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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; &#199;a finira au tragique ! &#187;</title>
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		<dc:creator>&#201;ric Lavenir et Diogo Moura, les deux laquais de la critique sociale, Images par Dankjewel</dc:creator>


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&lt;p&gt;Dans le cadre d'une enqu&#234;te sur le monde des routiers, deux sociologues ont rencontr&#233; le tenancier de la Brasserie de la Plage en banlieue de Dijon. On leur avait assur&#233;, s'il y a bien un mec &#224; voir pour ce reportage, c'est lui, c'est l'Indien. Sauf qu'&#224; Dijon, t'as pas la mer, t'as plus de routiers, t'as jamais eu d'Indien. D'ailleurs, t'as pas d'enqu&#234;te sociale, tant le P&#232;re Weill, c'est son nom, leur aura fait la d&#233;monstration que le terrain est en mesure de livrer &#224; lui seul toute la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre d'une enqu&#234;te sur le monde des routiers, deux sociologues ont rencontr&#233; le tenancier de la Brasserie de la Plage en banlieue de Dijon. On leur avait assur&#233;, s'il y a bien un mec &#224; voir pour ce reportage, c'est lui, c'est l'Indien. Sauf qu'&#224; Dijon, t'as pas la mer, t'as plus de routiers, t'as jamais eu d'Indien. D'ailleurs, t'as pas d'enqu&#234;te sociale, tant le P&#232;re Weill, c'est son nom, leur aura fait la d&#233;monstration que le terrain est en mesure de livrer &#224; lui seul toute la puissance de ses armes. Alors il n'y a eu qu'&#224; tendre l'oreille. Le P&#232;re Weill est sourd, et il avait &#224; hurler &#224; la face du monde toute la col&#232;re qu'il adresse &#224; la canaille &#233;tatique. Pas d'appel, aucun mot d'ordre, mais simplement le cri d'une saturation sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; C&lt;/span&gt;&lt;i&gt;'est vous le P&#232;re Weill ? &#187; &#171; Ouais. Pourquoi ? &#187; &#171; On fait un reportage sur le monde des routiers, et on nous a dit de venir vous voir. &#187; &#171; Oh, j'ai pas le temps l&#224;, je bricole l&#224;-haut. Faudrait repasser demain. Mais rentrez donc, l&#224;. &#187;&lt;/i&gt; Le P&#232;re Weill encha&#238;ne direct : &lt;i&gt;&#171; On peut plus travailler, ils te rackettent ces encul&#233;s. &#187; &#171; Qui &#231;a, l'&#201;tat ? &#187; &#171; Bon, assis toi deux minutes va. Ben l'&#201;tat qui te rackette, ouais. Ils veulent plus que les jeunes comme vous, ils travaillent. Avec tout ce qu'il y a &#224; payer, les jeunes peuvent plus travailler. Euh... commendon'&#8230; Regarde la t&#233;l&#233;vision l&#224; dans le bar, ils te prennent 300 euros par mois, en &#233;tant propri&#233;taire de la t&#233;l&#233; hein. La Sacem, pareil, t'as les droits &#224; payer une fois par an, les droits audiovisuels, les droits de client&#232;le. T'as encore CINQ droits comme &#231;a qu'ils te prennent. Ils t'imposent. On fait que de payer, que de payer hein. J'ai 79 ans l&#224;. 80 balais bient&#244;t. Alors je vais pas travailler &#224; mon &#226;ge. J'ai 35 ans de brasserie moi. Moi, je suis connu. J'avais de tout ici, beaucoup de camions. Y a pas longtemps que tout a chang&#233;. &#199;a a chang&#233; Dijon hein. Vous &#234;tes de Dijon ? &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Non, on est du Nord nous. &#187; &#171; T'es un ch'ti donc ? &#187; &#171; Ouais. Et sinon les routi... &#187;&lt;/i&gt; qu'on essaie de lui dire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/png/-15.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH281/-15-90e50.png?1782833198' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais le P&#232;re Weill s'en bat l'esp&#232;ce, il continue &#224; d&#233;baller : &lt;i&gt;&#171; Bon, commendon', droit de terrasse, taxe fonci&#232;re, taxe d'habitation, taxe immobili&#232;re, ils te prennent 100 euros par mois de taxe fonci&#232;re, t'rends compte ?! C'est pas mal pour un petit truc comme &#231;a. Pis t'as le comptable, 300 euros par mois &#224; payer. &#187;&lt;/i&gt; Trois personnes entrent dans le bar. &lt;i&gt;&#171; Et pis l'URSSAF&#8230; Tiens, &#231;a, c'est ma femme, ma premi&#232;re, pis les petits enfants de l'une de mes filles. Apr&#232;s, t'as encore la TVA, taxe d'habitation, 100 euros par mois. Apr&#232;s, la maladie, la caisse compl&#233;mentaire, t'as, comment que t'appelles, commendon', la taxe des entreprises, la lumi&#232;re, ils te prennent 53 euros en plus pour la lumi&#232;re. Apr&#232;s, t'as les produits d'entretien, le portable, le fixe. Apr&#232;s, t'as, euh&#8230; commendon'&#8230; T'as le papier hygi&#233;nique, t'as les torchons, t'as le sopalin, tous les produits d'entretien quoi. Voil&#224; ! Ils veulent plus que les jeunes travaillent. C'est &#231;a ! Ils veulent que tous les jeunes soient au RSA. Comment ils vont faire pour payer ? Rien que la location qu'ils me prenaient au mois le Cr&#233;dit Agricole. T'sais, pour passer la carte. Quand tu paies, tu paies &#224; la carte maintenant. 300 euros par mois t'rends compte ? La location de l'appareil, ils t'entretiennent l'appareil, mais le papier &#224; c&#244;t&#233;, ben faut bien que tu l'ach&#232;tes ! Et encore, ils te piquent 10 % sur la carte des clients, le Cr&#233;dit Agricole, t'rends compte. Tu peux plus, tu peux plus. Alors oui, tu gagnes du pognon, mais tout est pour eux. Ils te rackettent quoi. Pire, ils font des lois pour te racketter. Voil&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Dans la vie, y a pas que le cul, y a l'amusement &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tandis qu'on commence &#224; saisir que l'angle nous &#233;chappe, on tente de recentrer l'enqu&#234;te sur le monde des routiers :&lt;i&gt; &#171; Bon, et sinon, les routiers ? &#187; &#171; Tous les routiers, ils ferment les gars. Y en avait plein &#224; l'&#233;poque des routiers ici. &#192; c&#244;t&#233; de Dijon, t'avais un routier avec un parking pour 200 camions. Eh ben le mec il a ferm&#233;. Eh ben ouais, tous les mecs, ils travaillent que pour donner &#224; l'&#201;tat, comment veux-tu ? &#187;&lt;/i&gt; On lui demande o&#249; sont pass&#233;s tous les routiers. Le P&#232;re Weill se lance dans l'inventaire de tous les relais routiers qui ont ferm&#233; dans le coin : &lt;i&gt;&#171; &#192; Plombi&#232;res, &#224; Sambernon, etc. Partout, ils ont ferm&#233; les routiers. Y a plus que le centre logistique &#224; Longvic maintenant. &#187;&lt;/i&gt; &#192; ce moment, le p&#232;re Weill se l&#232;ve, va farfouiller dans ses archives, un vieux sac en cuir noir, et en sort un bout de papier jauni jusqu'&#224; la fibre sign&#233; du pr&#233;fet. &#171; &lt;i&gt; C'est la m&#233;daille d'or de la famille fran&#231;aise de quand t'avais beaucoup d'enfants. J'ai eu 13 enfants, 8 filles et 5 gar&#231;ons. Mais 10 avec ma femme, les 3 autres, c'est &#224; part. &#187;&lt;/i&gt; Le P&#232;re Weill nous raconte qu'il a tenu un bar routier &#224; Lure, &#224; 170 km de Dijon, dans les ann&#233;es 70. &lt;i&gt;&#171; &#192; Lure, t'avais un paquet de caf&#233;s &#224; l'&#233;poque, au moins 50. C'&#233;tait une ville de garnison, t'avais au moins 2 000 troufions. En 1970, je te parle. Tous les plus grands voyous d'Orange venaient l&#224;. La l&#233;gion quoi. Ils &#233;taient mut&#233;s &#224; Lure. C'&#233;taient les r&#233;giments disciplinaires &#224; Lure. Ils ont tout &#233;vacu&#233; ailleurs, alors ils ont mis tous les voyous &#224; Orange. Et &#224; la place de la caserne, ils ont construit un h&#244;pital, un CHU. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lui demande pourquoi les routiers ont tous ferm&#233; &#224; Lure. Le P&#232;re Weill s'emporte : &lt;i&gt;&#171; Eh ben, l'interdiction de fumer dans les bars. L'interdiction de boire dans les bars. Enfin de trop boire. &#192; Dijon, c'est pareil. En l'espace de dix ans, t'as au moins cent bars qui ont ferm&#233;, environ, &#224; un poil pr&#232;s. &#187;&lt;/i&gt; On lui demande si c'est compliqu&#233; de ternir des bars, mais le P&#232;re Weill nous coupe s&#232;chement : &lt;i&gt;&#171; Les jeunes comme toi, qui vient avec une copine manger, eh ben, ils aiment bien fumer une petite cigarette. Le gars pis la femme, y'a des femmes aussi qui fument, m&#234;me que &#231;a veut pas fumer. Les gens aiment bien fumer une petite cigarette apr&#232;s manger, alors voil&#224;, ils ont foutu en l'air la convivialit&#233; des bars. Dans les bars, t'avais le rondeau, c'&#233;tait un jeu rond comme &#231;a... &#187;&lt;/i&gt; Dans nos Flandres natales, il y a le jeu de tonneau, la grenouille comme on l'appelle, mais pas de rondeau, alors on demande seulement &#224; pr&#233;ciser : &lt;i&gt;&#171; Y avait des jeux de... &#187;&lt;/i&gt; Mais le P&#232;re Weill nous hurle dessus, genre tais-toi, et &#233;coute ce que je t'explique : &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait la convivialit&#233; &#231;a, les jeux en bois, les quilles, les bonnes femmes venaient le soir quand&#8230; Elles venaient avec la laine tricot&#233;e. T'avais les bals mont&#233;s, faut voir le monde qu'il y avait. Plein &#224; craquer ! Mais ils ont tout &#233;limin&#233;, t'as plus de convivialit&#233; maintenant. Les villages sont devenus morts, parce que y a plus d'amusement dans les villages. C'est une France morte. Une France morte ! T'as compris ? Parce que nous, on a tous &#233;t&#233; jeunes comme lui, comme toi, on a besoin de s'amuser. Dans la vie, y a pas que le cul, y a l'amusement. C'est-&#224;-dire la convivialit&#233;, rigoler, jouer aux cartes, au tarot, &#224; la belote. Ils ont tout foutu en l'air. Toute la convivialit&#233;. Toute ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On insiste : &lt;i&gt;&#171; Ils, c'est l'&#201;tat ? &#187; &#171; Eh ben oui ! C'est le gouvernement qui emp&#234;che la convivialit&#233; des gens. T'as bient&#244;t un policier par&#8230; commendon'&#8230; pour 10/15 habitants. Alors les gens restent chez eux clo&#238;tr&#233;s. Les gens, ils aimeraient bien sortir, mais y a pas de convivialit&#233;, alors on les oblige &#224; rester chez eux avec la t&#233;l&#233;. T'rends compte, dans le temps, je faisais du musette tous les jours, tous les jours &#231;a dansait l&#224;, juste l&#224;. C'&#233;tait bien. On travaillait avec l'ouvrier, et m&#234;me avec les gens un peu ais&#233;s, la moyenne classe et la classe sup&#233;rieure. Je faisais bar-dancing, et pour le resto, steack-frites-salade, c'est tout ce que je faisais. Mais je travaillais, attention, je travaillais. &#187;&lt;/i&gt; On lui demande si les routiers roulent encore sur la nationale devant chez lui. &lt;i&gt;&#171; Ben nan. Ils passent plus, ils ont plus le droit ! T'as encore quelques routiers, mais quasi plus &#224; cause de la Lino. La rocade l&#224;, elle a ouvert il y a quatre ou cinq ans. Les routiers sont oblig&#233;s de l'emprunter. Ils veulent plus que les camions entrent en ville. C'est un m&#233;tier qui dispara&#238;t. Maintenant, ils font &#231;a en&#8230; Comment que t'appelles&#8230; Ils font &#231;a en gros format quoi. Les routes comme ici, elles sont interdites aux gros camions. Ils doivent passer de 5 &#224; 7 heures du matin. Ils partent par la Lino, les gros camions, et doivent aller &#224; la gare routi&#232;re porte neuve d&#233;poser leurs marchandises. Et pis le particulier, ben il va l&#224;-bas chercher sa camelote. C'est fini, c'est fini ! &#187;&lt;/i&gt; On lui demande pourquoi. Question conne, r&#233;ponse courte : &lt;i&gt;&#171; Parce que c'est comme &#231;a. Voil&#224;, ils ont foutu en l'air toute la convivialit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; C'est la dictature, voil&#224;, t'as compris &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On tente un &#233;ni&#232;me truc, histoire de redonner un peu de vitalit&#233; &#224; la sociologie de terrain : &lt;i&gt;&#171; Et sinon, vous vous connaissiez entre tenanciers de routiers. &#187; &#171; Hein ? &#187;&lt;/i&gt; On tente plus fort : &lt;i&gt;&#171; Vous vous connaissiez entre tenanciers et routiers ? &#187; &#171; Oh, ben ici, t'avais des routiers ouais. &#192; Comblanchien, t'en as un grand. Note le, &#231;a, Comblanchien. &#187;&lt;/i&gt; Ob&#233;issant, on note. &lt;i&gt;&#171; On va aller voir ouais, on va aller voir &#224; Comblanchien. &#187;&lt;/i&gt; Mais le P&#232;re Weill en a strictement rien &#224; foutre du d&#233;roulement de l'enqu&#234;te, et revient encore &#224; ses histoires de pognon : &lt;i&gt;&#171; Le RSI, je suis en proc&#232;s avec eux moi, ils m'ont foutu un contr&#244;le fiscal en 2011. Ils m'ont vol&#233; 300 000 euros. &#187;&lt;/i&gt; Sceptiques, comme sur le reste, on lui dit calmement : &lt;i&gt;&#171; C'est beaucoup 300 000 euros, non ? &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Ben oui ! Ils te rackettent que je te dis. C'est les gros dodus qui nous rackettent. Ils m'ont rackett&#233; 30 ans de salaires moi. &#187; &#171; On va aller voir le truc, &#224; Comblanchien. On peut repasser demain donc si c'est mieux pour vous ? &#187;&lt;/i&gt; Mais le P&#232;re Weill l&#226;che rien. On voulait de l'info, eh ben on va &#234;tre servi : &lt;i&gt;&#171; De 7 &#224; 16 ans, j'&#233;tais en ferme, moi. De 16 &#224; 24 ans, aide couvreur. Et de 24 &#224; maintenant, &#224; mon compte. Bref, ils m'ont pris tout ce que j'ai gagn&#233;. Mes placements, Tout ! Ils m'ont piqu&#233; tout mon pognon ! Ce qui veut dire que j'ai boss&#233; 30 ans pour rien. Pour eux. Alors j'ai dit, je vais prendre ma retraite. J'en ai marre de bosser pour ces enc&#8230; ces connards l&#224;. Les imp&#244;ts, le RSI, ils m'imposaient pour trois. Ils me demandaient&#8230; Combien ? 