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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Du fric pour la recherche publique</title>
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		<dc:creator>Antoine Souquet</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;tienne Savoye</dc:subject>
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		<dc:subject>mobilisation g&#233;n&#233;rale</dc:subject>
		<dc:subject>scientifiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 5 mars, les universit&#233;s vivaient une journ&#233;e de mobilisation nationale. L'id&#233;e ? Intensifier la lutte contre la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Mais une semaine plus tard, coronavirus : la fermeture des facs met forc&#233;ment un coup d'arr&#234;t au mouvement. Pour autant, le monde universitaire ne baisse pas la garde, car les bouff&#233;es n&#233;olib&#233;rales du gouvernement risquent bien de survivre &#224; la crise sanitaire. Point de situation, avec le Covid-19 comme agent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no186-avril-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;186 (avril 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etienne-Savoye" rel="tag"&gt;&#201;tienne Savoye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/recherche" rel="tag"&gt;recherche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France-Info" rel="tag"&gt;France Info&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Info" rel="tag"&gt;Info&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etienne-Decroly" rel="tag"&gt;&#201;tienne Decroly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/recherche-scientifique" rel="tag"&gt;recherche scientifique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/partie" rel="tag"&gt;partie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/scientifiques" rel="tag"&gt;scientifiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 5 mars, les universit&#233;s vivaient une journ&#233;e de mobilisation nationale. L'id&#233;e ? Intensifier la lutte contre la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Mais une semaine plus tard, coronavirus : la fermeture des facs met forc&#233;ment un coup d'arr&#234;t au mouvement. Pour autant, le monde universitaire ne baisse pas la garde, car les bouff&#233;es n&#233;olib&#233;rales du gouvernement risquent bien de survivre &#224; la crise sanitaire. Point de situation, avec le Covid-19 comme agent r&#233;v&#233;lateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L318xH400/-1514-a8837.jpg?1782650646' width='318' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Etienne Savoye
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La majorit&#233; des projets qu'on avait sur ce virus &#233;taient en stand-by, en partie &#224; cause de probl&#232;mes de financement.&lt;/i&gt; &#187; Ce 5 mars, jour de mobilisation g&#233;n&#233;rale pour la recherche publique, l'homme qui s'exprime sur France Info est directeur de recherche au CNRS. Membre d'un laboratoire qui &#233;tudie notamment les coronavirus, &#201;tienne Decroly pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Nous avions &#233;t&#233; oblig&#233;s de&lt;/i&gt; shifter une &lt;i&gt;partie des projets de recherches vers des projets qui &#233;taient financ&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration gla&#231;ante met en lumi&#232;re une r&#233;alit&#233; subie depuis de nombreuses ann&#233;es par les personnels universitaires. La recherche scientifique est de plus en plus d&#233;pendante de financeurs (priv&#233;s ou publics) qui imposent les sujets et les modalit&#233;s de recherche, tout en r&#233;clamant des r&#233;sultats rapides et quantifiables. Et le t&#226;tonnement scientifique alors ? L'exp&#233;rimentation ? Les &#233;checs et les impasses n&#233;cessaires aux d&#233;couvertes qui leur succ&#232;dent ? Plus le temps, ni l'argent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant de dysfonctionnements majeurs que la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) ne fera qu'accentuer.