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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Quand l'art fait rempart</title>
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		<dc:creator>Diletta Moscatelli</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<dc:subject>visiteurs</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a des usines de charcuterie qui connaissent un bien &#233;trange destin. Celle de la fabrique Fiorucci, situ&#233;e en banlieue Est de Rome et &#224; l'abandon depuis vingt ans, a &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;e en 2009 par un groupe de 200 migrants, pr&#233;caires et sans-abri. Puis au fil des ans, ce squat d'habitation, le Metropoliz, s'est transform&#233; en gigantesque &#339;uvre d'art collective et en mus&#233;e autog&#233;r&#233;. Visite guid&#233;e. Rome, juillet 2016. Cela fait deux mois que je suis h&#233;berg&#233;e au Metropoliz. Ce soir, il fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no156-juillet-aout-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;156 (juillet-ao&#251;t 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/visiteurs" rel="tag"&gt;visiteurs&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a des usines de charcuterie qui connaissent un bien &#233;trange destin. Celle de la fabrique Fiorucci, situ&#233;e en banlieue Est de Rome et &#224; l'abandon depuis vingt ans, a &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;e en 2009 par un groupe de 200 migrants, pr&#233;caires et sans-abri. Puis au fil des ans, ce squat d'habitation, le Metropoliz, s'est transform&#233; en gigantesque &#339;uvre d'art collective et en mus&#233;e autog&#233;r&#233;. Visite guid&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH436/-1432-e6655.jpg?1768654369' width='400' height='436' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Baptiste Alchourroun
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;R&lt;/span&gt;ome, juillet 2016. Cela fait deux mois que je suis h&#233;berg&#233;e au Metropoliz. Ce soir, il fait tr&#232;s chaud. Tellement que beaucoup des 200 habitants restent dans la cour de l'ancienne usine, en qu&#234;te d'un peu de fra&#238;cheur. Pour la premi&#232;re fois, j'ose sortir mon enregistreur &#8211; quelque chose m'en avait emp&#234;ch&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent. Les habitants y sont pourtant habitu&#233;s : les visiteurs sont nombreux, qui passent, posent des questions, prennent des photos et tournent des vid&#233;os.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq enfants roms s'assoient &#224; c&#244;t&#233; de moi, sur une marche en b&#233;ton contre le mur de l'usine, un peu &#224; l'&#233;cart du va-et-vient d'adultes parlant en rouman&#236;. Ils ont accept&#233; d'&#234;tre interview&#233;s collectivement. Sans doute parce que je les connais bien : je ne cesse de les croiser dans la cour. Mais c'est la premi&#232;re fois que je les sens intimid&#233;s. Ils ont d'ordinaire le contact tr&#232;s facile, y compris avec les adultes, mais voil&#224; qu'ils n'osent plus dire un mot. L'enregistreur fait barri&#232;re. Et je me sens g&#234;n&#233;e de le leur imposer, comme si je profitais de l'intimit&#233; qui s'est cr&#233;&#233;e entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je les questionne quand m&#234;me &#8211; je tiens beaucoup &#224; recueillir leur sentiment sur cette initiative hors-norme qu'est le Museo dell'Altro e dell'Altrove di Metropoliz (en un acronyme, le MAAM). Qu'est-ce que les habitants en pensent ? Aimeraient-ils que les horaires de visite ne soient pas seulement limit&#233;s au samedi ? Les visiteurs empi&#232;tent-ils parfois sur leurs espaces de vie ? Le plus &#224; l'aise des enfants me r&#233;pond au nom des autres. M'explique qu'ils ne se sentent pas trop concern&#233;s par le mus&#233;e, mais que les visiteurs ne les d&#233;rangent pas. Et que non, ils n'ont jamais pens&#233; &#224; devenir guide ou artiste. C'est vrai, j'avais oubli&#233; : ils seront tous footballeurs. En attendant, ils se disent bien ici &#8211; il ne manque qu'une grande piscine et une salle de jeux vid&#233;o pour que ce soit parfait. Et ils l'assurent : le mus&#233;e est tr&#232;s important pour les habitants, parce qu'il leur permet de &#171; &lt;i&gt;rester dans leurs logements&lt;/i&gt; &#187;. S'ils n'ont pas &#233;t&#233; expuls&#233;s, c'est &#171; &lt;i&gt;gr&#226;ce aux dessins&lt;/i&gt; &#187;. Et &#224; tous ces