<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=3157&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1779602680</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Leur cit&#233; va craquer</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Leur-cite-va-craquer</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Leur-cite-va-craquer</guid>
		<dc:date>2019-11-25T08:19:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Kiefer</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>L'eau</dc:subject>
		<dc:subject>locataires</dc:subject>
		<dc:subject>habitants</dc:subject>
		<dc:subject>Djamila</dc:subject>
		<dc:subject>Air Bel</dc:subject>
		<dc:subject>bailleurs</dc:subject>
		<dc:subject>bailleurs sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>plus</dc:subject>
		<dc:subject>Bel</dc:subject>
		<dc:subject>b&#226;timent</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si vous allez &#224; Air Bel, on vous racontera l'eau contamin&#233;e, l'habitat plus qu'indigne, les bailleurs sociaux qui camouflent les probl&#232;mes et la mairie qui s'en fout. 6 900 habitants, 1 200 logements sociaux, une pauvret&#233; structurelle mais une furieuse envie de prendre les choses en main. Reportage dans les quartiers Est de Marseille. Ce matin encore, les habitants se sont r&#233;veill&#233;s au milieu des flaques d'eau. Il a plu &#8211; m&#234;me dans les halls d'immeuble et les appartements. La veille, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no181-novembre-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;181 (novembre 2019)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-eau" rel="tag"&gt;L'eau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/locataires" rel="tag"&gt;locataires&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/habitants" rel="tag"&gt;habitants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Djamila" rel="tag"&gt;Djamila&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Air-Bel" rel="tag"&gt;Air Bel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bailleurs" rel="tag"&gt;bailleurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bailleurs-sociaux" rel="tag"&gt;bailleurs sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/plus" rel="tag"&gt;plus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bel" rel="tag"&gt;Bel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/batiment" rel="tag"&gt;b&#226;timent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si vous allez &#224; Air Bel, on vous racontera l'eau contamin&#233;e, l'habitat plus qu'indigne, les bailleurs sociaux qui camouflent les probl&#232;mes et la mairie qui s'en fout. 6 900 habitants, 1 200 logements sociaux, une pauvret&#233; structurelle mais une furieuse envie de prendre les choses en main. Reportage dans les quartiers Est de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH299/-1363-f410a.jpg?1779606181' width='500' height='299' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;C&lt;/span&gt;e matin encore, les habitants se sont r&#233;veill&#233;s au milieu des flaques d'eau. Il a plu &#8211; m&#234;me dans les halls d'immeuble et les appartements. La veille, c'&#233;tait la purge des radiateurs qui avait provoqu&#233; d'&#233;normes fuites. &#192; Air Bel, d&#233;dale de b&#226;timents domin&#233; par quatre tours de 18 &#233;tages, l'habitat est largement d&#233;grad&#233;, insalubre. Construite au d&#233;but des ann&#233;es 1970, la cit&#233; a &#233;chapp&#233; &#224; tous les grands plans de r&#233;novation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mardi 22 octobre, Djamila Haouache revient d'un rendez-vous avec Logirem, l'un des trois bailleurs sociaux de la r&#233;sidence : &#171; &lt;i&gt;Les probl&#232;mes s'accumulaient, il fallait r&#233;agir et se d&#233;fendre.&lt;/i&gt; &#187; Djamila est la pr&#233;sidente de l'association &#171; Il fait bon vivre dans ma cit&#233; &#187;, qui lutte pour les habitants depuis 2013, au c&#244;t&#233; de l'Amicale des locataires. Sur son bureau, des piles de dossiers s'entassent. Et sur son planning, les rendez-vous s'encha&#238;nent : &#171; &lt;i&gt;Ce matin, on m'a appel&#233;e parce que de l'eau s'infiltre dans les murs du b&#226;timent 65. &#199;a p&#232;te de partout dans les parties communes. Alors je signale, encore et toujours&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Djamila court apr&#232;s le temps. Elle pr&#233;vient : &#171; &lt;i&gt;&#192; 14 h, je dois m'occuper de l'installation de Madame Timolis dans son nouvel appartement.&lt;/i&gt; &#187; Pour cette discr&#232;te sexag&#233;naire d'origine ha&#239;tienne, c'est un jour important : elle va enfin quitter son sous-sol humide, o&#249; grouillent rats et champignons. L'insalubrit&#233; du logement avait &#233;t&#233; constat&#233;e depuis belle lurette, mais les bailleurs ont fait tra&#238;ner le dossier. Ces derni&#232;res ann&#233;es, &#171; &lt;i&gt;elle &#233;tait tellement mal qu'elle &#233;tait devenue grise, cette dame. Tu te rends compte&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?!&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Traquer les bailleurs sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; Air Bel, les bailleurs savent faire la sourde oreille. Pour les locataires, chaque dol&#233;ance est une bataille. &#171; &lt;i&gt;En novembre 2018, une dalle a boug&#233; dans un b&#226;timent, &#233;crasant le conduit d'une colonne et provoquant une fuite importante. Dans un cas normal, on aurait enclench&#233; un plan d'urgence pour que les gens puissent au moins se chauffer et faire la cuisine. Mais ici non, les habitants sont rest&#233;s sans gaz pendant un mois.&lt;/i&gt; &#187; Il a fallu trois semaines pour que les bailleurs consentent &#224; fournir des plaques &#233;lectriques de d&#233;pannage, que Djamila est elle-m&#234;me all&#233;e chercher : &#171; &lt;i&gt;Si je ne l'avais pas fait, personne ne les aurait apport&#233;es.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le boulot &#8211; b&#233;n&#233;vole &#8211; de Djamila et ses deux complices, Kader et Idah : pallier les carences des bailleurs. &#171; &lt;i&gt;Je m'occupe des mutations de locataires, pour des questions d'insalubrit&#233; ou de surpopulation, ou les deux en m&#234;me temps&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;, reprend Djamila. Deux ans de bagarre pour qu'une dame, qui a tout quitt&#233; pour &#233;chapper aux coups de son mari, soit log&#233;e dans un T3 vacant du b&#226;timent 41. Apr&#232;s avoir sollicit&#233; plusieurs fois le bailleur, elle se serait entendu r&#233;pondre : &#171; &lt;i&gt;D&#233;sol&#233;e, Madame, on ne sait pas qui vous &#234;tes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du m&#233;pris, Djamila parle aussi de &#171; &lt;i&gt;filouterie&lt;/i&gt; &#187;. Et raconte l'histoire d'une jeune femme &#224; la recherche d'un appartement. Un employ&#233; d'un des bailleurs sociaux lui aurait dit sans d&#233;tour : &#171; &lt;i&gt;Tu veux ce T4 ? T'as qu'&#224; me glisser des biftons sous la table.