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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Auvergne : le &#171; maire &#224; migrants &#187; qui h&#233;risse les fachos</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Juliette Iturralde</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Pessat-Villeneuve, c'est un tout petit bled &#224; c&#244;t&#233; de Clermont-Ferrand. 600 p&#233;kins et des brouettes. Pour ligne d'horizon, z&#233;ro commerce et une torpeur r&#233;sidentielle marqu&#233;e. Mais ce relatif d&#233;sert rec&#232;le une surprise : dans le parc du ch&#226;teau qui abrite la mairie, une soixantaine de demandeurs d'asile sont log&#233;s dans des pavillons par volont&#233; du maire, G&#233;rard Dubois. Lequel ne se fait pas que des amis... Reportage d'avant confinement. Accoud&#233; au comptoir de la petite cuisine attenante &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no186-avril-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;186 (avril 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Gerard-Dubois" rel="tag"&gt;G&#233;rard Dubois&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pessat-Villeneuve, c'est un tout petit bled &#224; c&#244;t&#233; de Clermont-Ferrand. 600 p&#233;kins et des brouettes. Pour ligne d'horizon, z&#233;ro commerce et une torpeur r&#233;sidentielle marqu&#233;e. Mais ce relatif d&#233;sert rec&#232;le une surprise : dans le parc du ch&#226;teau qui abrite la mairie, une soixantaine de demandeurs d'asile sont log&#233;s dans des pavillons par volont&#233; du maire, G&#233;rard Dubois. Lequel ne se fait pas que des amis... Reportage d'avant confinement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L307xH400/-1519-9a47a.jpg?1782641152' width='307' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Juliette Iturralde
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Accoud&#233; au comptoir de la petite cuisine attenante &#224; son bureau de maire, G&#233;rard Dubois encha&#238;ne les anecdotes, l'air guilleret, s&#251;r de lui. Petite barbe blanche, &#233;nergie &#224; revendre, tutoiement facile, il revient notamment sur cette p&#233;riode qui a fa&#231;onn&#233; son engagement : l'accueil, il y a bient&#244;t cinq ans, d'un premier groupe de personnes migrantes, qui avait tant fait jaser dans le village et au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je me souviens de cette conseill&#232;re municipale qui &#233;tait venue me demander, un peu penaude : &#8220;G&#233;rard, tu penses que je dois rentrer ma b&#233;tonni&#232;re pour pas qu'ils me la volent&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&#8221; Je lui avais r&#233;pondu que ces jeunes gens avaient endur&#233; mille &#233;preuves, surv&#233;cu &#224; la travers&#233;e de la M&#233;diterran&#233;e, &#224; la Libye, aux centres de d&#233;tention, &#224; Calais, et qu'il y avait a priori peu de chances qu'ils s'int&#233;ressent &#224; sa b&#233;tonni&#232;re...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le maire du petit bourg r&#233;sidentiel de Pessat-Villeneuve (Puy-de-D&#244;me) raconte cette histoire, c'est pour montrer que les mentalit&#233;s ont largement &#233;volu&#233; depuis cet &#233;pisode de novembre 2015. &#192; l'&#233;poque, le village s'appr&#234;te &#224; accueillir un premier groupe de migrants arriv&#233;s en car, une cinquantaine de jeunes hommes en provenance de Calais. Et l'ambiance est on ne peut plus crisp&#233;e. Lettres anonymes virulentes, menaces de mort sur les sites d'extr&#234;me droite, r&#233;union publique houleuse avec les habitants : la tension r&#232;gne. G&#233;rard Dubois reste impressionn&#233; par le souvenir de la d&#233;ferlante : &#171; &lt;i&gt;En quarante-huit heures, on a re&#231;u plus de deux cents appels t&#233;l&#233;phoniques malveillants, &#224; tel point qu'on a d&#251; fermer notre ligne &#8211; les secr&#233;taires &#233;taient traumatis&#233;es &#224; force d'entendre des horreurs.