<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=3203&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Tous les chemins m&#232;nent &#224; Camelot</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Tous-les-chemins-menent-a-Camelot</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Tous-les-chemins-menent-a-Camelot</guid>
		<dc:date>2019-11-22T04:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>ferri</dc:subject>
		<dc:subject>Bouquin</dc:subject>
		<dc:subject>Arthur</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen &#194;ge</dc:subject>
		<dc:subject>Table ronde</dc:subject>
		<dc:subject>Roi Arthur</dc:subject>
		<dc:subject>mythe arthurien</dc:subject>
		<dc:subject>mythe</dc:subject>
		<dc:subject>Table</dc:subject>
		<dc:subject>Christophe Naudin</dc:subject>
		<dc:subject>Charles Martel</dc:subject>
		<dc:subject>Camelot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Excalibur, la Table ronde, Merlin l'enchanteur, Lancelot, les chevaliers qui disent &#171; ni &#187;, la f&#233;e Morgane, etc. (chercher l'intrus) : la geste du roi Arthur fait partie des mythes contemporains les plus populaires. William Blanc, m&#233;di&#233;viste, lui a consacr&#233; un livre aux &#233;ditions Libertalia. Entretien. Apr&#232;s Charles Martel et la bataille de Poitiers (&#233;ditions Libertalia, 2015), co-&#233;crit avec Christophe Naudin, tu t'es attaqu&#233; au Roi Arthur, un mythe contemporain. Quel est l'enjeu de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no151-fevrier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;151 (f&#233;vrier 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ferri" rel="tag"&gt;ferri&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bouquin" rel="tag"&gt;Bouquin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Arthur-2347" rel="tag"&gt;Arthur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Moyen-Age" rel="tag"&gt;Moyen &#194;ge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Table-ronde" rel="tag"&gt;Table ronde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roi-Arthur" rel="tag"&gt;Roi Arthur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mythe-arthurien" rel="tag"&gt;mythe arthurien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mythe" rel="tag"&gt;mythe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Table" rel="tag"&gt;Table&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Christophe-Naudin" rel="tag"&gt;Christophe Naudin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Charles-Martel" rel="tag"&gt;Charles Martel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Camelot" rel="tag"&gt;Camelot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Excalibur, la Table ronde, Merlin l'enchanteur, Lancelot, les chevaliers qui disent &#171; &lt;i&gt;ni&lt;/i&gt; &#187;, la f&#233;e Morgane, etc. (chercher l'intrus) : la geste du roi Arthur fait partie des mythes contemporains les plus populaires. William Blanc, m&#233;di&#233;viste, lui a consacr&#233; un livre aux &#233;ditions Libertalia. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH353/-1318-384dc.jpg?1779664434' width='500' height='353' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ferri
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;Charles Martel et la bataille de Poitiers&lt;/i&gt; (&#233;ditions Libertalia, 2015), co-&#233;crit avec Christophe Naudin, tu t'es attaqu&#233; au &lt;i&gt;Roi Arthur, un mythe contemporain&lt;/i&gt;. Quel est l'enjeu de l'histoire critique et culturelle des mythes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout d'abord, comprendre que les mythes sont des constructions plastiques et que chacun peut y mettre le sens qu'il veut. C'est d'autant plus le cas avec les r&#233;cits arthuriens et leur grande palette de personnages. En fait, le processus a commenc&#233; d&#232;s le Moyen &#194;ge, au IX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, lorsque la l&#233;gende se cr&#233;e dans les cours galloises, le roi Arthur est un des nombreux h&#233;ros servant &#224; se mobiliser contre les royaumes saxons voisins. Puis, au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, avec Geoffroi de Monmouth et Chr&#233;tien de Troyes, le mythe se christianise alors que l'&#201;glise s'affirme comme le groupe social dominant en Occident, au d&#233;triment de la chevalerie. C'est &#224; ce moment-l&#224; qu'est invent&#233;e la Table ronde, allusion limpide au dernier souper de J&#233;sus, mais aussi le Graal alors que les textes commencent &#224; &#234;tre r&#233;dig&#233;s dans les langues vernaculaires &#8211; c'est-&#224;-dire autres que le latin &#8211; afin de pouvoir &#234;tre lus et entendus par un public plus large (mais toujours noble). Ce mouvement culmine avec la r&#233;daction, au d&#233;but des ann&#233;es 1470, de la compilation de Thomas Malory, &lt;i&gt;Le Morte Darthur,&lt;/i&gt; encore lue aujourd'hui dans les pays anglo-saxons. Il ne faut pas croire pour autant que le mythe est monolithique au Moyen Age. On trouve des versions qui varient en fonction des origines g&#233;ographiques ou sociales. Il y a ainsi un texte arthurien en h&#233;breu produit au XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle (dans lequel Arthur est d&#233;christianis&#233;), mais aussi des versions &#233;cossaises o&#249; Arthur est d&#233;peint comme un usurpateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les interpr&#233;tations des mythes sont en perp&#233;tuels changements et il n'y a pas une origine &#171; chimiquement pure &#187; de la l&#233;gende de Camelot &#8211; tout comme il n'y a pas une origine &#171; pure &#187; des nations ou des id&#233;es politiques &#8211; qui se trouverait dans des &#171; racines celtiques &#187; largement r&#233;invent&#233;es au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Un autre int&#233;r&#234;t de l'histoire des l&#233;gendes arthuriennes r&#233;side dans ses moyens de diffusion. Les r&#233;cits arthuriens, y compris leurs versions les plus politiques, se propagent aujourd'hui par la culture populaire (cin&#233;ma, musique, BD, jeux vid&#233;os), ce qui revient &#224; dire que celle-ci, loin d'&#234;tre un &#171; sous-produit &#187; &#224; n&#233;gliger, doit &#234;tre au contraire &#234;tre &#233;tudi&#233;e, ne serait-ce que dans un souci d'autod&#233;fense intellectuelle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les usages politiques du mythe arthurien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a