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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>ZAD du Testet : &#171; Les arbres volaient au-dessus de nos t&#234;tes &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yasmine Berdoulat</dc:creator>


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&lt;p&gt;Au Testet, le Conseil g&#233;n&#233;ral du Tarn a d&#233;cid&#233; de raser toute une for&#234;t pour offrir une r&#233;serve de flotte aux agriculteurs locaux. CQFD a envoy&#233; sur place une de ses jeunes recrues afin de rendre compte de la lutte des opposants au projet. Faisant fi de toute neutralit&#233; journalistique, cette derni&#232;re est mont&#233;e dans un arbre pour tenter de lui sauver l'&#233;corce. T&#233;moignage depuis les cimes. A environ 15 m&#232;tres de haut, le ch&#234;ne qui m'accueille, ce jeudi 4 septembre, offre une vue imprenable (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no125-octobre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;125 (octobre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Samson" rel="tag"&gt;Samson&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cordes" rel="tag"&gt;cordes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Testet, le Conseil g&#233;n&#233;ral du Tarn a d&#233;cid&#233; de raser toute une for&#234;t pour offrir une r&#233;serve de flotte aux agriculteurs locaux. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a envoy&#233; sur place une de ses jeunes recrues afin de rendre compte de la lutte des opposants au projet. Faisant fi de toute neutralit&#233; journalistique, cette derni&#232;re est mont&#233;e dans un arbre pour tenter de lui sauver l'&#233;corce. T&#233;moignage depuis les cimes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A environ 15 m&#232;tres de haut, le ch&#234;ne qui m'accueille, ce jeudi 4 septembre, offre une vue imprenable sur le carnage. En bas, forces de l'ordre et b&#251;cherons s'activent pour transformer la for&#234;t en d&#233;sert. Leur objectif : ratiboiser tout &#231;a pour permettre la construction d'un barrage&#8200;&#8211;&#8200;un plan d'eau en d&#233;coulera, permettant d'irriguer les cultures intensives de quelques agriculteurs locaux. Le but des militants de cette nouvelle Zone &#224; d&#233;fendre (Zad) : sauvegarder cette for&#234;t et la zone humide qu'elle prot&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH403/p04--testet-00381.jpg?1782658582' width='500' height='403' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Samson.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La veille, le 5 septembre, nous sommes arriv&#233;s au Testet, &#224; quelques kilom&#232;tres de Gaillac (Tarn), remplis d'&#233;nergie et le sourire aux l&#232;vres. &#224; pied, nous devons d'abord franchir huit grosses barricades construites par les Zadistes pour fermer cet acc&#232;s aux v&#233;hicules et aux gendarmes. Ce travail colossal sera d&#233;truit en un rien de temps par une flop&#233;e de gendarmes mobiles&#8200;&#8211;&#8200;huit camions, s'il vous pla&#238;t&#8200;&#8211;&#8200;le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les camarades que nous croisons ont l'air fatigu&#233;, triste, et, contrairement &#224; la derni&#232;re fois o&#249; nous sommes pass&#233;s, disent &#224; peine bonjour. La pr&#233;sence polici&#232;re quotidienne oblige ces militants&#8200;&#8211;&#8200;qui, pour certains, habitent la zone depuis fin 2013 &#8211; &#224; s'activer aussi la nuit ! Et tous sont un peu las d'assister &#224; la destruction du lieu malgr&#233; tous leurs efforts. Rapidement, nous entendons les machines, alors que nous sommes encore bien loin du chantier de d&#233;boisement. Ambiance. Le soir m&#234;me, chacun se pr&#233;pare un sac de survie : de l'eau et de la nourriture, mais aussi de quoi r&#233;sister aux &#233;ventuelles attaques des forces de l'ordre&#8200;&#8211;&#8200;de l'argile pour prot&#233;ger la peau des lacrymos, une bouteille de Maalox, des bandages, des citrons&#8230; D&#232;s 6&#8200;heures du matin, apr&#232;s avoir pass&#233; la nuit sur place, tous les &#171; grimpeurs &#187; se regroupent pour se distribuer baudriers, cordes et s'attribuer les essences &#224; d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 7&#8200;heures, nous nous dispersons dans la for&#234;t par petits groupes, pour ne pas rester trop isol&#233;s. Il va falloir tenir jusqu'&#224; la &#171; d&#233;bauche &#187;, le d&#233;part des machines et de la flicaille. Chacun choisit son arbre. Avec Luc et Camille, nous d&#233;cidons de tendre des cordes entre les arbres pour en sauver plusieurs ! Il faut se d&#233;p&#234;cher car, vers 8&#8200;heures, les cond&#233;s arrivent pour s&#233;curiser la zone d'abattage. Ils pr&#233;c&#232;dent les machines qui arrivent plus ou moins rapidement selon l'efficacit&#233; des camarades qui, au sol, tentent de les freiner &#224; grands coups d'op&#233;rations escargots &#8211;&#8200;des v&#233;lorutions ou des clowns formant un cercle circassien. G&#233;n&#233;ralement, elles se finissent dans des nuages de gaz lacrymog&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Luc commence son ascension vers le sommet de l'arbre qui l'accueillera pour la journ&#233;e, les flics arrivent en catimini. J'ai &#224; peine le temps de lui crier de se d&#233;p&#234;cher que nous nous faisons gazer aussi sec. &#171; &lt;i&gt;Attrapez et gazez la fille, gazez, gazez, gazez !&lt;/i&gt; &#187;, couinent les bleus. Mais nous sommes d&#233;j&#224; trop haut pour qu'ils puissent nous atteindre, et ils ne montent pas nous chercher. D&#233;&#231;us de n'avoir pu nous d&#233;crocher, ils partent voir o&#249; sont perch&#233;s les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 9 heures, nous entendons les premiers b&#251;cherons. Dans notre zone, ils ratiboisent &#224; l'aide de machines, les arbres ne valent s&#251;rement pas le coup d'&#234;tre abattus un par un&#8230; J'ai peur de cet &#233;norme engin, cette broyeuse qui r&#233;duit tout en copeaux, et qui fonce sur Camille. Impossible de savoir si le machiniste va voir le petit marquage rose que les gendarmes ont mis sur les arbres que nous occupons. Nous crions pour lui signaler notre pr&#233;sence, mais comment pourrait-il nous entendre ? La broyeuse semble avancer &#224; l'aveuglette. Elle passe entre Luc et moi, fr&#244;le nos deux arbres et les fait bouger. Plus inqui&#233;tant encore : les arbres auxquels nous nous sommes arrim&#233;s avec des cordes n'ont pas &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s, ils ne sont pas marqu&#233;s. Il est donc tout &#224; fait possible que l'un de ceux auxquels Luc est reli&#233; soit abattu. Ce ne sera pas le cas. Mais une des machines touchera le c&#226;ble &#233;lectrique passant &#224; quelques m&#232;tres de moi, et celui-ci prendra feu. Les flics partent en courant et sont remplac&#233;s par les pompiers ! Mais ce n'est pas suffisant pour nous faire descendre. Ni pour arr&#234;ter les machinistes. Mettre nos vies en danger ne semble pas les d&#233;ranger&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la for&#234;t, on entend des cris, des militants qui hurlent &#171; &lt;i&gt;Assassins !&lt;/i&gt; &#187;, qui intiment l'ordre aux b&#251;cherons d'arr&#234;ter leur travail, quand d'autres essayent de discuter pour expliquer ce qu'on fait l&#224;, perch&#233;s. Beaucoup ne savent pas qu'ils travaillent pour le barrage, et encore moins pourquoi nous nous y opposons. Un des b&#251;cherons se plante en bas de l'arbre de Luc. Il est emb&#234;t&#233;, parce que dans son plan, il doit tomber cet arbre&#8230; Alors il demande &#224; Luc de descendre. Face &#224; son refus, il lui explique qu'il va devoir couper l'arbre quand m&#234;me, mais tout doucement, pas d'inqui&#233;tude. Et il est s&#233;rieux&#8230; Ce sont les gendarmes qui viendront lui dire que, peut-&#234;tre, c'est un peu trop dangereux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les zadistes ont aussi r&#233;ussi &#224; rep&#233;rer le nom d'un des grad&#233;s&#8200;&#8211;&#8200;les non-grad&#233;s se font appeler par leur matricule. Cela suffit pour qu'une trentaine de grimpeurs, de tous les coins du bois l'appellent, lui donnent ordres et contrordres, provoquant un beau foutoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'apr&#232;s-midi arrive un nouveau type de machine, plus puissant que les autres. Elle fait des bouquets de fr&#234;nes de 30&#8200;m&#232;tres de haut comme on cueille des marguerites. La vision des arbres qui volent au-dessus de nos t&#234;tes est surr&#233;aliste. Du haut de mon perchoir, le spectacle est difficile &#224; supporter : toute la v&#233;g&#233;tation, aussi riche et dense soit-elle, se retrouve broy&#233;e dans les gueules de m&#233;tal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard dans la journ&#233;e, une &#233;quipe du GIGN vient discuter avec nous et tente de nous convaincre de descendre. S'ils posent trop de questions, ils ont l'avantage d'avertir correctement les machinistes de la pr&#233;sence des cordes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je cherche un moment de relative intimit&#233; pour pouvoir faire pipi, accroch&#233;e dans mon baudrier ; il n'y a plus d'arbres autour de moi pour me cacher&#8230; Et, si un camarade a le courage de descendre pour courir &#224; toute vitesse vers un autre arbre, moi je m'en garde bien, nous sommes un peu trop surveill&#233;s et la nuit au poste ne me dit pas trop. Je vois des copains partir, menott&#233;s&#8230; Pour s'&#234;tre accroch&#233;s dans un aulne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je commence aussi &#224; avoir des fourmis dans les jambes, et trouver une position pour dormir cinq minutes est mission impossible. Et les machines semblent ne jamais vouloir s'arr&#234;ter. Du coup, la jalousie monte : Camille a pu s'installer &#224; 15&#8200;m&#232;tres de hauteur&#8230; dans son hamac !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luc n'a plus d'eau mais nous arrivons, par un syst&#232;me de cordes, &#224; lui faire passer ma gourde au-dessus des gendarmes mobiles, un peu &#233;bahis. On restera 14&#8200;heures dans nos feuillus : les machinistes ne finiront leur travail qu'&#224; 19 h 30. Ils veulent finir les travaux le plus vite possible. On doit les fatiguer un peu, quand m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, notre mission de sauvetage d'arbres aura bien fonctionn&#233;. Mais seuls ceux o&#249; nous &#233;tions sont encore debout, isol&#233;s au milieu d'un d&#233;sert qui s'agrandit jour apr&#232;s jour. Si nous ne remontons pas demain, il n'y aura bient&#244;t plus rien.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mise &#224; jour&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous venons &lt;a href=&#034;http://www.reporterre.net/spip.php?article6494&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d'apprendre&lt;/a&gt; qu'un opposant au barrage &#224; trouv&#233; la mort dans la nuit du 25 au 26 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous reviendrons dans le prochain num&#233;ro, en kiosque le 7 novembre, sur la lutte du Testet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Greenwashing : Des assises de la biodiversit&#233; en b&#233;ton</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Greenwashing-Des-assises-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Greenwashing-Des-assises-de-la</guid>
