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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>1, 2, 3 Nuages</title>
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		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Apr&#232;s son reportage au 3 rue Socrate &#224; Marseille, dans le nid du Marabout , CQFD y refait un tour en mode portrait. Rencontre avec Momo, naufrag&#233; dans l'une des anciennes capitales du ra&#239;. &#171; Ah, c'est toi ? Tu tombes bien, on est en train de r&#233;p&#233;ter. Entre, fais comme chez toi. &#187; Tongs aux pieds et sourire aux l&#232;vres, Momo re&#231;oit dans le petit cagibi qui lui tient lieu de salle de r&#233;p&#233;tition, au rez-de-chauss&#233;e de la R&#233;quis', un squat du 1er arrondissement de Marseille. Minuscule, la pi&#232;ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s son reportage au 3 rue Socrate &#224; Marseille, dans le nid du Marabout&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Marseille : Occupy la psychiatrie &#187;, CQFD n&#176; 148 (novembre 2016).&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;y refait un tour en mode portrait. Rencontre avec Momo, naufrag&#233; dans l'une des anciennes capitales du ra&#239;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1311.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH452/-1311-5d926.jpg?1782965339' width='500' height='452' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Kalem
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; A&lt;/span&gt;&lt;i&gt;h, c'est toi ? Tu tombes bien, on est en train de r&#233;p&#233;ter. Entre, fais comme chez toi. &#187;&lt;/i&gt; Tongs aux pieds et sourire aux l&#232;vres, Momo re&#231;oit dans le petit cagibi qui lui tient lieu de salle de r&#233;p&#233;tition, au rez-de-chauss&#233;e de la R&#233;quis', un squat du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; arrondissement de Marseille. Minuscule, la pi&#232;ce est encombr&#233;e d'objets aussi divers que volumineux appartenant aux autres habitants du lieu &#8211; frigo, machine &#224; laver, poussette, matelas, etc. Pas grave : lui et son ami Hamid ont quand m&#234;me trouv&#233; le moyen de caser un tabouret, un synth&#233;tiseur Korg et une petite chaise lui faisant face. Momo peut ainsi r&#233;pondre aux questions du plumitif en visite sans cesser de surveiller les exercices au clavier de son ami, lequel apprend les bases de l'accompagnement ra&#239;. Prof attentif, il intervient quand l'autre perd le rythme : &#171; &lt;i&gt;N'oublie pas qu'en temps normal, tu es cens&#233; donner le ton aux autres musiciens ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Momo est un type affable et gentil, le c&#339;ur sur la main. Dans ce squat du 3, rue Socrate, sa pr&#233;sence est gage de tranquillit&#233; tant il s'investit au quotidien, s'inqui&#233;tant pour les ennuis des uns et des autres, veillant au grain nocturne, endossant le costume de diplomate quand le ton monte. Une cr&#232;me. Le contraste avec son pass&#233; est pourtant si marquant qu'il pourrait en concevoir une certaine aigreur. Pas son genre. Celui qui en Alg&#233;rie &#233;tait connu sous le nom de Cheb Mokhtar accepte son sort avec sto&#239;cisme. Il a beau v&#233;g&#233;ter actuellement sans papiers ni revenus fi xes, il reste enthousiaste quand il raconte les belles ann&#233;es, les grands noms c&#244;toy&#233;s. Il a ainsi connu les trois &#171; Cheb &#187; les plus c&#233;l&#232;bres, Khaled, Mami et Sahraoui. Mieux : il a bri&#232;vement chant&#233; avec les non moins l&#233;gendaires Ra&#239;na Ra&#239;, groupe sp&#233;cialis&#233; dans le m&#233;tissage musical &#8211; ra&#239; traditionnel, rock, musique gnaoui &#8211; qu'il a &#233;galement c&#233;l&#233;br&#233; via une autre formation, Ra&#239;na Hak. Dans ses ann&#233;es de &#171; gloire &#187;, il s'est produit &#224; la t&#233;l&#233;vision nationale et a chant&#233; sur les sc&#232;nes de stades pleins &#224; craquer. Qu'importe si aujourd'hui il gal&#232;re : il lui reste ses souvenirs. Et sa d&#233;votion musicale.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;La ville o&#249; naquit le ra&#239;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Momo est cat&#233;gorique : s'il y a un lieu qui a compt&#233; dans l'histoire du ra&#239;, forg&#233; les bases d'un r&#233;pertoire appel&#233; ensuite &#224; se diversifi er, c'est bien sa ville d'origine, Sidi Bel-Abb&#232;s. 200 000 habitants, &#224; 80 kilom&#232;tres au sud d'Oran, un temps surnomm&#233;e &#171; la Petite Paris &#187; pour sa belle architecture. En Alg&#233;rie, tout le monde ne partage pas son avis, certains posant la proche Oran comme la Mecque du ra&#239;. Un sacril&#232;ge, pour Momo : &#171; &lt;i&gt;L&#224; bas on ne chante pas de la m&#234;me mani&#232;re, c'est plus frivole. Les chanteurs oranais sont d'ailleurs incapables de chanter le ra&#239; de Sidi Bel-Abb&#232;s. &#187;&lt;/i&gt; Pour illustrer ses propos, il cite notamment Cheikh Ahmed Zergui, l'un des premiers rois du genre et son voisin quand il &#233;tait petit : &#171; &lt;i&gt;Il est toujours chant&#233; aujourd'hui, alors qu'il est mort il y a plus de trente ans, en 1983. C'est gr&#226;ce &#224; lui et &#224; ses chansons que Khaled est devenu une star. