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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Des conflits et des femmes</title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi : Dans cette chronique, nous essayons de parler de s&#233;ries t&#233;l&#233; peu connues mais pas sans int&#233;r&#234;t. Pour cette seconde saison, nous irons voir de l'autre c&#244;t&#233; de la Manche. God save the s&#233;rie ! Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique : Nessa Stein pose son doigt sur la serrure biom&#233;trique et p&#233;n&#232;tre dans une glaciale safe room, un coffre-fort &#224; l'allure de frigo fait chambre. Unique lieu dans lequel la jeune et &#233;l&#233;gante baronne, redoutable pr&#233;sidente de la puissante fondation Stein, trouve (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no151-fevrier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;151 (f&#233;vrier 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Stein-pose" rel="tag"&gt;Stein pose&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;Ciquiou&#233;fdi&lt;/i&gt; : Dans cette chronique, nous essayons de parler de s&#233;ries t&#233;l&#233; peu connues mais pas sans int&#233;r&#234;t. Pour cette seconde saison, nous irons voir de l'autre c&#244;t&#233; de la Manche. &lt;i&gt;God save the&lt;/i&gt; s&#233;rie !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3083 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1317.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH449/-1317-8272a.jpg?1768849778' width='500' height='449' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique&lt;/strong&gt; : Nessa Stein pose son doigt sur la serrure biom&#233;trique et p&#233;n&#232;tre dans une glaciale &lt;i&gt;safe room&lt;/i&gt;, un coffre-fort &#224; l'allure de frigo fait chambre. Unique lieu dans lequel la jeune et &#233;l&#233;gante baronne, redoutable pr&#233;sidente de la puissante fondation Stein, trouve le sommeil depuis son myst&#233;rieux retour de Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;The Honourable Woman,&lt;/i&gt; mini-s&#233;rie (une saison, 8 &#233;pisodes) &#233;crite et r&#233;alis&#233;e par Hugo Blick, diffus&#233;e au cours de l'&#233;t&#233; 2014 sur BBC Two. Avec Maggie Gyllenhaal, Lubna Azabal, Andrew Buchan, Stephen Rea&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Leur p&#232;re &#233;tait un magnat de l'industrie militaire&lt;/strong&gt; au service du jeune &#201;tat h&#233;breu. L'Anglo-Isra&#233;lienne Nessa et son fr&#232;re Ephra transformeront ce lourd h&#233;ritage en une fondation philanthropique pour la paix au Proche-Orient ; soutenant la cr&#233;ation d'un &#201;tat palestinien, les &#233;coles et universit&#233;s ouvertes aux deux peuples et surtout le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;coms en Cisjordanie. Mais, alors qu'un appel d'offres tr&#232;s important de la fondation Stein vient d'&#234;tre emport&#233; par une soci&#233;t&#233; palestinienne, le patron de cette derni&#232;re se fait suicider ! Le lendemain, Kasim, le fils d'Atika, l'amie palestinienne de Nessa, est kidnapp&#233;&#8230; Entre espionnage (mais sans James Bond) et thriller politique, entre Londres, Gaza et J&#233;rusalem&#8230; &lt;i&gt;The Honourable Woman&lt;/i&gt; est sans conteste une de ces excellentes s&#233;ries &lt;i&gt;british&lt;/i&gt; qu'il serait dommage de rater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;vacuons d'abord&lt;/strong&gt; les louanges bien m&#233;rit&#233;es : un sc&#233;nario complexe mais qui se tient bien de bout en bout. Une r&#233;alisation &#171; &#224; l'anglaise &#187; : c'est &#224; dire plus subtile et ing&#233;nieuse que l'homologue ricaine. Et une interpr&#233;tation royale ! Mention sp&#233;ciale pour Gyllenhaal (Golden Globes pour l'occasion), qui parvient m&#234;me &#224; faire ressentir son plaisir &#224; jouer ce r&#244;le, et pour le toujours excellent Stephen Rea qui interpr&#232;te ici un enqu&#234;teur du MI6 en mode Droopy flegmatique, non sans humour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Penchons-nous maintenant&lt;/strong&gt; sur l'aspect politique de la chose&#8230; Tout au long des &#233;pisodes, on se demande pour quel camp la s&#233;rie va finir par pencher, dans quel manich&#233;isme elle finira par tomber. La r&#233;ponse ? Aucun. D'abord le conflit n'est jamais pr&#233;sent&#233; &#224; travers le prisme d&#233;formant de la guerre de religions, mais bien par celui de deux peuples engag&#233;s dans une lutte in&#233;gale. Entre colonialisme et apartheid isra&#233;lien (l'&#233;pisode centr&#233; sur les relations entre l'universit&#233; et Tsahal est d'une redoutable efficacit&#233;), terrorisme sanglant, guerre d'espionnage, prise d'otage, check-point odieux et corruption g&#233;n&#233;ralis&#233;e&#8230; Les Occidentaux en prennent aussi pour leurs grades. Car les Am&#233;ricains ne sont jamais tr&#232;s loin, et les rivalit&#233;s dans les services de renseignement anglais et U.S. peuvent faire autant de mal qu'une bombe ou qu'une colonie de peuplement. M&#234;me les philanthropes ne s'en sortent pas indemnes, car comme le dit un personnage palestinien &#224; Nessa Stein : &#171; &lt;i&gt;C'est pas de t&#233;l&#233;phone qu'on a besoin. Mais d'un pays !&lt;/i&gt; &#187; Et en effet, on se demande aussi si la cr&#233;ation d'une &#233;cole d'ing&#233;nierie t&#233;l&#233;coms est la priorit&#233; pour Ramallah !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au fur et &#224; mesure&lt;/strong&gt; que l'intrigue se d&#233;roule, les terribles v&#233;rit&#233;s se r&#233;v&#232;lent dans des entrelacs de mensonges. Les masques qui cachent d'autres masques tombent et les coups de th&#233;&#226;tre rythment le suspense. Mais toujours avec ce souci de traitement &#233;quitable jusqu'au d&#233;nouement o&#249;, dans un &lt;i&gt;twist&lt;/i&gt; de toute beaut&#233;, tant sur le plan des personnages que sur celui des relations internationales, appara&#238;t une sorte de politique fiction, un &#171; et si&#8230; ? &#187; utopique. &#192; la fin,&lt;i&gt; The Honourable Woman&lt;/i&gt; va jusqu'&#224; envisager un possible d&#233;but de solution. Un d&#233;but de solution qui n'est pas sans faire penser aux derniers jours de l'administration Obama mais, chut ! je ne vais pas &lt;i&gt;spoiler&lt;/i&gt; la fin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; mon humble avis&lt;/strong&gt;, Nessa Stein est une des h&#233;ro&#239;nes des plus ambigu&#235;s, touchantes, profondes et complexes que j'aie vues sur un &#233;cran. En cela elle me fait penser &#224; Mia dans&#8230; dans la s&#233;rie que je chroniquerai le mois prochain !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dystopie, c'est fini</title>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi : Dans les &#233;pisodes pr&#233;c&#233;dents , nous avions parl&#233; de s&#233;ries polici&#232;res comme r&#233;v&#233;latrices des dysfonctionnements de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. Cette fois, prenons deux si&#232;cles et un syst&#232;me solaire de recul, en entrant dans la science-fiction de The Expanse, avant que la guerre n'&#233;clate. Au comptoir du rade, le flic au chapeau ressasse ses id&#233;es noires en buvant ce verre de trop. Une jolie gueule sur une photo lui sourit. Sombre histoire que cette gamine de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no150-janvier-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;150 (janvier 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously &lt;/i&gt;dans &lt;i&gt;Ciquiou&#233;fdi &lt;/i&gt; : Dans les &#233;pisodes pr&#233;c&#233;dents&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD 148 et 149.