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;David contre Goliath&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il fait bon vivre dans ma cit&#233; &#187; recense tous les maux du quartier et fait pression, autant que possible. &#171; &lt;i&gt;Dans ce b&#226;timent,&lt;/i&gt; d&#233;signe Djamila, &lt;i&gt;les habitants se plaignent que les murs ont boug&#233;. Une des locataires n'arrive m&#234;me plus &#224; fermer sa fen&#234;tre. Logirem lui avait promis de la muter dans un autre appartement en f&#233;vrier 2019&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bailleurs et services municipaux se d&#233;placent rarement pour constater les probl&#232;mes. Cons&#233;quence : quand ils peuvent, les habitants les r&#232;glent eux-m&#234;mes. Cet &#233;t&#233;, des locataires ont ainsi d&#233;broussaill&#233; les ronds-points de la cit&#233;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Marseille : la Ville laisse Air Bel en friche, les locataires (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En un mois, plus de dix accidents s'y &#233;taient produits, faute de visibilit&#233;, avec des herbes de plus de deux m&#232;tres de haut... M&#234;me inaction lorsqu'une invasion de punaises de lit a pouss&#233; des habitants &#224; quitter leur appartement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur combat titanesque, Djamila, Kader et Idah ont une alli&#233;e. Lisa, membre du collectif d'audiovisuel Primitivi, intervient dans diff&#233;rentes associations de d&#233;fense de locataires et notamment ici, &#224; Air Bel. Son mode d'action : filmer les dysfonctionnements du b&#226;ti et pr&#233;ciser point par point les attentes des locataires. &#171; &lt;i&gt;Les bailleurs suivent de pr&#232;s ces vid&#233;os diffus&#233;es sur le Facebook de l'association,&lt;/i&gt; affirme Lisa. &lt;i&gt;Ils engagent des travaux de surface pour &#233;viter que les affaires sortent dans la presse...&lt;/i&gt; &#187; T&#233;moin privil&#233;gi&#233; de la lassitude des locataires, elle recueille aussi leurs inqui&#233;tudes : &#171; &lt;i&gt;Beaucoup me parlent de cas de cancers.&lt;/i&gt; &#187; Pour en avoir le c&#339;ur net, Lisa a tent&#233; de convaincre le seul centre m&#233;dical de la cit&#233; de rendre publics des documents attestant de probl&#232;mes de sant&#233; li&#233;s &#224; l'insalubrit&#233;. Sur la liste des accus&#233;s : champignons pathog&#232;nes pr&#233;sents dans l'eau froide et responsables de gastros ou de probl&#232;mes pulmonaires, eau chlor&#233;e pouvant provoquer irritations, psoriasis, voire cancers de la vessie, et surtout, dans l'eau chaude, des l&#233;gionelles &#8211; bact&#233;ries pouvant entra&#238;ner une affection pulmonaire mortelle. Lisa raconte que deux jours apr&#232;s lui avoir donn&#233; son accord, le centre s'est r&#233;tract&#233;, sans doute par peur de perdre ses locaux, lou&#233;s par Logirem.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'eau contamin&#233;e et le fant&#244;me d'Air Bel&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand on aborde la pr&#233;sence de l&#233;gionelles dans les canalisations d'Air Bel, la voix de Djamila se fait plus fragile. En 2011, sa s&#339;ur a &#233;t&#233; infect&#233;e &#224; son domicile par ces dangereuses bact&#233;ries. Elle en garde encore de s&#233;rieuses s&#233;quelles. Six ans plus tard, c'est son fr&#232;re Hamid, p&#232;re de famille de 45 ans, qui a &#233;t&#233; contamin&#233;. Il en est mort en ao&#251;t 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au d&#233;c&#232;s d'Hamid Haouache, les trois bailleurs engagent enfin une campagne de chloration, font poser de filtres antibact&#233;riens et r&#233;nover des canalisations. &#171; &lt;i&gt;Pour moi, rien n'a &#233;t&#233; fait, ou alors de fa&#231;on tr&#232;s superficielle avec du mat&#233;riel de mauvaise qualit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;nonce Djamila. Du reste, certains ouvriers auraient confi&#233; aux habitants que les travaux men&#233;s &#233;taient insuffisants, leur conseillant m&#234;me de ne pas boire l'eau du robinet. Pourtant, se souvient Djamila, le 25 octobre 2017, les locataires ont re&#231;u une note lapidaire du bailleur Unicil, qui leur jurait que &#171; &lt;i&gt;l'eau du robinet peut &#234;tre consomm&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Mais en 2018, des pr&#233;l&#232;vements r&#233;v&#232;lent des taux 80 fois sup&#233;rieurs &#224; la norme dans le b&#226;timent 5, o&#249; une certaine Mme Grima a subi trois contaminations aux l&#233;gionelles. Djamila refuse toujours de boire l'eau du robinet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Slimani, l'avocate de l'association, a r&#233;uni plus de 250 plaintes de locataires contre les bailleurs sociaux. Le 28 juin 2018, un expert judiciaire est d&#233;sign&#233; pour contr&#244;ler la qualit&#233; de l'eau. Les derniers r&#233;sultats en date sont n&#233;gatifs &#8211; pas de l&#233;gionelles. Les locataires attendent de nouveaux tests.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les cache-mis&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur le mod&#232;le de la campagne de ravalements de fa&#231;ades que la mairie de Marseille a poursuivie dans le centre-ville malgr&#233; le drame de la rue d'Aubagne, &#224; Air Bel on r&#233;alise des travaux pour planquer la mis&#232;re. Lisa montre un faux plafond en plastique install&#233; sous les coursives d'un b&#226;timent. Infiltr&#233; par l'eau, il s'effrite et se d&#233;lite. M&#234;me camouflage avec l'installation de dalles carr&#233;es sur les murs de certains appartements : les fissures qu'elles dissimulent commen&#231;aient &#224; s&#233;rieusement inqui&#233;ter les habitants. Pas s&#251;r qu'ils soient rassur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une jeune femme d'une association d'architectes fait son entr&#233;e dans le local. &#171; &lt;i&gt;On est de retour le 22 octobre&lt;/i&gt; &#187;, titre l'affiche A4 qu'elle vient poser sur la porte. Chouette. L'id&#233;e de l'intervention : prendre des pinceaux et rendre la signal&#233;tique plus &#171; jolie &#187; dans la cit&#233;. Les gens qui financent cette intervention ? Les m&#234;mes qui ignorent constamment les locataires : Logirem, Unicil, Erilia, la Ville, la R&#233;gion, la M&#233;tropole. Si la jeune femme en question semble avoir ses faveurs, Djamila prend un ton plus dur pour parler de toutes les associations qu'elle qualifie de &#171; &lt;i&gt;bidons&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Ils viennent ici faire des missions de &#8220;civisme&#8221;... En r&#233;alit&#233;, ils veulent juste &#233;couler leurs subventions.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 14 h. Mme Timoulis, toute coquette, arrive au local, sourire aux l&#232;vres et le teint moins gris. Djamila doit lui faire signer les papiers pour qu'elle int&#232;gre son nouvel appartement. Le bon d'entr&#233;e est pr&#234;t &#224; &#234;tre imprim&#233;. &#171; &lt;i&gt;Et merde, l'imprimante marche plus...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Kiefer&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Marseille : la Ville laisse Air Bel en friche, les locataires d&#233;broussaillent &#187;, &lt;i&gt;La Marseillaise &lt;/i&gt;(15/07/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marseille : Occupy la psychiatrie</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Marseille-Occupy-la-psychiatrie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Marseille-Occupy-la-psychiatrie</guid>
		<dc:date>2016-11-28T02:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>rue</dc:subject>
		<dc:subject>chambre</dc:subject>
		<dc:subject>Marcel</dc:subject>
		<dc:subject>habitants</dc:subject>
		<dc:subject>b&#226;timent</dc:subject>
		<dc:subject>rue Socrate</dc:subject>
		<dc:subject>beau relativement</dc:subject>
		<dc:subject>Socrate</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;cemment encore, ils &#233;taient condamn&#233;s &#224; la rue ou aux foyers d'accueil, exclus par une soci&#233;t&#233; rechignant &#224; prendre en charge leurs troubles psychiatriques. Depuis ao&#251;t 2015, la trentaine d'habitants du 3 rue Socrate cohabite dans un b&#226;timent r&#233;quisitionn&#233; par l'association Marabout, en plein centre-ville de Marseille. &#171; Ce qui est utile est beau relativement &#224; l'usage auquel il est utile. &#187; Socrate Honneur aux artistes, commen&#231;ons par Marcel. Ce jour-l&#224;, l'homme aux ceintures &#224; t&#234;te (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Actualites" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chambre" rel="tag"&gt;chambre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marcel" rel="tag"&gt;Marcel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/habitants" rel="tag"&gt;habitants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/batiment" rel="tag"&gt;b&#226;timent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue-Socrate" rel="tag"&gt;rue Socrate&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/beau-relativement" rel="tag"&gt;beau relativement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Socrate" rel="tag"&gt;Socrate&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cemment encore, ils &#233;taient condamn&#233;s &#224; la rue ou aux foyers d'accueil, exclus