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; patte &#187; musicale de Sidi Bel-Abb&#232;s ? L'ajout d'une guitare &#233;lectrique, que Momo d&#233;fi nit comme la &#171; &lt;i&gt;reine &#187;&lt;/i&gt; de tout groupe ra&#239; qui se respecte. C'est dans les ann&#233;es 1960 que l'instrument s'est impos&#233;, ouvrant la voie &#224; des formations telles que celle du l&#233;gendaire guitariste Lotfi Attar, Ra&#239;na Ra&#239;. Lequel groupe n'h&#233;sitait pas &#224; proclamer en 1985 sur son titre phare &lt;i&gt;Ya Zina &lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;&#212; fi lle magnifi que, sache que l'art et le ra&#239; sont issus de Bel-Abb&#232;s &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En VO, cela donne &#224; peu pr&#232;s cela, si Internet ne se moque pas de moi : &#171; Ya (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &#187; On ne saurait &#234;tre plus clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant vu le jour en 1973, Momo fait partie des vagues plus tardives du genre. Qu'importe : il revendique pleinement cette fi liation, encense fi &#232;rement ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Lui a connu une ascension lin&#233;aire : &#171; &lt;i&gt;C'est au lyc&#233;e que ma voix a &#233;t&#233; remarqu&#233;e. Je chantais dans une chorale et tout le monde m'encourageait &#224; me lancer dans le ra&#239;. Alors j'ai commenc&#233; &#224; r&#233;p&#233;ter, &#224; travailler d'arrache-pied. J'ai d'abord jou&#233; dans les mariages et les bals, &#224; une p&#233;riode politiquement compliqu&#233;e, vers 1995, quand il fallait un certain courage pour sortir jouer en raison des menaces int&#233;gristes &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En septembre 1994, Cheb Hasni, &#171; le Rossignol du ra&#239; &#187;, &#233;tait ainsi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. Au fil du&lt;/i&gt; &lt;i&gt;temps, j'ai fait mon trou, jusqu'&#224; obtenir une certaine reconnaissance. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son leitmotiv ? un musicien ne peut compter que sur trois choses : le boulot, le boulot et le boulot. Encore aujourd'hui, il insiste sur la n&#233;cessit&#233; d'une formation musicale carr&#233;e, ax&#233;e sur la rigueur et la totale d&#233;votion &#224; son art. &#171; &lt;i&gt;Quand j'ai commenc&#233; avec un premier groupe, j'&#233;tais tr&#232;s jeune et ils m'ont vraiment cass&#233; la t&#234;te en me for&#231;ant &#224; travailler comme un fou &#187;&lt;/i&gt;, se souvient-il. &#171; &lt;i&gt;C'est ainsi que j'ai appris la rigueur, les bienfaits des r&#233;p&#233;titions, la capacit&#233; &#224; se comprendre parfaitement avec les autres musiciens. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi il ne se reconna&#238;t pas vraiment dans le ra&#239; alg&#233;rien actuel, &#233;loign&#233; de ses propres canons : &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, c'est trop facile, tu fais tout avec un clavier en deux minutes et tu mets &#231;a sur YouTube dans la journ&#233;e. Avant, pour esp&#233;rer un jour enregistrer, il fallait un orchestre, faire ses preuves, r&#233;p&#233;ter tous les jours. &#187;&lt;/i&gt; Et de citer fi &#232;rement cette phrase que le grand chanteur malien Salif Ke&#239;ta leur aurait lanc&#233;e, du temps de leur splendeur : &#171; &lt;i&gt;Votre groupe, c'est une vraie machine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;1, 2, 3 Marseille&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au fil du r&#233;cit, Momo sort r&#233;guli&#232;rement son smartphone pour lancer des vid&#233;os musicales illustrant ses propos. Sur l'une d'elles, tourn&#233;es &#224; l'occasion d'une &#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e, on le voit chanter avec le groupe Ra&#239;na Hak&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Formation n&#233;e des cendres de Ra&#239;na Ra&#239;.