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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Martine Vassal est-elle un cas grave ?</title>
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&lt;p&gt;Non, la pand&#233;mie du coronavirus ne nous rend pas tous &#233;gaux devant la mort, ni dans nos conditions de survie pendant la dur&#233;e de ce grand enfermement. Martine Vassal, candidate-h&#233;riti&#232;re LR &#224; la mairie de Marseille, n'est pas log&#233;e &#224; la m&#234;me enseigne que, par exemple, mon vieux p&#232;re. C'est pourquoi j'ai eu envie de lui dire deux mots. Madame Vassal, J'ai appris par la presse que vous aviez &#233;t&#233; test&#233;e positive au Covid-19. Avec vous, votre directrice de campagne, la d&#233;put&#233;e Val&#233;rie Boyer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fois" rel="tag"&gt;fois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Non, la pand&#233;mie du coronavirus ne nous rend pas tous &#233;gaux devant la mort, ni dans nos conditions de survie pendant la dur&#233;e de ce grand enfermement. Martine Vassal, candidate-h&#233;riti&#232;re LR &#224; la mairie de Marseille, n'est pas log&#233;e &#224; la m&#234;me enseigne que, par exemple, mon vieux p&#232;re. C'est pourquoi j'ai eu envie de lui dire deux mots.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L346xH432/-1502-74fb7.jpg?1768657360' width='346' height='432' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Madame Vassal&lt;/strong&gt;,&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai appris par la presse que vous aviez &#233;t&#233; test&#233;e positive au Covid-19. Avec vous, votre directrice de campagne, la d&#233;put&#233;e Val&#233;rie Boyer &#8211; ainsi que votre colistier Yves Moraine et le d&#233;put&#233; Guy Teissier. Vous avez imm&#233;diatement &#233;t&#233; plac&#233;e en observation pour cinq jours &#224; l'Institut hospitalier universitaire M&#233;diterran&#233;e infection, &#224; la Timone &#8211; chez le professeur Didier Raoult. &#187;&lt;i&gt; Je suis assise dans un fauteuil, je lis un bon livre, je ne suis pas sous assistance respiratoire, &lt;/i&gt;d&#233;dramatisait pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; M&lt;sup&gt;m&lt;/sup&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Boyer depuis sa chambre d'isolement &#224; l'IHU. &lt;i&gt;[&#8230;] Tout va bien pour moi. &#187; &lt;/i&gt;Puis, plut&#244;t pimpantes, vous &#234;tes rentr&#233;es chez vous, traitement &#224; base de chloroquine en poche. Je m'en r&#233;jouis. Un peu surpris quand m&#234;me, quand on sait que, selon le m&#234;me &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, &#187;&lt;i&gt; la France limite l'acc&#232;s au test aux personnels soignants et aux cas les plus graves &#187;&lt;/i&gt;. Faut-il comprendre que vous et vos amis &#233;lus &#234;tes des cas graves ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, j'ai d&#251; renoncer, avant m&#234;me d'&#234;tre confin&#233;, &#224; rendre visite &#224; mes vieux parents &#224; cause de maux de t&#234;te, courbatures, goutte au nez, gorge et bronches irrit&#233;es. Probablement un simple rhume des foins, mais dans le doute, je n'ai pas voulu prendre de risques. Mon toubib m'a conseill&#233; de rester &#224; la maison (&#231;a tombe bien) et de prendre du parac&#233;tamol : si la fi&#232;vre monte, si je m'&#233;touffe, et seulement dans ce cas, je serai &#233;ligible pour le d&#233;pistage. Lui et moi avons conscience de l'absurdit&#233; de la consigne : je dois attendre que mon cas s'aggrave pour avoir droit au test du coton-tige et, au pire, contribuer &#224; l'engorgement des unit&#233;s de r&#233;animation. Vous