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, nous avions parl&#233; de s&#233;ries polici&#232;res comme r&#233;v&#233;latrices des dysfonctionnements de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. Cette fois, prenons deux si&#232;cles et un syst&#232;me solaire de recul, en entrant dans la science-fiction de &lt;i&gt;The Expanse, &lt;/i&gt;avant que la guerre n'&#233;clate.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;A&lt;/petitelettrine&gt;u comptoir du rade, le flic au chapeau ressasse ses id&#233;es noires en buvant ce verre de trop. Une jolie gueule sur une photo lui sourit. Sombre histoire que cette gamine de super-riche terrien qui a fugu&#233; &#224; l'autre bout du syst&#232;me solaire et qui fricote avec les r&#233;volutionnaires de l'Outer Planets Alliance (OPA)&#8230; et le tout sur fond de crise internationale. L'air artificiel sent le soufre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique : &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;The Expanse&lt;/i&gt;, cr&#233;&#233;e par Mark Fergus et Hawk Ostby, d'apr&#232;s les romans de James S.A. Corey (chez Acte Sud). Saison 1 diffus&#233;e fin 2015, saison 2 pr&#233;vue pour f&#233;vrier 2017, sur la cha&#238;ne Syfy. Avec Thomas Jane, Steven Strait, Dominique Tipper, Shohreh Aghdashloo&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
&lt;i&gt;Revival &lt;/i&gt;de Guerre froide. &lt;/strong&gt;D'un c&#244;t&#233;, la Terre, bleue, unie, &#233;colo, riche et puissante. De l'autre la rouge Mars, ex-colonie en pleine croissance, non moins puissante et militariste. On se m&#233;fie, on s'arme, on s'espionne. Entre les deux, au centre de tous les enjeux, les colonies de la Ceinture (&lt;i&gt;Ze Belt&lt;/i&gt;) avec ses habitants (les &lt;i&gt;Belters&lt;/i&gt;), prol&#233;tariat de mineurs, ouvriers, marins de l'espace&#8230; et sous-prol&#233;tariat d'escrocs, de marginaux, d'ambitieux rat&#233;s, de tra&#238;ne-mis&#232;re et de tire-laines&#8230; Sur les satellites, stations ou ast&#233;ro&#239;des de la &lt;i&gt;Belt&lt;/i&gt;, l'air est rare et pr&#233;cieux, la gravit&#233; r&#233;duite et la vie est dure. Les ind&#233;pendantistes-terroristes- r&#233;volutionnaires de l'OPA sont en lutte contre les Terriens et les Martiens qu'ils accusent de se gaver sur le dos des &lt;i&gt;Belters&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonne chose : &lt;/strong&gt;la s&#233;rie focalise son r&#233;cit sur la &lt;i&gt;Belt &lt;/i&gt;et ses habitants &#224; travers deux histoires dont on se doute (et redoute) qu'elles finiront par n'en faire plus qu'une. D'un c&#244;t&#233; on suit un groupe de marins de l'espace qui se retrouvent au centre du grand jeu international et, telle une boule de flipper, sont manipul&#233;s et renvoy&#233;s aux quatre coins du syst&#232;me solaire pour provoquer ou &#233;viter la prochaine guerre. De l'autre, qui nous int&#233;resse plus, nous suivons l'enqu&#234;te de Miller, flic forc&#233;ment d&#233;sabus&#233;, sur l'ast&#233;ro&#239;de C&#233;r&#232;s. Enqu&#234;te qui nous permet de d&#233;couvrir la dystopie de la &lt;i&gt;Belt&lt;/i&gt;. Car, comme chacun sait, la bonne science-fiction est avant tout une bonne r&#233;flexion sur la soci&#233;t&#233;, les sciences et les techniques actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Miller est un antih&#233;ros &lt;/strong&gt;classique : corrompu, cynique, sans espoir mais assez classe et efficace. N&#233; dans la Ceinture, il travaille n&#233;anmoins pour la police qui est clairement au service des int&#233;r&#234;ts de la Terre, des riches exploiteurs. Miller : &#171; &lt;i&gt;Il n'y a pas de loi sur C&#233;r&#232;s. Que la police. &#187;&lt;/i&gt; Tra&#238;tre &#224; son peuple et &#224; sa classe. Les militants ind&#233;pendantistes de l'OPA (dont le sigle, un A dans un O, ressemble farouchement &#224; celui des anars) ne se g&#234;nent pas pour le lui faire sentir. &#201;videmment, &#224; la recherche d'une jeune et myst&#233;rieuse disparue, Miller se met en qu&#234;te de sa propre r&#233;demption. C'est &#224; travers son histoire, agr&#233;ment&#233;e de quelques &lt;i&gt;flash-backs &lt;/i&gt;(une gr&#232;ve s&#233;v&#232;rement extermin&#233;e, par exemple), que se pr&#233;sente &#224; nous ce monde fait d'exploitation &#233;conomique sans piti&#233;. Mieux qu'une ressemblance avec notre propre monde : une all&#233;gorie propre et distrayante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; des c&#244;t&#233;s un &lt;/strong&gt;peu &lt;i&gt;cheap &lt;/i&gt;et quelques d&#233;cors en carton grossier, la s&#233;rie regorge de bonnes id&#233;es et de bonnes questions. Parfois po&#233;tique comme le vol d'un petit oiseau en faible apesanteur, parfois technique comme les proc&#233;dures pour faire un demi-tour dans l'espace &#224; grande vitesse, ou &#224; propos de l'&#233;volution biologique et linguistique des &lt;i&gt;Belters&lt;/i&gt;&#8230; Elle doit aussi beaucoup au film noir. Miller ressemble, et c'est un hommage, &#224; Deckard, le flic de &lt;i&gt;Blade Runner&lt;/i&gt;. On pense aussi au &lt;i&gt;Laura &lt;/i&gt;d'Otto Preminger dans lequel un d&#233;tective tombe amoureux de l'image de la disparue. &lt;i&gt;The Expanse &lt;/i&gt;fait la d&#233;monstration que m&#234;me avec des moyens plus que modestes par rapport aux superproductions actuelles, on peut faire de la chouette S-F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bref, la s&#233;rie &lt;/strong&gt;est assez plaisante&#8230; jusqu'aux deux derniers &#233;pisodes o&#249; l'action prend le pas sur la science-fiction. Et alors je me prends &#224; r&#234;ver d'une s&#233;rie qui parviendrait, enfin, &#224; faire vivre critique sociale et politique dans un monde futuriste. Une sorte de &lt;i&gt;The Wire &lt;/i&gt;de l'espace. Je ne sais pas si les cr&#233;ateurs de &lt;i&gt;The Expanse &lt;/i&gt;parviendront &#224; rectifier le tir dans la saison 2 qui d&#233;butera cet hiver&#8230; je l'esp&#232;re quand m&#234;me un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette chronique &lt;/strong&gt;d&#233;butera aussi sa saison 2 &#224; la rentr&#233;e&#8230; une saison anglaise, &#224; ne pas rater !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;148 et 149.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Killing Queer Hero</title>
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		<dc:subject>trans</dc:subject>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi : Au risque de d&#233;plaire aux lecteurs r&#233;tifs &#224; ces &#339;uvres fictionnelles, nous continuons la visite des s&#233;ries anglaises. Apr&#232;s l'espionnage &#224; Londres &#8230;, cap au Nord, Manchester et sa campagne, pour Hit and miss, un polar qui donnerait des boutons &#224; la Manif pour tous (MPT). Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique Nuit. Parking glauque, d&#233;sert, silencieux. Un type se dirige vers sa caisse. Quelqu'un l'attend. Capuche et veste noires. Flingue et silencieux. Poum et poum. Le tueur &#224; gages (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no152-mars-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;152 (mars 2017)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously dans Ciquiou&#233;fdi &lt;/i&gt; : Au risque de d&#233;plaire aux lecteurs r&#233;tifs &#224; ces &#339;uvres fictionnelles, nous continuons la visite des s&#233;ries anglaises. Apr&#232;s l'espionnage &#224; Londres&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The Honourable Woman, in CQFD n&#176;151.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&#8230;, cap au Nord, Manchester et sa campagne, pour &lt;i&gt;Hit and miss&lt;/i&gt;, un polar qui donnerait des boutons &#224; la Manif pour tous (MPT).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3021 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L419xH400/-1257-e5387.jpg?1768649853' width='419' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Junie Briffaz
