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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Deux menaces p&#232;sent sur les quartiers : le coronavirus et la police &#187;</title>
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		<dc:creator>Mickael Correia</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le 10 mars dernier, le collectif Urgence notre police assassine lan&#231;ait une application permettant de filmer les interventions des forces de l'ordre sans que celles-ci puissent effacer les images. Le but ? Disposer de preuves opposables &#224; la justice en cas de violences polici&#232;res. Un outil d'autant plus pr&#233;cieux que depuis le d&#233;but du confinement, les exactions se multiplient dans les quartiers populaires. &#171; L'id&#233;e a germ&#233; en mai 2019, apr&#232;s la mort d'un homme de 36 ans interpell&#233; par la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no186-avril-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;186 (avril 2020)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 10 mars dernier, le collectif Urgence notre police assassine lan&#231;ait une application permettant de filmer les interventions des forces de l'ordre sans que celles-ci puissent effacer les images. Le but ? Disposer de preuves opposables &#224; la justice en cas de violences polici&#232;res. Un outil d'autant plus pr&#233;cieux que depuis le d&#233;but du confinement, les exactions se multiplient dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;L'id&#233;e a germ&#233; en mai 2019, apr&#232;s la mort d'un homme de 36 ans interpell&#233; par la police &#224; Drancy, &lt;/i&gt;se souvient Amal Bentounsi. &lt;i&gt;Un jeune homme m'a dit : &#8220;J'ai tout film&#233; mais un policier a pris mon portable et a effac&#233; la vid&#233;o.&#8221; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 mars dernier, devant des jeunes de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), la fondatrice du collectif Urgence notre police assassine pr&#233;sentait en avant-premi&#232;re une application sp&#233;cialement con&#231;ue pour filmer les interpellations des forces de l'ordre. Un outil &#233;labor&#233; par ledit collectif, qui regroupe des proches de victimes de crimes policiers, &#224; l'instar d'Amal Bentounsi, dont le fr&#232;re a &#233;t&#233; tu&#233; en 2012 d'une balle dans le dos &#224; Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) alors qu'il tentait de fuir la police&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Parmi les autres membres du collectif, citons Jessica Koum&#233; (compagne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Produire des preuves&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;T&#233;l&#233;chargeable gratuitement et baptis&#233;e UVP (Urgence violences polici&#232;res), l'application permet de filmer chaque jour cinq vid&#233;os. D'une dur&#233;e de dix minutes maximum, elles sont g&#233;olocalis&#233;es et envoy&#233;es en temps r&#233;el sur les serveurs du collectif afin d'emp&#234;cher la police de les supprimer. &#171; &lt;i&gt;Les images sont ensuite visualis&#233;es, tri&#233;es, analys&#233;es et nous sommes en lien avec trois avocats pr&#234;ts &#224; accompagner juridiquement les victimes&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sous l'&#233;gide de l'Observatoire national des pratiques et des violences (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, explique Amal Bentounsi. &lt;i&gt;Pour utiliser l'appli UVP, il faut d'abord s'inscrire par mail ou via Facebook. C'est la seule fois o&#249; nous demandons une donn&#233;e personnelle, dans le but de recontacter l'auteur des vid&#233;os pour pouvoir entamer une action judiciaire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appli d&#233;taille aussi comment filmer correctement afin de produire des &#233;l&#233;ments de preuve convaincants pour traduire un policier en justice : ne pas commenter la vid&#233;o pendant l'interpellation, tenter de filmer le visage de l'agent ou son RIO&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le R&#233;f&#233;rentiel des identit&#233;s et de l'organisation (RIO) est un nombre &#224; sept (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; pour l'identifier, essayer d'avoir la plaque d'immatriculation de la voiture, etc. &#171; &lt;i&gt;Avec la g&#233;olocalisation tr&#232;s pr&#233;cise du lieu de l'intervention polici&#232;re ainsi que la date, l'heure et les images, on force l'institution judiciaire &#224; r&#233;agir, &lt;/i&gt;pr&#233;cise Amal Bentounsi. &lt;i&gt;L'objectif est de contrer l'habituel discours &#8220;On ne conna&#238;t pas le contexte de la vid&#233;o.&#8221; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;La police vent debout&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors que Christophe Castaner vient de lancer une &#233;tude juridique pour contr&#244;ler la diffusion de vid&#233;os de violences polici&#232;res en rendant obligatoire le floutage des agents&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Castaner veut contr&#244;ler les vid&#233;os de violences polici&#232;res &#187;, Mediapart (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, les flics sont rapidement mont&#233;s au cr&#233;neau. Le syndicat Alliance Police nationale voit dans l'appli &#171; &lt;i&gt;une nouvelle tentative pour stigmatiser l'action de la police &#187;&lt;/i&gt; et vient d'effectuer une saisine aupr&#232;s du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Quant au secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du syndicat Synergie- Officiers, il estime que la g&#233;olocalisation pourrait &#171; &lt;i&gt;ramener des &#233;meutiers sur le terrain lors d'intervention dans des halls d'immeubles en banlieue &#187;&lt;/i&gt;.