20 000 euros tous les trimestres. Ils veulent que je fasse la pute pour eux ou quoi. T'rends compte. Le RSI. D'fa&#231;on, le RSI a foutu sur la paille tous les commer&#231;ants d'ici. Y avait l'Italien l&#224; par exemple. Il &#233;tait marchant de poulets. Ils passaient par jour 200 poulets l'Italien, cuits hein. Eh ben, ils lui sont tomb&#233;s dessus le RSI. Et ils l'ont lessiv&#233;, l'Italien. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y a plus moyen de sortir de l'embuscade : &lt;i&gt;&#171; Et si on passe demain apr&#232;s midi, c'est bien pour vous ? &#187;&lt;/i&gt; Mais il se moque de ce qu'on tente de dire, c'est lui qui m&#232;ne la danse : &lt;i&gt;&#171; Ils veulent plus que les jeunes gagnent du pognon. En ville, ils veulent plus que tu fasses du bruit. Les flics, d&#232;s qu'ils voient un bistro qui est ouvert apr&#232;s minuit, ils l'emmerdent. Ils veulent le fermer. Ils veulent le calme en ville&#8230; Le maire, il dit qu'il faut pas &#8220;d&#233;raaanger&#8221;&lt;/i&gt; [imitant les grands airs de la bourgeoisie].&lt;i&gt; Le maire, il faut qu'il dorme comme un loooiiir&lt;/i&gt; [les grands airs encore]. &lt;i&gt;T'as compris, c'est des conneries ! Nous, quand on &#233;tait jeunes, on chantait dans les rues, ils nous ont jamais emmerd&#233;s. Nan, c'est fait expr&#232;s que j'te dis. Ils veulent des villes mortes. Il veulent plus qu'il y ait des jeunes qui mettent un peu de gaiet&#233;. Ils veulent plus de gens&#8230; Des villes mortes ! C'est satur&#233; par ces gros dodus qui veulent plus que tu travailles. Ils sont l&#224;, avec leur gonzesse, &#224; bien se la jouuueeer, &#224; bien boufffeeer, et pis racketter les gens ! Compte tout ce que je t'ai dit t'a l'heur &#187; On essaie de temporiser un peu : &#171; C'est vrai que c'est compliqu&#233;... &#187;&lt;/i&gt; Mais il nous coupe encore : &lt;i&gt;&#171; Nan ! C'est pas compliqu&#233; ! &#192; l'&#233;poque, &#231;a marchait. mais t'occupes pas, c'est pas le Macron qui va aller se promener sur le trottoir hein. Il a foutu la France en l'air cet encul&#233;. On disait d'Hollande, alors ouais, il a fait du mal aussi, mais moins que lui hein. Encore, manifester une fois ou deux dans l'ann&#233;e, mais l&#224;, c'est presque tous les jours avec les Gilets jaunes. &#199;a va finir au tragique leurs conneries. &#199;a va finir par le tragique. &#199;a va finir au tragique. &#199;a finira au tragique. C'est malheureux. T'rends compte, casser la gueule aux jeunes dans les manifestations. Pourquoi ils y vont pas eux, ces gros dodus des bureaux, avec les jeunes, hein ? Si c'&#233;taient des bons chefs d'&#201;tat&#8230; T'as vu de Gaulle, il allait dans la rue. Mitterrand, il allait bien dans la rue aussi lui. Et on les a pas attaqu&#233;s. Mais eux, ils veulent pas y aller. Parce qu'ils prennent le pognon de tout le monde. T'as bien vu Bayrou, il est encore en examen. Fillon, en examen. Tous, ils sont tous en examen ! Alors, les jeunes comme vous, ils se disent, on va pas bosser pour des encul&#233;s pareil. Tu vas pas me dire que tu vas voter encore pour ces encul&#233;s. On peut plus rien faire ! C'est comme ils disaient nos vieux&#8230; Comment qu'ils disaient nos vieux&#8230; Ils disaient&#8230; Euh&#8230; Quand on serre les gens comme &#231;a&#8230; &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Pris en &#233;tau vous voulez dire ? &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Non. Euh&#8230; &#199;a a un nom. Mais je me rappelle plus comment que c'est&#8230; C'est la dictature. Voil&#224;, t'as compris ! La dictature ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les jeunes iraient bien leur casser la gueule et tout &#224; ces encul&#233;s &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le gouvernement rackette les gens. Et pourquoi ? J'te le demande. Les jeunes, quand il y a une gr&#232;ve, ils iraient bien dans l'&#201;lys&#233;e, l&#224;-bas, leur casser la gueule et tout &#224; ces encul&#233;s. Mais t'as bien vu, elle est prot&#233;g&#233;e l'&#201;lys&#233;e. Ils font des mouvements de gr&#232;ve, mais c'est pour que les jeunes se battent entre eux. Ils veulent d&#233;clencher une guerre civile. Une guerre civile ! &#187; On lui demande s'il est all&#233; manifester, lui, pour les retraites. &#171; Ben non, &#224; 80 balais, qu'est-ce tu veux. Je vais pas aller me foutre en l'air. J'ai d&#233;j&#224; une hanche qui d&#233;conne. Mais faut y aller les jeunes. M&#234;me si Macron, il est bien content que les jeunes font l'affrontement avec les CRS tous les samedis. Mais les CRS, c'est des gens comme toi, c'est pas de leur faute, c'est le gouvernement qui les pousse &#224; taper sur leurs fr&#232;res. T'as bien vu l'autre, ils lui ont crev&#233; l'&#339;il &#224; Paris. Les jeunes manifestent, mais on les condamne. Les flics leur foutent des coups de b&#226;ton. Faut bien se d&#233;fendre, non ? C'est comme toi, on te fout un coup de matraque, tu vas pas de d&#233;fendre peut-&#234;tre ? Allons ! Mais quand ils sont tomb&#233;s sur le boxeur l&#224;, ils ont pas fait les mariolles hein ? Il en a &#233;tendu trois quatre. Et pis, sans couteau, sans rien. Mais comme ils savent que les jeunes, c'est des faibles, le gouvernement profite de &#231;a pour nous foutre tous dans la merde. Comme &#231;a, ils disent, les jeunes, ils vont venir manifester, mais ils en profiteront pour te prendre tout ce que t'as, et tes parents aussi. C'est comme &#231;a les gros dodus, ils te rackettent ! &#199;a a toujours &#233;t&#233; comme &#231;a. Prends l'Histoire de France. Le temps des rois. Le roi &#233;tait au ch&#226;teau, et le petit, ben il allait travailler dans les champs. Il ramenait tout au roi, avec son cheval. Et le roi, ben il donnait quasi rien aux gens. Pas de partage ! T'as compris ! Regarde, dans les administrations, ils touchent 2 000 euros par mois, si c'est pas 3 000. Dis moi, pourquoi un jeune comme toi ou comme lui, il toucherait pas la m&#234;me chose. On a bien les m&#234;mes valeurs, non ? T'es bien un &#234;tre humain comme les autres, non ? Pourquoi lui, il aurait 3 000, et toi, t'aurais que 1 000, hein ? Elle est l&#224; l'injustice. Tout a toujours &#233;t&#233; que pour les gros, jamais pour les petits ! T'as compris ? &#199;a n'ira jamais. Les retraites, c'est pareil. Moi, j'&#233;tais commer&#231;ant, j'ai 700 euros de retraite par mois&#8230; &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Ben ouais, c'est pas beaucoup &#187;&lt;/i&gt; qu'on lui dit. &lt;i&gt;&#171; C'est honteux ouais ! Alors, ils te disent... &#8220;Oui mais vous payez pas de loyer&#8221;. Mais m&#234;me que je suis propri&#233;taire, &#231;a a rien &#224; voir. Ils se foutent de ma gueule. Ma femme, avec 13 enfants, elle a travaill&#233; dans le textile, elle a travaill&#233; &#224; Dijon. Elle a 75 ans, ils lui donnent 680 euros par mois, t'rends pas compte ? &#192; une m&#232;re de famille qui a &#233;lev&#233; 13 enfants. Honteux ! &#187; &#171; Et Personne voulait reprendre votre affaire ici ? &#187; &#171; Ben si, mon fils, mais il a peur de se casser la gueule, et de devoir payer. Voil&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1501.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH336/-1501-5df24.jpg?1782833198' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On se l&#232;ve, d&#233;cid&#233;s &#224; aller au routier de Comblanchien avant qu'il ne fasse nuit. En l'&#233;tat, on &#233;tait pas pr&#234;ts pour la baffe qu'on venait de se prendre. De toute fa&#231;on, on reviendra demain. On ouvre la porte, poign&#233;e de main. Le P&#232;re Weill en l&#226;che une derni&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Ce qu'il y a, tu vois, s'ils avaient laiss&#233; la chance de fumer aux gens, dans le bar, l&#224;, on serait plein tous les jours, m&#234;me la nuit, &#224; bloc. L&#224;, tu peux ouvrir 24 sur 24 dans un bar comme ici, t'aurais du monde. Mais l'interdiction de fumer et de trop boire, &#231;a a jou&#233;. Les jeunes veulent fumer leur petite cigarette, m&#234;me qu'ils fument pas beaucoup, c'est parce que c'est le geste comme &#231;a. T'en as qui avalent pas la fum&#233;e, c'est une manie. &#199;a les d&#233;tend. Voil&#224;. C'est comme le mec qui prend une femme, si elle baise pas, le mec, il en veut pas. Qu'est-ce tu veux qu'il en foute&#8230; Il rigole le petit jeune l&#224;. &#199;a lui d&#233;veloppe le cerveau. Quand il sera vieux, il dira, j'ai trouv&#233; un vieux, ben il disait bien la v&#233;rit&#233;. Et puis la sant&#233; hein. A'revoir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La brasserie de la plage est en vente depuis avril dernier. Le P&#232;re Weill a pris sa retraite.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par &#201;ric Lavenir et Diogo Moura, les deux
laquais de la critique sociale&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une chance &#224; saisir &#224; chaud</title>
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		<dc:creator>Nicolas de La Casini&#232;re</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le climat s'arr&#234;te &#224; Nantes pour un sommet, le capitalisme vert en embuscade. Le climat m&#233;chant sera dompt&#233; par les villes. Faut le savoir. Nantes, pas peu fi&#232;re, a accueilli le sommet &#171; Climate Chance &#187;, entre la COP 21 &#224; Paris et l'&#233;dition 22 &#224; Marrakech. La parole est aux agglos, aux multinationales, experts, banquiers, et &#224; quelques ONG pour cr&#233;dibiliser le volet &#171; solutions &#187;. Certains ne r&#234;vent que de placer dans le texte final (qui n'est que la &#233;ni&#232;me r&#233;solution de bonnes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/societe-civile" rel="tag"&gt;soci&#233;t&#233; civile&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le climat s'arr&#234;te &#224; Nantes pour un sommet, le capitalisme vert en embuscade.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2846 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L320xH337/-1098-014aa.jpg?1782668767' width='320' height='337' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Jean-Michel Bertoyas
