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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Alger, ses bars et ses caf&#233;s</title>
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		<dc:creator>Nedjib Sidi Moussa</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez surtout pas confondre les premiers avec les derniers... Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez pas confondre les premiers avec les derniers. Car cela vous exposerait &#224; quelques d&#233;convenues. Surtout si vous cherchez &#224; entretenir l'image d'un fils ou d'une fille de bonne famille. Consid&#233;rations de base pour &#233;ternels exil&#233;s et &#171; touristes r&#233;volutionnaires &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no180-octobre-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;180 (octobre 2019)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez surtout pas confondre les premiers avec les derniers...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;ans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez pas confondre les premiers avec les derniers. Car cela vous exposerait &#224; quelques d&#233;convenues. Surtout si vous cherchez &#224; entretenir l'image d'un fils ou d'une fille de bonne famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consid&#233;rations de base&lt;/strong&gt; pour &#233;ternels exil&#233;s et &#171; &lt;i&gt;touristes r&#233;volutionnaires&lt;/i&gt; &#187;, comme on nomme par ici les manifestants arriv&#233;s par voie a&#233;rienne : le bar est un endroit clos, toujours enfum&#233;, essentiellement masculin, o&#249; l'on sert de la bi&#232;re froide en bouteille ; le caf&#233; est un lieu ouvert, souvent enfum&#233;, parfois mixte, o&#249; l'on verse du lait chaud dans un verre. Mais l'int&#233;r&#234;t r&#233;side moins dans ce que l'on peut consommer dans ces espaces de sociabilit&#233; que dans ce que l'on y exp&#233;rimente en soci&#233;t&#233;. Les cinq sens toujours en &#233;veil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui, le doigt sur la sonnette&lt;/strong&gt;, franchissent la porte m&#233;tallique d'un &#233;tablissement sombre, partagent le sentiment de transgresser une norme, en p&#233;n&#233;trant dans une zone r&#233;serv&#233;e, &#224; l'abri du regard des badauds. &#192; l'int&#233;rieur, les murs exposent ici ou l&#224; des affiches publicitaires des produits mis en vente. Les slogans, tels que &#171; &lt;i&gt;la bi&#232;re de l'homme fort&lt;/i&gt; &#187;, ont de quoi faire bl&#234;mir les f&#233;ministes de toute ob&#233;dience qui s'aventureraient dans ces places fortes de la virilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui, les mains dans les poches&lt;/strong&gt;, s'approchent d'un comptoir illumin&#233; pour avaler un caf&#233; bien serr&#233; ou du th&#233; maison, ont de grandes chances d'appr&#233;cier au passage un mot d'esprit ou un trait d'humour propres aux vieux citadins. Tandis que les jeunes employ&#233;s s'acharnent sur des percolateurs hors d'&#226;ge, les simples citoyens engloutissent croissants et croquets, en s'abreuvant de Vichy ou de Martinazzi, termes g&#233;n&#233;riques d&#233;signant de l'eau gazeuse et une boisson am&#232;re de couleur rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On observe r&#233;guli&#232;rement un jeu&lt;/strong&gt; qui consiste &#224; feinter son groupe pour payer l'addition, en grand seigneur, m&#234;me quand les moyens viennent &#224; manquer. On apprend aussi &#224; esquiver la climatisation trop forte, &#224; reconna&#238;tre les amis, &#224; distinguer les flics en civil, &#224; &#233;viter de parler de n'importe quoi &#224; n'importe qui, &#224; s'&#233;pargner rumeurs ou th&#233;ories fumeuses, cons&#233;quences de l'endogamie et de la confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'apr&#232;s les textes en vigueur&lt;/strong&gt;, les d&#233;bits de boissons ne peuvent &#234;tre ouverts que par les titulaires d'une licence de moudjahidine, litt&#233;ralement &#171; combattants de la foi &#187;, &#224; savoir les combattants ou militants ind&#233;pendantistes du Front de lib&#233;ration nationale (FLN), ainsi que leurs ayants droit. Une client&#232;le du r&#233;gime. Une ordonnance de 1975 interdit &#224; ces lieux d'employer des femmes, &#171; &lt;i&gt;&#224; l'exception de l'&#233;pouse du d&#233;bitant&lt;/i&gt; &#187;. Un d&#233;cret de 1975 fixe la limite d'un d&#233;bit pour mille habitants. Tel est le legs de feu le pr&#233;sident Houari Boum&#233;di&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis f&#233;vrier&lt;/strong&gt;, les professionnels de la politique, sans oublier les permanents de la contestation, y compris de gauche, obs&#233;d&#233;s par le prisme &#233;lectoral et (l'impasse de) la repr&#233;sentation, s'&#233;puisent &#224; &#233;chafauder des sc&#233;narios destin&#233;s &#224; maintenir leur tutelle sur le peuple. L'essentiel &#233;tant d'&#233;viter les questions s&#233;rieuses comme la pr&#233;sence de dangereux conservateurs dans les breuvages, l'incorporation excessive de sucre dans le caf&#233; par les torr&#233;facteurs eux-m&#234;mes ou l'impossibilit&#233; de boire un jaune sur une terrasse de la ville, &#224; l'air libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se sont-ils inqui&#233;t&#233;s&lt;/strong&gt; de la prolif&#233;ration des capsules de caf&#233; qui multiplient le prix de la consommation par trois ou quatre, acc&#233;l&#233;rant davantage la s&#233;paration entre les d&#233;bits accessibles majoritairement fr&#233;quent&#233;s par les prol&#233;taires et les lieux pris&#233;s par les familles petites bourgeoises ? Quiconque pr&#233;tend chasser le syst&#232;me, son FLN et son personnel, sans toutefois vouloir remettre en cause l'ordre existant, ne m&#233;rite pas que l'on trinque en sa compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant aux autres&lt;/strong&gt;, marcheurs du mardi (comme les &#233;tudiants) ou du vendredi, r&#233;fractaires du dimanche au samedi, ils sauront pr&#233;server ce qui doit encore l'&#234;tre et transformer tout le reste, en refaisant le monde &#224; l'image de leurs d&#233;sirs lib&#233;r&#233;s. Une boisson chaude ou fra&#238;che entre les doigts.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nedjib Sidi Moussa&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Compl&#232;tement de guinguois !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Completement-de-guinguois</link>