visiteurs &#171; &lt;i&gt;qui viennent les voir&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Entr&#233;es &#224; prix libre&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais avant de parler de &#171; dessins &#187;, il faut en dire plus sur ce lieu &#224; part. Son histoire a d&#233;but&#233; en 2009, quand un groupe de 200 migrants, pr&#233;caires et sans-abri, soutenus par le mouvement des Blocchi Precari Metropolitani, a d&#233;cid&#233; d'occuper une ancienne usine de charcuterie d&#233;saffect&#233;e depuis plus de vingt ans, dans la banlieue est de Rome. L'ex-fabrique Fiorucci, sur la rue Prenestina, la route principale du quartier Tor Sapienza, avait &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;e depuis un moment : elle ferait un lieu id&#233;al o&#249; habiter le monde. Notamment &#224; cause de sa taille : l'ancienne usine s'&#233;tend sur 15 000 m&#232;tres carr&#233;s. Elle est constitu&#233;e de plusieurs structures, qui remplissaient diverses fonctions (enclos &#224; cochons, abattoirs, cellules r&#233;frig&#233;rantes, labo de production, stockage). Et est entour&#233;e d'un large mur d'enceinte, interrompu en son c&#244;t&#233; sud par le portail vert de l'entr&#233;e principale. Sur ce dernier, plein de bo&#238;tes aux lettres aux noms des habitants, t&#233;moignant de leurs origines tr&#232;s diverses &#8211; Italie, Roumanie, P&#233;rou, Maroc, &#201;rythr&#233;e, &#201;thiopie, Saint-Domingue, Soudan...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tr&#232;s grande majorit&#233; d'entre eux r&#233;side ici depuis le d&#233;but &#8211; il n'y a pas eu d'arrivants en huit ans, sinon des nouveau-n&#233;s et des membres de familles d&#233;j&#224; install&#233;es rejoignant leurs proches. Tous logent dans de petites maisonnettes de bric et de broc, certaines construites autour de la structure principale, d'autres &#224; l'int&#233;rieur. Les conditions de vie n'y sont pas toujours faciles. La chaleur, l'&#233;t&#233;. L'humidit&#233;, l'hiver. L'absence de chauffage. Une &#233;lectricit&#233; parfois d&#233;faillante. Et la d&#233;brouille, toujours. De nombreux occupants ont un petit boulot &#8211; ils font des m&#233;nages, gardent des enfants, vendent des bricoles &#8211; mais personne ne roule sur l'or. Quant aux Roms, beaucoup passent leur journ&#233;e &#224; r&#233;colter de la ferraille pour la revendre. Le samedi, une dizaine d'habitants s'occupent du mus&#233;e, pour son ouverture hebdomadaire au public. Ils se chargent du m&#233;nage, des cuisines, de l'accueil des visiteurs. Pour r&#233;tribution, ils se partagent les euros r&#233;colt&#233;s &#224; l'entr&#233;e (&#224; prix libre) et &#224; la cantine &#8211; voil&#224; le seul argent g&#233;n&#233;r&#233; par le MAAM.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#338;uvre d'art collective&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de ce mus&#233;e &#224; part s'est progressivement impos&#233;e au fil des ans. Le m&#233;rite en revient notamment &#224; un documentaire, &lt;i&gt;Space Metropoliz&lt;/i&gt;, r&#233;alis&#233; en 2011 et 2012 par Giorgio de Finis et Fabrizio Boni. Dans le cadre du tournage, nombre d'artistes sont venus contribuer gratuitement &#224; la valorisation esth&#233;tique du lieu, en cr&#233;ant des &#339;uvres sur les murs de l'usine. La participation a &#233;t&#233; telle que les r&#233;alisateurs ont ensuite d&#233;cid&#233;, avec l'accord des habitants, d'en faire un mus&#233;e ouvert au public. Le MAAM, donc. Pas un mus&#233;e au rabais, hein : sa collection affiche la bagatelle de 500 &#339;uvres. Et elle constitue une v&#233;ritable barricade artistique. D'autant que certaines cr&#233;ations sont le fait d'artistes b&#233;n&#233;ficiant d'une reconnaissance certaine &#8211; y compris financi&#232;re &#8211; sur le march&#233; de l'art. C'est l&#224; l'un des int&#233;ressants courts-circuits dont joue le MAAM : il se sert de la sp&#233;culation artistique pour mettre en &#233;chec la sp&#233;culation immobili&#232;re. Une tactique &#224; laquelle a eu aussi recours, entre autres, le centre social occup&#233; XM24 &#224; Bologne, menac&#233; d'expulsion et recouvert d'une magnifique &#339;uvre du street-artiste Blu en 2013 &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Las, la protection n'a eu qu'un temps. En mars 2016, Blu a d&#233;cid&#233; d'effacer (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Renversement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ancienne