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;e climat m&#233;chant sera dompt&#233; par les villes. Faut le savoir. Nantes, pas peu fi&#232;re, a accueilli le sommet &#171; Climate Chance &#187;, entre la COP 21 &#224; Paris et l'&#233;dition 22 &#224; Marrakech. La parole est aux agglos, aux multinationales, experts, banquiers, et &#224; quelques ONG pour cr&#233;dibiliser le volet &#171; solutions &#187;. Certains ne r&#234;vent que de placer dans le texte final (qui n'est que la &#233;ni&#232;me r&#233;solution de bonnes intentions) une ligne ou deux d&#233;fendant leur cause, eau, agriculture, finance, ou la mentionnant juste, en esp&#233;rant &#171; peser sur les &#201;tats &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La maire PS de Nantes, &lt;/strong&gt;Johana Rolland, ressasse que &lt;i&gt;&#171; la soci&#233;t&#233; civile est force de pression &#187;. &lt;/i&gt;Cette force civile a une gueule de chim&#232;re, mixant assos d'&#233;colos d&#251;ment subventionn&#233;es, PME pleines de fougue et d'innovation et multinationales fut&#233;es misant sur la transition &#233;nerg&#233;tique pour s'ouvrir de nouveaux march&#233;s juteux. Les petits jeunes qui ont construit des meubles de r&#233;cup' avec des palettes ne jouent pas dans la m&#234;me cour que V&#233;olia et GRDF dont les stands clinquants, rutilants d'&#233;clairage blanc clinique, ont des airs de salons d'esth&#233;tique avec h&#244;tesses &#224; l'aff&#251;t du chaland.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Trois d&#233;chets plastique par jour&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; l'occasion, la presse locale&lt;/strong&gt; se r&#233;pand sur les &#171; gestes citoyens &#187;. Tous mobilis&#233;s, comme Laurent dont le mantra est &lt;i&gt;&#171; ramasser trois d&#233;chets plastique par jour &#187; &lt;/i&gt;en menant des collectes de bouteilles plastique qui tra&#238;nent, bouchons, capotes usag&#233;es, avec, dit-il, &lt;i&gt;&#171; l'impression de pouvoir faire quelque chose d'utile &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour montrer &lt;/strong&gt;qu'on embarque le populo dans la croisade, une semaine d'animations est baptis&#233;e &#171; Jours de chance pour le climat &#187;, offrant th&#233;&#226;tre d'impro et slam pour &lt;i&gt;&#171; le r&#233;chauffement de vos zygomatiques &#187; &lt;/i&gt;et pour un abonnement au v&#233;lo &#224; p&#233;age souscrit, deux mois offerts ou une initiation &#224; la p&#234;che en rivi&#232;re dans l'affluent de la Loire, l'Erdre, une vraie soupe de cyanobact&#233;ries pollu&#233;e depuis des lustres par les rejets de pesticides agricoles et les trop-pleins d'eaux de pluie urbaines.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Stop foutage de gueule durable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais la contradiction&lt;/strong&gt; est aussi ironiquement entre local et global. D'un c&#244;t&#233; la plan&#232;te &#224; sauver, urgence mondiale aux mains d'experts, de l'autre, une zone humide toute proche menac&#233;e d'&#233;vacuation violente. La ville est dans la droite ligne de l'hypocrite label &#171; capitale verte &#187; europ&#233;enne arbor&#233; en 2013, ignorant la destruction des terres agricoles, la biodiversit&#233; ratibois&#233;e pour construire un a&#233;roport en plein bocage. La Zone &#224; D&#233;fendre de Notre-Dame-des-Landes est menac&#233;e d'attaque imminente par une armada de flics et gendarmes, 3 000, dit-on. Autant que de participants &#224; ce sommet climatique contre lequel une manif a &#233;t&#233; appel&#233;e. Le pr&#233;fet a aussit&#244;t interdit l'initiative des deux collectifs &#171; &#192; l'abordage &#187; et &#171; Stop Climate Chance &#187;, nomm&#233;ment d&#233;sign&#233;s dans l'arr&#234;t&#233;. Illico, un groupe baptis&#233; &#171; Stop foutage de gueule durable &#187; a appel&#233; &#224; la m&#234;me manif, qui n'a pas fait 500 m&#232;tres avant d'&#234;tre nass&#233;e dans une rue &#224; l'&#233;cart du palais des congr&#232;s o&#249; l'on discute au sommet. Sous le staccato de l'h&#233;lico, le climat local est sous tension.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'aff&#251;t des bons mots&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; la mise de fonds de Nantes M&#233;tropole&lt;/strong&gt; de 500 000 euros pour cet &#233;v&#233;nement de trois jours, les intervenants viennent &#224; leurs frais et 80 b&#233;n&#233;voles ont &#233;t&#233; recrut&#233;s : b&#233;n&#233;voles de la m&#233;diation, du &lt;i&gt;live tweet &lt;/i&gt;et du renseignement sourire aux visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Place to B, &lt;/strong&gt;un r&#233;seau aux airs de bo&#238;te de com' cherche comment &lt;i&gt;&#171; &#233;crire le nouveau r&#233;cit climatique, o&#249; les bons mots permettent d'interpeller et de mobiliser la soci&#233;t&#233; civile &#187;, &lt;/i&gt;en &lt;i&gt;&#171; cultivant de nouveaux imaginaires &#187; &lt;/i&gt;cens&#233;s &lt;i&gt;&#171; d&#233;passer les paroles catastrophistes, culpabilisantes et les jargons en tout genre &#187;&lt;/i&gt;. Leurs actions : concerts live, conf&#233;rences de presse et d&#233;gustation de cr&#232;mes glac&#233;es trop tendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les forums, &lt;/strong&gt;Suez vante sa gestion de flotte et de d&#233;chets en Afrique et &#171; la p&#233;rennit&#233; des bizness models &#187;. &#201;videmment, motus sur les contradictions de son tr&#232;s &#233;nergivore syst&#232;me de dessalement d'eau de mer, ou sur les accusations de l'ONG am&#233;ricaine Corporate Accountability International de &#171; profiter du changement climatique &#187; en draguant des march&#233;s sur les zones en stress hydrique et d&#233;ficitaires en eau, pour &#171; tirer profit de cette raret&#233; &#187;. &lt;i&gt;Black out &lt;/i&gt;aussi sur les int&#233;r&#234;ts de Suez &#224; traiter les eaux us&#233;es des mines de charbon, sables bitumineux canadiens ou de l'exploitation des gaz et huiles de schiste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le bizness des solutions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Climate Chance &#187;&lt;/strong&gt; v&#233;n&#232;re la mobilisation de tous. C'est le credo des &#233;colos qui jouent le jeu, plaidant le besoin de toutes les bonnes volont&#233;s pour limiter la casse, y compris les bo&#238;tes du Cac 40 surfant sur la &lt;i&gt;&#171; formidable opportunit&#233; &#187; &lt;/i&gt;de profits &lt;i&gt;&#171; pour retrouver des pistes de croissance &#187;, &lt;/i&gt;comme dit le Medef. Le patronat a largu&#233; son climato-scepticisme et admis que le maintien mordicus du &lt;i&gt;bizness as usual &lt;/i&gt;pouvait s'assortir de nouveaux chiffres d'affaires dans le capitalisme vert. Des eldorados pour le BTP, le recyclage, la flotte, les ordures, les capteurs connect&#233;s. Ou la redoutable agriculture &#171; climato-intelligente &#187; qui voit la finance donner la priorit&#233; aux biotechnologies et &#224; la compensation carbone, en se foutant pas mal du savoir-faire des paysans de la brousse, bien plus pertinents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un forum &lt;/strong&gt;fait d&#233;blat&#233;rer un &lt;i&gt;marketing director &lt;/i&gt;de Schneider Electric, sp&#233;cialiste des &#171; b&#226;timents intelligents &#187;&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;un &lt;i&gt;executive director &lt;/i&gt;d'une bo&#238;te hollandaise qui vend des solutions, un &lt;i&gt;smart city manager &lt;/i&gt;grenoblois &#224; qui on devra des villes truff&#233;es d'objets connect&#233;s. Plus belle la vie quand on aura les poumons et le c&#339;ur bourr&#233;s de puces RFID.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;crans de fum&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec son rutilant slogan&lt;/strong&gt; &#171; la ville durable et d&#233;sirable &#187;, Bouygues masque qu'en juin dernier, l'ONG WWF, pourtant pas des plus combatives, l'a &#233;pingl&#233; pour sa consommation de bois d'oeuvre, d&#233;vastatrice en Amazonie, au Congo, &#224; Sumatra, o&#249; la d&#233;forestation fournit le BTP en destroyant les &#233;cosyst&#232;mes. &#192; Nantes, Bouygues a envoy&#233; son chef de service immobilier pour vanter les immeubles performants en &#233;nergie, &lt;i&gt;&#171; mettant particuli&#232;rement l'accent sur l'importance de ce type de b&#226;timents dans l'attractivit&#233; des territoires &#187;. &lt;/i&gt;Collectivit&#233;s ou g&#233;ants du BTP, tous veulent des retours sur investissements. Rentabilit&#233; d'image ou de dividendes en gardant la croissance, le PIB, le productivisme et les profits comme univers ind&#233;passable, repeint en vert. Les &#233;lus des collectivit&#233;s retiennent surtout le mot magique : emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Veolia tra&#238;n&#233;e en justice &lt;/strong&gt;pour empoisonnement de l'eau &#224; Flint, Michigan ? Son PDG Antoine Fr&#233;rot ne pipe pas mot sur ces poursuites, pr&#233;f&#233;rant r&#233;clamer un prix pour le carbone, droit de polluer n&#233;gociable sur des march&#233;s de quotas d'&#233;missions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La table ronde &lt;/strong&gt;&#171; Pour le climat, rendez-nous la monnaie &#187; voit les technocrates nantais ramer pour encenser leur monnaie locale &#171; SoNantes &#187;, suppos&#233;e doper les circuits courts et l'&#233;conomie du cru. Mais la formule impos&#233;e d'en haut, qu'aucune association de terrain ne soutient, ne d&#233;colle pas. Malgr&#233; 800 000 euros d'&#233;tudes et de com', deux millions d'apport du Cr&#233;dit municipal et 350 000 euros de subvention de fonctionnement, la monnaie n'a qu'un petit millier d'usagers, et n'a &#233;chang&#233; en un an que l'&#233;quivalent de 45 000 euros. &lt;i&gt;Peanuts ! &lt;/i&gt;Face &#224; ces gadgets, quelques voix s'&#233;l&#232;vent pour remarquer que les grandes manoeuvres de financement d'actions pour le climat, tr&#232;s complexes, excluent de fait toute l'&#233;conomie informelle de l'Afrique et de l'Inde. Les femmes qui font des bornes &#224; pied pour aller chercher l'eau et le bois de chauffage, les m&#244;mes qui ramassent les ordures, allez vous faire voir ! Le probl&#232;me des sommets, c'est que du haut, on ne voit pas les gens au pied de la montagne. C'est qui ces pointill&#233;s, en bas ?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas De La Casini&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bourse et la belle vie</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-bourse-et-la-belle-vie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-bourse-et-la-belle-vie</guid>
		<dc:date>2018-04-01T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Petit-Roger</dc:creator>


		<dc:subject>Actualit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>Chien Rouge</dc:subject>
		<dc:subject>euros</dc:subject>
		<dc:subject>actions</dc:subject>
		<dc:subject>journ&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD Limited</dc:subject>
		<dc:subject>Limited</dc:subject>