&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Une application pour filmer les violences polici&#232;res et r&#233;colter des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application a &#233;t&#233; popularis&#233;e d&#232;s la mi-mars &#224; travers une tourn&#233;e en banlieue parisienne, notamment &#224; Mantes-la-Jolie (Yvelines) et Grigny (Essonne). &#171; &lt;i&gt;Les jeunes nous ont remerci&#233;s et nous ont dit : &#8220;C'est la premi&#232;re fois qu'on pense &#224; nous&#8221;, &lt;/i&gt;relate Amal Bentounsi. &lt;i&gt;Nous leur martelons que ces violences ne doivent plus &#234;tre banalis&#233;es. L'appli peut par exemple aider &#224; documenter le fait que dans les quartiers, un jeune peut se faire contr&#244;ler au faci&#232;s plusieurs fois par jour. &#187;&lt;/i&gt; Disponible sur Android et bient&#244;t sur iOS, l'outil a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; t&#233;l&#233;charg&#233; plus de 2 000 fois&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mise &#224; jour du 4 avril : 3 200 fois.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Tabassage viral&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour Urgence notre police assassine, l'application UVP, utilis&#233;e &#224; grande &#233;chelle, pourrait surtout permettre d'att&#233;nuer la tension lors des interventions polici&#232;res, l'agent se sachant film&#233; et dans l'incapacit&#233; de supprimer la vid&#233;o. Pas inutile, alors que ces tensions semblent s'&#234;tre consid&#233;rablement accrues dans les quartiers populaires depuis le d&#233;but du confinement obligatoire de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le deuxi&#232;me jour de ce confinement, le 18 mars, une adolescente noire de 17 ans a &#233;t&#233; violemment interpell&#233;e par plusieurs policiers dans un march&#233; populaire du quartier parisien de la Goutte d'Or. Le lendemain &#224; Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), une autre femme noire, Ramatoulaye B., a re&#231;u un coup de Taser &#224; la poitrine alors m&#234;me qu'elle disposait d'une attestation de sortie manuscrite. Seule face &#224; huit agents, elle a &#233;t&#233; plaqu&#233;e au sol avant d'&#234;tre embarqu&#233;e au commissariat. Ces violences lui ont valu cinq jours d'interruption totale du travail (ITT). &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais juste sortie faire des courses pour nourrir mon b&#233;b&#233; &#187;&lt;/i&gt;, expliquera plus tard la jeune femme de 19 ans&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Actu.fr (24/03/2020).&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Ulis (Essonne), des habitants d&#233;noncent un harc&#232;lement policier quotidien. Le 23 mars, alors qu'il sortait de chez lui pour acheter du pain, Yassin, 30 ans, est pass&#233; &#224; tabac par les forces de l'ordre. Le lendemain, c'est au tour de Sofiane, livreur de 21 ans, de se faire brutalement interpeller par la BAC (brigade anti-criminalit&#233;). Les coups entra&#238;neront pour ces deux jeunes des Ulis plusieurs jours d'ITT. De m&#234;mes sc&#232;nes de violences ont &#233;t&#233; observ&#233;es &#224; Grigny, &#224; Torcy (Seine-et- Marne), &#224; Ivry et Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) ou encore &#224; Asni&#232;res-sur- Seine (Hauts-de-Seine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dor&#233;navant deux menaces p&#232;sent sur les quartiers populaires : le coronavirus et la police &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore le collectif Urgence notre police assassine. &#171; &lt;i&gt;Face &#224; l'impunit&#233; polici&#232;re, les pouvoirs publics demeurent absents : les RIO ne sont pas affich&#233;s, l'IGPN &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Inspection g&#233;n&#233;rale de la police nationale.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;i&gt;ne fait rien, les cam&#233;ras-pi&#233;tons sur les agents sont inutiles et les images de vid&#233;osurveillance sont tronqu&#233;es ou disparaissent. Avec l'application&lt;/i&gt;, esp&#232;re Amal Bentounsi, &lt;i&gt;nous avons la possibilit&#233; de prendre nous-m&#234;mes les choses en main. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Micka&#235;l Correia&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Parmi les autres membres du collectif, citons Jessica Koum&#233; (compagne d'Amadou Koum&#233;), Hamid A&#239;t Omghar (fr&#232;re de Lahoucine) et Abdourahmane Camara et (fr&#232;re d'Abdoulaye Camara.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sous l'&#233;gide de l'Observatoire national des pratiques et des violences polici&#232;res, association fond&#233;e en 2016 par le collectif afin de se constituer partie civile lors de proc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le R&#233;f&#233;rentiel des identit&#233;s et de l'organisation (RIO) est un nombre &#224; sept chiffres qui identifie individuellement chaque agent des forces de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/160220/castaner-veut-reguler-les-videos-de-violences-policieres?onglet=full&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Castaner veut contr&#244;ler les vid&#233;os de violences polici&#232;res&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Mediapart &lt;/i&gt;(16/02/2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/une-application-pour-filmer-les-violences-policieres-et-recolter-des-preuves-7800236378&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une application pour filmer les violences polici&#232;res et r&#233;colter des preuves&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;RTL.fr &lt;/i&gt;(11/03/2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mise &#224; jour du 4 avril : 3 200 fois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Actu.fr &lt;/i&gt;(24/03/2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Inspection g&#233;n&#233;rale de la police nationale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Blanquer, premier de la casse</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Blanquer-premier-de-la-casse</link>