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Engonc&#233; dans une superbe chemise bleue &#233;lectrique, dos &#224; la mer, barbiche bien taill&#233;e, il entonne une version &#233;nergique d'un tube de Ra&#239;na Ra&#239;. Le morceau termin&#233;, le pr&#233;sentateur donne la parole &#224; un homme costaud et chauve, plus vieux. Leur manager &#224; l'&#233;poque. Pointant l'&#233;cran du doigt, Momo s'enflamme : &#171; &lt;i&gt;C'est &#224; cause de lui qu'on n'a jamais enregistr&#233; ! Lors de cette m&#234;me &#233;mission, il a pourtant promis de nous faire entrer en studio tr&#232;s bient&#244;t, un mensonge. En fait il pr&#233;f&#233;rait nous faire tourner tout le temps pour multiplier les cachets, je n'en pouvais plus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si le succ&#232;s musical &#233;tait bien l&#224;, la vie en Alg&#233;rie n'&#233;tait pas toujours rose. Momo gagnait peu d'argent, ses r&#234;ves d'album ne se mat&#233;rialisaient pas et les ennuis s'accumulaient. Il a fi ni par tout plaquer en 2013, direction la France, l&#224; o&#249; avaient explos&#233; Khaled, Cheb Mami and co dans les ann&#233;es 1990, au temps glorieux des &lt;i&gt;Didi, A&#239;cha &lt;/i&gt;et autres &lt;i&gt;1, 2, 3 Soleils &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Groupe de circonstance form&#233; par trois stars du ra&#239; en 1998 : Khaled, Faudel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. Mais l'engouement &#233;tait pass&#233;, les opportunit&#233;s taries. &#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas facile de trouver des engagements ici &#187;&lt;/i&gt;, explique- t-il, &#171; &lt;i&gt;surtout quand l'on n'a pas de papiers. Dans les petits lieux, on te propose 20 euros la soir&#233;e, sachant qu'il me faut emprunter les instruments. Ce n'est pas viable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'emp&#234;che : Momo se veut confiant, continue &#224; composer des chansons pour le moment o&#249; sa chance se pr&#233;sentera derechef. Car il y croit mordicus : elle repassera. De toute mani&#232;re, ses ambitions sont modestes : &#171; &lt;i&gt;&#202;tre une star ne m'int&#233;resse pas. J'aimerais juste faire passer un message, d&#233;fendre le vrai ra&#239; de Sid Bel-Abb&#232;s via un album. Ensuite, je voudrais transmettre mon exp&#233;rience en &#233;tant manager pour des petits jeunes, quelqu'un qui les encouragerait vraiment sans promettre du vent. &#187;&lt;/i&gt; &#201;voquant sa situation actuelle, il rappelle que Khaled a connu les m&#234;mes gal&#232;res &#224; l'&#233;poque o&#249; il a d&#233;barqu&#233; &#224; Marseille, avant d'exploser aux yeux du monde : &#171; &lt;i&gt;Les gens se moquaient de lui quand il se produisait dans des bars en France. Et regarde les sommets qu'il a atteints ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#201;milien Bernard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Marseille-Occupy-la-psychiatrie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Marseille : Occupy la psychiatrie&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;n&#176; 148 (novembre 2016).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En VO, cela donne &#224; peu pr&#232;s cela, si Internet ne se moque pas de moi : &#171; &lt;i&gt;Ya Zina, el fen oua ra&#239; khardjine mel Bel-Abb&#232;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En septembre 1994, Cheb Hasni, &#171; le Rossignol du ra&#239; &#187;, &#233;tait ainsi assassin&#233; &#224; Oran dans des circonstances obscures.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Formation n&#233;e des cendres de Ra&#239;na Ra&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Groupe de circonstance form&#233; par trois stars du ra&#239; en 1998 : Khaled, Faudel et Rachid Taha.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rock the casbah</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Rock-the-casbah</link>
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		<dc:date>2013-03-12T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
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		<dc:subject>Rachid Taha</dc:subject>
		<dc:subject>Gnawa Diffusion</dc:subject>
		<dc:subject>Devil</dc:subject>
		<dc:subject>Anvil</dc:subject>