par une soci&#233;t&#233; rechignant &#224; prendre en charge leurs troubles psychiatriques. Depuis ao&#251;t 2015, la trentaine d'habitants du 3 rue Socrate cohabite dans un b&#226;timent r&#233;quisitionn&#233; par l'association Marabout, en plein centre-ville de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce qui est utile est beau relativement &#224; l'usage auquel il est utile&lt;/i&gt;. &#187; Socrate&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1769 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH288/-83-fce14.jpg?1779603236' width='400' height='288' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Dessin r&#233;alis&#233; au 3 rue Socrate
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Honneur aux artistes, commen&#231;ons par Marcel. Ce jour-l&#224;, l'homme aux ceintures &#224; t&#234;te de mort et aux bottes en croco vert pomme, 42 printemps, re&#231;oit dans sa petite chambre du 3 rue Socrate, rang&#233;e nickel-chrome. En quelques mois de pr&#233;sence, il a eu le temps de soigneusement l'am&#233;nager, la d&#233;corant d'&#233;l&#233;ments disparates : un buste de cerf en plastique, une gravure sur bois en relief repr&#233;sentant des paysans, une commode en carton faite main. &lt;i&gt;Home sweet home&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La porte franchie, Marcel installe d'autorit&#233; le visiteur sur son futon, puis se lance dans la pr&#233;sentation d&#233;taill&#233;e de ses cr&#233;ations : des dessins enfantins alternant c&#339;urs et cervid&#233;s, des gravures sur cuir, des petites sculptures en bois. &#338;uvres touchantes, m&#233;ticuleusement compos&#233;es. S'il a du talent &#224; revendre, pas question pour lui de le monnayer : ce serait enfreindre la loi du c&#339;ur, celle qui le guide, explique-t-il en se cognant vigoureusement l'organe en question. Ses cr&#233;ations, il les offre &#224; ceux et celles qu'il aime, voil&#224; tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'origine roumaine, arriv&#233; en France en 2011, Marcel ne parle pas tr&#232;s bien fran&#231;ais, d&#233;livre un sabir d'autant plus herm&#233;tique qu'il a des difficult&#233;s d'&#233;locution. Il n'emp&#234;che : on peut ais&#233;ment le comprendre, tant il met d'enthousiasme &#224; communiquer. Souvent d&#233;s&#339;uvr&#233;, il cherche du travail, aimerait reprendre ce boulot de ma&#231;on qui &#233;tait le sien en Roumanie. Pas facile. Malgr&#233; tout, il est presque heureux, dit-il, m&#234;me si parfois le &#171; &lt;i&gt;couci-cou&#231;a&lt;/i&gt; &#187; domine. Cela fait quelques mois qu'il s'est install&#233; dans le b&#226;timent du 3 rue Socrate, au c&#339;ur de Marseille, et il s'y trouve bien. Sa chambre, c'est son havre de paix. Il y m&#232;ne une existence g&#233;n&#233;ralement r&#233;gl&#233;e comme du papier &#224; musique, studieuse et routini&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Tranquilla tranquilla&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Babel en la Cit&#233; &lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;S'il est log&#233; ici, Marcel, c'est qu'il en a bav&#233;, abonn&#233; aux gal&#232;res. Surtout, il souffre de troubles psychiatriques lourds, &#171; d&#233;bloquerait &#187; probablement sans ses m&#233;docs. Il n'est pas le seul. Au 3 rue Socrate, beaucoup sont dans le m&#234;me cas, chacun charg&#233; de son histoire. Il y a des solitaires comme Marcel, ou bien Fran&#231;ois, musicien affable tout juste sorti de la rue et qu'accompagne invariablement une vieille chienne au regard triste. Il y a ces deux jeunes touchants que les autres surnomment &#171; Tartine &#187; et &#171; Beurre &#187;, pour des raisons myst&#233;rieuses. Il y a le tr&#232;s costaud &#201;ric aux bras coutur&#233;s de cicatrices et sa jeune femme, enceinte de quelques mois. Et puis il y a les familles qui malgr&#233; la pr&#233;carit&#233; &#233;l&#232;vent leurs enfants du mieux qu'elle peuvent &#8211; tous sont scolaris&#233;s. Au fil des &#233;tages, il y a des Albanais, des Serbes, des Alg&#233;riens. Babel &lt;i&gt;and co&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ont encaiss&#233; des tuiles &#224; r&#233;p&#233;tition. Parfois la rue, d'autres fois des h&#233;bergements d'urgence mal adapt&#233;s, ou bien l'h&#244;pital psychiatrique pour des p&#233;riodes plus ou moins longues. Dans ce squat supervis&#233; par des travailleurs sociaux&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S'y croisent notamment les membres de la coordination Marss (Mouvement et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, ils ont trouv&#233; un refuge, un endroit o&#249; souffler. Si tout n'est pas parfait, si parfois la cohabitation d&#233;raille, si en ce mois d'octobre l'eau chaude fait temporairement d&#233;faut, ils y sont attach&#233;s. Bien s&#251;r, il arrive que l'ambiance soit tendue, certains habitants se r&#233;v&#233;lant plus ou moins impliqu&#233;s dans la vie commune, d'autres &#171; p&#233;tant les plombs &#187; &#224; l'occasion, mais cela finit g&#233;n&#233;ralement par s'arranger, &#224; l'huile de coude et au postillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;rapie par l'autonomie&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;C'est en ao&#251;t 2015 que le lieu a &#233;t&#233; ouvert par quelques bonnes volont&#233;s, notamment rassembl&#233;es dans l'association le Marabout du 46. Des gens estimant qu'il est scandaleux de ne pas profiter des b&#226;timents abandonn&#233;s pour y loger les condamn&#233;s &#224; la rue, quitte &#224; les installer ill&#233;galement. Ici, &#224; deux pas des R&#233;form&#233;s et de la Canebi&#232;re, c'&#233;tait auparavant un h&#244;tel d&#233;di&#233; &#224; la prostitution &#8211; l'ancienne g&#233;rante est en taule pour prox&#233;n&#233;tisme. Dot&#233; de trois &#233;tages et 17 chambres, alors ouvert &#224; tous les vents, le b&#226;timent a &#233;t&#233; minutieusement choisi par les chasseurs de squat aux commandes. Ces derniers se sont ensuite en partie effac&#233;s, laissant aux habitants le soin de g&#233;rer les lieux, en autogestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que des vocations ont &#233;merg&#233;. &#192; l'image de Momo : celui qui fut chanteur de ra&#239; en Alg&#233;rie veille &#224; la tranquillit&#233; du b&#226;timent pendant la nuit et a pris une place primordiale dans le collectif. Il n'est pas le seul. &#201;ric veille lui aussi au grain nocturne, Fatiah multiplie les couscous collectifs, Fran&#231;ois se propose de tenir &#224; jour la tr&#233;sorerie &lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chaque habitant est cens&#233; verser une somme mensuelle d'environ 50 euros par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, etc. Chacun sa mani&#232;re de s'impliquer, selon ses envies et capacit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien de cela dont il &#233;tait question d&#232;s l'ouverture du 3 rue Socrate : offrir une certaine autonomie aux habitants, les laisser se d&#233;brouiller pour les affaires de la vie courante, ne s'immiscer qu'&#224; l'occasion, quand il y a des probl&#232;mes &#224; r&#233;gler, des situations qui d&#233;rapent, des urgences juridiques ou