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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Leur cit&#233; va craquer</title>
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		<dc:creator>C&#233;cile Kiefer</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
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&lt;p&gt;Si vous allez &#224; Air Bel, on vous racontera l'eau contamin&#233;e, l'habitat plus qu'indigne, les bailleurs sociaux qui camouflent les probl&#232;mes et la mairie qui s'en fout. 6 900 habitants, 1 200 logements sociaux, une pauvret&#233; structurelle mais une furieuse envie de prendre les choses en main. Reportage dans les quartiers Est de Marseille. Ce matin encore, les habitants se sont r&#233;veill&#233;s au milieu des flaques d'eau. Il a plu &#8211; m&#234;me dans les halls d'immeuble et les appartements. La veille, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si vous allez &#224; Air Bel, on vous racontera l'eau contamin&#233;e, l'habitat plus qu'indigne, les bailleurs sociaux qui camouflent les probl&#232;mes et la mairie qui s'en fout. 6 900 habitants, 1 200 logements sociaux, une pauvret&#233; structurelle mais une furieuse envie de prendre les choses en main. Reportage dans les quartiers Est de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH299/-1363-f410a.jpg?1768673541' width='500' height='299' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;C&lt;/span&gt;e matin encore, les habitants se sont r&#233;veill&#233;s au milieu des flaques d'eau. Il a plu &#8211; m&#234;me dans les halls d'immeuble et les appartements. La veille, c'&#233;tait la purge des radiateurs qui avait provoqu&#233; d'&#233;normes fuites. &#192; Air Bel, d&#233;dale de b&#226;timents domin&#233; par quatre tours de 18 &#233;tages, l'habitat est largement d&#233;grad&#233;, insalubre. Construite au d&#233;but des ann&#233;es 1970, la cit&#233; a &#233;chapp&#233; &#224; tous les grands plans de r&#233;novation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mardi 22 octobre, Djamila Haouache revient d'un rendez-vous avec Logirem, l'un des trois bailleurs sociaux de la r&#233;sidence : &#171; &lt;i&gt;Les probl&#232;mes s'accumulaient, il fallait r&#233;agir et se d&#233;fendre.&lt;/i&gt; &#187; Djamila est la pr&#233;sidente de l'association &#171; Il fait bon vivre dans ma cit&#233; &#187;, qui lutte pour les habitants depuis 2013, au c&#244;t&#233; de l'Amicale des locataires. Sur son bureau, des piles de dossiers s'entassent. Et sur son planning, les rendez-vous s'encha&#238;nent : &#171; &lt;i&gt;Ce matin, on m'a appel&#233;e parce que de l'eau s'infiltre dans les murs du b&#226;timent 65. &#199;a p&#232;te de partout dans les parties communes. Alors je signale, encore et toujours&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Djamila court apr&#232;s le temps. Elle pr&#233;vient : &#171; &lt;i&gt;&#192; 14 h, je dois m'occuper de l'installation de Madame Timolis dans son nouvel appartement.&lt;/i&gt; &#187; Pour cette discr&#232;te sexag&#233;naire d'origine ha&#239;tienne, c'est un jour important : elle va enfin quitter son sous-sol humide, o&#249; grouillent rats et champignons. L'insalubrit&#233; du logement avait &#233;t&#233; constat&#233;e depuis belle lurette, mais les bailleurs ont fait tra&#238;ner le dossier. Ces derni&#232;res ann&#233;es, &#171; &lt;i&gt;elle &#233;tait tellement mal qu'elle &#233;tait devenue grise, cette dame. Tu te rends compte&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?!&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Traquer les bailleurs sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; Air Bel, les bailleurs savent faire la sourde oreille. Pour les locataires, chaque dol&#233;ance est une bataille. &#171; &lt;i&gt;En novembre 2018, une dalle a boug&#233; dans un b&#226;timent, &#233;crasant le conduit d'une colonne et provoquant une fuite importante. Dans un cas normal, on aurait enclench&#233; un plan d'urgence pour que les gens puissent au moins se chauffer et faire la cuisine. Mais ici non, les habitants sont rest&#233;s sans gaz pendant un mois.&lt;/i&gt; &#187; Il a fallu trois semaines pour que les bailleurs consentent &#224; fournir des plaques &#233;lectriques de d&#233;pannage, que Djamila est elle-m&#234;me all&#233;e chercher : &#171; &lt;i&gt;Si je ne l'avais pas fait, personne ne les aurait apport&#233;es.