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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le surr&#233;alisme, c'est la vie</title>
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&lt;p&gt;Ne r&#233;duire ni l'art, ni la politique. Mais vivre les deux pleinement, en totale libert&#233; et sans compromission. &#192; l'image du po&#232;te Benjamin P&#233;ret, intransigeant combattant du r&#234;ve, de l'amour et de la r&#233;volution. &#171; Il ne s'ensuit pas que [le po&#232;te] d&#233;sire mettre la po&#233;sie au service d'une action politique, m&#234;me r&#233;volutionnaire. Mais sa qualit&#233; de po&#232;te en fait un r&#233;volutionnaire qui doit combattre sur tous les terrains : celui de la po&#233;sie par les moyens propres &#224; celle-ci et sur le terrain (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ne r&#233;duire ni l'art, ni la politique. Mais vivre les deux pleinement, en totale libert&#233; et sans compromission. &#192; l'image du po&#232;te Benjamin P&#233;ret, intransigeant combattant du r&#234;ve, de l'amour et de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH509/-1433-cee42.jpg?1782654957' width='400' height='509' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Benjamin P&#233;ret avec un autre mec / D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&#171; &lt;i&gt;Il ne s'ensuit pas que &lt;/i&gt;[le po&#232;te] &lt;i&gt;d&#233;sire mettre la po&#233;sie au service d'une action politique, m&#234;me r&#233;volutionnaire. Mais sa qualit&#233; de po&#232;te en fait un r&#233;volutionnaire qui doit combattre sur tous les terrains : celui de la po&#233;sie par les moyens propres &#224; celle-ci et sur le terrain de l'action sociale sans jamais confondre les deux champs d'action sous peine de r&#233;tablir la confusion qu'il s'agit de dissiper et, par la suite, de cesser d'&#234;tre po&#232;te, c'est-&#224;-dire r&#233;volutionnaire.&lt;/i&gt; &#187;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Benjamin P&#233;ret (Mexico, 1945)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;B&lt;/span&gt;enjamin P&#233;ret est m&#233;connu car il n'a jamais rien entrepris pour promouvoir son image, il a n&#233;glig&#233; la r&#233;ussite personnelle. Partisan du projet surr&#233;aliste, il est rest&#233; fid&#232;le quarante ans &#224; l'id&#233;al de sa jeunesse : la mise en commun de la pens&#233;e. Il a toujours &#233;t&#233; intransigeant dans ses manifestations en faveur de la po&#233;sie, de la r&#233;volution, du r&#234;ve, de l'amour. Et cette fureur po&#233;tique ne lui fut jamais pardonn&#233;e, aussi bien de son vivant que depuis sa disparition. Il eut l'humilit&#233; f&#233;roce et la modestie opini&#226;tre. Il n'a jamais m&#233;lang&#233; art et politique, il s'agissait pour lui d'abord d'assurer &#224; l'esprit une libert&#233; totale. L'humour noir, le sens de la provocation, la haine du pr&#233;destin&#233; (religion et stalinisme), la sublimation de l'amour, la volont&#233; de d&#233;chiffrer la vie constituaient chez lui une tentative d&#233;sesp&#233;r&#233;e, et &#224; la fois pleine d'esp&#233;rance, de r&#233;concilier l'esprit et le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de tenir entre ses mains les sept tomes de l'&#233;dition de ses &#339;uvres compl&#232;tes (parues aux &#233;ditions Jos&#233; Corti), de consid&#233;rer la richesse foisonnante de leur contenu (des recueils de po&#232;mes, des volumes de contes, de nombreux essais, deux anthologies : l'une sur l'amour sublime, l'autre sur les mythes, l&#233;gendes et contes populaires d'Am&#233;rique) pour r&#233;aliser ce que fut sa vie, p&#233;rilleuse, passionn&#233;e, mais aussi nomade et sans le sou. On ne peut, alors, que lui tirer son chapeau : comment s'y est-il pris, le bougre ?