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		<dc:subject>Limited n'aura</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bilan de la premi&#232;re journ&#233;e de cotation, valorisation record, fonds lev&#233;s, actionnaires, le Chien rouge... Tout ce qu'il faut retenir de l'Initial Public Offering (IPO, Introduction en bourse in french) de la d&#233;mesure... La douche froide du premier jour Contrairement &#224; ce que certains analystes annon&#231;aient, la premi&#232;re journ&#233;e de cotation de CQFD Limited n'aura pas &#233;t&#233; une marche triomphale. Au contraire, sa toute nouvelle action aura fait du yo-yo toute la journ&#233;e. Apr&#232;s avoir ouvert (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/actions" rel="tag"&gt;actions&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Limited" rel="tag"&gt;Limited&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/actions-CQFD" rel="tag"&gt;actions CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Limited-n-aura" rel="tag"&gt;Limited n'aura&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bilan de la premi&#232;re journ&#233;e de cotation, valorisation record, fonds lev&#233;s, actionnaires, le Chien rouge... Tout ce qu'il faut retenir de l'&lt;i&gt;Initial Public Offering&lt;/i&gt; (IPO, Introduction en bourse &lt;i&gt;in french&lt;/i&gt;) de la d&#233;mesure...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH267/-543-91250.jpg?1783080864' width='500' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La douche froide du premier jour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que certains analystes annon&#231;aient, la premi&#232;re journ&#233;e de cotation de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited n'aura pas &#233;t&#233; une marche triomphale. Au contraire, sa toute nouvelle action aura fait du yo-yo toute la journ&#233;e. Apr&#232;s avoir ouvert en forte hausse de 13%, elle est revenu rapidement aux alentours de son cours d'introduction, puis est repartie tester la zone des + 7 &#224; 8% avant de finir la s&#233;ance &#224; nouveau tout pr&#232;s de son point de d&#233;part de 4 euros, &#224; 4,27 euros exactement. Seule l'intervention des plus fid&#232;les lecteurs et lectrices a permis d'&#233;viter l'humiliation de terminer cette premi&#232;re s&#233;ance au dessous du cours d'introduction. Autant dire qu'il s'agit d'un &#233;chec pour cette op&#233;ration cens&#233;e battre tous les records. D'autant que le risque de voir quand m&#234;me l'action tomber sous les 4 euros dans les prochains jours n'est pas &#224; &#233;carter. Compar&#233; &#224; d'autres IPO r&#233;centes ou c&#233;l&#232;bres, cette premi&#232;re journ&#233;e est vraiment rat&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une valorisation record de plus de 100 milliards&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En retenant un prix de 4 euros pour pour l'introduction en bourse de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited, le Chien rouge et ses plus fid&#232;les lecteurs et lectrices ont pourtant choisi le plus bas de la fourchette indicative de 4 &#224; 238 euros. Fourchette qui avait d'ailleurs &#233;t&#233; relev&#233;e de m&#234;me que le nombre d'actions mises sur le march&#233; (+25%) afin de r&#233;pondre &#224; la tr&#232;s forte demande des investisseurs. Un tel prix valorise &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited &#224; 104 euros pour son entr&#233;e en bourse, vendredi 30 mars 2017. Par comparaison, quand &lt;i&gt;Le Ravi&lt;/i&gt; est entr&#233;e en Bourse, en 2015, l'entreprise n'&#233;tait valoris&#233;e qu'&#224; 23 euros et 40 centimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la survalorisation de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited est donc pos&#233;e : 99% des deux analystes et traders interrog&#233;s par &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; jugent d'ailleurs ce chiffre de 104 euros excessif. Et ce n'est pas la premi&#232;re journ&#233;e de cotation qui va les faire changer d'avis. Car cette valorisation repose sur un pari extr&#234;mement risqu&#233; en terme de performances financi&#232;res pour les 10 ans &#224; venir, nous explique Robert, pilier de comptoir au Bar de la Plaine. Et pourtant, la demande &#233;tait si importante que le titre aurait pu &#234;tre mis &#224; prix beaucoup plus cher, estime Paulette, analyste financier au m&#234;me comptoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16 euros lev&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L259xH194/-544-042ac.jpg?1782691094' width='259' height='194' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la d&#233;ception de la premi&#232;re journ&#233;e de cotation, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited n'en a pas moins r&#233;alis&#233; la plus grosse introduction en Bourse pour une valeur de presse papier marseillo-gauchiste. Il s'agit de plus de la deuxi&#232;me plus grosse op&#233;ration toutes entreprises marseillaises confondues (juste apr&#232;s Marseille-Provence Capitale Europ&#233;enne du D&#233;tournement de subvention &#224; des fins client&#233;listes 1950-2030&#169;). En mettant 421 actions sur le march&#233;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited a en effet lev&#233; 16 euros, dont 6 iront alimenter les caisses du journal d'enqu&#234;te et d'exp&#233;rimentation social via l'&#233;mission d'actions nouvelles. Les 10 autres euros correspondent &#224; des actions vendues par les fonds d'investissement (comme le fonds brestois &#034;PMU Le Balto&#034; qui va r&#233;cup&#233;rer 1,70 euros), les premiers investisseurs (comme Bruno Le Dantec et Iffik Leguen), et les fondateurs du journal (comme Olivier Cyran et Herv&#233;) ainsi que quelques profiteurs (comme JBB et Julien Tewfiq) . L'argent r&#233;colt&#233; par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited ira alimenter un tr&#233;sor de guerre pl&#233;thorique. De quoi financer un ap&#233;ro ou deux ou de faire des acquisitions, comme une paire de ciseaux, pour laquel il n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; d&#233;bourser 1,79 euros cash. Le mensuel a &#233;galement promis pour les ann&#233;es 2019 et 2020 &#034; &lt;i&gt;des d'embauches &#224; condition que les contrats aid&#233;s reviennent&lt;/i&gt; &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui peut &#234;tre actionnaire de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acheter des actions &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#224; l'occasion de l'introduction en bourse n'&#233;tait pas possible pour le commun des mortels... ni souhaitable, dans le fond. D&#233;j&#224; parce que la part des titres disponibles hors du quartier de La Plaine &#233;tait limit&#233;e &#224; 20%. Ensuite, parce que les investisseurs institutionnels et les fonds d'investissement parisiens auraient r&#233;serv&#233; 80% des titres pour &#034;&lt;i&gt;faire chier ces connards de marseillais gauchistes&lt;/i&gt;&#034; comme nous le confiait sous le sceau du secret le directeur d'une banque centrale lamda. Les particuliers se seraient donc content&#233;s des 20% restants. Et encore, ne s'agissait-il pas de monsieur et madame tout le monde. Il fallait disposer de 500 &#224; 700 euros sur son compte et avoir pass&#233; l'aspirateur dans l'ann&#233;e pour envisager de faire partie des &lt;i&gt;happy few&lt;/i&gt;, nous a expliqu&#233; Sam, g&#233;rante de la soci&#233;t&#233; de communication &#034;Le Bar du Peuple&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des possibilit&#233;s s'ouvrent en revanche dans un second temps. &#034;Les particuliers fran&#231;ais ou m&#234;me de Marseille pourront acheter des titres une fois l'introduction en Bourse r&#233;alis&#233;e&#034;, note Mathieu, responsable Gla&#231;on-touillette au Chiquito. Mais ce sont des op&#233;rations qui, pour des petits porteurs, pourraient s'av&#233;rer risqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH335/-542-c9404.jpg?1782675362' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Chien rouge, multi-milliardaire &#224; 15 ans ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est le visage, la figure embl&#233;matique de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited. A bient&#244;t 15 ans, il est devenu un personnage intrigant, qui suscite la pol&#233;mique et dont l'avis est &#233;cout&#233; par les plus puissants. Surtout, le Chien rouge se gave de croquette. Le prix d'introduction de 4 euros valorise sa participation dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited &#224; 19,10 euros, ce qui le rend plus riche que Le Ravi (de la cr&#232;che), mascotte de &lt;i&gt;Le Ravi&lt;/i&gt; (le journal). Il est en fait le 29&#232;me cl&#233;bard le plus riche du monde selon Ahmed, maitre k&#233;babier et habitu&#233; du Bar de la Plaine. Et les actions qu'il a effectivement vendu &#224; l'occasion de l'IPO vont lui rapporter plus d'un euros de plus. Une somme qui sera enti&#232;rement d&#233;di&#233;e &#224; rembourser des dettes chez l'&#233;picier du coin. Il devrait encore conserver 18,4% du capital de son entreprise, mais 55% des droits de vote et une gamelle &#224; son nom. Ses proches &#233;galement vont s'enrichir, ceux qui ont cofond&#233; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Limited ou les premiers employ&#233;s de la bo&#238;te qui pr&#233;f&#233;raient, bien leur en a pris, &#234;tre pay&#233;s en actions. On estime &#224; quatre ou cinq le nombre de salari&#233;s de CQFD Limited qui sont devenus aujourd'hui un peu moins pauvre qu'avant !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les br&#232;ves du n&#176;161</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Les-breves-du-no161</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Les-breves-du-no161</guid>
		<dc:date>2018-02-12T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Chien m&#233;chant</dc:subject>
		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas de la Casini&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>Fritz</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>qu'ils</dc:subject>
		<dc:subject>sociale</dc:subject>
		<dc:subject>morts</dc:subject>
		<dc:subject>cour</dc:subject>
		<dc:subject>No&#235;l</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;cembre</dc:subject>
		<dc:subject>nombre</dc:subject>
		<dc:subject>euros</dc:subject>
		<dc:subject>millions</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Conte de No&#235;l Le 8 d&#233;cembre, un SDF qui faisait les poubelles de l'a&#233;roport de Roissy a touch&#233; le gros lot. Un casse parfait &#8211; sans effraction, ni violence. Il est 17 h, le quinquag&#233;naire s'appuie par hasard sur la porte d'un local de transport de fonds Loomis, rest&#233;e n&#233;gligemment ouverte. Apr&#232;s un moment d'h&#233;sitation, il entre, puis en ressort avec un sac dans chaque main. Sous l'objectif des cam&#233;ras de surveillance, il s'&#233;loigne &#224; petits pas press&#233;s. Le butin est &#233;valu&#233; &#224; 300 000 euros ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no161-janvier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;161 (janvier 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/En-bref" rel="tag"&gt;En bref&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nicolas-de-la-Casiniere-95" rel="tag"&gt;Nicolas de la Casini&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fritz" rel="tag"&gt;Fritz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-ils" rel="tag"&gt;qu'ils&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sociale" rel="tag"&gt;sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/morts" rel="tag"&gt;morts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cour" rel="tag"&gt;cour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Noel" rel="tag"&gt;No&#235;l&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/decembre" rel="tag"&gt;d&#233;cembre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nombre" rel="tag"&gt;nombre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/euros" rel="tag"&gt;euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/millions" rel="tag"&gt;millions&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conte de No&#235;l&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 8 d&#233;cembre, un SDF qui faisait les poubelles de l'a&#233;roport de Roissy a touch&#233; le gros lot. Un casse parfait &#8211; sans effraction, ni violence. Il est 17 h, le quinquag&#233;naire s'appuie par hasard sur la porte d'un local de transport de fonds Loomis, rest&#233;e n&#233;gligemment ouverte. Apr&#232;s un moment d'h&#233;sitation, il entre, puis en ressort avec un sac dans chaque main. Sous l'objectif des cam&#233;ras de surveillance, il s'&#233;loigne &#224; petits pas press&#233;s. Le butin est &#233;valu&#233; &#224; 300 000 euros ! &#192; l'heure o&#249; nous imprimons, l'ex-pauvre h&#232;re est toujours dans la nature. &lt;i&gt;Suerte,&lt;/i&gt; l'ami ! Que l'argent ne te br&#251;le pas les doigts !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour la d&#233;cence, c'est r&#226;p&#233; !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2069 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH392/-348-4b6f2.jpg?1782649796' width='400' height='392' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nicolas de la Casini&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lulu : 22 ans et toutes ses dents !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Presque la centaine.&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lalettrealulu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Lettre &#224; Lulu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, chouette publication nantaise qui depuis 1995 d&#233;gomme avec jubilation les pouvoirs locaux et documente avec s&#233;rieux leurs errements, sort son n&#176;98-99 (un num&#233;ro double pour 3 euros, heureux de vous). Entre autres au menu, une enqu&#234;te sur une &#233;cole de top managers du business qui tue, le portrait de deux barbouzes de Pornic ou un retour sur la gabegie du stade de la Beaujoire. &#199;a ne se rate pas !