		<dc:date>2014-10-15T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Carrer</dc:creator>


		<dc:subject>Samson</dc:subject>
		<dc:subject>nature</dc:subject>
		<dc:subject>mesures</dc:subject>
		<dc:subject>Bouygues</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;cologique</dc:subject>
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		<dc:subject>Biotope</dc:subject>
		<dc:subject>valeur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout oppose le rouleau compresseur des am&#233;nageurs de territoire au fragile &#233;quilibre des milieux naturels. Lors des quatri&#232;mes Assises nationales de la biodiversit&#233; les 23 et 24 juin &#224; Montpellier, les bonimenteurs de l'ing&#233;nierie &#233;cologique ont tent&#233; de muer b&#233;tonneurs en sauveurs des petites b&#234;tes&#8230; Au d&#233;but, on peine &#224; y croire. Bouygues, Veolia, GDF Suez sous la banni&#232;re de la biodiversit&#233; ? Un coup d'&#339;il au programme des Quatri&#232;mes Assises nationales de la biodiversit&#233; de Montpellier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mesures" rel="tag"&gt;mesures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bouygues" rel="tag"&gt;Bouygues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ecologique" rel="tag"&gt;&#233;cologique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/GDF-Suez" rel="tag"&gt;GDF Suez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/biodiversite" rel="tag"&gt;biodiversit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/environnement" rel="tag"&gt;environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/developpement-durable" rel="tag"&gt;d&#233;veloppement durable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Biotope" rel="tag"&gt;Biotope&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/valeur" rel="tag"&gt;valeur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tout oppose le rouleau compresseur des am&#233;nageurs de territoire au fragile &#233;quilibre des milieux naturels. Lors des quatri&#232;mes Assises nationales de la biodiversit&#233; les 23 et 24 juin &#224; Montpellier, les bonimenteurs de l'ing&#233;nierie &#233;cologique ont tent&#233; de muer b&#233;tonneurs en sauveurs des petites b&#234;tes&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but, on peine &#224; y croire. Bouygues, Veolia, GDF Suez sous la banni&#232;re de la biodiversit&#233; ? Un coup d'&#339;il au programme des Quatri&#232;mes Assises nationales de la biodiversit&#233; de Montpellier des 23 et 24 juin 2014 confirme le ravalement des devantures des am&#233;nageurs de territoire. Exit les records de pollution, destructions de milieux naturels ou &#233;difications carc&#233;rales, il est d&#233;sormais de coutume de mettre la chose environnementale &#224; leur cr&#233;dit. &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-1239&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Biotope&lt;/a&gt;, &#171; l'entreprise de l'&#233;cologie &#187; (sic) dont les compensations&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est-&#224;-dire les travaux &#233;cologiques qui &#034;remplaceront&#034; les milieux naturels (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; a&#233;roportuaires n'ont pas fini de faire parler d'elles, ou encore d'obscures entreprises de communication en d&#233;veloppement durable seront aussi de la partie, histoire de parler nature et strat&#233;gie marketing&#8230; Et pour choisir les bons tons de couleur verte, quelques associations ou chercheurs sont &#233;galement pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1176 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH560/p05-gain-net--27a0d.jpg?1782643854' width='400' height='560' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Samson.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ces &#171; Assises &#187; portent en elles les stigmates des promoteurs : on se croirait &#224; une foire-exposition, avec ces VRP avenants, ces affiches clinquantes, ces stands aux &#233;clairages sophistiqu&#233;s et cette mauvaise musique propre aux publicit&#233;s automobiles. Lorsqu'on s'engouffre dans les conf&#233;rences, des h&#244;tesses tir&#233;es &#224; quatre &#233;pingles s'efforcent de courir l&#224; o&#249; le journaliste m&#233;nager&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un journaliste faisant des m&#233;nages en intervenant comme animateur r&#233;mun&#233;r&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; distribue la parole. Dans les trav&#233;es, on parle de services &#233;cosyst&#233;miques et d'une &#171; &lt;i&gt;fiscalit&#233; comme moteur de la pr&#233;servation de la biodiversit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, bref, d'une nature sonnante et tr&#233;buchante. Soudain, un &#233;conomiste crie &#224; l'existence d'un &#171; &lt;i&gt;lobby contre la fiscalit&#233;, le paiement des services &#233;cosyst&#233;miques&lt;/i&gt; &#187;. La nature est une valeur, il faut la consid&#233;rer comme telle &#224; l'image des autres valeurs marchandes, afin que &#171; &lt;i&gt;la France ne prenne pas de retard&lt;/i&gt; &#187; dans la grande comp&#233;tition internationale&#8230; A ses c&#244;t&#233;s, les &#233;piciers de la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations (CDC) approuvent : pour prot&#233;ger la nature il suffit de lui donner une valeur &#233;conomique sup&#233;rieure aux projets qui la menaceraient. Si la pr&#233;servation de la biodiversit&#233; rev&#234;t une valeur sup&#233;rieure &#224;, par exemple, un projet immobilier, il devient plus int&#233;ressant, &#233;conomiquement parlant, de parier sur du capital &#233;cologique (via des banques d'actifs naturels telle la CDC) que sur du lotissement. La zone est mise en d&#233;fense, vendue pour ce qu'elle capitalise en biodiversit&#233;, et le lotisseur devient le financier vert que l'on n'osait esp&#233;rer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais parfois, la grossi&#232;ret&#233; des raisonnements et l'esbroufe des communicants en environnement laissent percevoir le vide intellectuel de l'ing&#233;nierie &#233;cologique. R&#233;unie autour des mesures de compensation du contournement ferroviaire N&#238;mes-Montpellier, une tripot&#233;e d'experts et de conseillers d'Oc'via&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soci&#233;t&#233; signataire du partenariat public-priv&#233; conclu avec R&#233;seaux ferr&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; devisent sur le bien-fond&#233; des actions engag&#233;es, sans un mot sur les impacts &#233;cologiques occasionn&#233;s. En l'occurrence, les mesures engag&#233;es visent essentiellement &#224; recr&#233;er des milieux favorables &#224; un oiseau peu commun, l'outarde canepeti&#232;re, en finan&#231;ant les agriculteurs pour le d&#233;veloppement de pratiques culturales conformes au bien-&#234;tre dudit volatile. Devant les gargarismes des instances agricoles, ravies d'avoir trouv&#233; un substitut financier &#224; la production viticole par la production d'outarde, des voix peu consensuelles jettent le trouble parmi ces jardiniers agrestes. Un intervenant impliqu&#233; dans la lutte &#224; Notre-Dame-des-Landes (NDDL) &#8211; o&#249; Biotope, parmi d'autres promoteurs, est impliqu&#233; comme faire-valoir de Vinci &#8211;, met en avant le fait que &#171; &lt;i&gt;les &#233;cosyst&#232;mes sont particuli&#232;rement complexes et que les mesures compensatoires ne r&#233;pondent pas &#224; cette complexit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Le directeur technique de Biotope bl&#234;mit &#224; l'&#233;vocation de leur d&#233;route au nord de la Loire. Aussit&#244;t le &#171; Monsieur environnement &#187; d'Oc'via lui vient en aide et &#233;voque les premiers r&#233;sultats de leurs exp&#233;rimentations, suffisants &#224; ses yeux pour s'assurer de leur ma&#238;trise &#224; refabriquer de la nature. Un cran dans le surr&#233;aliste est franchi lorsqu'un conseiller en environnement de Biositiv, filiale de Bouygues, &#233;met l'id&#233;e de placer des miroirs le long de la voie ferr&#233;e en guise de mesures compensatoires. Cach&#233;es ainsi de l'ouvrage ferroviaire, les outardes, voyant la m&#234;me chose devant que derri&#232;re, oublieront tout simplement l'existence du TGV. Sourires g&#234;n&#233;s de ses coll&#232;gues, putain, tu nous fous la tehon&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les r&#233;alisations &#233;cologiques de ces b&#233;tonneurs par essence semblent relativement vaines, leurs efforts en communication parviennent largement &#224; les hisser &#224; la hauteur de leurs ambitions. Un responsable du minist&#232;re de l'&#201;cologie, du D&#233;veloppement durable et de l'&#201;nergie les exhorte d'ailleurs &#224; d&#233;laisser l'appellation de &#171; &lt;i&gt;conseillers en environnement et communication&lt;/i&gt; &#187;, pour celle, moins &#233;quivoque, de &#171; &lt;i&gt;charg&#233; de mission en environnement&lt;/i&gt; &#187;. Quelques personnes tiquent &#224; entendre parler Bouygues de sa capacit&#233; &#224; &#171; &lt;i&gt;cr&#233;er de la nature en ville&lt;/i&gt; &#187;, mais dans l'ensemble, le message passe. D'ailleurs, le temps n'est plus &#224; la glose sur l'impossibilit&#233; de remplacer des &#233;cosyst&#232;mes d&#233;truits ; la mont&#233;e en puissance des outils de compensation, les tentatives de recherches sur la port&#233;e &#233;thique de ces dispositifs, repoussent les critiques premi&#232;res pour entrer de plain-pied dans un capitalisme grossier, o&#249; les paysages se jaugent &#224; la caisse enregistreuse et s'arrangent au tractopelle. Il y a peu de dissidence contre ces tenants d'une &#233;cologie dig&#233;r&#233;e ; mais quand des &#171; naturalistes &#187; peu sensibles &#224; la modernit&#233; de ces discours entreprennent de d&#233;monter, filets &#224; papillons en main ou cagoule sur la t&#234;te, le projet d'a&#233;roport de NDDL et ses compensations, toute cette fausse logique s'effondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Science &#233;cologique sans conscience environnementale n'est que ruine de l'&#226;me&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crivaient les &#171; &lt;a href=&#034;http://naturalistesenlutte.overblog.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Naturalistes en lutte&lt;/a&gt; &#187; depuis le bocage nantais. Gageons que d'autres pourfendeurs de l'am&#233;nagement du territoire am&#232;neront cet adage au fond des r&#233;servoirs des pelleteuses et au fronton de ces boutiquiers de la nature !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C'est-&#224;-dire les travaux &#233;cologiques qui &#034;remplaceront&#034; les milieux naturels d&#233;truits.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Un journaliste faisant des m&#233;nages en intervenant comme animateur r&#233;mun&#233;r&#233; mais pr&#233;sent&#233; comme &#233;tant un journaliste &#034;ind&#233;pendant&#034;. Un dr&#244;le de m&#233;nage ! (Note du claviste.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Soci&#233;t&#233; signataire du partenariat public-priv&#233; conclu avec R&#233;seaux ferr&#233; de France autour de ce projet pharaonique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gardienne des semences</title>
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		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