des usages classiques, attendus, de la figure de personnages li&#233;s &#224; un imaginaire m&#233;di&#233;valiste. Ainsi, en Angleterre, au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les chevaliers de la Table ronde servent de mod&#232;le &#224; l'aristocratie, notamment dans les po&#232;mes d'Alfred Tennyson. Le gentleman victorien s'imagine &#234;tre un nouveau chevalier et, lorsqu'il part combattre dans les colonies, il n'est pas rare qu'il pense reproduire la geste des guerriers arthuriens allant &#233;vang&#233;liser des terres barbares. L'un des principaux cercles imp&#233;rialistes anglais fond&#233;s en 1909 &#8211; qui existe toujours, sous la forme d'un &lt;i&gt;think tank&lt;/i&gt; consacr&#233; aux relations internationales &#8211; se nomme ainsi &#171; la Table ronde &#187;. Pareillement, lorsqu'il se rend en mission aupr&#232;s des tribus b&#233;douines en 1916, Lawrence d'Arabie emporte avec lui &lt;i&gt;Le Morte Darthur&lt;/i&gt; de Malory.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette id&#233;alisation de soi va de pair avec une id&#233;alisation de la guerre, per&#231;ue comme un nouveau tournoi chevaleresque. Beaucoup de jeunes Britanniques partiront en 1914 la fleur au fusil, pensant revivre dans leurs combats les exploits de Lancelot. Inutile de dire que la r&#233;alit&#233; cruelle des combats des tranch&#233;es a sonn&#233; le glas de cette imagerie. La g&#233;n&#233;ration survivant &#224; l'horreur de la Grande Guerre imagine donc une l&#233;gende arthurienne tout autre, en rejetant l'id&#233;e chevaleresque, comme J.R.R. Tolkien, dont les h&#233;ros, les Hobbits, sont de v&#233;ritables antiguerriers. D'autres mettent l'accent sur l'imagerie du chevalier bless&#233; dans un monde moderne trop brutal et cherchant &#224; se soigner en buvant l'eau du Graal, comme T.S. Eliot dans son long po&#232;me &lt;i&gt;La Terre Gaste&lt;/i&gt; (1922).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; victorienne, fonci&#232;rement misogyne, produit un mythe arthurien dans lequel les femmes sont accus&#233;es de tous les maux. Tennyson explique la destruction de Camelot &#224; cause de l'infid&#233;lit&#233; de Gueni&#232;vre avec Lancelot, ou de la lubricit&#233; de Viviane, s&#233;duisant Merlin et provoquant sa chute. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et les usages plus inattendus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On pourrait penser que le Moyen Age sert d'&#233;poque de r&#233;f&#233;rence aux seuls courants r&#233;actionnaires. En fait, la gauche, et m&#234;me l'extr&#234;me gauche, ont elles aussi r&#234;v&#233; de leur Moyen Age, dans lequel le mythe de Camelot, notamment outre-Atlantique, occupe une place non n&#233;gligeable, avec des personnages comme Robin des Bois ou Jeanne d'Arc. Le roi Arthur est ainsi vu aux &#201;tats-Unis &#224; partir des ann&#233;es 1960 comme un jeune souverain &#224; la fois pacifiste, luttant contre la violence des barons m&#233;di&#233;vaux, mais aussi d&#233;mocratique, promouvant une Table ronde o&#249; n'importe qui pourrait s'asseoir, y compris les gens de condition modeste. Cette image transpara&#238;t d'abord dans la s&#233;rie de romans &lt;i&gt;The Once and Future King&lt;/i&gt; de T.H. White. Elle a &#233;t&#233; popularis&#233;e par la com&#233;die musicale produite &#224; Broadway, &lt;i&gt;Camelot&lt;/i&gt; (1960), puis par le dessin anim&#233; de Disney &lt;i&gt;Merlin l'enchanteur&lt;/i&gt; (1963). On a alors fait le lien entre le jeune roi Arthur avec le pr&#233;sident am&#233;ricain d'alors, John F. Kennedy, et ce d'autant plus facilement que sa veuve, une semaine apr&#232;s l'assassinat de son &#233;poux, compare explicitement ses ann&#233;es &#224; la Maison-Blanche au &lt;i&gt;&#171; bref instant de lumi&#232;re &#187;&lt;/i&gt; qu'a &#233;t&#233; le r&#232;gne du souverain de la Table ronde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, dans la gauche am&#233;ricaine, Camelot est devenu l'image d'un id&#233;al perdu de la vague progressiste portant la lutte pour les droits civiques. Cette id&#233;e transpara&#238;t nettement dans la culture populaire, notamment dans les comics de superh&#233;ros avec par exemple les X-Men dans lequel les mutants en lutte pour leur libert&#233; &#8211; &#224; l'instar des Afro-Am&#233;ricains durant les ann&#233;es 1960 &#8211; sont r&#233;guli&#232;rement compar&#233;s &#224; des chevaliers arthuriens. D'ailleurs, il n'est pas rare de voir aujourd'hui des &#171; Tables rondes &#187; projet&#233;es &#224; l'&#233;poque contemporaine ou dans le futur incluant soit des chevaliers extra-europ&#233;ens, soit des femmes guerri&#232;res, comme c'est le cas dans le &lt;i&gt;comic-book&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Camelot 3000 &lt;/i&gt;(1982-1985). C'est une invention compl&#232;te de la fin du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, qui correspond &#224; l'&#233;volution des m&#339;urs en Occident et aussi un moyen de promouvoir l'&#233;galit&#233; dans la soci&#233;t&#233;. Apr&#232;s tout, si la Table ronde est ouverte &#224; tous, si chacun tient une place &#233;gale &#224; celle de tous ses voisins, pourquoi est-ce qu'une femme afro-am&#233;ricaine n'aurait-elle pas le droit de s'y installer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mythe arthurien a aussi servi de critique &#233;cologique de la modernit&#233;, notamment &#224; travers des figures comme la f&#233;e Morgane ou Merlin, vues comme des personnages qui tentent de sauvegarder des traditions celtiques (comprendre, la Nature) face au christianisme (donc, le monde moderne, industriel et technoscientifique). Cette imagerie a &#233;t&#233; largement diffus&#233;e par la contre-culture des ann&#233;es 1960, dans un m&#233;lange parfois tr&#232;s &#233;tonnant de prose f&#233;ministe, de religion n&#233;o-pa&#239;enne, mais aussi de militantisme &#233;cologiste radical. Aujourd'hui, cette rh&#233;torique rime parfois avec qu&#234;te de racines fantasm&#233;es et donc, de repli identitaire. Encore une fois, chaque &#233;poque produit des mythes qui font &#233;cho &#224; ses angoisses les plus sombres, mais aussi parfois, &#224; ses espoirs les plus lumineux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Mathieu L&#233;onard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;William Blanc, &lt;i&gt;Le roi Arthur &#8211; un mythe contemporain,&lt;/i&gt; Libertalia, 2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ils ont des pilotis et la gorge eau de vie</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Ils-ont-des-pilotis-et-la-gorge</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Ils-ont-des-pilotis-et-la-gorge</guid>