usine est ainsi devenue &#339;uvre d'art collective, part vivante du patrimoine public. Ce qui complique la t&#226;che de qui voudrait expulser les habitants. C'est pourtant l'intention du propri&#233;taire des lieux, qui souhaite raser l'ancienne usine pour b&#226;tir des r&#233;sidences modernes. Pour l'instant, il en est pour ses frais : difficile d'envoyer des pelleteuses d&#233;truire des &#339;uvres d'art. &#199;a fait mauvais effet... Difficile, mais pas impossible : la menace d'expulsion plane toujours. Et un proc&#232;s est aussi en cours contre quatre des occupants pour vol d'&#233;lectricit&#233;. Bref, rien n'est gagn&#233;. L'art fait rempart, mais ne r&#233;sout pas tous les probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Prendre position&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au MAAM, pas question d'argent. Tous les artistes pr&#233;sents s'y sont investis b&#233;n&#233;volement. Et le lieu n'a jamais b&#233;n&#233;fici&#233; de quelque financement que ce soit, priv&#233; ou public. &#171; &lt;i&gt;En r&#233;alit&#233;, chaque artiste signe avec son &#339;uvre une p&#233;tition virtuelle en faveur de Metropoliz, &lt;/i&gt;souligne Giorgio de Finis, d&#233;sormais curateur du mus&#233;e. &lt;i&gt;Il prend ainsi position contre la pr&#233;carit&#233; de la vie, pour le droit au logement, la libert&#233; de mouvement, la beaut&#233;, l'art et la culture pour tou.te.s.&lt;/i&gt; &#187; En clair, l'art se retrouve v&#233;ritablement inscrit dans la r&#233;alit&#233;. Ainsi que dans ses dommages &#233;ventuels : pas question de prot&#233;ger les &#339;uvres. Les artistes acceptent de fait qu'elles puissent &#234;tre endommag&#233;es. Ab&#238;m&#233;es par le jet de ballon d'un enfant, d&#233;color&#233;es par le soleil ou encore d&#233;t&#233;rior&#233;es par une fuite d'eau impr&#233;vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste une question. Si les artistes expos&#233;s acceptent que leur travail soit mis au service d'une grande &#339;uvre collective, et s'ils le font b&#233;n&#233;volement, certains tirent quand m&#234;me profit de la visibilit&#233; d&#233;sormais assur&#233;e par le MAAM. En filigrane, une interrogation pointe : l'art se met-il r&#233;ellement au service de ce b&#226;timent occup&#233; et de ses habitants ? N'existe-t-il pas un risque que ce soit l'inverse &#8211; le c&#244;t&#233; urbain du squat, avec ses occupants pauvres et marginalis&#233;s, servant d'&#233;crin &#171; exotique &#187; aux &#339;uvres d'art ? Le doute existe. Mais ce qui est s&#251;r, c'est qu'au MAAM se rencontrent, se croisent et souvent s'&#233;crasent nombre des contradictions de notre r&#233;alit&#233; contemporaine. Le centre et la p&#233;riph&#233;rie. Le &#171; haut &#187; de l'art et le &#171; bas &#187; des bidonvilles. La richesse et la pauvret&#233;. Une coexistence des extr&#234;mes en mouvement constant. Mais avec toujours cette id&#233;e de mettre l'art au service des luttes, de le pousser &#224; prendre position. C'est d&#233;j&#224; beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Diletta Moscatelli&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Las, la protection n'a eu qu'un temps. En mars 2016, Blu a d&#233;cid&#233; d'effacer toute trace de ses vingt ann&#233;es d'interventions &#224; Bologne, recouvrant ses &#339;uvres (et il y en avait beaucoup) de peinture grise. L'artiste entendait protester contre la &#171; th&#233;saurisation priv&#233;e &#187; du street-art. Quant au centre social XM24, son expulsion &#233;tait annonc&#233;e pour le 30 juin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Rome, ville &#224; ouvrir !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Rome-ville-a-ouvrir</link>
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		<dc:date>2014-03-24T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucia Abbocchio</dc:creator>


		<dc:subject>Bertoyas</dc:subject>
		<dc:subject>logement</dc:subject>