&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Rien d'un petit soldat&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La compromission, voil&#224; l'ennemi. Benjamin P&#233;ret n'en fait pas. Jamais. Quitte &#224; se f&#226;cher avec les siens. D'o&#249; une vie marqu&#233;e par les mises au ban et les ruptures. Proche du trotskisme depuis la fin des ann&#233;es 1920, Benjamin P&#233;ret n'en devient pas pour autant militant docile, le doigt sur la couture du pantalon. Quand en f&#233;vrier 1932, la direction de la Ligue communiste conditionne son adh&#233;sion &#224; une rupture avec le mouvement surr&#233;aliste, il l'envoie pa&#238;tre. Il n'adh&#232;re pas, voil&#224; tout. M&#234;me chose quand il rejoint les forces du POUM, parti marxiste anti-stalinien, dans l'Espagne r&#233;volutionnaire de 1936 : pas question de perdre son pr&#233;cieux regard critique. Il rompt d'ailleurs avec ce parti quelques mois plus tard, &#233;crivant : &#171; &lt;i&gt;Il s'est av&#233;r&#233; que toute collaboration avec le POUM &#233;tait impossible. Ils voulaient bien accepter des gens &#224; leur droite, mais pas &#224; leur gauche&#8230; Bureaucratisation ultrarapide de tous les organismes et fonctionnarisme scandaleux.&lt;/i&gt; &#187; Et d'int&#233;grer pour une br&#232;ve p&#233;riode le bataillon Nestor-Makhno de la colonne Durruti, avant de quitter l'Espagne en avril 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les uniformes, il les conchie pareillement. Un rejet qui remonte &#224; sa prime jeunesse. Quand la Premi&#232;re Guerre mondiale &#233;clate, sa m&#232;re l'oblige &#224; s'engager comme simple soldat. P&#233;ret d&#233;teste. Et r&#233;sume cet &#233;pisode militaire de quelques mots lapidaires : &#171; &lt;i&gt;Un v&#233;ritable bagne, exactement comme la prison&lt;/i&gt; [sauf que] &lt;i&gt;l'&#233;tat militaire, bien qu'ex&#233;crable, reste pr&#233;f&#233;rable &#224; celui de prisonnier. &#187;&lt;/i&gt; Quelques ann&#233;es plus tard, en mai 1921, il participe au proc&#232;s Barr&#232;s, organis&#233; par Breton. Il y incarne le Soldat inconnu. &#201;norme scandale chez les patriotards de tout poil.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Expuls&#233; du Br&#233;sil&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, de 1929 &#224; 1931, P&#233;ret part au Br&#233;sil avec sa compagne, &#201;lisa Houston, une jeune cantatrice br&#233;silienne. Il y milite, inscrit dans les luttes et les mouvements. Et met en place avec ses amis locaux ce qui va devenir la section br&#233;silienne de l'Opposition internationale de gauche (trotskyste). Il vit alors du m&#233;tier de correcteur tout en donnant des conf&#233;rences sur le surr&#233;alisme. Il a d&#233;sormais un enfant &#224; charge, la survie est rude. Et devient franchement compliqu&#233;e quand il d&#233;cide de se lancer dans l'&#233;criture d'un livre, &lt;i&gt;Amiral noir,&lt;/i&gt; qui se veut une &#233;tude sur la mutinerie en 1910 de marins (noirs) dans la baie de Guanabara. Accus&#233; de violer des secrets d&#233;fense et rep&#233;r&#233; pour ses activit&#233;s politiques, P&#233;ret est expuls&#233; du Br&#233;sil en d&#233;cembre 1931.