		<dc:date>2019-08-09T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Margo Chou</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>usine</dc:subject>
		<dc:subject>left</dc:subject>
		<dc:subject>Table</dc:subject>
		<dc:subject>Blek Panters</dc:subject>
		<dc:subject>Blek</dc:subject>
		<dc:subject>Panters</dc:subject>
		<dc:subject>Panters devait</dc:subject>
		<dc:subject>Serbie</dc:subject>
		<dc:subject>tables</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ao&#251;t 2006. De Belgrade (Serbie), le taxi nous d&#233;pose au milieu d'une route dans un cul-de-sac. Ambiance gris-bitume, arri&#232;re-ville, no man's land, vieille usine. Le gars nous indique que l'on doit traverser le vieux b&#226;timent en face. Une fois sur la berge de la Sava, l'affluent du Danube, le Blek Panters devait &#234;tre par l&#224;. Le Blek Panters, avec son orchestre du m&#234;me nom, c'est Le Kafana, bar-auberge tenu par des tsiganes, cr&#233;&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1990 alors que commence &#224; s&#233;vir l'embargo. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/usine" rel="tag"&gt;usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/left" rel="tag"&gt;left&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Table" rel="tag"&gt;Table&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Blek-Panters" rel="tag"&gt;Blek Panters&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Blek" rel="tag"&gt;Blek&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Panters" rel="tag"&gt;Panters&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Panters-devait" rel="tag"&gt;Panters devait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Serbie" rel="tag"&gt;Serbie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/tables" rel="tag"&gt;tables&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH284/-1159-32076.jpg?1779603026' width='200' height='284' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;148 de CQFD
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;A&lt;/span&gt;o&#251;t 2006. De Belgrade (Serbie), le taxi nous d&#233;pose au milieu d'une route dans un cul-de-sac. Ambiance gris-bitume, arri&#232;re-ville, &lt;i&gt;no man's land, &lt;/i&gt;vieille usine. Le gars nous indique que l'on doit traverser le vieux b&#226;timent en face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une fois sur la berge&lt;/strong&gt; de la Sava, l'affluent du Danube, &lt;i&gt;le Blek Panters &lt;/i&gt;devait &#234;tre par l&#224;. &lt;i&gt;Le Blek Panters, &lt;/i&gt;avec son orchestre du m&#234;me nom, c'est &lt;i&gt;Le Kafana, &lt;/i&gt;bar-auberge tenu par des tsiganes, cr&#233;&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1990 alors que commence &#224; s&#233;vir l'embargo. On a pass&#233; l'ancienne usine, enfourch&#233; les mauvaises herbes, ils &#233;taient l&#224; : des dizaines de pontons qui tra&#231;aient un chemin sur l'eau vers des baraques en bois nomm&#233;es &lt;i&gt;&#171; splav &#187;. Un &lt;/i&gt;premier, un second. On entend la musique qui nous appelle, on s'approche. On y est comme dans les films de Kusturica. &#192; ce moment-l&#224;, c'est la seule r&#233;f&#233;rence disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le radeau est tout petit&lt;/strong&gt;. Blind&#233; de monde. Au mur des photos de f&#234;tes. Une dizaine de tables. Au fond, une terrasse sur pilotis. &#231;a mange par endroit des assiettes grasses de &lt;i&gt;pljeskavitsa &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gros steak tr&#232;s gras.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Accueillis g&#233;n&#233;reusement par les tenanciers, sans complexe on s'installe. Des musiciens, machines &#224; &#233;motions qui savent quoi jouer pour toucher le public, ouvre la party. Ils passent de table en table toute la soir&#233;e. D'autres arrivent dans la nuit. Ils jouent des airs &#224; la demande du client moyennant bakchich. Le client devient la star. L'orchestre juke-box peut tout jouer. Les &lt;i&gt;pesme &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chansons.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; sont connues par tout le monde. &#224; la table, &#231;a chante plus fort que le chanteur et les billets fusent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En pleine nuit&lt;/strong&gt; le bar est plein, la musique ne s'arr&#234;te jamais, les corps se serrent et se tr&#233;moussent &#224; c&#244;t&#233; et sur les tables. La &lt;i&gt;slivovitsa &lt;/i&gt;et la sueur embaument le bois. On vient de France, on conna&#238;t les chansons, ils sont touch&#233;s. L'eau de vie te tombe dans la bouche. Nous sommes l'eau-de-vie. La folie commence &#224; monter. Il n'y a plus d'horaire. On a l'impression de tous se conna&#238;tre et d'&#234;tre dans un vieux chalet de famille en dehors de tout. Impossible de se souvenir comment on est reparti.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Margo Chou&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Gros steak tr&#232;s gras.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Chansons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A&#239;e Nicaragua, Nicaraguita</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Aie-Nicaragua-Nicaraguita</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Aie-Nicaragua-Nicaraguita</guid>
		<dc:date>2019-06-28T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Telma Febrero</dc:creator>


		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel</dc:subject>
		<dc:subject>enfants</dc:subject>
		<dc:subject>Table</dc:subject>
		<dc:subject>flor mas</dc:subject>
		<dc:subject>mas linda</dc:subject>
		<dc:subject>Daniel Ortega</dc:subject>
		<dc:subject>FSLN</dc:subject>
		<dc:subject>Nicaraguita</dc:subject>