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		<dc:date>2019-07-13T03:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;mile Progeault</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>
		<dc:subject>left</dc:subject>
		<dc:subject>caf&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>partis s'installer</dc:subject>
		<dc:subject>petite place</dc:subject>
		<dc:subject>place d&#233;sert&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Marcillac offre</dc:subject>
		<dc:subject>Guingois</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;unions politiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au milieu des collines et des vignes du nord de l'Aveyron, le centre de Marcillac offre une petite place d&#233;sert&#233;e par les caf&#233;s et commerces, partis s'installer le long de la route. Tous, sauf Le Guingois... Au milieu des collines et des vignes du nord de l'Aveyron, le centre de Marcillac offre une petite place d&#233;sert&#233;e par les caf&#233;s et commerces, partis s'installer le long de la route. Tous, sauf Le Guingois. Sous le grand tilleul qui tr&#244;ne face &#224; l'&#233;glise, derri&#232;re les volets rouill&#233;s et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reunions-politiques" rel="tag"&gt;r&#233;unions politiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au milieu des collines et des vignes du nord de l'Aveyron, le centre de Marcillac offre une petite place d&#233;sert&#233;e par les caf&#233;s et commerces, partis s'installer le long de la route. Tous, sauf &lt;i&gt;Le Guingois&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH284/-1159-32076.jpg?1768650498' width='200' height='284' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;148 de CQFD
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;A&lt;/span&gt;u milieu des collines et des vignes du nord de l'Aveyron, le centre de Marcillac offre une petite place d&#233;sert&#233;e par les caf&#233;s et commerces, partis s'installer le long de la route. Tous, sauf &lt;i&gt;Le Guingois. &lt;/i&gt;Sous le grand tilleul qui tr&#244;ne face &#224; l'&#233;glise, derri&#232;re les volets rouill&#233;s et la porte d&#233;fra&#238;chie, une enseigne faite de tuyaux en PVC, de bouteilles de verre et de bouts de ficelle, annonce la couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est l&#224; qu'une bande d'allum&#233;s&lt;/strong&gt; ont install&#233; un caf&#233; associatif. Cette baraque de trois &#233;tages, remise &#224; neuf, abrite d&#233;sormais les r&#233;unions de ce vallon qui s'agite dans l'&#233;cologie politique, le soutien aux immigr&#233;s, la culture populaire, les luttes syndicales et les activit&#233;s associatives. Lieu convivial et base politique &#224; la fois. Des tabl&#233;es bruyantes lors des bouffes incontournables, chaque dimanche, pour un menu aux petits oignons, entr&#233;e-plat-dessert &#224; six euros s'il vous pla&#238;t. Des concert de punk, tzigane, fanfares et rock en tous genres &#224; prix libre. Des projections, des d&#233;bats, un atelier s&#233;rigraphie-photo &#224; l'&#233;tage. &#192; c&#244;t&#233; des r&#233;unions politiques de toutes sortes (ZAD, &#233;tat d'urgence, rencards d'avant manifs), se tiennent des &#171; ap&#233;ros nanas &#187; ou des r&#233;p&#233;titions de la chorale des Chaberts, le mardi, lorsque r&#233;sonne &lt;i&gt;&#171; La Libertat &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette auberge de travers&lt;/strong&gt; n'est pas simple &#224; d&#233;crire, et chacun aurait sa version perso, entre foyer autog&#233;r&#233; et caf&#233; culturel. L'&#233;quipe qui anime le lieu comme la fr&#233;quentation est de tous les &#226;ges et de tous horizons : soixante-huitards, nouveaux arrivants, punks, musicos, &#233;colos, anars, syndicalistes, n&#233;o et pas n&#233;o, artisans, salari&#233;s, ch&#244;meurs, paysans. Il y a de tout et c'est ce qu'on aime. Bien s&#251;r, toute une partie de la population locale ne vient jamais, bien s&#251;r, on a bataill&#233; avec des voisins. Une lettre anonyme, hilarante, sollicitait notre d&#233;m&#233;nagement dans une cabane au milieu des champs. Les gendarmes se sont point&#233;s, souvent, et la pr&#233;fecture s'y est mise, avec un courrier de pression envoy&#233;e &#224; la mairesse. La motivation aussi a eu des hauts et des bas, il a fallu battre le rappel de temps &#224; autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais, il y a l&#224; comme une p&#233;pite collective&lt;/strong&gt;, quelque chose &#224; d&#233;fendre, la croyance que ce &lt;i&gt;Guingois &lt;/i&gt;vivra, et longtemps. On go&#251;tera encore de nombreux repas en soutien &#224; M&#244;mes au chaud, qui h&#233;berge des sans-papiers, &#224; l'Amassada, qui lutte contre les &#233;oliennes industrielles, &#224; l'Empaill&#233; ou &#224; des projets collectifs. On sera &#224; nouveau attabl&#233;s, l'&#233;t&#233; en terrasse, l'hiver autour du po&#234;le, avec une part de tarte vegan et un pichet de marcillac, &#224; chanter la semaine sanglante. On esp&#232;re accueillir pour de nombreuses ann&#233;es &#171; Ocytocine &#187;, le festival f&#233;ministe qui remue le vallon. &lt;i&gt;L'Envol&#233;e, CQFD, Jeff Klak, La Brique &lt;/i&gt;ou &lt;i&gt;Saxifrage &lt;/i&gt;tiendront toujours l'affiche de &#171; l'Infokiosque ambulant &#187;, qui n'a plus boug&#233; depuis un bail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme &lt;i&gt;Le Lieu-dit &lt;/i&gt;&#224; Saint-Affrique &lt;/strong&gt;dans le sud du d&#233;partement, ou &lt;i&gt;Les Hauts-Parleurs de l'ouest &lt;/i&gt;&#224; Villefranche-de-Rouergue, ces troquets de cambrousse sont devenus indispensables.. et incontournables. Car c'est l&#224; o&#249; on se rassemble, o&#249; on d&#233;bat, on coalise, on fomente. Autant de repaires qui servent de rep&#232;res o&#249; on se serre les coudes, o&#249; on cause coups de main et chantiers communs, bons plans en tous genres, o&#249; on imagine le prochain projet collectif, o&#249; on accueille les derniers apaches arriv&#233;s&#8230; Passez lever le coude avec nous pour f&#234;ter nos cinq ans, le chiotte fuit encore mais la bi&#232;re du &#171; Faucheur &#187; est toujours au frigo !