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Soigner le mal par le mal&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Personnels mobilis&#233;s et gouvernants sont d'accord sur un point : l'Universit&#233; va mal. Mais l'identification des causes et les rem&#232;des pr&#233;conis&#233;s sont aux antipodes... C&#244;t&#233; gouvernemental, la th&#233;rapie choisie est donc un projet de loi, dont la mise en application est pr&#233;vue pour l'an prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de cette LPPR d&#233;bute le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier 2019, quand le Premier ministre, &#201;douard Philippe, annonce la constitution de trois commissions cens&#233;es se pencher sur l'&#233;tat de la recherche fran&#231;aise. Form&#233;s de parlementaires, de scientifiques, de cadres des institutions de recherche et d' &#187; acteurs industriels &#187;, ces groupes de travail rendent leurs rapports fin 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion ? L'heure est grave : la France conna&#238;t un &#171; &lt;i&gt;d&#233;crochage rapide depuis quinze ans &lt;/i&gt;[...] &lt;i&gt;en tant que puissance industrielle et &#233;conomique de premier plan&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit ainsi la commission charg&#233;e de plancher sur les questions de financement. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les diff&#233;rents rapports soulignent bien la pr&#233;carit&#233; d'une grande partie du personnel des universit&#233;s : r&#233;mun&#233;ration faible&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon les calculs de la Conf&#233;d&#233;ration des jeunes chercheurs, les vacataires (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, instabilit&#233; des postes et statuts. Mais ils s'inqui&#232;tent surtout de la place de la France dans la grande comp&#233;tition &#233;conomique et scientifique mondiale : chute au classement des publications, des innovations, peu de prix Nobel et pas assez de leaders priv&#233;s dans les secteurs dits innovants (le champ des nouvelles technologies, peupl&#233; de &#171; licornes &#187;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les plus grosses start-up du monde, valoris&#233;es chacune &#224; plus d'un milliard (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; disruptives).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pour les constats. Quid des solutions ? &#201;douard Philippe a beau afficher le noble objectif de &#171; &lt;i&gt;redonner &#224; la recherche de la visibilit&#233;, de la libert&#233; et des moyens&lt;/i&gt; &#187;, on se dirige en v&#233;rit&#233; vers une d&#233;r&#233;gulation massive de ce service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e g&#233;n&#233;rale est de soumettre encore davantage la recherche &#224; des exigences &#233;conomiques et d'innovation de court terme. D'o&#249; l'&#233;valuation drastique du travail des scientifiques ; d'o&#249; les financements de projets par appels d'offres ponctuels : ce sont les financeurs (&#201;tat, laboratoires, R&#233;gions, entreprises...) qui d&#233;cident de l'orientation des recherches en proposant des financements sur les sujets qu'ils d&#233;finissent comme prioritaires. Ce qui &#233;clipse le caract&#232;re profond&#233;ment al&#233;atoire et cr&#233;atif de la recherche, qui ne peut se planifier ou se pr&#233;voir en termes de productivit&#233; et d'efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces logiques budg&#233;taires qui expliquent les difficult&#233;s rencontr&#233;es par l'&#233;quipe d'&#201;tienne Decroly, incapable de trouver des financements pour &#233;tudier les coronavirus, consid&#233;r&#233;s comme secondaires avant la crise.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;carit&#233; un jour&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le personnel enseignant, lui, ne se voit proposer qu'une g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et de l'incertitude. Pour compenser les salaires bas ? Explosion des primes ! Mais primes &#224; la performance et &#224; la publication, donc non r&#233;guli&#232;res et in&#233;gales. Face &#224; la multiplication des contrats pr&#233;caires et la difficult&#233; d'acc&#233;der au statut de professeur titulaire ? Introduction des CDI de projet ! D'une dur&#233;e d'une &#224; six ann&#233;es, ils sont cens&#233;s faire la liaison entre le doctorat et un statut d'enseignant-chercheur. En r&#233;alit&#233;, avec la multiplication des contrats de ce type, les jeunes chercheurs seront trimball&#233;s de contrats courts en missions ponctuelles, avec la pression constante de devoir produire des r&#233;sultats dans une temporalit&#233; br&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nombre de chercheurs, la course aux fonds est, et restera, le seul horizon. Or, le temps pass&#233; &#224; monter des dossiers de financement empi&#232;te sur des activit&#233;s de recherche d&#233;j&#224; rogn&#233;es par les t&#226;ches administratives et les activit&#233;s p&#233;dagogiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lise&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;nom modifi&#233;.