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&lt;p&gt;En mars, Alba Calvache et deux de ses compagnons ont parcouru l'Europe pour populariser leur combat contre les trusts semenciers qui, s'appuyant sur le trait&#233; de libre commerce entre Colombie et &#201;tats-Unis, cherchent &#224; rendre ill&#233;gales les graines paysannes. L'&#339;il est &#224; la fois aiguis&#233; et affectueux. Sur la table de la salle &#224; manger du mas de Granier, coop&#233;rative Longo Ma&#239; install&#233;e dans la plaine de la Crau (Bouches-du-Rh&#244;ne), Alba examine les &#233;chantillons de bl&#233;s anciens qu'on lui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cooperative-Longo" rel="tag"&gt;coop&#233;rative Longo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En mars, Alba Calvache et deux de ses compagnons ont parcouru l'Europe pour populariser leur combat contre les trusts semenciers qui, s'appuyant sur le trait&#233; de libre commerce entre Colombie et &#201;tats-Unis, cherchent &#224; rendre ill&#233;gales les graines paysannes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#339;il est &#224; la fois aiguis&#233; et affectueux. Sur la table de la salle &#224; manger du &lt;a href=&#034;http://www.prolongomaif.ch/les-cooperatives/le-mas-de-granier/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mas de Granier&lt;/a&gt;, coop&#233;rative Longo Ma&#239; install&#233;e dans la plaine de la Crau (Bouches-du-Rh&#244;ne), Alba examine les &#233;chantillons de bl&#233;s anciens qu'on lui tend. Bolo, expert autodidacte, cherche pour elle leurs noms latin, fran&#231;ais, espagnol, inscrits dans un cahier d'&#233;colier. La jeune femme vient du d&#233;partement de Nari&#241;o, &#224; l'extr&#234;me sud-ouest de la Colombie. Si elle voulait emporter chez elle quelques-uns de ces &#233;pis, il faudrait les faire passer en contrebande, comme dans un film de science-fiction mettant en sc&#232;ne un futur totalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1067 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH507/p03-trous-samson-7d211.jpg?1782641297' width='400' height='507' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Samson.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fille de paysans, Alba est la porte-parole des &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://colombia.redsemillas.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Guardianes de semillas de vida&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Contact : rgsemillasdevida@gmail.com. Contact francophone : oscinta@yahoo.es.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; en Colombie. Apparu en &#201;quateur, ce r&#233;seau de sauvegarde de graines traditionnelles est aux avant-postes de la mobilisation contre la r&#233;solution 9.70&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le documentaire Colombia 9.70, de Victoria Solano.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, qui met hors la loi toute semence non brevet&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Je continue &#224; semer, bien que j'habite actuellement dans la ville de Cali&lt;/i&gt;, raconte Alba. &lt;i&gt;C'est un choix que nous avons fait, malgr&#233; mon peu de go&#251;t pour la vie urbaine. En ville, on th&#233;orise trop et on n'agit pas assez. Dans notre r&#233;seau, bas&#233; sur l'amiti&#233; et la confiance, il y a des paysans gardiens, des citadins avec leurs circuits courts de distribution, mais aussi des agriculteurs d&#233;sirant revenir &#224; un mode de production agro-&#233;cologique. Nous produisons, distribuons et certifions nous-m&#234;mes les graines sauvegard&#233;es.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, le pr&#233;sident Santos a vendu le Trait&#233; de libre commerce (TLC) aux Colombiens avec cet argument : &#171; &lt;i&gt;Il apportera un demi-million de postes de travail d'ici cinq ans.&lt;/i&gt; &#187; Il n'en fut rien. De son c&#244;t&#233;, Obama promit &#224; ses &#233;lecteurs d'inonder le march&#233; sud-am&#233;ricain en pleine expansion de biens et services provenant majoritairement des &#201;tats-Unis. Et pour cela, il serait sans piti&#233; dans &#171; &lt;i&gt;la lutte contre la piraterie&lt;/i&gt; &#187;. Et il ne s'agit pas seulement d'intercepter les copies frauduleuses des CDs de Beyonc&#233; ou du dernier film des fr&#232;res Coen, mais aussi les graines non homologu&#233;es. Trois trusts semenciers dominent 70 % du march&#233; mondial : Monsanto, Syngenta et Dupont, qui consid&#232;rent toute utilisation ou &#233;change de graines traditionnelles comme une concurrence d&#233;loyale ou une violation de la propri&#233;t&#233; intellectuelle. Cela pr&#234;terait &#224; rire si Washington, puis Bogota, et bient&#244;t Bruxelles, ne leur donnaient raison, et surtout, ne fournissaient les armes l&#233;gales pour imposer cette folie. &#171; &lt;i&gt;Avec ce trait&#233;, les petits paysans vont dispara&#238;tre ou s'endetter, puis devenir les employ&#233;s des trusts, d&#233;pendant non seulement de leurs semences, mais aussi des pesticides et des engrais chimiques qui vont avec.&lt;/i&gt; &#187; Entre 2010 et 2012, avec la r&#233;solution 9.70 en main, les forces de l'ordre et l'Institut colombien d'agriculture (ICA) ont d&#233;truit plus de 4 000 tonnes de graines cr&#233;oles. Les amendes pour possession de semences non certifi&#233;es peuvent atteindre jusqu'&#224; 1 500 fois le SMIC local. S'il ne paie pas, le contrevenant encourt jusqu'&#224; huit ans de prison. Pers&#233;cution des paysans, extinction des vari&#233;t&#233;s autochtones : la guerre aux vivants est d&#233;clar&#233;e au nom du libre-&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour nous, la vie aux champs, c'est la libert&#233; : pauvres, mais sans patron. L'existence y est dure, mais l'air est pur, la nourriture saine, les liens entre les gens plus forts. Pourtant, quand un fils de paysan va &#233;tudier en ville, on lui enseigne que r&#233;ussir sa vie, c'est tourner le dos &#224; la terre et devenir m&#233;decin, professeur, ing&#233;nieur. L'acad&#233;misme a fait beaucoup de mal aux cultures populaires. Pour les citadins, paysan est synonyme d'ignorant. Et ce pr&#233;jug&#233; a fait son trou jusque dans l'esprit des gens de la campagne. Voil&#224; pourquoi une agricultrice dont plusieurs dizaines de sacs de riz venaient d'&#234;tre d&#233;truits par la police s'excusait presque : &#8220;Nous ne savions pas que nous faisions quelque chose de mal.&#8221; &#187; Avec la 9.70, s&#233;lectionner la meilleure part de sa r&#233;colte pour semer &#224; nouveau ses champs la saison suivante, geste ancestral s'il en est, devient ill&#233;gal. Les trusts imposeront leurs semences pr&#233;tendument &#171; am&#233;lior&#233;es &#187; (dont les OGM), alors que les n&#244;tres ont &#233;t&#233; am&#233;lior&#233;es par des mill&#233;naires d'exp&#233;rimentation&lt;/i&gt; &#187;. En Colombie, plus de trois millions de paysans pratiquent encore cette s&#233;lection empirique et troquent leurs semences de riz, de bl&#233;, de ma&#239;s&#8230; &#171; &lt;i&gt;Ma m&#232;re peut passer des heures &#224; regarder pousser ses plants de yucca ; et moi aussi. Mon p&#232;re se moque de nous : &#8220;Assez r&#234;v&#233;, au travail !&#8221;, plaisante-t-il.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis trois ans, la r&#233;sistance au TLC gagne en intensit&#233; : en octobre 2012, vaste mobilisation indig&#232;ne contre les effets du trait&#233; et les trusts miniers ; puis en mars 2013, gr&#232;ve des producteurs de caf&#233; &#8211; depuis l'entr&#233;e en vigueur du TLC, l'ensemble des exportations ont chut&#233; de 13 % et aujourd'hui la Colombie importe m&#234;me une partie de son caf&#233; ! En septembre 2013, une gr&#232;ve nationale des paysans a paralys&#233; le pays pendant 21 jours, suivie de pr&#232;s par une nouvelle mobilisation indig&#232;ne en octobre. Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est annonc&#233;e pour avril 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour calmer les esprits, l'ICA a gel&#233; l'application de la 9.70. &#171; &lt;i&gt;Nous ne pr&#233;tendons en aucun cas contr&#244;ler ce que vous appelez les &#8220;semences cr&#233;oles&#8221; et tout ceci n'a rien &#224; voir avec une volont&#233; de limiter la souverainet&#233; et l'autonomie alimentaire des communaut&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, veut rassurer l'institut dans une lettre &#224; l'ONG Grupo Semilla. Selon la bureaucratie agricole, la r&#233;solution servirait plut&#244;t &#224; contr&#244;ler les semences industrielles import&#233;es par les grands groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Blanche Magarinos-Rey, avocate sp&#233;cialis&#233;e dans la d&#233;fense des graines traditionnelles, souligne que, malgr&#233; certaines concessions sur la forme, le paysan devra dor&#233;navant solliciter aupr&#232;s de l'ICA l'autorisation de r&#233;utiliser ses propres graines, et ceci avant chaque semis. Pour cela, il lui faudra prouver chaque ann&#233;e que sa production n'a pas exc&#233;d&#233; les quantit&#233;s stipul&#233;es par la loi (sur cinq hectares maximum), et qu'il ne reste aucun droit de propri&#233;t&#233; intellectuelle d&#251; &#224; un tiers. D'autre part, il ne pourra plus donner, troquer ou vendre ses graines. Ce qui n'est pas du go&#251;t d'Alba et de ses compagnons : &#171; &lt;i&gt;Renier les graines traditionnelles, c'est comme renier ses propres parents. Une graine sans histoire est une coquille vide. Une semence, c'est la vie, c'est un patrimoine commun, une culture, une m&#233;moire. Elle est notre aliment, mais aussi notre pouvoir. Celui qui poss&#232;de les semences et la terre a aussi le pouvoir, et nous ne pouvons permettre qu'il soit exclusivement entre les mains de quelques-uns.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Libre commerce et guerre au vivant&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1068 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH436/p03-semences-fachees-e0a4f.jpg?1782641969' width='400' height='436' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Planche.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On aurait tort de croire que la brutalit&#233; des m&#233;thodes yankees dans les campagnes colombiennes n'est qu'un ph&#233;nom&#232;ne lointain d&#251; &#224; des relations n&#233;ocoloniales : en sourdine, la m&#234;me logique est &#224; l'&#339;uvre ici en Europe. En France, &#171; &lt;i&gt;depuis 1961, un catalogue officiel dresse la &#8220;liste limitative des vari&#233;t&#233;s ou types vari&#233;taux dont les semences et plants peuvent &#234;tre mis sur le march&#233; sur le territoire national&#8221;. D'outil de standardisation et de tra&#231;abilit&#233;, il est vite devenu outil de r&#233;pression : aujourd'hui, il est interdit non seulement de vendre, mais aussi d'&#233;changer les semences v&#233;g&#233;tales non inscrites dans le catalogue.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176;94 et CQFD n&#176;118.