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		<dc:date>2020-01-16T22:16:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Loez</dc:creator>


		<dc:subject>Elzazimut</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>
		<dc:subject>center</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Michel Blanquer</dc:subject>
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		<dc:subject>lettrine</dc:subject>
		<dc:subject>div</dc:subject>
		<dc:subject>s'est montr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>fonds sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Blanquer s'est</dc:subject>
		<dc:subject>fonds</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Num&#233;risation des dossiers de bourse, fonte des fonds sociaux, r&#233;forme de l'&#233;ducation prioritaire : c'est au bulldozer que le ministre Jean-Michel Blanquer aggrave les in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'&#233;cole pour les familles les plus d&#233;favoris&#233;es, notamment dans le 9-3. S'il a beaucoup glos&#233; sur le voile, Jean-Michel Blanquer s'est montr&#233; moins prolixe pour commenter cette mesure du budget 2020 de l'&#201;ducation nationale : la coupe de moiti&#233; des fonds sociaux des coll&#232;ges et lyc&#233;es. Destin&#233;s aux &#233;l&#232;ves (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no182-decembre-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;182 (d&#233;cembre 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Elzazimut" rel="tag"&gt;Elzazimut&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/politique" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jean-Michel-Blanquer" rel="tag"&gt;Jean-Michel Blanquer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/div-align" rel="tag"&gt;div align&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-est-montre" rel="tag"&gt;s'est montr&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fonds-sociaux" rel="tag"&gt;fonds sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Blanquer-s-est" rel="tag"&gt;Blanquer s'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fonds-2718" rel="tag"&gt;fonds&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Num&#233;risation des dossiers de bourse, fonte des fonds sociaux, r&#233;forme de l'&#233;ducation prioritaire : c'est au bulldozer que le ministre Jean-Michel Blanquer aggrave les in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'&#233;cole pour les familles les plus d&#233;favoris&#233;es, notamment dans le 9-3.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH429/-1416-7b931.jpg?1768651600' width='400' height='429' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Elzazimut
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;S'&lt;/span&gt;il a beaucoup glos&#233; sur le voile, Jean-Michel Blanquer s'est montr&#233; moins prolixe pour commenter cette mesure du budget 2020 de l'&#201;ducation nationale : la coupe de moiti&#233; des fonds sociaux des coll&#232;ges et lyc&#233;es. Destin&#233;s aux &#233;l&#232;ves en grande pr&#233;carit&#233;, ces fonds permettent de d&#233;bloquer de l'argent pour leur payer des fournitures scolaires, participer aux frais d'un voyage de classe, mais aussi parfois acheter des v&#234;tements, fournir des soins m&#233;dicaux ou un h&#233;bergement d'urgence. Pour un &#233;tablissement en &#233;ducation prioritaire, cela repr&#233;sente quelques milliers d'euros, qu'un texte de 1998 autorise &#224; d&#233;penser de mani&#232;re souple.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Raboter la solidarit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; consid&#233;rablement d&#233;valu&#233; de 2002 &#224; 2012, le budget des fonds sociaux passerait de 59 millions d'euros en 2019 &#224; 30 millions en 2020. Une baisse justifi&#233;e par le minist&#232;re au pr&#233;texte que ces fonds seraient sous-utilis&#233;s. En r&#233;alit&#233;, aucune politique volontariste n'est mise en &#339;uvre pour inciter les &#233;tablissements &#224; y puiser. Dans nombre d'&#233;tablissements, les personnels ignorent m&#234;me leur existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les besoins ne manquent pas, comme l'a rappel&#233; Jean-Paul Delahaye, auteur en mai 2015 du rapport &lt;i&gt;Grande pauvret&#233; et r&#233;ussite scolaire&lt;/i&gt;, qui &#233;valuait &#224; 1,2 million le nombre d'enfants concern&#233;s. Sous-titr&#233; &#171; Le choix de la solidarit&#233; pour la r&#233;ussite de tous &#187;, ce rapport semble depuis &#234;tre pass&#233; aux oubliettes.