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, attach&#233;e temporaire d'enseignement et de recherche&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le statut d'ATER est une forme de contrat court &#224; destination des doctorants (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; mobilis&#233;e &#224; Aix-Marseille Universit&#233;, nous r&#233;sume le probl&#232;me : &#171; &lt;i&gt;On donnera les moyens aux &#8220;bons&#8221; chercheurs de faire de la recherche et les autres devront faire de l'enseignement. C'est une hi&#233;rarchisation scandaleuse, comme si l'enseignement &#233;tait une punition. Alors que c'est extr&#234;mement important de lier les deux car c'est comme &#231;a qu'on a cr&#233;&#233; l'universit&#233;, en en faisant un endroit de diffusion de la recherche.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2019, le pr&#233;sident du CNRS, Antoine Petit, a eu le m&#233;rite d'annoncer clairement la couleur : dans une tribune publi&#233;e par &lt;i&gt;Les &#201;chos&lt;/i&gt;, il appelait de ses v&#339;ux &#171; &lt;i&gt;une loi ambitieuse, in&#233;galitaire &#8211; oui, in&#233;galitaire, une loi vertueuse et darwinienne, qui encourage les scientifiques, &#233;quipes, laboratoires, &#233;tablissements les plus performants &#224; l'&#233;chelle internationale&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ambiance s&#233;lection naturelle et jungle impitoyable pour le monde universitaire, avec des &#233;tablissements d'excellence qui b&#233;n&#233;ficieront du gros des moyens et pourront proposer des contrats all&#233;chants aux chercheurs les plus en vue, tandis que ceux de seconde zone devront supprimer des formations faute de moyens ou d'enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Comment r&#233;sister ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; tout cela, comment se mobiliser dans un monde universitaire plus habitu&#233; aux s&#233;minaires feutr&#233;s qu'&#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ? Et surtout, comment faire pression sur des institutions qui embauchent pour quelques mois seulement, payent au lance-pierre et entretiennent une grande concurrence au sein de leur personnel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s d&#233;cembre 2019, des tribunes de m&#233;contentement ont &#233;t&#233; publi&#233;es. Des revues scientifiques ont stopp&#233; leurs publications. Puis certains personnels (souvent les plus pr&#233;caires) se sont mis en gr&#232;ve. Le d&#233;but de l'ann&#233;e 2020 a &#233;t&#233; rythm&#233; par diverses actions : assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, travail d'information, r&#233;tention des notes, cours et conf&#233;rences libres, d&#233;mission des fonctions administratives. Le 5 mars, des dizaines de milliers de personnes ont manifest&#233; contre la LPPR, tandis que des dizaines d'&#233;tablissements &#233;taient occup&#233;s par des actions diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons qu'imaginer ce qu'aurait donn&#233; la suite de ce mouvement sans la fermeture des facs. Mais pour &#201;lise, la situation actuelle pose d'autres questions inqui&#233;tantes : &#171; &lt;i&gt;Avec cette fermeture, ce qui est pernicieux ce sont les cours &#224; distance. L'enjeu derri&#232;re, c'est le&lt;/i&gt; e-learning &lt;i&gt;et le d&#233;veloppement de tout ce&lt;/i&gt; bullshit&lt;i&gt; d'universit&#233; nouvelle g&#233;n&#233;ration o&#249; on d&#233;valorise la relation entre l'enseignant et l'&#233;tudiant en disant que demain on pourra obtenir un dipl&#244;me en regardant une cha&#238;ne YouTube. Il faut faire attention &#224; ne pas donner l'illusion qu'il y a une r&#233;elle continuit&#233; p&#233;dagogique. L'enseignement &#224; distance fige les in&#233;galit&#233;s sociales, entre ceux qui ont un ordinateur ou pas, qui ont une bonne connexion ou non...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus efficace qu'une pand&#233;mie, cette nouvelle &#233;tape dans la minutieuse entreprise de d&#233;mant&#232;lement du service public men&#233;e par les gouvernements successifs aura-t-elle la peau de l'Universit&#233; publique ?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Antoine Souquet&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon les calculs de la Conf&#233;d&#233;ration des jeunes chercheurs, les vacataires sont pay&#233;s en dessous du Smic horaire, en &#233;quivalence de travail effectif.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les plus grosses start-up du monde, valoris&#233;es chacune &#224; plus d'un milliard de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pr&#233;nom modifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le statut d'ATER est une forme de contrat court &#224; destination des doctorants en fin de th&#232;se et des docteurs fra&#238;chement dipl&#244;m&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Forcer le march&#233; irakien</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Forcer-le-marche-irakien</link>
