&#233; par Patric Jean (2009).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D'apr&#232;s la d&#233;finition du terme &#171; f&#233;minisme &#187; propos&#233;e par le Larousse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/debats/2018/09/30/un-ouvrage-sans-ambition-scientifique_1682245&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un ouvrage sans ambition scientifique&lt;/a&gt; &#187;, tribune de M&#233;lusine au sujet du livre &lt;i&gt;Sexe, race et colonies&lt;/i&gt;, parue dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration &lt;/i&gt;(30/09/2018).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D'apr&#232;s la &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/IMG/pdf/violences_au_sein_du_couple_et_violences_sexuelles_novembre_2018.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lettre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de l'Observatoire national des violences faites aux femmes publi&#233;e en novembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir ci-dessus la note n&#176; 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La domination masculine&lt;/i&gt;, ouvrage du sociologue Pierre Bourdieu paru aux &#233;ditions du Seuil en 1988.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les exc&#232;s du genre&lt;/i&gt;, ouvrage de la philosophe Genevi&#232;ve Fraisse, paru aux Nouvelles &#201;ditions Lignes en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ennemi pas d'ici</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/L-ennemi-pas-d-ici</link>
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		<dc:date>2012-10-01T06:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>juin</dc:subject>
		<dc:subject>juin dernier</dc:subject>
		<dc:subject>qu'elles</dc:subject>
		<dc:subject>Lorsqu'on regarde</dc:subject>
		<dc:subject>agitateurs qu'elles</dc:subject>
		<dc:subject>qu'elles n'ont</dc:subject>
		<dc:subject>Manche</dc:subject>
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		<dc:subject>plaques d'immatriculation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#171; trotskistes anglais &#187;. C'est ainsi que, en 1998, le ministre de l'Int&#233;rieur Jean-Pierre Chev&#232;nement d&#233;nommait les militants soutenant les sans papiers qu'il faisait expulser. Le 24 juin dernier, les autorit&#233;s de La Manche ont, elles aussi, fait face &#224; des agitateurs qu'elles n'ont pas crus du cru : &#171; Lorsqu'on regarde les plaques d'immatriculation, on voit bien qu'elles ne sont pas de la r&#233;gion, mais de toutes les r&#233;gions de France, y compris de tr&#232;s loin, t&#233;moigne une repr&#233;sentante (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no102-juillet-aout-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;102 (juillet-ao&#251;t 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/juin" rel="tag"&gt;juin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/juin-dernier" rel="tag"&gt;juin dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-elles" rel="tag"&gt;qu'elles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lorsqu-on-regarde" rel="tag"&gt;Lorsqu'on regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/agitateurs-qu-elles" rel="tag"&gt;agitateurs qu'elles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-elles-n-ont" rel="tag"&gt;qu'elles n'ont&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Manche" rel="tag"&gt;Manche&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/plaques-d-immatriculation" rel="tag"&gt;plaques d'immatriculation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;&#171; trotskistes anglais &#187;&lt;/i&gt;. C'est ainsi que, en 1998, le ministre de l'Int&#233;rieur Jean-Pierre Chev&#232;nement d&#233;nommait les militants soutenant les sans papiers qu'il faisait expulser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 24 juin dernier, les autorit&#233;s de La Manche ont, elles aussi, fait face &#224; des agitateurs qu'elles n'ont pas crus du cru : &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'on regarde les plaques d'immatriculation, on voit bien qu'elles ne sont pas de la r&#233;gion, mais de toutes les r&#233;gions de France, y compris de tr&#232;s loin,&lt;/i&gt; t&#233;moigne une repr&#233;sentante de la pr&#233;fecture sur France 3 Basse-Normandie. &lt;i&gt;[Ces] gens sont venus dans [le] but pr&#233;cis de [&#8230;] lutter, peut-&#234;tre pas contre la THT, mais contre l'ordre &#233;tabli. &#187;&lt;/i&gt; Elle fait r&#233;f&#233;rence ici aux trois jours de r&#233;sistance organis&#233;s les 22, 23 et 24 juin, &#224; Chefresne (Manche), contre une ligne tr&#232;s haute tension en cours de construction. Les affrontements champ&#234;tres entre manifestants et forces de l'ordre, bucoliques en diable mais sacr&#233;ment violents, se sont sold&#233;s par une interpellation et six bless&#233;s. D&#232;s lors, on s'interroge : pourquoi un habitant de Givet (Ardennes), par exemple, ne pourrait manifester ses convictions antinucl&#233;aires en Normandie &#8211; avec sa plaque d'immatriculation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus &#233;tonnant encore est le fait que ce reportage passe sous silence la mobilisation de la population locale contre le saccage de son environnement. Le 8 juin dernier, le conseil municipal du Chefresne a vot&#233; &#224; l'unanimit&#233; le boycott du scrutin du premier tour des &#233;lections l&#233;gislatives pour protester contre le trac&#233; de la ligne THT et le placement en garde &#224; vue du maire, Jean-Claude Bossard, lors d'un pr&#233;c&#233;dent rassemblement. &lt;i&gt;&#171; Le conseil municipal, r&#233;uni samedi soir, a d&#233;cid&#233; en bloc de d&#233;missionner apr&#232;s que les gendarmes ont d&#233;barqu&#233; dans l'apr&#232;s-midi chez tous les conseillers municipaux avec des ordres de r&#233;quisition &#187;&lt;/i&gt; pour que le vote puisse avoir lieu, a indiqu&#233; par la suite le maire du village. &#192; croire que ce premier magistrat et ses conseillers sont membres d'une obscure cinqui&#232;me colonne pilot&#233;e depuis l'&#233;tranger par des nostalgiques du chef de l'Arm&#233;e rouge&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les filles des 343 salopes</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-filles-des-343-salopes</link>