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#201;mile Progeault&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fillols : deux bars sinon rien</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Fillols-deux-bars-sinon-rien</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Fillols-deux-bars-sinon-rien</guid>
		<dc:date>2019-01-23T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>C'&#233;tait</dc:subject>
		<dc:subject>village</dc:subject>
		<dc:subject>caf&#233;</dc:subject>
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		<dc:subject>bars</dc:subject>
		<dc:subject>Fillols</dc:subject>
		<dc:subject>Canigou</dc:subject>
		<dc:subject>bistrots</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un petit village pyr&#233;n&#233;en qui r&#233;ussit &#224; conserver ses deux bars. H&#233;r&#233;sie &#233;conomique ? Enqu&#234;te dans les bas-fonds de la moyenne montagne. ** * Un dimanche &#224; la campagne. La route qui serpente depuis Prades, sous-pr&#233;fecture des Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, allonge ses lacets entre les bourrelets bois&#233;s du massif du Canigou. Un panneau annonce le village de Fillols. On est venu ici pour percer le myst&#232;re : comment un bled de 170 &#226;mes a pu maintenir vivants ses deux bars. Ailleurs, c'est tout le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/village" rel="tag"&gt;village&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cafe" rel="tag"&gt;caf&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-Union" rel="tag"&gt;l'Union&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bar" rel="tag"&gt;bar&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bars" rel="tag"&gt;bars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fillols" rel="tag"&gt;Fillols&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Canigou" rel="tag"&gt;Canigou&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bistrots" rel="tag"&gt;bistrots&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un petit village pyr&#233;n&#233;en qui r&#233;ussit &#224; conserver ses deux bars. H&#233;r&#233;sie &#233;conomique ? Enqu&#234;te dans les bas-fonds de la moyenne montagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH567/-1016-c575d.jpg?1768659664' width='400' height='567' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;148 de CQFD.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;**&lt;/div&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;*&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un dimanche &#224; la campagne.&lt;/strong&gt; La route qui serpente depuis Prades, sous-pr&#233;fecture des Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, allonge ses lacets entre les bourrelets bois&#233;s du massif du Canigou. Un panneau annonce le village de Fillols. On est venu ici pour percer le myst&#232;re : comment un bled de 170 &#226;mes a pu maintenir vivants ses deux bars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ailleurs&lt;/strong&gt;, c'est tout le contraire : les villages ont vendu leur &#226;me au tout b&#233;ton pavillonnaire et commercial. Au fur et &#224; mesure qu'ils &#233;tendent leur artificielle superficie, leur coeur se n&#233;crose. Cern&#233;es par les terminaux de cuisson, les boulangeries abdiquent tandis que les derniers bistrots baissent le rideau devant des rues d&#233;sertiques. Sur un bout de parking, d'irr&#233;ductibles soiffards &#233;clusent des 8.6 achet&#233;es au Carrefour Market. Vous avez dit glauque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fillols donc. &lt;/strong&gt;La place du village et son tilleul majestueux. Au bas, terrasse nich&#233;e contre l'&#233;glise, le &lt;i&gt;Caf&#233; de l'Union &lt;/i&gt;qui fait aussi restau depuis peu. En haut, le &lt;i&gt;Bar du Canigou &lt;/i&gt;et sa fa&#231;ade ocre. Bar du jour en bas, bar du soir en haut. Peau burin&#233;e et poil blanc, Serge entre &#224; &lt;i&gt;L'Union &lt;/i&gt;et commande un whisky glace. 42 ans qu'il vient l&#224;. Il a fait partie de ces n&#233;oruraux venus coloniser l'arri&#232;re-pays. Fillols &#233;tait alors un village de mineurs-paysans. La fermeture des mines dans les ann&#233;es 50 avait donn&#233; un coup d'acc&#233;l&#233;rateur &#224; l'exode rural. Le maire avait compris qu'il avait tout int&#233;r&#234;t &#224; int&#233;grer les babos pour que le village survive. Entre chevelus et prolos, tout ne s'est pas fait dans la douceur, mais le ciment a pris et est &#224; l'origine de cette ferveur culturelle qui irrigue encore le village aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Serge :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Dans ce bistrot, on conna&#238;t tout le monde, c'est familial. Avant, &lt;/i&gt;L'Union, &lt;i&gt;c'&#233;tait le bar de droite et &lt;/i&gt;Le Canigou, &lt;i&gt;le bar de gauche. Les gens ne se m&#233;langeaient pas. Moi, &#224; l'&#233;poque, j'avais les cheveux longs et on m'avait dit : tu vas pas boire en bas. &#187; L'Union &lt;/i&gt;a &#233;t&#233; repris en Scop par trois filles m&#234;me s'il y a un gars qui est venu donner la main pour remplacer un cong&#233; maternit&#233;. Pas trop dur pour ce m&#226;le minoritaire ? &lt;i&gt;&#171; Son nom c'est Timoth&#233;e, avec un &#8220;e&#8221; &#224; la fin, donc &#231;a va ! &#187;, &lt;/i&gt;l&#226;che S&#233;verine en souriant. Plonge, compta, cuisine, tout le monde tourne sur les t&#226;ches. Les filles insistent sur le fait qu'elles sont salari&#233;es et non pas simples g&#233;rantes. Les d&#233;cisions se prennent de mani&#232;re coll&#233;giale. Derri&#232;re la tireuse, Marie cherche ses mots : &lt;i&gt;&#171; Ce caf&#233; marche car il n'y a pas d'anonymat. On se retrouve entre copains. &lt;/i&gt;L'Union &lt;i&gt;a un r&#244;le social, une fonction d'espace collectif o&#249; la fronti&#232;re publicpriv&#233; n'est pas tr&#232;s claire. C'est une sorte de lieu neutre o&#249; l'on se d&#233;couvre, on se parle. Si un gars a besoin d'un coup de main pour monter sa serre, il vient ici. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Si la logique &#233;conomique avait pr&#233;valu, il y aurait au maximum un bar dans le village. &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'automne ne mettra peut-&#234;tre pas de roux dans les feuillages des ch&#234;nes&lt;/strong&gt; en raison du manque de pluie, mais les cheveux d'Aline en offrent une palette flashy. Cette ancienne prof d'arts plastiques poss&#232;de les murs du &lt;i&gt;bar du Canigou. &#171; &#192; Fillols, c'&#233;tait &#233;vident d'avoir deux bars, &lt;/i&gt;confie Aline. &lt;i&gt;C'est mon grand-p&#232;re qui a cr&#233;&#233; &lt;/i&gt;Le bar du Canigou. &lt;i&gt;&#192; l'&#233;poque, tu ouvrais un bar sans besoin d'une licence. &#187; &lt;/i&gt;Son p&#232;re a repris l'affaire par la suite, puis son fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elle-m&#234;me&lt;/strong&gt; s'est retrouv&#233;e un temps derri&#232;re le comptoir. &lt;i&gt;&#171; Du temps de mon p&#232;re, c'&#233;tait un vrai tripot, on jouait de l'argent. Avec ces mineurs qui venaient de toute l'Europe, fallait voir les loustics ! C'&#233;tait un bar &#224; forte personnalit&#233;. Quand mon fr&#232;re l'a repris en 1977, c'&#233;tait un des rares bistrots o&#249; les n&#233;oruraux &#233;taient bien accueillis. Tous les vendredis et samedis, des hippies venaient des bleds voisins ! Y a eu tout ce ferment qui a fait de ce lieu, un lieu fort, un lieu habit&#233;. &#187; &lt;/i&gt;Membre du foyer la&#239;que, Hubert pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; Si la logique &#233;conomique avait pr&#233;valu, il y aurait au maximum un bar dans le village. Mais c'est gr&#226;ce &#224; la volont&#233; de la famille d'Aline, que le second bar a &#233;t&#233; maintenu. Il marche parce que les frais fixes &#8211; les murs et la licence &#8211; sont quasi inexistants et parce que le caf&#233; fait une partie consid&#233;rable de son chiffre d'affaires avec la f&#234;te. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La notori&#233;t&#233; de la f&#234;te du village&lt;/strong&gt; &#8211; &#233;tal&#233;e sur cinq jours ! &#8211; est une des acm&#233;s du calendrier fillolois qui pr&#233;sente une kyrielle de manifestations culturelles et festives tout au long de l'ann&#233;e. Un planning qui assure une dynamique coh&#233;sion au village mais demande aussi beaucoup. S&#233;verine : &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s dur de tenir un bar. Surtout quand tu sers essentiellement des potes. &#192; partir du moment o&#249; tu te mets au service des gens, tu te rends compte de leur personnalit&#233;. Il y a quelque chose qui change. &lt;/i&gt;[Elle r&#233;fl&#233;chit.] &lt;i&gt;Les gens ont soudain des exigences, peut-&#234;tre sous pr&#233;texte qu'ils payent. &#187; &lt;/i&gt;Aline parle aussi des r&#233;flexions et des reproches durs &#224; encaisser. Puis S&#233;verine remarque : &lt;i&gt;&#171; Normalement dans les bleds isol&#233;s, quand une n&#233;nette rentre dans un bar, elle rentre dans un milieu de mecs et se sent largement mal &#224; l'aise. Ici pff&#8230; &#187; &#171; Ici c'est les mecs qui sont mal &#224; l'aise ! &#187;, &lt;/i&gt;blague Hubert les mains dans la vaisselle.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Publi-replantage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;C&lt;/petitelettrine&gt;ela rel&#232;ve de l'exploit : comment multiplier bourdes, indiscr&#233;tions malvenues et faux pas en faisant un article sur un endroit familier. Dans l'article &#171; Fillols : deux bars sinon rien &#187; (&lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;n&#176; 148), le tilleul de la place du village est en fait un acacia et le &lt;i&gt;Caf&#233; de l'Union &lt;/i&gt;ne fait pas restau &lt;i&gt;&#171; depuis peu &#187; &lt;/i&gt;mais depuis des d&#233;cennies. Plus grave, pour d'obscures raisons mat&#233;rielles, les g&#233;rantes du &lt;i&gt;Caf&#233; del Canig&#243; &lt;/i&gt;(et non le &lt;i&gt;Bar du Canigou &lt;/i&gt; !), Pauline et &#201;milie, n'ont &#233;t&#233; ni rencontr&#233;es, ni cit&#233;es. Nous publions un extrait de leur courrier et leur pr&#233;sentons nos excuses les plus plates, ainsi qu'au vibrionnant peuple de Fillols.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si vous &#233;tiez venu nous rencontrer en personne, comme cela avait &#233;t&#233; convenu, vous sauriez que depuis trois ans nous organisons tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement des concerts gratuits, proposant des groupes de styles et d'horizons vari&#233;s. Que le caf&#233;, tout au long de l'ann&#233;e, diffuse des matchs, accueille des anniversaires, parfois m&#234;me des soir&#233;es &#8220;ann&#233;es 80&#8221; improvis&#233;es, des ap&#233;ros &#224; la bonne franquette... Tout ce qui fait de cet endroit un lieu de rencontre et d'&#233;change, appr&#233;ci&#233; des gens du village et des environs. Et pas uniquement le bar de nuit, simple passage de relais d'un &#233;tablissement &#224; l'autre, migration froide et anonyme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens ici aiment leurs deux bistrots, font valoir et font vivre cette singularit&#233;. Ce