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour en Europe. O&#249; le militarisme se rappelle bient&#244;t &#224; son mauvais souvenir &#8211; il arrive que l'arm&#233;e vous rattrape par le petit bout de l'uniforme. Quand le continent plonge dans la Seconde Guerre mondiale, P&#233;ret se retrouve ainsi mobilis&#233;. Le voil&#224; affect&#233; &#224; Nantes, au service charg&#233; &#171; du recensement des suspects &#187;. Il s'en donne &#224; c&#339;ur joie en faisant dispara&#238;tre du fichier des subversifs les noms de tous les camarades, qu'il remplace par des patronymes de cur&#233;s. En mai 1940, il est incarc&#233;r&#233; quelques mois &#224; la prison de Rennes, pour reconstitution de ligue dissoute. Il en est lib&#233;r&#233; en payant une ran&#231;on aux nazis, puis prend la tangente pour le Mexique, via Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Essentiellement subversif &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, o&#249; il passe six ans, P&#233;ret m&#232;ne une existence proche du d&#233;nuement, seulement aid&#233; par ses amis mexicains peintres et po&#232;tes. Ce qui ne l'emp&#234;che pas de mettre la derni&#232;re main en 1945 &#224; son &lt;i&gt;D&#233;shonneur des po&#232;tes&lt;/i&gt;, r&#233;ponse cinglante &#224; une brochure parue &#224; Paris pendant l'occupation, intitul&#233;e &lt;i&gt;L'honneur des po&#232;tes&lt;/i&gt;. Y figuraient en bonne place les noms de ses anciens amis surr&#233;alistes, Aragon et &#201;luard : &#171; &lt;i&gt;Pas un de ces po&#232;mes ne d&#233;passe le niveau lyrique de la publicit&#233; pharmaceutique &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#234;me &#233;lan, il s'en prend violemment au nationalisme, au patriotisme et au lyrisme chr&#233;tien qui &#233;manent de la brochure : &#171; &lt;i&gt;Pour nous surr&#233;alistes, le po&#232;te authentique est, de nos jours plus que jamais, r&#233;volutionnaire de temp&#233;rament ou perd sa qualit&#233; de po&#232;te (par exemple, &#201;luard, devenu camelot du stalinisme). Son domaine est la po&#233;sie. Est-ce &#224; dire qu'il doit se d&#233;sint&#233;resser du monde dont il est un &#233;l&#233;ment essentiellement subversif ? Je suis pour ma part persuad&#233; du contraire.&lt;/i&gt; &#187; L'establishment intellectuel, domin&#233; par les intellectuels staliniens, &#171; aur&#233;ol&#233;s &#187; de leur action dans la R&#233;sistance, ne lui pardonnera jamais ce violent br&#251;lot, et contribuera largement &#224; maintenir une chape de silence sur l'&#339;uvre de P&#233;ret. La publication du texte &#171; Les Syndicats contre la r&#233;volution &#187;, paru dans &lt;i&gt;Le Libertaire&lt;/i&gt; en 1952, n'arrange pas les choses : v&#233;ritable charge contre la corruption naturelle du syndicalisme, qui reproduit les hi&#233;rarchies, fige la lutte dans le bureaucratisme et autorise toutes les m&#233;diocres ambitions &#8211; le texte ne laisse pas grand monde indemne.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le merveilleux est partout &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dernier jalon du parcours de P&#233;ret : le rapport aux mythes. Chaque fois qu'il se rend au Mexique ou au Br&#233;sil, c'est aussi en tant que surr&#233;aliste. C'est-&#224;-dire en tant que po&#232;te, fort de sa conviction po&#233;tique. C'est aussi cela qui le rend irr&#233;ductible. Son s&#233;jour au Mexique est ainsi pour lui un v&#233;ritable voyage d'initiation. D&#232;s 1942, il se lance dans la r&#233;daction de l'&lt;i&gt;Anthologie des mythes et l&#233;gendes et contes populaires d'Am&#233;rique&lt;/i&gt;, qu'il ne finit que treize ans plus tard, peu de temps avant sa mort. C'est dans la pr&#233;face &#224; cet ouvrage, connue s&#233;par&#233;ment, sous le nom de &#171; La parole est &#224; P&#233;ret &#187;, qu'il formule le plus clairement le rapport qu'il &#233;tablit entre le mythe et la po&#233;sie : &#171; &lt;i&gt;Le merveilleux, je le r&#233;p&#232;te, est partout de tous les instants. C'est, ce devrait &#234;tre la vie elle-m&#234;me, &#224; condition cependant de ne pas rendre cette vie d&#233;lib&#233;r&#233;ment sordide comme s'y ing&#233;nie