		<dc:subject>Ortega</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans les souvenirs des anciens, Daniel Ortega reste un h&#233;ros de la r&#233;volution qui fit tomber la dictature des Somoza. Pour les plus jeunes, il est le tyran qui fait tirer sur les manifestants. Chronique familiale &#224; Managua, capitale d'un pays d&#233;sillusionn&#233;. &#171; Ay Nicaragua, Nicaraguita / La flor mas linda de mi querer &#187; *** R&#233;union de famille. Une dizaine de personnes sont attabl&#233;es un dimanche de d&#233;cembre 2018 &#224; midi dans un quartier r&#233;sidentiel de Managua. Il y a peu, personne (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no174-mars-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;174 (mars 2019)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Daniel" rel="tag"&gt;Daniel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/enfants" rel="tag"&gt;enfants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Table" rel="tag"&gt;Table&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/flor-mas" rel="tag"&gt;flor mas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mas-linda" rel="tag"&gt;mas linda&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Daniel-Ortega" rel="tag"&gt;Daniel Ortega&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/FSLN" rel="tag"&gt;FSLN&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nicaraguita" rel="tag"&gt;Nicaraguita&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ortega" rel="tag"&gt;Ortega&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les souvenirs des anciens, Daniel Ortega reste un h&#233;ros de la r&#233;volution qui fit tomber la dictature des Somoza. Pour les plus jeunes, il est le tyran qui fait tirer sur les manifestants. Chronique familiale &#224; Managua, capitale d'un pays d&#233;sillusionn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2963 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH385/-1203-b1be2.jpg?1780010136' width='500' height='385' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;i&gt;&#171; Ay Nicaragua, Nicaraguita / La flor mas linda de mi querer &#187;&lt;/i&gt;
&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Oh Nicaragua, Nicaraguita / La plus belle fleur de mon c&#339;ur &#187;, c&#233;l&#232;bre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;R&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&#233;union de famille.&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Une dizaine de personnes sont attabl&#233;es un dimanche de d&#233;cembre 2018 &#224; midi dans un quartier r&#233;sidentiel de Managua. Il y a peu, personne n'osait sortir de chez lui &#8211; trop de violence. Depuis septembre, le climat est plus s&#251;r. Des employ&#233;es de maison d&#233;posent les plats sur la table. Les enfants jouent. Les grands &#233;changent. Tour de table.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'abord, il y a les jeunes parents. &lt;/strong&gt;Trentenaires, ils calquent leur vie sur les &lt;i&gt;telenovelas &lt;/i&gt;o&#249; la r&#233;ussite sociale se base sur le mod&#232;le am&#233;ricain. Chaque matin, ils d&#233;posent leurs enfants &#224; l'&#233;cole priv&#233;e, puis remontent dans leur 4x4 climatis&#233; aux vitres teint&#233;es, elle filant chez l'esth&#233;ticienne, lui allant n&#233;gocier des ventes de produits de luxe. Ils ont eu peur un moment et se sont retir&#233;s dans leurs lotissements prot&#233;g&#233;s. La politique ne les int&#233;resse pas. &#202;tre enfants de sandinistes ou de somozistes&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De Somoza, famille qui a impos&#233; entre 1936 et 1979 une dictature de p&#232;re en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, ils s'en moquent, tant que ce pass&#233; parental n'entrave pas leur confort quotidien. Comment ces enfants de r&#233;volutionnaires ont-ils pu &#224; ce point s'&#233;loigner des id&#233;aux sandinistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En face, un couple d'une cinquantaine d'ann&#233;es &lt;/strong&gt;raconte &#224; voix basse qu'il a d&#251; rentrer dans la clandestinit&#233;, comme pendant la dictature. Lui est chercheur en sciences humaines, elle institutrice. De classe moyenne, ils ont tard&#233; &#224; r&#233;agir aux signes avant-coureurs, comme la centralisation du pouvoir et la restructuration du FSLN &lt;i&gt;[lire &lt;a href=&#034;#ortega&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;ci-dessous&lt;/a&gt;]&lt;/i&gt;. Ils l'ont r&#233;&#233;lu en 2007. Sandra&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tous les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; s'en veut : &#171; &lt;i&gt;On en est l&#224; aujourd'hui parce qu'on est rest&#233;s trop longtemps sans rien dire. &#187;&lt;/i&gt; Ils ont soutenu les mouvements &#233;tudiants d&#232;s le d&#233;but, au printemps dernier. Ils ont vu des proches se faire tabasser, tuer, emprisonner. Maintenant ils r&#233;sistent et s'organisent &#224; travers des r&#233;seaux, m&#234;me si &#171; &lt;i&gt;la lutte est de plus en plus difficile &#187;&lt;/i&gt;. Ils se savent surveill&#233;s &#8211; &#171; &lt;i&gt;On utilise des codes pour communiquer. On change de t&#233;l&#233;phone. Moi je r&#233;fl&#233;chis chaque matin &#224; comment m'habiller en pensant &#224; s'ils m'arr&#234;tent. &#187;&lt;/i&gt; Ils ont envoy&#233; leur fils de 20 ans, tr&#232;s engag&#233; dans la lutte, chez une connaissance en Europe, pour sa s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Car ce sont surtout les jeunes qui ont rompu &lt;/strong&gt;avec l'attitude fig&#233;e d'une grande partie de la population face aux d&#233;rives du couple pr&#233;sidentiel. Lois de plus en plus strictes sur la morale et la sexualit&#233;, r&#233;pression toujours plus violente des opposants au canal inter-oc&#233;anique&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tr&#232;s contest&#233;, ce projet de creusement sur 276 km semble aujourd'hui abandonn&#233;.