m&#233;dicales &lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'id&#233;e n'est pas neuve &#224; Marseille. En 2007, un squat &#224; destination de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Un &#171; squat th&#233;rapeutique &#187;, dont Vincent, psychiatre et coordinateur du programme MARSS, r&#233;sume l'approche ainsi : &#171; &lt;i&gt;L'id&#233;e, c'est de reprendre cette notion am&#233;ricaine d&lt;/i&gt;'&#8220;empowerement&#8221;, &lt;i&gt;que les personnes log&#233;es ici puissent d'elles-m&#234;mes trouver les solutions aux impasses qu'elles ont connues&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Horizon expulsion ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Si l'exp&#233;rience est concluante, elle n'en reste pas moins menac&#233;e. Les propri&#233;taires du b&#226;timent multiplient les d&#233;marches judiciaires et les menaces d'expulsion se succ&#232;dent, dont une ordonnance de r&#233;f&#233;r&#233; dat&#233;e de juin 2016. Cons&#233;quence : les habitants ne sont pas s&#251;rs de passer l'hiver au chaud. Le 20 octobre dernier, ils &#233;taient ainsi convoqu&#233;s devant le JEX (Juge d'ex&#233;cution des peines) du Tribunal de grande instance de Marseille. Il s'agissait de d&#233;terminer la date o&#249; l'expulsion sera applicable par la pr&#233;fecture, qui dans ce cas peut tr&#232;s bien ne pas tenir compte de la tr&#234;ve hivernale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, une douzaine d'habitants ont fait le d&#233;placement, surmotiv&#233;s par l'enjeu. Dans l'enceinte intimidante, alors que l'infecte Dame Justice les fait poireauter plus de deux heures, ils ne se laissent pas d&#233;monter, pouffent sur les bancs devant la Chambre 3 o&#249; la survie de leur foyer va se jouer. Mais quand l'audience est enfin lanc&#233;e, tous se taisent, m&#234;me les grandes gueules devant l'&#233;ternel, concentr&#233;s sur le d&#233;roul&#233; de la proc&#233;dure. Seuls quelques grattements fr&#233;n&#233;tiques se font entendre &#8211; foutues punaises de lit. &#192; la sortie, ils p&#232;sent le pour et le contre, se rassurent comme ils peuvent, sachant que le d&#233;lib&#233;r&#233; tombera d&#233;but d&#233;cembre. &#171; &lt;i&gt;L'avocat a &#233;t&#233; tr&#232;s bon&lt;/i&gt; &#187;, estime l'un. &#171; &lt;i&gt;De toute mani&#232;re, ils n'oseront pas nous expulser cet hiver&lt;/i&gt; &#187;, analyse une autre, &#171; &lt;i&gt;le scandale serait trop &#233;norme. T'imagines ? Des familles enti&#232;res &#224; la rue ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une certitude : le lieu est en sursis, &#224; plus ou moins long terme. Triste constat, qu'adoucit cependant cette autre certitude : les logements vides ne manquent pas. Ni les bonnes volont&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;S'y croisent notamment les membres de la coordination Marss (Mouvement et action pour le r&#233;tablissement sanitaire et social &#8211; &#233;quipe mobile de sant&#233; mentale comprenant aussi bien des professionnels de la sant&#233; que des volontaires b&#233;n&#233;voles), ainsi que ceux des associations le Marabout du 46, JUST ou les Nomades C&#233;lestes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Chaque habitant est cens&#233; verser une somme mensuelle d'environ 50 euros par chambre, destin&#233;e &#224; r&#233;pondre aux d&#233;penses les plus basiques, telles que le fioul et l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'id&#233;e n'est pas neuve &#224; Marseille. En 2007, un squat &#224; destination de personnes caboss&#233;es par la vie a &#233;t&#233; ouvert dans la proche rue Curiol, au 46. L'exp&#233;rience a bien fonctionn&#233;, peut-&#234;tre un peu trop : le b&#226;timent a &#233;t&#233; r&#233;gularis&#233; par la ville, et c'est d&#233;sormais un lieu de soins plus institutionnel, moins ouvert et exp&#233;rimental.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Expulser les d&#233;log&#233;s</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Expulser-les-deloges</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Expulser-les-deloges</guid>
		<dc:date>2012-09-25T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>JMB</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;tat</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>qu'on</dc:subject>
		<dc:subject>familles</dc:subject>
		<dc:subject>b&#226;timent</dc:subject>
		<dc:subject>flics</dc:subject>
		<dc:subject>BAC</dc:subject>
		<dc:subject>s'est pass&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>pass&#233;e l'expulsion</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mardi 28 ao&#251;t, le Centre social autog&#233;r&#233; de Toulouse, plus connu sous le nom de Crea (Collectif pour la r&#233;quisition, l'entraide et l'autogestion), a &#233;t&#233; expuls&#233; par la police. CQFD, dans le reportage qu'il lui avait consacr&#233; dans son num&#233;ro de mars dernier, &#233;voquait d&#233;j&#224; cette sinistre &#233;ventualit&#233;. Rencontre &#224; chaud avec cinq participants de cette d&#233;funte exp&#233;rimentation sociale qui n'a pas tard&#233; &#224; rena&#238;tre ailleurs. Le 7 septembre, un nouveau b&#226;timent a &#233;t&#233; ouvert&#8230; CQFD : Comment (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no103-septembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;103 (septembre 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/JMB" rel="tag"&gt;JMB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-etat" rel="tag"&gt;l'&#233;tat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/familles" rel="tag"&gt;familles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/batiment" rel="tag"&gt;b&#226;timent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/flics" rel="tag"&gt;flics&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/BAC" rel="tag"&gt;BAC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-est-passee" rel="tag"&gt;s'est pass&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/passee-l-expulsion" rel="tag"&gt;pass&#233;e l'expulsion&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mardi 28 ao&#251;t, le Centre social autog&#233;r&#233; de Toulouse, plus connu sous le nom de &lt;a href=&#034;http://creatoulouse.squat.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Crea&lt;/a&gt; (Collectif pour la r&#233;quisition, l'entraide et l'autogestion), a &#233;t&#233; expuls&#233; par la police. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, dans le &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Salade-de-squats'&gt;reportage&lt;/a&gt; qu'il lui avait consacr&#233; dans son num&#233;ro de mars dernier, &#233;voquait d&#233;j&#224; cette sinistre &#233;ventualit&#233;. Rencontre &#224; chaud avec cinq participants de cette d&#233;funte exp&#233;rimentation sociale qui n'a pas tard&#233; &#224; rena&#238;tre ailleurs. Le 7 septembre, un nouveau b&#226;timent a &#233;t&#233; ouvert&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_454 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH394/103jmb-72b5a.jpg?1779603280' width='400' height='394' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par JMB