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Haut le c&#339;ur &lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2070 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH280/-349-be661.jpg?1782649796' width='400' height='280' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nicolas de la Casini&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;c&#232;s de Fran&#231;ois-R&#233;gis Hutin, patron de &lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La cellule de communication &#233;lys&#233;enne est en deuil.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tu ne cracheras point&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors du mouvement social contre la loi Travail du printemps 2016, Fabien s'oppose &#224; l'expulsion muscl&#233;e d'un SDF. Plus d'un an apr&#232;s, il se fait serrer lors d'une table de presse anti-Linky du c&#244;t&#233; de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Les uniformes intiment au militant de cracher son ADN. Refus poli de ce dernier, alors trait&#233; de &#171; &lt;i&gt; gaucho de merde&lt;/i&gt; &#187;. Bilan des courses, le voil&#224; convoqu&#233; au tribunal pour le 1er mars. Comme le clame l'inculp&#233; : &#171; &lt;i&gt;Qu'ils nous fichent, non merci ! Qu'ils nous fichent plut&#244;t la paix &lt;/i&gt; ! &#187; La &lt;a href=&#034;http://refusdufichageadnsolidariteavecfabien.wesign.it/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;p&#233;toche&lt;/a&gt;en ligne !&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et un article plus complet sur ce sujet est &#224; lire dans le n&#176;162 de CQFD... (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Petit' appli d'No&#235;l, quand tu descendra de selle...&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2071 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-350-e33f5.jpg?1782643659' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Fritz.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Solidarit&#233; condamn&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mi-novembre, la cour d'appel d'Aix-en-Provence jugeait quatre retrait&#233;s qui avaient transport&#233; des migrants dans la vall&#233;e de la Roya (voir l'&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Quand-la-solidarite-passe-au&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article publi&#233;&lt;/a&gt; dans le n&#176;160 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;). Le 13 d&#233;cembre, les juges ont rendu leur d&#233;cision : la condamnation initiale est confirm&#233;e. Tarif ? 800 euros d'amende avec sursis. Pas surpris pour un sou, les papys-mamies solidaires n'ont pas tergivers&#233; longtemps : Ren&#233;, Gilbert, Fran&#231;oise et Daniel iront en cassation, voire, s'il le faut, devant la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme. &#171; &lt;i&gt;C'est quelque chose d'important&lt;/i&gt;, nous explique Ren&#233;. &lt;i&gt;Ce n'est pas juste notre petit cas personnel qui se joue, mais un principe : comment un &#234;tre humain peut en aider un autre, normalement, sans &#234;tre condamn&#233;. C'est &#231;a le probl&#232;me.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 janvier, un autre proc&#232;s du m&#234;me genre se tiendra &#224; Nice. Cette fois-ci, ce sera une militante d'Amnesty International qui sera poursuivie pour avoir &#171; &lt;i&gt; facilit&#233; l'entr&#233;e de deux mineurs &#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re&lt;/i&gt; &#187;. L'association d&#233;nonce r&#233;guli&#232;rement les entorses au droit des &#233;trangers commises par l'&#201;tat dans les Alpes-Maritimes. Elle souligne que sa militante a simplement r&#233;cup&#233;r&#233; deux jeunes mineurs isol&#233;s &#233;trangers au poste-fronti&#232;re de Menton-Ventimille, c&#244;t&#233; fran&#231;ais, avant de les accompagner, &#224; pied, jusqu'aux locaux de la police aux fronti&#232;res, pour qu'ils soient pris en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#171; dublin&#233;s &#187; enferm&#233;s en toute l&#233;galit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fin septembre, la Cour de cassation d&#233;clarait ill&#233;gale la r&#233;tention administrative des &#171; dublin&#233;s &#187;, ces demandeurs d'asile que l'&#201;tat veut expulser vers le premier pays europ&#233;en o&#249; ils ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s. En cause, un vide juridique : la l&#233;gislation ne d&#233;finissait pas assez clairement le &#171; risque de fuite &#187; de ces exil&#233;s. Les pr&#233;fectures ont continu&#233; &#224; enfermer dans la plus compl&#232;te ill&#233;galit&#233; mais tout de m&#234;me, cela faisait tache. Alors, d&#233;but d&#233;cembre, l'Assembl&#233;e nationale a vot&#233; un texte l&#233;galisant cette pratique. Chers amis brigands, devenez donc ministre ou d&#233;put&#233; : si vous ne parvenez pas &#224; respecter la loi, vous n'aurez qu'&#224; la changer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Outre-Manche, l'aust&#233;rit&#233; tue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est une &#233;tude &#233;manant de trois (s&#233;rieuses) universit&#233;s britanniques qui l'affirme : en Angleterre, les coupes budg&#233;taires dans la sant&#233; et le social auraient caus&#233; quelque 120 000 morts de 2010 &#224; 2017. &#171; &lt;i&gt; Il n'est pas exag&#233;r&#233; de parler de crime &#233;conomique&lt;/i&gt; &#187;, affirme Lawrence King, professeur &#224; Cambridge. Pour arriver &#224; cette estimation, les chercheurs ont mis en regard le nombre de morts annuelles et le montant des d&#233;penses publiques. Ils rapportent que de 2001 &#224; 2010, les d&#233;c&#232;s ont baiss&#233; en moyenne de 0,77 % par an. Mais &#224; partir de 2010, de s&#233;v&#232;res contraintes financi&#232;res ont affect&#233; le syst&#232;me de sant&#233; et de protection sociale. R&#233;sultat : de 2011 &#224; 2014, le nombre de morts a augment&#233; en moyenne de 0,87 % chaque ann&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en calculant la diff&#233;rence entre le nombre de morts r&#233;elles et celui que laissaient augurer les tendances 2001-2010 que les scientifiques sont arriv&#233;s &#224; ce r&#233;sultat. Ils pr&#233;cisent que la surmortalit&#233; a principalement touch&#233; les personnes &#226;g&#233;es et les r&#233;sidences m&#233;dicalis&#233;es (&#171; &lt;i&gt;care homes&lt;/i&gt; &#187;). Le lien entre les d&#233;c&#232;s suppl&#233;mentaires et les coupes budg&#233;taires &#171; &lt;i&gt; pourrait notamment tenir &#224; l'&#233;volution du nombre d'infirmiers&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Licence to kill&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En Turquie, les purges vont bon train. Et le pays s'enfonce toujours plus dans l'&#233;tat d'exception. Le 24 d&#233;cembre, le gouvernement d'Erdogan a ainsi sign&#233; le d&#233;cret n&#176;696 qui accorde &#171; &lt;i&gt;l'immunit&#233; &#224; tous les civils, quelle que soit la nature de leurs actes, d&#232;s lors qu'ils agissent au nom de l'antiterrorisme&lt;/i&gt; &#187;. Rien de moins qu'un permis de tuer, aux contours mal d&#233;finis. Celui-ci pourrait profiter aux mercenaires de Sadat, une soci&#233;t&#233; priv&#233;e proche du pouvoir qui s'est donn&#233;e pour but de &#171; &lt;i&gt; favoriser la coop&#233;ration dans les domaines de la d&#233;fense et de l'industrie de d&#233;fense du monde islamique&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 27/12/2017). Quand l'autoritarisme et l'arbitraire &#233;tendent leur emprise (pour le plus grand malheur des Kurdes et des opposants), le business s&#233;curitaire n'est jamais loin&#8230; Ce qui n'emp&#234;che pas le m&#234;me Erdogan de poser en h&#233;raut de la cause palestinienne sur la sc&#232;ne internationale &#8211; cherchez l'erreur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que cent Big Brothers s'&#233;panouissent !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le hit parade du meilleur des mondes orwelliens possible, la Chine d&#233;croche le pompon. Depuis une dizaine d'ann&#233;es, elle confectionne la plus grande base de donn&#233;es plan&#233;taire, recensant les profils biom&#233;triques de 40 millions de trublions potentiels &#8211; travailleurs, migrants, &#233;tudiants, musulmans ou&#239;ghours ou dissidents. Le pays a aussi mis en place le programme &#171; Big intelligence &#187;, qui centralise toutes les informations recueillies par les 170 millions de cam&#233;ras de surveillance pr&#233;sentes sur le territoire. En attendant pire : 400 millions de cam&#233;ras suppl&#233;mentaires doivent &#234;tre install&#233;es dans les prochaines ann&#233;es. Un maillage de contr&#244;le tr&#232;s efficace. Le 13 d&#233;cembre, il a ainsi suffit de sept minutes aux autorit&#233;s pour, &#224; partir d'une simple photo, localiser et appr&#233;hender un journaliste de la BBC qui voulait d&#233;fier l'infaillibilit&#233; du syst&#232;me de reconnaissance faciale de Guiyang, ville de 4,6 millions d'habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier gadget en date : une application mobile incite les bons citoyens &#224; d&#233;noncer les personnes qui &#171; &lt;i&gt;affectent la stabilit&#233; sociale&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Lorsqu'une information est signal&#233;e sur l'application, elle est envoy&#233;e vers un centre de commande de &#8220; gouvernance sociale &#8221;, avec des &#233;crans qui permettent de visualiser o&#249; se concentre tel ou tel probl&#232;me&lt;/i&gt; &#187;, rapporte le site Slate (30/12/2017). La &#171; &lt;i&gt;gouvernance sociale&lt;/i&gt; &#187; ! Le grand George n'aurait pas trouv&#233; mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Et un article plus complet sur ce sujet est &#224; lire dans le n&#176;162 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;... actuellement en kiosque. Note du webmaster.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nantes : Fausse cantine, vraie r&#233;cup&#233;ration</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas de La Casini&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Baptiste Alchourroun</dc:subject>
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&lt;p&gt;C'est une des attractions du &#171; Voyage &#224; Nantes &#187;, cet &#233;v&#233;nement de l'&#233;t&#233; qui s&#232;me quelques &#339;uvres d'art &#224; ciel ouvert pour draguer les touristes dans une ville qui souffrait, para&#238;t-il, de n'&#234;tre que travers&#233;e pour rejoindre les plages. La cantine s'&#233;tale sous une structure recycl&#233;e de vieilles serres agricoles. Quelques panneaux aux couleurs pimpantes figurent des patates affect&#233;es d'un mildiou bleu, des feuilles rouges p&#233;tantes d&#233;calqu&#233;es sur le vieux caoutchouc de M&#233;m&#233;, des tagliatelles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no157-septembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;157 (septembre 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Baptiste-Alchourroun" rel="tag"&gt;Baptiste Alchourroun&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lieu" rel="tag"&gt;lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/euros" rel="tag"&gt;euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nantes" rel="tag"&gt;Nantes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/oeuvres-d-art" rel="tag"&gt;&#339;uvres d'art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ciel-ouvert" rel="tag"&gt;ciel ouvert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parait-il" rel="tag"&gt;para&#238;t-il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/serres-agricoles" rel="tag"&gt;serres agricoles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/souffrait" rel="tag"&gt;souffrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/plages" rel="tag"&gt;plages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une des attractions du &#171; Voyage &#224; Nantes &#187;, cet &#233;v&#233;nement de l'&#233;t&#233; qui s&#232;me quelques &#339;uvres d'art &#224; ciel ouvert pour draguer les touristes dans une ville qui souffrait, para&#238;t-il, de n'&#234;tre que travers&#233;e pour rejoindre les plages. La cantine s'&#233;tale sous une structure recycl&#233;e de vieilles serres agricoles. Quelques panneaux aux couleurs pimpantes figurent des patates affect&#233;es d'un mildiou bleu, des feuilles rouges p&#233;tantes d&#233;calqu&#233;es sur le vieux caoutchouc de M&#233;m&#233;, des tagliatelles g&#233;antes sans doute aux &#233;pinards mais en contreplaqu&#233;. File d'attente pour acheter son ticket repas, rebelote pour se faire placer sur de grandes tabl&#233;es de bois clair. Jusqu'&#224; 300 couverts, &#231;a impose une grosse cadence aux serveurs, sept jours sur sept pendant cinq mois.