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nuit. Parking glauque, d&#233;sert, silencieux. Un type se dirige vers sa caisse. Quelqu'un l'attend. Capuche et veste noires. Flingue et silencieux. Poum et poum. Le tueur &#224; gages retourne dans sa voiture&#8230; et se passe du rouge sur les l&#232;vres. Chez elle, apr&#232;s une s&#233;ance de sport, elle va prendre une douche. L'assassin est une femme trans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Hit and miss&lt;/i&gt;, mini-s&#233;rie (une saison, 6 &#233;pisodes de 40 minutes) cr&#233;&#233;e par Paul Abbott pour Sky Atlantic. Premi&#232;re diffusion : mai 2012. Avec Chlo&#235; Sevigny, Jonas Armstrong, Karla Crome, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;pisode&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mia travaille comme tueuse &#224; gages pour un mafieux de Manchester afin de payer son op&#233;ration qui pourra la rendre pleinement femme. En attendant, elle &#233;conomise, ne voit personne, ne s'occupe que d'elle. C'est alors que sa vie d'avant, du temps o&#249; elle essayait d'&#234;tre un homme h&#233;t&#233;rosexuel, la rattrape : une ex-girlfriend, mourante, apprend &#224; Mia qu'elle a &#233;t&#233; le g&#233;niteur d'un gamin de 11 ans. Et les choses vont se compliquer davantage lorsqu'elle se voit confier la garde des quatre enfants de cet amour lointain et passager. Entre Manchester, grise, urbaine, solitaire et la campagne du Yorkshire, ses landes, la ferme avec les quatre gosses (de 6, 11, 15 et 17 ans), c'est une nouvelle famille qui rena&#238;t loin du mod&#232;le &#171; un papa, une maman &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#224; l'heure o&#249; les suppos&#233;s champions de la prochaine pr&#233;sidentielle fran&#231;aise redoublent d'&#339;uillades appuy&#233;es aux cathos int&#233;gristes et aux dingos de la MPT qui auraient &#233;t&#233; &#171; humili&#233;s par Hollande &#187; (dixit Macron), &lt;i&gt;Hit and miss&lt;/i&gt; est un bon coup de botte &#224; talon dans les parties de ces r&#233;acs. Car c'est bien une &#171; famille &#187; qui est au centre de l'intrigue. Une famille qui se compose et se recompose, non pas en fonction des carcans traditionnels et g&#233;n&#233;tiques, mais en fonction des aspirations, des amours et des f&#234;lures de ses membres&#8230; qui sont tous, peu ou prou, celles et ceux qui sont quotidiennement maltrait&#233;s et r&#233;ellement humili&#233;s par la soci&#233;t&#233; patriarcale et normative : femme, trans, gamins en marge, jeunes isol&#233;s, marginaux, handicap&#233;(e)s, &#233;pouses battues ou fille m&#232;re&#8230; En face, les parents de Mia - la famille patriarcale &#171; normale &#187; - n'est g&#233;n&#233;ratrice que de violence et d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines critiques ont point&#233; du doigt le paradoxe que ce soit une actrice &#171; cis &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Est &#171; cis &#187; une personne dont le corps est en ad&#233;quation avec son genre. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, Chlo&#235; Sevigny, qui interpr&#232;te un r&#244;le de trans alors que les actrices trans manquent cruellement de (beaux) r&#244;les&#8230; Il n'emp&#234;che que la prestation de l'actrice am&#233;ricaine est pour le coup tout &#224; fait remarquable. Tour &#224; tour femme fatale, tueuse de sang froid ou en panique, elle cr&#232;ve l'&#233;cran. Le c&#339;ur de l'histoire ne tourne pas autour du changement de sexe de Mia mais du changement de perspective de son existence : d'un c&#244;t&#233;, l'implacable tueuse trans, passablement &#233;go&#239;ste et r&#233;serv&#233;, de l'autre, la femme charg&#233;e de famille, en lutte contre l'omnipr&#233;sente violence des dominants : les hommes riches et puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnages, r&#233;jouissants, ne m&#226;chent pas leurs mots, avec des accents du nord de l'Angleterre ouvri&#232;re. Par exemple, Riley, la fille a&#238;n&#233;e, interpr&#233;t&#233;e par la jeune Karla Crome, v&#233;ritable alter-ego de Mia : l'opposition initiale, &#171; vraie &#187; femme et m&#232;re potentielle versus &#171; fausse &#187; femme et p&#232;re &#171; v&#233;ritable &#187;, se mue peu &#224; peu en une relation de solidarit&#233;, de sororit&#233; m&#234;me, de femmes en but &#224; la violence des hommes. Car, si c'est Mia la tueuse, la violence, le sexisme et la transphobie viennent le plus souvent des mecs&#8230; Dans la s&#233;rie comme dans la vie. Et les femmes ne peuvent et ne doivent compter que sur elles-m&#234;mes. Cette &#171; petite s&#233;rie &#187; (4 heures en tout et pour tout) tr&#232;s attachante, accompagn&#233;e d'une excellente bande son, est aussi une &#339;uvre politique. Sans se faire donneuse de le&#231;on, d'ailleurs ! Il n'y a aucune morale finale autre que &#171; la lutte continue &#187;. Et elle continuera encore le mois prochain, avec une autre s&#233;rie, d'autres femmes et d'autres paysages loin, tr&#232;s loin de l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;The Honourable Woman, in &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;151.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Est &#171; cis &#187; une personne dont le corps est en ad&#233;quation avec son genre. C'est-&#224;-dire, grosso-modo, &#171; non-trans &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Da Vinci (bien) crade</title>
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		<dc:date>2019-08-10T15:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
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		<dc:subject>Saison</dc:subject>
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		<dc:subject>True</dc:subject>
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&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdi , j'avais parl&#233; de The night of, rare s&#233;rie US &#224; faire porter les causes du cauchemar am&#233;ricain sur le syst&#232;me lui-m&#234;me et non sur les individus d&#233;viants ou mauvais. Cette fois, nous allons porter notre regard sur le paradoxe True detective&#8230; saison 2. Juin 2015. La suite de True detective sort sur les petits &#233;crans. Apr&#232;s une premi&#232;re saison couverte de louanges par les critiques et les spectateurs, l'attente est immense&#8230; Peut-&#234;tre trop ? Les records du premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no149-decembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;149 (d&#233;cembre 2016)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously &lt;/i&gt;dans &lt;i&gt;Ciquiou&#232;fdi &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Une bonne nuit en enfer &#187;, CQFD n&#176;148.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, j'avais parl&#233; de &lt;i&gt;The night of, &lt;/i&gt;rare s&#233;rie US &#224; faire porter les causes du cauchemar am&#233;ricain sur le syst&#232;me lui-m&#234;me et non sur les individus d&#233;viants ou mauvais. Cette fois, nous allons porter notre regard sur le paradoxe &lt;i&gt;True detective&lt;/i&gt;&#8230; saison 2.