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Comment s'est pass&#233;e l'expulsion ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibi :&lt;/strong&gt; Depuis quelques jours, les flics nous harcelaient, tournaient autour du b&#226;timent. Ils cherchaient &#224; savoir comment on s'&#233;tait organis&#233;s en pr&#233;vision de leur arriv&#233;e. Il y a m&#234;me eu un inspecteur de la Bac, connu pour participer aux expulsions, qui a tent&#233; de s'infiltrer dans la Commission de s&#233;curit&#233; de nos voisins du GPS [Groupement pour la d&#233;fense du travail social], un b&#226;timent occup&#233; &#8211; et &#171; l&#233;galis&#233; &#187; &#8211; par des travailleurs sociaux. Le pandore a &#233;t&#233; &#233;videmment reconduit &#224; l'ext&#233;rieur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cumba :&lt;/strong&gt; Une armada de flics rassemblant des policiers nationaux, municipaux, des gendarmes, des types de la Bac a d&#233;barqu&#233; &#224; 6 heures du matin. Il y avait dans le b&#226;timent des familles et d'autres habitants. Des CRS de haute montagne sont entr&#233;s par les fen&#234;tres. Tout ce qu'on avait pr&#233;par&#233; et barricad&#233; n'a servi &#224; rien. Quatre habitants ont eu le temps de grimper sur le toit. Un d'entre eux est mont&#233; sur une planche pendant que les trois autres tentaient de n&#233;gocier avec les flics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B :&lt;/strong&gt; Une personne a &#233;t&#233; violemment frapp&#233;e, une autre a &#233;t&#233; tas&#233;e &#224; cinq reprises&#8230;
Laurent : Pour l'instant, il n'y a pas de poursuites engag&#233;es contre les trois qui sont partis en garde &#224; vue. &#192; l'ext&#233;rieur, les personnes qui &#233;taient l&#224; en soutien ont essuy&#233; les charges polici&#232;res. Une copine a eu un poignet cass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La presse locale rapporte les propos du pr&#233;fet selon lesquels vous auriez refus&#233; toute discussion. Vous &#234;tes d&#233;sign&#233;s comme les seuls responsables de cette situation. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marguerite :&lt;/strong&gt; C'est faux ! Cela fait des mois qu'on essaie d'entrer en contact avec eux. Ils ont toujours refus&#233; de nous recevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; Pour protester contre ces mensonges, nous avons occup&#233; le lendemain une antenne locale du minist&#232;re de la Sant&#233; et de la Coh&#233;sion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B :&lt;/strong&gt; On a demand&#233; &#224; une responsable de nous mettre en contact avec le minist&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M : &lt;/strong&gt; On avait d&#233;j&#224; occup&#233; ce lieu il y a deux mois, mais cette fois ils ont envoy&#233; les CRS. Il y a eu plusieurs bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant l'expulsion de la rue des Demoiselles, d'autres lieux avaient &#233;t&#233; expuls&#233;s sans aucune r&#233;quisition ni acte l&#233;gal. Vous aviez alors port&#233; plainte contre les forces de police.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Flora :&lt;/strong&gt; Il n'y a eu &#233;videmment aucune suite et cela n'a pas frein&#233; les expulsions ill&#233;gales alors qu'on avait toutes les preuves sur le fait que nous &#233;tions effectivement install&#233;s. Lors de la premi&#232;re plainte, il y a environ quatre mois, nous avons &#233;t&#233; auditionn&#233;s. Depuis, aucune nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des projets ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F : &lt;/strong&gt; On va &#233;videmment rouvrir, on ne va pas en rester l&#224;. Toutes les familles ne sont pas relog&#233;es. Il y a eu des nuits d'h&#244;tel &#8211; genre trois nuits renouvelables &#8211; propos&#233;es &#224; deux personnes du Crea. Les huit familles ainsi que deux autres habitants pr&#233;caires sont &#224; droite, &#224; gauche, dans des sleepings, des squats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment voyez-vous votre rapport avec l'&#233;tat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F :&lt;/strong&gt; Ne pas en &#234;tre d&#233;pendant. Il ne propose rien, il laisse crever les gens dans la rue, il expulse. On fait les choses en parall&#232;le. On s'organise, on s'entraide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; Nous avons prouv&#233; depuis qu'on pouvait compl&#232;tement s'en passer. On ne demande qu'une chose : nous laisser le b&#226;timent &#224; disposition. C'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consid&#233;rez-vous que le fait qu'il y ait des gens &#224; la rue est de la seule responsabilit&#233; de l'&#201;tat ou pensez-vous que tout le monde peut s'en pr&#233;occuper ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C :&lt;/strong&gt; Concernant les logements sociaux, c'est &#224; l'&#201;tat de s'en occuper. On est l&#224; pour le rappeler. C'est &#224; lui de reloger les gens qui sont sans toit. Par contre, nous ne demandons rien &#224; l'&#201;tat. On veut juste vivre dans ce b&#226;timent qui est ferm&#233; depuis des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous n'&#234;tes pas un groupe de pression, de protestataires. Vous prenez l'initiative, vous vous organisez&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F : &lt;/strong&gt; On fait selon nos moyens et nos besoins. Mais il faut savoir qu'il y a aussi, entre les travailleurs sociaux, les familles, les pr&#233;caires, etc., une grande diversit&#233; de points de vue. On essaie de faire avec toutes ces diff&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M :&lt;/strong&gt; Au d&#233;part, il y a une volont&#233; de sortir de l'assistanat, d'inventer une forme d'organisation qui tende vers des choses plus logiques entre nous. Nous luttons ensemble. Nous agissons concr&#232;tement. Nous ne sommes pas dans le bla-bla. Des b&#226;timents s'ouvrent et les gens sont log&#233;s. Des rencontres se font.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L :&lt;/strong&gt; C'est simple : il y a des gens qui dorment dehors et beaucoup de b&#226;timents sont vides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hazar :&lt;/strong&gt; Et puis surtout, il y a une envie commune de cr&#233;er des alliances entre des gens qui en g&#233;n&#233;ral ne s'allient pas, et qui, en principe, ne se rencontrent pas. C'est s&#251;r que tous, on se pose des questions sur ce qu'on fait avec tous nos points de vue diff&#233;rents, dans quelles directions on va. Avons-nous besoin d'avoir une ligne politique commune &#224; nous tous ? Si ces questions nous font souvent perdre du temps, ce sont aussi elles qui nous animent et nous font avancer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F :&lt;/strong&gt; Et on n'est pas tout seul. Le week-end apr&#232;s l'expulsion, d'autres collectifs venus de toute la France et qui font &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me chose que nous se sont retrouv&#233;s &#224; Toulouse. Ce mouvement est en train d'essaimer&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au sommaire du 92</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-92</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-92</guid>
		<dc:date>2011-09-15T05:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>une1_sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;fense</dc:subject>
		<dc:subject>left</dc:subject>
		<dc:subject>zone</dc:subject>
		<dc:subject>b&#226;timent</dc:subject>
		<dc:subject>brigade anti-criminalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>lorsqu'un vent</dc:subject>
		<dc:subject>L'on entend</dc:subject>
		<dc:subject>Terroriser</dc:subject>
		<dc:subject>l'oreille</dc:subject>