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point d'orgue de cette campagne de haine attis&#233;e de l'ext&#233;rieur, la journ&#233;e du 13 novembre 2015, quand sont d&#233;couverts des tags appelant au meurtre des migrants sur le ch&#226;teau, ainsi que des inscriptions traitant G&#233;rard Dubois de collabo sur un pont autoroutier des environs. Dans la soir&#233;e, la pr&#233;fecture appelle le maire pour le pr&#233;venir : alerte maximum, il y a une attaque terroriste au Bataclan et &#231;a pourrait titiller les fachos qui le ha&#239;ssent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation s'est depuis largement apais&#233;e, les habitants d&#233;couvrant rapidement que les migrants sont des gens comme les autres. Mais il subsiste une certaine crispation. Il faut dire que le combat du maire de Pessat a fait de lui une cible prioritaire pour les tenants de la France aux Fran&#231;ais. Il en a bien conscience, s'en amuse presque : &#171; &lt;i&gt;J'ai encore re&#231;u une lettre anonyme il y a trois jours, selon laquelle j'&#233;tais l'ennemi du peuple fran&#231;ais et de la race blanche. Cela ne s'est jamais vraiment arr&#234;t&#233;. Je sais bien quelles sont les id&#233;es de ces gens. Mais la plupart du temps je parviens &#224; en rigoler, &#224; ne pas rester bloqu&#233; sur leur violence. Et je sais bien que c'est aussi li&#233; &#224; ma personnalit&#233; : j'ai tendance &#224; aimer provoquer, &#224; r&#233;pondre du tac au tac. Et j'assume mes positions, je ne les cache pas. C'est &#231;a qui les fait enrager.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site &lt;i&gt;Riposte la&#239;que&lt;/i&gt;, nid &#224; racistes d&#233;complex&#233;s, a ainsi consacr&#233; une longue diatribe &#224; ce maire droit dans ses bottes juste avant le premier tour des municipales. Son titre : &#171; Pessat-Villeneuve : &#233;lecteurs, virez votre maire &#224; migrants, G&#233;rard Dubois &#187;. En une prose toute raffin&#233;e, l'auteur, un certain Brenton Anders, qui se d&#233;finit comme &#171; &lt;i&gt;Fran&#231;ais de France en France&lt;/i&gt; &#187; &lt;i&gt;(uhuh)&lt;/i&gt;, s'offusque que soient accueillis des &#171; occupants &#187; et &#171; &lt;i&gt;des d&#233;serteurs de leur pays venus se la couler douce en France&lt;/i&gt; &#187;. Pour en finir avec ce scandale, il appelait &#224; jouer sur le &#171; &lt;i&gt;panachage&lt;/i&gt; &#187; des voix, possibilit&#233; de rayer le nom d'un candidat d'une liste offerte aux &#233;lecteurs des communes de moins de 1 000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#226;p&#233; : seule &#224; se pr&#233;senter car les branquignols d'extr&#234;me droite n'ont pas r&#233;ussi &#224; s'organiser, la liste du maire est facilement pass&#233;e au premier tour&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur sa liste, G&#233;rard Dubois est tout de m&#234;me celui qui a obtenu le moins de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Cheh&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le bulletin municipal 2019&lt;/strong&gt;, G&#233;rard Dubois, plume all&#232;gre et bavarde, s'enflamme : &#171; &lt;i&gt;Le record de 2018 vient d'exploser puisque nous passons de 618 &#224; 656 habitants, et ce record n'a pas fini de tomber car les projets que je vais d&#233;velopper vont vous montrer que vous avez fait le bon choix.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bond est m&#233;ritoire, c'est vrai. Mais il n'en reste pas moins que 650 et des poussi&#232;res, c'est pas b&#233;zef. Et que Pessat-Villeneuve, bourgade r&#233;sidentielle paum&#233;e dans les champs surtout peupl&#233;e de cadres de Michelin (la grosse industrie du coin) et de CSP +, ne d&#233;gage pas une &#233;nergie folle. Il y a un ch&#226;teau, un menhir et une &#233;cole au nom fort symbolique : &#171; Arc-en-ciel &#187;. Pour le reste : rien. Pas m&#234;me un troquet, bordel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute l'une des raisons qui ont pouss&#233; le maire, un tantinet m&#233;galo, &#224; ruer dans les brancards. Non content de faire accueillir des centaines de personnes migrantes depuis 2015, il a inaugur&#233; dans l'entr&#233;e du ch&#226;teau &#8211; o&#249; est install&#233;e la mairie depuis 2018 &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le b&#226;timent appartenait auparavant au comit&#233; d'entreprise d'Air France.