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, libert&#233; d'expression limit&#233;e : ils ont compris avant tout le monde que, comme l'&#233;crit A. dans une lettre &#224; sa m&#232;re, &#171; &lt;i&gt;le FSLN pour lequel tu as milit&#233; et que j'aimais tant t'&#233;couter raconter petite n'existe plus &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s &#234;tre descendus dans la rue&lt;/strong&gt; une premi&#232;re fois d&#233;but avril (2018) pour protester contre la non-intervention du gouvernement lors de l'incendie de la r&#233;serve naturelle Indio Ma&#237;z, les jeunes ont soutenu les vieux, manifestant contre la loi sur les retraites. La r&#233;pression a &#233;t&#233; imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En bout de table, &lt;/strong&gt;les anciens. Sandinistes de la premi&#232;re heure, attach&#233;s aux valeurs de fond de la r&#233;volution, certains sont pass&#233;s dans l'opposition. D'autres, la trouvant si peu cr&#233;dible, se taisent et attendent. Longtemps, ils n'ont pas voulu voir. Ils ont cherch&#233; des excuses au parti, rendant responsables les opposants traditionnels du sandinisme. Ils regardent cette tabl&#233;e, un peu abasourdis &#224; l'id&#233;e de remettre en question la jolie histoire de leur pays. &#171; &lt;i&gt;C'est curieux que quarante ans apr&#232;s, je me retrouve &#224; lutter contre un gouvernement oppresseur qui assassine, torture et tue sans piti&#233;. Ce gouvernement que tu as aid&#233; dans la joie &#224; acc&#233;der au pouvoir lors d'une r&#233;volution qui a &#233;mu le monde entier &#187;&lt;/i&gt;, continue d'&#233;crire A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au sein d'une m&#234;me famille&lt;/strong&gt;, &#233;lev&#233;e sur les m&#234;mes bases et principes, r&#232;gne un malaise. Les discussions autour de la table abordent les &#233;v&#233;nements, mais de mani&#232;re logistique : &#171; &lt;i&gt;Demain il y a une manif, il faudra &#233;viter le rond-point Jean-Paul-Genie. Daniel a publi&#233; un d&#233;cret qui interdit les manifestations. La police va &#234;tre sur les dents. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le quotidien du pays est transform&#233;. &lt;/strong&gt;Touristes et &#233;trangers sont partis. &#192; Managua, les gens ne sortent plus gu&#232;re le soir, les lieux ferment, licenciant un personnel qui n'arrive plus &#224; payer son loyer&#8230; Bref, l'&#233;conomie du pays s'enlise. Et ceux dont la survie quotidienne d&#233;pend de ventes de fruits en bord de route ou de tortillas dans les quartiers ? un temps, ils ont d&#251; renoncer &#224; sortir. Que mangent-ils aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une question est omnipr&#233;sente : &lt;/strong&gt;le pr&#233;sident partira-t-il ? On a esp&#233;r&#233; un instant un d&#233;part anticip&#233;&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les prochaines &#233;lections sont pour 2022.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. On sait maintenant qu'il n'en sera rien. Les premiers mois de manifestations ont &#233;t&#233; tr&#232;s violents, provoquant la mort de plus de 540 personnes&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En novembre, on en &#233;tait &#224; 545 morts, surtout des protestataires, mais aussi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;, l'exil de milliers d'autres&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En juillet, on recensait d&#233;j&#224; plus de 23 000 demandes d'asile au Costa Rica.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; ou, pour ceux qui n'ont pas eu la possibilit&#233; de fuir &#224; l'&#233;tranger, une cavale &#224; l'int&#233;rieur du pays&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Des caisses de soutien clandestines ont &#233;t&#233; mises en place pour faciliter la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;. Plus de 500 opposants ont &#233;t&#233; emprisonn&#233;s, notamment au Chipote, centre n&#233;vralgique de la dictature somoziste, qui y torturait ses prisonniers... parmi lesquels Ortega lui-m&#234;me. &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, il n'y a plus de morts, mais la r&#233;pression et les arrestations continuent. Avant on &#233;tait en s&#233;curit&#233; chez nous, &#224; la maison, maintenant ils peuvent d&#233;barquer partout, n'importe quand, ils t'arr&#234;tent, te torturent, violent les femmes &#187;&lt;/i&gt;, raconte Sandra. Ils ? La police et les &lt;i&gt;encagoul&#233;s&lt;/i&gt;, paramilitaires fid&#232;les, anciens piliers FSLN des quartiers dans chaque ville. La rumeur dit qu'ils sont secr&#232;tement arm&#233;s par Rosario Murillo, &#233;pouse d'Ortega et vice-pr&#233;sidente, surnomm&#233;e &lt;i&gt;la bruja &lt;/i&gt;(sorci&#232;re).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les dirigeants attaquent &lt;/strong&gt;d&#233;sormais toute opposition. Apr&#232;s avoir retir&#233; son statut juridique &#224; la principale organisation de d&#233;fense des droits de l'homme&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Centre nicaraguayen des droits humains (Cenidh). Plusieurs autres (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt; et ferm&#233; les fronti&#232;res &#224; tout organisme international d'observation, le r&#233;gime s'est attaqu&#233; &#224; la presse. Le 14 d&#233;cembre, il a fait saisir tout le mat&#233;riel du &lt;i&gt;Confidencial&lt;/i&gt;, journal d'opposition. Son directeur, fils du grand journaliste engag&#233; Pedro Joachin Chamorro&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont l'assassinat par la garde somoziste en janvier 1978 fut le d&#233;clencheur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt; et de l'ex-pr&#233;sidente Violetta Chamorro, a &#233;t&#233; contraint de s'exiler &#224; son tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous ces faits &lt;/strong&gt;rendent la digestion du repas plus difficile. Il y a quelques ann&#233;es, quelqu'un aurait pris une guitare et chant&#233; un chant r&#233;volutionnaire. Aujourd'hui, le c&#339;ur n'y est plus. La n&#233;cessit&#233; pour l'heure, c'est, comme le dit Sandra, &#171; &lt;i&gt;de continuer &#224; r&#233;sister, m&#234;me si c'est difficile, jusqu'&#224; ce qu'on retrouve notre libert&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Telma Febrero&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;ortega&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Daniel Ortega, r&#233;volutionnaire devenu despote&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;F&lt;/petitelettrine&gt;igure de la r&#233;volution de 1979 qui mit fin &#224; la dictature anticommuniste des Somoza, Daniel Ortega dirige le Nicaragua jusqu'en 1990. &#192; la t&#234;te de son parti, le FSLN (Frente Sandinista de Liberaci&#243;n Nacional), il prend d'importantes mesures sociales, au milieu d'une guerre civile largement aliment&#233;e par les &#201;tats-Unis. Le pays conna&#238;t ensuite 17 ann&#233;es de n&#233;olib&#233;ralisme puis, en 2007, l'ancien gu&#233;rillero revient au pouvoir, au c&#244;t&#233; de sa femme, &#171; la Rosario &#187;. Pour r&#233;ussir cette r&#233;&#233;lection, les dirigeants du FSLN ont sign&#233; des accords avec d'anciens ennemis du parti, comme l'&#201;glise, l'arm&#233;e et le patronat, trahissant de nombreuses valeurs de l'id&#233;al r&#233;volutionnaire pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2018, Daniel Ortega lance une r&#233;forme des retraites pr&#233;voyant l'augmentation des cotisations et la baisse des pensions. Elle d&#233;clenche de violentes manifestations r&#233;clamant le d&#233;part du couple pr&#233;sidentiel (accus&#233; notamment de n&#233;potisme), qui les fait r&#233;primer dans le sang.