cette soci&#233;t&#233; avec son &#233;cole, sa religion, ses tribunaux, ses guerres, ses occupations et lib&#233;rations, ses camps de concentration et son horrible mis&#232;re mat&#233;rielle et intellectuelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin P&#233;ret s'&#233;teint le 18 septembre 1959. Sur sa tombe, &#224; c&#244;t&#233; de celle de son ami Andr&#233; Breton, on peut lire : &#171; &lt;i&gt;Je ne mange pas de ce pain-l&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Donato&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>En avant les nouveaux enfants du tonnerre !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/En-avant-les-nouveaux-enfants-du</link>
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		<dc:date>2018-08-13T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Godin</dc:creator>


		<dc:subject>Cap sur l'utopie !</dc:subject>
		<dc:subject>XIXe si&#232;cle</dc:subject>
		<dc:subject>n'a jamais</dc:subject>
		<dc:subject>Mich&#232;le Riot-Sarcey</dc:subject>
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		<dc:subject>Riot-Sarcey n'a</dc:subject>
		<dc:subject>jamais cess&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cheville ouvri&#232;re notamment du fameux Dictionnaire des Utopies (Larousse), Mich&#232;le Riot-Sarcey n'a jamais cess&#233; de bourlinguer &#224; travers le XIXe si&#232;cle &#224; la recherche de &#171; voix dissonantes, d'exp&#233;riences singuli&#232;res, de traces d'utopies effac&#233;es &#187; qui pourraient nous aider &#224; imaginer aujourd'hui des voies alternatives. Dans l'ouvrage collectif Genre et utopie (Presses universitaires de Vincennes), notre exploratrice est elle-m&#234;me explor&#233;e par une chi&#233;e de ma&#238;tres de conf&#233;rence et de &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no153-avril-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;153 (avril 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cap-sur-l-utopie" rel="tag"&gt;Cap sur l'utopie !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/XIXe-siecle" rel="tag"&gt;XIXe si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-a-jamais" rel="tag"&gt;n'a jamais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Michele-Riot-Sarcey" rel="tag"&gt;Mich&#232;le Riot-Sarcey&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fameux-Dictionnaire" rel="tag"&gt;fameux Dictionnaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/voix-dissonantes" rel="tag"&gt;voix dissonantes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-experiences-singulieres" rel="tag"&gt;d'exp&#233;riences singuli&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cheville-ouvriere" rel="tag"&gt;Cheville ouvri&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/voies-alternatives" rel="tag"&gt;voies alternatives&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Riot-Sarcey-n-a" rel="tag"&gt;Riot-Sarcey n'a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jamais-cesse" rel="tag"&gt;jamais cess&#233;&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cheville ouvri&#232;re notamment du fameux &lt;i&gt;Dictionnaire des Utopies&lt;/i&gt; (Larousse), Mich&#232;le Riot-Sarcey n'a jamais cess&#233; de bourlinguer &#224; travers le XIXe si&#232;cle &#224; la recherche de &#171; &lt;i&gt;voix dissonantes, d'exp&#233;riences singuli&#232;res, de traces d'utopies effac&#233;es&lt;/i&gt; &#187; qui pourraient nous aider &#224; imaginer aujourd'hui des voies alternatives. Dans l'ouvrage collectif &lt;i&gt;Genre et utopie&lt;/i&gt; (Presses universitaires de Vincennes), notre exploratrice est elle-m&#234;me explor&#233;e par une chi&#233;e de ma&#238;tres de conf&#233;rence et de &#171; &lt;i&gt;professeurs de chaire sup&#233;rieure&lt;/i&gt; &#187; (sic !) sans que le livre soit pour autant &#224; envoyer aux pelotes. Car ce grand cours d'histoire d'une historienne, bien souvent fastidieux, fourmille de petits cours d'Histoire foutrement stimulants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'&#201;ric Aunoble, &#224; qui nous devons le formidable &lt;i&gt;Le Communisme tout de suite !