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;J&lt;/span&gt;uin 2015. La suite de &lt;i&gt;True detective &lt;/i&gt;sort sur les petits &#233;crans. Apr&#232;s une premi&#232;re saison couverte de louanges par les critiques et les spectateurs, l'attente est immense&#8230; Peut-&#234;tre trop ? Les records du premier &#233;pisode pass&#233;s, l'audience s'effrite et les critiques se font moins laudatives (&lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama &lt;/i&gt;parle &lt;i&gt;&#171; d'&#233;chec quasi g&#233;n&#233;ral &#187;&lt;/i&gt;). Mais, pour ce qui rel&#232;ve de l'analyse politique, la seconde saison est bien sup&#233;rieure &#224; la premi&#232;re et n'est pas sans rappeler l'actualit&#233; r&#233;cente. Et c'est ce que nous allons voir de ce pas ! G&#233;n&#233;rique : &lt;i&gt;True detective, &lt;/i&gt;saison 2. Cr&#233;&#233;e par Nic Pizzolatto, produite pour la cha&#238;ne HBO. Avec Colin Farell, Rachelle MacAdams, Vince Vaughn. Chanson du g&#233;n&#233;rique : &lt;i&gt;Nevermind &lt;/i&gt;de Leonard Cohen (&lt;i&gt;RIP&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'excellente premi&#232;re saison &lt;/strong&gt;se d&#233;roule dans une Louisiane poisseuse o&#249; nous suivons, &#224; travers le bayou et les ann&#233;es, la poursuite d'un tueur particuli&#232;rement sadique par deux policiers que tout oppose, comme il se doit. Le montage, &#224; travers des flash-back, est brillant, le suspens efficace, les acteurs (Matthew McConnaughey et Woody Harrelson) tr&#232;s bons&#8230; Mais, si ce n'est la forme et quelques critiques contre la main mise des &#233;glises sur les &#233;coles pauvres, cette premi&#232;re histoire reste des plus classiques. Et &#224; la fin, le flic mat&#233;rialiste trouve Dieu et l'assassin se r&#233;v&#232;le bel et bien &#234;tre un dangereux psychopathe, incestueux, laid, m&#233;chant&#8230; monstrueux. Sa mort r&#233;tablira l'ordre am&#233;ricain &#8211; si ce n'est divin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la seconde saison, &lt;/strong&gt;on ne fait pas que changer de d&#233;cors en se transportant en Californie, dans la ville fictive de Vinci. Cette fois, l'histoire suit trois flics et un mafieux enqu&#234;tant sur la mort d'un haut fonctionnaire corrompu aux moeurs douteuses. &#192; la place du bayou, des entrelacs d'autoroutes, des d&#233;charges, des usines, des zones pavillonnaires miteuses ; &#224; la place des l&#233;gendes cr&#233;oles du Sud, un nouveau western o&#249; le chemin de fer est au centre de toutes les convoitises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vinci, &lt;/strong&gt;avec ses flics pourris, ses putes, sa coke, son industrie lourde et ses travailleurs sans-papiers, est une ville presque sans habitant qui n'a d'autre fonction que faire du fric pour la petite poign&#233;e de magnats, politiciens, hauts fonctionnaires et mafieux, qui se partagent et se d&#233;chirent la face cach&#233;e de l'&#233;conomie californienne. &#192; sa sortie, en 2015, certains avaient trouv&#233; ringarde cette saison o&#249;, par exemple, le flic homo n'assumait pas sa sexualit&#233;, o&#249; le maire (de p&#232;re en fils) aussi sexiste, vulgaire que corrompu ne pouvait para&#238;tre que comme une sombre caricature du pire de George W. Bush&#8230; L'Am&#233;rique, ce n'&#233;tait plus &#231;a, mesdames et messieurs, au temps d'Obama ! L'Am&#233;rique qu'on voulait voir, c'&#233;tait celle de San Francisco, la tol&#233;rante, celle qui &#233;lit un pr&#233;sident noir, qui commence &#224; penser &#233;colo et qui vote le mariage gay ! &#192; la lumi&#232;re des r&#233;centes &#233;lections, je me prends &#224; me demander si True Detective saison 2 ne serait pas, en fait, en avance. Si l'Am&#233;rique de Vinci n'&#233;tait pas celle de Trump ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors certes&#8230; &lt;/strong&gt;certains dialogues tra&#238;nent un peu en longueur et l'obsession de Nic Pizzolatto pour la paternit&#233; est parfois lourde. Mais qu'importe ! Aux veinards qui n'ont pas encore regard&#233; &lt;i&gt;True Detective, &lt;/i&gt;je conseillerai de commencer par la saison 2 qui m&#233;rite le d&#233;tour, surtout en ce moment, pour finir en beaut&#233; par la saison 1 qui est quand m&#234;me mieux. Chose qu'il ne faut pas faire avec la s&#233;rie &lt;i&gt;The Expanse &lt;/i&gt;pour les &#233;videntes raisons que je vous expliquerai le mois prochain !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Une-bonne-nuit-en-enfer' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Une bonne nuit en enfer&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;n&#176;148.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les dames du Lake</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-dames-du-Lake</link>
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		<dc:date>2019-03-15T01:35:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>Jane Campion</dc:subject>
		<dc:subject>montagnes sauvages</dc:subject>
		<dc:subject>impassible qu'elle</dc:subject>
		<dc:subject>ado d&#233;vale</dc:subject>
		<dc:subject>v&#233;lo jusqu'au</dc:subject>
		<dc:subject>the Lake</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;rie</dc:subject>
		<dc:subject>s&#233;ries</dc:subject>
		<dc:subject>Top</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy : le mois dernier, un lecteur courrouc&#233;, Antoine, nous encourageait &#224; renoncer aux s&#233;ries TV &#171; quintessence de (la) consommation passive d'images &#187;. Pour le dernier &#233;pisode de cette chronique, Julien Tewfiq lui r&#233;pond &#224; travers la s&#233;rie Top of the Lake. Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique : &#224; l'heure o&#249; blanchit la campagne, minuscule entre nappes de brouillard et montagnes sauvages, une ado d&#233;vale la route &#224; v&#233;lo jusqu'au bord d'un lac aussi impassible qu'elle. La coll&#233;gienne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no153-avril-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;153 (avril 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jane-Campion" rel="tag"&gt;Jane Campion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/montagnes-sauvages" rel="tag"&gt;montagnes sauvages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/impassible-qu-elle" rel="tag"&gt;impassible qu'elle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ado-devale" rel="tag"&gt;ado d&#233;vale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/velo-jusqu-au" rel="tag"&gt;v&#233;lo jusqu'au&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/the-Lake" rel="tag"&gt;the Lake&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/serie" rel="tag"&gt;s&#233;rie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/series" rel="tag"&gt;s&#233;ries&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Top" rel="tag"&gt;Top&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Previously&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;Ciquiou&#232;fdy&lt;/i&gt; : le mois dernier, un lecteur courrouc&#233;, Antoine, nous encourageait &#224; renoncer aux s&#233;ries TV &#171; &lt;i&gt; quintessence de&lt;/i&gt; (la) &lt;i&gt;consommation passive d'images&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir CQFD n&#176;152, mars 2017.