sont ces activit&#233;s et cette client&#232;le r&#233;guli&#232;re qui permettent de &lt;i&gt;&#8220;g&#233;n&#233;rer une part cons&#233;quente de notre chiffre d'affaires&#8221;, &lt;/i&gt;si &#224; un instant donn&#233;, il faut r&#233;sumer tout cela &#224; une dimension purement &#233;conomique &#8211; pour r&#233;pondre &#224; la question que vous posez dans le chapeau. Mais le maintien de deux bistrots rel&#232;ve aussi d'un point important, le choix de revenus modestes de la part des tenancier(e)s, &#224; aucun moment &#233;voqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lecture du titre, nous nous attendions &#224; autre chose qu'un article vendant la chanson r&#233;currente de &#8220;Fillols, le village d'irr&#233;ductibles aux deux bistrots, un pour les hippies un pour les chasseurs&#8221;. Cet historique a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;voqu&#233; dans un article paru dans &lt;i&gt;Pyr&#233;n&#233;es Magazine &lt;/i&gt;(n&#176; 164, mars avril 2016). Malgr&#233; l'aspect touristique et non subversif de cette revue, le journaliste, lui, s'est donn&#233; le temps et la peine de rencontrer en personne, les principaux sujets de son papier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pauline et &#201;milie&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le troquet de la derni&#232;re chance</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-troquet-de-la-derniere-chance</link>
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		<dc:date>2016-11-04T09:21:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Alexis Berg</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; La port&#233;e de vos analyses rel&#232;ve souvent d'un sympathique caf&#233; du commerce, cela dit sans aucun m&#233;pris de ma part vis-&#224;-vis des propos de comptoirs &#187;, nous &#233;crivait r&#233;cemment un aimable lecteur. Avec le dossier du mois, nous pouvons enfin pleinement assumer ce qui suscitait, hier encore, de terribles complexes et justifiait l'indiff&#233;rence ou l'embarras &#224; notre &#233;gard de la part de la presse s&#233;rieuse. Fin d'une civilisation Six mille d&#233;bits de boisson sous licence IV disparaissent chaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alexis-Berg" rel="tag"&gt;Alexis Berg&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/annees" rel="tag"&gt;ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fin" rel="tag"&gt;fin&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cafes" rel="tag"&gt;caf&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La port&#233;e de vos analyses rel&#232;ve souvent d'un sympathique caf&#233; du commerce, cela dit sans aucun m&#233;pris de ma part vis-&#224;-vis des propos de comptoirs&lt;/i&gt; &#187;, nous &#233;crivait r&#233;cemment un aimable lecteur. Avec le dossier du mois, nous pouvons enfin pleinement assumer ce qui suscitait, hier encore, de terribles complexes et justifiait l'indiff&#233;rence ou l'embarras &#224; notre &#233;gard de la part de la presse s&#233;rieuse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1764 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH216/-78-e65b4.jpg?1768816238' width='500' height='216' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin d'une civilisation&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Six mille d&#233;bits de boisson sous licence IV disparaissent chaque ann&#233;e en France. La fr&#233;quentation a m&#234;me chut&#233; de 50 % depuis 2006. Vers 1900, &#224; Roubaix, ville ouvri&#232;re par excellence, on trouvait plus de 3 000 estaminets pour 120 000 habitants, contre &#224; peine soixante bars recens&#233;s aujourd'hui pour moins de 100 000 Roubaisiens. 79 % des communes rurales ne poss&#232;dent plus aucun bistrot. Plus au nord, la situation des pubs britanniques n'est pas meilleure : pr&#232;s de trente pubs ferment chaque semaine et on est pass&#233; de 67 800 en 1982 &#224; 50 800 en 2015.
Les causes de la fermeture des caf&#233;s et de la chute de la fr&#233;quentation sont identifiables. D'un c&#244;t&#233;, les usages ont chang&#233; : la tendance au pantouflage devant sa t&#233;l&#233; et l'excitation sur le Net, la multiplication des loisirs, les caf&#233;t&#233;rias int&#233;gr&#233;es &#224; l'entreprise, etc. De l'autre, l'extension de la biopolitique : la lutte draconienne contre l'alcoolisme et le tabac (loi de 2007), la gentrification, la d&#233;sertification rurale, la d&#233;sindustrialisation, les restructurations urbaines, le harc&#232;lement pr&#233;fectoral, etc. Ou plus prosa&#239;quement, la baisse des revenus et l'augmentation du co&#251;t de la vie&#8230; La pratique des bistrots tend &#224; devenir un sport de riches !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que les &#233;crans ne capturent les esprits, les bistrots &#233;taient le lieu de sociabilit&#233; le plus commun. Depuis les tavernes ch&#232;res &#224; Villon, on s'y retrouve pour conspirer (&#233;tymologiquement &#171; respirer ensemble &#187;) et maudire les figures de l'autorit&#233;, mais aussi pour rel&#226;cher la pression, comme c'est souvent le cas de le dire. &#192; la fin du XIXe si&#232;cle, &#224; Belleville, &#171; &lt;i&gt;le d&#233;bit de vin a si mauvaise presse&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;que ceux qui le fr&#233;quentent semblent constituer une soci&#233;t&#233; &#224; l'oppos&#233; des valeurs bourgeoises : mauvais maris et mauvais p&#232;res de famille, mauvais soldats et mauvais citoyens, mauvais producteurs mais bons r&#233;volutionnaires.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fabien Th&#233;ofilakis, &#171; &#192; l'ombre du comptoir : d&#233;bitants et d&#233;bits de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; &#192; la maxime de Guizot, &#171; &lt;i&gt;Enrichissez-vous par le travail et l'&#233;pargne&lt;/i&gt; &#187;, les classes dangereuses parisiennes r&#233;torquaient : &#171; &lt;i&gt;Amusons-nous par le bal et le chahut !