		<dc:subject>entend</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les articles sont mis en ligne au fil de l'eau apr&#232;s la parution du CQFD d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... &#171; Quand le b&#226;timent va &#224; tout-va &#187; &gt; L'on entend pas toujours tr&#232;s bien lorsqu'un vent de libert&#233; vous souffle &#224; l'oreille. Au Maroc, les habitants de la r&#233;gion d'Agadir ont cru comprendre que le roi autorisait temporairement toutes sortes de constructions. Une rumeur qui a d&#233;cha&#238;n&#233; les truelles&#8230; &#171; &#8220;Terroriser les d&#233;linquants&#8221;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no92-septembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;92 (septembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une1_sommaire" rel="tag"&gt;une1_sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sommaire" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/defense" rel="tag"&gt;d&#233;fense&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/left" rel="tag"&gt;left&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/zone" rel="tag"&gt;zone&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/batiment" rel="tag"&gt;b&#226;timent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/brigade-anti-criminalite" rel="tag"&gt;brigade anti-criminalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lorsqu-un-vent" rel="tag"&gt;lorsqu'un vent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-on-entend" rel="tag"&gt;L'on entend&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Terroriser" rel="tag"&gt;Terroriser&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-oreille" rel="tag"&gt;l'oreille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/entend" rel="tag"&gt;entend&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les articles sont mis en ligne &lt;a href=&#034;http://www.cqfd-journal.org/CQFD-no92-septembre-2011&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;au fil de l'eau&lt;/a&gt; apr&#232;s la parution du &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href=&#034;http://www.cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH554/92une-1477a.png?1779603665' width='400' height='554' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Berth
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Quand le b&#226;timent va &#224; tout-va &#187; &gt;&lt;/strong&gt; L'on entend pas toujours tr&#232;s bien lorsqu'un vent de libert&#233; vous souffle &#224; l'oreille. Au Maroc, les habitants de la r&#233;gion d'Agadir ont cru comprendre que le roi autorisait temporairement toutes sortes de constructions. Une rumeur qui a d&#233;cha&#238;n&#233; les truelles&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &#8220;Terroriser les d&#233;linquants&#8221;, qu'il dit &#187; &gt;&lt;/strong&gt; &#192; deux pas de la Canebi&#232;re, une voiture banalis&#233;e de la Brigade anti-criminalit&#233; manque renverser deux enfants en poursuivant trois ados mont&#233;s sur un scooter. Cet acte h&#233;ro&#239;que survient le 30 ao&#251;t, le lendemain du discours d'investiture du nouveau pr&#233;fet de police, qui veut &lt;i&gt;&#171; terroriser les d&#233;linquants &#187;&lt;/i&gt;. Faute de gros bonnets de la drogue ou de financiers sp&#233;culateurs, on se met ce qu'on peut sous la dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La fin du tableau noir ? &#187; &gt;&lt;/strong&gt; On sait les suppressions de postes (16 000 en cette rentr&#233;e 2011), l'assouplissement de la carte scolaire, les cadeaux &#224; l'enseignement priv&#233;&#8230; On sait moins le d&#233;veloppement du cartable &#233;lectronique, tr&#232;s tendance dans les minist&#232;res comme dans les salles de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Zone de turbulences &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Entre pr&#233;paratifs contre les expulsions, vie quotidienne et r&#233;pressions polici&#232;res, les r&#233;sistants &#224; l'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes ont connu, comme nous l'avions pressenti d&#233;but juillet, un &#233;t&#233; plut&#244;t chaud sur la Zone d'am&#233;nagement diff&#233;r&#233;. Retour sur quelques bribes de luttes, avec ses petites victoires, ses difficult&#233;s mais surtout ses espoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les &#233;leveurs sur la paille &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Les pluies se sont faites rares depuis l'hiver 2010 sur une grande partie du territoire. Au d&#233;but du printemps, l'&#233;bauche d'une sp&#233;culation se dessine dans les prix de la paille, laquelle pourrait se substituer au foin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Lave-toi le cul, Luc &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Chronique Rage dedans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Appel de fonds sous contrainte &#187; &gt;&lt;/strong&gt; &#171; Marre de vous faire tondre ? &#187;, interroge Virgin Mobile dans sa derni&#232;re campagne de pub repr&#233;sentant un mouton &#224; moiti&#233; nu, d&#233;pouill&#233; par la concurrence. Il faut reconna&#238;tre qu'avec ses clients, le &#171; petit &#187; op&#233;rateur ne fait pas les choses &#224; moiti&#233;. Il rase en entier. Et pas gratis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le Journal de Mickey &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Faux-amis. Week-end du 15 ao&#251;t. Toute la France s'est donn&#233; rendez-vous sur les routes, et CQFD est &#224; l'heure. Las de rouler pare-choc contre pare-choc avec les gamins qui piaillent &#224; l'arri&#232;re, l'on s'arr&#234;te sur une aire de repos. Et c'est l&#224; que le minot, tout sourires, d&#233;gote &lt;i&gt;Le Journal de Mickey&lt;/i&gt; dans un pr&#233;sentoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La transparence nucl&#233;aire ? Un oxymore ! &#187; &gt;&lt;/strong&gt; EDF lance des invitations &#224; tout-va, et puis&#8230; Ha, non, &#231;a ne va pas &#234;tre possible, Monsieur. R&#233;cit de l'interdiction d'entrer sur un site nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Libye : amours chiennes &#187; &gt;&lt;/strong&gt; HL serait-il un agent double travaillant en r&#233;alit&#233; pour Al Qa&#239;da ? On s'interroge en voyant le r&#233;sultat de la campagne libyenne, l'Otan ayant renvers&#233; un ennemi acharn&#233; des islamistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Elle va tomber, l'&#233;ducation de Pinochet &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Ce slogan, entendu dans les manifs &#233;tudiantes depuis plus de quatre mois, de Santiago &#224; Valparaiso, fait r&#233;f&#233;rence &#224; d'autres exigeant le d&#233;part du dictateur de sinistre m&#233;moire. Au c&#339;ur de la lutte, la revendication d'une &#233;ducation gratuite et de qualit&#233; et, en arri&#232;re-fond, se d&#233;barrasser une bonne fois pour toutes de l'&#232;re Pinochet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &#201;meutes-shopping &#187; &gt;&lt;/strong&gt; La flamb&#233;e de violence de cet &#233;t&#233; en Grande-Bretagne a pour origine une politique de casse sociale plus que trentenaire. Et les grands discours moralisants qui stigmatisent le comportement de la jeunesse ne servent qu'&#224; dissimuler cette dure r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Correspondance entre deux amis anglais au sujet des &#233;meutes de Tottenham &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; L'avenir ? On ne voit rien, y a trop de lacrymo ! &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Tiens, mais au fait&#8230; Et la Tunisie ? O&#249; en est-elle, neuf mois apr&#232;s sa R&#233;volution de jasmin ? &#192; Tunis, Sedjenene ou Ghardimaou, les quidams rencontr&#233;s par notre envoy&#233; sp&#233;cial partagent le m&#234;me constat : &#231;a n'a pas assez chang&#233; ! Heureusement, l'enthousiasme est toujours l&#224;. Reportage estival.