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		<dc:date>2011-05-30T07:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mademoiselle</dc:creator>


		<dc:subject>Les entrailles de Mademoiselle</dc:subject>
		<dc:subject>Tanxxx</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>femmes</dc:subject>
		<dc:subject>Parce</dc:subject>
		<dc:subject>ans</dc:subject>
		<dc:subject>discours</dc:subject>
		<dc:subject>qu'elles</dc:subject>
		<dc:subject>right</dc:subject>
		<dc:subject>ans paraissait</dc:subject>
		<dc:subject>qu'un droit</dc:subject>
		<dc:subject>avort&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a 40 ans paraissait le manifeste des 343 salopes. 343 femmes qui d&#233;claraient avoir avort&#233;, en toute ill&#233;galit&#233; ; 343 femmes qui avaient d&#233;cid&#233; de r&#233;agir face &#224; la boucherie provoqu&#233;e par une interdiction inique, obligeant les femmes &#224; se d&#233;brouiller seules pour avorter, quitte &#224; s'esquinter ou &#224; mourir. Depuis 1975, en France, on ne meurt plus en avortant. Mais on en cr&#232;ve encore trop souvent de honte et de culpabilit&#233;. Parce que les discours ambiants ass&#232;nent aux femmes qu'avorter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no88-avril-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;88 (avril 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-entrailles-de-Mademoiselle" rel="tag"&gt;Les entrailles de Mademoiselle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tanxxx" rel="tag"&gt;Tanxxx&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/femmes" rel="tag"&gt;femmes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Parce" rel="tag"&gt;Parce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ans" rel="tag"&gt;ans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/discours" rel="tag"&gt;discours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-elles" rel="tag"&gt;qu'elles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/right" rel="tag"&gt;right&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ans-paraissait" rel="tag"&gt;ans paraissait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-un-droit" rel="tag"&gt;qu'un droit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/avorte" rel="tag"&gt;avort&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/Tanxxx_CQFD88-3043a.png?1782646062' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Tanxxx
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a 40 ans&lt;/strong&gt; paraissait le manifeste des 343 salopes. 343 femmes qui d&#233;claraient avoir avort&#233;, en toute ill&#233;galit&#233; ; 343 femmes qui avaient d&#233;cid&#233; de r&#233;agir face &#224; la boucherie provoqu&#233;e par une interdiction inique, obligeant les femmes &#224; se d&#233;brouiller seules pour avorter, quitte &#224; s'esquinter ou &#224; mourir. Depuis 1975, en France, on ne meurt plus en avortant. Mais on en cr&#232;ve encore trop souvent de honte et de culpabilit&#233;. Parce que les discours ambiants ass&#232;nent aux femmes qu'avorter serait forc&#233;ment un drame pour elles ; parce que l'avortement est encore consid&#233;r&#233; comme une tol&#233;rance plus qu'un droit, pour des citoyennes de seconde zone. Qu'est-ce qu'un droit qu'on ne doit exercer qu'en baissant la t&#234;te, en s'excusant et en se sentant coupable ? Depuis 1975, les m&#233;dias et les politiques ressassent leurs vieux discours sur les cons&#233;quences psychologiques de l'interruption volontaire de grossesse : selon eux, avorter serait une trag&#233;die pour chaque femme. Cet acharnement &#224; dresser de l'IVG un portrait aussi sinistre ne traduit en rien un quelconque souci pour le bien-&#234;tre des femmes. Cet acharnement traduit une peur, la peur qu'elles prennent possession de leur corps en toute libert&#233;, sans culpabilit&#233;, sans honte, sans craintes. Cette peur, Simone Veil l'&#233;voquait d&#233;j&#224; dans son discours du 26 novembre 1974 &#224; l'Assembl&#233;e nationale : &lt;i&gt;&#171; Je le dis avec toute ma conviction : l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tol&#233;rer sans qu'il perde ce caract&#232;re d'exception, sans que la soci&#233;t&#233; paraisse l'encourager ? [&#8230;] C'est toujours un drame et cela restera toujours un drame. &#187;&lt;/i&gt; Depuis 1975, avons-nous avanc&#233; ? Les craintes d'une explosion du nombre d'avortements ne se sont pas confirm&#233;es. Les femmes ne sont pas irresponsables, idiotes, incons&#233;quentes. Depuis 1975, a-t-on cess&#233; de culpabiliser celles qui avortent ? C'est contre cela que les &#171; filles des 343 salopes &#187; s'insurgent : &lt;i&gt;&#171; Nous en avons assez de cette forme de maltraitance politique, m&#233;diatique, m&#233;dicale. &#187;&lt;/i&gt; C'est pour cela qu'elles d&#233;clarent &lt;i&gt;&#171; avoir avort&#233; et n'avoir aucun regret &#187;&lt;/i&gt;. Ce qu'elles disent, et ce que disent avec elles les centaines de femmes qui ont d&#233;j&#224; sign&#233; l'appel, n'est rien d'autre que &lt;i&gt;&#171; nous ne sommes pas oblig&#233;es de souffrir &#187;, &#171; nous avons avort&#233; et nous allons tr&#232;s bien. &#187;&lt;/i&gt; Parce qu'elles savent que la dramatisation de l'IVG est une arme de culpabilisation massive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour signer l'appel : &lt;a href=&#034;http://jevaisbienmerci.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jevaisbienmerci.net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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