&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ibid.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; On est loin de la vision mis&#233;rabiliste du roman L'Assommoir, ressentie &#224; l'&#233;poque comme une v&#233;ritable insulte par le prol&#233;tariat du faubourg r&#233;duit &#224; sa soulographie par Zola.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la diff&#233;rence du distributeur automatique de boissons, le caf&#233; peut correspondre &#224; une affiliation territoriale, affinitaire, voire politique. Peu avant la Commune, &lt;i&gt;Le Caf&#233; de la Renaissance&lt;/i&gt;, boulevard Saint-Michel, fut un temps le rendez-vous des blanquistes et, &#224; deux pas, &#224; &lt;i&gt;La Salamandre&lt;/i&gt;, on croisait Jules Vall&#232;s et Vermorel. Le soir, toutes les tendances r&#233;volutionnaires se frottaient &#224; la brasserie &lt;i&gt;Glaser&lt;/i&gt;. Le r&#244;le des estaminets durant la Commune a d'ailleurs incit&#233; la bourgeoisie &#224; renforcer les mesures contre l'alcoolisme et pour le contr&#244;le des d&#233;bits de boisson. C'est aussi souvent au bistrot que les ouvriers s'organisent &#224; la fin du XIXe si&#232;cle. Dans le Nord, de nombreux ouvriers renvoy&#233;s de l'usine ou de la mine pour agitation se firent cabaretiers et accueillaient des groupes syndicaux, anticl&#233;ricaux ou socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait d'autre part la place sociale que prend la brasserie ou le caf&#233; pour la boh&#232;me artistique et les avant-gardes. Toutes ces exp&#233;riences collectives auraient-elles &#233;t&#233; possibles sans le caf&#233; ? Dans les ann&#233;es 1920, &lt;i&gt;Le Cyrano&lt;/i&gt;, du c&#244;t&#233; de la place Blanche, fr&#233;quent&#233; par les filles et leurs souteneurs, les trafiquants de coco, les gens de th&#233;&#226;tre et toute la faune de Montmartre, a servi de premier QG aux surr&#233;alistes, qui pr&#233;f&#233;raient alors le m&#233;lange interlope &#224; l'endogamie socio-culturelle des brasseries de la Rive gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Quartier latin a connu aussi de belles heures nocturnes jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1960. Au fond du boui-boui &lt;i&gt;Chez Moineau&lt;/i&gt; &#224; Mabillon, la clique lettriste s'assommait jusqu'&#224; tard dans la nuit en imaginant disperser les &#339;uvres des mus&#233;es dans les bars. Et c'est depuis les caf&#233;s arabes de la rue Xavier-Privat jusqu'aux rades de mariniers du canal d'Aubervilliers que les situationnistes exp&#233;rimentaient l'art de la d&#233;rive psychog&#233;ographique. Un ami bouquiniste &#233;voquait encore la fin des ann&#233;es 1970, &#233;poque d'&#171; argent facile &#187;, quand les voyous politis&#233;s et les radicaux flambaient au bar &lt;i&gt;L'Aveyronnaise&lt;/i&gt; dans le quartier des Halles, tenu par une ancienne prostitu&#233;e, lui prodiguant ainsi les capitaux n&#233;cessaires pour une retraite confortable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-76.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH750/-76-7b7ad.jpg?1768816239' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Berg, Paris, 2016
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;tro boulot bistrot&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le bistrot est &#224; la fois espace de libert&#233;, poste d'observation sur le monde et th&#233;&#226;tre du pauvre, une respiration entre la contrainte du boulot et l'ennui domestique. &#171; &lt;i&gt;On s'y confie ses petits et grands soucis, que les copains auront vite fait de placer au diapason le plus juste&lt;/i&gt;, &#233;crit Jacques Yonnet. &lt;i&gt;On s'y raconte des choses &#8220;h&#233;naurmes&#8221;. En trois coups de cuiller &#224; pot, on y r&#233;sout des tas de probl&#232;mes, m&#234;me et surtout scabreux, sur lesquels se penchent &#8211; vainement &#8211; de malheureux bougres de savants souffrant de macroc&#233;phalite, de sociologues retranch&#233;s (volontairement) de l'immense confr&#233;rie des &#8220;gens de tous les jours&#8221;, de politicards de toutes ob&#233;diences, bard&#233;s de m&#233;pris &#224; l'&#233;gard de la tr&#232;s impertinente &#8220;pl&#232;be bistroti&#232;re&#8221;, sauf pendant le temps consacr&#233; &#224; solliciter leur mandat. En un mot : au comptoir, on FRATERNISE. Plus de hi&#233;rarchies, de classes sociales, de &#8220;complexes&#8221;, pas d'&#233;pate, pas d'esbrouffe : on est ce que l'on est, sans plus, mais on l'est pleinement&#8230;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Yonnet, Troquets de Paris, L'&#233;chapp&#233;e, 2016.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'ivresse joue le r&#244;le d'un puissant d&#233;sinhibiteur, on ne peut pour autant r&#233;duire le bistrot &#224; un simple espace d'ivrognerie. D'ailleurs, les boissons alcoolis&#233;es repr&#233;sentent moins du quart des boissons consomm&#233;es et le caf&#233; reste le roi ind&#233;tr&#244;nable du caf&#233;. Les multiples usages du bistrot rythment tout simplement le quotidien : le petit bruit de l'&#339;uf dur cass&#233; sur un comptoir d'&#233;tain, la lecture de la &lt;i&gt;Pravda&lt;/i&gt; locale quotidienne, les jeux (belote, dominos, jadis le flipper, le billard, le 421, les boules, le PMU, etc.), le rendez-vous du march&#233;, la r&#233;union politique, le match, le rencard amoureux, l'entretien d'embauche, l'ap&#233;ro de d&#233;bauche, les nouvelles du quartier, l'apr&#232;s-spectacle, le petit concert, le pot des anciens, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serions-nous en train d'id&#233;aliser la centralit&#233; sociale du troquet qu'il a perdue vraisemblablement, et de le mythifier dans la nostalgie ? Bien &#233;videmment, tous les troquets ne m&#233;ritent pas d'&#233;loge, loin de l&#224;. On peut parfois y entendre les pires propos racistes ou sexistes. Ces bars-l&#224; sont &#233;videmment &#224; fuir (de pr&#233;f&#233;rence