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187; Ce catalogue, cr&#233;&#233; sous P&#233;tain, s'est enracin&#233; &#224; l'ombre de l'Union internationale pour la protection des obtentions v&#233;g&#233;tales (UPOV). Au nom de la s&#233;curit&#233; alimentaire, cet organisme exige des preuves de &#171; stabilit&#233;, distinction et homog&#233;n&#233;it&#233; &#187; aux semences traditionnelles qui, sans brevet, seront renvoy&#233;es dans les limbes d'une semi-clandestinit&#233; potag&#232;re. Ces crit&#232;res visent en fait &#224; favoriser une production m&#233;canis&#233;e et une distribution &#224; grande &#233;chelle. Seuls les grands groupes ont les moyens financiers et l'appareil bureaucratique n&#233;cessaires pour acc&#233;der ais&#233;ment au Saint-Graal de la certification, et donc de la &#171; propri&#233;t&#233; intellectuelle &#187;, source de juteuses royalties. L'UPOV s'est r&#233;v&#233;l&#233; &#234;tre un outil facilitant l'hyper-concentration de la production agricole entre les mains de Monsanto, Syngenta&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Multinationale franco-suisse.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; 2 et DuPont. Lors de la signature de trait&#233;s de libre commerce, les pays dominants imposent &#224; leurs nouveaux &#171; partenaires &#187; l'adh&#233;sion &#224; cette officine au service de l'industrie agrochimique&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Allant jusqu'&#224; faire croire qu'elle est obligatoire pour &#234;tre admis comme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, alors que celle-ci &#339;uvre clairement contre l'int&#233;r&#234;t des paysanneries locales. La n&#233;gociation en catimini autour d'un futur trait&#233; de libre &#233;change entre les USA et l'UE fait planer les m&#234;mes menaces. Bient&#244;t, les multinationales pourront tra&#238;ner les &#201;tats devant des bureaux d' &#171; arbitrage &#187; priv&#233;s si elles jugent que certaines l&#233;gislations entravent leur libre expansion&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176;121.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;. &#192; terme, Monsanto &amp; co pourraient ainsi imposer leurs OGM contre la volont&#233; populaire et, avec eux, l'appauvrissement irr&#233;versible des patrimoines g&#233;n&#233;tiques, des esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales autochtones et, tout b&#234;tement, de leurs saveurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Contact : rgsemillasdevida@gmail.com. Contact francophone : oscinta@yahoo.es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir le documentaire &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=kZWAqS-El_g&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Colombia 9.70&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Victoria Solano.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Reclame-le-champ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176;94&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-bon-grain-la-brute-et-le-truand&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176;118&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Multinationale franco-suisse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Allant jusqu'&#224; faire croire qu'elle est obligatoire pour &#234;tre admis comme membre de l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-du&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176;121&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les chiens m&#233;chants du N&#176;115</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-chiens-mechants-du-No115</link>
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		<dc:date>2013-12-08T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Chien m&#233;chant</dc:subject>
		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
		<dc:subject>Samson</dc:subject>
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		<dc:subject>Pirikk</dc:subject>
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		<dc:subject>ordalie</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;nior</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faits divers 2.0Eco-FutureJustice et ordalie Suppl&#233;ment s&#233;nior&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no115-octobre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;115 (octobre 2013)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lasserpe" rel="tag"&gt;Lasserpe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Samson" rel="tag"&gt;Samson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Charmag" rel="tag"&gt;Charmag&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pirikk" rel="tag"&gt;Pirikk&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/justice" rel="tag"&gt;justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pirikk-8952" rel="tag"&gt;Pirikk&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Charmag-11580" rel="tag"&gt;Charmag&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lasserp" rel="tag"&gt;Lasserp&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Eco-Future" rel="tag"&gt;Eco-Future&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Supplement-senior" rel="tag"&gt;Suppl&#233;ment s&#233;nior&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Supplement-11955" rel="tag"&gt;Suppl&#233;ment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ordalie" rel="tag"&gt;ordalie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/senior" rel="tag"&gt;s&#233;nior&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faits divers 2.0&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_835 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH323/actu-like-nice-2-e1e96.jpg?1782710861' width='400' height='323' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Samson.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Eco-Future&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_836 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH513/actu-piste-56c63.jpg?1782710861' width='400' height='513' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Pirikk.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Justice et ordalie &lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_837 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH472/actu-lasserpe.-113-05-2-8a8ec.jpg?1782710861' width='400' height='472' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserp.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Suppl&#233;ment s&#233;nior &lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_838 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH523/actu-roucascqfd02-2-2b9af.jpg?1782710861' width='400' height='523' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Charmag.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les br&#232;ves de CQFD N&#176;115</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-breves-de-CQFD-No115</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Les-breves-de-CQFD-No115</guid>
		<dc:date>2013-11-17T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>Samson</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>salari&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>droits</dc:subject>
		<dc:subject>Septembre</dc:subject>
		<dc:subject>esclaves</dc:subject>
		<dc:subject>Esclaves consentants</dc:subject>
		<dc:subject>consentants</dc:subject>
		<dc:subject>battons</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;fendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Esclaves consentants &#171; C'est nous, les salari&#233;s, qui nous battons pour d&#233;fendre nos droits. Ce n'est pas la direction qui nous dicte ce qu'on doit faire. On est assez grand. &#187; Ainsi se justifiait une salari&#233;e dominicale de Castorama, dans le 20 Minutes du 3 septembre, face aux soup&#231;ons &#8211; et malgr&#233; l'aveu m&#234;me des services de com' des entreprises &#8211; d'&#234;tre pay&#233;e par les patrons de cette enseigne et de celle de Leroy-Merlin pour manifester sous les fen&#234;tres du Premier ministre le 2 septembre. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no115-octobre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;115 (octobre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/En-bref" rel="tag"&gt;En bref&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Samson" rel="tag"&gt;Samson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/salaries" rel="tag"&gt;salari&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/droits" rel="tag"&gt;droits&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Septembre" rel="tag"&gt;Septembre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/esclaves" rel="tag"&gt;esclaves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Esclaves-consentants" rel="tag"&gt;Esclaves consentants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/consentants" rel="tag"&gt;consentants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/battons" rel="tag"&gt;battons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/defendre" rel="tag"&gt;d&#233;fendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Esclaves consentants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est nous, les salari&#233;s, qui nous battons pour d&#233;fendre nos droits. Ce n'est pas la direction qui nous dicte ce qu'on doit faire. On est assez grand. &lt;/i&gt; &#187; Ainsi se justifiait une salari&#233;e dominicale de Castorama, dans le &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt; du 3 septembre, face aux soup&#231;ons &#8211; et malgr&#233; l'aveu m&#234;me des services de com' des entreprises &#8211; d'&#234;tre pay&#233;e par les patrons de cette enseigne et de celle de Leroy-Merlin pour manifester sous les fen&#234;tres du Premier ministre le 2 septembre. Pr&#234;ts &#224; tout, ces gentils salari&#233;s &#8211; comme beaucoup d'autres dans un climat de pression permanente &#8211; pour grappiller quelques thunes sans avoir l'audace irr&#233;v&#233;rencieuse de demander des augmentations de salaires. Et jusqu'&#224; sacrifier le repas du dimanche en famille. Indubitablement un beau geste pour la famille Mulliez qui d&#233;tient 85% des parts de Leroy-Merlin et dont la fortune est &#233;valu&#233;e &#224; plus de 20 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#233;tition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la recrudescence des arrachages de collier, des braquages de petits commerces pour quelques fifrelins, des vols &#224; la porti&#232;re pour r&#233;cup&#233;rer quelques babioles, un &#171; expert &#187;, interrog&#233; par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, pr&#233;conise une seule solution : &#171; &lt;i&gt;Plut&#244;t que s'en prendre aux petites gens, ce sont aux banques de rendre l'argent &#224; nouveau accessible dans leurs murs. C'&#233;tait plus simple et au moins les braqueurs avaient &#224; faire &#224; des gens form&#233;s &#224; refiler les biftons sans ren&#226;cler&lt;/i&gt; &#187;. Songer &#224; monter une page Facebook &#171; Halte &#224; la d&#233;linquance, ouvrez les coffres des banques &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bijouterie 2.0&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_821 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH323/actu-like-nice-40eba.jpg?1782638379' width='400' height='323' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Samson.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au fou !