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		<dc:subject>BPM</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la capitale italienne, s'emparer de b&#226;timents pour y vivre n'est pas synonyme d'ouverture de lieux d'habitation ou d'h&#233;bergement. Des r&#233;sistances collectives &#224; la pr&#233;carit&#233; tentent d'y exp&#233;rimenter d'autres mani&#232;res de vivre partag&#233;es par tous. L'usine abandonn&#233;e depuis vingt ans s'appelle dor&#233;navant M&#233;tropoliz. C'est l&#224;, dans la p&#233;riph&#233;rie est de Rome, en lisi&#232;re de plusieurs quartiers r&#233;sidentiels et au c&#339;ur d'une zone de friches industrielles proche de l'autoroute, que vivent une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no119-fevrier-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;119 (f&#233;vrier 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bertoyas" rel="tag"&gt;Bertoyas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/logement" rel="tag"&gt;logement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sociaux-2220" rel="tag"&gt;sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Metropoliz" rel="tag"&gt;Metropoliz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/logements" rel="tag"&gt;logements&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/logements-sociaux" rel="tag"&gt;logements sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rome" rel="tag"&gt;Rome&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dorenavant-Metropoliz" rel="tag"&gt;dor&#233;navant M&#233;tropoliz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-appelle-dorenavant" rel="tag"&gt;s'appelle dor&#233;navant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nouveaux-logements" rel="tag"&gt;nouveaux logements&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/BPM" rel="tag"&gt;BPM&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la capitale italienne, s'emparer de b&#226;timents pour y vivre n'est pas synonyme d'ouverture de lieux d'habitation ou d'h&#233;bergement. Des r&#233;sistances collectives &#224; la pr&#233;carit&#233; tentent d'y exp&#233;rimenter d'autres mani&#232;res de vivre partag&#233;es par tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'usine abandonn&#233;e depuis vingt ans s'appelle dor&#233;navant M&#233;tropoliz. C'est l&#224;, dans la p&#233;riph&#233;rie est de Rome, en lisi&#232;re de plusieurs quartiers r&#233;sidentiels et au c&#339;ur d'une zone de friches industrielles proche de l'autoroute, que vivent une soixantaine de familles, rassemblant Italiens, P&#233;ruviens, Marocains, Ukrainiens, &#233;thiopiens, &#233;rythr&#233;ens et Roumains.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_965 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/p05-cqroma.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH184/p05-cqroma-a42b9.jpg?1768815799' width='500' height='184' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Bertoyas.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'occupation a commenc&#233; il y a maintenant cinq ann&#233;es &#224; l'initiative du Bloc des pr&#233;caires m&#233;tropolitains (BPM &#8211; &lt;i&gt;Blocchi precari metropolitani&lt;/i&gt;), vaste coordination informelle dans laquelle se f&#233;d&#232;rent, &#224; travers toute la ville, les occupants d&#233;j&#224; en place et ceux qui aspirent &#224; s'emparer collectivement de lieux d&#233;sert&#233;s par leur propri&#233;taire. Dans ce b&#226;timent, tr&#232;s &#233;loign&#233; des standards de base d'un lieu d'habitation, chaque famille a r&#233;alis&#233; ses propres travaux. &#171; &lt;i&gt;&#192; chacun de prendre ses affaires en main. C'est une r&#232;gle qu'on se donne. Ce qui n'emp&#234;che pas de mettre en commun les comp&#233;tences de chacun pour cr&#233;er un espace collectif o&#249; l'on se rencontre, discute, fait du sport et d'autres activit&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, explique une activiste du BPM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mustapha, la quarantaine, originaire de Casablanca, vivait &#224; Rome dans un appartement en location avec six autres Marocains. Il travaillait dans le b&#226;timent, jusqu'&#224; ce que son patron disparaisse et laisse sur le carreau une trentaine d'ouvriers. &#171; &lt;i&gt;Je suis arriv&#233; d&#232;s l'ouverture de ce b&#226;timent. J'avais besoin d'un toit. J'ai rencontr&#233; les gens du BPM. Je me suis inscrit sur une liste, puis j'ai re&#231;u des messages et des invitations &#224; participer aux manifestations et aux assembl&#233;es. Au bout d'un moment, apr&#232;s avoir vu que je m'investissais dans le projet, ils m'ont propos&#233; de venir m'installer. C'est un projet dans lequel les gens doivent &#234;tre d&#233;cid&#233;s. Ce n'est pas qu'une question de logement. &lt;/i&gt; &#187; Il poursuit : &#171; &lt;i&gt;Je me suis install&#233; ici un appartement qui fait presque cinquante m&#232;tres carr&#233;s. Je donne des coups de main aux autres. J'ai appris beaucoup de choses. On fait tr&#232;s souvent des assembl&#233;es o&#249; on essaie de trouver tous ensemble des solutions. Je me sens utile.