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le boulot &#8211; b&#233;n&#233;vole &#8211; de Djamila et ses deux complices, Kader et Idah : pallier les carences des bailleurs. &#171; &lt;i&gt;Je m'occupe des mutations de locataires, pour des questions d'insalubrit&#233; ou de surpopulation, ou les deux en m&#234;me temps&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;, reprend Djamila. Deux ans de bagarre pour qu'une dame, qui a tout quitt&#233; pour &#233;chapper aux coups de son mari, soit log&#233;e dans un T3 vacant du b&#226;timent 41. Apr&#232;s avoir sollicit&#233; plusieurs fois le bailleur, elle se serait entendu r&#233;pondre : &#171; &lt;i&gt;D&#233;sol&#233;e, Madame, on ne sait pas qui vous &#234;tes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du m&#233;pris, Djamila parle aussi de &#171; &lt;i&gt;filouterie&lt;/i&gt; &#187;. Et raconte l'histoire d'une jeune femme &#224; la recherche d'un appartement. Un employ&#233; d'un des bailleurs sociaux lui aurait dit sans d&#233;tour : &#171; &lt;i&gt;Tu veux ce T4 ? T'as qu'&#224; me glisser des biftons sous la table.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;David contre Goliath&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il fait bon vivre dans ma cit&#233; &#187; recense tous les maux du quartier et fait pression, autant que possible. &#171; &lt;i&gt;Dans ce b&#226;timent,&lt;/i&gt; d&#233;signe Djamila, &lt;i&gt;les habitants se plaignent que les murs ont boug&#233;. Une des locataires n'arrive m&#234;me plus &#224; fermer sa fen&#234;tre. Logirem lui avait promis de la muter dans un autre appartement en f&#233;vrier 2019&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bailleurs et services municipaux se d&#233;placent rarement pour constater les probl&#232;mes. Cons&#233;quence : quand ils peuvent, les habitants les r&#232;glent eux-m&#234;mes. Cet &#233;t&#233;, des locataires ont ainsi d&#233;broussaill&#233; les ronds-points de la cit&#233;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Marseille : la Ville laisse Air Bel en friche, les locataires (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En un mois, plus de dix accidents s'y &#233;taient produits, faute de visibilit&#233;, avec des herbes de plus de deux m&#232;tres de haut... M&#234;me inaction lorsqu'une invasion de punaises de lit a pouss&#233; des habitants &#224; quitter leur appartement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur combat titanesque, Djamila, Kader et Idah ont une alli&#233;e. Lisa, membre du collectif d'audiovisuel Primitivi, intervient dans diff&#233;rentes associations de d&#233;fense de locataires et notamment ici, &#224; Air Bel. Son mode d'action : filmer les dysfonctionnements du b&#226;ti et pr&#233;ciser point par point les attentes des locataires. &#171; &lt;i&gt;Les bailleurs suivent de pr&#232;s ces vid&#233;os diffus&#233;es sur le Facebook de l'association,&lt;/i&gt; affirme Lisa. &lt;i&gt;Ils engagent des travaux de surface pour &#233;viter que les affaires sortent dans la presse...&lt;/i&gt; &#187; T&#233;moin privil&#233;gi&#233; de la lassitude des locataires, elle recueille aussi leurs inqui&#233;tudes : &#171; &lt;i&gt;Beaucoup me parlent de cas de cancers.&lt;/i&gt; &#187; Pour en avoir le c&#339;ur net, Lisa a tent&#233; de convaincre le seul centre m&#233;dical de la cit&#233; de rendre publics des documents attestant de probl&#232;mes de sant&#233; li&#233;s &#224; l'insalubrit&#233;. Sur la liste des accus&#233;s : champignons pathog&#232;nes pr&#233;sents dans l'eau froide et responsables de gastros ou de probl&#232;mes pulmonaires, eau chlor&#233;e pouvant provoquer irritations, psoriasis, voire cancers de la vessie, et surtout, dans l'eau chaude, des l&#233;gionelles &#8211; bact&#233;ries pouvant entra&#238;ner une affection pulmonaire mortelle. Lisa raconte que deux jours apr&#232;s lui avoir donn&#233; son accord, le centre s'est r&#233;tract&#233;, sans doute par peur de perdre ses locaux, lou&#233;s par Logirem.