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;. Pour le dernier &#233;pisode de cette chronique&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En fait, &#233;videmment, la chronique reviendra dans une troisi&#232;me saison ! (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, Julien Tewfiq lui r&#233;pond &#224; travers la s&#233;rie &lt;i&gt;Top of the Lake&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique :&lt;/strong&gt; &#224; l'heure o&#249; blanchit la campagne, minuscule entre nappes de brouillard et montagnes sauvages, une ado d&#233;vale la route &#224; v&#233;lo jusqu'au bord d'un lac aussi impassible qu'elle. La coll&#233;gienne d&#233;pose son cartable et sa veste sur la berge et p&#233;n&#232;tre sans se retourner dans l'eau glac&#233;e, jusqu'aux &#233;paules&#8230; Trois notes, tristes, de piano. Elle serre les poings.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Top of the Lake&lt;/i&gt;, s&#233;rie australo-anglo-n&#233;o-z&#233;landaise (1 saison de 6 &#233;pisodes), cr&#233;&#233;e, &#233;crite et r&#233;alis&#233;e par Jane Campion, Gerard Lee et Garth Davis avec Elisabeth Moss, David Wenham, Holly Hunter&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une saison 2, avec Nicole Kidman, est (tr&#232;s) attendue pour 2017.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2506 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH331/-772-41372.jpg?1768657235' width='500' height='331' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;pisode :&lt;/strong&gt; en chroniquant des s&#233;ries TV pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, je m'attendais &#233;videmment &#224; ce que &#231;a fasse grincer des dents chez certains. Je peux comprendre qu'on n'aime pas les s&#233;ries, ou pas telle s&#233;rie, mais &#224; part l'hom&#233;opathie ou le refus de voter, je ne connais pas de sujet plus pol&#233;mique. En voil&#224; une, pourtant, qui devrait mettre tout le monde d'accord. &lt;i&gt;Top of the Lake&lt;/i&gt; est &lt;i&gt;the&lt;/i&gt; s&#233;rie. Elle n'a clairement rien &#224; envier au meilleur cin&#233;ma ou &#224; la meilleure litt&#233;rature : &#224; la fois populaire et savante, intelligente, distrayante et puissamment politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre de Jane Campion est une implacable d&#233;monstration que la s&#233;rie TV, entre de bonnes mains, est plus qu'un genre t&#233;l&#233;visuelle mais un domaine artistique &#224; part enti&#232;re. Et elle le dit mieux que moi : &#171; &lt;i&gt;C'est une histoire de six heures que je consid&#232;re comme un roman, dont les &#233;pisodes seraient des chapitres. Le plaisir du romancier est la possibilit&#233; d'explorer diff&#233;rents personnages, et chaque personnage apporte une saveur diff&#233;rente &#224; l'ensemble.&lt;/i&gt; &#187; Plaisir du romancier comme du spectateur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, nous suivons Robin, une jeune inspectrice, jou&#233;e par la parfaite Elizabeth Moss, qui enqu&#234;te sur la disparition de Tui, jeune coll&#233;gienne enceinte, dans les parages d'un lac dont la beaut&#233; le partage &#224; la sauvagerie. Le p&#232;re de la gamine, petit potentat local suspect&#233; de l'avoir viol&#233;e, met tout en &#339;uvre pour la retrouver. Au milieu, un groupe de femmes guid&#233;es par une &#233;trange J. G. (Holly Hunter entre Patti Smith et Jane Campion elle-m&#234;me) a trouv&#233; refuge au bord du lac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 6 &#233;pisodes de moins d'une heure, c'est toute la violence du patriarcat qui est sond&#233;e : les remarques et attitudes sexistes au bar, &#224; la maison ou au commissariat, les viols (incestueux, en r&#233;union, en bande organis&#233;e), les oppressions religieuses et sociales sur les corps, en passant par la drague comme mode de domination&#8230; Mais c'est aussi toutes sortes de r&#233;sistances f&#233;ministes qui sont &#224; l'&#339;uvre : r&#233;silience individuelle ou soutien collectif, fuite, bagarre et contre-attaque &#8211; en non-mixit&#233; ou mixit&#233; &#8211; des femmes en lutte. R&#233;pertoire magnifiquement film&#233; par une des leurs... Et &#231;a change beaucoup de choses !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait en dire encore et encore sur les questions politiques et esth&#233;tiques abord&#233;es par cette s&#233;rie. Mais je fais confiance au public pour faire ses propres analyses. C'est le principal point qui me s&#233;pare du propos du lecteur courrouc&#233; du mois dernier : loin de l'&#234;tre baveux et passif devant son &#233;cran, je crois au &#171; &lt;i&gt;spectateur &#233;mancip&#233;&lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;compose son propre po&#232;me avec les &#233;l&#233;ments du po&#232;me en face de lui&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Spectateur &#233;mancip&#233; de Jacques Ranci&#232;re, &#233;ditions La Fabrique.&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les s&#233;ries sont produites par de gros conglom&#233;rats &#171; &lt;i&gt; spectaculaires marchands&lt;/i&gt; &#187; mais tout comme des chefs-d'&#339;uvre du cin&#233;ma furent produits par les grands studios hollywoodiens ! Certes les &#233;crans cathodiques ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s par la CIA comme torture et techniques de lavage de cerveaux&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Le Tube, film documentaire de Peter Entell&#8230; visible sur Youtube.&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. Et pourtant, c'est aussi via des &#233;crans que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est con&#231;u chaque mois sans que nous soyons devenus des zombies incapables de penser. En r&#233;alit&#233;, les spectateurs ne sont pas des veaux. Il n'y a qu'&#224; les &#233;couter discuter des s&#233;ries qu'ils aiment ou d&#233;testent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;n&#233;rique de fin :&lt;/strong&gt; Peut-on reprocher aux s&#233;ries d'&#234;tre addictives ? Et les romans ? Avalant les chapitres les uns apr&#232;s les autres, j'ai regard&#233; &lt;i&gt;Top of the lake&lt;/i&gt; en deux soir&#233;es seulement. Est-ce que c'&#233;tait ali&#233;nant ? Bien au contraire, c'&#233;tait &#171; &lt;i&gt;Top&lt;/i&gt; &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;152, mars 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En fait, &#233;videmment, la chronique reviendra dans une troisi&#232;me saison ! Hourra ! (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Une saison 2, avec Nicole Kidman, est (tr&#232;s) attendue pour 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Spectateur &#233;mancip&#233;&lt;/i&gt; de Jacques Ranci&#232;re, &#233;ditions La Fabrique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;Le Tube&lt;/i&gt;, film documentaire de Peter Entell&#8230; visible sur Youtube.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une bonne nuit en enfer</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Une-bonne-nuit-en-enfer</link>
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		<dc:date>2019-02-12T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans la s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e The Night Of, les coupables sont les institutions, les logiques bureaucratiques et la place de l'argent au c&#339;ur de la justice. *** Il y a quelque chose de pourri au pays de la libert&#233; et les Am&#233;ricains, loin d'&#234;tre cons, en ont bien conscience. C'est particuli&#232;rement sensible dans la profusion des s&#233;ries t&#233;l&#233;s juridico-polici&#232;res plus ou moins r&#233;alistes qu'ils produisent. Violence, d&#233;linquance, corruption, vices en tout genre viennent contredire la soci&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Previously-dans-Ciquiouefdy" rel="tag"&gt;Previously dans Ciquiou&#232;fdy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Wire" rel="tag"&gt;Wire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e &lt;i&gt;The Night Of&lt;/i&gt;, les coupables sont les institutions, les logiques