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Peuples, payez leur dette ! &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Dossier. Crit&#232;res de convergence, plans d'aust&#233;rit&#233; tous azimuts, r&#232;gle d'or&#8230; Le p&#233;quin moyen, dont nous sommes, n'y entrave en g&#233;n&#233;ral que dalle. En revanche, ce qui est certain, c'est que l'entourloupe est destin&#233;e &#224; nous faire payer leur crise. Histoire d'approfondir le sujet, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a demand&#233; &#224; un expert de la chose financi&#232;re de d&#233;broussailler un peu le terrain. Il en ressort que l'&#201;tat, institution cens&#233;e d&#233;fendre l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral contre les int&#233;r&#234;ts particuliers depuis au moins le si&#232;cle des Lumi&#232;res, s'est vendu, corps et biens, aux app&#233;tits du march&#233; triomphant. Seulement voil&#224;, l'un comme l'autre semblent aujourd'hui au bout du rouleau, et les failles b&#233;antes ainsi ouvertes laissent quelque espoir de joyeuses exp&#233;rimentations en attendant la fin de leur monde. Rencontre avec Nicolas Sersiron, vice-pr&#233;sident du Comit&#233; pour l'annulation de la dette du Tiers-monde France et pr&#233;sident de l'association &#201;changes non marchands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Comme 5 000 femmes chaque ann&#233;e &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Aujourd'hui, sept femmes sont venues nous demander un coup de main, sept &#171; d&#233;lais d&#233;pass&#233;s &#187;, comme on les appelle. Elles veulent toutes avorter d'une grossesse d&#233;passant le d&#233;lai l&#233;gal fran&#231;ais de douze semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Coup de chaud spirituel sous serre &#187; &gt;&lt;/strong&gt; L'approche New Age et autres techniques de d&#233;veloppement personnel ne sont plus r&#233;serv&#233;es aux seuls cadres stress&#233;s des m&#233;galopoles. Le paysan, lui aussi, doit avoir acc&#232;s &#224; l'&#233;veil mental qui lui permettra de regarder avec d&#233;dain les fluctuations des prix agricoles. D&#233;monstration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Direction zoo de la D&#233;fense &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Eni&#232;me r&#233;union au si&#232;ge de la D&#233;fense en cette fin ao&#251;t pour un dossier qui a engendr&#233; un long mouvement de protestation depuis plus de deux ans. Faut dire que l'enjeu est cons&#233;quent : la direction, sous pr&#233;texte de simplification du logiciel de gestion des paies, veut rogner nos salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Cacerolazo : Que chantent les casseroles ! &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Vieux dossier. En Am&#233;rique du sud, l'appel &#224; faire r&#233;sonner les casseroles &#224; une heure pr&#233;cise du soir est une tradition. Il peut &#234;tre lanc&#233; par une organisation, par des tracts mais se fait surtout par le bouche-&#224;-oreille. Le moment venu, quelques timides coups de louche sur les couvercles se font entendre, encourageant les voisins &#224; prendre leurs marmites en alu, jusqu'au tapage nocturne d&#251;ment verbalisable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Ni pur, ni pourri &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Chronique sur Antonio Altarriba et Kim, &lt;a href=&#034;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B26248&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Art de voler&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Deno&#235;l Graphic, 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Communalisme &#224; la qu&#233;b&#233;coise &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Le quartier de La Pointe-Saint-Charles se cache dans le Sud-Ouest de Montr&#233;al, juste apr&#232;s le canal Lachine, o&#249; les industries lourdes ont laiss&#233; des traces. La gentrification n'a pas encore touch&#233; ce quartier, o&#249; une population ouvri&#232;re d&#233;fend ch&#232;rement ses structures communautaires. Outre une clinique autog&#233;r&#233;e qui a longtemps refus&#233; son int&#233;gration au syst&#232;me hospitalier g&#233;n&#233;ral, des habitations en coop&#233;rative ont &#233;t&#233; construites dans les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Entre chien et loup &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Son troupeau attaqu&#233; par les loups, Alain Guibert, berger en estive dans les Alpes, se trouve aujourd'hui pris entre deux feux : d'un c&#244;t&#233; la coterie des &#233;radicateurs, cornaqu&#233;e par le maire &#171; droite populaire &#187; de Sisteron, et de l'autre les talibans de la d&#233;fense animale, SPA et Brigitte Bardot en t&#234;te. Loin des anath&#232;mes hyst&#233;riques de ces extr&#234;mes se rejoignant, Guibert pr&#233;f&#233;rerait qu'on parle du fond : dans quel monde voulons-nous vivre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du martini dans le molotov</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Du-martini-dans-le-molotov</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Du-martini-dans-le-molotov</guid>
		<dc:date>2006-05-22T09:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jann-Marc Rouillan</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique carc&#233;rale</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>voix</dc:subject>
		<dc:subject>b&#226;timent</dc:subject>
		<dc:subject>seul</dc:subject>
		<dc:subject>Mieux</dc:subject>
		<dc:subject>bout</dc:subject>
		<dc:subject>d'un seul</dc:subject>
		<dc:subject>CPE</dc:subject>
		<dc:subject>zonzon voyez-vous</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chez les taulards &#224; perpette de Lannemezan, la d&#233;ferlante anti-CPE a &#233;t&#233; suivie d'un oeil plus rigolard que passionn&#233;. La pr&#233;carit&#233; ? En zonzon, elle a depuis toujours quelques longueurs d'avance. Le plus beau, c'est que pour b&#233;n&#233;ficier d'une lib&#233;ration conditionnelle, le d&#233;tenu doit n&#233;cessairement avoir un CDI en b&#233;ton. Mais pour notre correspondant, les images de la lutte &#233;voquent aussi quelques bons souvenirs&#8230; LA VOIX AU BOUT DU FIL me questionne : &#171; Comment en zonzon voyez-vous la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no33-avril-2006" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;33 (avril 2006)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chronique-carcerale" rel="tag"&gt;Chronique carc&#233;rale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/voix" rel="tag"&gt;voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/batiment" rel="tag"&gt;b&#226;timent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/seul" rel="tag"&gt;seul&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mieux" rel="tag"&gt;Mieux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bout" rel="tag"&gt;bout&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un-seul" rel="tag"&gt;d'un seul&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CPE" rel="tag"&gt;CPE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/zonzon-voyez-vous" rel="tag"&gt;zonzon voyez-vous&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chez les taulards &#224; perpette de Lannemezan, la d&#233;ferlante anti-CPE a &#233;t&#233; suivie d'un oeil plus rigolard que passionn&#233;. La pr&#233;carit&#233; ? En zonzon, elle a depuis toujours quelques longueurs d'avance. Le plus beau, c'est que pour b&#233;n&#233;ficier d'une lib&#233;ration conditionnelle, le d&#233;tenu doit n&#233;cessairement avoir un CDI en b&#233;ton. Mais pour notre correspondant, les images de la lutte &#233;voquent aussi quelques bons souvenirs&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LA VOIX AU BOUT DU FIL me questionne : &lt;i&gt;&#171; Comment en zonzon voyez-vous la mobilisation contre le CPE ? &#187;&lt;/i&gt; Je suis surpris et je n'ai pas grand-chose &#224; dire. Bien s&#251;r je regarde la t&#233;l&#233; et je lis les journaux, mais je ne vis pas la situation. Je me sens d'ailleurs d'un autre temps, d'un autre pays. &#201;videmment, en suivant la cha&#238;ne info am&#233;ricaine en direct, je fr&#233;mis aux cavalcades des jeunes traqu&#233;s par les hordes de scarab&#233;es noirs. Quelques souvenirs soixante-huitards remontent &#224; ma m&#233;moire. L'&#233;clairage public se refl&#232;te sur les casques et les boucliers comme sur une carapace d'insecte&#8230; Le silence se prolonge. Mon interlocuteur l'interrompt brusquement, comme s'il se rendait compte. &lt;i&gt;&#171; Je comprends, je