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Oh Nicaragua, Nicaraguita / La plus belle fleur de mon c&#339;ur &#187;&lt;/i&gt;, c&#233;l&#232;bre hymne sandiniste de Carlos Mej&#237;a Godoy.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;De Somoza, famille qui a impos&#233; entre 1936 et 1979 une dictature de p&#232;re en fils, &#224; laquelle se sont oppos&#233;s les sandinistes &#8211; du nom d'Augusto Sandino (1895-1934), leader gu&#233;rillero anti-imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Tous les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Tr&#232;s contest&#233;, ce projet de creusement sur 276 km semble aujourd'hui abandonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les prochaines &#233;lections sont pour 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En novembre, on en &#233;tait &#224; 545 morts, surtout des protestataires, mais aussi quelques policiers.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En juillet, on recensait d&#233;j&#224; plus de 23 000 demandes d'asile au Costa Rica.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Des caisses de soutien clandestines ont &#233;t&#233; mises en place pour faciliter la logistique des r&#233;sistants en fuite (h&#233;bergement, nourriture, papiers&#8230;). La photo ci-dessus est issue de cartes postales &#233;dit&#233;es et vendues dans ce cadre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le Centre nicaraguayen des droits humains (Cenidh). Plusieurs autres organisations, entre autres f&#233;ministes, ont subi le m&#234;me sort.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dont l'assassinat par la garde somoziste en janvier 1978 fut le d&#233;clencheur de l'insurrection sandiniste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Think tank Cartes sur table, mais qu'est-ce qu'on va faire de &#231;a ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-Think-tank-Cartes-sur-table</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Le-Think-tank-Cartes-sur-table</guid>
		<dc:date>2012-09-22T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


		<dc:subject>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;</dc:subject>
		<dc:subject>ao&#251;t dernier</dc:subject>
		<dc:subject>Table</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Hollande</dc:subject>
		<dc:subject>jeunesse</dc:subject>
		<dc:subject>cage</dc:subject>
		<dc:subject>Agathe Cag&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Cartes</dc:subject>
		<dc:subject>Apple Stores</dc:subject>
		<dc:subject>Agathe</dc:subject>
		<dc:subject>Terra Nova</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ha, l'impertinence de la jeunesse ! Nous en manquions cruellement, para&#238;t-il, dans ce pays gouvern&#233;, administr&#233; et pens&#233; par une ribambelle de sexag&#233;naires bien coulants, moul&#233;s &#224; la louche des grandes &#233;coles&#8230; H&#233; bien, c'est termin&#233; ! Le 13 ao&#251;t dernier, &#224; l'occasion de l'&#233;bouriffant roupillon que furent les cent premiers jours de Fran&#231;ois Hollande, le think tank Cartes sur table, fond&#233; en 2012 par des jeunes &#226;g&#233;s de 25 &#224; 35 ans, a publi&#233; cent propositions pour &#171; am&#233;liorer la vie quotidienne (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no103-septembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;103 (septembre 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-76" rel="tag"&gt;Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/aout-dernier" rel="tag"&gt;ao&#251;t dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Table" rel="tag"&gt;Table&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Francois-Hollande" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Hollande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeunesse" rel="tag"&gt;jeunesse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cage" rel="tag"&gt;cage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Agathe-Cage" rel="tag"&gt;Agathe Cag&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cartes" rel="tag"&gt;Cartes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Apple-Stores" rel="tag"&gt;Apple Stores&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Agathe" rel="tag"&gt;Agathe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Terra-Nova" rel="tag"&gt;Terra Nova&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ha, l'impertinence de la jeunesse ! Nous en manquions cruellement, para&#238;t-il, dans ce pays gouvern&#233;, administr&#233; et pens&#233; par une ribambelle de sexag&#233;naires bien coulants, moul&#233;s &#224; la louche des grandes &#233;coles&#8230; H&#233; bien, c'est termin&#233; ! Le 13 ao&#251;t dernier, &#224; l'occasion de l'&#233;bouriffant roupillon que furent les cent premiers jours de Fran&#231;ois Hollande, le think tank Cartes sur table, fond&#233; en 2012 par des jeunes &#226;g&#233;s de 25 &#224; 35 ans, a publi&#233; cent propositions pour &lt;i&gt;&#171; am&#233;liorer la vie quotidienne des Fran&#231;ais comme la situation du pays &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; De gauche [&#8230;] mais r&#233;alistes &#187;&lt;/i&gt; &#8211; en bon fran&#231;ais, su&#231;ant la roue du Parti socialiste &#8211;, ces sans-culottes courtes se veulent plus &#171; punchy &#187; que leurs a&#238;n&#233;s du groupe de r&#233;flexion Terra Nova, dont certains membres sont pourtant &#224; peine plus &#226;g&#233;s&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'ex-pr&#233;sident de Terra Nova, le d&#233;put&#233; PS Olivier Ferrand, n'affichait que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On n'est pas encore dans le confort install&#233; avec un travail et une famille. On peut donc se permettre d'&#234;tre encore impertinents &#187;&lt;/i&gt;, &#233;lucubre Agathe Cag&#233;, l'une des fondatrices de Cartes sur table, dans Lib&#233;ration du 13 ao&#251;t dernier. Tiens&#8230; D&#233;goter un job est donc forc&#233;ment synonyme de &#171; confort &#187;. Et avoir un contrat de travail sur sa t&#234;te et des moutards dans les pattes