bureaucratiques et la place de l'argent au c&#339;ur de la justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a quelque chose de pourri au pays de la libert&#233;&lt;/strong&gt; et les Am&#233;ricains, loin d'&#234;tre cons, en ont bien conscience. C'est particuli&#232;rement sensible dans la profusion des s&#233;ries t&#233;l&#233;s juridico-polici&#232;res plus ou moins r&#233;alistes qu'ils produisent. Violence, d&#233;linquance, corruption, vices en tout genre viennent contredire la soci&#233;t&#233; id&#233;ale, cette esp&#232;ce d'utopie qu'ils pr&#234;tent &#224; leur constitution, &#224; leur nation, &#224; leur &#171; destin manifeste &#187;. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut ranger &lt;/strong&gt;ces s&#233;ries en deux cat&#233;gories : la premi&#232;re, de loin la plus fournie, oppose un ordre juste et efficace (police et justice) en lutte face &#224; des individus vici&#233;s qu'il faut mettre hors d'&#233;tat de nuire&#8230; &#192; la fin, tout rentre dans l'ordre&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les exemples ne manquent pas de Colombo &#224; Les Experts en passant par Hannibal.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. A contrario, dans l'autre cat&#233;gorie, le syst&#232;me est aussi corrompu que corrupteur, broyant les individus qu'il a en charge de prot&#233;ger. Si certains personnages tentent de lui r&#233;sister ou de le combattre, &#224; la fin&#8230; c'est le syst&#232;me qui gagne. L'exemple magistral que tout s&#233;riephile aura en t&#234;te est &#233;videmment celui de &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt;. &#199;a tombe bien, nous allons parler de &lt;i&gt;The Night Of&lt;/i&gt;, dont un des cr&#233;ateurs, Richard Price, &#233;tait aussi sc&#233;nariste de la s&#233;rie culte sur Baltimore. Dans la loi des s&#233;ries, il y a pas de hasard&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The Night Of, cr&#233;&#233;e par Richard Price et Steven Zaillian, produite par la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans (trop) spoiler : &lt;/strong&gt;cette fameuse nuit-l&#224;, Nasir Khan (excellent Riz Ahmed), jeune am&#233;ricano-pakistanais musulman, encha&#238;ne les b&#234;tises. D'abord, il pique le taxi de son daron pour aller faire la f&#234;te, se perd dans New York, charge une jolie fille puis, ensemble, ils se droguent, picolent et galipettes&#8230; Au petit matin, &lt;i&gt;black-out &lt;/i&gt;pour notre noceur, mais la fille a &#233;t&#233; sauvagement assassin&#233;e. Il prend la fuite, emportant ce qu'il pense &#234;tre l'arme du crime, laissant une myriade d'indices derri&#232;re lui. Avant que le soleil se l&#232;ve, Nasir est arr&#234;t&#233;. Sur un malentendu, John Stone (John Turturro), avocat minable d'un pragmatisme tout en cynisme et rong&#233; par de violentes crises d'ecz&#233;ma, va le d&#233;fendre. Fin du premier &#233;pisode qui, &#224; l'image des suivants, est tout en lente et noire descente aux enfers. Nasir est-il coupable ? On ne le sait pas. Lui m&#234;me n'est pas tr&#232;s s&#251;r. Mais l'important n'est pas l&#224; : l'important, c'est le portrait du syst&#232;me m&#233;diatique, judiciaire et policier, implacable machinerie que personne ne semble contr&#244;ler. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; &lt;i&gt;The Night Of &lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;va plus loin que &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt;, c'est qu'ici, personne n'est vraiment m&#233;chant, personne n'est vraiment coupable. M&#234;me les flics qui essayent de faire de leur mieux, y compris avec leur paresse et leur l&#226;chet&#233;. M&#234;me la procureure calculatrice ou l'avocate attir&#233;e par les cam&#233;ras. M&#234;me Freddy (Michael K. Williams, l'inoubliable Omar Litle dans &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt;), le roi-dealer de la prison qui prend Nasir sous son aile pour d'obscures raisons, n'est pas un parfait salaud. Non, les coupables sont les institutions, les logiques bureaucratiques et la place de l'argent au coeur de la justice. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, &lt;/strong&gt;le syst&#232;me judiciaire ressemble moins &#224; une justice de classe qu'&#224; un rouage aberrant mais implacable. &#192; l'image de l'ecz&#233;ma de l'avocat qui frappe ou se calme, s'&#233;tend ou se r&#233;sorbe sans logique apparente, sans soucis d'innocence ou de culpabilit&#233;, mais uniquement pour marquer les corps. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait regretter &lt;/strong&gt;qu'elle soit aussi d&#233;sesp&#233;rante &#8211; violente m&#234;me par la justesse de ses descriptions du r&#233;el &#8211;, mais la d&#233;monstration des cr&#233;ateurs de la s&#233;rie est, elle aussi, implacable : il n'y a pas quelque chose ou quelqu'un de pourri, c'est tout le syst&#232;me qui l'est.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Julien Tewfiq&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les exemples ne manquent pas de &lt;i&gt;Colombo &lt;/i&gt;&#224; &lt;i&gt;Les Experts &lt;/i&gt;en passant par &lt;i&gt;Hannibal&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The Night Of, &lt;/i&gt;cr&#233;&#233;e par Richard Price et Steven Zaillian, produite par la cha&#238;ne HBO, diffus&#233; au cours de l'&#233;t&#233; 2016, doit &#234;tre facilement t&#233;l&#233;chargeable, peut-&#234;tre m&#234;me l&#233;galement. Une saison de huit &#233;pisodes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des dieux sans foi ni loi</title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;*** Previously dans Ciquiou&#233;fdi *** C'&#233;tait l'une des questions centrales de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent de cette chronique, qui portait sur The Americans : qu'est-ce qu'&#234;tre am&#233;ricain (quand on bosse pour le KGB) ? Ce mois-ci, variante sur le m&#234;me th&#232;me, avec l'excellente s&#233;rie American Gods. *** Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique Sale temps pour Shadow Moon. Certes, sa lib&#233;ration de prison est avanc&#233;e d'un jour, mais juste pour lui permettre de se rendre aux fun&#233;railles de sa femme, morte dans un accident de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no169-octobre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;169 (octobre 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Noirs" rel="tag"&gt;Noirs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/serie" rel="tag"&gt;s&#233;rie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;i&gt;*** Previously dans Ciquiou&#233;fdi ***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'une des questions centrales de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent de cette chronique, qui portait sur &lt;i&gt;The Americans&lt;/i&gt; : qu'est-ce qu'&#234;tre am&#233;ricain (quand on bosse pour le KGB) ? Ce mois-ci, variante sur le m&#234;me th&#232;me, avec l'excellente s&#233;rie &lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sale temps pour Shadow Moon. Certes, sa lib&#233;ration de prison est avanc&#233;e d'un jour, mais juste pour lui permettre