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt; Ici s'exp&#233;rimente aussi un mode d'organisation sociale fond&#233;e sur l'autogestion et l'horizontalit&#233;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Ir&#232;ne, militante du BPM. I&lt;i&gt;l n'y a ni repr&#233;sentation, ni d&#233;l&#233;gation : les personnes g&#232;rent ensemble leurs besoins, et disposent d'un syst&#232;me de solidarit&#233;s leur permettant un acc&#232;s aux droits, &#224; la sant&#233; et &#224; de multiples activit&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ses 2 400 familles ayant perdu leurs logements en 2012, Rome peut &#234;tre d&#233;sign&#233;e comme la capitale europ&#233;enne des expulsions. La r&#233;ouverture, le 31 d&#233;cembre 2012, des listes d'attribution de logements sociaux ferm&#233;es depuis trois ans n'aura &#233;t&#233; qu'un geste symbolique pour nombre des familles en attente depuis des dizaines d'ann&#233;es, car la construction de nouveaux logements ne figure pas dans l'agenda politique, du fait que, paradoxalement, l'administration reconna&#238;t qu'il y a d&#233;j&#224; trop d'immeubles inoccup&#233;s dans la capitale. Les familles se tournent alors vers les collectifs pour s'engager dans un &#171; &lt;i&gt;parcours de lutte pour le droit au logement&lt;/i&gt; &#187;, car, selon Ir&#232;ne, &#171; &lt;i&gt; revendiquer l'acc&#232;s aux logements sociaux est inutile, vu le nombre de b&#226;timents publics et priv&#233;s abandonn&#233;s qu'il y a dans cette ville&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation d'immeubles est ainsi devenue un v&#233;ritable mode d'action contre la pr&#233;carit&#233;, les prix exorbitants des logements et les pr&#234;ts bancaires inaccessibles. Coordonn&#233;es par des activistes auxquels s'associent de futurs habitants, ces occupations se diff&#233;rencient des squats et des &#171; centres sociaux &#187;, qui proposent des activit&#233;s culturelles ou sportives &#224; &#171; prix populaire &#187; et dans lesquels ne vivent qu'une poign&#233;e d'occupants. Exemple d'actions massives et simultan&#233;es : le 6 d&#233;cembre 2012 et le 6 avril 2013, plusieurs dizaines de lieux &#8211; h&#244;tels vides tomb&#233;s en faillite, b&#226;timents inutilis&#233;s par leur propri&#233;taire, usines abandonn&#233;es, ou encore immeubles destin&#233;s &#224; devenir des logements sociaux et inoccup&#233;s du fait de l'immobilisme bureaucratique &#8211; ont &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;s. Cette pratique se perp&#233;tue depuis les ann&#233;es 1970 dans les grandes villes du pays. Si les &#233;difices occup&#233;s &#233;taient alors essentiellement des propri&#233;t&#233;s publiques, aujourd'hui les immeubles priv&#233;s laiss&#233;s &#224; l'abandon sont aussi r&#233;investis. Auparavant, les logements sociaux &#224; peine construits dans les nouvelles p&#233;riph&#233;ries trouvaient de nouveaux &#171; locataires &#187; avant m&#234;me que l'administration ne proc&#232;de &#224; leur attribution. Aujourd'hui, les occupations concernent tous les quartiers : le centre historique, les quartiers r&#233;sidentiels pour classe moyenne et encore et toujours les quartiers en p&#233;riph&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; &lt;i&gt;parcours de lutte pour le droit au logement&lt;/i&gt; &#187; commence par une prise de contact avec l'un des &#171; portails sociaux &#187; du collectif dont les adresses et horaires d'ouverture sont annonc&#233;s dans les rues par voie d'affiches. Puis, des militants re&#231;oivent les personnes contraintes de quitter leur logement. Les futurs occupants s'engagent alors &#224; participer aux manifestations du collectif et aux r&#233;unions. De plus, ce mouvement propose une r&#233;flexion plus globale et se m&#234;le &#224; d'autres luttes, telles que la mobilisation NoTAV&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Intense et large contestation contre le projet titanesque d'une liaison &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, la promotion des droits des &#233;trangers, la fermeture des centres d'identification et d'expulsion&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;quivalent de nos centres de r&#233;tention administrative de ce c&#244;t&#233;-ci des Alpes.