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'eau contamin&#233;e et le fant&#244;me d'Air Bel&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand on aborde la pr&#233;sence de l&#233;gionelles dans les canalisations d'Air Bel, la voix de Djamila se fait plus fragile. En 2011, sa s&#339;ur a &#233;t&#233; infect&#233;e &#224; son domicile par ces dangereuses bact&#233;ries. Elle en garde encore de s&#233;rieuses s&#233;quelles. Six ans plus tard, c'est son fr&#232;re Hamid, p&#232;re de famille de 45 ans, qui a &#233;t&#233; contamin&#233;. Il en est mort en ao&#251;t 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au d&#233;c&#232;s d'Hamid Haouache, les trois bailleurs engagent enfin une campagne de chloration, font poser de filtres antibact&#233;riens et r&#233;nover des canalisations. &#171; &lt;i&gt;Pour moi, rien n'a &#233;t&#233; fait, ou alors de fa&#231;on tr&#232;s superficielle avec du mat&#233;riel de mauvaise qualit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;nonce Djamila. Du reste, certains ouvriers auraient confi&#233; aux habitants que les travaux men&#233;s &#233;taient insuffisants, leur conseillant m&#234;me de ne pas boire l'eau du robinet. Pourtant, se souvient Djamila, le 25 octobre 2017, les locataires ont re&#231;u une note lapidaire du bailleur Unicil, qui leur jurait que &#171; &lt;i&gt;l'eau du robinet peut &#234;tre consomm&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Mais en 2018, des pr&#233;l&#232;vements r&#233;v&#232;lent des taux 80 fois sup&#233;rieurs &#224; la norme dans le b&#226;timent 5, o&#249; une certaine Mme Grima a subi trois contaminations aux l&#233;gionelles. Djamila refuse toujours de boire l'eau du robinet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Slimani, l'avocate de l'association, a r&#233;uni plus de 250 plaintes de locataires contre les bailleurs sociaux. Le 28 juin 2018, un expert judiciaire est d&#233;sign&#233; pour contr&#244;ler la qualit&#233; de l'eau. Les derniers r&#233;sultats en date sont n&#233;gatifs &#8211; pas de l&#233;gionelles. Les locataires attendent de nouveaux tests.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les cache-mis&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur le mod&#232;le de la campagne de ravalements de fa&#231;ades que la mairie de Marseille a poursuivie dans le centre-ville malgr&#233; le drame de la rue d'Aubagne, &#224; Air Bel on r&#233;alise des travaux pour planquer la mis&#232;re. Lisa montre un faux plafond en plastique install&#233; sous les coursives d'un b&#226;timent. Infiltr&#233; par l'eau, il s'effrite et se d&#233;lite. M&#234;me camouflage avec l'installation de dalles carr&#233;es sur les murs de certains appartements : les fissures qu'elles dissimulent commen&#231;aient &#224; s&#233;rieusement inqui&#233;ter les habitants. Pas s&#251;r qu'ils soient rassur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une jeune femme d'une association d'architectes fait son entr&#233;e dans le local. &#171; &lt;i&gt;On est de retour le 22 octobre&lt;/i&gt; &#187;, titre l'affiche A4 qu'elle vient poser sur la porte. Chouette. L'id&#233;e de l'intervention : prendre des pinceaux et rendre la signal&#233;tique plus &#171; jolie &#187; dans la cit&#233;. Les gens qui financent cette intervention ? Les m&#234;mes qui ignorent constamment les locataires : Logirem, Unicil, Erilia, la Ville, la R&#233;gion, la M&#233;tropole. Si la jeune femme en question semble avoir ses faveurs, Djamila prend un ton plus dur pour parler de toutes les associations qu'elle qualifie de &#171; &lt;i&gt;bidons&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Ils viennent ici faire des missions de &#8220;civisme&#8221;... En r&#233;alit&#233;, ils veulent juste &#233;couler leurs subventions.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 14 h. Mme Timoulis, toute coquette, arrive au local, sourire aux l&#232;vres et le teint moins gris. Djamila doit lui faire signer les papiers pour qu'elle int&#232;gre son nouvel appartement. Le bon d'entr&#233;e est pr&#234;t &#224; &#234;tre imprim&#233;. &#171; &lt;i&gt;Et merde, l'imprimante marche plus...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cile Kiefer&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Marseille : la Ville laisse Air Bel en friche, les locataires d&#233;broussaillent &#187;, &lt;i&gt;La Marseillaise &lt;/i&gt;(15/07/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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