de se rendre aux fun&#233;railles de sa femme, morte dans un accident de voiture alors qu'elle le trompait avec son meilleur ami. D&#233;s&#339;uvr&#233; et passablement d&#233;prim&#233;, il accepte de bosser comme chauffeur/garde du corps d'un type &#233;trange se faisant appeler Wednesday (Mercredi). Celui-ci l'entra&#238;ne dans un &lt;i&gt;road trip&lt;/i&gt; d&#233;lirant &#224; la rencontre de personnages aussi dangereux qu'excentriques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;n&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt;, s&#233;rie am&#233;ricaine en une saison de huit &#233;pisodes (une saison 2 est pr&#233;vue pour 2019). Cette adaptation du roman du m&#234;me nom de Neil Gaiman a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 2017 par Bryan Fuller et Michael Green pour la cha&#238;ne Starz. Avec Ricky Whittle, Ian McShane, Emily Browning, Pablo Schreiber&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;pisode&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand j'ai d&#233;couvert qu'une cha&#238;ne de t&#233;l&#233; ricaine (Satan !) avait adapt&#233; &lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt;, le bouquin culte de Neil Gaiman, j'ai d'abord cri&#233; au blasph&#232;me ! Las, je manquais de foi... Il a suffi d'un &#233;pisode &#224; l'&#233;quipe Fuller, Green et Gaiman (producteur et co-sc&#233;nariste de la s&#233;rie) pour me convertir. Et me voil&#224; &#224; porter la bonne parole : &lt;i&gt;American Gods &lt;/i&gt;est une divine bonne surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de faux suspens ici : les dieux existent. Tous. Mais les anciens, d&#233;barqu&#233;s dans les bagages de migrants de Sib&#233;rie, de Scandinavie, d'Afrique, d'Irlande, de Rome, du Mexique ou d'Orient, sont en perte de vitesse. Oubli&#233;s, abandonn&#233;s par leurs adorateurs, ils se meurent ou vivotent plus ou moins minablement. Sauf ceux qui ont pass&#233; un accord avec les nouveaux dieux, ceux de l'Am&#233;rique triomphante d'aujourd'hui : D&#233;esse M&#233;dia, Technical Boy (ordinateur et Internet) et leur big boss, Mister World, l'omniscient &#339;il de surveillance, le nouveau grand ordonnateur de toutes choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le vieux Wednesday ne l'entend pas de cette oreille et cherche &#224; rallier les anciens dieux pour d&#233;fier les nouveaux. Shadow Moon, tra&#238;nant sa grande carcasse de virilit&#233; d&#233;prim&#233;e, se trouve donc embarqu&#233; dans cette histoire. Et accompagne Wednesday dans un p&#233;riple les menant &#224; la rencontre de Sweeney le Dingue (un &lt;i&gt;leprechaun&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un leprechaun est une cr&#233;ature imaginaire du folklore irlandais, souvent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;), de Czernoborg (issu de la mythologie slave), d'un Vulcain marchand de canons... Et du cadavre de sa femme, revenue d'entre les morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les h&#233;ros de la s&#233;rie sont ces perdants magnifiques, tricheurs et voleurs, travailleurs pauvres, &#233;trangers rejet&#233;s, Arabes musulmans et Noirs victimes d'une soci&#233;t&#233; raciste (th&#232;me extr&#234;mement pr&#233;sent, Shadow &#233;tant noir), ex-taulards sans reconversion. Autant de grains de sable dans la machine de la pr&#233;tendue modernit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;American Gods&lt;/i&gt; n'est pas une s&#233;rie &#171; facile &#187;. Elle est m&#234;me rude. La violence y est souvent tr&#232;s graphique, le rythme assez lent, et l'effort de compr&#233;hension des spectateurs n'est jamais pr&#233;m&#226;ch&#233;. Tant mieux. La r&#233;alisation, elle, est particuli&#232;rement soign&#233;e et aventureuse. Chaque &#233;pisode poss&#232;de ses trouvailles, souvent mises en avant au cours de s&#233;quences &#171; annexes &#187; racontant sous forme de contes cruels la venue de tel ou tel dieu sur le sol am&#233;ricain. &#192; l'image du Sib&#233;rien Nunnyunnini, arriv&#233; avec sa tribu lors de la derni&#232;re glaciation et dont la belle histoire est racont&#233;e en images de synth&#232;se. Ou encore de cette s&#233;quence incroyable dans laquelle le dieu africain Anansi raconte, &#224; bord d'un navire n&#233;grier et sous la forme d'un furieux num&#233;ro de &lt;i&gt;stand-up&lt;/i&gt;, l'histoire des Afro-Am&#233;ricains, de l'esclavage aux bavures polici&#232;res, &#224; des esclaves noirs m&#233;dus&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Vous croyez &#234;tre juste des gens ? Je serais donc le premier &#224; vous dire que vous &#234;tes tous des Noirs&#8230; Au moment o&#249; ces connards du dessus ont d&#233;cid&#233; qu'ils &#233;taient Blancs, vous devez forc&#233;ment devenir des &#8220; Noirs &#8221;. Et &#231;a, c'est le nom poli qu'ils vous donnent&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Et les esclaves de mettre le feu au navire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre registre, il faut aussi mentionner la rencontre de Salim, migrant syrien, et d'un djinn chauffeur de taxi. Ou ce J&#233;sus mexicain (oui, car il y a autant de J&#233;sus que de peuples qui y croient, vous ne saviez pas &#231;a ?) accompagnant des migrants qui traversent le Rio Grande et tombent sur une milice arm&#233;e. Ou encore Bilquis, d&#233;esse de l'amour et du sexe, dont l'histoire va de T&#233;h&#233;ran en 1979 aux ravages du sida et &#224; l'explosion des sites de rencontres...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;n&#233;rique de fin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;ni&#232;me version du conflit entre les anciens et les modernes ? Ode nostalgique fa&#231;on &#171; La religion, c'&#233;tait mieux avant &#187; ? Non point. En fait, il s'agit du conflit qui oppose les forces disparates, multiculturelles, dures peut-&#234;tre mais intens&#233;ment vivantes, &#224; l'uniformisation ti&#232;de, &#224; l'idol&#226;trie de la technologie, de la m&#233;diatisation et des flingues, au racisme et au capitalisme totalitaire. En deux mots, aux &#201;tats-Unis de Trump. Rien de moins. &#192; chacun de choisir son camp, son &#233;glise. M&#234;me si ce n'est peut-&#234;tre que pour un baroud d'honneur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Un &lt;i&gt;leprechaun&lt;/i&gt; est une cr&#233;ature imaginaire du folklore irlandais, souvent repr&#233;sent&#233;e sous la forme d'un vieil homme petit et barbu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Travail, famille, KGB</title>