me voyez ravi de savoir que certains n'ont pas &#224; patienter jusqu'&#224; de tels extr&#234;mes &#8211; ni &#224; faire la queue pendant trois ou quatre heures sur le trottoir de l'IHU en bravant l'ordre de confinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais puisqu'il faut &#234;tre patient, je vais vous parler de mon p&#232;re. &#192; 89 ans, s&#233;v&#232;rement an&#233;mi&#233;, il devait &#234;tre op&#233;r&#233; mardi dernier d'une tumeur au colon. Mais on nous a annonc&#233; la veille qu'il passait sur liste d'attente. Avec tact, la chirurgienne m'a expliqu&#233; qu'elle pr&#233;f&#233;rait ne pas l'exposer &#224; &#171; la vague &#187; en &#233;tat de faiblesse post-op&#233;ratoire. J'ai compris qu'il s'agissait aussi de lib&#233;rer de la place en vue de ladite vague. Intuition confirm&#233;e quand j'ai expliqu&#233; que mon p&#232;re ne pouvait pas rentrer chez lui &#8211; ma m&#232;re s'absente trois fois par semaine pour aller en dialyse, et mon oncle, ma s&#339;ur et moi, confin&#233;s, ne pouvons plus la remplacer aupr&#232;s de lui dans ces moments-l&#224;. Bref silence embarrass&#233; &#224; l'autre bout du fil : &#187;&lt;i&gt; Bon, on va chercher une solution. &#187;&lt;/i&gt; Cinq jours plus tard, mon p&#232;re &#233;tait toujours en service chirurgie. On ne savait pas o&#249; l'installer &#171; en attendant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite parenth&#232;se : mon p&#232;re est hospitalis&#233; dans un &#233;tablissement situ&#233; aux portes de Marseille, &#224; la Penne-sur-Huveaune pour &#234;tre pr&#233;cis. En chantier permanent, cet h&#244;pital priv&#233; grignote &#224; belles dents les jardins et villas alentour pour s'agrandir au fur et &#224; mesure que l'h&#244;pital public d'Aubagne d&#233;p&#233;rit. D&#233;p&#233;rir, oui : l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; voulait m&#234;me fermer son unit&#233; de r&#233;animation en 2020 et d&#233;vier les flux vers l'h&#244;pital priv&#233;, alors que ce service vient &#224; peine d'&#234;tre r&#233;nov&#233; &#224; grands frais&#8230; Ce n&#233;faste projet fut abandonn&#233; gr&#226;ce aux protestations conjointes des soignants, des usagers et de certains &#233;lus. Au vu de la pr&#233;sente crise, il n'est pas exag&#233;r&#233; de dire que ces r&#233;sistants ont fait &#339;uvre de salut public &lt;i&gt;(voir reportage France 3, 13 octobre 2017)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre angoisse &#224; pr&#233;sent, c'est que mon p&#232;re s'&#233;teigne peu &#224; peu loin des siens. D&#233;shydrat&#233;, an&#233;mi&#233;, sous la menace d'une occlusion intestinale, il a du mal &#224; r&#233;aliser ce qui lui arrive. Chaque fois que nous parvenons &#224; l'avoir au t&#233;l&#233;phone, il faut lui expliquer pourquoi nous ne lui rendons plus visite. Le temps, pour lui, est devenu une contr&#233;e brumeuse, habit&#233;e par le seul passage des aides-soignantes. &#187;&lt;i&gt; C'est dur &#224; vivre&#8230; Vous me manquez &#187;&lt;/i&gt;, m'a-t-il chuchot&#233; avant-hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma s&#339;ur et moi (+ ma fille) sommes confin&#233;s chacun &#224; un bout de la ville. Ma m&#232;re ne sort de chez elle que pour aller se faire dialyser &#224; cinquante m&#232;tres de son homme. Sans pouvoir le voir. L'&#233;quipe m&#233;dicale a d'abord pens&#233; le caser temporairement en r&#233;&#233;ducation, mais le chef du service a fait niet : l'&#233;tage est r&#233;am&#233;nag&#233; en pr&#233;vision du pic &#233;pid&#233;mique. Un &#233;tablissement priv&#233; des environs, class&#233; r&#233;sidence avec services pour les seniors (SSR), o&#249; mon