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#8211; un Parvis des droits de l'homme... et des r&#233;fugi&#233;s, comportant quelques plaques et pancartes rappelant les principes &#233;dict&#233;s dans la Convention de Gen&#232;ve du 28 juillet 1951.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif : faire de Pessat le symbole d'une cohabitation r&#233;ussie entre populations locales et nouveaux arrivants. Ce n'&#233;tait pas gagn&#233;. Lors de la premi&#232;re r&#233;union publique consacr&#233;e &#224; l'arriv&#233;e des nouveaux venus, organis&#233;e sous protection polici&#232;re, une habitante a ainsi exprim&#233; sa peur qu'ils ne violent ses enfants. L'assembl&#233;e n'a pas tard&#233; &#224; se d&#233;chirer. Jusqu'&#224; ce qu'une personne pose la question : &#171; &lt;i&gt;Mais au fait, eux, comment ils vont&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187; Dans la foul&#233;e, raconte G&#233;rard Dubois, le regard collectif s'est d&#233;centr&#233; et les bonnes volont&#233;s se sont manifest&#233;es : une instit' a propos&#233; de donner des cours de fran&#231;ais, d'autres ont sugg&#233;r&#233; diverses activit&#233;s. Quelques jours apr&#232;s, il y avait plus de cinquante b&#233;n&#233;voles investis dans l'accueil des nouveaux venus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la mairie, il y a un grand parc agr&#233;able, avec des aires de jeu, des arbres, de l'espace. C'est l&#224; qu'ont &#233;t&#233; construits il y a un bail cinq grands pavillons, qui peuvent accueillir chacun vingt-cinq personnes, en semi-collectivit&#233; (cuisine et salle de bain partag&#233;es). L'association qui g&#232;re les lieux dans des bureaux mitoyens s'appelle la Cecler. Elle a pris la suite de Forum r&#233;fugi&#233;s, mandat&#233;e pour les premi&#232;res arriv&#233;es. Le boulot est &#224; la fois simple et compliqu&#233;, explique Alexandre, qui est employ&#233; sur place et se montre d'un enthousiasme notable, parfois teint&#233; d'un certain paternalisme : &#171; &lt;i&gt;Nous, on veut d&#233;velopper l'autonomie des gens qui transitent par ici. L'id&#233;al, c'est qu'ils se passent de nous. Ils restent une dizaine de mois puis on les aide &#224; se loger dans la r&#233;gion et &#224; chercher du boulot. On trouve des solutions, pas toujours l'id&#233;al mais au moins on avance.&lt;/i&gt; &#187; Et de citer l'exemple d'un des jeunes hommes log&#233;s ici, qui se forme &#224; la boulangerie dans le commerce du village voisin, qu'il rejoint tous les jours en v&#233;lo : &#171; &lt;i&gt;Le patron est &#233;pat&#233; par son &#233;nergie, &#231;a se passe super bien.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, environ soixante-dix personnes s&#233;journent dans les pavillons. Contrairement aux premiers arriv&#233;s de 2015, la plupart ont obtenu le statut de r&#233;fugi&#233; ; ils viennent d'&#201;rythr&#233;e ou du Soudan, pays qu'ils ont fuis essentiellement pour &#233;viter la guerre ou le service militaire. Beaucoup ont transit&#233; par des camps au Niger ou au Tchad apr&#232;s avoir connu les emb&#251;ches de l'&#201;thiopie et de la Libye, y poireautant de longs mois dans une mis&#232;re extr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apr&#232;s-midi, cinq jeunes profitent du soleil sur la pelouse. Tous viennent d'&#201;rythr&#233;e. Le dialogue lanc&#233;, ils se d&#233;clarent ravis d'&#234;tre ici, d'entrevoir une normalisation de leur situation. Ils veulent bosser, dans le b&#226;timent