implique fatalement de se satisfaire du monde tel qu'il va mal&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans surprise, Agathe Cag&#233; nous apprend que la plupart des membres de sa &lt;i&gt;&#171; bo&#238;te &#224; penser &#187;&lt;/i&gt; (sic), qui se revendiquent de la jeunesse, de toute la jeunesse, ont &lt;i&gt;&#171; les bons dipl&#244;mes et les bons CV &#187;&lt;/i&gt;. Elle-m&#234;me est normalienne, ancienne &#233;l&#232;ve de l'&#201;cole nationale d'administration (ENA) et poursuit une th&#232;se en sciences politiques tout en chagrinant au&#8230; minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, d'apr&#232;s Lib&#233;. Il n'est pas certain que les jeunes pr&#233;caires trimbal&#233;s de stages en contrats d'int&#233;rim entrecoup&#233;s de longues, longues &#8211; longues ! &#8211; p&#233;riodes de ch&#244;mdu se reconnaissent dans ces vieux trentenaires soi-disant &lt;i&gt;&#171; ancr&#233;s dans le r&#233;el &#187;&lt;/i&gt;. Heureusement, les techniques modernes de communication att&#233;nuent leur proximit&#233; sociologique avec les &#233;lites : la grande innovation de Cartes sur table est de &lt;i&gt;&#171; formuler des propositions tr&#232;s courtes, des choses &#8220;tweetables&#8221;, qui sont lisibles par tout le monde et que chacun peut reprendre &#187;&lt;/i&gt;. Pour faire peuple, faisons bref. Il est bien connu que le gueux ne peut lire plus de cent quarante caract&#232;res, tout accapar&#233; qu'il est par la t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ducation, culture et m&#233;dias, &#233;galit&#233;, solidarit&#233;, &#233;cologie, fiscalit&#233; et responsabilit&#233; sont les sept familles trait&#233;es par Cartes sur table&#8230; L'on y retrouve nombre de propositions maintes fois rab&#226;ch&#233;es, comme, pour les &#233;tudiants, &lt;i&gt;&#171; d&#233;velopper le plus t&#244;t possible le contact avec l'entreprise &#187;&lt;/i&gt; (Agathe Cag&#233;, France culture, &#171; Les Matins d'&#233;t&#233; &#187;, 16 ao&#251;t 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout aussi original est leur souhait de &lt;i&gt;&#171; faire de P&#244;le emploi un espace plus humain, un espace de vie pour les ch&#244;meurs, qui sont parfois dans une grande solitude. &#187;&lt;/i&gt; Pour y parvenir, il suffirait de r&#233;former P&#244;le emploi &lt;i&gt;&#171; en s'inspirant du succ&#232;s des Apple Stores et de ses formations personnalis&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. Le ch&#244;meur serait toujours fliqu&#233;, et on lui proposerait immanquablement des boulots &#224; temps partiel et/ou pr&#233;caires &#224; mille lieues de chez lui, mais avec un beau sourire commercial, et une oreillette, pour faire technophile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;finition d'&#171; impertinence &#187; est : &lt;i&gt;&#171; Qui montre de l'irr&#233;v&#233;rence. &#187;&lt;/i&gt; Mais l'on trouve aussi :&lt;i&gt; &#171; Qui n'est pas pertinent. &#187;&lt;/i&gt; Cette derni&#232;re correspond peut-&#234;tre mieux aux platitudes &lt;i&gt;&#171; tweetables &#187;&lt;/i&gt; de ces louveteaux aux dents longues qui s'inscrivent &lt;i&gt; &#171; dans l'ordre du possible, pas du r&#234;ve &#187;&lt;/i&gt;. Pourtant, ils souillent s&#251;rement leurs draps quand, la nuit venue, ils songent aux doux fauteuils de leurs a&#238;n&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentence : &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; condamne les membres de Cartes sur table &#224; 30 ans de stage incompressibles dans des Apple Stores.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'ex-pr&#233;sident de Terra Nova, le d&#233;put&#233; PS Olivier Ferrand, n'affichait que quarante-deux printemps lors de son d&#233;c&#232;s en juin dernier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Salma et Salima</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Salma-et-Salima</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Salma-et-Salima</guid>
		<dc:date>1999-11-29T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Goby</dc:creator>


		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Karine Bernardou</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Maroc</dc:subject>
		<dc:subject>Table</dc:subject>
		<dc:subject>TABLE BASSE</dc:subject>
		<dc:subject>salon rose</dc:subject>
		<dc:subject>Salma Boulazhar</dc:subject>
		<dc:subject>BASSE</dc:subject>
		<dc:subject>Rapha&#235;l Maniez</dc:subject>
		<dc:subject>Salma</dc:subject>
		<dc:subject>Salima</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;CQFD a rencontr&#233; Salma, une jeune Auvergnate sans papiers que recherchait la police. Sa s&#339;ur jumelle, expuls&#233;e au Maroc par le filandreux pr&#233;fet d'Auvergne, a pu, le 7 mars, revenir en France munie d'un nouveau visa.Voyage au pays du chiffre et de l'absurde administratif. UNE TABLE BASSE o&#249; tr&#244;ne une coupe de friandises, dans un salon rose, quelque part en France. En cavale, Salma Boulazhar, jeune fille r&#233;serv&#233;e, n'est pas une habitu&#233;e des m&#233;dias. Avec Salima, sa s&#339;ur jumelle, elles ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no76-mars-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;76 (mars 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Histoires-de-saute-frontieres" rel="tag"&gt;Histoires de saute-fronti&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Karine-Bernardou" rel="tag"&gt;Karine Bernardou&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Maroc" rel="tag"&gt;Maroc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Table" rel="tag"&gt;Table&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/TABLE-BASSE" rel="tag"&gt;TABLE BASSE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/salon-rose" rel="tag"&gt;salon rose&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Salma-Boulazhar" rel="tag"&gt;Salma Boulazhar&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/BASSE" rel="tag"&gt;BASSE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Raphael-Maniez" rel="tag"&gt;Rapha&#235;l Maniez&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Salma" rel="tag"&gt;Salma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Salima" rel="tag"&gt;Salima&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a rencontr&#233; Salma, une jeune Auvergnate sans papiers que recherchait la police. Sa s&#339;ur jumelle, expuls&#233;e au Maroc par le filandreux pr&#233;fet d'Auvergne, a