sans payer). Les troquets ne sont pas toujours des havres d'humanit&#233; et de solidarit&#233;, ils peuvent &#234;tre des lieux d'exploitation et de cupidit&#233;. Ce sont aussi des lieux d'&#233;chouage d'existences en panne s&#232;che, que des litres de bibine ne remettront pas &#224; flot. Bien souvent encore aujourd'hui, c'est une atmosph&#232;re masculine qui pr&#233;vaut. Signe de la rel&#233;gation sociale des femmes &#8211; &#224; l'exception du statut particulier de tauli&#232;re &#8211;, longtemps, le bistrot ne fut pas un lieu convenable pour elles, par crainte de passer pour des &#171; filles de mauvaise vie &#187; ou d'&#234;tre per&#231;ues comme des proies. Apr&#232;s 1968, les bistrots se sont largement ouverts aux jeunes et &#224; la mixit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui est d&#233;plorable dans le temps pr&#233;sent, c'est l'avanc&#233;e du d&#233;sert et la perte des pratiques populaires. Face &#224; la prolif&#233;ration des lieux de non-vie labellis&#233;s et standardis&#233;s, un certain pessimisme nous incline &#224; penser que la perte du brassage social et du bavardage universel, li&#233;s aux bistrots, risque de rendre cette soci&#233;t&#233; encore plus invivable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puisque nous avons choisi de traiter du bistrot aussi sous un angle litt&#233;raire, affirmons d&#233;sormais qu'un rade qui ferme, c'est une biblioth&#232;que qui br&#251;le ! C'est bien ce sentiment qu'exprime un camarade Tr&#233;gorois, dans chaque bar o&#249; il observe le rayonnage des alcools : &#171; &lt;i&gt;Je vois que vous avez une bien belle biblioth&#232;que.&lt;/i&gt; &#187; Puis, portant son regard sur les sirops : &#171; &lt;i&gt;Il y a m&#234;me de la litt&#233;rature enfantine !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Fabien Th&#233;ofilakis, &#171; &#192; l'ombre du comptoir : d&#233;bitants et d&#233;bits de boissons &#224; Belleville (1860-1914) &#187;, &lt;i&gt;Revue d'histoire du XIXe si&#232;cle&lt;/i&gt;, n&#176;26/27, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;ibid.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Jacques Yonnet, &lt;i&gt;Troquets de Paris&lt;/i&gt;, L'&#233;chapp&#233;e, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Optimum</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;Nous &#233;tions une partie de la r&#233;daction r&#233;unie au fond du local &#224; boire le caf&#233;. Sur la table de la cuisine, sur notre belle nappe en vinyle rouge, reposaient les &#233;bauches du chemin de fer &#8211; outil indispensable &#224; la pr&#233;paration du canard. Sur le sol, des petites souris &#8211; que notre maquettiste phobique nomme des proto-rats &#8211; boulottaient nos restes, nonchalantes. Les discussions suivant leur cours, nous sommes arriv&#233;s sur la question des abonnements. Ah, abonn&#233;-e-s, on ne vous dira jamais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une3_cabrule" rel="tag"&gt;une3_cabrule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/partie" rel="tag"&gt;partie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cafe" rel="tag"&gt;caf&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/redaction" rel="tag"&gt;r&#233;daction&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/redaction-reunie" rel="tag"&gt;r&#233;daction r&#233;unie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/boire" rel="tag"&gt;boire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous &#233;tions une partie de la r&#233;daction r&#233;unie au fond du local &#224; boire le caf&#233;. Sur la table de la cuisine, sur notre belle nappe en vinyle rouge, reposaient les &#233;bauches du chemin de fer &#8211; outil indispensable &#224; la pr&#233;paration du canard. Sur le sol, des petites souris &#8211; que notre maquettiste phobique nomme des proto-rats &#8211; boulottaient nos restes, nonchalantes. Les discussions suivant leur cours, nous sommes arriv&#233;s sur la question des abonnements. Ah, abonn&#233;-e-s, on ne vous dira jamais assez combien vous comptez pour nous ! Mais bon, &#231;a fait quand m&#234;me neuf mois que l'on vous sert 24 pages au prix de notre ancien seize pages : 28 euros pour onze num&#233;ros, soit 10 centimes la page mensuelle au lieu de 16,66 en kiosques. Et l'on ne parle pas des petits budgets et de leurs num&#233;ros &#224; 50&#8239;%. Belle ristourne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est d&#233;sol&#233;s, mais &#231;a ne va pas durer. On ne peut pas continuer &#224; regarder, comme &#231;a, l'air de rien, ce trou dans la compta. Les taros vont bient&#244;t venir flirter avec les 40 balles. Si V&#233;, notre camarde secr&#233;taire sans qui nous ne serions rien, n'&#233;tait intervenu de son bureau, vous en seriez pour vos thunes d&#232;s ce num&#233;ro. Alors profitez-en, bordel ! Vous avez encore quelques semaines pour vous abonner, vous et vos ami-e-s, &#224; peu de frais&#8230; On repousse l'augmentation &#224; septembre, num&#233;ro dans lequel &#8211; joie ! &#8211;&#8239;vous d&#233;couvrirez notre nouvelle maquette&#8230; avec un peu de chance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin de r&#233;union. Heureux d'avoir, une fois de plus, repouss&#233; &#224; plus tard un probl&#232;me de taille, nous sommes sortis humer l'air de notre belle rue Consolat lib&#233;r&#233;e des voitures. Les blocages se poursuivent, Marseille est belle sans voitures. Bient&#244;t l'&#233;conomie s'effondrera&#8230; et nous ne parlerons plus jamais d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1699 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;82&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-21.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH364/-21-32571.jpg?1768816159' width='500' height='364' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ce &#034;&#231;a br&#251;le !&#034; souriant vous est offert pas l'amicale des Mickeys marseillais..