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH550/-320-90ac6.jpg?1782644102' width='400' height='550' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Baptiste Alchourroun.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cot&#233; boulevard, un gros Poucet a sem&#233; des m&#233;ga cailloux, histoire que les gens du voyage &#8211; les vrais &#8211; ne se tapent pas l'incruste &#224; l'ombre de cet attrape-gogos, version marketing du sans chichi. Pseudo popu, c'est si tendance... Avec quelques transats (dites &#171; chiliennes &#187;, &#231;a fait moins plouc) pour la pause fessi&#232;re face aux anneaux de Buren align&#233;s devant la Loire, il y a l&#224; tous les ingr&#233;dients du d&#233;cor bobo habillant un concept vaguement franquette-guinguette. Pour montrer qu'on n'est pas que dans le r&#233;tro du baby-foot et de la piste de p&#233;tanque attenante au resto, on a ajout&#233; une rampe pour skaters mais pas aux heures des repas, &#231;a fait trop de barouf. La boutique-librairie vend des &lt;i&gt;goodies&lt;/i&gt; &#8211; &#233;ventails, sacs, yoyos, in&#233;vitables mugs et cartes postales, stylos, chapeaux de paille, calendriers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cuisine se la joue modeste. On y avale tous les jours la m&#234;me chose : une petite salade, un poulet-patates, un soda ou un quart de rouge pour 10 euros. Voire bi&#232;re ou ros&#233;, avec &#233;tiquette maison (prononcer &#171; identit&#233; visuelle &#187;) qui masque toute origine. Ros&#233; assez d&#233;gueu, selon ceux qui ont test&#233;. Et la m&#234;me chose pour 13 euros &#224; partir de 15h, la pr&#233;cocit&#233; du tarif &#171; d&#238;ner &#187; faisant tousser quelques clients de passage. Riquiqui et tr&#232;s basique dans son bol en verre, la &#171; salade de bienvenue &#187;, laitue agr&#233;ment&#233;e de lamelles de carotte ou de bouts de tomate, est hautement vertueuse. Elle vient en circuit tr&#232;s court du potager voisin &#224; dix m&#232;tres de l&#224;, install&#233; hors-sol sur des palettes le long du quai d&#233;saffect&#233; du port de commerce. Un mara&#238;cher professionnel g&#232;re les 600m2 de cultures, et dispense son savoir sur r&#233;servation : la visite guid&#233;e des rangs de l&#233;gumes est tarif&#233;e 12 euros par t&#234;te, la moiti&#233; pour les moins de douze ans. Le poulet est fermier, les patates on ne sait pas. Les gobelets sont en plastoc, &#231;a fait peuple. Formule v&#233;g&#233;tarienne ? Une blague : on vous ressert en plat la salade de l'entr&#233;e. Les tartelettes sont industrielles, le ketchup en dosette ou en plastoc estampill&#233; Carrouf. Faut bien tenir le prix. La gestion est conc&#233;d&#233;e au patron du LC club, grosse bo&#238;te de nuit voisine. Pour relever le niveau, la cantine accueille de temps &#224; autre des ateliers du go&#251;t avec de vrais chefs et des conf&#233;rences de l'asso Slowfood.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire la retape officielle autour de ce resto cheap mais chic d&#233;contract&#233;, cette cantine est un concentr&#233; de lieux communs : &#171; &lt;i&gt; lieu de convivialit&#233; &lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt; lieu de vill&#233;giature des Nantais&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt; lieu de convergence de toutes les envies&lt;/i&gt; &#187; (comprendre l'irr&#233;sistible app&#233;tit pour le baby-foot et la p&#233;tanque), &#171; &lt;i&gt;lieu de d&#233;couverte qui redonne les clefs d'une consommation responsable sans n&#233;gliger la notion de plaisir&lt;/i&gt; &#187;. Le menu immuable sauve donc la plan&#232;te, et c'est garanti sans le moindre c&#244;t&#233; chiant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Op&#233;ration : Des croquettes pour le Chien rouge</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Operation-Des-croquettes-pour-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Operation-Des-croquettes-pour-le</guid>
		<dc:date>2017-12-05T15:49:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>une1_sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>&#199;a br&#251;le !</dc:subject>
		<dc:subject>Courrier des lecteurs</dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;cile Kiefer</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>novembre</dc:subject>
		<dc:subject>Chien Rouge</dc:subject>
		<dc:subject>euros</dc:subject>
		<dc:subject>soutien</dc:subject>
		<dc:subject>bonnes nouvelles</dc:subject>
		<dc:subject>ch&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>l'ami Porquet</dc:subject>
		<dc:subject>sauver CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>appel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour fournir des croquettes au Chien rouge, c'est (aussi) sur Helloasso ! Enfin des bonnes nouvelles ! Notre appel pour sauver CQFD a &#233;t&#233; entendu, y compris dans le milieu de la presse parisienne avec des relais sur le site de Lib&#233;ration et un bien beau texte de l'ami Porquet dans le Canard Encha&#238;n&#233;. Mais le plus stimulant a &#233;t&#233; de constater qu'un grand nombre de lecteurs et lectrices qui avaient abandonn&#233; le Chien rouge depuis plus ou moins longtemps se sont r&#233;abonn&#233;s. R&#233;sultat : les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no160-decembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;160 (d&#233;cembre 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une1_sommaire" rel="tag"&gt;une1_sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Courrier-des-lecteurs" rel="tag"&gt;Courrier des lecteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cecile-Kiefer-227" rel="tag"&gt;C&#233;cile Kiefer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/novembre" rel="tag"&gt;novembre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chien-Rouge" rel="tag"&gt;Chien Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/euros" rel="tag"&gt;euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/soutien" rel="tag"&gt;soutien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bonnes-nouvelles" rel="tag"&gt;bonnes nouvelles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cheque" rel="tag"&gt;ch&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-ami-Porquet" rel="tag"&gt;l'ami Porquet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sauver-CQFD" rel="tag"&gt;sauver CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/appel" rel="tag"&gt;appel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L112xH150/arton1871-c95de.jpg?1782773990' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour fournir des croquettes au Chien rouge, c'est (aussi) sur &lt;a href=&#034;https://www.helloasso.com/associations/cqfd/collectes/cqfd-vivra&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Helloasso&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Enfin des bonnes nouvelles ! Notre &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/SOS-d-un-canin-en-detresse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;appel pour sauver &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; entendu, y compris dans le milieu de la presse parisienne avec des relais sur le site de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; et un bien beau texte de l'ami Porquet dans le &lt;i&gt;Canard Encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt;. Mais le plus stimulant a &#233;t&#233; de constater qu'un grand nombre de lecteurs et lectrices qui avaient abandonn&#233; le Chien rouge depuis plus ou moins longtemps se sont r&#233;abonn&#233;s. R&#233;sultat : les courriers de soutien accompagn&#233;s de nouveaux abonnements, de r&#233;abonnements et de dons ont afflu&#233; sur le bureau du secr&#233;taire administratif tout au long du mois de novembre. Au rythme d&#233;ment de 30 &#224; 40 par jour ! Presque notre rythme mensuel habituel&#8230; Au final, il y a pr&#232;s de 250 abonn&#233;s de plus, soit un quart de l'objectif de notre appel &#224; soutien. Nous remontons un peu la pente, mais il y a encore du boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car nous partions de fort loin. Il faut remonter &#224; f&#233;vrier 2014 pour compter 2000 abonn&#233;s &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. Un seuil que la campagne actuelle ne nous a pas encore permis d'atteindre. Il est donc indispensable de continuer &#224; diffuser largement autour de vous le SOS d'un canin en d&#233;tresse. De d&#233;poser, parmi les paquets enrubann&#233;s au pied du sapin ou devant la chemin&#233;e, un abonnement &#224; votre mensuel de critique et d'exp&#233;rimentations sociales pr&#233;f&#233;r&#233;. Que nous passions, en ces temps de consommation fr&#233;n&#233;tique, de la pr&#233;carit&#233; absolue &#224; la pr&#233;carit&#233; relative. Snif...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le fric, nous ne pouvons pr&#233;tendre &#224; jouer dans la m&#234;me cat&#233;gorie que nos coll&#232;gues du &lt;i&gt;Monde Diplo&lt;/i&gt;, qui ont annonc&#233; dans leur &#233;dition de novembre avoir r&#233;colt&#233; plus d'un million et demi d'euros de dons sur les huit derni&#232;res ann&#233;es. Mais, &#224; notre &#233;chelle et en moins d'un mois, les 20 000 euros re&#231;us, entre abonnements et dons, auxquels s'ajoutent 1 000 euros de ventes de T-shirts et de livres, repr&#233;sentent une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne digne d'un service de r&#233;animation d'urgence. D'ailleurs, pour maintenir la dynamique du soutien, nous lan&#231;ons un financement participatif sur le site HelloAsso dans l'id&#233;e de toucher un public plus large qui pourrait contribuer &#224; la poursuite de l'aventure du rouge canid&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1923 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH566/-216-6b7f4.jpg?1782672559' width='400' height='566' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par C&#233;cile Kiefer.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Courrier de nos lecteurs qui sont les meilleurs ! &lt;/h3&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Tours, le 17 novembre&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour l'achat de croquettes bio au Chien rouge&#8230; et qu'il continue &#224; mordre les mollets de qui vous savez !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Bio et survitamin&#233;es les croquettes, tant il a de guiboles &#224; chiquer...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Pavie, le 6 novembre 2017&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bonjour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; votre appel &#224; soutien dans votre dernier num&#233;ro de novembre, je r&#233;agis en abonnant 3 copains. Vous trouverez ci-joint un ch&#232;que de 108 euros. Encore 334 courriers identiques et les 1 000 abonnements vous donneront un peu d'air frais ; c'est tout le mal que je vous souhaite, tant je souris, je me marre, je me sens moins seul dans ce dr&#244;le de monde macronnien, &#224; la lecture de ce bon journal que vous fabriquez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Courage &#224; vous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;CQFD :&lt;/strong&gt; Cher lecteur, ta prose m'a donn&#233; envie de paraphraser le Dr Woody (mais pas Mr Allen) : Sarkozy est vivant, Macron est vivant et moi-m&#234;me je me sens une patate d'enfer pour leur d&#233;monter la tronche...