ou l'agriculture, peu importe, mais c'est la premi&#232;re des choses qu'ils disent : du taf, voil&#224; le r&#234;ve. L'un d'eux propose de visiter leur pavillon. Dans le salon, la t&#233;l&#233;vision diffuse une &#233;mission de t&#233;l&#233;-r&#233;alit&#233; qu'ils ne regardent pas, trop affair&#233;s &#224; discuter de gastronomie &#233;rythr&#233;enne en servant aux invit&#233;s un verre de th&#233; au citron et une assiette de cacahu&#232;tes. Il para&#238;t que les cr&#234;pes l&#224;-bas sont de premi&#232;re. Et pour l'avenir, ils semblent confiants, m&#234;me s'ils s'emmerdent un peu dans le coin, forc&#233;ment &#8211; les ateliers, cours et parties de foot ne suffisent pas toujours &#224; remplir les journ&#233;es. Comme les employ&#233;s de la Cecler, ils ont une philosophie bien pos&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Step by step&lt;/i&gt; &#187; (&#171; pas &#224; pas &#187;), r&#233;sume l'un d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la sortie du centre, une employ&#233;e discute avec une femme soudanaise de la meilleure mani&#232;re de confectionner des masques d'argile et des cr&#232;mes de beaut&#233; en n'utilisant que des produits naturels. Un b&#233;n&#233;vole passe pour presser le mouvement : si elle veut aller faire les courses au supermarch&#233; aujourd'hui, c'est maintenant ou jamais. D&#233;cision est alors prise qu'un atelier sera consacr&#233; &#224; ces questions &#233;colo-cosm&#233;tiques dans la semaine. Charg&#233; d'une poign&#233;e de r&#233;sidents, le minibus s'envole vers le magasin et la civilisation marchande.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour &#224; la mairie.&lt;/strong&gt; Il est touchant, G&#233;rard Dubois. &#201;voquant le d&#233;part des premiers accueillis de 2015, il raconte avoir pleur&#233; &#224; chaudes larmes, tout comme nombre de ses ex-h&#244;tes. M&#234;me r&#233;action lacrymale lors du premier mariage entre deux r&#233;fugi&#233;s qu'il a c&#233;l&#233;br&#233; lui-m&#234;me, en 2019. Au fond, il s'en fout un peu de ce qu'on pense de lui, s'en revendique m&#234;me : &#171; &lt;i&gt;Je suis un tar&#233;, pas un maire normal.&lt;/i&gt; &#187; Sa derni&#232;re id&#233;e : monter un caf&#233;-&#233;picerie qui serait tenu par des r&#233;fugi&#233;s, jouer sur cette dynamique qui pourrait donner vie &#224; Pessat et encourager dans la r&#233;gion cet objectif formul&#233; par Alexandre : &#171; &lt;i&gt;On cherche &#224; lever les repr&#233;sentations erron&#233;es sur les r&#233;fugi&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, G&#233;rard Dubois se f&#233;licite chaque jour d'avoir initi&#233; ce mouvement collectif et impos&#233; l'id&#233;e &#224; son conseil municipal et aux habitants de la bourgade : &#171; &lt;i&gt;On m'avait promis que le ch&#226;teau serait br&#251;l&#233;, qu'il y aurait des d&#233;tritus partout, des violences, des viols, mais on n'a jamais eu le moindre pwrobl&#232;me de ce genre.&lt;/i&gt; &#187; Si les habitants sont d&#233;sormais convaincus ? Pas tous, r&#233;pond-t-il : il reste des irr&#233;ductibles, mais la plupart auraient r&#233;vis&#233; leur jugement et s'accommoderaient fort bien de la situation. Seuls les fachos continuent &#224; diagnostiquer une invasion aux cons&#233;quences catastrophiques. Le fin mot de l'histoire : &#171; &lt;i&gt;Les extr&#233;mistes font du bruit, pas les gens solidaires.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Emilien Bernard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur sa liste, G&#233;rard Dubois est tout de m&#234;me celui qui a obtenu le moins de votes, seulement 177 suffrages sur 260 votants. Il n'emp&#234;che : ce sera bien lui le maire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le b&#226;timent appartenait auparavant au comit&#233; d'entreprise d'Air France.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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