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;PS : N'oubliez pas de vous &#233;quiper en &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-nouveau-tee-shirt-CQFD&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T-shirt&lt;/a&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; pour l'&#233;t&#233;&#8230; juste pour faire bisquer Macron. #UnTShirtPourMacron.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Firk, c'est chic</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-Firk-c-est-chic</link>
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		<dc:date>2012-11-23T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;my Cattelain</dc:subject>
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		<dc:subject>n'est</dc:subject>
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		<dc:subject>&#233;diteurs</dc:subject>
		<dc:subject>enfants petits</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Montreuil au 7, rue Fran&#231;ois-Debergues, dans le neuf-trois, le caf&#233;-librairie Mich&#232;le Firk est anim&#233; par une dizaine de copains et copines &#171; organis&#233;s de mani&#232;re coop&#233;rative pour tenter de cr&#233;er un lieu interm&#233;diaire ouvert sur la ville &#187;. Poussons la porte. Dans les rayonnages se pressent des centaines de romans, livres de socio, de philo, d'histoire, quelques pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, des fanzines, des b&#233;d&#233;s, des livres pour enfants petits et grands, un infokiosque. &#171; Vous voulez boire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no104-octobre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;104 (octobre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ici" rel="tag"&gt;ici&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/souvent" rel="tag"&gt;souvent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/livres" rel="tag"&gt;livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/left" rel="tag"&gt;left&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cafe" rel="tag"&gt;caf&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parfois" rel="tag"&gt;parfois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/editeurs" rel="tag"&gt;&#233;diteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/enfants-petits" rel="tag"&gt;enfants petits&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Montreuil au 7, rue Fran&#231;ois-Debergues, dans le neuf-trois, le &lt;a href=&#034;http://la-parole-errante.org/index.php?cat=CAFE-MF&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;caf&#233;-librairie Mich&#232;le Firk&lt;/a&gt; est anim&#233; par une dizaine de copains et copines &lt;i&gt;&#171; organis&#233;s de mani&#232;re coop&#233;rative pour tenter de cr&#233;er un lieu interm&#233;diaire ouvert sur la ville &#187;&lt;/i&gt;. Poussons la porte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH292/104cattelaincafelitt-e83da.jpg?1768649816' width='400' height='292' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;my Cattelain
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les rayonnages se pressent des centaines de romans, livres de socio, de philo, d'histoire, quelques pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, des fanzines, des b&#233;d&#233;s, des livres pour enfants petits et grands, un infokiosque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Vous voulez boire quelque chose ?&lt;/i&gt; propose Niko, &lt;i&gt;un caf&#233;, un th&#233;... &#187;&lt;/i&gt; On demande si on est oblig&#233;s, comme dans n'importe quel caf&#233;. &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r que non ! On n'est pas oblig&#233; de consommer ici. M&#234;me les livres. Si tu veux, tu peux prendre un bouquin, tu te poses l&#224;, tranquille et puis tu bouquines comme tu le souhaites. &#187;&lt;/i&gt; Le classement des livres donne une id&#233;e de l'orientation tout &#224; fait claire de l'endroit : question de genre, histoire, sociopolitique, fronti&#232;res, anti-indus&#8230; Ici le livre est contestataire, parfois militant, souvent corrosif. &lt;i&gt;&#171; Mais pas seulement ! &#187;&lt;/i&gt;, ajoute B&#233;r&#233;nice. On ne trouvera pas les best-sellers de la rentr&#233;e litt&#233;raire, mais les derni&#232;res parutions des &#233;diteurs ind&#233;pendants m&#233;lang&#233;es &#224; des livres d'occasion &#224; prix cass&#233;s. Et l'on finit souvent par tailler le bout de gras &#224; propos d'une BD ou d'un Deleuze, accompagn&#233; ou non d'un caf&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caf&#233;-librairie Mich&#232;le Firk&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mich&#232;le Firk &#233;tait une cin&#233;phile active, critique de cin&#233;ma &#224; Positif mais (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; , ce n'est pas vraiment un caf&#233; et pas vraiment une librairie non plus. Ni une biblioth&#232;que. Ni un lieu de r&#233;union, de diffusion, de rencontre&#8230; Chez Mich&#232;le Firk c'est un peu tout &#231;a &#224; la fois, envelopp&#233; dans des tapis et d&#233;barrass&#233; de tout recours &#224; l'informatique : &lt;i&gt;&#171; Depuis le d&#233;but, on s'est dit qu'on s'interdirait la pr&#233;sence de tout ordinateur ici &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Gr&#233;gory. Renouer avec le papier, avec sa temporalit&#233; et sa permanence, jusque dans la gestion des stocks et des comptes. C'est plus difficile au quotidien, mais bien moins virtuel aussi. Gr&#233;gory nous explique : &lt;i&gt;&#171; Le local nous est pr&#234;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://la-parole-errante.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Parole Errante&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Parole Errante, qui accueille la librairie, est un centre international (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. Et nous, on est tous b&#233;n&#233;voles de l'association. On est donc totalement autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/104ibrairie_michele-firk-bc052.jpg?1768649816' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors c'est s&#251;r qu'&#233;conomiquement c'est assez simple : la vente des livres nous permet d'acheter d'autres livres tout en permettant aux petites maisons d'&#233;dition amies de ne pas trop rogner leur marges. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvert au printemps dernier, l'endroit s'enorgueillit d'avoir d&#233;j&#224; organis&#233; des concerts de soutien (aux familles des inculp&#233;s de Villiers-Le-Bel), des soir&#233;es de pr&#233;sentation (revues &lt;a href=&#034;https://www.zite.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Z&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;https://www.article11.info&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Article 11&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;) ou des d&#233;bats (Do it yourself, Jujitsu et politique...). Et leur programme pour 2012/2013 promet d'&#234;tre riche. Ouvert du mercredi au dimanche inclus, parfois jusqu'&#224; tr&#232;s tard, les b&#233;n&#233;voles vident cafeti&#232;re sur cafeti&#232;re pour tenir le rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes des livres ? &lt;i&gt;&#171; Comme souvent, ce qui est passionnant mais difficile, c'est le c&#244;t&#233; collectif&lt;/i&gt;, temp&#232;re B&#233;r&#233;nice, &lt;i&gt;c'est beaucoup de boulot pour si peu de personnes. Et puis parfois on est pas d'accord et &#231;a gueule&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Parfois aussi la critique n'est pas qu'interne. Et nombre de grincheux ont reproch&#233; aux cafetiers-libraires de ne faire, en fin de compte, que tenir un commerce comme un autre. Pourquoi faut-il payer les livres ? Les caf&#233;s ? M&#234;me si ce n'est pas cher. &lt;i&gt;&#171; &#201;videmment&lt;/i&gt;, acquiesce Niko, &lt;i&gt;on aimerait tous que tout soit gratuit ici. Mais les livres ne se font pas tout seuls : il y a des &#233;diteurs ind&#233;pendants derri&#232;re ces livres, des &#233;diteurs qui payent le papier et des gens. Si on ne paye pas ces livres-l&#224;... ils ne seraient pas imprim&#233;s et nous n'aurions que les livres d'Alain Minc &#224; lire. Avouez que ce serait con ! &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous ce qu'on veut&lt;/i&gt;, conclut Sara, &lt;i&gt;c'est cr&#233;er une librairie qui nous ressemble, avec les livres qui nous plaisent... pour permettre &#224; tous de les lire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mich&#232;le Firk &#233;tait une cin&#233;phile active, critique de cin&#233;ma &#224; Positif mais aussi une militante passionn&#233;e (porteuse de valise pour le FLN alg&#233;rien). Elle rejoint la gu&#233;rilla au Guatemala et pr&#233;f&#232;re se suicider que d'&#234;tre arr&#234;t&#233;e pas la police en septembre 1968.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La Parole Errante, qui accueille la librairie, est un centre international de cr&#233;ation et de diffusion dirig&#233; par le dramaturge anarchiste Armand Gatti et Jean-Jacques Hocquard au 7, rue Fran&#231;ois-Debergue, Montreuil-sous-bois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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