p&#232;re a d&#233;j&#224; pass&#233; trois mois apr&#232;s un AVC, a finalement accept&#233; de le recevoir. Il y sera transf&#233;r&#233; demain et y reverra, esp&#233;rons-le, des t&#234;tes connues. Mais l'inqui&#233;tude demeure : cette r&#233;sidence sp&#233;cialis&#233;e en r&#233;&#233;ducation et convalescence a-t-elle les moyens de g&#233;rer ce stand-by pr&#233;-op&#233;ratoire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux m'emp&#234;cher de penser aux situations extr&#234;mes que conna&#238;t l'Italie, et que s'appr&#234;te &#224; affronter l'Espagne : devoir trier les malades, sacrifier les plus &#226;g&#233;s pour laisser les lits disponibles &#224; ceux qui, plus vigoureux, ont davantage de chances de survie. La presse espagnole redoute &#8211; et elle en constate d&#233;j&#224; les pr&#233;mices &#8211; une h&#233;catombe dans les maisons de retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la fatalit&#233; du virus, il sera difficile pour les populations de nos trois pays de ne pas faire le lien entre la p&#233;nurie de masques, de tests, de lits, d'appareils respiratoires&#8230; &#8211; c'est cette p&#233;nurie qui a rendu in&#233;vitable le confinement de masse &#8211;, et le m&#233;pris avec lequel les gouvernements ont ignor&#233; les cris d'alarme des personnels hospitaliers depuis des lustres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc, ch&#232;re madame, que vous et vos amis d&#233;put&#233;s, qui ont vot&#233; sans trembler, &#224; chaque l&#233;gislature, la &#171; rigueur budg&#233;taire &#187; qui d&#233;shabille le syst&#232;me de sant&#233; publique &#8211; et dont certains profitent au passage pour placer leurs billes dans la sant&#233; priv&#233;e (Renaud Muselier et Dominique Tian vont bien ? Mettront-ils leurs belles cliniques &#224; disposition de l'effort de guerre ?), voil&#224; qu'au moment le plus critique, vous courez vous r&#233;fugier entre les mains expertes de l'h&#244;pital public, en grillant au passage la politesse au commun des mortels. C'est un peu gonfl&#233;, &lt;i&gt;isn't it ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous me direz qu'il faut bien que nos dirigeants soient sains et forts pour affronter la crise sanitaire. C'est vrai. Vivement que vous continuiez &#224; vous contrefoutre des familles &#233;vacu&#233;es et entass&#233;es dans des chambres d'h&#244;tel ; &#224; laisser des dizaines de mineurs isol&#233;s &#224; la rue (en tant que pr&#233;sidente du d&#233;partement, c'est de votre comp&#233;tence) ; &#224; remettre &#224; l'an p&#232;bre la lutte contre le mal-logement (en tant que pr&#233;sidente de la m&#233;tropole, c'est aussi de votre comp&#233;tence) &#8211; rappelons que 100 000 Marseillais se retrouvent aujourd'hui confin&#233;s dans des habitations exig&#252;es, insalubres, voire dangereuses. Avec la pand&#233;mie, le retard pris sur ces urgences sociales risque d'avoir des cons&#233;quences dramatiques. Et alors que le coronavirus a voyag&#233; vite gr&#226;ce &#224; l'hypermobilit&#233; de la &#171; mondialisation heureuse &#187; (hommes d'affaires, diplomates, croisi&#233;ristes), les victimes en bout de cha&#238;ne seront surtout les populations les plus fragiles. Merci qui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous et moi le savons bien : vous n'allez rien apprendre de la catastrophe actuelle qui vous renvoie pourtant &#224; la grande mis&#232;re morale de vos choix. Pour vous, c'est juste une question de survie politique. Confin&#233;e dans votre arrogance, vous ne ferez aucun &lt;i&gt;mea culpa&lt;/i&gt; une fois la crise pass&#233;e. Au contraire, vous serez tent&#233;e, comme votre mentor