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Fractures num&#233;riques&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre mauvais coup contre les familles paup&#233;ris&#233;es : la politique de num&#233;risation des services publics. Ainsi, les demandes de bourses scolaires dans le secondaire (aides financi&#232;res de 456 &#8364; par an au maximum au coll&#232;ge), attribu&#233;es sous conditions de revenus, doivent &#224; pr&#233;sent se faire par Internet. Ce qui suppose une premi&#232;re connexion &#224; un site, la validation par un mail qui n'arrive parfois jamais, un changement d'identifiant, un scan de pi&#232;ces justificatives en cas de modifications... Dans des d&#233;partements comme la Seine-Saint-Denis (93) o&#249; la fracture num&#233;rique est importante, la d&#233;marche peut relever du parcours du combattant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224; encore, l'institution ne met rien en place pour faciliter l'acc&#232;s des familles &#224; leurs droits sociaux &#8211; vitaux pour nombre d'entre elles. C'est aux &#233;quipes &#233;ducatives et aux repr&#233;sentant&#183;es des parents d'&#233;l&#232;ves de se mobiliser pour les relancer en cas de non-demande, ou encore d'organiser des permanences administratives pour permettre &#224; celles qui n'en disposent pas d'acc&#233;der &#224; un &#233;quipement informatique.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;D&#233;terminisme social aggrav&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette politique discriminatoire &#224; l'&#233;gard des familles les plus fragiles ne s'arr&#234;te pas l&#224;. Avec la sortie le 5 novembre du rapport Az&#233;ma-Mathiot commandit&#233; par Blanquer, la casse de l'&#233;ducation prioritaire, bien entam&#233;e pendant le quinquennat Hollande, franchit un nouveau cap. Ce rapport pr&#233;conise la fin des Rep (r&#233;seaux d'&#233;ducation prioritaire) d&#232;s 2020 et une nouvelle carte des Rep+ (r&#233;seaux d'&#233;ducation prioritaire renforc&#233;e) en 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une politique justifi&#233;e par la redistribution des moyens des zones urbaines vers les zones rurales, moins bien dot&#233;es. Sauf qu'enlever quelque part pour donner ailleurs ne r&#233;soudra rien, et que de toute fa&#231;on les d&#233;s sont d&#233;j&#224; pip&#233;s : si les crit&#232;res d'appartenance &#224; l'&#233;ducation prioritaire &#233;taient nationaux, presque tous les &#233;tablissements du 93 y seraient.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ru&#233;e sur le priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et pour celles et ceux qui r&#234;vent d'ascenseur social, les r&#233;formes successives de l'orientation dans le sup&#233;rieur (Parcoursup) et celle des lyc&#233;es se sont charg&#233;es de leur sceller les pieds dans le b&#233;ton. Au premier tour des affectations dans le sup&#233;rieur en 2018, pr&#232;s d'un&#183;e lyc&#233;en&#183;ne sur deux avec l'&#233;tiquette 9-3 coll&#233;e sur le front est rest&#233;.e sans r&#233;ponse ; les &#233;tablissements n'ont d&#233;sormais plus obligation de publier leurs crit&#232;res de s&#233;lection... Les &#233;coles priv&#233;es se sont jet&#233;es sur cette aubaine, en proposant aux recal&#233;&#183;es d'int&#233;grer leurs cursus au prix fort. D'autres vautours proposent des services payants pour aider les lyc&#233;en&#183;nes &#224; pr&#233;parer leur dossier pour Parcoursup, en leur faisant miroiter une plus grande chance d'&#234;tre re&#231;u&#183;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit ainsi se d&#233;gager de plus en plus clairement les cons&#233;quences de la politique n&#233;olib&#233;rale de casse de l'&#233;ducation, d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre dans d'autres pays europ&#233;ens. Aux pauvres, une &#233;cole publique d&#233;grad&#233;e et un acc&#232;s entrav&#233; &#224; l'enseignement sup&#233;rieur &#8211; sauf &#224; rester dans leurs quartiers, o&#249; les fili&#232;res disponibles sont limit&#233;es. Quelques-un&#183;es pourront s'en sortir au compte-gouttes pour valider le mythe de la m&#233;ritocratie et alimenter le &lt;i&gt;storytelling&lt;/i&gt; gr&#226;ce auquel les premiers de cord&#233;e justifient leur position. Pendant ce temps-l&#224;, les classes moyennes et ais&#233;es qui ma&#238;trisent les strat&#233;gies scolaires auront acc&#232;s aux dipl&#244;mes qui permettent reproduction sociale et maintien de l'entre-soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme par hasard, le rapport Az&#233;ma-Mathiot propose de &#171; &lt;i&gt;d&#233;velopper une politique d'association de l'enseignement priv&#233; sous contrat aux politiques de mixit&#233; et de coh&#233;sion territoriale&lt;/i&gt; &#187;. Les bons amis de Blanquer, comme Esp&#233;rance Banlieues, r&#233;seau d'&#233;coles priv&#233;es hors contrat install&#233;es dans les quartiers populaires et promouvant des valeurs fort conservatrices (lever de drapeau et Marseillaise tous les matins), mais beaucoup plus laxistes sur leur gestion financi&#232;re&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; Esp&#233;rance Banlieues : la belle histoire se fissure &#187;, Mediapart (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, se frottent d&#233;j&#224; les mains.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Loez&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/280719/esperance-banlieues-la-belle-histoire-se-fissure?onglet=full&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Esp&#233;rance Banlieues : la belle histoire se fissure&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Mediapart &lt;/i&gt;(28/07/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand l'h&#244;pital se moque de la charit&#233;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Quand-l-hopital-se-moque-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Quand-l-hopital-se-moque-de-la</guid>
