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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Alger, ses bars et ses caf&#233;s</title>
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		<dc:creator>Nedjib Sidi Moussa</dc:creator>


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&lt;p&gt;Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez surtout pas confondre les premiers avec les derniers... Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez pas confondre les premiers avec les derniers. Car cela vous exposerait &#224; quelques d&#233;convenues. Surtout si vous cherchez &#224; entretenir l'image d'un fils ou d'une fille de bonne famille. Consid&#233;rations de base pour &#233;ternels exil&#233;s et &#171; touristes r&#233;volutionnaires &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no180-octobre-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;180 (octobre 2019)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez surtout pas confondre les premiers avec les derniers...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;ans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez pas confondre les premiers avec les derniers. Car cela vous exposerait &#224; quelques d&#233;convenues. Surtout si vous cherchez &#224; entretenir l'image d'un fils ou d'une fille de bonne famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consid&#233;rations de base&lt;/strong&gt; pour &#233;ternels exil&#233;s et &#171; &lt;i&gt;touristes r&#233;volutionnaires&lt;/i&gt; &#187;, comme on nomme par ici les manifestants arriv&#233;s par voie a&#233;rienne : le bar est un endroit clos, toujours enfum&#233;, essentiellement masculin, o&#249; l'on sert de la bi&#232;re froide en bouteille ; le caf&#233; est un lieu ouvert, souvent enfum&#233;, parfois mixte, o&#249; l'on verse du lait chaud dans un verre. Mais l'int&#233;r&#234;t r&#233;side moins dans ce que l'on peut consommer dans ces espaces de sociabilit&#233; que dans ce que l'on y exp&#233;rimente en soci&#233;t&#233;. Les cinq sens toujours en &#233;veil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui, le doigt sur la sonnette&lt;/strong&gt;, franchissent la porte m&#233;tallique d'un &#233;tablissement sombre, partagent le sentiment de transgresser une norme, en p&#233;n&#233;trant dans une zone r&#233;serv&#233;e, &#224; l'abri du regard des badauds. &#192; l'int&#233;rieur, les murs exposent ici ou l&#224; des affiches publicitaires des produits mis en vente. Les slogans, tels que &#171; &lt;i&gt;la bi&#232;re de l'homme fort&lt;/i&gt; &#187;, ont de quoi faire bl&#234;mir les f&#233;ministes de toute ob&#233;dience qui s'aventureraient dans ces places fortes de la virilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui, les mains dans les poches&lt;/strong&gt;, s'approchent d'un comptoir illumin&#233; pour avaler un caf&#233; bien serr&#233; ou du th&#233; maison, ont de grandes chances d'appr&#233;cier au passage un mot d'esprit ou un trait d'humour propres aux vieux citadins. Tandis que les jeunes employ&#233;s s'acharnent sur des percolateurs hors d'&#226;ge, les simples citoyens engloutissent croissants et croquets, en s'abreuvant de Vichy ou de Martinazzi, termes g&#233;n&#233;riques d&#233;signant de l'eau gazeuse et une boisson am&#232;re de couleur rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On observe r&#233;guli&#232;rement un jeu&lt;/strong&gt; qui consiste &#224; feinter son groupe pour payer l'addition, en grand seigneur, m&#234;me quand les moyens viennent &#224; manquer. On apprend aussi &#224; esquiver la climatisation trop forte, &#224; reconna&#238;tre les amis, &#224; distinguer les flics en civil, &#224; &#233;viter de parler de n'importe quoi &#224; n'importe qui, &#224; s'&#233;pargner rumeurs ou th&#233;ories fumeuses, cons&#233;quences de l'endogamie et de la confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'apr&#232;s les textes en vigueur&lt;/strong&gt;, les d&#233;bits de boissons ne peuvent &#234;tre ouverts que par les titulaires d'une licence de moudjahidine, litt&#233;ralement &#171; combattants de la foi &#187;, &#224; savoir les combattants ou militants ind&#233;pendantistes du Front de lib&#233;ration nationale (FLN), ainsi que leurs ayants droit. Une client&#232;le du r&#233;gime. Une ordonnance de 1975 interdit &#224; ces lieux d'employer des femmes, &#171; &lt;i&gt;&#224; l'exception de l'&#233;pouse du d&#233;bitant&lt;/i&gt; &#187;. Un d&#233;cret de 1975 fixe la limite d'un d&#233;bit pour mille habitants. Tel est le legs de feu le pr&#233;sident Houari