pu, le 7 mars, revenir en France munie d'un nouveau visa.Voyage au pays du chiffre et de l'absurde administratif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UNE TABLE BASSE&lt;/strong&gt; o&#249; tr&#244;ne une coupe de friandises, dans un salon rose, quelque part en France. En cavale, Salma Boulazhar, jeune fille r&#233;serv&#233;e, n'est pas une habitu&#233;e des m&#233;dias. Avec Salima, sa s&#339;ur jumelle, elles ont pay&#233; leur &#171; droit d'aubaine &#187;&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au Moyen &#194;ge, les &#233;trangers vivant en France &#233;taient soumis au droit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais, pour avoir eu la mauvaise id&#233;e de na&#238;tre au Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 janvier 2010 &#224; 6h du matin, la police d&#233;barque chez leur tante, interpelle Salima et la transf&#232;re au centre de r&#233;tention de Lyon. Elle est ensuite envoy&#233;e &#224; Casablanca, o&#249; le &lt;a href=&#034;http://www.educationsansfrontieres.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;seau &#233;ducation sans fronti&#232;res (RESF)&lt;/a&gt; lui trouvera une famille d'accueil. Hospitalis&#233;e, Salma a &#233;chapp&#233; &#224; la rafle. &lt;i&gt;&#171; Ma tante m'a appel&#233;e, j'ai alors quitt&#233; l'h&#244;pital. &#187;&lt;/i&gt; Soutenue par la &#171; r&#233;sistance auvergnate &#187;, elle a pris le maquis,apr&#232;s avoir d&#233;truit la puce de son portable. Dans sa planque, elle a pass&#233; un mois &#224; dormir, mal. Elle n'&#233;tait pas pr&#233;par&#233;e &#224; cela. &lt;i&gt;&#171; Le premier jour, elle a m&#234;me perdu connaissance, tellement elle &#233;tait apeur&#233;e&lt;/i&gt;. Rapha&#235;l Maniez, de RESF, s'interroge : &lt;i&gt;et s'il lui &#233;tait arriv&#233; un gros p&#233;pin ? &#187;&lt;/i&gt; Une &#233;quipe du Samu,venue la soigner lors de son malaise, la reconna&#238;t mais ne la d&#233;nonce pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Clermont-Ferrand, la mobilisation est inesp&#233;r&#233;e. M&#234;me le candidat PS aux &#233;lections r&#233;gionales s'en m&#234;le&#8230; En face, Patrick Stefanini, un pr&#233;fet rigide &#224;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L287xH370/bernadou76-e1b9e.jpg?1779602809' width='287' height='370' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Karine Bernardou
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;qui l'on doit la maxime naus&#233;abonde du &lt;i&gt;&#171; sans-papiers ayant vocation &#224; retourner dans son pays d'origine &#187;&lt;/i&gt;. En 1996, directeur adjoint du cabinet de Jupp&#233;, il brilla dans le lancer de hache contre la porte de l'&#233;glise Saint-Bernard. Affubl&#233; du sobriquet &#171; Serial Loser &#187; &#224; cause de ses &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s devant le suffrage universel, cet ambitieux fonctionnaire a connu ses premiers francs succ&#232;s avec la cr&#233;ation du minist&#232;re de l'Identit&#233; nationale, dont il est l'un des concepteurs, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral et l'&#233;minence grise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abandonn&#233;es par leurs parents, les deux soeurs ont d'abord &#233;t&#233; &#233;lev&#233;es par leur grandm&#232;re, au Maroc. &#192; sa mort, en vertu de la Kafala &#8211;prise en charge des enfants abandonn&#233;s dans le droit marocain&#8211;, elles sont recueillies par une de leurs tantes qui r&#233;side en France. Pendant cinq ans, elles ont v&#233;cu la m&#234;me vie que les enfants d'ici, peut-&#234;tre en plus pauvre. Leur tante Atika ne per&#231;oit pas d'allocations familiales pour ses deux ni&#232;ces, la CAF ayant refus&#233; de les octroyer faute d'un certificat de l'Office des migrations internationales. &#192; leur majorit&#233;, les jumelles demandent le renouvellement de leurs papiers,mais elles essuient un refus des services pr&#233;fectoraux, o&#249; la politique du chiffre est devenue obsessionnelle. &lt;i&gt;&#171; Ils n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; r&#233;pondre que les s&#339;urs &#233;taient inconnues des services&lt;/i&gt;, explique Rapha&#235;l Maniez. &lt;i&gt;Une expulsion, c'est un &#233;chelon de plus pour atteindre les quotas. &lt;/i&gt; &#187; L'Auvergne en serait d&#233;j&#224; &#224; 700 renvois&#8230; Patrick Stefanini,condamn&#233; &#224; dix mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, consid&#232;re que les jumelles doivent retourner au Maroc pour r&#233;gulariser leur situation. Leur casier &#233;tant vierge, elles pourront ensuite, qui sait, briguer un emploi r&#233;el &#224; la pr&#233;fecture de Clermont&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Salima est arriv&#233;e &#224; Lyon le 7 mars, accueillie par ses tantes. Rapha&#235;l les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salma poss&#232;de un dr&#244;le de papier, un &lt;i&gt;&#171; document de circulation pour mineur &#233;tranger &#187;&lt;/i&gt;, qu'elle n'a jamais eu &#224; pr&#233;senter. C'est une fille rang&#233;e, qui ne sortait pas et poursuivait un CAP restauration &#224; l'institut des m&#233;tiers, o&#249; l'on s'est solidaris&#233; avec elle. De sant&#233; fragile, elle souffre de probl&#232;mes psychologiques. &lt;i&gt;&#171; On n'est pas un danger pour la France &#187;&lt;/i&gt;, glisse-t-elle timidement. Un danger, non. Juste un &#233;pouvantail pour diviser les pauvres. Comme l'affirme le d&#233;mographe Herv&#233; Le Bras, &lt;i&gt;&#171; dans ce mouvement irrationnel, la peur de l'autre rejoint l'antique m&#233;pris du pauvre &#187;&lt;/i&gt;. Reste aux &#233;trangers &#224; se promener d&#232;s potron-minet en short beige, lunettes de soleil et Cam&#233;scope. C'est tr&#232;s Goldmann Sachs, para&#238;t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Au Moyen &#194;ge, les &#233;trangers vivant en France &#233;taient soumis au droit d'aubaine : &#224; leur mort, le souverain h&#233;ritait de leurs biens. Ce droit fut aboli le 29 f&#233;vrier 1872.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Salima est arriv&#233;e &#224; Lyon le 7 mars, accueillie par ses tantes. Rapha&#235;l les accompagnait : &lt;i&gt;&#171; Elle est heureuse, mais avec un beau traumatisme de son passage en centre de r&#233;tention. &#187;&lt;/i&gt; Quant &#224; Salma, elle avait rendez-vous en pr&#233;fecture le 11 mars.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