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 2 octobre, le tribunal de Lyon a failli &#234;tre la proie des flammes. Un accident ? Un attentat ? Non juste un sans-papiers tunisien de 22 ans qui a tent&#233; de s'immoler par le feu. R&#233;cidiviste, le jeune homme avait d&#233;j&#224; refus&#233; d'embarquer pour Tunis et s'&#233;tait vu condamn&#233; &#224; trois mois de prison ferme. Aussit&#244;t dehors, il essaye, sans succ&#232;s, de faire faux bond &#224; la police. Retour &#224; la case juge des libert&#233;s et de la d&#233;tention. Et plut&#244;t que d'accepter sans faire d'histoires &#171; l'aide au retour &#187;, il ne trouve rien de mieux que de s'asperger d'essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le procureur, saisi d'effroi &#224; l'id&#233;e qu'il aurait pu &#234;tre la victime collat&#233;rale de ce geste d&#233;sesp&#233;r&#233;, a d&#233;cid&#233; de le poursuivre pour &#171; mise en danger d'autrui &#187;. Le Syndicat de la Magistrature est mont&#233; au b&#251;cher et finalement, le jeune homme sera plac&#233; sous le statut de t&#233;moin assist&#233;. Sans briquet cette fois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aube fun&#232;bre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une fausse bonne nouvelle ? Le 3 octobre, Nikos Michaloliakos, dirigeant d'Aube dor&#233;e, a &#233;t&#233; inculp&#233; et plac&#233; en d&#233;tention provisoire pour &#171; constitution et appartenance &#224; une organisation criminelle &#187;. Depuis 1987, ce parti, troisi&#232;me force politique du pays, pr&#244;ne l'id&#233;e &#171; d'une Gr&#232;ce nettoy&#233;e &#187; de ses immigr&#233;s. La crise, la mis&#232;re fera bient&#244;t prosp&#233;rer son fonds de commerce. Avec le meurtre, le 17 septembre, du rappeur grec, Pavlos Fyssas, la collusion de la police avec ce groupe paramilitaire ne peut plus &#234;tre occult&#233;e comme le souligne le journal &lt;i&gt;To Vima&lt;/i&gt; en affirmant &#171; &lt;i&gt;qu'un policier sur deux&lt;/i&gt; &#187; votait pour Aube dor&#233;e. Malgr&#233; les cris d'orfraie pouss&#233;s par le gouvernement pour rassurer une Union europ&#233;enne inqui&#232;te, le ver est dans le fruit depuis trop longtemps et certains pr&#233;disent &#171; q&lt;i&gt;u'Aube dor&#233;e pourrait remporter les &#233;lections municipales &#224; Ath&#232;nes, et ceci plus facilement qu'avant&lt;/i&gt; &#187;. Mauvaises nouvelles sous les &#233;toiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Zad partout !</title>
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		<dc:date>2013-07-20T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


		<dc:subject>Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques</dc:subject>
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&lt;p&gt;La petite ville de Cavaillon (Vaucluse), r&#233;cemment remarqu&#233;e pour son vote massif en faveur du FN, est en proie &#224; une guerre des enseignes de la grande distribution. Leclerc est all&#233; jusqu'&#224; saisir le Conseil de la concurrence en faisant valoir &#171; les risques d'abus de position dominante de la soci&#233;t&#233; Auchan &#187;. Mazette ! Et c'&#233;tait sans compter avec les zadistes ! R&#233;sum&#233; de l'affaire : Il existe d&#233;j&#224; une &#171; zone de chalandise &#187;, o&#249; l'on retrouve Auchan, Leclerc, Casino et Intermarch&#233;, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no112-Juin-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;112 (Juin 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Du-cote-de-chez-les-rustiques" rel="tag"&gt;Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Samson" rel="tag"&gt;Samson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/terres" rel="tag"&gt;terres&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/evasion-commerciale" rel="tag"&gt;&#233;vasion commerciale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/zone-commerciale" rel="tag"&gt;zone commerciale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/existe-deja" rel="tag"&gt;existe d&#233;j&#224;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Leclerc" rel="tag"&gt;Leclerc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Casino" rel="tag"&gt;Casino&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La petite ville de Cavaillon (Vaucluse), r&#233;cemment remarqu&#233;e pour son vote massif en faveur du FN, est en proie &#224; une guerre des enseignes de la grande distribution. Leclerc est all&#233; jusqu'&#224; saisir le Conseil de la concurrence en faisant valoir &#171; les risques d'abus de position dominante de la soci&#233;t&#233; Auchan &#187;. Mazette ! Et c'&#233;tait sans compter avec les zadistes !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; de l'affaire : Il existe d&#233;j&#224; une &#171; zone de chalandise &#187;, o&#249; l'on retrouve Auchan, Leclerc, Casino et Intermarch&#233;, mais nos marchands ne jugent pas sa situation optimale pour le bizness, et d&#233;plorent, depuis des ann&#233;es, une &#171; &lt;i&gt; &#233;vasion commerciale au b&#233;n&#233;fice des zones p&#233;riph&#233;riques d'Avignon&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Saisine de la soci&#233;t&#233; Shepar d&#233;pos&#233;e devant le Conseil de la concurrence, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Pour eux, il &#233;tait par cons&#233;quent indispensable de se &#171; &lt;i&gt;doter d'une nouvelle zone commerciale sur un site attractif&lt;/i&gt; &#187;. Seulement voil&#224;, le projet de cr&#233;ation d'une ZAC dans la zone de la Voguette, suivant une proc&#233;dure r&#233;glementaire susceptible de garantir le respect de la &#171; &lt;i&gt;juste concurrence&lt;/i&gt; &#187;, a &#233;t&#233; abandonn&#233; par la Communaut&#233; de communes. D&#232;s lors, la commune de Cavaillon (dont le maire est aussi le pr&#233;sident de la Communaut&#233; de communes, vous suivez ?) avait les coud&#233;es franches pour r&#233;viser son plan local d'urbanisme (PLU) selon une proc&#233;dure simplifi&#233;e qui avalisera le fait qu'Auchan, ayant effectu&#233; un achat massif des terres agricoles du secteur, est d&#233;j&#224; ma&#238;tre chez lui avec 80 % du p&#233;rim&#232;tre concern&#233;, soit 35 ha. Cette proc&#233;dure simplifi&#233;e serait particuli&#232;rement adapt&#233;e &#224; l'installation d'un &lt;i&gt;Drive&lt;/i&gt;, ce genre d'installation commerciale b&#233;n&#233;ficiant pour l'heure d'un vide juridique. Subsiste une l&#233;g&#232;re difficult&#233; : la zone est inondable. Qu'&#224; cela ne tienne ! Les collectivit&#233;s locales, gr&#226;ce &#224; l'argent des contribuables, s'engagent &#224; financer la construction d'un pont sur la Durance (co&#251;t 35 millions d'euros) pour favoriser le d&#233;veloppement &#233;conomique &#8211; en priorit&#233; celui d'Auchan &#8211; en facilitant l'acc&#232;s aux consommateurs des Bouches-du-Rh&#244;ne. Et comme il serait b&#234;te de d&#233;penser de l'argent inutilement, on construira aussi une digue pour s&#233;curiser le tout, m&#234;me si l'on fait valoir que cette digue, en cas de crue, pourrait renvoyer l'eau sur le chemin de fer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_705 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH395/p10-cavaillon-b99f8.jpg?1782731010' width='500' height='395' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Samson.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une association locale, proche des int&#233;r&#234;ts des petits commer&#231;ants, a bien essay&#233; de d&#233;noncer ces arrangements, mais son leader a laiss&#233; tomber, pr&#233;f&#233;rant s'investir totalement dans la lutte contre le mariage pour tous. Des &#233;mules de Notre-Dame-des-Landes ont repris le combat, sur d'autres bases. Un collectif s'est form&#233;, qui rassemble, outre des paysans de la Conf', Terres de Liens, Attac, les Verts, et quelques ultragauchos de service&#8230; Leur tract d&#233;clarait que &#171; &lt;i&gt;les terres sont faites pour produire des fruits, des l&#233;gumes, des c&#233;r&#233;ales&lt;/i&gt; &#187;, et appelait &#224; semer un hectare de tournesol, annon&#231;ant avec espoir que ce sera &#171; &lt;i&gt; la premi&#232;re r&#233;appropriation par les paysans et les citoyens soucieux de maintenir les territoires vivants et de pr&#233;server les terres pour nous nourrir&lt;/i&gt; &#187;. Avant de conclure &#224; l'inutilit&#233; de ce projet de zone marchande, les habitants de Cavaillon &#233;taient convi&#233;s &#224; venir arroser les semis. L'action du 20 avril dernier a r&#233;uni une trentaine de personnes et deux paysans avec leur tracteur pour pr&#233;parer le sol et semer. Des gens de la L&#233;o&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176;111.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; et du collectif M&#233;rindol-des-Landes (sic) sont venus pr&#234;ter main forte et proposer une occupation des terres, mais cela a &#233;t&#233; jug&#233; pr&#233;matur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces terres, il y a d'ailleurs encore un occupant, un berger avec son troupeau de moutons qui, lui, voit d'un mauvais &#339;il tout ce remue-m&#233;nage, dans un premier temps il a m&#234;me cru que &#231;a allait se terminer par une &lt;i&gt;rave-party&lt;/i&gt;. Entre des n&#233;gociations avec Auchan pour faire pa&#238;tre ses b&#234;tes en attendant l'aboutissement du projet, et l'heure de la retraite bient&#244;t sonn&#233;e, il a tout de m&#234;me accept&#233; qu'on cl&#244;ture l'hectare ensemenc&#233;. Les militants de Cavaillon se sont bien s&#251;r inspir&#233;s de l'offensive du 13 avril dernier &#224; NDDL, &#171; S&#232;me ta zad &#187;&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le m&#234;me CQFD N&#176;111&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Mais ils ont opt&#233; pour une fa&#231;on de faire plut&#244;t symbolique, tandis que la r&#233;sistance contre l'Ayraulport s'est d'abord constitu&#233;e sur un processus d'occupation physique, de bricolage de cabanes, de r&#233;occupation de fermes, d'organisation d'un r&#233;seau d'approvisionnement. C'est-&#224;-dire par la construction d'une situation o&#249; des individus ont mis en commun leurs moyens d'existence. Du coup, les zadistes ont pu entrer dans des relations remettant en question la soumission &#224; ce monde industriel, et &#171; &lt;i&gt;&#339;uvrer d'abord pour une autre vie qu'ils d&#233;finissent en marchant&lt;/i&gt; &#187;. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; plut&#244;t que d'importer le simple slogan de &#171; &lt;i&gt;ZAD partout !&lt;/i&gt; &#187;, de produire collectivement les bases de ses propres moyens d'existence qui permettrait la v&#233;ritable relation entre &#171; r&#233;sistants &#187; &#224; ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion des d&#233;bats : le prochain rendez-vous cavaillonnais envisage d'organiser un pique-nique sur une ferme abandonn&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Saisine de la soci&#233;t&#233; Shepar d&#233;pos&#233;e devant le Conseil de la concurrence, le 21 juin 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/ZAD-a-venir-au-pays-des-santons'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;111&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir le m&#234;me &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Semer-et-s-enraciner'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; N&#176;111&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Uranium ou dessert ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Uranium-ou-dessert</link>
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		<dc:date>2012-03-02T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


