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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les oiseaux de mauvais augure</title>
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		<dc:date>2018-10-13T09:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mickael Correia</dc:creator>


		<dc:subject>Jos&#233; Vieira</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Dans Souvenirs d'un futur radieux, le documentariste Jos&#233; Vieira esquisse une histoire commune des migrants et des bidonvilles en croisant son exp&#233;rience d'immigr&#233; portugais des ann&#233;es 1960 avec celle, actuelle, des Roms. Un &#233;tang de seconde zone d'o&#249; &#233;merge un Caddie. Non loin, un panneau rappelle na&#239;vement qu'il est interdit de s'y baigner. Des gamins Roms plongent dans l'eau vaseuse et font les zouaves devant la cam&#233;ra. Jos&#233; Vieira se rem&#233;more que lui aussi s'&#233;tait baign&#233; dans ce m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no142-avril-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;142 (avril 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jose-Vieira" rel="tag"&gt;Jos&#233; Vieira&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jose-Vieira-5952" rel="tag"&gt;Jos&#233; Vieira&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Roms" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Souvenirs d'un futur radieux&lt;/i&gt;, le documentariste Jos&#233; Vieira esquisse une histoire
commune des migrants et des bidonvilles en croisant son exp&#233;rience d'immigr&#233; portugais
des ann&#233;es 1960 avec celle, actuelle, des Roms.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;tang de seconde zone d'o&#249; &#233;merge un Caddie. Non loin, un panneau rappelle na&#239;vement qu'il est interdit de s'y baigner. Des gamins Roms plongent dans l'eau vaseuse et font les zouaves devant la cam&#233;ra. Jos&#233; Vieira se rem&#233;more que lui aussi s'&#233;tait baign&#233; dans ce m&#234;me &#233;tang pourri dans les ann&#233;es 1960, alors qu'il n'&#233;tait qu'un gamin portugais immigr&#233; de fra&#238;che date.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2594 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L271xH200/-858-a2909.jpg?1768652067' width='271' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de &#171; Souvenirs d'un futur radieux &#187;, par Jos&#233; Vieira
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est toujours la m&#234;me histoire. L&#224;-bas, d'o&#249; l'on vient, l'esp&#233;rance s'est fait la malle, et les gens n'ont pas d'avenir &#224; offrir &#224; leurs enfants &lt;/i&gt; &#187;, ass&#232;ne-t-il. En filmant les habitants roms d'un bidonville de Massy, en banlieue parisienne, il rassemble, cam&#233;ra au poing, des fragments de son enfance pass&#233;e dans un bidonville construit sur la m&#234;me zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fuir et survivre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Souvenirs d'un futur radieux&lt;/i&gt;, photos familiales de Portugais des &lt;i&gt;sixties &lt;/i&gt;et de Roms d'aujourd'hui entrent vertigineusement en &#233;cho. Les m&#234;mes trois barres d'immeubles servent d'horizon commun. Comme des tours de ch&#226;teau fort, elles repr&#233;sentent &#224; la fois un monde inatteignable et les temps f&#233;odaux. En Roumanie aujourd'hui comme au Portugal dans les ann&#233;es 1960, les immigr&#233;s des deux communaut&#233;s t&#233;moignent du manque quotidien de nourriture et du travail d'esclave pour le compte de gros seigneurs terriens. Tous ont quitt&#233; &#171; &lt;i&gt;un pays aux abois o&#249; seul le pass&#233; semblait pr&#233;sent &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voix off des Portugais illustre par un parall&#232;le troublant le quotidien des Roms d'aujourd'hui. La d&#233;ception en arrivant en France, la construction d'une baraque en r&#233;cup', la corv&#233;e d'eau, les tr&#233;sors d'ing&#233;niosit&#233; et de bricole, la peur des incendies de baraquement. Et puis la boue. Envahissante, collante et froide. Jos&#233; Vieira se rappelle : &#171; &lt;i&gt;Lors des premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, je m'&#233;tais dit que l&#224;-haut il n'y avait pas de boue. &lt;/i&gt; &#187; Les Roms ressemblent ici &#224; de maladroits astronautes, arpentant clopin-clopant l'entrelacs bourbeux des baraques de t&#244;le. L'auteur cite alors les migrants sur les routes de Californie durant la Grande D&#233;pression. Il aurait pu tout aussi bien mentionner la &#171; jungle &#187; de Calais. &#171; &lt;i&gt;Toujours la m&#234;me histoire... &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chercheurs de vie meilleure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233; Vieira trace ainsi une m&#233;moire commune des bidonvilles, qui se tisse depuis les conditions de vie mis&#233;rables au pays &#8211; obligeant de simples familles &#224; devenir des &#171; &lt;i&gt;chercheurs de vie meilleure &lt;/i&gt; &#187; &#8211; jusqu'aux pratiques de survie en marge des villes. Cette histoire souterraine prend &#233;galement forme gr&#226;ce &#224; des portraits de Roms. Des plans fixes d'habitants du bidonville agissent comme des miroirs face aux photos de famille de Jos&#233; Vieira prises &#224; l'&#233;poque devant leur baraquement de fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme le rappelle le documentariste, &#171; &lt;i&gt;les immigr&#233;s sont des oiseaux de mauvais augure : ils apportent des mauvaises nouvelles du monde &lt;/i&gt; &#187;. Cette m&#233;moire partag&#233;e des migrants est &#233;galement &#233;maill&#233;e par les m&#234;mes expulsions muscl&#233;es, les m&#234;mes discours naus&#233;abonds des politiciens locaux et le m&#234;me m&#233;pris, entre racisme ordinaire, rackets et petites humiliations. Mais, pour le r&#233;alisateur, l'accord&#233;on du folklore portugais entre aussi en r&#233;sonance avec celui des chansons populaires roms. Car les f&#234;tes improvis&#233;es du dimanche, la joie d'&#234;tre malgr&#233; tout ensemble et l'humour sont autant de bou&#233;es de sauvetage pour s'&#233;chapper de ce marasme tout en boue et en t&#244;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la cam&#233;ra, un jeune Rom joue ainsi au faux reporter. Avec un micro de fortune, il interroge son pote, hilare, qui se pr&#233;sente comme le directeur de l'usine de ferraille toute proche. Un autre se met dans la peau du maire du village. Le journaliste potache conclut : &#171; &lt;i&gt;C'est tout pour aujourd'hui. On fera un autre film quand les jours seront meilleurs ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Souvenirs d'un futur radieux &#187;, de Jos&#233; Vieira, 78 minutes, 2014.
Production &amp; distribution : Zeugma Film.
En DVD &#224; 17 euros.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pour se faire une id&#233;e, voir un &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/131004075&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;extrait du documentaire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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