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Perros-Duirec, lundi 13 novembre&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Salut &#224; toutes et &#224; tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ben &#231;a y est ! Voil&#224; mon ch&#232;que de r&#233;abonnement tr&#232;s, tr&#232;s en retard ! (mais mis&#232;re salariale oblige : paye de 347 euros net ; est-ce une excuse ? m&#234;me pas). Bon, &#231;a ne m'a pas emp&#234;ch&#233; de l'acheter chaque mois en attendant. Par contre, ce ch&#232;que n'est encaissable qu'&#224; partir de d&#233;but d&#233;cembre. Mais si je l'envoie aujourd'hui, c'est juste pour que Julien Tewfiq cesse de s'arracher les ch'veux (en a-t-il d'ailleurs ?)&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les rares cheveux de Julien Tewfiq te disent &#034;merci&#034; ! (Note du webmaster.)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; et qu'il arr&#234;te de lorgner la pendule du local de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; en attendant l'heure &#171; l&#233;gale &#187; de l'ap&#233;ro (toujours inexistante ici, en Bretagne) ! J'continue ma pub sur Twitter et au-del&#224; pour vous soutenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; vivra !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;CQFD :&lt;/strong&gt; Fid&#232;le lecteur, ta sollicitude nous a touch&#233;s jusqu'au tr&#233;fonds de nos &#226;mes y compris concernant la sant&#233; capillaire de julien Tewfiq qui tient, quand m&#234;me, &#224; signaler qu'il n'y a rien au-del&#224; de Twitter&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En tout cas, il n'y a pas de preuve. (Note du community manager.)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Quelque part en France, le 17 novembre&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Vivre sans le Chien rouge serait une erreur. Et un petit ch&#232;que pour commencer. Mais pourquoi attendre novembre, mois maudit o&#249; l'imp&#244;t nous saigne, pour r&#233;clamer sa p&#226;t&#233;e ? Parce que vous &#234;tes des amateurs &#8211; je suppose et c'est pour &#231;a qu'on vous aime &#8211; sans carte de presse de la profession. Et en plus le journal est de plus en plus beau : illustrations, maquette. Donc merci !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;CQFD :&lt;/strong&gt; Amateurs de croquettes... &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sur Facebook, le 19 novembre&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Juste pour vous dire, camarades, qu'un ch&#232;que de soutien/abonnement de la f&#233;d&#233;ration Sud-PTT de 500 euros va arriver par courrier d&#232;s que le tr&#233;sorier, que je suis, sera rentr&#233; d'animation de formation syndicale. Tenez bon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;CQFD :&lt;/strong&gt; Camarade, ce geste honore le mouvement syndical. On attend la r&#233;ponse de la CGT&#8230; Ah ! On vient de m'apprendre que le Sgen du Morbihan a pris un abonnement &#224; 5 exemplaires. &lt;i&gt;Venceremos&lt;/i&gt; ! &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Bretagne-Paris-Montpellier, le 20 novembre&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Chers &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ach&#232;te r&#233;guli&#232;rement votre journal au kiosque du coin mais votre appel &#224; soutien du num&#233;ro de novembre m'a fait autant rire que pleurer et il est temps de d&#233;gainer le ch&#233;quier ! Diantre, je n'ai plus &#233;t&#233; abonn&#233; &#224; un journal depuis les &#171; &lt;i&gt;Belles Histoires&lt;/i&gt; &#187; de mon enfance mais j'esp&#232;re bien &#224; celui-ci pour des ann&#233;es. D'ailleurs, en &#233;crivant ce mot, on me dit que &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt; a &#233;crit un article sur vous cette semaine. Avec le soutien (et l'admiration aussi) d'une Bretonne-Parisienne-Montpellieraine qui, en plus aime bien les Calanques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : ma main a gliss&#233; et j'ai &#233;crit 40 euros sur le ch&#232;que, acceptez-les en gage d'une maigre contribution en plus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;CQFD :&lt;/strong&gt; Une bien belle glissade qui restera dans notre b&#234;tisier de No&#235;l ! &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1924 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH395/-217-393da.jpg?1782672559' width='400' height='395' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les rares cheveux de Julien Tewfiq te disent &#034;&lt;i&gt;merci&lt;/i&gt;&#034; ! (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En tout cas, il n'y a pas de preuve. (Note du community manager.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pepie aux Terrasses</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-pepie-aux-Terrasses</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-pepie-aux-Terrasses</guid>
		<dc:date>2017-08-21T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre-Yves Marzin/Riva Press.</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>ici</dc:subject>
		<dc:subject>jeunes</dc:subject>
		<dc:subject>euros</dc:subject>
		<dc:subject>Breton</dc:subject>
		<dc:subject>bataille</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;cor</dc:subject>
		<dc:subject>flasque</dc:subject>
		<dc:subject>rhum ambr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Lendemain</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sur le papier, l'id&#233;e semblait bonne : partir en qu&#234;te d'agapes alcoolis&#233;es dans le plus grand centre commercial du centre de Marseille, les terrifiantes Terrasses du Port. R&#233;sultat : une exp&#233;dition d&#233;sastreuse&#8230; Lendemain de bataille. Une perceuse dans la t&#234;te, je consulte mes notes pour mettre de l'ordre dans mes souvenirs. Pas facile. Plut&#244;t pr&#233;cises et d&#233;taill&#233;es au d&#233;but, elles se font lapidaires sur la fin, parfois incompr&#233;hensibles. &#171; Enfoir&#233; de serveur breton qui parle italien &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pierre-Yves-Marzin-Riva-Press" rel="tag"&gt;Pierre-Yves Marzin/Riva Press.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ici" rel="tag"&gt;ici&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeunes" rel="tag"&gt;jeunes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/euros" rel="tag"&gt;euros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Breton" rel="tag"&gt;Breton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bataille" rel="tag"&gt;bataille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/decor" rel="tag"&gt;d&#233;cor&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/flasque" rel="tag"&gt;flasque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rhum-ambre" rel="tag"&gt;rhum ambr&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lendemain" rel="tag"&gt;Lendemain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur le papier, l'id&#233;e semblait bonne : partir en qu&#234;te d'agapes alcoolis&#233;es dans le plus grand centre commercial du centre de Marseille, les terrifiantes Terrasses du Port. R&#233;sultat : une exp&#233;dition d&#233;sastreuse&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lendemain de bataille. Une perceuse dans la t&#234;te, je consulte mes notes pour mettre de l'ordre dans mes souvenirs. Pas facile. Plut&#244;t pr&#233;cises et d&#233;taill&#233;es au d&#233;but, elles se font lapidaires sur la fin, parfois incompr&#233;hensibles. &#171; &lt;i&gt;Enfoir&#233; de serveur breton qui parle italien&lt;/i&gt; &#187;, indique ainsi un gribouillis maladroit. Plus loin : &#171; &lt;i&gt;Impression que la conspiration bretonne prend place ici. Les terroristes, c'est eux.&lt;/i&gt; &#187; Hum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire qu'au moment de r&#233;diger ces hi&#233;roglyphes, j'&#233;tais &#224; la toute derni&#232;re &#233;tape de mon p&#233;riple &#233;thylique en terre shopping, dans un lieu &#233;trange baptis&#233; L'Ambassade de Bretagne, avec Manau en fond sonore, des bols &#224; cidre ridicules et un pastis breton abominable. J'&#233;tais &#233;galement largement r&#233;tam&#233;, preuve de mon implication dans le sujet trait&#233;. Cerise sur le chouchen, j'en avais m&#233;chamment ras la casquette des galeries aseptis&#233;es que je venais d'arpenter de longues heures. Ce sont donc les Bretons qui ont pris. Mes excuses au peuple &lt;i&gt;kenavo&lt;/i&gt;, victime expiatoire du journalisme d'investigation. Bref.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rembobinons. Au d&#233;part, l'id&#233;e &#233;tait simple : puisque les camarades de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; se focalisaient sur de sympathiques troquets &#224; l'ancienne, il me semblait int&#233;ressant de scruter l'envers du d&#233;cor, ces antibistrots o&#249; l'on ne met jamais les pieds. Cela aurait pu &#234;tre les bars &lt;i&gt;lounge&lt;/i&gt; du quartier de l'Op&#233;ra, ou bien les brasseries &#224; touristes du Vieux-Port, mais j'ai finalement opt&#233; pour les Terrasses du Port. Ce centre commercial de 230 000 m2 situ&#233; &#224; la Joliette et ouvert en 2014 cumule tous les super-adjectifs en la mati&#232;re, drainant 15 millions de visiteurs par an&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En passant, notons qu'il existe un Conseil national des centres commerciaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Un d&#233;cor suffisamment monstrueux pour m&#233;riter une exp&#233;dition, pensais-je na&#239;vement. Dont acte, d&#233;taill&#233; ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1885 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;54&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH335/-181-5a310.jpg?1782767309' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Pierre-Yves Marzin, bar Le Royal, Brest, 2008.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13h23 /&lt;/strong&gt; Apr&#232;s une fouille par un vigile d&#233;sagr&#233;able, me voil&#224; &#224; l'int&#233;rieur. C'est samedi, il y a foule et elle n'est pas l&#224; pour rigoler. Un peu paum&#233;, j'arpente les divers &#233;tages d&#233;gueulant de marchandises et de vitrines criardes. C'est l'&#233;meute &#224; Zara, la folie &#224; H&amp;M. Press&#233;s, d&#233;termin&#233;s, les gens semblent dot&#233;s de GPS inconnus de moi. Je tourne en rond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14h22 /&lt;/strong&gt; D&#233;sireux de commencer le marathon de mani&#232;re &lt;i&gt;light&lt;/i&gt;, j'opte pour le dernier &#233;tage, lequel offre une vue sur la mer. Je m'installe en terrasse Chez Le Roy Ren&#233;, immense bar-restaurant de fruits de mer o&#249; se presse une foule diverse : des jeunes, des vieux, des familles. Mon pastis &#224; 3 euros 50 &#224; la main, j'observe les environs, p&#233;pouze. &#192; la table voisine, un couple semble discuter de vive voix. Que nenni, chacun entretient une conversation diff&#233;rente sur son smartphone. &#171; &lt;i&gt;J'ai pris un Schweppes&lt;/i&gt; &#187;, dit la femme. &#171; &lt;i&gt;T'inqui&#232;tes, l'OM monte en puissance&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;pond l'homme. Ok. Je me tourne vers ma voisine de gauche. Une vieille dame, qui vient d'Antibes, n'aime pas du tout le centre commercial mais a rendez-vous ici avec son fils. Elle adore la chanson fran&#231;aise, a rencontr&#233; Annie Cordy, p&#233;tille de joie de vivre malgr&#233; une grave maladie. De l'humanit&#233;, ici ? Chouette. On trinque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15h30 /&lt;/strong&gt; Je redescends par les escalators, passe devant le Beauty Bar One. Bien d&#233;cid&#233; &#224; m'accouder au comptoir, o&#249; tra&#238;nassent quelques jeunes filles, je subis leurs lazzis : &#171; &lt;i&gt;Non, on ne sert pas d'alcool, nous on fait les manucures.&lt;/i&gt; &#187; Rude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15h44 /&lt;/strong&gt; Au rez-de-chauss&#233;e, Le Beefhouse. Un lieu cher, au d&#233;cor fonctionnel peu engageant, ainsi r&#233;sum&#233; par la marque : &#171; &lt;i&gt;une atmosph&#232;re de steak house new-yorkais o&#249; le street-art se m&#234;le &#224; la d&#233;couverte de viandes succulentes.