comprends&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Le camarade est un ancien prisonnier politique marseillais. Pour mieux visualiser sa t&#234;te, je me raccroche &#224; un reportage de FR3-Provence, l'instant o&#249; il entre dans le box des accus&#233;s en roulant des &#233;paules dans son blouson de teddy-boy. &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s l'hommage &#224; Jo&#235;lle devant le mur des F&#233;d&#233;r&#233;s, nous sommes all&#233;s aux bastons de Nation. &#187;&lt;/i&gt; &#192; son enthousiasme, je crois entendre exploser les grenades offensives. Il suffirait de si peu pour que les lacrymog&#232;nes me br&#251;lent les yeux. Je me dis que j'irais bien faire l'apr&#232;s-dissolution d'une manif. &lt;i&gt;&#171; Mais le JAP [juge d'application des peines] ne voudra pas&#8230; c'est certain ! &#187;&lt;/i&gt; Pourtant j'aimerais tant leur balancer un pav&#233; sur la gueule ou, mieux, un Molotov, bien alcoolis&#233; ! &lt;i&gt;&#171; Dans ton cocktail Molotov, il faut mettre du Martini mon petit&#8230; &#187;&lt;/i&gt; De notre temps, les rengaines du p&#232;re Ferr&#233; rythmaient l'anarchique d&#233;sinvolture des rues en p&#233;tard. Jusqu'au dernier moment, j'aurais serr&#233; la bouteille brune contre moi. Puis mon regard aurait suivi son voyage dans le ciel orang&#233; des r&#233;verb&#232;res. Avant qu'un geyser de flammes rousses illumine les godillots du mille-pattes&#8230; Sur l'&#233;cran de t&#233;l&#233; d&#233;filent les images d'une assembl&#233;e dans une fac occup&#233;e. Un jeune arbore sur la poitrine le visage du Che, il prend la parole : &lt;i&gt;&#171; Je demande le vote d'une motion condamnant la violence. &#187;&lt;/i&gt; Les os du pauvre Guevara doivent faire des loopings dans sa tombe de Santa Clara. Originaire de Limoux, Mahmoud porte lui aussi un T-shirt du Che, il s'&#233;nerve : &lt;i&gt;&#171; Regarde-le ce couillon ! &#187;&lt;/i&gt; Il est le seul &#233;tudiant encart&#233; du b&#226;timent, finalement il est l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#224; lui tout seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En croisant un groupe de matons dans l'escalier, nous avons entendu : &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas que le gouvernement c&#232;de&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Ils croient si fort au parti de l'ordre. Une v&#233;ritable religion. Mais dans la centrale, aucun prisonnier n'a &#233;voqu&#233; publiquement le CPE. Seul Max s'est adress&#233; aux coll&#232;gues de l'atelier &#224; la veille de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale : &lt;i&gt;&#171; Oh les mecs, comment fait-on demain pour aller au boulot, para&#238;t qu'il y a pas de m&#233;tro ! &lt;/i&gt; &#187; Regroup&#233;s autour de la table de b&#233;ton, les gros costauds ont rigol&#233; dans leur barbe. CPE ou pas, ici la vie sans vie suit son cours. Hier, Ren&#233;, dit &#171; Canette &#187; (parce qu'il peut d&#233;vorer six parts de canard aux olives, du moins c'est ce que pr&#233;tend l'Albanais) et St&#233;phane le jardinier se sont trait&#233;s d'encul&#233;s &#224; la suite d'une histoire balourde de ramassage de pissenlits. Depuis plusieurs week-ends, ils bataillaient ferme pour nous d&#233;montrer qui des deux &#233;tait le meilleur p&#226;tissier. &#192; l'&#233;tage, nous ne demandions pas mieux qu'&#224; d&#233;jouer les go&#251;teurs de ce concours enrag&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le con, il met pas assez de beurre dans les beignets ! &#187;&lt;/i&gt; Avec le retour d'un beau soleil, les boulistes ont r&#233;apparu dans la seconde cour. Lundi en fin d'apr&#232;s-midi, le pr&#233;fet nous a rendu visite. Quant aux deux aum&#244;niers, d&#233;sormais ils &#233;vitent un &#233;tage. Ils ont appris que plusieurs adeptes d'une secte sataniste s'y &#233;taient regroup&#233;s. Plus g&#233;n&#233;ralement, la d&#233;tention grogne &#224; propos du prix du t&#233;l&#233;phone. Au moins un tiers d'augmentation d'un seul coup, alors que, selon les infos de la t&#233;l&#233;con, les appels &#224; partir d'un fixe ont baiss&#233; d'autant. &lt;i&gt;&#171; Encore une affaire de racket ! &#187;&lt;/i&gt;, conclut la vox populi des coursives. Mais ce n'est pas tout car les discussions tournent en boucle sur la nouvelle application des peines. La centrale de s&#233;curit&#233; est au r&#233;gime sec. Plus de condi. Plus de perm. Plus de gr&#226;ce. Ou alors au comptes gouttes&#8230; Inutile de vous en dire davantage, nous avons d'autres sujets de conversation que les questions de l'heure pour les p&#233;kins du dehors. Et puis, CNE, CPE, CDD ou int&#233;rim, qu'importe si &#224; l'ext&#233;rieur les contrats de pr&#233;carit&#233; se multiplient : notre JAP est tr&#232;s conservateur, il r&#233;clame dans chaque dossier de lib&#233;ration un CDI en b&#233;ton, m&#234;me pour les gars ayant d&#233;pass&#233; l'&#226;ge de la retraite. Il se fout que la loi ait &#233;t&#233; vot&#233;e au temps b&#233;ni du plein emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais n'allez pas croire que dans les zonzons nous ne r&#233;agissons pas aux probl&#232;mes politiques. Bien au contraire, mais instinctivement nous nous sentons plus proches de nos cong&#233;n&#232;res taulards du monde entier. L'opprim&#233; est solidaire de l'opprim&#233; o&#249; qu'il se trouve. Et la d&#233;tention enti&#232;re a &#233;t&#233; particuli&#232;rement sensible aux images d'Abou Ghra&#239;b et de Guantanamo. Comme elle ronchonne au silence orchestr&#233; dans les affaires de torture et des prisons clandestines de la CIA. Ces probl&#232;mes font partie de notre probl&#232;me. Et nous nous en pr&#233;occupons sans doute beaucoup plus que les &#233;tudiants gr&#233;vistes et incommensurablement plus que les b&#233;ni-oui-oui m&#226;chouillant le mot de d&#233;mocratie &#224; longueur de journ&#233;e. L'apr&#232;s-midi o&#249; l'arm&#233;e isra&#233;lienne a attaqu&#233; la prison de J&#233;richo, d'un coup la tension dans la taule a grimp&#233; d'un cran. Chaque coup de pelleteuse contre le b&#226;timent o&#249; s'&#233;taient r&#233;fugi&#233;s les membres du FPLP &#233;tait ponctu&#233; d'un &lt;i&gt;&#171; fils de pute ! &#187;&lt;/i&gt; ou d'un &lt;i&gt;&#171; b&#226;tard ! &#187;&lt;/i&gt; Les taulards, quelles que soient leurs opinions, ont pris parti. Au rez-de-chauss&#233;e, un camarade a lanc&#233; un mot d'ordre de gr&#232;ve de plateau si les prisonniers &#233;taient assassin&#233;s. Il faut rappeler que le seul bombage du b&#226;timent a &#233;t&#233; longtemps : &lt;i&gt;&#171; Gaza = Varsovie, Tsahal = Waffen SS. &#187;&lt;/i&gt; &#192; l'&#233;poque du si&#232;ge de J&#233;nine, un gars, &#224; l'abri des cam&#233;ras, l'a &#233;crit en lettres b&#226;tons sur le mur en face de la buanderie. Le slogan a tenu plus d'un an avant d'&#234;tre effac&#233; la semaine pass&#233;e. Globalement, la Palestine est le centre de la politisation en prison. En cela les taules sont plus proches de l'&#233;tat d'esprit des quartiers. Pourquoi en serait-il autrement, la composition cosmopolite de classe y est la m&#234;me, comme l'&#233;tat d'oppression&#8230; Pour en revenir au CPE, le 28 mars dernier, &#224; l'heure de la manif g&#233;n&#233;rale &#224; Paris, un bricard fait irruption dans ma cellote : &lt;i&gt;&#171; Fouille sp&#233;ciale ! &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s la fouille &#224; corps, je me rhabille et me glisse en promenade. &#192; peine arriv&#233; sur le terrain de sport, le talkie-walkie du surveillant crachote un ordre : &lt;i&gt;&#171; Tous les agents du b&#226;timent A doivent se rendre dans la cellule de Rouillan. &#187;&lt;/i&gt; &#192; mes c&#244;t&#233;s, Georges rigole : &lt;i&gt;&#171; Au moins, maintenant, on sait o&#249; va se d&#233;rouler la contre-manif pro-CPE ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