Boum&#233;di&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis f&#233;vrier&lt;/strong&gt;, les professionnels de la politique, sans oublier les permanents de la contestation, y compris de gauche, obs&#233;d&#233;s par le prisme &#233;lectoral et (l'impasse de) la repr&#233;sentation, s'&#233;puisent &#224; &#233;chafauder des sc&#233;narios destin&#233;s &#224; maintenir leur tutelle sur le peuple. L'essentiel &#233;tant d'&#233;viter les questions s&#233;rieuses comme la pr&#233;sence de dangereux conservateurs dans les breuvages, l'incorporation excessive de sucre dans le caf&#233; par les torr&#233;facteurs eux-m&#234;mes ou l'impossibilit&#233; de boire un jaune sur une terrasse de la ville, &#224; l'air libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se sont-ils inqui&#233;t&#233;s&lt;/strong&gt; de la prolif&#233;ration des capsules de caf&#233; qui multiplient le prix de la consommation par trois ou quatre, acc&#233;l&#233;rant davantage la s&#233;paration entre les d&#233;bits accessibles majoritairement fr&#233;quent&#233;s par les prol&#233;taires et les lieux pris&#233;s par les familles petites bourgeoises ? Quiconque pr&#233;tend chasser le syst&#232;me, son FLN et son personnel, sans toutefois vouloir remettre en cause l'ordre existant, ne m&#233;rite pas que l'on trinque en sa compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant aux autres&lt;/strong&gt;, marcheurs du mardi (comme les &#233;tudiants) ou du vendredi, r&#233;fractaires du dimanche au samedi, ils sauront pr&#233;server ce qui doit encore l'&#234;tre et transformer tout le reste, en refaisant le monde &#224; l'image de leurs d&#233;sirs lib&#233;r&#233;s. Une boisson chaude ou fra&#238;che entre les doigts.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nedjib Sidi Moussa&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>De trop gentils Chibanis</title>
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		<dc:date>2011-08-24T07:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Il n'y a pas que la canicule qui d&#233;zingue nos vieux. Les organismes sociaux aussi. Les Chibanis, ces &#171; hommes aux cheveux blancs &#187; venus jusqu'ici manier la truelle pendant les Trente Glorieuses, sont somm&#233;&#233;s de passer leur retraite miteuse loin du Maroc et des leurs. Sinon ?&#8230; &#171; &#199;a a commenc&#233; en d&#233;cembre 2009&#8230; En rentrant du bled, j'ai trouv&#233; une lettre de la CAF. Elle disait que, pendant mon absence, le contr&#244;leur &#233;tait pass&#233;, qu'il ne m'avait pas trouv&#233; et que je devais rembourser 9 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/organismes" rel="tag"&gt;organismes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas que la canicule qui d&#233;zingue nos vieux. Les organismes sociaux aussi. Les Chibanis, ces &#171; hommes aux cheveux blancs &#187; venus jusqu'ici manier la truelle pendant les Trente Glorieuses, sont somm&#233;&#233;s de passer leur retraite miteuse loin du Maroc et des leurs. Sinon ?&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH559/nardochibanis-20bd1.png?1782642145' width='400' height='559' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; &#199;a a commenc&#233;&lt;/strong&gt; en d&#233;cembre 2009&#8230; En rentrant du bled, j'ai trouv&#233; une lettre de la CAF. Elle disait que, pendant mon absence, le contr&#244;leur &#233;tait pass&#233;, qu'il ne m'avait pas trouv&#233; et que je devais rembourser 9 000 euros. Voil&#224; comment elle nous traite, la France ! On a perdu notre vie pour construire ce pays et maintenant il ne nous reste rien ! &#187;&lt;/i&gt; Un m&#233;lange de lassitude, d'amertume et de col&#232;re se lit sur le visage creus&#233; de Mohamed&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour pr&#233;server leur anonymat, les pr&#233;noms des Chibanis ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Ce vieux Marocain est arriv&#233; en France en 1965, laissant femme et enfants au pays. Ouvrier dans le b&#226;timent, il a &#233;cum&#233; les chantiers &#224; Pau, Saint-&#201;tienne, Toulouse puis Perpignan. D&#233;clar&#233;, le travail ? &lt;i&gt;&#171; Des fois oui, des fois non. Y avait des patrons qui ne t'embauchaient que si tu acceptais de travailler au noir. &#187;&lt;/i&gt; Une piaule en location, et de l'argent envoy&#233; au bled r&#233;guli&#232;rement pour faire vivre les siens. Une affaire qui va durer 45 ans avec, en bout de course, une retraite qui ne p&#232;se pas bien lourd. Qui finit m&#234;me par ne plus rien peser du tout, quand les organismes sociaux d&#233;cident de couper les allocs !