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; ou encore la fin du r&#233;gime de s&#233;gr&#233;gation &#224; l'encontre des Roms en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cr&#233;&#233; en 2007, le BPM n'est pas seulement un mouvement de lutte pour le droit au logement, comme il en existe d&#233;j&#224; &#224; Rome. Nous sommes un collectif organis&#233; de mani&#232;re horizontale. Tout nouvel arrivant s'engage &#224; g&#233;rer sa vie priv&#233;e et collective selon certains m&#233;canismes partag&#233;s &#224; l'int&#233;rieur des espaces o&#249; il habite&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise un militant. Un des moments majeurs de ce &#171; parcours de lutte &#187; se cristallise lorsque les occupants doivent s'organiser pour conserver le logement qu'ils se sont r&#233;appropri&#233; et &#233;ventuellement r&#233;sister aux expulsions. Le quotidien est rythm&#233; par les tours de garde assur&#233;s par tous, les rotations pour l'entretien des lieux, les assembl&#233;es de gestion et les manifestations dans le centre ville pour maintenir la visibilit&#233; du mouvement. Les plus exp&#233;riment&#233;s organisent les assembl&#233;es et les travaux pour barricader l'immeuble. Pendant plusieurs jours apr&#232;s l'ouverture de nouveaux logements, les entr&#233;es du b&#226;timent sont filtr&#233;es pour tenter de se pr&#233;munir de toute provocation. &#192; l'ext&#233;rieur, d'autres personnes surveillent les environs afin de contr&#244;ler les activit&#233;s de la police. En cas de menace d'assaut policier, le large r&#233;seau des collectifs et des occupants se mobilise. La proc&#233;dure est rod&#233;e : &#234;tre les plus nombreux possible, tous les habitants &#8211; enfants compris &#8211; doivent monter sur le toit avec &#224; port&#233;e de main des extincteurs et des bonbonnes de gaz, de l'huile est vers&#233;e dans les escaliers pour retarder la progression des carabiniers. L'&#233;paisse fum&#233;e de plastique br&#251;l&#233; donne une id&#233;e de la d&#233;termination des occupants. La menace de faire tout exploser suffira parfois &#224; dissuader la police de proc&#233;der &#224; l'expulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 633 du Code p&#233;nal italien pr&#233;voit pour le d&#233;lit &#171; d'invasion de terrain ou d'immeuble &#187; une peine maximum de deux ans de prison et une amende de 103 &#224; 1 032 euros. Pour engager les poursuites, le propri&#233;taire de l'immeuble doit porter plainte. L'intervention peut &#234;tre imm&#233;diate si les faits sont commis par au moins cinq personnes dont l'une d'entre elles est consid&#233;r&#233;e comme &#233;tant arm&#233;e &#8211; vaste et tr&#232;s vague d&#233;finition, ou bien encore si l'action est men&#233;e par plus de dix personnes, m&#234;me d&#233;sarm&#233;es. De fait, l'exercice exige beaucoup de r&#233;flexions strat&#233;giques pour passer au travers des filets ambigus de cette loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2013, environ deux mille personnes, familles et personnes seules, jeunes et plus &#226;g&#233;es, &#233;trangers primo-arrivants et Italiens, Romains expuls&#233;s de leurs logements, ch&#244;meurs et travailleurs pr&#233;caires vivaient dans dix lieux dispers&#233;s sur le territoire de la capitale. Et Paolo, un des acteurs du BPM, de conclure : &#171; &lt;i&gt; Que le plus grand nombre de gens possible aient un toit est important. Que cela soit li&#233; &#224; un projet de cr&#233;er d'autres rapports sociaux fond&#233;s sur l'&#233;galit&#233; et la solidarit&#233; est essentiel. Quant au fait que certains soient de gauche et d'autres de droite, on s'en fout. Nous sommes avant tout unis par la pr&#233;carit&#233; de nos quotidiens. C'est une question de classe.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustr&#233; par &lt;a href=&#034;http://kobeblog-bertoyas.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;J.M. Bertoyas&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Intense et large contestation contre le projet titanesque d'une liaison &#224; grande vitesse entre Lyon et Turin (voir &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/A-contre-progres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;91&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;quivalent de nos centres de r&#233;tention administrative de ce c&#244;t&#233;-ci des Alpes.&lt;/p&gt;
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