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&lt;p&gt;On a trouv&#233; des traces de ce pr&#233;cieux et n&#233;anmoins d&#233;l&#233;t&#232;re minerai dans un coin du Vaucluse o&#249; sa pr&#233;sence, du moins &#224; l'&#233;tat naturel, devrait &#234;tre exclue. Au plus grand dam des exploitants agricoles et des autorit&#233;s municipales du cru qui en appellent &#224; une intervention de l'&#201;tat. Qui r&#233;pond que c'est vraiment la faute &#224; pas de chance ! R&#233;cit. En 2009, Julie, jeune chevri&#232;re, BTS en poche, s'installe avec son troupeau sur la commune de Pernes-les-Fontaines, dans le Vaucluse. En f&#233;vrier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no96-janvier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;96 (janvier 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alors" rel="tag"&gt;Alors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reseau" rel="tag"&gt;r&#233;seau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/euros" rel="tag"&gt;euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Julie" rel="tag"&gt;Julie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/naturelle" rel="tag"&gt;naturelle&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeune-chevriere" rel="tag"&gt;jeune chevri&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On a trouv&#233; des traces de ce pr&#233;cieux et n&#233;anmoins d&#233;l&#233;t&#232;re minerai dans un coin du Vaucluse o&#249; sa pr&#233;sence, du moins &#224; l'&#233;tat naturel, devrait &#234;tre exclue. Au plus grand dam des exploitants agricoles et des autorit&#233;s municipales du cru qui en appellent &#224; une intervention de l'&#201;tat. Qui r&#233;pond que c'est vraiment la faute &#224; pas de chance ! R&#233;cit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2009, Julie, jeune chevri&#232;re, BTS en poche, s'installe avec son troupeau sur la commune de Pernes-les-Fontaines, dans le Vaucluse. En f&#233;vrier 2010, elle obtient un permis de construire pour une unit&#233; de transformation fromag&#232;re et investit plus de 150 000 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa ferme &#233;tant &#224; l'&#233;cart du r&#233;seau de distribution d'eau, un forage avec pompe, filtre &#224; sable et filtre &#224; UV, lui co&#251;te 20 000 euros de plus. La voil&#224; enfin tranquille ? Pas du tout ! Les services de l'&#201;tat, d&#233;sormais tr&#232;s chatouilleux lorsqu'il s'agit de risque sanitaire dans le secteur de l'agroalimentaire, exigent une &#233;tude hydrog&#233;ologique et une analyse pouss&#233;e de l'eau du forage. Et c'est la catastrophe ! L'analyse r&#233;v&#232;le une teneur en uranium de trente-deux microgrammes par litre alors que la norme maximale en France est de quinze. Quand bien m&#234;me cet uranium ne se retrouverait pas dans le lait ni le fromage, elle doit arr&#234;ter la commercialisation de sa production. Le 14 mars 2011, un courrier de l'Agence r&#233;gionale pour la sant&#233;, (ARS, ex-DDAS) a la bont&#233; de lui indiquer que l'origine de cet uranium &lt;i&gt;&#171; semble &#234;tre naturelle &#187;&lt;/i&gt;. Le maire de Pernes, imaginant d&#233;j&#224; &#171; les Fontaines &#187; affubl&#233;es de commentaires d&#233;sobligeants, et &#233;tant accessoirement soucieux de maintenir une exploitation agricole en activit&#233;, d&#233;cide de faire livrer &#224; Julie des citernes d'eau. Il demande aussi qu'on &#233;tudie au plus vite la possibilit&#233; d'une extension du r&#233;seau. Du coup, la Direction d&#233;partementale de la protection de la population (DDPP, ex services v&#233;t&#233;rinaires) accorde une autorisation&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_261 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH293/96sanson-eau-radioactivite-78438.jpg?1782650893' width='400' height='293' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Samson
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;de vente directe. &lt;i&gt;&#171; Mais cela ne peut durer&lt;/i&gt;, dit Julie. &lt;i&gt;Je n'ai pas de solution &#224; long terme. Nous avons fait le n&#233;cessaire pour &#234;tre en r&#232;gle et un an et demi apr&#232;s l'installation, on nous annonce qu'on ne peut plus utiliser le forage et qu'il faut se raccorder au r&#233;seau ! Comment trouver les 50 000 euros qu'on me demande ? &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que la Conf&#233;d&#233;ration paysanne du Vaucluse s'empare de l'affaire : &lt;i&gt;&#171; Puisque les services de l'&#201;tat ont laiss&#233; la chevri&#232;re s'engager dans des investissements, et que la pollution dont elle est victime ne rel&#232;ve en aucun cas de sa responsabilit&#233;, nous estimons que les pouvoirs publics ont le devoir de financer l'adduction d'eau du r&#233;seau. &#187;&lt;/i&gt; D&#233;fense syndicale ou pas, on peut faire remarquer qu'&#224; premi&#232;re vue, rien ne laissait pr&#233;voir la pr&#233;sence d'uranium naturel ici. Si, par contre, l'origine &#233;tait humaine, alors on pourrait d&#233;battre de la responsabilit&#233; morale des autorit&#233;s. Sans parler des rumeurs sur l'existence dans le voisinage d'une d&#233;charge suspecte bourr&#233;e de d&#233;chets militaires. Mais ce ne sont que des rumeurs ! Alors, naturelle ou artificielle ? Naturelle, dans une r&#233;gion qui n'est pas granitique ? H&#233; bien oui, on peut retrouver ce minerai dans tout type de sol &#8211; en faible concentration, bien s&#251;r &#8211;, y compris dans les s&#233;diments non consolid&#233;s, comme ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;claration de St&#233;phanie Garcia, ing&#233;nieur responsable de la cellule eau potable de l'ARS n'est pas vraiment convaincante : &lt;i&gt;&#171; Cette pr&#233;sence serait naturelle. Il n'y a pas d'industrie nucl&#233;aire dans le secteur ni de d&#233;charge qui pourraient l'expliquer. Le forage a &#233;t&#233; creus&#233; &#224; cinquante m&#232;tres de profondeur et, &#224; ce niveau, on trouve des s&#233;diments riches en uranium &#187;&lt;/i&gt;, ce qu'elle semble la seule &#224; savoir. Il n'y a pas de source connue de pollution ? L'origine est donc naturelle&#8230; Dr&#244;le de raisonnement ! D'autant qu'on dispose d'une v&#233;ritable approche scientifique, souffl&#233;e par la &lt;a href=&#034;http://www.criirad.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Criirad&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Commission de recherche et d'information ind&#233;pendantes sur la radioactivit&#233;.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, simple &#224; mener pour un ing&#233;nieur : les isotopes U238 et U235 de l'uranium dans le milieu naturel se manifestant en pourcentages constants, il suffit de v&#233;rifier que le rapport des activit&#233;s observ&#233;es dans les analyses est bien de vingt-deux pour d&#233;terminer &#224; coup s&#251;r une origine naturelle &#8211; on vous &#233;pargne les d&#233;tails. Et c'est bien le cas ! &#192; moins qu'il n'y ait bidouillage des r&#233;sultats d'analyse, mais n'ayons pas mauvais esprit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sa lanc&#233;e, cet ing&#233;nieur de l'ARS a d&#233;clar&#233; derni&#232;rement &#224; un &#233;lu du conseil g&#233;n&#233;ral : &lt;i&gt;&#171; Le maire de Pernes ne m'a signal&#233; aucune autre habitation dans la zone concern&#233;e qui aurait un forage. &#187; &lt;/i&gt; Elle semble ignorer que, dans un courrier du 9 ao&#251;t 2011 adress&#233; par le maire au pr&#233;sident du Syndicat Rh&#244;ne Ventoux, est &#233;crit que la zone en question &lt;i&gt;&#171; pr&#233;sente des pollutions des puits et des forages &#187;&lt;/i&gt;. S'il y a d'autres personnes concern&#233;es par cette eau impropre &#224; la consommation, une question de sant&#233; publique se pose, et le raccordement au r&#233;seau est des plus urgent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'existence de cet uranium est un fait indubitable, l'on n'aboutit pas pour autant &#224; une quelconque v&#233;rit&#233;. Cette derni&#232;re est le r&#233;sultat d'un processus de la connaissance qui ne peut aboutir que s'il est port&#233; par toute la soci&#233;t&#233;. Ce qui n'est pas le cas ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Commission de recherche et d'information ind&#233;pendantes sur la radioactivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Zone de turbulences</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Zone-de-turbulences</link>
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		<dc:date>2011-11-07T07:21:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mickael Correia</dc:creator>


		<dc:subject>Samson</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Entre pr&#233;paratifs contre les expulsions, vie quotidienne et r&#233;pressions polici&#232;res, les r&#233;sistants &#224; l'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes ont connu, comme nous l'avions pressenti d&#233;but juillet, un &#233;t&#233; plut&#244;t chaud sur la Zone d'am&#233;nagement diff&#233;r&#233; . Retour sur quelques bribes de luttes, avec ses petites victoires, ses difficult&#233;s mais surtout ses espoirs. Fin juin, ils n'&#233;taient qu'une centaine &#224; occuper le terrain face aux trois cents policiers, huissiers et serruriers venus faire le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no92-septembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;92 (septembre 2011)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre pr&#233;paratifs contre les expulsions, vie quotidienne et r&#233;pressions polici&#232;res, les r&#233;sistants &#224; l'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes ont connu, comme nous l'avions pressenti d&#233;but juillet, un &#233;t&#233; plut&#244;t chaud sur la Zone d'am&#233;nagement diff&#233;r&#233;&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour les opposants, la ZAD est devenue la Zone &#224; d&#233;fendre (voir CQFD n&#176; 91).&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; . Retour sur quelques bribes de luttes, avec ses petites victoires, ses difficult&#233;s mais surtout ses espoirs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_195 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH564/92samson-a45cf.png?1782650949' width='400' height='564' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Samson