		<dc:date>2018-12-28T10:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-S&#233;bastien Mora</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Tomagnetik</dc:subject>
		<dc:subject>center</dc:subject>
		<dc:subject>L'h&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>div align</dc:subject>
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		<dc:subject>Direction</dc:subject>
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		<dc:subject>pavillon Armengaud</dc:subject>
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		<dc:subject>pavillon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis deux ans &#224; Toulouse, les membres du collectif Lascrosses occupent avec pr&#232;s de 80 personnes un pavillon d&#233;saffect&#233; de l'h&#244;pital Purpan. Pour les faire expulser, la direction de l'&#233;tablissement en a appel&#233; &#224; la justice. En vain pour l'instant. Il est 19 h, l'h&#244;pital Purpan se vide. Visites et consultations sont termin&#233;es. Mais au c&#339;ur du CHU (Centre hospitalier universaire), une poign&#233;e de gamins se vautrent en skate ou tapent dans un ballon de foot. Depuis septembre 2016, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no170-novembre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;170 (novembre 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tomagnetik" rel="tag"&gt;Tomagnetik&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-hopital" rel="tag"&gt;L'h&#244;pital&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/div-align" rel="tag"&gt;div align&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/div" rel="tag"&gt;div&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Direction" rel="tag"&gt;Direction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/align" rel="tag"&gt;align&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CHU" rel="tag"&gt;CHU&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pavillon-Armengaud" rel="tag"&gt;pavillon Armengaud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-hopital-Purpan" rel="tag"&gt;l'h&#244;pital Purpan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pavillon" rel="tag"&gt;pavillon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis deux ans &#224; Toulouse, les membres du collectif Lascrosses occupent avec pr&#232;s de 80 personnes un pavillon d&#233;saffect&#233; de l'h&#244;pital Purpan. Pour les faire expulser, la direction de l'&#233;tablissement en a appel&#233; &#224; la justice. En vain pour l'instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est 19 h, l'h&#244;pital Purpan se vide&lt;/strong&gt;. Visites et consultations sont termin&#233;es. Mais au c&#339;ur du CHU (Centre hospitalier universaire), une poign&#233;e de gamins se vautrent en skate ou tapent dans un ballon de foot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis septembre 2016&lt;/strong&gt;, le collectif Lascrosses&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce collectif est membre de la Crea (Campagne de r&#233;quisition pour l'entraide (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; y occupe le pavillon Armengaud. Linge pendu aux fen&#234;tres, rires qui s'&#233;chappent des cuisines communes. Environ 80 pr&#233;caires &#8211; dont 25 enfants scolaris&#233;s alentour &#8211; originaires d'Albanie, de Bulgarie, de Syrie et du Maghreb ont redonn&#233; vie &#224; ce b&#226;timent d&#233;saffect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tri s&#233;lectif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous t&#233;moignent d'humiliations&lt;/strong&gt;, de souffrances mais aussi de leur d&#233;termination. &#171; &lt;i&gt;Auparavant, nous avons occup&#233; puis &#233;t&#233; expuls&#233;s de logements boulevard Lascrosses &#8211; d'o&#249; le nom du collectif &#8211; puis d'un b&#226;timent de l'Office public de l'habitat de Toulouse&lt;/i&gt; &#187; raconte Bachir, 45 ans. &#192; cause de la r&#233;cession &#233;conomique, ce Marocain a quitt&#233; l'Espagne pour la Ville rose. &#171; &lt;i&gt;Ici, j'arrive &#224; aligner des petits contrats mais le parc social et les centres d'h&#233;bergement d'urgence sont compl&#232;tement satur&#233;s &lt;/i&gt; &#187;, souligne-t-il. C'est que la m&#233;tropole toulousaine est en proie &#224; une croissance urbaine incontr&#244;l&#233;e, qui produit une violente exclusion sociale&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; Rouleau compresseur gentrificateur &#8211; Main basse sur la ville (rose) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De surcro&#238;t, &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt; r&#233;v&#233;lait&lt;/strong&gt; en mars dernier les pratiques discriminatoires de l'Office public de l'habitat : &#171; &lt;i&gt; Attention, monsieur est ivoirien&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Refuser les Tsiganes&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;famille religieusement tr&#232;s marqu&#233;e &lt;/i&gt; &#187;, pouvait-on lire dans des &#233;changes de mails ou des demandes de logement retoqu&#233;es&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Des documents prouvent la discrimination ethnique dans des HLM toulousains (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pavillon Armengaud&lt;/strong&gt; &#233;tait consid&#233;r&#233; par le CHU comme &#171; &lt;i&gt;inadaptable aux nouvelles normes d'accessibilit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Mais &#171; &lt;i&gt;les installations d'&#233;lectricit&#233; et d'eau &#233;taient quasi neuves &lt;/i&gt; &#187; raconte Mirentxu, du collectif Lascrosses. H&#233;las, au bout d'&#224; peine un mois d'occupation, la direction de l'h&#244;pital lan&#231;ait une proc&#233;dure d'&#233;vacuation d'urgence devant le tribunal. &#171; &lt;i&gt;Dans la foul&#233;e, une dizaine de b&#226;timents d&#233;saffect&#233;s au sein du CHU ont &#233;t&#233; mur&#233;s afin d'emp&#234;cher toute autre occupation &lt;/i&gt; &#187;, s'indigne Divyanka, une m&#232;re de famille bulgare.