		<dc:subject>Ar'bian rock</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du rock arabe ? Certes, depuis Ra&#239;na Ra&#239; et Carte de s&#233;jour, le sujet n'est pas inexistant. Certains ont continu&#233; dans cette veine : Rachid Taha, Zebda ou Gnawa Diffusion. Plus proche de nous, Temerik electric, groupe des quartiers nord de Marseille, revendique le terme d'&#171; Ar'bian rock &#187;. En dehors de &#231;a, y en a pas bezef non plus. Et avant les ann&#233;es 80 ? Walou ? Les interp&#233;n&#233;trations entre la musique arabe et le rock'n'roll ont assur&#233;ment p&#226;ti de la d&#233;fiance r&#233;ciproque du monde musulman (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no107-janvier-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;107 (janvier 2013)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du rock arabe ? Certes, depuis Ra&#239;na Ra&#239; et Carte de s&#233;jour, le sujet n'est pas inexistant. Certains ont continu&#233; dans cette veine : Rachid Taha, Zebda ou Gnawa Diffusion. Plus proche de nous, &lt;a href=&#034;http://fr.myspace.com/temenikelectric&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Temerik electric&lt;/a&gt;, groupe des quartiers nord de Marseille, revendique le terme d'&#171; Ar'bian rock &#187;. En dehors de &#231;a, y en a pas bezef non plus. Et avant les ann&#233;es 80 ? Walou ? Les interp&#233;n&#233;trations entre la musique arabe et le rock'n'roll ont assur&#233;ment p&#226;ti de la d&#233;fiance r&#233;ciproque du monde musulman et de l'imp&#233;rialisme yankee. De m&#234;me, on peut penser qu'avec la richesse des rythmes orientaux et la force des m&#233;lodies de la po&#233;sie chant&#233;e, les pays arabes n'avaient pas r&#233;ellement besoin de produits d'importation au tempo binaire. Enfin, le rock avait jadis une r&#233;putation sulfureuse, annonciatrice de r&#233;volte de la jeunesse et de lib&#233;ration des m&#339;urs, et pouvait s'av&#233;rer transgressif pour la soci&#233;t&#233; traditionnelle musulmane et les r&#233;gimes autoritaires en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il existe bien quelques exemples de ce mezz&#233; improbable : on peut &#233;voquer le guitariste Omar Khorshid, sorte de Link Wray &#233;gyptien ; Les Abranis, groupe psych&#233; kabyle au d&#233;but des ann&#233;es 1970 ; ou encore,&#224; la m&#234;me p&#233;riode le groupe fran&#231;ais Les Variations, dont la plupart des membres ont &#233;t&#233; berc&#233;s par la musique arabo-jud&#233;o-andalouse, interpr&#232;tent plusieurs morceaux compos&#233;s, dont &#171; Kasbah Talda &#187;, par le violoniste tunisien Maurice Meimoun, qui avait aussi accompagn&#233; de grands noms de la musique arabe comme Hedi Jouini ou Farid El Atrache.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais s'il est un cas ant&#233;rieur bien symptomatique du rendez-vous contrari&#233; entre rythmes orientaux et convulsions&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_542 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/107-devils-anvil-3d4a1.png?1782644373' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;bebopalulesques, c'est celui du groupe Devil's Anvil. En 1966, le producteur F&#233;lix Pappalardi tra&#238;ne dans Greenwich Village en qu&#234;te de musiciens originaires du Moyen-Orient afin de former un groupe &#224; la confluence du rock garage-psych&#233;d&#233;lique et des sonorit&#233;s grecques, turques et arabes, fusion que seul le melting-pot am&#233;ricain, et plus particuli&#232;rement new-yorkais, semble permettre alors. En 1967, sort l'album Hard rock from the Middle East, m&#234;lant plusieurs titres traditionnels arabes dont &#171; Hala La Laya &#187;, aussi interpr&#233;t&#233; par Fairuz, &#171; Selim Alai &#187;, d&#233;j&#224; chant&#233; par Le&#239;la Mourad, et &#171; Isme &#187;, une reprise d'El Atrache. Le groupe brasse de multiples instruments &#8211; oud, batterie, derbouka, tamboura, guitare &#233;lectrique fuzz, accord&#233;on, on y trouve aussi des morceaux interpr&#233;t&#233;s en turc et en grec, ainsi qu'une reprise chant&#233;e (en anglais) du classique rebetiko &#171; Misirlou &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque contient autant de tubes potentiels que de titres. Seulement voil&#224; qu'&#233;clate la guerre des Six Jours, qui va marquer le d&#233;but du soutien inconditionnel du gouvernement &#233;tatsunien &#224; la politique isra&#233;lienne. Pas une seule radio am&#233;ricaine ne se permet de diffuser des morceaux chant&#233;s en arabe, ce qui n'est pas sans ironie &#233;tant donn&#233; que certains musiciens des Devil's Anvil sont plut&#244;t d'origine jud&#233;o-arabe. Un &#233;pisode qui rappelle le bannissement des ondes publiques qu'avait subi le single de la Mano negra &#171; Sidi H'Bibi &#187; en 1991 durant la guerre du Golfe. Les gros malins de la censure avaient d&#251; confondre cette chanson d'amour populaire avec un appel au Jihad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;chec de leur album, l'exp&#233;rience des Devil's Anvil se termine aussi sec laissant un album impeccable mais condamn&#233; &#224; l'oubli parce que victime des circonstances politiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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