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin juin&lt;/strong&gt;, ils n'&#233;taient qu'une centaine &#224; occuper le terrain face aux trois cents policiers, huissiers et serruriers venus faire le m&#233;nage sur les 1 225 hectares destin&#233;s &#224; la construction du futur a&#233;roport du grand Ouest, au nord de Nantes. L'occasion aura tout de m&#234;me &#233;t&#233; belle d'exp&#233;rimenter de nouvelles tactiques comme le l&#226;cher de troupeau de vaches sur les gendarmes ! Mais, les 8, 9 et 10 juillet, ce sont des milliers de sympathisants qui se sont d&#233;plac&#233;s le temps d'un week-end &#224; l'appel de l'&lt;a href=&#034;http://acipa.free.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ACIPA&lt;/a&gt;, l'asso locale contre ce projet pharaonique&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Association citoyenne intercommunale des populations concern&#233;es par le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. M&#234;me les &#233;diles d'Europe Ecologie &#8211; Les Verts (EE-LV) en ont profit&#233; pour venir faire leur show &#233;lectoraliste. &#171; &#199;a a rassembl&#233; du monde, des ZADistes sont venus avec une cuisine et d'autres ont pris la parole, mais ce qui est important pour nous, c'est que la position des habitants du coin vis-&#224;-vis de l'a&#233;roport a &#233;volu&#233; &#187;, raconte Pierrick&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour des raisons de s&#233;curit&#233;, les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, un occupant de la ZAD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car d&#233;sormais, on n'h&#233;site plus &#224; dire &#171; Vinci d&#233;gage ! &#187; et Julien Durand, porte-parole de l'ACIPA de d&#233;clarer dans Ouest-France du 11 juillet 2011 : &#171; Notre combat devra s'inscrire dans la non-violence, m&#234;me s'il ne faut pas avoir peur de franchir la ligne de la pseudo-l&#233;galit&#233;. &#187; Car c'est bien toute une politique de m&#233;tropolisation et d'am&#233;nagement du territoire &#8211; o&#249; le pouvoir socialiste local et le b&#233;tonneur Vinci sont de m&#232;che &#8211; que l'ensemble des opposants veut remettre &#224; plat : &#171; On parle ici d'un autre mod&#232;le de soci&#233;t&#233;, pas d'une lutte isol&#233;e de riverains luttant pour leurs propres int&#233;r&#234;ts &#187;, rench&#233;rit Julien dans Le Canard Encha&#238;n&#233; du 13 juillet dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers des actions communes, les r&#233;unions ou encore via la ferme du Sabot, qui r&#233;unit un groupe d'occupants cultivant des l&#233;gumes sur un hectare de terre&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 7 mai 2011, &#224; l'appel de Reclaim the Fields et des occupants, 1 000 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; , les ZADistes, paysans et autres associations d'habitants se rapprochent sensiblement. &lt;i&gt;&#171; Des paysans nous ont pr&#234;t&#233; du mat&#233;riel agricole, on est aussi all&#233;s leur filer un coup de main &#224; la ferme et puis certains d'entre eux viennent r&#233;guli&#232;rement boire un coup de rouge chez nous ! &#187;&lt;/i&gt;, raconte Hugo, un des &#171; Saboteurs &#187;. &lt;i&gt;&#171; Lors des r&#233;unions avec la coordination et les habitants locaux, la plupart ne nous consid&#232;rent plus comme des squatteurs mais comme des voisins &#224; part enti&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit un ZADiste. Une jonction locaux-occupants qui reste cependant fragile, alors que les caciques de Nantes et sa r&#233;gion essayent de jouer la division &#224; coup d'interventions polici&#232;res brutales et de d&#233;clarations p&#233;taradantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le 27 juillet, durant une manifestation festive au sein de l'a&#233;roport Nantes-Atlantique, c'est un panel de tous les corps de la flicaille qui fait pleuvoir les coups de tonfas. Bilan : des interpellations et une m&#232;re de famille de 42 ans repartie avec quatre c&#244;tes bris&#233;es et une perforation pulmonaire. Le pr&#233;sident de la r&#233;gion, Jacques Auxiette (PS), &#233;galement pr&#233;sident du syndicat mixte du futur tarmac, parle quant &#224; lui &lt;i&gt;&#171; d'attaque de l'a&#233;roport &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; d'un d&#233;rapage inacceptable &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et suite au proc&#232;s du 17 ao&#251;t concernant les expulsions est lanc&#233;e l'id&#233;e d'une manifestation fourches et outils en main &lt;i&gt;&#171; pour r&#233;occuper la ZAD, y construire un espace collectif d'organisation et surtout pour dire &#224; Vinci qu'on ne se laissera pas am&#233;nager de sit&#244;t&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plus d'infos &#224; venir sur http://zad.nadir.org.&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; ! &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, &#224; Nantes, une caravane des primaires socialistes est tagu&#233;e, avec pneus crev&#233;s et vitres cass&#233;es. Quatre personnes font quarante-huit heures de garde &#224; vue tandis que le PS parle &lt;i&gt;&#171; d'agression odieuse &#187;&lt;/i&gt;, EE-LV (tagu&#233;e &#233;galement) &lt;i&gt;&#171; s'interroge sur les motivations de ces extr&#233;mistes &#187;&lt;/i&gt; et Jacques Auxiette d&#233;nonce, dans &lt;i&gt;Presse Oc&#233;an&lt;/i&gt; du 23 ao&#251;t, &lt;i&gt;&#171; une zone de non-droit qu'il faut karcheriser ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'un h&#233;lico survole &#224; basse altitude la ZAD, la coordination des opposants (avec EE-LV) condamne l'action tandis que l'ACIPA d&#233;clare ne pas la d&#233;fendre mais ne condamne pas. Et les ZADistes d'&#233;crire sur leur tract : &lt;i&gt;&#171; La violence n'est jamais de leur c&#244;t&#233; quand une femme se fait tabasser. La violence n'est jamais de leur c&#244;t&#233; quand ils expulsent quelqu'un. La violence n'est jamais de leur c&#244;t&#233; quand ils nous disent comment on doit vivre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas se faire isoler par les clivages pacifisme versus radicalisme, l&#233;galisme contre ill&#233;galisme et par les &#233;ch&#233;ances politiques, mettre en avant une diversit&#233; de pratiques de lutte et continuer &#224; ne pas m&#233;nager les am&#233;nageurs&#8230; Voil&#224; les enjeux de la lutte contre l'a&#233;roport et son monde. &lt;i&gt;&#171; La zone reste ouverte durant les travaux ! &#187;&lt;/i&gt; peut-on lire sur une banderole &#224; l'entr&#233;e de la ZAD. &#192; bon entendeur&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour les opposants, la ZAD est devenue la Zone &#224; d&#233;fendre (voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 91).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Association citoyenne intercommunale des populations concern&#233;es par le projet d'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour des raisons de s&#233;curit&#233;, les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le 7 mai 2011, &#224; l'appel de Reclaim the Fields et des occupants, 1 000 personnes d&#233;filent fourches et faux &#224; la main sur la ZAD pour d&#233;fricher une parcelle d'un hectare en vue de l'installation d'un collectif de mara&#238;chers sur les terres menac&#233;es par l'a&#233;roport.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Plus d'infos &#224; venir sur &lt;a href=&#034;http://zad.nadir.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://zad.nadir.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pendaison, mode d'emploi</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Pendaison-mode-d-emploi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Pendaison-mode-d-emploi</guid>
		<dc:date>2011-06-09T07:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


		<dc:subject>Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques</dc:subject>
		<dc:subject>Samson</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>travail</dc:subject>
		<dc:subject>sociale</dc:subject>
		<dc:subject>agriculteurs</dc:subject>
		<dc:subject>qu'un enfant</dc:subject>
		<dc:subject>j'aurais voulu</dc:subject>
		<dc:subject>voulu jouer</dc:subject>
		<dc:subject>suicide</dc:subject>
		<dc:subject>c'&#233;tait Gilbert</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le suicide fait de plus de plus de ravages dans le monde paysan. Au-del&#224; des explications d'experts sur la p&#233;nibilit&#233; croissante du travail, ce sont les valeurs de la soci&#233;t&#233; actuelle qui semblent remises en question par ces actes de d&#233;sespoir. Dans les ann&#233;es 50, alors que je n'&#233;tais encore qu'un enfant, j'aurais voulu jouer du trombone. Mais dans mon village, le seul prof de musique disponible, c'&#233;tait Gilbert, un paysan qui jouait de l'accord&#233;on dans les f&#234;tes votives. Et puis sa femme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no88-avril-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;88 (avril 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Du-cote-de-chez-les-rustiques" rel="tag"&gt;Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le suicide fait de plus de plus de ravages dans le monde paysan. Au-del&#224; des explications d'experts sur la p&#233;nibilit&#233; croissante du travail, ce sont les valeurs de la soci&#233;t&#233; actuelle qui semblent remises en question par ces actes de d&#233;sespoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH261/strange_fruits-1086f.png?1782641355' width='400' height='261' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Samson
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 50, alors que je n'&#233;tais encore qu'un enfant, j'aurais voulu jouer du trombone. Mais dans mon village, le seul prof de musique disponible, c'&#233;tait Gilbert, un paysan qui jouait de l'accord&#233;on dans les f&#234;tes votives. Et puis sa femme est morte d'un cancer. Il ne l'a pas support&#233;. Quelques jours apr&#232;s, on l'a retir&#233; du fond de son puits. J'ai laiss&#233; tomber l'accord&#233;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, j'ai appris qu'au-del&#224; de l'acte d'un individu qui met fin &#224; sa vie, le suicide pouvait &#234;tre une affaire sociale. Et tout particuli&#232;rement chez les agriculteurs dont le taux de suicide est devenu trois fois plus &#233;lev&#233; que dans les autres professions : plus de 400 paysans par an se prennent de passion pour la pendaison dans le garage. Comment expliquer ce ph&#233;nom&#232;ne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des m&#233;decins du travail, des psys et des chercheurs qui collaborent avec la Mutualit&#233; sociale agricole (MSA) essayent de r&#233;pondre &#224; cette question. Fran&#231;ois-R&#233;gis Lenoir&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Rencontre avec un psychologue qui suit des paysans &#187;, le jdd.fr le 19 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, auteur de plusieurs enqu&#234;tes sur le stress chez les agriculteurs, parle de surcharge de travail, d'absence de loisirs, d'un manque de reconnaissance de leur travail&#8230; Autant de raisons qui pousseraient de nombreux agriculteurs &#224; &#171; baisser les bras &#187;. Il ajoute m&#234;me que &#171; la volatilit&#233; qui r&#232;gne d&#233;sormais sur les march&#233;s agricoles est dangereuse pour la sant&#233; psychique des paysans &#187;. Face &#224; ces drames, l'Institut de veille sanitaire (INVS) et la MSA ont d&#233;cid&#233; de travailler ensemble pour tenter de quantifier plus pr&#233;cis&#233;ment le nombre annuel de suicides d'agriculteurs et &lt;i&gt;&#171; prendre les mesures ad&#233;quates pour r&#233;pondre &#224; cette d&#233;tresse, faire de la pr&#233;vention &#187;&lt;/i&gt;. Il y a aussi un philosophe, Alain Guyard&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Provence du 10 f&#233;vrier 2011.