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Direction accul&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; l'heure des injonctions n&#233;olib&#233;rales&lt;/strong&gt;, les dirigeants hospitaliers, qui rechignent d&#233;j&#224; &#224; prendre en compte la d&#233;gradation des conditions de travail des soignants, per&#231;oivent l'occupation d'un de leur pavillon comme une intrusion insoutenable. &#171; &lt;i&gt;&#192; Purpan, la direction a d'ailleurs toujours refus&#233; de nous recevoir &lt;/i&gt; &#187; pr&#233;cise Mirentxu, am&#232;re. La juge du tribunal administratif, elle, a estim&#233; que l'occupation d'Armengaud ne g&#233;n&#233;rait &#171; &lt;i&gt;aucun trouble au fonctionnement de l'h&#244;pital en g&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; &#187; &#8211; comme l'avait mentionn&#233; en soutien les syndicats CGT et Solidaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tenace&lt;/strong&gt;, la direction du CHU en a appel&#233; au Conseil d'&#201;tat. Mais l&#224; encore, en juillet 2017, la plus haute des juridictions administratives a d&#233;bout&#233; l'h&#244;pital Purpan, arguant que le caract&#232;re d'urgence de l'&#233;vacuation n'&#233;tait pas justifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle menace plane&lt;/strong&gt; cependant sur le squat. &#171; &lt;i&gt;Le CHU est en train de privatiser ses biens, &lt;/i&gt;s'alarme Martine, une militante de la CGT. &lt;i&gt;Il vient de confier &#224; la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH Group) l'am&#233;nagement de six autres b&#226;timents d&#233;saffect&#233;s sous la forme d'un contrat de concession pendant une dur&#233;e de cinquante ans.&lt;/i&gt; &#187; Si le pavillon d'Armengaud n'est pas concern&#233; par ce douteux partenariat public-priv&#233;, ce projet de r&#233;habilitation pourrait bien relancer les proc&#233;dures d'&#233;vacuation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ce collectif est membre de la Crea (Campagne de r&#233;quisition pour l'entraide et l'autogestion), un r&#233;seau de squats &#224; Toulouse qui existe depuis sept ans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &#171; Rouleau compresseur gentrificateur &#8211; Main basse sur la ville (rose) &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;170, novembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/190318/des-documents-prouvent-la-discrimination-ethnique-dans-des-hlm-toulousains?onglet=full&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Des documents prouvent la discrimination ethnique dans des HLM toulousains&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt;, 19 mars 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Tentative de putsch &#224; la place du Puig *</title>
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		<dc:date>2018-11-30T12:44:45Z</dc:date>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;L'affaire a d&#233;fray&#233; la chronique jusqu'aux colonnes du New York Times. Perpignan abrite dans son centre ancien une importante communaut&#233; gitane. Pour d&#233;loger ces ind&#233;sirables, la ville envoie r&#233;guli&#232;rement les pelleteuses d&#233;truire des &#238;lots d'immeubles. *** Quartier Saint-Jacques, centre ancien de Perpignan. Son exotisme de favela : ses rues m&#233;di&#233;vales en pente jonch&#233;es de d&#233;tritus, son linge aux fen&#234;tres, ses gosses qui jouent dans les eaux du caniveau. Par endroits, des immeubles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'affaire a d&#233;fray&#233; la chronique jusqu'aux colonnes du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;. Perpignan abrite dans son centre ancien une importante communaut&#233; gitane. Pour d&#233;loger ces ind&#233;sirables, la ville envoie r&#233;guli&#232;rement les pelleteuses d&#233;truire des &#238;lots d'immeubles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2676 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH689/-936-68a62.jpg?1768653987' width='400' height='689' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Pirikk
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quartier Saint-Jacques&lt;/strong&gt;, centre ancien de Perpignan. Son exotisme de favela : ses rues m&#233;di&#233;vales en pente jonch&#233;es de d&#233;tritus, son linge aux fen&#234;tres, ses gosses qui jouent dans les eaux du caniveau. Par endroits, des immeubles menacent de s'effondrer, alors on a mis des &#233;tais. Comme dans la rue Joseph-Denis ou dans celle des Quinze-Degr&#233;s, o&#249; des poutres en bois cors&#232;tent les fa&#231;ades. Le bas de la rue des Farines est condamn&#233; par un mikado en acier. La rumeur publique, nourrie d'un racisme anti-gitan d&#233;complex&#233;, accuse ces derniers de laisser s'&#233;crouler leurs baraques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Place du Puig&lt;/strong&gt;, centre n&#233;vralgique du quartier. C'est ici que chaque soir, les Gitans tissent et retissent leur liant communautaire. On dirait que l'immeuble jouxtant la rue de l'Anguille s'est