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		<dc:subject>Previously dans Ciquiou&#232;fdy</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;*** Previously dans Ciquiou&#233;fdi *** La s&#233;rie The Americans est rest&#233;e longtemps assez confidentielle des deux c&#244;t&#233;s de l'Atlantique. Elle se conseillait entre amis partageant le go&#251;t des s&#233;ries innovantes et palpitantes. Jusqu'&#224; la tr&#232;s r&#233;cente diffusion du tout dernier &#233;pisode, que la presse a d'un seul coup couvert d'&#233;loges &#8230; Apr&#232;s une longue absence dans nos pages, cette histoire d'agents du KGB infiltr&#233;s aux USA a r&#233;veill&#233; notre chroniqueur t&#233;l&#233; ciquiou&#233;fdien. *** Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no167-juillet-aout-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;167 (juillet-ao&#251;t 2018)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;i&gt;*** Previously dans Ciquiou&#233;fdi ***&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie &lt;i&gt;The Americans&lt;/i&gt; est rest&#233;e longtemps assez confidentielle des deux c&#244;t&#233;s de l'Atlantique. Elle se conseillait entre amis partageant le go&#251;t des s&#233;ries innovantes et palpitantes. Jusqu'&#224; la tr&#232;s r&#233;cente diffusion du tout dernier &#233;pisode, que la presse a d'un seul coup couvert d'&#233;loges&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mais que je n'ai pas encore vu. Pour tout dire, votre serviteur est, encore, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&#8230; Apr&#232;s une longue absence dans nos pages, cette histoire d'agents du KGB infiltr&#233;s aux USA a r&#233;veill&#233; notre chroniqueur t&#233;l&#233; &lt;i&gt;ciquiou&#233;fdien&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;-g&#233;n&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sc&#232;ne de mariage : 1983, Clark passe la bague au doigt de Martha devant ses parents &#224; elle. Si sa &#171; m&#232;re &#187; est l&#224;, c'est vers sa &#171; s&#339;ur &#187; que vont ses regards en coin et lourds de sens. Le plus beau jour de la vie de Martha&#8230; O&#249; tout est faux. Clark, portant un postiche, s'appelle en r&#233;alit&#233; Misha, il est russe. Sous l'identit&#233; de Philippe Jenkins, il est mari&#233; &#224; Elizabeth, qui se fait ici passer pour sa s&#339;ur. Depuis 20 ans, tous deux espionnent pour le compte du KGB en jouant la famille am&#233;ricaine mod&#232;le, deux enfants compris. Et Martha, alors ? Secr&#233;taire au FBI, service du contre-espionnage, amoureuse &#233;perdue, agent double malgr&#233; elle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;n&#233;rique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Americans&lt;/i&gt;, s&#233;rie am&#233;ricaine en six saisons (75 &#233;pisodes) cr&#233;&#233;e en 2013 par Joe Weisberg. Le dernier &#233;pisode a &#233;t&#233; diffus&#233; le 30 mai 2018 par la cha&#238;ne FX (Canal+ S&#233;ries en France). Avec Matthew Rhys, Keri Russell, Noah Emmerich&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;pisode&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Agents doubles, manipulations, d&#233;guisements, trahisons, conflits hi&#233;rarchiques, frictions entre la vie sentimentale, familiale, et le boulot d'agent secret&#8230; On retrouve dans &lt;i&gt;The Americans&lt;/i&gt; tous les ingr&#233;dients attendus d'une s&#233;rie d'espionnage, &#224; l'image de l'am&#233;ricaine &lt;i&gt;Homeland &lt;/i&gt; ou de la fran&#231;aise &lt;i&gt;Le Bureau des l&#233;gendes&lt;/i&gt;. Mais celle de Weisberg prend un point de d&#233;part qui lui permet d'aller plus loin, et m&#234;me ailleurs, que ces plus ou moins r&#233;ussies cons&#339;urs. Ici, les h&#233;ros sont du KGB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin ? L'avantage avec les &#171; rouges &#187;, c'est que les sc&#233;naristes n'ont pas &#224; s'emmerder avec ces conflits de morale chr&#233;tienne et/ ou bourgeoise qui impr&#232;gnent si souvent les s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es : mentir, c'est mal ; l'adult&#232;re, c'est mal ; le sexe, c'est mal&#8230; Les enjeux moraux qui habitent les &#233;poux Jenkins et constituent les principaux ressorts de l'intrigue trouvent ainsi en nous des &#233;chos bien plus profonds et d&#233;rangeants. Par exemple, le probl&#232;me n'est plus de savoir si c'est &#171; moral &#187; de tromper pour la cause la femme qu'on aime. Mais de r&#233;ussir &#224; se d&#233;patouiller des sentiments suscit&#233;s. Ici, les questions &#171; morales &#187; sont &#224; hauteur humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, ailleurs ! Si l'histoire tient en haleine par ses rebondissements et sa tension dramatique (et c'est bien le minimum attendu d'une si longue s&#233;rie), l'Histoire, elle, nous est connue ! &#192; la fin, l'URSS perd la guerre froide. Ce qui donne &#224; la s&#233;rie tout son sens : il s'agit d'une trag&#233;die. Devant cette fiction, nous, spectateurs, savons pertinemment que tous les efforts, souffrances et sacrifices du couple Jenkins sont vains. Eux, &#233;videmment, l'ignorent. Ils croient &#224; la victoire finale d'un r&#233;gime pr&#233;tendument communiste et cens&#233;ment porteur de paix, d'&#233;galit&#233;, de lib&#233;ration mondiale. C'est pour cela qu'ils se battent, mentent, manipulent, prennent des risques, tuent et sacrifient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dimension tragique est redoubl&#233;e par les intrigues secondaires de la s&#233;rie, aussi bien du c&#244;t&#233; KGB que FBI. Avec par exemple l'&#171; amiti&#233; &#187; des Jenkins pour leur voisin Stan Beeman, qui se trouve &#234;tre agent du FBI charg&#233; de lutter contre les espions russes ! Le spectateur le sent bien : cette tragique co&#239;ncidence ne pourra avoir que de tragiques effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; un vrai sens du r&#233;el et de la complexit&#233;, rare dans les fictions populaires d'espionnage. Depuis longtemps, les films ou s&#233;ries traitant de la guerre avec un regard critique montrent que, malgr&#233; le courage et le sens du sacrifice des soldats, les guerres ne sont rien d'autre que de vastes entreprises de d&#233;shumanisation, de destructions vaines et absurdes&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les exemples abondent, d'Apocalypse Now &#224; La Ligne rouge, Rambo ou encore (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Tandis que le monde de l'espionnage gardait jusqu'alors sur les &#233;crans une certaine respectabilit&#233;. Certes, il se montrait dur, exigeait des sacrifices immenses, des m&#233;thodes immorales. Mais au final, les objectifs affich&#233;s restaient nobles : sauver le monde, emp&#234;cher un attentat, lib&#233;rer un otage&#8230; Bref, l'espion comme dernier rempart contre la barbarie. &lt;i&gt;The Americans&lt;/i&gt; montre tout &#224; fait autre chose : l'espion est, lui aussi, un soldat envoy&#233; au front pour les vains espoirs de victoire de ses chefs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie, tr&#232;s bien &#233;crite, ne caricature pas ses personnages, russes ou am&#233;ricains. Ni gentils, ni m&#233;chants. Non plus qu'apparatchiks, fanatiques ou cyniques, comme on pourrait s'y attendre. Et &lt;i&gt;The Americans&lt;/i&gt; ne tombe pas non plus dans cette facilit&#233; de renvoyer dos &#224; dos KGB et FBI d'hier et d'aujourd'hui (ou CIA, o&#249; officiait Joe Weisberg), m&#234;me si des parall&#232;les apparaissent, comme les enlisements guerriers en Afghanistan.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;n&#233;rique de fin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers ces plans sur les visages presque immobiles des &#233;poux Jenkins qui terminent souvent, en silence, les &#233;pisodes, c'est toute la trag&#233;die de celles et ceux qui donnent leur vie pour une guerre, une cause, qui est donn&#233;e &#224; voir, &#224; comprendre. Et c'est assez vertigineux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mais que je n'ai pas encore vu. Pour tout dire, votre serviteur est, encore, en train de regarder la saison 4. Piti&#233;, ne me racontez pas la fin !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les exemples abondent, d'&lt;i&gt;Apocalypse Now&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;La Ligne rouge&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Rambo&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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