Le 7 avril dernier, le tribunal correctionnel de Perpignan a d&#233;clar&#233; coupables trois Chibanis de fraude et fausse d&#233;claration aux organismes sociaux. La douloureuse est sal&#233;e : une amende de 1 000 euros assortie d'un remboursement des aides sociales (APL, minimum vieillesse, etc.) ind&#251;ment per&#231;ues, aides dont le montant peut atteindre des milliers d'euros ! Pfff, une bricole, quand on sait que le revenu mensuel des Chibanis les plus fortun&#233;s atteint royalement les deux cents euros par mois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite explication : pour b&#233;n&#233;ficier des prestations sociales, il faut r&#233;sider en France, et les s&#233;jours &#224; l'&#233;tranger ne sont autoris&#233;s qu'en de&#231;&#224; d'une certaine dur&#233;e &#8211; trois mois pour la CAF, six mois pour la Caisse d'assurance retraite et de la sant&#233; au travail (Carsat)&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Organisme qui verse, entre autres, l'allocation de solidarit&#233; aux personnes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. De fait, chaque allocataire est tenu de d&#233;clarer aux caisses ses dates de d&#233;part et de retour. Une obligation r&#233;glementaire dont les Chibanis n'ont jamais &#233;t&#233; inform&#233;s&#8230; Et comment l'auraient-ils &#233;t&#233;, la majorit&#233; d'entre eux parlant et lisant mal le fran&#231;ais ? Hassan l'a mauvaise : &lt;i&gt;&#171; On pensait qu'arriv&#233;s &#224; la retraite, on pourrait rentrer un peu plus chez nous, passer du temps avec la famille. On ne savait pas qu'on ne devait pas rester plus de tant de mois au bled. On n'est pas des escrocs ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le pass&#233;, il n'&#233;tait pas rare que les agents de la CAF exigent les passeports des retrait&#233;s marocains pour leur verser leurs allocations. En 2009, la Haute autorit&#233; de lutte contre les discriminations et pour l'&#233;galit&#233; (la Halde) s'est prononc&#233;e contre ces pratiques jug&#233;es discriminatoires. Qu'importe, les caisses ont trouv&#233; de nouveaux moyens pour conna&#238;tre les dates pr&#233;cises des escapades chibanesques, notamment en nouant un partenariat efficace avec la police marocaine. &lt;i&gt;
&#171; Lors du proc&#232;s, les organismes sociaux ont fait valoir des documents de la police aux fronti&#232;res fran&#231;aises &#233;tablis en concertation avec la police marocaine&lt;/i&gt;, explique &#224; &#171; CQFD &#187; Me Chninif, avocat des Chibanis. &lt;i&gt;Ces papiers, recensant les entr&#233;es et sorties du territoire marocain des pr&#233;venus, sont sans tampon ni signature, donc d&#233;nu&#233;s de toute valeur juridique. Ce d'autant plus qu'il n'existe aucune convention entre le Maroc et la France permettant la production de tels documents. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Perpignan, plus de cent cinquante Chibanis seraient dans le collimateur des organismes sociaux. Certains ont &#233;t&#233; vir&#233;s de leur logement, les proprios ne touchant plus d'APL. D'autres ont &#233;t&#233; mis en demeure par la S&#233;cu de rembourser des m&#233;dicaments alors qu'ils b&#233;n&#233;ficiaient de la CMU. Une v&#233;ritable nasse administrative. Mohamed s'&#233;nerve : &lt;i&gt;&#171; Rien que pour envoyer une lettre &#224; Montpellier, entre l'&#233;crivain public, les photocopies et les timbres, il te faut vingt euros ! Tu fais comment quand tu ne touches plus que quinze euros de retraite par mois ? J'en connais une dizaine qui ont craqu&#233;, qui sont rentr&#233;s au Maroc. &#187;&lt;/i&gt; Mais peut-&#234;tre est-ce le but&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Hortensia, membre du comit&#233; SOS Chibanis, les choses sont claires : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes en contact avec d'autres collectifs mais c'est ici, &#224; Perpignan, que les situations sont le plus dramatiques. Ces personnes n'ont m&#234;me plus de quoi manger. Encore une fois, nous servons de laboratoire : les autorit&#233;s frappent fort, et attendent de voir les r&#233;actions. Si leur strat&#233;gie passe, elles &#233;tendront le dispositif &#224; toute la France. &#187; &lt;/i&gt; Le 20 juin, les collectifs de soutien de Toulouse, Montpellier, Marseille et Perpignan se retrouvent devant la Carsat de Montpellier. Il y a urgence, Amine n'a pas revu sa l&#233;gitime depuis un an et demi. Il conclut, dans un &#233;clat de rire : &lt;i&gt;&#171; Faut faire vite maintenant, hein, parce que sinon nos femmes vont nous foutre dehors ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour pr&#233;server leur anonymat, les pr&#233;noms des Chibanis ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Organisme qui verse, entre autres, l'allocation de solidarit&#233; aux personnes &#226;g&#233;es. Depuis 2006, il faut r&#233;sider en France pour la percevoir.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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