pris un obus sur la tronche. Un morceau d'escalier colima&#231;onne dans le vide. Des murs de fa&#239;ence saillent &#224; travers les &#233;ventrations. Des grilles de protection portant l'inscription &#171; Risque d'effondrement &#187; interdisent tout acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 27 juillet&lt;/strong&gt;, les pelleteuses stipendi&#233;es par la mairie entament la destruction de cet &#233;ni&#232;me &#238;lot jug&#233; insalubre. La goutte d'eau. Exc&#233;d&#233;s de voir leur quartier partir en poussi&#232;re, une soixante d'habitants du quartier bloquent le chantier. Quelques jours plus tard, une d&#233;l&#233;gation est re&#231;ue par le pr&#233;fet. Furax, Pierre Parrat, premier adjoint en charge de l'urbanisme, exige la reprise des travaux. &#171; &lt;i&gt;On a dit : pas question,&lt;/i&gt; r&#233;sume Jean-Jean-Bernard Mathon, pr&#233;sident de l'ASPAHR &lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et historique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. Les &#233;changes &#233;taient houleux. La semaine suivante, le pr&#233;fet organise une seconde r&#233;union, sans les &#233;lus cette fois. La mairie est hors jeu ; le pr&#233;fet plaide &#224; son tour pour la d&#233;molition. On lui r&#233;p&#232;te : pas question. Notre position est simple : pour cet &#238;lot, il faut r&#233;habiliter ce qui n'a pas &#233;t&#233; d&#233;truit et reconstruire la partie d&#233;molie.&lt;/i&gt; &#187; Face au risque de trouble &#224; l'ordre public, le pr&#233;fet maintient la suspension des travaux en attendant un &#233;ni&#232;me round de pseudo-concertations pr&#233;vu en septembre.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Haussmann revient&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 20 juin d&#233;j&#224;&lt;/strong&gt;, la mairie catalane ordonnait la mise &#224; bas d'un &#238;lot de 13 immeubles. &#192; la place : un carr&#233; de goudron born&#233; de plots. Les autorit&#233;s d&#233;truisent en promettant de reconstruire. Mais comme les autorit&#233;s mentent, elles ne reconstruisent que dalle. Saint-Jacques ressemble &#224; un gruy&#232;re. Les ravages d'une guerre sociale dont le but affich&#233; est de chasser d&#233;finitivement ce morceau de pl&#232;be bigarr&#233;e de son c&#339;ur historique. Gentrifier enfin ce quartier au parcellaire m&#233;di&#233;val dont sont friands les touristes. &#171; &lt;i&gt;On a fait le compte,&lt;/i&gt; explique Jean-Bernard. &lt;i&gt;Depuis 2015, 82 immeubles ont &#233;t&#233; d&#233;molis dans le centre ancien, dont 59 rien que sur Saint-Jacques. Sur ces 59, 18 auraient absolument d&#251; &#234;tre conserv&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Le quartier a beau avoir &#233;t&#233; class&#233; en secteur sauvegard&#233;, les bulldozers de la mairie ne font pas dans les d&#233;tails. On parle bien ici de reconqu&#234;te. &#171; &lt;i&gt;La mairie contourne la loi en prenant des arr&#234;t&#233;s d'insalubrit&#233; qui ne sont pas justifi&#233;s. Elle fait appel &#224; des experts totalement incomp&#233;tents.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fa&#231;on de proc&#233;der&lt;/strong&gt; est souvent la m&#234;me : des &#233;quipes municipales estiment que tel immeuble pr&#233;sente un risque d'effondrement &#224; cause, par exemple, d'infiltrations ou d'une poutre trop faible. Comme les familles sont pauvres, elles s'endettent pour faire les r&#233;parations. Mais fr&#233;quemment, les experts repassent et estiment que les travaux ne sont pas suffisants. Les propri&#233;taires sont alors oblig&#233;s de vendre. Une aubaine pour la mairie, qui acquiert le bien immobilier &#224; prix cass&#233;. Et le laisse d&#233;p&#233;rir. Le maire prononce alors un arr&#234;t&#233; de p&#233;ril, pr&#233;misse &#224; la d&#233;molition. Jean-Bernard d&#233;crypte : &#171; &lt;i&gt;En g&#233;n&#233;ral, la mairie se d&#233;brouille pour acheter des &#238;lots entiers. Il s'agit de trac&#233;s m&#233;di&#233;vaux des XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cles. &#201;videmment, les b&#226;timents ne datent pas de cette &#233;poque, il y a eu des reconstructions depuis. Mais souvent, les soubassements sont m&#233;di&#233;vaux. D&#233;molir pour faire des places, relier les rues entre elles : c'est une perception de l'urbanisme qui ne respecte pas l'histoire et chasse la population locale. Au fond, Pierre Parrat se prend pour le baron Haussmann. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Soir&#233;e du 23 ao&#251;t&lt;/strong&gt;, on grimpe place du Puig. Les familles occupent les trottoirs et d&#233;ambulent dans les rues. Les Gitans sont &#224; la fra&#238;che. Dehors. Ensemble. Nick revient sur ces articles accusant les Gitans d'&#234;tre le jouet d'ambitions politicardes &lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir l'article paru sur Mediapart le 20/08/18, &#171; &#192; Perpignan, un d&#233;put&#233; LREM (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;Aucun politique ne nous a manipul&#233;s, on n'a besoin de personne pour s'organiser. Mais aujourd'hui, on a peur. &lt;/i&gt; &#187; Peur d'&#234;tre chass&#233;s et &#233;parpill&#233;s. Les familles relog&#233;es le sont souvent &#224; l'ext&#233;rieur du quartier. Coup dur pour une culture qui tient surtout par sa coh&#233;sion communautaire. &#171; &lt;i&gt;On ne veut pas &#234;tre s&#233;par&#233;s,&lt;/i&gt; explique Nick.&lt;i&gt; Ils cherchent &#224; nous diviser parce qu'ils savent qu'unis, on est fort. On veut rester ici. C'est le quartier de nos grand-parents, de nos parents. M&#234;me si c'est un ghetto compl&#232;tement laiss&#233; &#224; l'abandon. Nous sommes un patrimoine vivant...