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		<dc:date>2010-12-09T10:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


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		<dc:subject>Bagdad</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Officiellement termin&#233;e depuis belle lurette, la guerre en Irak devrait laisser la place &#224; la manne tant attendue de la reconstruction. Les entreprises-vautours sont dans la place, y compris les bo&#238;tes fran&#231;aises. Et entre elles aussi, la bataille fait rage. L&#8216;INFO, REPRISE par moult m&#233;dias, peut para&#238;tre anecdotique : pour la premi&#232;re fois depuis l'invasion du Kowe&#239;t par les troupes de Saddam Hussein en 1990, un appareil de la compagnie Air-Azur en provenance de Paris s'est pos&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reprise" rel="tag"&gt;reprise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/moult-medias" rel="tag"&gt;moult m&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/paraitre-anecdotique" rel="tag"&gt;para&#238;tre anecdotique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/compagnie-Air-Azur" rel="tag"&gt;compagnie Air-Azur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Paris-s-est" rel="tag"&gt;Paris s'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bagdad" rel="tag"&gt;Bagdad&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Officiellement termin&#233;e depuis belle lurette, la guerre en Irak devrait laisser la place &#224; la manne tant attendue de la reconstruction. Les entreprises-vautours sont dans la place, y compris les bo&#238;tes fran&#231;aises. Et entre elles aussi, la bataille fait rage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#8216;INFO, REPRISE&lt;/strong&gt; par moult m&#233;dias, peut para&#238;tre anecdotique : pour la premi&#232;re fois depuis l'invasion du Kowe&#239;t par les troupes de Saddam Hussein en 1990, un appareil de la compagnie Air-Azur en provenance de Paris s'est pos&#233; &#224; Bagdad, dimanche 31 octobre. Pourquoi pas... Cela devient plus int&#233;ressant lorsqu'on apprend qu'Anne-Marie Idrac, notre obscure secr&#233;taire d'&#201;tat au commerce, &#233;tait &#224; bord de l'a&#233;ronef. Et tout s'&#233;claircit quand est pr&#233;cis&#233; que la Foire internationale de Bagdad, r&#233;unissant plus de 400 entreprises, dont une quarantaine sont fran&#231;aises &#8211; telles Alstom, Areva, GDF Suez, Lafarge, Renault, Sanofi-Aventis, Thales et Total &#8211;, se tenait du 1er au 10 novembre dernier. Bien s&#251;r, Anne-Marie Idrac n'avait point omis d'embarquer des repr&#233;sentants de ces bo&#238;tes dans ses bagages. La guerre, il y a ceux qui en p&#226;tissent, et ceux qui en profitent. Ou, du moins, tentent le coup...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L463xH264/irak-187f7.png?1782649801' width='463' height='264' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Caritte
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La boucherie irakienne &#233;tant officiellement termin&#233;e depuis le 1er mai 2003, il serait temps de s'occuper de la remise en &#233;tat du pays, m&#234;me si l'Hexagone n'a pas, comme en 1991, d&#233;p&#234;ch&#233; ses Mirage pilonner du civil irakien&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;95 000 ? 150 000 ? 665 000 ? Le nombre de morts civils depuis mars 2003 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Selon Ubifrance, l'Agence fran&#231;aise pour le d&#233;veloppement international des entreprises, cette reconstruction est &#233;valu&#233;e &#224; 600 milliards de dollars (445 milliards d'euros), et les perspectives de croissance sont de l'ordre de 7 %. De quoi faire r&#234;ver petits comme gros entrepreneurs ! &lt;i&gt;&#171; L'avenir appartient aux ambitieux et &#224; ceux qui se l&#232;vent t&#244;t !&lt;/i&gt; balance Boris Boillon, ambassadeur de France &#224; Bagdad &#224; une journaliste de France 24, histoire de stimuler les troupes. &lt;i&gt;Si nous ne sommes pas l&#224; aujourd'hui, ensuite il sera trop tard. &#187; &lt;/i&gt; C'est d'autant plus vrai que, comme l'assure au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; Sami Al Araji, le pr&#233;sident de la Commission des investissements, l'Irak &lt;i&gt;&#171; sort