&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, qui se penche sur cette question du sommet de sa discipline : &lt;i&gt;&#171; Les agriculteurs sont &#233;touff&#233;s par les dettes, ils croient produire des richesses et n'arrivent pas &#224; en vivre&#8230; La soci&#233;t&#233; aujourd'hui, c'est accumuler de l'argent au d&#233;triment des autres. Le suicide est une question politique et sociale. &#187;&lt;/i&gt; Voil&#224; qui est d&#233;j&#224; plus int&#233;ressant. Essayons d'aller plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re Politique agricole commune (PAC), d&#233;cid&#233;e en 1957 et mise en place en 1962, a pleinement rempli son but affich&#233;, augmenter la production alimentaire dans une Europe d&#233;vast&#233;e par des ann&#233;es de guerre. Mais, en m&#234;me temps, elle a industrialis&#233; l'agriculture et instaur&#233; la comp&#233;titivit&#233;. Le foss&#233; s'est creus&#233; entre les riches agriculteurs qui se gavent et les autres, ceux qui r&#233;ussissent encore, mais pour combien de temps, &#224; jongler &#224; la fois avec des revenus aussi bas qu'irr&#233;guliers, des investissements importants et de gros risques financiers. Ceux-l&#224; subissent en plus un joug administratif excessif, des normes de plus en plus s&#233;v&#232;res, des contr&#244;les fr&#233;quents et contraignants. Ils finissent souvent par tomber dans l'engrenage de l'endettement. Aujourd'hui, un agriculteur sur trois vit en dessous du seuil de pauvret&#233;, et les choses empirent. Beaucoup, en situation de faillite, s'isolent, ne veulent pas demander de l'aide, ne veulent rien changer, ni quitter leur maison, encore moins perdre leur outil de travail, le patrimoine familial, jusqu'au jour o&#249; ils sont confront&#233;s &#224; l'expulsion, &#224; la vente de l'exploitation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'accorde facilement &#224; dire qu'ils sont &#224; la fois acteurs et victimes du productivisme. Et c'est l&#224; que r&#233;side l'erreur d'analyse. Tous ces agriculteurs, les riches comme les pauvres, ont compris depuis longtemps que ce n'&#233;tait pas le souci de la production qui animait ce monde, mais bien la soif infinie de richesses des riches. Ils se rendent compte que leur v&#233;ritable but en tant que paysans, ce n'est pas de produire la nourriture indispensable &#224; la vie des hommes, il ne s'agit l&#224; que d'un moyen, mais de cr&#233;er, par ce moyen, leur existence sociale. Et c'est justement ce qui est refus&#233; &#224; ceux tent&#233;s par le suicide. Ils ne peuvent m&#234;me pas parler de leur mal aux autres car leur mal, c'est d'&#234;tre devenus des pauvres dans un monde qui s'est fix&#233; comme seul objectif l'accumulation infinie de richesses. Pour celui qui a de l'argent, qui en voudrait encore plus, seul l'argent manque. Mais pour celui qui n'en a pas, alors tout manque, et le monde s'effondre. L'agriculteur ayant &#233;chou&#233; &#224; maintenir son exploitation se traite lui-m&#234;me de minable parce qu'il a perdu le seul moyen &#224; sa disposition pour produire une existence sociale exclusivement d&#233;finie en termes d'esp&#232;ces sonnantes et tr&#233;buchantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un agriculteur se suicide parce qu'il voit l'&#233;conomie et son cort&#232;ge d'illusions r&#233;duire &#224; n&#233;ant son projet de bonheur. Le paysan suicid&#233; dresse le proc&#232;s de cette soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Rencontre avec un psychologue qui suit des paysans &#187;, le jdd.fr le 19 f&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; du 10 f&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ignoble du midi</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Ignoble-du-midi</link>
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		<dc:date>2011-01-08T14:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


		<dc:subject>Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Depuis les jours de Jean Baptiste jusqu'&#224; maintenant, le r&#232;gne des cieux est violent&#233;, et ce sont les violents qui l'emportent. &#187; Matthieu, XI, 12. Face &#224; l'avidit&#233; de certains partisans de l'agriculture intensive, les tenants d'une autre pratique se comportent un peu trop comme de doux agneaux. Au risque de laisser les loups les d&#233;vorer sans coup f&#233;rir. Petite fable &#224; l'usage des jeunes g&#233;n&#233;rations rurales. On a coutume de dire que si les gens se jettent dans la religion, ce serait par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no84-decembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;84 (d&#233;cembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mot-royaume" rel="tag"&gt;mot royaume&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis les jours de Jean Baptiste jusqu'&#224; maintenant, le r&#232;gne des cieux est violent&#233;, et ce sont les violents qui l'emportent. &#187;&lt;/i&gt; Matthieu, XI, 12. Face &#224; l'avidit&#233; de certains partisans de l'agriculture intensive, les tenants d'une autre pratique se comportent un peu trop comme de doux agneaux. Au risque de laisser les loups les d&#233;vorer sans coup f&#233;rir. Petite fable &#224; l'usage des jeunes g&#233;n&#233;rations rurales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_49 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH274/ok-cqfd84-Samson-ignoble-midi-83cad.png?1782641206' width='400' height='274' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Samson
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On a coutume&lt;/strong&gt; de dire que si les gens se jettent dans la religion, ce serait par d&#233;pit, parce que leurs aspirations ne seraient pas r&#233;alisables sur terre. Mais certains ne sont pas aussi facilement vaincus, veulent r&#233;aliser leur id&#233;al ici-bas et n'h&#233;sitent pas &#224; passer &#224; l'action. Ils savent bien que le Royaume des cieux (le mot royaume d&#233;signe ici plut&#244;t le pouvoir de celui qui exerce la royaut&#233;, que le territoire sur lequel ce pouvoir s'exerce) s'&#233;tablit avec violence envers et contre tous les obstacles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marc n'a pas voulu&lt;/strong&gt; rester toute sa vie le fils d'un immigr&#233; espagnol. Enfant du baby boom, de cette g&#233;n&#233;ration de l'apr&#232;s-guerre sur laquelle s'est b&#226;tie la soci&#233;t&#233; lib&#233;rale, il a r&#233;alis&#233; dans les ann&#233;es 1970 que le seul Dieu, la v&#233;ritable force qui permet d'accomplir sa volont&#233; de puissance dans la soci&#233;t&#233;, c'est l'argent. Persuad&#233; qu'il n'avait d'autre destin&#233;e que de devenir plus riche que ses coll&#232;gues viticulteurs, la terre ne sera plus &#224; ses yeux que l'opportunit&#233; d'amasser un tr&#233;sor. Le d&#233;go&#251;t a fait de lui un cancre &#224; l'&#233;cole, la manie du trafic a fini par s'emparer de toutes ses pens&#233;es et il s'est d&#233;couvert une forme de g&#233;nie. Il est travers&#233; dans son comportement, dans ses attitudes, mais aussi dans son aspect physique par les tares de ce monde, notamment la cupidit&#233; et l'&#233;go&#239;sme. Au gr&#233; de ses passions, de ses vices, son corps &#233;volue, sa t&#234;te enfle, ses yeux deviennent exorbit&#233;s ou au contraire s'aveuglent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il a fait ses classes&lt;/strong&gt; chez les Jeunes agriculteurs (JA) : c'&#233;tait un meneur parmi les hommes de main de cette section du syndicat agricole, la Fdsea. Il &#233;tait de toutes les actions commandos : ouvrir en grand les vannes des caves de l'H&#233;rault suspect&#233;es de stocker du vin italien &#224; bas prix, prendre d'assaut la pr&#233;fecture et br&#251;ler des archives, saccager les rayons de la grande distribution, faire le coup de poing avec les CRS&#8230; En toute impunit&#233; puisque l'&#201;tat a toujours fait preuve de mansu&#233;tude &#224; l'&#233;gard de ces jeunes paysans turbulents, alors qu'il ne laisse rien passer de la part des membres non violents de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne et autres Faucheurs volontaires. Au cours de ce genre d'actions, il a nou&#233; des relations solides avec ses semblables, ceux qui veulent aller loin et sont pr&#234;ts &#224; tout, qui savent se serrer les coudes m&#234;me s'ils gardent toujours un couteau dans la manche : il y avait celui qui fera carri&#232;re dans le syndicalisme agricole, celui qui deviendra directeur d&#233;partemental de la Soci&#233;t&#233; d'am&#233;nagement foncier et d'&#233;tablissement rural (Safer), cet autre devenu responsable de l'agriculture au conseil g&#233;n&#233;ral&#8230; Que des personnes tr&#232;s utiles lorsque l'on veut r&#233;ussir dans le milieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le syst&#232;me de Marc&lt;/strong&gt; est bas&#233; sur la prise en fermage de nombreuses parcelles aupr&#232;s de viticulteurs retrait&#233;s. Il s'agit de plusieurs dizaines d'hectares qu'il exploite &#224; moindres frais (d&#233;sherbage total, pas d'entretien). Si les rendements chutent, il ach&#232;te, pour compenser, des raisins &#224; bas prix dans des appellations moins hupp&#233;es : le flou des d&#233;clarations de r&#233;colte non li&#233;es aux parcelles permet toutes les d&#233;rives. Les bailleurs, r&#233;mun&#233;r&#233;s par des loyers dont la valeur est tr&#232;s &#233;loign&#233;e des trafics juteux du fermier, sont pieds et poings li&#233;s pour longtemps. S'ils font remarquer que leur bien ne re&#231;oit pas les soins n&#233;cessaires, notre fermier ind&#233;licat r&#233;pond que la vigne est trop vieille, qu'il faut l'arracher et replanter, le tout bien s&#251;r &#224; la charge du propri&#233;taire&#8230; &#193; moins que ce dernier, souvent d&#233;muni, ne pr&#233;f&#232;re vendre la parcelle, que notre fermier, prioritaire devant la loi, rach&#232;tera &#224; un bon prix. Marc n'h&#233;site pas &#224; distiller promesses et menaces &#224; l'encontre de personnes le plus souvent isol&#233;es, ayant peur des conflits. La plupart du temps, cela suffit. Mais si certains p&#233;p&#233;s, ou le plus souvent leurs veuves, press&#233;s par des h&#233;ritiers, vont jusqu'au proc&#232;s, alors il fait intervenir ses relations, et il y aura toujours un expert agricole pour affirmer que la d&#233;g&#233;n&#233;rescence de cette vigne n'est en rien li&#233;e &#224; l'emploi massif d'herbicide ni &#224; une quelconque destruction du sol. De toute fa&#231;on, un proc&#232;s tourne rarement en faveur du m&#233;chant propri&#233;taire tant est enracin&#233; ce pr&#233;jug&#233; qui veut que la d&#233;fense d'un patrimoine doit &#234;tre obligatoirement motiv&#233;e par un but sp&#233;culatif aux d&#233;pens du &#171; gentil &#187; fermier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La civilisation des comportements humains&lt;/strong&gt; dans notre monde moderne, c'est-&#224;-dire l'abandon d'une certaine part de violence qui &#233;tait en eux, a favoris&#233; les desseins des carnassiers comme Marc. Mais laissons l&#224; le portrait d'un triste sire, qui a toujours fait usage de la violence pour un mauvais id&#233;al, et demandons-nous si certains agriculteurs, par exemple ceux de l'agriculture paysanne, ne devraient pas tirer un enseignement de cette histoire. Si l'on veut r&#233;sister &#224; la pression de ce monde, &#224; son ali&#233;nation, ne faut-il pas faire et se faire violence pour relever la t&#234;te ? Si l'on veut savoir ce qu'on a, ce que les autres ont dans les tripes, faut-il continuer &#224; s'effrayer face aux risques de radicalisation de certaines situations ? Et pourquoi ne pas aller soi-m&#234;me jusqu'&#224; les rendre plus rugueuses, plus brutales pour &#233;viter de laisser le champ libre &#224; des personnages comme ce Marc ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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