&lt;/i&gt; &#187; Patrimoine vivant : l'expression suinte le sursis anxiog&#232;ne. Le danger en maraude. Nick le r&#233;p&#232;te : la confiance est rompue. Le bla-bla des politiques, leurs brass&#233;es de promesses &#8211; des logements dignes, un gymnase, un stade de foot, des vraies places &#8211;, tout &#231;a ne vaut plus rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bouille toute en douceur&lt;/strong&gt;, Jonathan est pasteur. Il montre les d&#233;combres qui bordent la place : &#171; &lt;i&gt; Ils cassent, et apr&#232;s ils veulent discuter ! On est des poissons, eux des requins. Pour moi, c'est une mafia. Les maisons sur le point de s'&#233;crouler leur appartiennent. On a &#233;t&#233; oblig&#233;s de leur vendre, parce qu'on ne pouvait pas faire les travaux. Certaines b&#226;tisses valaient 60 000 &#8364;, mais on a d&#251; les l&#226;cher &#224; 30 000. Et une fois achet&#233;es, ils les laissent pourrir... C'est un cercle vicieux.&lt;/i&gt; &#187; Jonathan plaide le d&#233;senclavement. Il &#233;voque la fac de droit r&#233;implant&#233;e en p&#233;riph&#233;rie du quartier. &#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas uniquement notre quartier, c'est celui de tout le monde. Ils pourraient construire des logements &#233;tudiants, mais ils ne font rien sinon d&#233;truire. Comme on ne sait pas ce qu'ils ont derri&#232;re la t&#234;te, on n'est pas rassur&#233;s. Le doute nous fait p&#233;ter les plombs. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;St&#233;phane Bern, &#171; my hero &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'&#233;tait l'hiver dernier.&lt;/strong&gt; Un restaurant aux abords du quartier. Une table r&#233;serv&#233;e en fond de salle. Face &#224; une demi-douzaine de p&#232;res de famille gitans, Olivier Amiel, adjoint en charge de la politique de la ville. Le brouhaha ambiant ne permet pas &#224; l'auteur de ces lignes de comprendre l'enti&#232;ret&#233; des &#233;changes, mais quelques bribes donnent un aper&#231;u de la tractation en cours. Un homme l&#226;che : &#171; &lt;i&gt;C'est termin&#233;, l'&#233;poque o&#249; un patriarche d&#233;cidait pour toute la communaut&#233;. &lt;/i&gt; &#187; En face, l'&#233;lu tente de d&#233;miner le terrain, admet des &#171; &lt;i&gt;conneries pass&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. La paix sociale se n&#233;gocie au prix de quelques engagements de relogements, sur un coin de table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Las, quelques mois plus tard&lt;/strong&gt;, le p&#233;tard explose avec une force impr&#233;vue dans les doigts de l'ambitieux adjoint. Fin juin, les d&#233;molitions du quartier Saint-Jacques &#233;lectrisent jusqu'&#224; la permanente du royaliste St&#233;phane Bern, en charge d'une mission de sauvegarde du patrimoine. &#171; &lt;i&gt;Quel scandale, monsieur le maire !&lt;/i&gt; &#187;, s'&#233;gosille l'animateur vedette sur les r&#233;seaux sociaux. Piqu&#233; au vif, Amiel d&#233;gaine un tweet bernicide, qualifiant ce dernier de &#171; &lt;i&gt;bouffon du roi Macron&lt;/i&gt; &#187; et de &#171; &lt;i&gt; pitre cathodique&lt;/i&gt; &#187;. Et de d&#233;noncer &#171; &lt;i&gt; une attaque injuste et infond&#233;e contre Jean-Marc Pujol&lt;/i&gt; [maire LR de Perpignan] &lt;i&gt;et la municipalit&#233; du fait d'une m&#233;connaissance du projet co-construit avec les habitants depuis quatre ans &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concertation.&lt;/strong&gt; Le ma&#238;tre-mot qui fait marrer Jean-Bernard Mathon : &#171; &lt;i&gt;Nous avons particip&#233; aux r&#233;unions avec la municipalit&#233;. Mais contrairement &#224; ce que pr&#233;tend l'&#233;lu &#224; la ville, il n'y a jamais eu de concertation !&lt;/i&gt; &#187; Il poursuit : &#171; &lt;i&gt;Les familles gitanes n'ont jamais &#233;t&#233; inform&#233;es des projets en cours. Quand les gens ont bloqu&#233; le chantier la presse a parl&#233; de manipulation politique. Que dalle ! Ce sont vraiment les habitants qui se sont r&#233;volt&#233;s. Et pas que les Gitans. Des maghr&#233;bins, des riverains, des amoureux du quartier. C'&#233;tait spontan&#233;. L'expression d'un vrai ras-le-bol. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;* En catalan, &#171; Puig &#187; (colline) se prononce &#171; poutch &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; lire aussi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Picasso-a-Perpignan' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Picasso &#224; Perpignan&lt;/a&gt; &#187; &#8211; Ville pauvre, Perpignan a d&#233;cid&#233; de jouer dans la cour des grandes et s'offre (temporairement) Picasso pour gagner en attractivit&#233; touristique. En attendant de virer un jour ces gueux dont la pr&#233;sence reste une insulte &#224; son centre historique (&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;156, juillet-ao&#251;t 2017).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir l'article paru sur &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt; le 20/08/18, &#171; &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/200818/perpignan-un-depute-lrem-pousse-des-gitans-troubler-l-ordre-public?onglet=full&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#192; Perpignan, un d&#233;put&#233; LREM pousse des gitans &#224; troubler l'ordre public&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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