d'une &#233;conomie centralis&#233;e et s'engage r&#233;solument dans un syst&#232;me de march&#233; bas&#233; sur la comp&#233;tition &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une comp&#233;tition o&#249;, actuellement, nos entrepreneurs n'ont pas l'avantage : pour l'instant, la patrie des droits de l'homme repr&#233;sente &#224; peine plus de 1 % du march&#233; des exportations en Irak. M&#234;me Total, fer de lance de l'industrie fran&#231;aise, peine &#224; trouver sa place dans cette troisi&#232;me r&#233;serve de p&#233;trole mondiale derri&#232;re l'Arabie Saoudite
et l'Iran. Depuis 2009, Bagdad met aux ench&#232;res des &#171; contrats de service &#187; pour l'exploitation &#8211; et seulement l'exploitation, l'or noir &#233;tant un bien national &#8211; de grands gisements de p&#233;trole et de champs gaziers encore peu d&#233;velopp&#233;s. Total lorgnait sur le champ de Majnoon, mais sans succ&#232;s. Par la suite, l'entreprise de De Mergerie
s'est port&#233;e candidate pour l'acquisition de Qourna-ouest&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;50 000 soldats &#233;tats-uniens ont encore sur place pour former l'arm&#233;e irakienne.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, dans le sud du pays, mais il a &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; un consortium russo-norv&#233;gien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, Total n'aura remport&#233; qu'un champ beaucoup plus petit, celui d'Halfaya. M&#234;me mauvaise limonade pour le gaz : en octobre dernier, l'Irak a mis aux ench&#232;res trois champs gaziers afin de doubler sa production, mais Total a encore d&#251; s'incliner. Il y eut des campagnes plus glorieuses... Mais il faut bien reconna&#238;tre que la stabilit&#233; du pays n'est pas encore tout &#224; fait av&#233;r&#233;e, comme en t&#233;moignent les attentats coordonn&#233;s &#224; Bagdad le 2 novembre dernier, ainsi que la prise d'otages dans une
&#233;glise, le 31 octobre, faisant 58 morts. Cela laisse &#224; penser qu'il y a une sp&#233;cialit&#233; toute fran&#231;aise &#8211; la s&#233;curit&#233; &#8211; qui pourrait tirer partie de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, quand Barack Obama a retir&#233; ses troupes le 31 ao&#251;t dernier 2, il a bien
sp&#233;cifi&#233; qu'il souhaitait &#171; transmettre le t&#233;moin aux acteurs civils &#187;. Aux diplomates, bien s&#251;r, mais aussi aux anciens bidasses recycl&#233;s dans les entreprises de gros bras. Au moins quatre bo&#238;tes sont actuellement install&#233;es, ou en passe de l'&#234;tre, en Irak : AICS, G&#233;os, Anticip et Galllice. D&#233;but septembre, la soci&#233;t&#233; Gallice &#8211; fond&#233;e par Fr&#233;d&#233;ric Gallois, ancien patron du GIGN &#8211; a remport&#233; le march&#233; de s&#233;curisation du minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res irakien, &#224; deux pas de la zone verte, pour un montant de 500 000 dollars. Une premi&#232;re depuis des ann&#233;es, dans un secteur traditionnellement tenu par les Anglo-Saxons. Geos, qui s'est install&#233; cet &#233;t&#233; en Irak, pr&#233;voit 6 &#224; 8 millions d'euros de recettes dans les deux ans &#224; venir. &lt;i&gt;&#171; Nous voulons profiter du r&#233;engagement de la France, qui a amen&#233; de nombreuses soci&#233;t&#233;s &#224; s'int&#233;resser au march&#233; de la reconstruction &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clarait r&#233;cemment le patron de la soci&#233;t&#233; Anticip &#224; un journaliste du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, tout compte fait, cela fait quand m&#234;me des petites sommes, alors que nos Rafale, petits bijoux de la technologie made in France &#224; 70 ou 90 millions d'euros pi&#232;ce, nous restent sur les bras !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;95 000 ? 150 000 ? 665 000 ? Le nombre de morts civils depuis mars 2003 varie suivant les &#233;tudes...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;50 000 soldats &#233;tats-uniens ont encore sur place pour former l'arm&#233;e irakienne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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