&lt;/i&gt; (&#233;d. Les nuits rouges), d&#233;crit &#226;prement le sort d&#233;gueulbif r&#233;serv&#233; aux partisanes communistes (volontiers trait&#233;es de &#171; &lt;i&gt;youpines-bolcheviques&lt;/i&gt; &#187;) pendant la guerre civile 1918-1919 en Ukraine. C'est ainsi que l'historiographe de la Commune Jacques Rougerie y livre des documents pr&#233;cieux sur le &#171; &lt;i&gt;gouvernement direct du peuple par lui-m&#234;me&lt;/i&gt; &#187;. Et c'est ainsi que le meilleur connaisseur de Charles Fourier, Ren&#233; Sch&#233;rer, d&#233;nonce f&#233;rocement l'&#233;ducation civilis&#233;e &#171; &lt;i&gt;devant laver les cervelles enfantines de gr&#233; ou de force&lt;/i&gt; &#187; &#224; laquelle il oppose le travail-jeu harmonien &#224; tous les postes de commande. Contre les diktats de la famille et de l'&#233;cole, contre le r&#232;gne des parents et des instits, Fourier et Sch&#233;rer exaltent l'esprit de bande des petits garnements qui deviennent souvent les &#171; &lt;i&gt;vrais ma&#238;tres d'enthousiasme&lt;/i&gt; &#187; des gosses d&#233;gourdis. Et en route vers l'av&#232;nement d'un &#171; &lt;i&gt;peuple enfant&lt;/i&gt; &#187; espi&#232;gle et audacieux aimant&#233; par le go&#251;t du travail attrayant et passionn&#233; qui serait le n&#339;ud du nouveau mouvement soci&#233;taire un peu dans l'esprit des &#171; Enfants du Tonnerre &#187;, ce bataillon de petits p&#233;troleurs de la Commune de 1871, adeptes de d&#233;fil&#233;s rebelles &#171; &lt;i&gt;en forme de tourbillon, de fourmili&#232;re, de serpentage ou encore d'orage&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agac&#233; par les pragmatistes cyniques pour qui une utopie, c'est automatiquement un &#233;chec virtuel, le philosophe r&#233;fractaire Jacques Bouveresse eut cette r&#233;plique : &#171; &lt;i&gt;Les faits, dit-on, sont t&#234;tus. Mais, en un certain sens, les id&#233;aux et les fins ne le sont pas moins.&lt;/i&gt; &#187; Autrement dit, au diable les bousilleurs d'utopies ! C'est dans cette perspective gloupitante, qui ouvre son tir, que la fort savante revue &lt;i&gt;Tacet&lt;/i&gt; (&#233;d. Presses du r&#233;el) consacre en bonne et ardue forme un num&#233;ro copieux aux &lt;i&gt;Sonorit&#233;s de l'utopie&lt;/i&gt; dans le but de saisir comment elle peut &#234;tre atteinte par le biais de la musique. Au sommaire notamment, pour les ultram&#233;lomanes chevaucheurs de com&#232;tes, Les Utopies et les distopies dans les technologies sonores ; Les Atmosph&#232;res utopiques dans les pratiques musicales ; l'utopie &#224; l'&#233;cole exp&#233;rimentale de Princeton et surtout le traitement de l'utopie chez le compositeur post-johncagien tr&#232;s allum&#233; Horatiu Radulescu dont les partitions nirvanaesques permettraient une &#171; &lt;i&gt;r&#233;&#233;valuation de ce que signifie le concept m&#234;me d'utopie&lt;/i&gt; &#187;, qu'il rebaptise oto-utopie, et tendraient de plus en plus &#224; &#171; &lt;i&gt;supplanter la r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, une telle utopie s'av&#233;rant &#234;tre, jambon &#224; cornes !, &#171; &lt;i&gt;la rencontre intime entre le ph&#233;nom&#232;ne acoustique et le sujet &#224; l'&#233;coute&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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