apr&#232;s les effondrements de la rue d'Aubagne, de profiter de l'&#233;tat de choc et d'&#233;puisement de la population pour acc&#233;l&#233;rer les processus de d&#233;possession en cours (vous avez lu &lt;i&gt;La Strat&#233;gie du choc&lt;/i&gt; de Naomi Klein ?). Au local comme au global, le public sera une fois de plus mobilis&#233; pour renflouer le priv&#233;. Et les gros poissons boufferont les petits mis &#224; sec par la quarantaine (Amazon s'en donne d&#233;j&#224; &#224; c&#339;ur joie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez-moi d'insister. Mes parents ont &#233;t&#233; aiguill&#233;s vers l'h&#244;pital priv&#233; sans que personne ne demande leur avis &#8211; avec en revanche la b&#233;n&#233;diction de la s&#233;curit&#233; sociale. Au d&#233;but, ils ont un peu r&#226;l&#233;, attach&#233;s qu'ils sont au service public. Puis ils se sont habitu&#233;s. Dans le priv&#233; aussi, il y a des soignants comp&#233;tents et humains. Mais les m&#339;urs y sont diff&#233;rentes : un jour, ma m&#232;re, qui encha&#238;nait une br&#232;ve hospitalisation avec sa s&#233;ance de dialyse et passait d'un service &#224; l'autre en marchant cahin-caha, s'est vu poursuivie dans les couloirs par une dame brandissant une facture. &#187;&lt;i&gt; Comme une voleuse ! Ils ont cru que j'allais partir sans payer&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, racontera ma pauvre m&#232;re, vex&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut-on y faire ? L'h&#244;pital public se meurt. La derni&#232;re fois que mon p&#232;re a &#233;t&#233; emmen&#233; &#224; celui d'Aubagne, je l'ai retrouv&#233; aux urgences sur un brancard abandonn&#233; dans une pi&#232;ce aveugle. &#199;a ressemblait plus &#224; un local technique qu'&#224; une salle d'attente. Des taches d'humidit&#233;, une peinture moche et craquel&#233;e&#8230; On se serait presque cru dans un d&#233;cor de &lt;i&gt;La Cit&#233; des enfants perdus&lt;/i&gt;. Ce n'&#233;tait pas la faute du personnel, mais faute de personnel. Et donc de volont&#233; politique. Alors &#224; quoi bon ? En route vers le priv&#233;. Jusqu'&#224; la prochaine crise sanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons, Mme Vassal, je vous souhaite un prompt r&#233;tablissement et, &#171; en m&#234;me temps &#187;, une bonne rechute &#233;lectorale au second tour des municipales. Pour le reste, de plus en plus de gens savent que les batailles les plus d&#233;cisives pour stopper vos politiques mortif&#232;res ne se m&#232;nent pas depuis les institutions, mais dans la rue, dans nos quartiers, &#224; partir de nos solidarit&#233;s pratiques et de nos libres associations &#8211; tout ce contre quoi M. Macron et les v&#244;tres sont en guerre. Sachez que lorsque nous sortirons de ce mauvais film de science-fiction, nous serons heureux de nous retrouver ensemble &#224; l'air libre pour c&#233;l&#233;brer nos retrouvailles avec la vie. Mais nous serons aussi en col&#232;re. Nous n'oublierons pas. &lt;i&gt;Salute !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Marseille, le mardi 24 mars 2020
&lt;p&gt;BLeD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; Cette lettre ouverte a &#233;t&#233; publi&#233;e initialement sur &lt;a href=&#034;https://marsactu.fr/agora/martine-vassal-est-elle-un-cas-grave&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le blog&lt;/a&gt; de BLeD h&#233;berg&#233; par le journal local d'investigation &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://marsactu.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marsactu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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