&lt;/i&gt; &#187; Hin. Le verre de ros&#233; command&#233; arrive dans un verre en plastique. Quatre euros, go&#251;t m&#233;tallique. Cul sec, fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16h33 /&lt;/strong&gt; Trois CRS en goguette refusent de me renseigner sur leur quotidien. Et non, ils ne connaissent pas de bars sympas ici. &#171; &lt;i&gt;Veuillez circuler, Monsieur.&lt;/i&gt; &#187; D&#233;pit&#233;, je file &#224; l'immense Monoprix m'acheter une flasque de rhum ambr&#233;. 20 cl, 3,70 euros, enfin un prix raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16h55 / &lt;/strong&gt; Queue impressionnante devant le Starbuck. Sto&#239;que, je m'y ins&#232;re. Deux jeunes se montrent des photos de frappucinos sur leurs smartphones. Angoisse, plong&#233;e sur la flasque. Quand arrive mon tour, je tente le coup : &#171; &lt;i&gt;Vous servez de l'alcool ?&lt;/i&gt; &#187; Le serveur rigole. J'opte pour l'expresso. Allong&#233; au rhum ambr&#233;, il a bien meilleur go&#251;t, fait presque oublier le d&#233;cor aseptis&#233; o&#249; s'entassent des cohortes de ravis de la cr&#232;che caf&#233;in&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;17h35 /&lt;/strong&gt; Au Barbarac, niveau 2, comptoir bond&#233; &#233;tal&#233; sur l'all&#233;e centrale, m&#234;me d&#233;sillusion. Pas d'alcool, mais des glaces et des smoothies hors de prix en veux-tu-en-voil&#224;. Le shopping serait-il incompatible avec l'&#233;thylisme ? Flasque &lt;i&gt;again&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18h22 /&lt;/strong&gt; Apr&#232;s avoir hant&#233; les sous-sols du centre-commercial, parkings et salles de gym, je remonte au deuxi&#232;me &#233;tage. Voil&#224; le Chi Va Piano, resto-bar au d&#233;cor italien cheapos. Il y a du monde, mais les clients tournent quasiment exclusivement au coca. Ce que confirme le barman, qui vit &#224; La Plaine et comprend mon &#233;tonnement : &#171; &lt;i&gt;Quand je reviens dans mon quartier le soir, c'est plut&#244;t ceux qui boivent du Coca qui d&#233;tonnent.&lt;/i&gt; &#187; Je m'installe. &#192; c&#244;t&#233; de moi, quelques jeunes causent technologie &#8211; &#171; &lt;i&gt;De base, je suis plus Samsung&lt;/i&gt; &#187;, dit l'un. &#171; &lt;i&gt;Ouais mais &#231;a d&#233;pend de la taille.&lt;/i&gt; &#187; D'une traite, j'engloutis mon pastis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;19h27 /&lt;/strong&gt; Changement de fusil d'&#233;paule. Direction les Docks, juste en face. Une gigantesque all&#233;e cosy bourr&#233;e de boutiques pseudo-bio, de galeries d'art et de quelques caf&#233;s. Je m'arr&#234;te &#224; l'Histoire Belge, pour une bi&#232;re &#224; 3,80 euros, et note qu'un concert de Guns N' Roses est diffus&#233; sur l'&#233;cran g&#233;ant. Bon point pour eux. Le seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20h15 /&lt;/strong&gt; Pause flasque &#224; la galerie Vernay, laquelle expose des tableaux qu'on ne peut voir qu'&#224; travers l'&#233;cran d'un I-Phone (sinon ils sont flous). Un mec &#224; c&#244;t&#233; de moi, cheveux blancs et gueule confite : &#171; &lt;i&gt;Vraiment g&#233;nial, ils ont exactement compris comment refl&#233;ter notre monde, incroyable.&lt;/i&gt; &#187; La flasque en prend un coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20h34 /&lt;/strong&gt; Une clope dehors, o&#249; tra&#238;nassent trois t&#233;moins de J&#233;hovah. Je lance la discussion : &#171; &lt;i&gt;Alors, les gars, &#231;a fait quoi d'&#234;tre les champions du monde de la porte claqu&#233;e au nez ?&lt;/i&gt; &#187; Ils tentent d'&#233;viter le bavardage, me renvoient &#224; Pierre, verset 18, et refusent toute gorg&#233;e de rhum ambr&#233; malgr&#233; mon insistance. Puis ils fuient en remballant leur barda. Victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21h06 /&lt;/strong&gt; Je retourne &#224; l'int&#233;rieur en titubant, me cogne dans quelques badauds, atterrit dans une brasserie moche pour un demi express, puis je tourbillonne derechef dans ce flipper humain, qui m'envoie &#224; l'Ambassade de Bretagne. La suite, on la conna&#238;t, notamment la mise &#224; jour du complot sis en ce lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22h12 /&lt;/strong&gt; Alors que je gribouille sur mon carnet en grin&#231;ant des dents, le serveur s'adresse &#224; moi. &#171; &lt;i&gt;Monsieur, si vous ne consommez pas d'autre verre, il va falloir partir&lt;/i&gt;. &#187; Je rempile. Foutu complot breton.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En passant, notons qu'il existe un Conseil national des centres commerciaux et qu'en 2015 ce dernier a d&#233;cern&#233; aux Terrasses du Port le prix de la &#171; meilleure cr&#233;ation d'un centre commercial &#187;. Bal&#232;ze.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Graffitivre</title>
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&lt;p&gt;ZE LIVRE KDO DE LA NO&#203;L &#233;ditions Tana &#8211; 192 pages &#8211; 9,95 euros &lt;[graffitivre.tumblr.com-&gt; graffitivre.tumblr.com]&gt;&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no149-decembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;149 (d&#233;cembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Carte-blanche" rel="tag"&gt;Carte blanche&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p align=center&gt; ZE LIVRE KDO DE LA NO&#203;L&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1772 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH400/-85-9c2f4.jpg?1783417662' width='500' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p align=center&gt; &lt;strong&gt;&#233;ditions Tana &#8211; 192 pages &#8211; 9,95 euros&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=center&gt; &lt;span class='ressource'&gt;&lt;[graffitivre.tumblr.com-&gt;&lt;/span&gt;
graffitivre.tumblr.com]&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tout augmente ! </title>
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&lt;p&gt;Alors oui, on a dit beaucoup de mal des &#171; socialos &#187;. On a crach&#233; sur ce gouvernement, sur sa politique antisociale, antir&#233;fugi&#233;s, liberticide, r&#233;actionnaire et spectaculairement lacrymog&#232;ne. On avait tort. Car soudain, divine surprise, Valls et ses sbires ont &#233;t&#233; frapp&#233;s par un &#233;clair de justice sociale. Roulement de tambour&#8230; Le RSA va &#234;tre royalement augment&#233; de ONZE euros ! Paf ! Prends &#231;a dans les dents la mis&#232;re ! Alors, c'est pas de gauche, &#231;a ? &#192; qui qu'on dit merci ? Oui, alors bon, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une3_cabrule" rel="tag"&gt;une3_cabrule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors oui, on a dit beaucoup de mal des &#171; socialos &#187;. On a crach&#233; sur ce gouvernement, sur sa politique antisociale, antir&#233;fugi&#233;s, liberticide, r&#233;actionnaire et spectaculairement lacrymog&#232;ne. On avait tort. Car soudain, divine surprise, Valls et ses sbires ont &#233;t&#233; frapp&#233;s par un &#233;clair de justice sociale. Roulement de tambour&#8230; Le RSA va &#234;tre royalement augment&#233; de ONZE euros ! Paf ! Prends &#231;a dans les dents la mis&#232;re ! Alors, c'est pas de gauche, &#231;a ? &#192; qui qu'on dit merci ? Oui, alors bon, c'est pas par jour&#8230; hein, les 11&#8239;euros de plus, c'est par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que faire de ces 11 euros qui br&#251;lent les doigts ? Nous avons la solution : emmenez votre CQFD &#224; votre bistrot favori, un stylo, une enveloppe. Commandez un demi et remplissez le bulletin d'abonnement&#8230; Gr&#226;ce &#224; nos nouveaux tarifs, vous allez pouvoir vous soulager de 7 euros. Ajoute ton demi &#224; 2,50 &#8211; on peut se tutoyer maintenant &#8211;, il te reste 1,50 pour un timbre &#224; 70 centimes et 80 centimes &#224; donner &#224; ta petite ni&#232;ce. Te voil&#224; couvert pour l'augmentation de l'abonnement. Puis trinque &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233; sans borne de nos bien aim&#233;s dirigeants en leur souhaitant sinc&#232;rement de vivre un jour, eux aussi, avec ce mirifique RSA augment&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelques chiffres</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<dc:subject>CQFD serait-il</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Quatre euros le CQFD, c'est un peu cher&#8230; &#187;, se plaint le copain. Soudain, le doute nous saisit : CQFD serait-il devenu un produit de luxe ? De fait, on partage &#233;videmment le constat g&#233;n&#233;ral de la chert&#233; de la vie : Quatre euros, c'est en gros quatre baguettes, deux caf&#233;s sur une terrasse parisienne quelconque, un pack de six bi&#232;res chez l'&#233;picemar, deux heures d'Internet au cybercaf&#233;, 280 grammes de thon entier albacore au naturel en bo&#238;te, etc. Avec quatre euros, qu'est-ce qu'on a dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no141-mars-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;141 (mars 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une3_cabrule" rel="tag"&gt;une3_cabrule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/serait-il-devenu" rel="tag"&gt;serait-il devenu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fabio-Cerquellini-9117" rel="tag"&gt;Fabio Cerquellini&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/copain" rel="tag"&gt;copain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Quatre euros le CQFD, c'est un peu cher&#8230; &lt;/i&gt; &#187;, se plaint le copain. Soudain, le doute nous saisit : &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; serait-il devenu un produit de luxe ? De fait, on partage &#233;videmment le constat g&#233;n&#233;ral de la chert&#233; de la vie : Quatre euros, c'est en gros quatre baguettes, deux caf&#233;s sur une terrasse parisienne quelconque, un pack de six bi&#232;res chez l'&#233;picemar, deux heures d'Internet au cybercaf&#233;, 280 grammes de thon entier albacore au naturel en bo&#238;te, etc.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1654 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L250xH250/4euros-441ce.gif?1782637897' width='250' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Avec quatre euros, qu'est-ce qu'on a dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; ? Vingt-quatre pages ; plus de 200 000 signes de texte ; pr&#232;s de trente articles petits et grands ; un dossier &#233;pais et nouveau chaque mois ; une vingtaine d'illustrations in&#233;dites ; des dizaines de contributeurs et contributrices b&#233;n&#233;voles ; des heures de taf &#224; &#233;crire, maquetter, stresser, relire, rigoler, corriger, etc. Rassurez-vous, aucune contrainte ni souffrance, que du bonheur collectif ! Alors elle est o&#249; l'arnaque &#224; quatre euros ? Ben on voit pas&#8230; C'est juste que sans pognon, y a pas d'oignon&#8230; Rappelons que le journal ne b&#233;n&#233;ficie d'aucune subvention et qu'aucun banquier &#8211; m&#234;me suicidaire &#8211; ne voudrait nous couvrir. Apr&#232;s, on peut encore expliquer au poteau du d&#233;but qu'il peut toujours profiter de l'abonnement hyper avantageux &#8211; onze num&#233;ros annuels de 22 euros pour les petits budgets &#224; 40 euros en soutien (voir &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par ici&lt;/a&gt;) &#8211;, avant qu'il n'augmente lui aussi bient&#244;t&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la remarque du copain sous-entendait peut-&#234;tre autre chose : &#171; &lt;i&gt; C'est un peu cher&#8230; pour ce que c'est !&lt;/i&gt; &#187; Vrai ! C'est que du papier apr&#232;s tout et &#231;a tapissera &#224; peine ton placard &#224; balais (4,97 euros les dix m&#232;tres de papier peint en vinyle expans&#233;). En ce cas, le meilleur moyen de ne pas nous soutenir, serait de ne pas nous acheter. Mais ce n'est pas l'option la plus originale, 99,99 % des braves gens de ce pays le font d&#233;j&#224;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec tristesse que nous apprenons le d&#233;c&#232;s de notre correspondant italien Fabio Cerquellini. &lt;i&gt;Ciao&lt;/i&gt; l'ami.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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